Mésinterpretation du terme LSE

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Bonsoir,

J'ouvre ce topic pour tenter de bien définir ce qu'est qu'une LSE parce que je trouve que dans certains fils de discussion le terme est un peu utilisé à tout va.

Donc d'après ce que j'ai compris une LSE est une femme qui a une faible estime d'elle meme (je prends une femme mais il y a aussi des hommes LSE)

Cependant, j'ai le sentiment en lisant certains posts que dès qu'une fille à un complexe, une incertitude ou quoi que ce soit qui pourrait faire baisser légèrement et temporairement sa propre estime, elle est immédiatement catégorisée comme "LSE"

Je pense qu'une personne réellement LSE est une personne qui a une faible estime de soi de manière constante et qui, comme l'a dit Boubou dans un autre topic, en fait son "fond de commerce", son packaging, son argument de vente.

Je trouve la nuance subtile mais elle me semble importante.

Tennez, un exemple : Un dépressif est quelqu'un qui est déprimé tout le temps non ? Pourtant, être parfois déprimé passagèrement par quelques évènements négatifs dans nos vies ne font pas de nous des dépressifs, si ?

Là où je veux en venir c'est que parfois, lorsque deux personnes se rencontrent, l'une d'elles peut de manière passagère avoir un petit coup de baisse de moral comme ça peut arriver à tout le monde sans que cette personne ait de manière constante une faible estime d'elle meme, juste comme un petit "passage à vide".

Alors à partir de là, dire que tout le monde est LSE c'est comme dire aux gens qui parfois on quelques petits coups de déprime qu'ils sont dépressifs ! Je trouve que c'est extrapoler la chose.

Pour moi, Le LSE est synonyme de mal-etre profond, c'est une conséquence d'un trouble psychologique important, alors dire que tout le monde est LSE c'est comme dire que les gens qui se bourre la gueule une fois de temps en temps pour délirer son des alcooliques.

Je pense que dans la vie, il y a évidement des hauts et des bas, y'a des périodes où on à l'impression que tout roule comme on le voudrait et d'autres où on est au fond du trou. L'essentiel est de savoir s'en sortir vite et de ne pas s'y enliser. La (ou le) HSE saura très vite s'en sortir et meme souvent voir venir cette "mauvaise passe" et l'éviter. La personne "normale" (j'entends par là ni spécialement HSE ni LSE) saura s'en sortir mais mettra plus ou moins de temps. La LSE y restera le plus longtemps des trois et parfois ne connaitra que ça.

Mais de manière générale, je ne suis pas partisant du manichéisme surtout dans les relations humaines. Ce n'est pas parce qu'on est pas HSE qu'on est forcément LSE par exemple. Mais c'est un autre débat car je profite de ce topic pour tenter de lancer un débat sur la question :

Etes vous d'accord avec cette vision du LSE et de la personne LSE ?

Merci.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (+1) par nolive
  • +1 (100% d'accord) par Boubou
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  • +1 (A lire) par Daz

Je suis assez d'accord avec toi. Pour moi de manière générale, LSE désigne une personne timide, peu sure d'elle, dépressive.

HSE= sur d'elle, peu timide, bonne répartie.

Après traiter tout le monde de LSE parce que chacun de nous traverse quelques périodes de déprimes est un abus. On est quand même des humains, avoir confiance tout le temps est IMPOSSIBLE.

Ce qui différencie une personne LSE de HSE n'est pas les moments de déprimes et de remise en question, c'est surtout la durée et la réaction de chacun face à cette situation. Une LSE aura tendance à dramatiser la situation, à empirer son cas, tandis qu'une HSE se dira que c'est une période passagère et elle se relève vite.

Je suis assez d'accord pour dire que le terme "LSE" est utilisé à tord et à travers.
Je ne considère pas que le manque de confiance en soi (quand ça ne tombe pas dans l'extrême) soit une caractéristique UNIQUEMENT LSE.
Avant tout, une personne LSE a des rapports anormaux avec les autres (dévalorisation constante, besoin d'être rassuré en permanence, manque de confiance en l'autre, qui entraîne une prise de pouvoir dans la relation ou au contraire un effacement total, incapacité à s'aimer et à aimer autrui...). Etre LSE c'est faire preuve d'égocentrisme, c'est tout ramener à soi et vivre dans la culpabilité (ex : "si la relation ne marche pas, c'est de ma faute").

Une fille avec ses complexes (soit 99% des filles :mrgreen: ) n'est pas une LSE. On (aussi bien hommes que femmes) est humain. On n'est pas parfait et c'est mieux d'en avoir conscience : on en a justement un peu plus conscience que d'habitude quand on est "dans une mauvaise passe".

Après, on peut s'interroger sur la dépression (je ne parle pas ici de déprime passagère mais de quelque chose qui s'étale dans la durée). Est-ce que dépression = LSE ?
Les syndrômes dépressifs ressemblent assez aux syndrômes "LSE". On a tendance à tout voir en négatif (surtout soi même) et à faire une fixette sur notre petit monde intérieur. Nos complexes nous sautent à la figure et on en vient à se résumer à "ça".
Mon avis est qu'une personne LSE est plus sujette que la moyenne à la dépression (voire qu'une personne LSE est dépressive).
Après je ne considère pas qu'une personne en pleine dépression soit fondamentalement LSE. Parfois tout va de travers, et parfois on n'est pas en mesure de redresser la tête, particulièrement quand on a un tout petit peu moins confiance en soi que la moyenne.

C'est pour ça que je suis parfois choquée par les raccourcis "elle ne va pas bien en ce moment ---> LSE ---> NEXT".
Exemple : si mon copain actuel avait questionné un peu autour de lui avant qu'on sorte ensemble, il aurait appris que j'allais plutôt mal depuis un an, et s'il était passé par FTS, on lui aurait certainement dit "NEXT"... ça aurait été dommage parce que là on a un petit début de relation bien sympa :D

(après on peut aussi discuter du fait qu'une jeune fille/jeune femme passe souvent par une phase "peu confiante" qui relève plus d'un manque de maturité que d'un caractère typiquement LSE... à pas confondre ça non plus)

Je pense que lorsque l'on parle de LSE, il s'agit presque chez elles d'un état à la limite de la psychopathologie. Proche de ce que l'on peut appeler "border line". Elles font du mal, sans le vouloir, mais pour se protéger...

C'est la grosse différence avec les filles qui ont une baisse de moral, leur ragnagna ou un tempérament fort.

C'est vrai que la LSE souffre beaucoup de son image instable d'elle même, on a le droit de trouver ça triste. Mais ce sont des gens qui détruise et se détruise. Voilà tout.

La dépression passagère, en effet, n'a rien a voir avec la LSE ou la AW.

Sinon, je suis d'accord avec vos descriptions globalement.

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