Discussion

[D] Maternité et paternité. Ou pas.

Note : 137

le 19.03.2015 par amelia

67 réponses / Dernière par Hillel le 29.03.2018, 16h51

Alors autant je ne suis pas d'accord pour dire que débattre c'est forcément de la polémique bidon, autant j'aimerais que le sujet reste ouvert et ne se concentre pas sur l'IVG.

Vraiment.
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  • [0] Merci ! :) le 22.03.15, 13h21 par amelia
  • [0] Oui le 22.03.15, 22h20 par Thedaze
  • [0] Post responsable le 28.03.15, 12h17 par Iskandar
Crow, je ne voulais pas paraitre agressif avec mon com sur ton message.
Désolé si ça a été perçu de la sorte.

Il semble que nous n'ayons pas le même point de vue sur le sujet évoqué plus haut par Mr.Smooth (et j'ai moi même posté un second message pas indispensable qui n'apporte pas grand chose à l'ensemble du thread.)

Je te propose d'en parler posément en MP si le coeur t'en dit, afin de ne pas plus déraper sur ce sujet aussi intéressant que sensible.

Voila-voila
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 22.03.15, 22h53 par Mr.Smooth
  • [+1] Post responsable le 28.03.15, 12h17 par Iskandar
Aujourd'hui en couple depuis 4 ans avec une femme un peu plus âgée que moi la question se pose. (j'ai 25ans)

Mais la réponse a été vite trouver. Pour moi no way pour le moment. Ma copine pense la même chose.

Il y a d'abord l'argument egoiste: dans ce monde où l'on se bat pour travailler (études, recherche D'emploi... ) le jour où l'on bosse et on commence à avoir une situation stable, on a beaucoup moins de temps pour soi mais aussi pour son couple.

Aujourd'hui on serait incapable d'élever un enfant. Sauf en le confiant à une nourrice ou à la crèche. A la limite ayant été éleve par mes grand parents, ça me dérangerait pas de laisser ce rôle la en partie à la famille. Mais concrètement avoir un enfant serait renoncer à mes activités.

Ensuite il y a l argument moins égoiste mais qui va dans le même sens. Comment peut on élevé un enfant sans être présent à ses côtés durant ses plus jeunes années et plus tard ? Pour l'enfant aussi c'est naze d'avoir des parents absent.

L'envie... Non la paternité ne me déplairait pas mais la de suite J'en ai pas envie.

Et puis il y a le monde dans lequel on vit. Ou on est trop nombreux ou l'on s'avance vers un monde de plus en plus dur à vivre. Ai je envie de lui faire connaître ça ?

Honnêtement non.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] 100% d'accord le 23.03.15, 05h37 par Owen
C'est drôle ce doute a propos de ne pas offrir une vie qui claque (d'une façon ou d'une autre) a ses gosses. Je ne le ressent absolument pas.
  • Owen [MOD]
  • Score : 1074 - 30 ans
C'est bien que tu ne le ressentes pas, mais je trouve que c'est encore mieux que ce soit en train de devenir une préoccupation importante des gens. Ca montre une différence de mentalité et de positionnement (je ne sais pas si mes parents y ont réellement pensé) vis a vis des enfants.
Ma petite pierre à l'édifice. C'est du total perso, ça n'engage que moi.

amelia a écrit:
Quelle place accordez vous à la paternité ? Désir d'enfant ? Pourquoi ? Clé de votre identité d'homme ou pas du tout ?


C'est une chose qui a beaucoup évolué dans ma vie. Jusqu'à il y a encore très peu, les enfants pour moi c'était no way. Pour les mêmes arguments déjà cités: le monde dans lequel on vit et autres soucis écologiques.

Mais aussi, et surtout, pour avoir eu à m'occuper pendant de longues années d'un proche malade, j'ai en quelques sortes été douché. Comme si j'avais eu une approche, savoir ce que ça fait d'avoir un être dépendant de soit, le temps et l'énergie qu'il faut lui accorder.

Et puis depuis quelques années, l'envie se fait ressentir. Je pense que c'est un mélange de plein de choses, voir mes frères et soeurs passer par là, voir qu'ils s'en sortent très bien, que j'adore leurs enfants. Certainement un résidu d'instinct de reproduction. Une envie qui est juste là donc et je n'ai pas envie de me demander d'où elle vient.

Une réponse à tous ceux qui, à l'époque, me disaient "tu dis ça pour l'instant": oui, c'est vrai, vous avez eu raison. Mais on est pas tous pareils, et il y en a pour qui avoir des enfants est impensable et si ça reste ancré en eux comme ça l'était en moi, il n'y a aucune raison pour que ça change.

Ceci dit, ça ne sera pas non plus à tout prix. J'en ai envie, mais pas n'importe comment, avec n'importe qui. Sans pour autant vouloir rester éternellement avec la mère, je voudrais au moins que ce soit quelqu'un que j'aurais aimé quelques années.

amelia a écrit:
Avez vous déjà été confrontés à la situation où votre partenaire se voit obligée d'avorter ? Comment l'avez-vous vécu ? Que pensez vous de la position du père dans ces cas là ?


Non, pas vraiment. J'ai juste eu droit à "il se pourrait que je sois enceinte, mais le test nous le confirmera". Nous étions tous les deux d'accord pour dire que c'était trop tôt, nous n'étions pas posé professionnellement, encore des voyages et des sorties à faire à deux avant… Etant donné que c'est tombé dans la période "je veux des enfants", ma réponse a été: bien sûr qu'il faudra qu'on s'en sépare, ceci dit, ça ne me laissera pas de glace, donc j'espère que ce n'est pas le cas!

La position du père? c'est délicat. L'expression du désir du père vaut autant que celui de la mère. Mais c'est son corps à elle. Je rejoins les autres avis là-dessus.

amelia a écrit:
Comment aborde-t-on le désir d'enfants ou pas au sein du couple ? Quand ? Est-il possible de vous adapter à son désir à elle ( d'en avoir ou pas ) ?


Je pense qu'il faut être assez cash dans ce cas là et le dire plus ou moins tôt, une fois que le couple est établi. A l'époque où je n'en voulais pas, je le disais d'emblée. Une de mes ex m'a dit qu'elle voulait bien prendre le risque, mais en fait, au fond d'elle, je pense qu'elle espérait me faire changer d'avis. C'est une des raisons de la rupture. J'ai été honnête et lui disais qu'il se pouvait qu'un jour l'envie vienne mais que je n'en avais aucune certitude. Elle n'a pas voulu attendre et je pense que s'adapter au désir de l'autre est une grosse erreur. Se retrouver dans une situation non voulue, regretter et faire peser tout ce poids sur l'autre, voire sur l'enfant lui-même.
Non mais c'est pas que je me pose pas la question haha, c'est que malgré le monde actuel, je suis persuadé que je peux leur offrir la possibilité d'une existence qui claque.


Par contre, oui, je viens de comprendre ton propos. Toi ce qui te gêne Owen, c'est le côté faisons des enfants par réflexe/parce que c'est comme ça/blablabla de merde.
J'ai capté.
Et en cela je trouve aussi que des gens qui réfléchissent à ces choses est intéressant.
  • Owen [MOD]
  • Score : 1074 - 30 ans
Non, je t'avais bien compris Smooth, on est parfaitement d'accord :)
Je reviens juste à un petit élément cité au début qui disait qu'un père était obligé de reconnaître son enfant. Je suis donc allée à la pêche aux infos.

Si la justice le reconnaît comme père de l'enfant, alors celui-ci ne peut pas refuser la filiation. Pour autant il n'acquiert pas nécessairement l'autorité parentale et les mesures sont choisies par le juge ( participation financière, droit de visite tout ça tout ça ).
Généralement, aujourd'hui, on se base en effet sur des tests biologiques mais le père présumé peut refuser de se soumettre à ceux-ci.

Ça a été la réponse de ma chargée de TD en droit de la famille hier.

Voilou voilou
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  • [+1] Instructif le 24.03.15, 23h12 par tibdeconne
  • [+1] Merci ! :) le 26.03.15, 00h15 par Lulla
Citation:
Généralement, aujourd'hui, on se base en effet sur des tests biologiques mais le père présumé peut refuser de se soumettre à ceux-ci.


Certes, mais dans les fais et en droit il est dit que le juge peut tirer les conséquences d'un tel refus et l'interpréter contre lui si c'est le candidat le plus apte a être le père question preuves.
Sans parler de faire des enfants par réflexes et de ne pas être absolument pragmatique, on peut attendre d'être prêt toute une vie pour arriver à avoir un boulot bien qui permette d'avoir assez de tunes et de dispo pour s'occuper d'un gosse dans les meilleures conditions. Beaucoup de parents pensent que bien élever leur enfant c'est lui offrir des possibilités. C'est sûr que ça aide et c'est mieux pour son avenir, j'ai pu le constater, mais c'est avant tout l'éduquer pour ça et ça ne passe pas par la tune. C'est lui transmettre des valeurs.
Alors tant qu'on va pas tous galérer dans la famille parce que le gosse est là, même si on peut pas lui offrir forcément de grandes écoles ou universités et qu'on peut pas partir en vacances au bout du monde, qu'est ce que ça change.
Il peut être riche d'autre chose.
C'est marrant quand même cette vision.
À croire qu'il faut avoir beaucoup voyagé étant enfant et avoir eu des activités et des expériences de fou pour être quelqu'un de bien ou d'intéressant ou réussir à se réaliser dans la vie. Et j'ai vu de tout en la matière. Autant des "cuillères en argent" que des "démunis" qui réussissent que d'autres qui échouent.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Absolument le 25.03.15, 12h07 par splifstarz
  • [+2] 100% d'accord le 27.03.15, 11h48 par Loyd
  • [+2] Merci ! :) le 28.03.15, 12h34 par Iskandar
Outkast a écrit:
Sans parler de faire des enfants par réflexes et de ne pas être absolument pragmatique, on peut attendre d'être prêt toute une vie pour arriver à avoir un boulot bien qui permette d'avoir assez de tunes et de dispo pour s'occuper d'un gosse dans les meilleures conditions. Beaucoup de parents pensent que bien élever leur enfant c'est lui offrir des possibilités. C'est sûr que ça aide et c'est mieux pour son avenir, j'ai pu le constater, mais c'est avant tout l'éduquer pour ça et ça ne passe pas par la tune. C'est lui transmettre des valeurs.
Alors tant qu'on va pas tous galérer dans la famille parce que le gosse est là, même si on peut pas lui offrir forcément de grandes écoles ou universités et qu'on peut pas partir en vacances au bout du monde, qu'est ce que ça change.
Il peut être riche d'autre chose.
C'est marrant quand même cette vision.
À croire qu'il faut avoir beaucoup voyagé étant enfant et avoir eu des activités et des expériences de fou pour être quelqu'un de bien ou d'intéressant ou réussir à se réaliser dans la vie. Et j'ai vu de tout en la matière. Autant des "cuillères en argent" que des "démunis" qui réussissent que d'autres qui échouent.


Quand j'ai parlé de situation, je ne parlais pas d'être assez riche pour, mais simplement d'avoir les moyens pour louer un T3 dans la ville où j'habite, et désolé mais pendant un long moment, avec ma copine, nous ne pouvions pas.

Aujourd'hui que nous gagnons mieux nos vies, nous avons d'autres projets avant d'avoir un enfant.

Je ne parlais pas de lui payer de grandes écoles ou de beaux vêtements mais simplement de lui garantir des conditions de vie correcte.

Après bien entendu que les valeurs transmises sont plus importantes que l'argent, pourtant on sait très bien que sociologiquement, il est plus facile pour les classes aisés de transmettre une meilleure éducation.


Sinon pour l'avenir d'un enfant aujourd'hui, on peut dire que ça passe encore même si je suis globalement pessimiste sur l'avenir de l'humanité... enfin du système dans lequel elle évolue actuellement.

ps: il est évident qu'il faudra à un moment donné se poser les bonnes questions sur une politique démographique. En Europe, la natalité baisse globalement, les renouvellements de population se font surtout par l'immigration.

Je trouve que c'est une bonne chose, nous ne pourrons pas toujours croître en nombre de manière exponentielle. J'espère simplement que les pays les plus peuplé actuellement pourront connaitre la même décroissance de la démographie et que d'autres pays émergent arriveront à la contrôler.

L'accès aux moyens de contraception dans les pays "pauvres" doit être une priorité. Il est insoutenable de voir autant de gens aussi malheureux, autant d'enfants vivant dans des conditions déplorables et qu'à côté de ça, la natalité augmente et qu'elle soit considéré comme un investissement (le fait d'avoir un enfant... un garçon qui plus est, est considéré comme un futur travailleur... ça peut commencer dès 6 ans...sic)

Alors ça fait peut être un peu pompeux, mais je vois ma paternité dans un tout, et j'ai du mal à le concevoir.

Mais ça ne m'empêchera pas forcément d'avoir un enfant... mais d'en avoir plusieurs... sans doute.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Facepalm le 28.03.15, 12h36 par Iskandar
Pour ma part, la paternité a toujours été une évidence, d'aussi loin que je rappelle. Je ne saurais même pas donner une raison, c'est juste comme ça. Et plus j'ai grandi, plus j'ai aimé les enfants. Peut être que le fait que je sois le plus vieux de mes cousin(e)s joue un peu, plus le fait de voir des parents heureux de l'être comme le mentionnait Smooth. En tout cas, ça a toujours été en moi.


J'ai été père à 30 ans et j'avoue que j'aurais préféré qu'il y ait un poil moins d'écart entre mon fils et moi, question de complicité. Mais avec le recul et l'expérience de la vie de parent, je me dis que ce n'est pas plus mal. J'ai pu profiter de la liberté de "non parent" (j'y reviendrai plus tard) plus longtemps et au final, la complicité existe aussi. Je pense maintenant que ce n'est pas une question d'âge mais plutôt de plaisir et d'investissement personnel. Tu peux avoir 30 ou 40 ans de décalage avec tes enfants, si tu prend du plaisir à partager avec eux les choses de la vie alors la complicité s'installe naturellement. Pour la suite, on verra quand il grandira.


Il y a aussi quelques points sur lesquels j'aimerais rebondir.



Offrir la grande vie à ses enfants

J'ai toujours voulu ça aussi. Mais ça, c'était avant.... Je me suis rendu compte en le voyant évoluer qu'il n'a pas besoin de la grande vie, matériellement parlant. Par exemple, quand il a commencer à marcher, son jouet préféré était une bouteille avec un peu d'eau qu'il adorait secouer. Il ne touchait même pas à des jouets à 50e plein de lumières/musiques. Actuellement, il est dans une période puzzle et il préfère faire toujours les même en boucle plutôt que de jouer avec la dizaine qu'il a.

Je me suis rendu compte que son bonheur tenait à beaucoup moins que ça: le temps. Il préfère 100 fois que je joue avec lui 1h avec une seule petite voiture ou que je l'emmène au parc ou une petite friandise partagée que tous les jouets du monde. Honnêtement, maintenant je ne me casse plus la tête pour ses jouets, je fais des bourses aux jouets et je garde le reste de l'argent pour les petits plaisirs de la vie ou sur un compte en banque pour quand il sera plus grand. Comme le disais Smooth, l'emmener au marché et le laisser choisir les fruits ou le petit bout de charcuterie pour l'apéro, c'est le top. Pour lui, la grande vie, c'est les plaisirs simples de la vie mais partagés.

Ça m'a beaucoup fait réfléchir sur la notion de bonheur et c'est marrant de voir à quel point un petit bout d'humain peut donner des leçons de vie. Tout simplement par innocence et simplicité, un retour aux vraies valeurs. C'est très épanouissant.



Ne pas vouloir d'enfant

Je peux comprendre qu'on ne veuille pas d'enfants, pour des dizaines de raisons. Soyons honnête, c'est fatiguant, contraignant, prenant, on est toujours inquiets.....

Mais ce que je ne comprend pas, c'est comment on peut ne pas en vouloir. Sans jugement aucun, juste par curiosité, j'aimerais connaître les raisons profondes de gens qui n'en veulent pas du tout, si tenté qu'il y ait des raisons. Après tout, chacun est libre de ses envies, du moment qu'elles ne sont pas nocives pour autrui.

Pour répondre à Lulla, j'ai eu l'impression en te lisant qu'il y avait quand même une pointe de culpabilité d'imposer ta vision à un homme par égoïsme. Mais laisse moi te dire que tu n'a pas à en éprouver, c'est ton choix et si un homme veut construire quelque chose avec toi, il devra faire avec. C'est à lui de l'accepter car c'est ton choix. A partir du moment où les choses sont claires, il sait dans quoi il s'engage. Et c'est valable pour tout le monde.

Après bien sûr, les choses et les gens évoluent, tu changera peut être d'avis un jour mais c'est à l'autre de prendre conscience qu'il y a un risque que sur ce sujet, tu ne changes pas d'avis. Ça t'appartient à toi en premier.



Pourquoi faire des enfants?

Idem que pour l'envie ou non d'en avoir, faut-il vraiment avoir des raisons? Je ne pense pas.

On peut très bien faire un enfant par amour, je n'y vois pas de problème. Beaucoup de gens pensent qu'il faut attendre X années de couple pour être sûr de rester ensemble pour l'équilibre des enfants. Conneries....

Et les statistiques concernant les séparations montrent bien qu'il n'y a pas de risques zéro. Des couples se déchirent au bout de 15-20 ans alors que d'autres qui n'auront duré que 3-4 ans offriront un cadre plus stable à leurs enfants. Je pense que tout dépend de la maturité des parents et de leur capacité à tout mettre en œuvre pour les enfants plutôt que de mettre son ego dans la balance de la séparation.

Pour être entièrement honnête avec vous, et en tant que père séparé, j'ai pensé que je n'aurais pas dû faire un enfant avec la mère de mon fils, qu'on avait été trop vite et tout ce qu'on peut penser de négatif lors d'une séparation. Aujourd'hui, j'ai honte d'avoir osé penser un truc pareil.

C'est vrai que FTS a grandement changé ma manière de penser et je pense que ça m'a aidé concernant le lâcher prise. On a vécu des choses puissantes qui nous ont donné envie de concrétiser l'amour qu'on a l'un pour l'autre par un enfant. Et sans me vanter, le résultat est magnifique. Il est beau, curieux de la vie, en bonne santé et le plus important, il est heureux. Et pour tout ça, je ne regretterai jamais sa présence sur Terre. Ma séparation avec sa mère est un autre sujet.

Et malgré la séparation, on essaye au maximum et tant bien que mal de lui offrir un équilibre. Je ne dit pas qu'on a la meilleure manière de le faire ou qu'on le fait à la perfection, sûrement pas. Mais je vois le bonheur dans les yeux du petit et c'est tout ce qui compte. Il m'appelle quand il veut, je le prend chez moi plus que ce que le jugement m'autorise (enfin m'oblige en vérité, je vais en parler plus tard tiens), je passe le voir 10-20 min parfois en fin de journée et ça le rend heureux.



Reconnaitre son enfant pour un homme

Alors j'ai été assez surpris des réponses que j'ai pu lire et je vais vous donner mon expérience personnelle, sachant que je n'ai aucune notion en droit sur ce sujet.

Cependant, je le rappelle clairement du conseil donné par la gynécologue qui a suivi notre grossesse (oui, je dis "notre" car l'homme la vit aussi, de l'extérieur certes, mais il serait impensable pour moi de l'en dissocier): c'est de faire les démarches pour le reconnaître le plus tôt possible (à partir du 4-5eme mois de grossesse) car ce n'est pas automatique. Et le faire avant la naissance permettrait de faciliter les démarches. Pas con, j'ai suivi le conseil à la lettre.

Donc, de ma propre expérience, le père n'a pas l'obligation de le reconnaître mais pire, il doit faire la démarche pour ça lui-même. Je trouve ça moyen quand même.

Que tu n'ai pas envie de le reconnaître c'est un fait, mais si il y a plus de démarches à faire pour le reconnaître que pour assumer son rôle, on marche sur la tête.

@Smooth et Amelia: vous avez l'air bien calé en droit. Petit quizz des démarches à faire dans les 2 cas?



La place de la parentalité dans la vie

Je pense pas qu'être parent soit un accomplissement, ça serait plutôt, à mon sens, une source supplémentaire et supérieure d'épanouissement personnel. Quand je dis "supérieur", je ne parle pas de valeur mais avoir un enfant amène à prendre plus de responsabilité, ne serait-ce que concernant la sécurité.

On ne vit pas à travers la parentalité mais avec. Enfin, pour moi c'est comme ça.

D'ailleurs, ça dégage une autre problématique: être parent est-il une condition ou un plus?

Je m'explique. Nombre de parents ne vivent plus. Ils sortent beaucoup moins, ne voient plus leurs amis, n'osent pas laisser les enfants aux grand-parents pour se faire une soirée en amoureux, ne font presque plus de grosses soirées, ect... Ils se brident. Pourtant, être parent n'empêche pas d'être homme/femme. Combien d'histoires de libido très réduites après la venue d'un enfant? Cf. L'excellent article sur la pute et la madone.

Dans ma tête, autant que couple = moi + toi + nous; parents = homme + femme + parents. Il faut savoir garder un équilibre entre sa vie de parent et sa vie personnelle.




Mr Smooth a écrit:
Après, je vais me livrer et faire grincer des dents, mais la mère de mes enfants je la veux la plus belle possible, question de génétique. Voilà je l'ai dit, vous pouvez ouvertement me traiter de taré.


Entièrement d'accord avec toi. Ça peut paraître con à entendre mais, même si c'est sûrement infondé vu que je connais l'exemple type d'une mère pas top physiquement qui a une gamine magnifique, je suis persuadé que la génétique à son petit rôle quelque part. Mon fils à mes yeux bleus gris et la forme en amande de ceux de sa mère, il a un regard de tueur (#pèretropfier).




Zinid a écrit:
Sans pour autant vouloir rester éternellement avec la mère, je voudrais au moins que ce soit quelqu'un que j'aurais aimé quelques années.


Et tu pourrais même en faire avec une femme que tu aimeras toute ta vie, même en cas de séparation. Ça paraît bizarre mais ça existe, et ça pourrait n'être pas plus mal.




Vinsanity a écrit:
Et puis il y a le monde dans lequel on vit. Ou on est trop nombreux ou l'on s'avance vers un monde de plus en plus dur à vivre. Ai je envie de lui faire connaître ça ?


Juste pour l'humour, ce morceau devrait te plaire. La dernière punchline est horrible.

Le klub des loosers - "La fin de l'espèce"

Désolé pour l'absence de lien Youtube mais la 3G galère aujourd'hui.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 25.03.15, 13h14 par tibdeconne
  • [+3] Post de qualité le 26.03.15, 00h59 par Poivron
  • [+2] Très intéressant le 26.03.15, 01h10 par amelia
  • [+2] Like a boss ! le 26.03.15, 12h38 par The_PoP
  • [+1] Intéressant le 26.03.15, 13h02 par Alea
  • [+2] A lire le 27.03.15, 20h45 par Thedaze
  • [+3] Post de qualité le 28.03.15, 12h44 par Iskandar
  • [+1] Post de qualité le 22.03.16, 23h11 par Stayfun
splifstarz a écrit:
Mais ce que je ne comprend pas, c'est comment on peut ne pas en vouloir. Sans jugement aucun, juste par curiosité, j'aimerais connaître les raisons profondes de gens qui n'en veulent pas du tout, si tenté qu'il y ait des raisons. Après tout, chacun est libre de ses envies, du moment qu'elles ne sont pas nocives pour autrui.


Pour moi:
1. la peur d'être responsable de quelqu'un à vie. Je n'en ai pas envie. C'est un statut impossible à assumer toute une vie, et je ne supporterai jamais de manquer à mon devoir et de faire des erreurs quand cela implique quelqu'un d'autre que moi.

2. Un certain scepticisme pour la vie et le monde. Je n'ai pas particulièrement envie de perpétuer l'espèce humaine, en tout cas pas avec mes gênes.

3. J'ai un bon contact avec les enfants mais je n'aime pas les bébés.

4. Le fait que les "enfants" soient le fruit d'un couple et de l'amour, comme tu en parles très justement. À l'heure actuelle où les couples suivent des schémas de plus en plus différents et incertains, ça me semble un pari risqué. Je n'ai pas envie que mes enfants subissent cela. Les enfants n'ont pas besoin d'être tiraillés entre leur papa et leur maman et n'ont pas à subir leur histoire d'amour. C'est deux choses très différentes. (avis très intéressants et inattendus à ce sujet de la part des membres d'ailleurs). Je conçois qu'il y a des couples magiques qui créent des familles tout aussi belles, mais personnellement je doute fort de ma capacité à vivre le couple de cette manière un jour.
J'aime transmettre, échanger et apprendre aux enfants, mais je crois que j'ai envie d'aider ceux qui sont déjà là; ça ne concernerait que moi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 25.03.15, 13h27 par tibdeconne
  • [0] +1 le 25.03.15, 13h41 par Vinsanity
  • [+2] 100% d'accord le 26.03.15, 00h22 par Lulla
  • [+1] Intéressant le 26.03.15, 03h12 par amelia
  • [+2] 100% d'accord le 26.03.15, 13h25 par LeBeauGosse
  • [0] Il y'a du vrai... le 26.03.15, 14h26 par Blusher
  • [+2] Intéressant le 28.03.15, 12h46 par Iskandar
  • [+1] Intéressant le 03.04.15, 09h47 par splifstarz
  • Owen [MOD]
  • Score : 1074 - 30 ans
De mon côté, pourquoi je ne veux pas d'enfants aujourd'hui.

Je précise bien aujourd'hui car autrefois j'en voulais, j'ai changé d'avis et peut être que j'en rechangerai hein.

1 - La responsabilité : aujourd'hui je n'ai pas assez confiance en ma capacité de recul pour élever un enfant de maniere juste et bonne. Ceux des autres, oui, les miens non. Je ne sais pas pourquoi. Je crois que je serai un peu gaga ou overstressé (genre papa poule).

2 - Les genes, le futur tout ca. Honnetement j'ai déjà 4 neveux côté mere et 2 nieces côté grand mere paternelle, génétiquement une partie de mon bagage est transmis par loi mathématique (voir tout, non?), je ne me sens pas obligé de transmettre MES genes, l'espece et ma famille survivra sans moi.

Plus, je peux prendre le rôle de l'oncle qui aide financierement les neveux ou dans leur éducation. L'idée me plait, être l'oncle cool. D'ailleurs je suis déjà l'oncle cool qui gate les neveux héhé.

3 - L'écologie : je ne suis pas sur qu'il y ait besoin de rajouter du monde sur notre terre déjà surpeuplée.

4 - Il faut le dire : une histoire complexe avec mes propres parents dont je n'ai pas envie de reproduire les erreurs. Tant que je n'aurais pas reglé mes propres rancoeurs vis à vis de mes parents, je ne sais pas si je pourrais voir le rôle de parent comme positif et donc le vouloir.

5 - Dans ma famille on a tendance a faire les enfants à partir de 35 ans, bizarrement, je sens que si je fais des enfants, je suivrai la ligne... J'ai encore 10 ans donc.

Un mélange d'instabilité pro, de crainte sur l'avenir du monde et de mauvais souvenirs en quelques sortes.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 26.03.15, 03h12 par amelia
  • [+1] Constructif le 28.03.15, 12h47 par Iskandar
  • [+1] Intéressant le 03.04.15, 09h48 par splifstarz
splifstarz a écrit:
Mais ce que je ne comprend pas, c'est comment on peut ne pas en vouloir. Sans jugement aucun, juste par curiosité, j'aimerais connaître les raisons profondes de gens qui n'en veulent pas du tout, si tenté qu'il y ait des raisons. Après tout, chacun est libre de ses envies, du moment qu'elles ne sont pas nocives pour autrui.


Je te répondrais plus longuement dans quelques temps Splifstarz concernant ce sujet et concernant la culpabilité, mais MaryeL a déjà répondu en grande partie de la même façon que j'aurais pu le faire, nos "motivations" se rejoignent vraiment.
Sur la thématique générale, pas grand chose à ajouter. Oui le droit des mères me semble justifié. Oui, il faudrait trouver des pistes pour améliorer le droit des pères. (Ton post splifstarz était à la fois instructif et émouvant, j'en étais presque à avoir envie d'enfanter).

Pour la pilule du lendemain, petits conseils aux garçons :

Si vous partez en couple à l'étranger, achetez-en une avant de partir si vous utilisez des capotes ou si votre copine est sous pilule. J'ai eu la chance d'avoir un accident en Allemagne et une frayeur en Irlande. Ce n'est pas parce que c'est l'union européenne ou un quelconque pays labellisé occidental que c'est cool. En Allemagne il faut une prescription (vous n'avez pas envie de raconter vos ébats sexuels à de gros infirmiers moustachus, ni de payer tous les frais des tests qu'ils feront passer). Pour l'Irlande, c'est bizarrement plus simple mais c'est quasi systématique : il faut d'abord débattre avec le pharmacien. Même si les Irlandais sont généralement adorables, souriants et qu'ils vous appellent « Love » à tout bout de champ, la batterie de question est ultra intrusive.

Et sinon, on m'a relativement peu proposé de participer aux frais et de m'accompagner à la pharmacie. C'était souvent de la gêne. Mais sérieusement, ça fait toujours plaisir, même si on peut aussi très bien se débrouiller seule.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Instructif le 03.04.15, 09h49 par splifstarz
Splif, ton message m'a beaucoup émue. Je dois être un peu sensible ce soir, je ne sais pas, mais la façon dont tu parles de ton fils, c'est magnifique.

Je vais essayer de répondre un peu à tout en même temps au grès de mon inspiration.

Tu dis que tu aurais aimé être papa plus jeune pour la complicité. Au final, tu te rendras compte que ça ne change rien. Mon papa m'a eue à 30 ans et il en avait 35 quand mon frère est arrivé. Pourtant ils sont comme deux meilleurs copains. C'est très rigolo à voir. Mon père est resté très jeune dans sa tête, c'est un grand ado avec beaucoup d'humour, grand déconneur et ancien dragueur. Aussi loin que je m'en souvienne, mon frère et moi avons toujours adoré l'entendre nous parler de sa vie avant nous. Ce sujet m'a rappelée à quel point j'aime mon père (mes parents évidemment mais comme on parle des papas...). J'ai toujours été son bébé et je lui ressemble beaucoup, physiquement et de caractère. On a une relation très forte tous les deux. Il a été et est toujours un père parfait avec nous. Et en effet si je l'aime autant, ce n'est pas pour les cadeaux ou le train de vie (quoique je serai éternellement reconnaissante pour la chance que j'ai eu de ce côté là), c'est pour tout l'amour qu'il me donne, toutes les fois où il m'a consolée, où il m'a racontée les histoires de princesses pour m'endormir, quand il regardait les disneys avec moi en trouvant ça génial, toutes ses blagues nulles qui ne font rire que nous, pour son ouverture d'esprit (c'est juste énorme de parler cul avec son daddy chéri), pour m'avoir secouée quand il le fallait (ben oui comme je suis un peu son copié collé, il sait que parfois il faut me secouer pour que j'avance).
Pourtant il a grandi avec des parents (surtout sa mère) d'un égoisme sans borne. ça ne l'a pas empêché de devenir un père incroyable.
En grandissant, on prend nécessairement conscience des défauts de nos parents mais ça n'empêche pas de les aimer très fort quand même.

Je sais que ça fait hyper niais mais bon c'est beau l'amour parents-enfants aussi. C'est pas toujours compliqué ou torturé. Les enfants ne sont pas toujours ingrats.


Je réponds plus personnellement au sujet. Après tout, il n'y a pas de raison que je vous pose la question et que je n'y réponde pas.

J'ai toujours voulu avoir des enfants, comme une évidence.
Les évènements au cours de ma vie ont fait que cette volonté profonde s'est confirmée avec encore plus de force.
J'aimerais être maman pas trop tard, avant la trentaine. J'ai trouvé ça cool d'avoir des parents jeunes et des grands parents jeunes et en forme. Mais vivre ma vie avant, réaliser mes rêves, trouver quelques réponses et mieux me connaitre, grandir, pour moi et poux ce "eux" futurs. J'ai envie d'offrir à mes enfants une maman qui aura eu des réussites et des erreurs, qui aura réaliser des rêves avant eux.
Mais aussi je pense qu'avoir des enfants serait peut-être pour moi la concrétisation d'un amour, comme toi Splif. D'où le fait que ça devrait s'inscrire dans une certaine histoire, avec un homme que j'aimerais profondément. Mais tout ça c'est du conditionnel. Après tout j'aurais peut-être droit à la prophétie Bridget Jones en mode morte de désespoir mangée par ses bergers allemands entourée de pots de glace vides.


C'est aussi de passer du temps de qualité avec ses parents qui compte je crois. La qualité à privilégier à la quantité à choisir. J'ai passé beaucoup de temps seule avec mon frère chez la nounou ou papy-mamie et ce n'est pas quelque chose que je regrette. On a entendu depuis tout petits que maman et papa devaient travailler pour se réaliser et partir en vacances. Donc on les voyait au final pas tant que ça mais les vacances ont toujours été des moments très privilégiés entre nous 4. On dinait toujours ensemble au quotidien aussi, règle absolue des repas partagés qui permettaient de se retrouver et d'échanger.

On tire forcément des leçons de notre éducation, les erreurs de nos parents et leurs réussites. On se dit qu'on a dû être franchement insupportables parfois. Et puis on fera avec la réalité, du mieux qu'on peut, et on acceptera de faire des erreurs. ça s'apprend aussi d'être parents, non ?


Sinon j'aimerais bien avoir des enfants biologiquement à moi. Pourquoi? Parce que j'ai très envie de connaitre la grossesse, d'avoir le ventre qui s'arrondit, de les porter dans mon ventre. J'ai envie de connaitre la maternité au sens physique, de vivre l'accouchement. De les sentir bouger. Et puis je crois que ça me plairait de pouvoir me dire que cet enfant a la bouche de son père. C'est bête et égocentrique certainement, mais c'est comme ça que je le ressens.

Sinon, et je terminerai par ça, ma capacité à être mère fait partie de ma féminité. Mon identité de femme (et c'est juste ultra personnel et ça ne concerne que moi et ça ne veut pas dire que si je croise une femme stérile je la considèrerais comme moins féminine) prend aussi racine dans ma capacité à avoir des enfants. Là non plus je n'ai pas d'explication.

Voilou voilou.


Pour la partie juridique: Ce que la gynéco t'a conseillé, c'est la reconnaissance prénatale. Et en effet c'est une bonne chose. Je vais juste écrire ce dont je suis certaine parce que je n'ai pas encore bien digéré mon cours sur la filiation.
La filiation au père est automatique lorsque le couple est marié (sauf exceptions). Cette inégalité face aux enfants de couples non mariés est due au fait que l'objectif de départ (ce n'est plus le cas depuis la loi sur le mariage pour tous) du mariage est de créer une famille et d'avoir des enfants, mais aussi du fait que la fidélité est un devoir du mariage, donc par présomption le père est nécessairement le mari de la femme qui a accouché.
Dans le cas d'un couple non marié, la filiation à la mère s'établit automatiquement par accouchement (sauf cas d'accouchement sous X) et celle du père ne l'est pas. Il doit reconnaitre l'enfant. Il y a trois façons de le reconnaitre de façon extrajudiciaire (sans recours à la justice) - ça intéresse quelqu'un de les connaitre ? si oui je les écrirais-.
Mais le recours à la justice est également possible par le père, la mère ou un tiers pour contester une filiation déjà établie par exemple ou créer une filiation qui ne pourrait pas s'établir sans la justice (je ne rentre pas dans les détails).
J'ai demandé Smooth et apparemment les juges ne sont pas tenus d'en tirer les conséquences et de l'interpréter contre lui dans ce cas précis. Cependant ma chargée n'avait pas l'air très sûre d'elle là-dessus alors c'est à prendre avec des pincettes.
D'ailleurs si tu veux reprendre ce que j'ai dit ou au moins vérifier parce que je ne suis pas sûre de ne pas me planter et j'ai la flemme de sortir mon cours :)
@Splif : t'es mon héros. Dégager Autant de sérénité pour gérer tout ca comme un boss je trouve ça génial. Je te l'avais déjà dit Irl, je le réécris. Et le bonheur de tes gosses n'a jamais été lie au pognon surtout en France. Le temps est la clé tu l'as déjà dit.

Bref bravo et ça fait toujours plaisir de lire ce genre de choses ici !!!


Oui c'est de la lèche hein... Mais bon ca fait plaisir de pouvoir dire sincèrement du bien et tirer son chapeau.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] +1 le 26.03.15, 13h24 par tibdeconne
  • [0] => MP le 26.03.15, 14h29 par Blusher
  • [0] Tu en fais trop le 03.04.15, 09h52 par splifstarz
Quelle place accordez vous à la paternité ? Désir d'enfant ? Pourquoi ? Clé de votre identité d'homme ou pas du tout ?

C'est important déjà sur le plan biologique. C'est notre seul moyen de faire survivre l'espèce. C'est aussi important spirituellement car c'est pas ce biais qu'on peut goûter à l’expérience de la vie sur terre. Ça n'est pas une "clé" de mon identité d'homme, mais une partie importante, ça oui.

Avez vous déjà été confrontés à la situation où votre partenaire se voit obligée d'avorter ? Comment l'avez-vous vécu ? Que pensez vous de la position du père dans ces cas là ?

Ça ne m'est jamais arrivé. Mais je pense que je le vivrais très mal. Je suis très proche de la nature dans ma philosophie de vie et j'en pleurerais de me dire qu'il n'y pas d'autre solution que d'avorter. Mais je peu comprendre pourquoi, parfois, c'est a seul solution.

De manière générale, que pensez-vous des droits accordés aux pères ( je pense aux cas où l'enfant a été caché par exemple, ou si il y a eu accouchement sous X sans consentement ou avis du papa) ? Comment peut-on améliorer le système ?

Statistiques à vérifier, mais la plupart du temps, des petits arrivent par accident et c'est souvent ça qui motive l'accouchement sous X. Accident provoqué car on met pas de capote, ou on fait pas attention à tout ces détails qui font qu'une femme peut se retrouver enceinte. Je trouve ça irresponsable et con à souhait. Limite je mettrais bien des baffes au protagonistes. Surtout que ces pauvres gosses qui vont se retrouver à la DASS... Ils vont prendre cher... C'est pas très classe la DASS ... ils s'en passe des sales truc la bas.

Comment aborde-t-on le désir d'enfants ou pas au sein du couple ? Quand ? Est-il possible de vous adapter à son désir à elle ( d'en avoir ou pas ) ?

C'est très complexe comme question. Ça dépend déjà du niveau de développement cognitif des l'un et de l'autre, donc de leur capacité à dialoguer intelligemment sur ce terrain. Ça dépend de leur vision du monde etc... Bref.... Y'a pas de règle, c'est trop compliqué. Le meilleur moment est peut-être au moins d'en parler quand on sait que matériellement on peut accueillir une petite tête sous notre toit. Qu'au niveau tune on est bien, qu'on manque de rien etc...