Discussion

[D] Maternité et paternité. Ou pas.

Note : 137
lancé par amelia le 19.03.2015
67 réponses
dernier par Hillel le 29.03.2018, 16h51
Suite à une discussion dans le GO sur le désir d'enfants ou non, nous avons voulu forker sur la partie publique pour pouvoir ouvrir le débat.

Je vous fais un bref résumé de la discussion :
il s'avère que notre rapport à la maternité varie énormément d'une femme à une autre. Certaines sont sûres très tôt de ne pas vouloir être maman, d'autres au contraire ont toujours eu ce désir d'être mère, et puis il y a toutes les nuances et variations évidemment. Il est ressorti qu'aujourd'hui encore, il était difficile pour une femme de faire accepter son désir de ne pas être mère, du fait de la pression sociale, de l'Histoire, et de tout un tas de facteurs. Pourtant vouloir être mère ou pas, nous avons toutes été d'accord pour dire que ça ne remettait absolument pas en cause notre féminité.
Il est apparu aussi qu'il était difficile de faire accepter au corps médical la décision d'avoir recours à la contraception définitive, par peur que la patiente regrette et se retourne contre eux ou par paternalisme mal placé ou un mélange des deux (ou tout un tas d'autres raisons). Une autre problématique soulevée a bien évidemment été la contraception et ses effets sur le corps féminin, ses risques, ses effets secondaires, quels choix faire. Bref un sacré paquet de questions sont apparues.


Le débat a fini par prendre une tournure évidente, votre place à vous, les hommes. Bah oui, qui dit maternité dit paternité forcément.

Je mets donc mon dernier message :

Citation:
Pendant qu'on en parle. Je ne me souviens plus si l'IVG a été abordée sur ce sujet. J'en parlais avec un homme récemment. Sa copine avait été dû se faire avorter. Je lui ai demandé comment lui l'avait vécu, il m'a répondu qu'en réalité ça ne lui avait rien fait. ça m'a un peu interpellée.
Et puis en cours je vois des cas où la maman accouche sous X sans le dire au père et celui-ci veut ensuite récupérer l'enfant.

Je suis pour la protection des droits de la femme évidemment et lui (donc nous) permettre un maximum de disposer de son (notre) corps comme elle (nous) l'entend(ons), pourtant je me demande un peu comment les hommes le vivent eux, leurs droits et je n'arrive pas à me faire un avis. Je trouve ça un peu dur de ne pas leur laisser un droit de parole et en même temps je ne sais pas trop si le système est améliorable. Je ne suis pas sûre d'être très claire...

Et autres questions : Comment on gère l'envie de bébés dans le couple?
On a vu dans ce sujet, que chacune peut avoir une envie très forte et ancrée d'en avoir ou de ne pas en avoir. Sauf que comment le dire à un partenaire? Quand ? Comment gérer lorsque les envies sont différentes ?



La réponse de Smooth qui me parait super intéressante :

Citation:
Bah tu verras que le truc en loi, c'est qu'on a fait des lois d'équité pour protéger la mère en cas de grossesse involontaire ou pas d'ailleurs.

Un homme ne peut pas dire "je ne veux pas de l'enfant même si c'est le mien" (test de paternité), alors qu'une femme le peut.

Du coup, de nos jours, je trouve ça injuste, car une femme peut subvenir a ses besoins. Dans ma tête c'est soit:

-La femme garde ce droit, mais l'Homme doit pouvoir aussi se dire "non je ne veut pas" en restant en dehors de conséquences juridiques pécuniaires.
-L'homme ne peut pas se désengager mais doit acquérir le même set de droit que la femme.


Personnellement, je trouve nul le fait qu'une fille peut me faire un enfant dans le dos, alors qu'elle me disait prendre un contraceptif, et qu'à la naissance elle revienne comme ça me demander une pension qui dure pendant 20 ans.


(Lulla, je te laisse quoter ta réponse si tu le souhaites. Je n'ai pas osé vous citer les filles comme les réponses étaient souvent croisées avec nos histoires perso, c'était délicat. Je vous laisse faire.)


J'y vais pour la foire aux questions :


Quelle place accordez vous à la paternité ? Désir d'enfant ? Pourquoi ? Clé de votre identité d'homme ou pas du tout ?

Avez vous déjà été confrontés à la situation où votre partenaire se voit obligée d'avorter ? Comment l'avez-vous vécu ? Que pensez vous de la position du père dans ces cas là ?

De manière générale, que pensez-vous des droits accordés aux pères ( je pense aux cas où l'enfant a été caché par exemple, ou si il y a eu accouchement sous X sans consentement ou avis du papa) ? Comment peut-on améliorer le système ?


Comment aborde-t-on le désir d'enfants ou pas au sein du couple ? Quand ? Est-il possible de vous adapter à son désir à elle ( d'en avoir ou pas ) ?


C'est un débat difficile parce qu'il touche à l'intime, alors je compte sur vous pour faire preuve de douceur, d'amour et de tolérance.

Je remercie d'avance tout ceux qui prendront le temps d'y répondre, même très partiellement. Les filles si vous souhaitez ajouter des éléments, quoter des messages, go go go!

Hâte de lire vos réponses !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 19.03.15, 01h53 par tibdeconne
  • +3 (Fichtre !) le 19.03.15, 08h16 par Sathinelilly
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  • +3 (Très intéressant) le 28.03.15, 10h33 par Iskandar
  • +3 (A lire) le 26.02.16, 22h53 par Baijin
Merci amélia :)

Je quote vite fait quelques une de mes réponses et laisse la place à ces messieurs :wink:

Par rapport au désir d'enfant:

Citation:
Oui c'est un sujet passionnant, sur lequel on pourrait débattre des heures entières tant une foule de notions viennent se télescoper.

Je retiens que l'envie d'avoir un enfant n'appelle pas à l'argumentation, elle n'est parfois même pas explicable comme vous le disiez, elle EST, et c'est tout. Là aussi, tout se télescope, qui, des hormones, des gènes ancestraux, de la pression sociale, nous y pousse? Un savant mélange peut-être..

A l'inverse, ne pas en vouloir appelle à tant de justifications! C'est l'extrême opposé en fait. J'ai une liste longue comme le bras de raisons qui me poussent à avoir cette position (engagement inconditionnel, rythme de vie, liberté de penser/d'agir diminuée dans notre jolie société, avenir...[ pour faire très court et synthétique])
Pourtant, aucun argument n'est suffisant pour la majorité des personnes, c'est assez dingue comme truc.

Après je reconnais le caractère extraordinaire de cette aventure humaine, j'admire et respecte les gens qui s'y lancent, et je peux tout à fait entendre que c'est le projet d'une vie. C'est juste que ce n'est pas le projet de la mienne, et que la société n'aide pas particulièrement à assumer cet état de fait facilement...


Par rapport à la paternité:

Citation:
Sinon Smooth, carrément d'accord avec toi, c'est vrai qu'il existe un décalage certain. Mais? Un homme n'est-il pas libre de ne pas reconnaître un enfant même s'il est prouvé que c'est le père biologique? Ok, ça ne règle pas le souci, dans la mesure où il doit être dur (impossible?) de poursuivre sa vie tout en réussissant à ignorer qu'on est le père d'un bambin qu'on n'avait pas choisi d'avoir...mais si même ça, ça n'est pas possible (se dégager d'une responsabilité qu'on n'a jamais choisi d'endosser), c'est clair que la prise de risque est énorme!

Et enfin, concernant l'envie d'enfant au sein d'un couple je ne sais pas ce qu'il est le plus judicieux de faire, poser cartes sur table d'emblée? se laisser porter? Je suppose que ça dépend aussi directement du positionnement de chacune: je ne sais pas si toutes sommes sûres d'en vouloir/de ne pas en vouloir dès le début d'une relation. Personnellement c'était assez clair, mon positionnement n'était pas dépendant de la relation que je vivais, il m'était propre, et je n'envisageais pas de le revoir, que je vive une histoire avec Pierre, Paul ou Jacques.

C'est donc quelque chose que j'ai établi clairement très vite et avec force. La chance, c'est qu'on partage la même vision des choses (je crois même être plus "extrême" que lui), mais il est (était) clair pour moi que cet avis ne sera(it) modifié par aucune pression, et que si ça avait du remettre notre histoire de couple en doute, j'aurai été au bout de mon idée et me serais séparée. Je ne sais pas s'il existe pire "concession" que de faire un enfant parce que l'autre en a envie et a fini par nous convaincre.


J'ajoute que finalement, c'est un sujet qui peut être abordé de 1000 façons, de biais et avec subtilité (encore elle??!!) à mon sens. Pas besoin de se faner une conversation hypra sérieuse, la vie et le quotidien permettent d'annoncer rapidement la couleur en rebondissant sur tout ce qui se passe autour.

En écrivant je me rends aussi compte que mes positions "obligeraient" l'autre à s'asseoir sur son désir de paternité s'il en avait.
ça fait un peu brute épaisse, mais ça m'est égal, je me dis que si il y a un domaine où, dans le doute il faut s'abstenir, c'est bien celui-là, tant il comporte d'engagement et de responsabilités. Si l'un des 2 n'est qu'à moitié partant, ça devrait suffire à reporter/annuler l'idée (mais j'avoue être un peu psychorigide à ce sujet :oops: )

A vous :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Merci ! :)) le 19.03.15, 10h59 par amelia
  • +1 (Intéressant) le 25.03.15, 09h09 par splifstarz
Hello :)

Moi je n'avais donné qu'un éclaircissement juridique.

Citation:
Un homme n'est-il pas libre de ne pas reconnaître un enfant même s'il est prouvé que c'est le père biologique?
Non. Et il devra quand même payer une aide pécuniaiere.

Du reste, j'ai un profond désir de faire des enfants. Depuis tout petit. Surement parce que mes parents m'ont dit et me montrent qu'on les a rendus heureux.

Avec Cellar Door on en parlait pas mal en vrai, du désir d'enfant.
Moi mon idée de base suit ma construction actuelle: je me débrouille pour être dans l'aisance financière non pas pour pouvoir offrir de la stabilité à mes enfants mais de la qualité.

Je me vois les emmener au marché et choisir les produits de meilleurs qualités pour leur santé, et ça, ça coute cher. Les faire voyager, leur faire faire essayer des tas d'activités. Cuisiner avec eux, dessiner, lire.
Jouer, et courir. Les aimer mais aussi et surtout les pousser dans la vie.

Mais si la stabilité je m'en carre, la qualité non. Je veux essayer d'avoir de beaux appartements, dans de belles villes. Leur faire parler des tas de langues très tôt comme ce fut le cas pour moi (répétition des schémas?)



Par contre, là ou je suis encore peut être idéaliste, c'est que je ne désire pas avoir d'enfant avec une personne avec qui je vivrais toute ma vie. Enfin, sauf si je trouve une exception mais bon, ne rêvons pas trop.

Idéalement, j'aimerais être père célibataire avec un ou deux enfants. Pour la mère, je ne sais pas trop. Ca peut être une semaine une semaine, ou qu'ils la voient un week end sur deux, c'est ouvert.
Mais je veux rester libre question couple. L'idéal ça serait une fille avec qui je m'entendrais vraiment et qui soit elle aussi libre comme moi.

Après, je vais me livrer et faire grincer des dents, mais la mère de mes enfants je la veux la plus belle possible, question de génétique. Voilà je l'ai dit, vous pouvez ouvertement me traiter de taré. Ca ne me gênerais pas de faire une convention de mère porteuse, dans ma tête.


C'est ma vision pour le moment, elle peut changer et je ne désire pas coller absolument a ce modèle ou quoi.
C'est juste ce que j'aimerais dans l'absolu.
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  • +1 (Intéressant) le 19.03.15, 10h58 par amelia
  • +1 (Effectivement) le 25.03.15, 09h16 par splifstarz
  • +2 (Très intéressant) le 28.03.15, 10h35 par Iskandar
Sujet intéressant, pour ma part je crois avoir plutôt envie d'avoir des enfants mais en fait la seule chose que j'ai du mal à appréhender c'est les certitudes en la matière...

En plus j'ai du mal à dissocier le sujet des enfants du sujet de la maman et de la relation que j'aurais avec elle... Mais ça je pense que c'est un mélange d'éducation (et probablement de croyances limitantes), d'expériences, mais aussi de mes choix de vie...

Et sinon je ne suis pas d'accord que le sujet des enfants ne soit pas un sujet ou des compromis sont possibles. Faire un enfant par amour, je ne suis pas convaincu que ce soit un crime, Yc contre soi même...

Après c'est quand même un sujet personnel et encore une fois la seule chose qui me surprend ce sont les certitudes...
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  • +1 (Pertinent) le 25.03.15, 08h07 par Onmyoji
  • +1 (Constructif) le 25.03.15, 11h19 par splifstarz
  • Ash
  • Score : 514 - 38 ans - MBTI: ENFP
Citation:
Quelle place accordez vous à la paternité ? Désir d'enfant ? Clé de votre identité d'homme ou pas du tout ?


Je réponds d'un bloc et j'explique:
Importante. Oui. Oui et non.

Pourquoi?
Mon père a été abandonné par son père quand il n'était qu'un bébé. Il a été élevé par sa mère (handicapée) et sa grand-mère.
J'ai eu un père qui ne savait pas être père. Le seul moyen pour que mon père soit présent (avec moi) c'était que je fasse: du bricolage avec lui, que je fasse de l'informatique avec lui, que je m'intéresse aux sciences.
Autrement, il ne s'occupait que rarement de moi. Et sans ma mère, il était perdu: c'est à peine s'il savait faire cuire des pâtes et des steaks hachés, il ne savait pas faire tourner la machine à laver le linge, le ménage et lui ça faisait deux. Quand il rentrait du boulot le soir, il se posait sur le canapé, lisait son journal et attendait que ma mère rentre. Ma mère faisait tout.

J'ai eu un père plutôt macho dans son comportement et j'ai toujours trouvé ça nul.
J'aurais aimé que mon père s'intéresse plus à moi.

C'est pour cela qu'être père est important pour moi. Une manière de définitivement tourner la page et apporter à mes enfants ce dont j'ai manqué.

Citation:
Avez vous déjà été confrontés à la situation où votre partenaire se voit obligée d'avorter ? Comment l'avez-vous vécu ? Que pensez vous de la position du père dans ces cas là ?


Avortement à l'hôpital, non. Mais utilisation de pilule du lendemain (progestatif).
Il était hors de question que j'ai un enfant à ce moment là et avec cette fille. J'ai réagis plutôt bien. J'étais plutôt soulagé en fait, de ne pas avoir d'enfant. Elle, beaucoup moins bien.
Aujourd'hui, je réagirais différemment. Accompagner la fille et la rassurer est important.

Citation:
De manière générale, que pensez-vous des droits accordés aux pères ( je pense aux cas où l'enfant a été caché par exemple, ou si il y a eu accouchement sous X sans consentement ou avis du papa) ? Comment peut-on améliorer le système ?


Je le vivrais assez mal si une femme me faisait un enfant dans le dos. Je lui en voudrais beaucoup.
Je ne sais pas comment on pourrait améliorer le système.

Citation:
Comment aborde-t-on le désir d'enfants ou pas au sein du couple ? Quand ? Est-il possible de vous adapter à son désir à elle ( d'en avoir ou pas ) ?


J'en veux.
Elle (ma copine) est beaucoup plus réticente. Si elle pouvait éviter l'étape grossesse (douleurs, nausées, changement du corps) ça la soulagerait et rassurerait énormément. Elle angoisse beaucoup par rapport à ça.
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  • +1 (Intéressant) le 25.03.15, 11h21 par splifstarz
Le vécu de l'avortement est très variable. Des quelques cas qu'il m'ait été donné de rencontrer, j'ai vu du traumatisme douloureux et durable. J'ai vu aussi le prendre comme rien de plus grave qu'une consultation de routine. Entre ces deux extrèmes, on ne peut pas généraliser.

Citation:
De manière générale, que pensez-vous des droits accordés aux pères ( je pense aux cas où l'enfant a été caché par exemple, ou si il y a eu accouchement sous X sans consentement ou avis du papa) ? Comment peut-on améliorer le système ?
C'est simple : dans la loi française, le père n'a aucun droit.
- si la mère accouche sous X, le père perd son droit de paternité. Le retrouver est un long chemin juridique à l'issue incertaine.
- hors de l'accouchement sous X, le père est obligé de reconnaître l'enfant. Tests génétique à l'appui.

Pour moi le fonctionnement actuel est profondément injuste et inéquitable. À l'extrème : quelqu'un peut récupérer une capote usagée dans tes poubelles, et 9 mois après tu te retrouves à devoir payer 20 ans de pension.

Peut-être même anticonstitutionnel car, en principe, il n'est pas possible d'être tenu pour responsable d'une situation sur laquelle on ne peut pas agir. Hors pour un homme, il n'y a pas possiblité d'agir sur la grossesse : il ne peut ni forcer l'avortement, ni refuser de reconnaître l'enfant. En conséquence il ne devrait normalement pas pouvoir être tenu responsable.

Que changer ? Eh bien deux possibilités : soit retirer la responsabilité (donc suppression complète de toute rente liée à la naissance), soit rendre la possibilité d'agir. Par exemple :
1) l'obligation pour la mère de prévenir le père avant la 8ème semaine de grossesse.
2) un délai de 2 semaines pour le père pour signifier qu'il ne souhaite pas l'enfant.
3) Dans ce cas, la mère garde le choix d'avorter ou non. Elle perd en revanche toute prétention à une quelconque pension. Si elle choisit d'avorter, les frais médicaux sont partagés par le père (la partie non remboursable).

4) Et à côté de ça : la possibilité pour le père de reconnaître un enfant même si la mère fait un accouchement sous X. Évidemment, il perd toute prétention à une quelconque pension (c'est déjà le cas).

Pour l'anecdote, j'ai un pote dont une relation courte (quelques semaines) a disparu après leur séparation. Neuf ans plus tard, il a découvert qu'il était papa quand il a reçu une convocation au tribunal.
Pour un enfant dont il ne voulait pas, qu'il n'a pas connu et qu'il n'a pas pu voir grandir, il a dû payer une pension pendant les 10 années suivantes, montant total d'environ 35000€.
Et histoire d'enfoncer le clou, il a dû aller devant le juge une seconde fois pour obtenir un droit de visite, la nana ne voulant pas le laisser voir sa fille.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 19.03.15, 17h50 par MaryeL
  • +1 (Bonne idée !) le 19.03.15, 23h23 par voucny
  • +2 (En effet) le 20.03.15, 01h16 par wayl
  • +1 (Intéressant) le 20.03.15, 07h53 par Blusher
  • +3 (OMG) le 20.03.15, 11h40 par Cellar Door
  • +2 (Douteux / Malsain / Toxique) le 20.03.15, 13h52 par LeBeauGosse
  • +2 (Intéressant) le 21.03.15, 13h02 par Lulla
  • +1 (Intéressant) le 24.03.15, 19h45 par tibdeconne
  • +2 (Très intéressant) le 25.03.15, 11h22 par splifstarz
  • +3 (A lire) le 28.03.15, 11h05 par Iskandar
  • Owen [MOD]
  • Score : 958 - 29 ans
Hm pas mal de questions, je vais apporter ma pierre de celibataire...

Citation:
Quelle place accordez vous à la paternité ? Désir d'enfant ? Pourquoi ? Clé de votre identité d'homme ou pas du tout ?


Certainement pas. Je crois que je ne veux pas de gosses et je conchie les parents (pere comme mere) qui te sortent des trucs genre "c est le plus beau truc qui me soit arrive". J aurais ptet des marmots un jour et j adore ceux de mes freres, mais je vois ca comme une responssabilite et non une maniere de se creer une identite. Donc des gosses pourquoi pas mais ca pollue, il seront ingras et un jour ils vous en voudront. C est un acte d amour; pas une maniere de se sentir homme ou femme.
Citation:
Avez vous déjà été confrontés à la situation où votre partenaire se voit obligée d'avorter ? Comment l'avez-vous vécu ? Que pensez vous de la position du père dans ces cas là ?


Non. Je pense aue le pere a so mot a dire mais en fin de compte c est la mere qui doit decider puisqu elle va le porter pendant 9 mois.

Citation:
De manière générale, que pensez-vous des droits accordés aux pères ( je pense aux cas où l'enfant a été caché par exemple, ou si il y a eu accouchement sous X sans consentement ou avis du papa) ? Comment peut-on améliorer le système ?


Je pense que pere et mere doivent avoir les memes droits, tout simplement.


Citation:
Comment aborde-t-on le désir d'enfants ou pas au sein du couple ? Quand ? Est-il possible de vous adapter à son désir à elle ( d'en avoir ou pas ) ?


En parlant.

Quand a m adapter. Ben oui, on s adapte. Ca depend avec qui et pourquoi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (100% d'accord) le 20.03.15, 07h48 par Blusher
ailether a écrit:
il n'est pas possible d'être tenu pour responsable d'une situation sur laquelle on ne peut pas agir. Hors pour un homme, il n'y a pas possiblité d'agir sur la grossesse : il ne peut ni forcer l'avortement, ni refuser de reconnaître l'enfant. En conséquence il ne devrait normalement pas pouvoir être tenu responsable.


Alors, juste pour que ce soit dit une fois dans le topic, je sais que tout le monde ici est au courant et d'accord, mais l'homme peut agir sur la grossesse : il peut participer à l'éviter.
Voilà.

Après je trouve que la proposition d'ailether est bien sentie. Pour que tout ça soit valable il faudrait que ce soit fait par lettre recommandé avec AR, pas très glamour mais bon ^^ y'a qu'à choisir des jolies cartes postales :D.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Des exemples ?) le 20.03.15, 01h18 par wayl
  • -2 (Bien joué) le 20.03.15, 13h51 par LeBeauGosse
  • 0 (Chelou) le 28.03.15, 11h09 par Iskandar
Juste :


amelia a écrit:
C'est un débat difficile parce qu'il touche à l'intime, alors je compte sur vous pour faire preuve de douceur, d'amour et de tolérance.



Owen a écrit:
je conchie les parents (pere comme mere) qui te sortent des trucs genre "c est le plus beau truc qui me soit arrive".


Owen, pourquoi tant de haine ? En quoi serait-il si condamnable de penser sincèrement que devenir parents a été un des plus beaux évènements de leurs vies? C'est différent pour chacun, non ?




Super intéressant Smooth, merci. Je rejoins totalement cette idée de qualité de vie à offrir à ses enfants (et comme toi, peut-être une répétition de schéma). Comme toi aussi je viens de comprendre que certainement le fait d'avoir toujours vu à quel point mon frère et moi avions rendu heureux mes parents, doit forcément jouer dans mon envie d'avoir des enfants.
Après, là où ma vision diffère personnellement, c'est que dans l'idéal j'aimerais avoir des enfants dans le cadre du couple ensemble et vie commune (toujours répétition de schéma ?). Après si séparation il doit y avoir, ça sera comme ça mais au départ oui je souhaite avoir des enfants avec un homme avec lequel je vivrai une histoire plus "conventionnelle", mariage et tout le package (je suis culcul quand même comme nana hein et je crois au modèle dans lequel j'ai grandi).


Ash a écrit:
Accompagner la fille et la rassurer est important.

(avortement)

Oui en effet, je le crois aussi. Les réactions sont variables comme le soulignait Ailether. Mais l'accompagnement ne peut pas être une mauvaise chose c'est clair.


Et merci beaucoup Ash pour l'explication du pourquoi ton désir d'être papa, c'est très intéressant :)


Ailether a écrit:
- si la mère accouche sous X, le père perd son droit de paternité. Le retrouver est un long chemin juridique à l'issue incertaine.
- hors de l'accouchement sous X, le père est obligé de reconnaître l'enfant. Tests génétique à l'appui.


Alors pour l'accouchement sous X, le papa peut faire une reconnaissance prénatale. Cependant (je fais la maligne parce que je l'ai vu en cours la semaine dernière pardonnez moi), il y a eu un cas où la reconnaissance prénatale avait été faite, la maman accouche sous X, le petit est adopté. La justice a pris la décision de le "rendre au papa" (dans les faits, comme le petit avait déjà 6 ou 7 ans au moment de la décision de justice -oui oui ils ont mis 7 ans à se décider-, il est resté chez ses parents adoptifs et son père bio a eu un droit de visite).

Il y a toujours moyen de revendiquer sa paternité, sous certaines conditions de délais, tout ça tout ça. Mais c'est évident que c'est long, c'est sur. Et pas égalitaire avec la maman.

Est-il vraiment obligé de reconnaitre l'enfant sinon, je crois que oui, mais j'ai un tout petit doute. Je vais aller à la pêche aux infos.



Ailether a écrit:
1) l'obligation pour la mère de prévenir le père avant la 8ème semaine de grossesse.
2) un délai de 2 semaines pour le père pour signifier qu'il ne souhaite pas l'enfant.
3) Dans ce cas, la mère garde le choix d'avorter ou non. Elle perd en revanche toute prétention à une quelconque pension. Si elle choisit d'avorter, les frais médicaux sont partagés par le père (la partie non remboursable).

4) Et à côté de ça : la possibilité pour le père de reconnaître un enfant même si la mère fait un accouchement sous X. Évidemment, il perd toute prétention à une quelconque pension (c'est déjà le cas).


Super idées, thanks!
Et pour l'anecdote, j'ai à peu près la même dans mon entourage, ça craint.
Alors j'ai parlé avec Holden par messages sur la qualité des parents.

Et il en ressort que la qualité du couple intrinsèque est pas forcément le critère magique pour bien élever des enfants.


Mes grands parents maternels sont un couple parfait. Genre des âmes soeurs. Pourtant leur amour les a parfois éloigné de leurs enfants, ils les ont élevés assez voir vachement strictement et ont pu manquer de s'intéresser vraiment a leurs filles.

Ce sont des grands parents en or et leur relations à leur filles a changé depuis. Mais de 5 à 22 ans c'était "bonnes notes, dit bonjour à la dame". Ils ont pu faire voyager leur gosses mais du reste, en contact pur, c'était vraiment pas ça.


De l'autre côté, il y'a un couple passionnel au début (genre les 3 premières années) qui se dispute tout le temps. Un vrai bordel, des engueulades tout les jours.
Pourtant ils ont élevés leurs enfants vraiment super bien, entre contacts de qualités, suivi plus personnel et de nombreuses activités alors qu'ils étaient vraiment moins riches que du côté de ma mère.


Mes parents c'étaient un peu le modèle de ces derniers, enfin dans les très grosses lignes.
Du coup, je ne pense pas que ça ai forcément un rapport. Je ne sais même pas si c'est plus "facile" d'élever des enfants en couple standard.
Enfin au début si, avec les trucs chiants quand ils sont très jeunes, mais par la suite, je ne sais vraiment pas, pour moi ce sont des variables indépendantes.

Après tout dépend de ce que l'on veut dire par bien élever ses enfants, c'est subjectif.


Citation:
Owen, pourquoi tant de haine ? En quoi serait-il si condamnable de penser sincèrement que devenir parents a été un des plus beaux évènements de leurs vies? C'est différent pour chacun, non ?


Tellement. Encore une fois, moi non plus je n'ai pas envie de me retrouver la dedans un jour mais je comprends pas ce besoin de juger :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (100% d'accord) le 25.03.15, 11h26 par splifstarz
  • +2 (Intéressant) le 28.03.15, 11h25 par Iskandar
  • Owen [MOD]
  • Score : 958 - 29 ans
J'avais dans la tete quelques discussions a ce sujet durant lesquels le jugement avait été inversé.

Des moments ou j'expliquais que faire des gosses c'est une responsabilité lourde, souvent une catastrophe ecologique et qu'on ne pouvait pas prendre ca a la legere, qu'il vaut mieux selon moi s'en abstenir si on ne sait pas ce qu'on fait.

Et ou j'avais eu droit a :

"Le role des femmes c'est de donner la vie, moi ma petite fille c'est la plus belle chose qui me soit arrive".

Suivi bien evidemment une heure plus tard d'une gueulante sur la petite minette qui n'écoutait pas trop sa maman.

Alors si tu préfères :

"Je conchie le discours irresponsable des parents immatures qui se définissent en fonction de leur maternité et qui font des enfants pour affirmer leur féminité ou masculinité".

Et ce sont souvent eux qui te disent que les enfants sont "la plus belle chose qui leur soit arrive".

J'ose croire que des parents epanouis ne mettent pas leur enfant au centre de leur monde, mais qu'il s'agit d' "une des plus belle choses", non de "LA plus belle chose", l'unique, le seul sens a leur vie.

Si c'est le cas, laissez moi juger en me rappelant des degats causes par les parents immatures.

Edit : D'ailleurs on voit bien la nuance dans la réponse d'Amelia, regarde :

Citation:
je conchie les parents (pere comme mere) qui te sortent des trucs genre "c est le plus beau truc qui me soit arrive".

Citation:
Owen, pourquoi tant de haine ? En quoi serait-il si condamnable de penser sincèrement que devenir parents a été un des plus beaux évènements de leurs vies? C'est différent pour chacun, non ?


See? La différence est enorme selon moi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Yesssss!) le 20.03.15, 16h13 par Mr.Smooth
  • +1 (Constructif) le 24.03.15, 19h50 par tibdeconne
  • 0 (C'est pas faux) le 25.03.15, 11h27 par splifstarz
  • -1 (Pas convaincu) le 29.03.18, 00h30 par Boubou
Citation:
Certainement pas. Je crois que je ne veux pas de gosses et je conchie les parents (pere comme mere) qui te sortent des trucs genre "c est le plus beau truc qui me soit arrive".


Owen, j'avoue que j'ai trouvé cette phrase assez violente aussi ;)

L'arrivée d'un enfant désiré, attendu, c'est un moment émotionnellement fort dans la vie d'un homme ou d'une femme. Et oui, les naissances de mes enfants font vraisemblablement partie des moments les plus forts et intenses de ma vie.
Il y a tout de même des trucs plus révoltants et je te défends de me me conchier, c'est dégeu :lol:

J'ai toujours pensé que j'aurais des enfants, j'avais envie de fonder une famille. Il faut dire que la mienne avait été décimée, ce qui n'a fait que renforcer cette envie.
On peut devenir parent "mais pas que". Je pense même que c'est préférable pour tout le monde.
Il a pourtant souvent fallu que je me justifie auprès des autres (pas leur père mais certains proches) qui ne comprenaient pas bien pourquoi je continuais à travailler et à avoir une vie à moi, pourquoi je ne voulais pas allaiter, pourquoi je les laissais tous les soirs à la garderie ou à l'étude. Selon eux, j'aurais dû prendre un congé parental, un mi temps, ne pas bosser le mercredi, finir plus tôt, etc.
J'aime mes enfants plus que tout et leur arrivée, c'était...waouh! mais ils ne sont pas ma seule priorité et ils ne l'ont jamais été.
  • Owen [MOD]
  • Score : 958 - 29 ans
Bon, bon je crois qu'il me faut m'expliquer.

Et donc a moins que ce ne soit qu'un poste croise, je le repete :

Ma phrase ne visait pas les parents qui considerent avoir des enfants comme un moment inoubliable, merveilleux et fondamental dans leur vie...

MAIS

Ceux qui mettent leur enfant au centre de leur vie pour des raisons immatures car sont incapables de s'assumer en tant que personne. Ces femmes et ces hommes qui au final se définissent par leur maternité ou paternité plus que par leur identité. Ca produit des resultats catastrophiques et j'ai déja été horrifié plusieurs fois par ce genre de vision.

Peut etre qu'on s'est croisé Sathinelilly, j'espere que la nuance faite ca passe mieux. Je ne juge en aucun cas le fait d'être parent en soi, juste une forme précise de se positionner et de se définir par rapport a ca.

Et encore une fois, je vois que j'aurais du repenser a mon mémoire sur le traitement de l'input dans lequel on rappelle que les étudiants focalisent en général plus sur le début et la fin que le milieux, car tout le monde a focalisé sur le "Je conchie" (violent, je l'avoue) et non sur le superlatif "le plus beau".

Alors que tout le monde dans sa reformulation a bien posé la meme nuance que moi :

Citation:
Et oui, les naissances de mes enfants font vraisemblablement partie des moments les plus forts et intenses de ma vie.


Il y a une grosse différence entre ce superlatif que j'ai utilisé et le partitif que tout le monde a repris apres.




Bon, je sais que lorsqu'un message est mal compris par tout le monde, c'est a l'auteur que revient la responsabilité de se reexpliquer car il a chie dans sa formulation, j'espere qu'apres éclaircissement le message est mieux compris et la différence est faite. Je suis pas rageux au point de faire caca sur la tete de tous les parents du monde... Juste ceux qui utilisent leurs gosses comme des trophees ou des psys et les détruisent.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 20.03.15, 16h23 par Sathinelilly
  • +1 (+1) le 21.03.15, 13h01 par Lulla
  • +1 (100% d'accord) le 24.03.15, 19h51 par tibdeconne
Owen, désolée, j'ai posté avant d'avoir vu ta réponse.
C'est absolument limpide maintenant!
  • Crow
  • Score : 83 - 27 ans
Moi il y a une question qui me turlupine. Vous parlez beaucoup du scénario où la fille tombe enceinte accidentellement et souhaite garder le bébé alors que le mec qui ne demandait qu'à tirer un coup n'en a rien à faire, mais quid de la situation inverse? Hum? Je n'ai rien lu là dessus et je serais vraiment intéressé de savoir ce qui peut se passer dans ce cas. Si la demoiselle refuse de garder le bébé mais que le mâle s'y oppose pour une raison x ou y comme l'éthique, la femme peut-elle se faire avorter sans que son partenaire ne puisse rien y faire sous prétexte par exemple qu'elle a le droit de disposer de son corps comme elle l'entend? Ce qui, entre parenthèse, me paraîtrait être une raison assez égoïste dans un tel contexte.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Chelou) le 21.03.15, 12h01 par Thedaze
  • 0 (Du grand n'importe quoi) le 28.03.15, 11h58 par Iskandar
Crow a écrit:
la femme peut-elle se faire avorter sans que son partenaire ne puisse rien y faire sous prétexte par exemple qu'elle a le droit de disposer de son corps comme elle l'entend?


Encore heureux.
C'est son corps et la femme est un être humain libre d'en disposer comme elle l'entend. Ton post revient à dire que la femme en question est inséminée dans le seul but est de donner un enfant à un homme. Là réside le réel égoïsme. Ce n'est pas l'homme qui porte l'embryon, il contribue techniquement au mécanisme de reproduction mais ne le porte pas dans sa chair. Point important mon cher ami.

D'ailleurs sur ce point, si réel désir d'enfant l'homme a, il reste toujours l'adoption.

Sujet pas encore abordé et j'en suis surpris.
Même si les conditions à remplir sont contraignantes (avoir plus de 28 ans, pour un couple: être ensemble depuis plus de deux ans,...) et que l'accueil d'un enfant né sous X ou étranger reste délicat, ça reste une belle option.

Point de vue personnel:

Il y a longtemps que j'y pense et si un jour je dois fonder une famille avec quelqu'un, l'adoption est un geste que j'envisagerai vraiment très sérieusement (en accord avec ma partenaire cela va sans dire.) tout en ayant conscience de la complexité de la chose.

Par hasard j'ai quelques amis adoptés par leur parents actuels et j'ai eu une relation avec une jeune femme de la même condition il y a quelques années ce qui me poussa à découvrir les mécanismes de cette forme de création de famille.

Je trouve triste lorsque j'exprime mon point de vu en public les réactions parfois violentes et nauséabondes de certaines personnes, souvent des hommes je dois dire, à l'encontre de ce type de réflexion.
La plus part du temps le bonhomme moyen ne comprend pas comment je n'ai pas envie d'avoir "vraiment un enfant à moi qui me ressemble".
Je schématise le type de pensée, mais à peine.
Je pense que ça vient surtout du fait que je ne suis pas à la recherche du clone ou du digne successeur comme je vois chez certains.
Responsable d'un être humain à part entière quelque soit son sexe ou sa couleur de peau, que j'accompagnerai dans son parcours avec mes valeurs, est peut être l'idée la plus juste que je me fait de la paternité.

Mais j'avoue que l'idée doit encore faire son chemin et j'ai encore bien de choses à accomplir avant d'arriver à cette étape de construction d'une famille. (Pas encore trouvé la personne avec qui faire ceci et je recommence ma carrière à zéro à la rentrée prochaine notamment,.)

Une autre possibilité me vient à l'esprit en écrivant ces quelques lignes: l'adoptions de circonstance. Avec le nombre de jeunes mères célibataires que je croise, il ne serait pas impossible que je devienne un jour une partie d'une famille recomposée.

Et l'éventualité de ne jamais avoir d'enfant est aussi à envisager. Pragmatiquement, je ne me vois pas avoir des gosses si je vie dans un univers instable et précaire.
Mais ce monde n'est-il pas par essence trop instable pour y élever des enfants et les laisser ensuite courir dans la nature? Je me pose parfois la question.
Mais c'est encore un autre débat.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 21.03.15, 12h26 par MaryeL
  • +1 (Intéressant) le 21.03.15, 12h43 par Crow
  • +1 (Constructif) le 21.03.15, 13h00 par Lulla
  • +1 (100% d'accord) le 21.03.15, 13h44 par Owen
  • +1 (Intéressant) le 21.03.15, 15h15 par Sathinelilly
  • +1 (Constructif) le 22.03.15, 12h30 par wayl
  • +1 (Intéressant) le 24.03.15, 19h53 par tibdeconne
  • +2 (Post de qualité) le 25.03.15, 11h29 par splifstarz
  • +3 (Like a boss !) le 26.03.15, 14h35 par Blusher
  • -2 (Immature) le 28.03.15, 11h46 par Iskandar
The_PoP a écrit:
Et sinon je ne suis pas d'accord que le sujet des enfants ne soit pas un sujet ou des compromis sont possibles. Faire un enfant par amour, je ne suis pas convaincu que ce soit un crime, Yc contre soi même...

Après c'est quand même un sujet personnel et encore une fois la seule chose qui me surprend ce sont les certitudes...


Oui The_Pop, des compromis sont possibles, ils sont peut-être même fréquents. Et non, faire un enfant par amour n'est pas un crime.
Après, chacun porte le regard qu'il veut sur cette situation, en ce qui me concerne, j'y vois une notion de déséquilibre important à la base, qui risque encore d'être majoré assez facilement par la suite (en cas de séparation par exemple)

Quant aux certitudes, c'est peut-être féminin, mais je n'ai pas trop de mal à comprendre et entendre une nana, qui sait d'emblée qu'elle ne peut pas envisager sa vie sans être mère, pour des raisons (bonnes ou mauvaises) qui lui sont propres.
Peut-être que c'est trop intime et complexe pour être rationalisé d'avantage, comme on le disait sur le GO.

Thedaze a écrit:
Responsable d'un être humain à part entière quelque soit son sexe ou sa couleur de peau, que j'accompagnerai dans son parcours avec mes valeurs, est peut être l'idée la plus juste que je me fait de la paternité.


Jolie définition Thedaze :)
  • Owen [MOD]
  • Score : 958 - 29 ans
100% d'accord, TheDaze, l'exemple que je citais plus haut, la femme qui m'avait parlé extremement agressivement et fait la morale sur le role des femmes tout ca, c'était dans un débat sur l'adoption.

Pour certains, le role de l'humain c'est de transmettre ses genes.

Je crois qu'avec 7 ou 8 milliards de personnes, on pourrait s'occuper des gosses dont les parents sont morts ou les ont abandonnés, plutot que d'en rajouter.

Je comprends la logique d'avoir ses propres enfants, cela dit, mais je serais (aujourd'hui, a l'heure actuelle tout ca) plutot pour en avoir 2 maximum (deux parents, deux enfants) et adopter si on en veut plus.

Et je suis sur que c'est une belle lecon de tolérance pour les enfants biologiques.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Absolument) le 21.03.15, 19h23 par MaryeL
  • 0 (+1) le 21.03.15, 19h23 par Thedaze
  • +2 (Yesssss!) le 26.03.15, 14h36 par Blusher
  • 0 (Facepalm) le 28.03.15, 12h04 par Iskandar
  • -3 (Douteux / Malsain / Toxique) le 29.03.18, 00h35 par Boubou
Owen a écrit:
Pour certains, le role de l'humain c'est de transmettre ses genes.


Tout à fait, et je subodore comme une marque d'égocentrisme déplacé ce genre de comportement. Mais on s'éloigne un peu du sujet.

Owen a écrit:
e crois qu'avec 7 ou 8 milliards de personnes, on pourrait s'occuper des gosses dont les parents sont morts ou les ont abandonnés, plutot que d'en rajouter.

+ 1000

Par contre je sais que le processus d'adoption est lourd et peu être extrêmement traumatisant pour les enfants, comme parfois pour les parents. Donc je pense qu'il est vraiment nécessaire d'avoir la tête sur les épaules pour entamer ce genre de démarche et être extrêmement clair sur ses propres intentions. Je veux dire, penser s'approprier un être du jour au lendemain est à mon sens super dangereux.
J'ai eu affaire à différent point de vues d'enfants adoptés et la manière d'approcher la relation dans les premiers temps à l'air d'être vraiment délicate.
Le soudain changement d'environnement semble avoir des effets pouvant s'avérer redoutables sur le comportement.
Mais j'ai aussi eu droit à de belles histoires ce qui est rassurant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Immature) le 21.03.15, 19h43 par Mr.Smooth
  • +1 (100% d'accord) le 29.03.18, 00h35 par Boubou
  • Crow
  • Score : 83 - 27 ans
Citation:
Encore heureux.
C'est son corps et la femme est un être humain libre d'en disposer comme elle l'entend. Ton post revient à dire que la femme en question est inséminée dans le seul but est de donner un enfant à un homme. Là réside le réel égoïsme. Ce n'est pas l'homme qui porte l'embryon, il contribue techniquement au mécanisme de reproduction mais ne le porte pas dans sa chair. Point important mon cher ami.

D'ailleurs sur ce point, si réel désir d'enfant l'homme a, il reste toujours l'adoption.

Sujet pas encore abordé et j'en suis surpris.
Même si les conditions à remplir sont contraignantes (avoir plus de 28 ans, pour un couple: être ensemble depuis plus de deux ans,...) et que l'accueil d'un enfant né sous X ou étranger reste délicat, ça reste une belle option.


Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire du tout. Je ne te parle pas d'un homme qui a un désir de parenté. Je te parle d'un homme qui penserait que l'avortement n'est pas une solution acceptable. C'est à dire qu'il pense qu'on ne parle plus de banals spermatozoïdes mais bien d'une entité à 2n chromosomes qui est en train de grandir, qui est sa descendance et qui ne le laisse pas insensible. Et que, donc, il serait prêt à payer entièrement la charge du bébé, avec l'aide de sa famille, si la fille n'en veut pas car il a envie d'assumer ce qui lui arrive. Je te parle de quelque chose d'humain, pas d'un bête désir égoïste d'avoir des enfants qui touche à la névrose, mais bien d'une envie d'assumer ses responsabilités pour des raisons qui lui sont propres.

Et dans un tel cas, invoquer l'intégrité physique, cela sonne un peu comme "oui c'est très bien que tu veuilles assumer tes responsabilités pendant 20 ans mais moi je refuse d'avoir le ventre qui grossit et des nausées pendant 9 mois pour avoir des vergetures ensuite". C'est pour ça que j'ai parlé d'égoïsme. D'autant plus que cette intégrité physique n'est permise que depuis 1975 en France d'après Wikipedia.
Est-ce que l'homme est égoïste également? Sans doute...

Après si la loi confie tous les droits à la fille et qu'elle finit par avorter même si ça brise le coeur du monsieur, soit, il n'avait qu'à tomber enceinte lui-même.

Je suis conscient que je ne vais pas me faire que des amis avec ce message à contre-courant du vent féministe qui souffle sur FTS mais eh c'est ma réflexion. Taxez mon message de "chelou" si ça vous chante (lol)

Si demain je me retrouve dans ce scénario (et je prie pour que ça ne m'arrive jamais) je ne sais honnêtement pas comment je réagirais. Peut-être que je serais le premier à foncer vers le bloc opératoire, peut-être pas. C'est le genre de scénario où on ne sait pas ce que l'on va faire tant qu'on n'y est pas confronté. Droit de la femme, pas droit de la femme, pourquoi ne pas regarder plutôt ce que veulent les deux partis plutôt que de trancher aussi froidement la question par le code pénal?

Si un jour j'ai un-e gamin-e, désiré-e ou non, je sais juste que je ferai mon possible pour lui-elle et que j'essaierai simplement de lui transmettre ce que j'ai appris sur le monde qui nous entoure que ce soit faire ses tables de multiplication, lui apprendre l'anglais avec un voyage linguistique si j'en ai les moyens, chercher un boulot, ou aller parler à un-e fille-garçon.

L'adoption ne m'a jamais traversé l'esprit, c'est plus quelque chose que je ferais si j'étais dans l'aisance financière, mais même là ça ne me tente pas plus que ça. Après les questions de transmettre ses gènes ou pas, c'est du brassage de vent, chacun fait comme il veut à ce niveau.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Foutage de merde) le 28.03.15, 12h16 par Iskandar
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