Ne donnez jamais le meilleur de vous même.

... car c'est jamais le meilleur de vous même.

Never do your best, because your best is never your best.
Keith Johnstone

Keith Johnstone est un théoricien américain en théâtre d'improvisation. Son best seller, "Improv for Storytellers" propose de nombreuses idées utiles en séduction.

L'une d'elles, que j'affectionne beaucoup, illustre parfaitement cette idée de simplicité. Celle-ci, de ne jamais vouloir donner le meilleur de nous même, car ce qu'on croit être le meilleur ne l'est jamais; renvoie tout simplement à l'idée qu'il ne faut pas passer par un effort volontaire pour trouver la bonne idée.
Le meilleur se trouve dans l'inconscient, dans la connexion des inconscients.

Ceci me rappelle ce w-e, lorsque j'essayais d'entrer en communication avec un bébé de quelques mois. Essayez donc d'avoir des idées originales et compliquées, pour entrer en communication avec un bébé qui parle pas ...

Le principe posé, il faut en tirer le bénéfice en séduction. Ce principe selon moi est le plus utile, le plus puissant lors de l'approche.
Pourquoi aller chercher des idées originales, intelligentes, raffinées alors que finalement elles sont compliquées, hors de propos, vont faire de vous quelqu'un de bizarre auprès de la fille et finalement c'est anxiogène car ça place la barre bien haut quand même.
Et cerise sur le gâteau, ça va être difficile d'avoir une connexion avec votre future bien-aimée.

Quel est donc le message, de ce topic ? Et bien je vais respecter ce qu'il veut transmettre, en étant pas du tout original :

FAITES SIMPLE.

Tout est là, à portée de main. Les idées y en a dizaines autour de vous. Et bien souvent, le fait même d'apercevoir une fille qui nous plaît, suffit largement.
Souvent, nous autres séducteurs en herbe, aimons le défi. On s'en lance, parfois. Et bien le vrai défi il est là : osez faire confiance à la première idée qui vous vient, et surtout... osez vous livrer tel que vous êtes.

Je me souviens d'un exercice, ou plutôt un jeu, que nous faisions avec des gars du lair de Montpellier. Nous connaissions pas tout ces principes théoriques, et de mon côté je connaissais pas le théâtre d'improvisation.
Nous choisissions dans des bars, des tablées de nanas. Et chacun notre tour, on devait tenter d'entrer en contact avec les filles, entrer en connexion sans dire un seul mot. Interdit.

Nous nous asseyions a leur table (seul, le défi était de le faire chacun notre tour, seul, avec un groupe différent). Puis nous les regardions. Quelques mimiques, sourires, et le contact était établi. Chaque idée d'action ne pouvait provenir que dans ce que faisait l'autre.
Le plus surprenant était que les filles ne posaient généralement aucune question au jeune impertinent qui s'asseyait comme ça, sans rien dire.

Plus tard j'ai découvert que c'est un des exercices de théâtre d'improvisation les plus efficaces.

Mais pour que tout ceci soit efficace, une seconde condition fondamentale doit être remplie :

SOYEZ VRAI !

"speak the truth", explique Keith Johnstone. Parlez vrai, dans la traduction. Tout simplement, croyez à ce que vous faites, ce que vous dites je pense pas vous l'apprendre.

Ce que vous devez dire, en présence de la poupoune, n'est pas bien loin en fait. Inutile de chercher trop loin, parce que de toute façon on en revient au titre de ce topic, et pendant que vous cherchez vous loupez l'information que la demoiselle est en train de vous donner en parlant.
Et puis, si y a pas de réponse, la réponse sera un silence, un regard, un sourire.
Réagissez à ce qu'elle fait, ce qu'elle vous dit. Soyez affecté.


En conclusion, par magie la connexion s'établit avec cette magnifique brune aux yeux bleus abordée alors que vous commandiez un mojito. La première idée qui vous ait passé par la tête était que le cocktail qu'elle a commandé allait bien avec son sourire. Puis après un échange de sourires, vous avez tendu la main pour vous présenter. Son prénom vous a fait penser à votre soeur. Puis vous avez écouté avec enthousiasme les banalités sur son frère.

Et de petit moment en petit moment, vous vous galochez sur la terrasse.

Et voilà. Vous n'avez jamais eu le sentiment de donner le meilleur de vous même, de devoir faire des choses incroyables, et pourtant voilà. C'est vous le patron.
C'est l'idée du fainéant, dans l'article du forçat et du fainéant de Blusher.

Il en faut très peu pour faire de bonnes scènes en théâtre d'improvisation. Il en faut très peu pour emballer une fille.

Je vous laisse faire la suite, avec la citation très célèbre d'un grand philosophe du XXème siècle, Baloo...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Absolument) le 02.08.12, 21h06 par Oxygene
  • +3 (Instructif) le 02.08.12, 21h28 par Serial
  • +2 (Constructif) le 02.08.12, 22h38 par tkmp
  • +2 (Like !) le 02.08.12, 23h30 par Olfff
  • +1 (Like !) le 03.08.12, 00h24 par redlipstick
  • +2 (Intéressant) le 03.08.12, 10h17 par kero
  • +1 (A lire) le 03.08.12, 12h57 par TrueLife
  • +3 (A lire) le 04.08.12, 10h44 par FrenchKiss
  • +3 (Instructif) le 06.08.12, 17h06 par Balhad

Je ne peux que soutenir ce qui est dis dans cette article, d'où le +1.

Néanmoins pourrais-tu développer un peu ce qu'est cet exercice de théâtre d'improvisation ? J'entends par là aussi, comment communique tu vraiment ? Tel un sourd-muet ? Avec des mimiques ?

Ça me semble intéressant :)

Oh et bien, difficile à décrire par écrit. Mais surtout pas en langage des signes comme un sourd-muet non que je considère comme un langage verbal. Adapté, mais un langage verbal tout de même.

Avec tout le reste : regards, rictus, position de la tête, etc.

J'en reviendrai à la communication d'un bébé qui n'a pas encore la parole. Tentez de communiquer avec lui, sans tout les gouzi-gouzi que la plupart des gens font et qui sont généralement inutiles si ce n'est l'expression du visage qu'on met dedans.

Je renvoie aussi à ce que peut faire Mr Fraize avec presque rien.
http://www.youtube.com/watch?v=pxmcNplJufM

Très sympa.
C'est le genre de state un peu dur pour moi... Je ne sais pas comment m'entrainer à ça.
Le truc c'est que je suis très souvent en train de penser à autre chose que ce à quoi je parle, j'ai jamais l'esprit "vide". Quoi que je fasse, y'a toujours un truc en train de tourner en arrière plan.

Et je ne le fais pas que de manière "introvertie" en m'isolant, mais dans toutes les situations. Je peux discuter et être relativement impliqué dedans - sans etre exalté non plus- et penser a des trucs qui n'ont rien à voir.

Y'a un truc pour se "vider" l'esprit et vivre un peu plus le moment présent comme tu le décris ?

Ton message est intéressant mais à mon avis, en réalité tu passes à côté de l'essentiel.

Je m'en explique.

S'asseoir à une table et jouer que des mimiques avec des filles n'est pas simple. D'ailleurs, essayer de communiquer avec un bébé n'est pas simple. Ce n'est pas intellectualisé, mais c'est pas simple pour autant. Il faut aller chercher des ressources, il faut construire.

Ce qui m'étonne beaucoup avec tous ceux qui incitent à la simplicité, c'est qu'ils ont toujours une vie qui d'une manière ou d'une autre, fait qu'ils n'ont pas besoin de trop se poser la question.

Regarde ton cas: tu as un tempérament qui fais que, pour X et Y raisons, tu es plus extraverti que la moyenne. À l'évidence, tu es un gars plutôt positif. Tu fais du théâtre d'impro, ce qui fais que tu as l'habitude de jouer de ton corps, de ta voix, tu as l'habitude de sortir de toi, de t'exposer au regard des autres sans complexes.

À mon avis, tu as une manière de faire qui te parait simple, parce qu'elle t'es naturelle, mais pour certains, elle ne l'est pas. Je le dis d'autant mieux que je suis parfaitement entre les deux. En ce qui me concerne, je suis dans un travail extrêmement intellectuel (mélange de prof/chercheur) et ça joue sans doute dans le fait que j'intellectualise à outrance TOUT. Ça m'empêche pas de faire des folies, parce que par ailleurs, j'ai un grain de folie qui fait que parfois, je lâche les soupapes, je m'amuse, je vais aborder une jolie fille, et en plus je conclus (contrairement à l'immense majorité de mes collègues). Mais il est évident que passer une journée dans un bureau à réfléchir sur des textes met dans un autre état d'esprit.

Moi, là, ça faisait plusieurs mois que niveau drague, je faisais plus grand chose. (je profitais de plusieurs FF qui trainaient et c'est tout). En plus, je fonctionne en mode très cyclique. De temps en temps, je me dis "Merde, j'aimerais bien m'envoyer en l'air avec quelques filles". Alors, je me relance, et comme je suis rouillé, c'est des doutes qui reviennent, faut lancer la machine, etc. Après, je sais comment je fonctionne. Je sais que ça prend un certain temps pour que ça retourne, puis je suis tellement bon, que j'enchaine les NC et je suis blindé pour les six mois à venir.

Je fais globalement simple, mais l'enjeu n'est pas la simplicité ou pas (d'ailleurs je peux faire très compliqué aussi), c'est de ne pas/plus trop me poser la question. Et je pense que ce qu'illustre ton exemple, c'est que tu te mets régulièrement en position de ne pas avoir à trop te poser la question. Lorsque tu fais un exo d'impro dans un bar, tu te forces à quelque chose, ce n'est pas quelque chose de simple, mais à ce moment X, tu dois le faire. Peut-être que tu stress un peu (je ne sais pas) mais il est évident qu'après ça, tu conquiers le monde.

Bref, pour moi, ce que ton exemple apprends, et même si tu ne le vois pas, c'est que ce qui compte, ce n'est pas tant de faire simple ou pas: c'est d'avoir une vie active, et surtout, une vie qui, par mille détails, pousse et incite à être extravertis.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 03.08.12, 09h38 par Reborn

Non je ne t'en veux pas, parce que je comprend très bien.

Effectivement, les exemples que j'ai pris sont un peu extrêmes. S'assoir à une table de nanas, et rien faire tout en l'assumant , est extrêmement difficile.

Accéder à la simplicité, n'est pas simple non, c'est vrai.

Mais tout de même, savoir que au final, ce n'est pas en cherchant à faire des choses et être original que l'on va vers le succès, est une idée suffisante pour partir à l'aventure à la rencontre de filles.

Peut-être que ce genre d'article renvoie - à tort - l'image assez paradoxale de perfection dans la simplicité, qui va provoquer un casse-tête chez la plupart d'entre vous et la question de tkmp va dans ce sens.

Ceci dit, il n'y a pas de miracle, ce qui ne parait pas naturel le devient qu'à force d'expérience. Mais le message de ce topic c'est que y a pas besoin de grand chose pour aller parler aux filles, et notamment pas besoin d'idées fabuleuses, d'originalité, ni de capacités surhumaines de créativité.
Y a pas besoin d'extraversion, non, même pas.
En gros le message est qu'il faut plus désapprendre, qu'apprendre. Et il me semble que ça fait moins peur que le contraire.

Vaste sujet, et intéressant. Je vais du coup un peu déborder sur l'inner game, le travail de l'inner game et les situations qui le sollicite.

Le silent game est un bon exemple. Pas mal de players en insèrent (en faisant une recherche, je suis tombé sur Blusher, Jibril et moi-même).

Ce qu'il faut comprendre, sur tout ce que tu dis, c'est que :

Oui, c'est simple, dans le sens où c'est dénué de complexité, càd d'enchevêtrement de variables conscientes qu'il faut synchroniser dans son cerveau

Par contre ce n'est pas facile, car il faut un bon inner game DONC un bon entraînement pour en délivrer les effets efficacement.

Ca met en jeu, et à plein, de manière plus ou moins consciente :
* le body language : pour être capable d'engager non verbalement
* la gestion émotionnelle : pour calibrer et infléchir en fonction de son public
* les processus de pensée : pour évaluer en temps réel s'il faut continuer ou passer à autre chose dans une optique de sucès
* la capacité à déformer la réalité : amener le public dans des situations de confort/inconfort avec une situation objectivement originale

Au doigt mouillé, je dirais qu'il n'y a pas 2% de la population qui a ces caractéristiques que je qualifierais d'intrinsèquement "alpha" puisque le "lambda" :
* évite que ses gestes ne trahissent sa pensée
* réprime ou laisse éclater ses émotions et attend que les autres verbalisent les leurs pour prendre un risque social
* ne rythme pas sa pensée différemment de l'échange verbal
* se conforme à la réalité objective pour faire ce qui est socialement adapté dans la circonstance

Je dirais qu'effectivement les 2 premières dimensions (BL, gestion émotionnelle) nécessitent de désapprendre plutôt qu'apprendre.
La capacité à déformer la réalité, dans une certaine mesure, aussi, puisque c'est ce que fait un enfant. Cela dit, un enfant commet des erreurs sociales mais on ne lui en tient pas rigueur parce que c'est un enfant. Donc pour un adulte, l'originalité doit être bien dosée. Le désapprentissage comprend quand même une dose de contrôle. Combien de fois ai-je vu des gens charmants et audacieux tout perdre sur une seule prise de risque social mal dosée...
Le processus de pensée, en revanche, me semble fortement lié aux capacités cognitives, dont l'intelligence qui arrive haut sur la pile. C'est aussi "naturel" que de savoir négocier ou de savoir diriger (donc plutôt le fruit d'une analyse, d'un auto-coaching et d'une expérience assez conséquente). Tout le monde peut le faire à son niveau, mais tout le monde n'a pas le même niveau. Je subodore même que la disqualification insurmontable, c'est si une femme perçoit qu'elle a de meilleurs processus de pensée que vous : je pense que c'est un turn-off direct pour elle. C'est une raison pour lesquelles elles ont des compagnons socialement plus élevés qu'elles. Ceux qui jouent sur les purs symboles sociaux (argent, etc.) sans les inducteurs cognitifs derrière... ne choppent que des bimbos ou des plantes vertes.

Citation:
En gros le message est qu'il faut plus désapprendre, qu'apprendre. Et il me semble que ça fait moins peur que le contraire


Ca reste vrai
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 03.08.12, 09h39 par Venusian
  • +2 (Intéressant) le 03.08.12, 11h29 par kero

Bon, mon entrée était un peu abrupte (c'est pourquoi je l'ai changée).

Venusian a écrit:
Peut-être que ce genre d'article renvoie - à tort - l'image assez paradoxale de perfection dans la simplicité, qui va provoquer un casse-tête chez la plupart d'entre vous et la question de tkmp va dans ce sens.


Non mais je pense que c'est ça, en fait. Comme tu le rappelle, c'est la logique du fainéant de Blusher. Sauf que la logique du fainéant, selon le contexte, est plus facile à affirmer qu'à mettre en acte et, paradoxalement, demande un gros travail. Et c'est vrai qu'en même temps, tu n'as jamais dit le contraire. Lieutenant résume très bien l'idée d'ailleurs.

La démarche du séducteur est quand même, très souvent, fondée sur un énorme paradoxe. Le "PUA" en herbe pars d'une envie, d'un désir de créer du contact/fricoter avec de jolies filles. Or, cette énorme envie, est à la fois source de motivation pour se lancer, et source de blocage, puisque dans le fonctionnement le plus basique, plus on est attirés, et plus on se foire/bloque.

Du coup, généralement le processus c'est: on se lance, on se foire, mais on a la motivation et on en veut. On finit par être immunisé au regard des autres, au rateau, et on finit par brancher les jolies filles sans même plus y penser. Finalement on enchaîne les rencards et on y va en sifflotant, alors qu'au premier, on avait l'estomac qui faisait des siennes.

Et c'est à ce moment-là qu'on rejoint exactement le state dont tu parles, celui qui consiste à faire simple. On fait simple non pas parce qu'on essaye de faire simple (ce qui reviendrait à chercher une perfection) mais parce qu'il n'y a plus d'enjeu, on n'a plus dans la tête qu'il faut absolument arriver à conclure avec la fille qu'on a en face. On en a envie, mais en même temps, on s'en fout un peu. On va essayer de mener l'intéraction dans la bonne direction, mais on ne va pas non plus en faire une affaire de vie ou de mort.

Dans tout ça, il y a une sorte de shift, de changement d'état qui dans mon cas en tout cas prends toujours un certain temps (puisque comme je l'ai dit, je fonctionne de manière cyclique). C'est d'ailleurs très curieux quand je sarge. Quand je VEUX sarger, je suis systématiquement assez mauvais. Rien à faire, dans ma tête je bloque pas mal. Mais ça m'ouvre au monde, ça affute mon instinct de chasseur, je dirais. Hier soir j'ai été mauvais pendant 3/4 d'heures, puis j'en avais marre, je suis allé boire une bière, où j'ai branché la serveuse et récupéré son numéro. Et des histoires comme ça, j'en ai à la pelle ...

Bon. Je divague.

Citation:
Hier soir j'ai été mauvais pendant 3/4 d'heures, puis j'en avais marre, je suis allé boire une bière, où j'ai branché la serveuse et récupéré son numéro. Et des histoires comme ça, j'en ai à la pelle ..


Bah j'en ai plein aussi, et ça c'est vraiment classique.

Tout est question d'enjeu. Lorsque tu as branché la serveuse, il n'y en avait pas, puisque tu n'étais pas en mode "sarge".
Dans l'idéal, toutes les approches devraient être comme avec ta serveuse.

Mais effectivement, il y a des fois ou tu te dis que t'as rien fait depuis un moment, et il faut y aller. Dans ces moments là, il faut arriver à voir ça comme un jeu, faire tomber l'enjeu en quelque sorte.
C'est ce que je m'efforce de faire lorsque je sors avec des amis pour draguer.

Et puis tout le paradoxe est effectivement d'effacer l'enjeu face à un avion de chasse qui te fais vraiment vibrer.

Ca me fait penser à la fameuse Panenka de Zidane, en fait, dont la vidéo est malheureusement plus en ligne. Mais en gros, en finale de coupe du monde, il ne fait que jouer au ballon comme lorsqu'il était enfant, il ne pense pas à l'enjeu.

Pour ça, je n'ai pas plus à dire qu'il faut aller s'y confronter, et ne pas avoir peur de ... faire simple et banal.

Ah. Je ne suis donc pas le seul à avoir l'impression d'être un OVNI en sarge et paradoxalement bon en dehors ? :mrgreen: Tu me rassures.

Non, c'est même un fait reconnu :mrgreen:

Mais si tu arrives à aborder les jolies filles qui te plaisent et ce régulièrement dans ton quotidien, j'ai envie de dire : pourquoi faire des sorties sarge ?

Venusian a écrit:
Non, c'est même un fait reconnu :mrgreen:

Mais si tu arrives à aborder les jolies filles qui te plaisent et ce régulièrement dans ton quotidien, j'ai envie de dire : pourquoi faire des sorties sarge ?


Parce que selon les moments, je suis pas très dégourdi aussi dans ma life, ça dépend de mon état d'esprit, en fait. Tendance à me laisser porter dans ma zone de confort, à ne plus faire grand chose (ça dépend aussi du contexte pro, ces derniers mois j'étais totalement pris par d'autres trucs). Et dans ces moments-là, ya pas de secret: j'ai vraiment besoin de me donner un gros coup de au cul (-> sarge) et je redeviens un peu actif.

Puis la sarge active, quelque part, symboliquement, pour moi c'est assumer totalement. Quand on ne fait QUE des rencontres au détour d'un comptoir de bar, pour moi c'est un peu une manière de s'encrouter, de fuire le challenge, de jouer la séduction au féminin, finalement. Sarger pour de vrai, je trouve que c'est vachement plus dur, mais aussi que c'est là qu'on assume totalement et jusqu'au bout ce qu'on est: des hommes, qui aiment parler avec de jolies femmes.

Ça me rappelle un article que j'avais lu sur l'Approach Anxiety où le mec expliquait qu'en gros, il fallait arrêter d'essayer de supprimer la peur de l'approche, il fallait l'accepter entièrement, ne pas la combattre, parce que ça nous rend VIVANTS. Une fois que tu l'accepte, tu supprimes déjà une grosse part du problème parce que t'arrête de te battre contre toi-même.

Bref, ça affine et me permet de retrouver mon instinct de chasseur, qui parfois s'hypertrophie un peu sous le coup de la procrastination. C'est con, mais c'est vraiment ça. Ça me permet de mieux faire le shift dont je parle plus haut. D'entrer dans un state où en fait, il suffit de faire simple (pour en revenir au sujet).

C'est mon exercice d'impro à moi, on va dire.

Citation:
Ça me rappelle un article que j'avais lu sur l'Approach Anxiety où le mec expliquait qu'en gros, il fallait arrêter d'essayer de supprimer la peur de l'approche, il fallait l'accepter entièrement, ne pas la combattre, parce que ça nous rend VIVANTS. Une fois que tu l'accepte, tu supprimes déjà une grosse part du problème parce que t'arrête de te battre contre toi-même


C'est pas moi qui ait dit ça ? :mrgreen:

En tout cas, je le pense aussi. Faut voir ça comme une sorte de trac, quand la peur est optimale. Ni trop élevée, ni trop peu présente.

Citation:
C'est mon exercice d'impro à moi, on va dire.


Yep. Mais vois ça comme un jeu, tente des trucs du style "la prochaine, j'y vais vraiment sans penser quoi dire avant".

Venusian a écrit:
Citation:
Ça me rappelle un article que j'avais lu sur l'Approach Anxiety où le mec expliquait qu'en gros, il fallait arrêter d'essayer de supprimer la peur de l'approche, il fallait l'accepter entièrement, ne pas la combattre, parce que ça nous rend VIVANTS. Une fois que tu l'accepte, tu supprimes déjà une grosse part du problème parce que t'arrête de te battre contre toi-même


C'est pas moi qui ait dit ça ? :mrgreen:

En tout cas, je le pense aussi. Faut voir ça comme une sorte de trac, quand la peur est optimale. Ni trop élevée, ni trop peu présente.


Non en fait ça venait d'un article/site anglo-phone (peut-être un truc sur fastseduction ? Je sais plus ...).

Bon, en fait le truc c'est que moi, perso, j'ai toujours bloqué de manière particulière sur la sarge pure, particulièrement en street (bon je suis surement pas le seul). Je suis absolument pas spécialement handicapé social ni timide outre-mesure (d'ailleurs, dès que je suis zen, il peut m'arriver de faire des trucs qui m'hallucinent ensuite). Mais voilà, la sarge, ça bloquait grave. Je pense que j'ai dû arpenter pendant de nombreuses heures les rues de panam sans réussir à faire grand chose ou très mal. Mais bon, j'abordais surtout dans d'autres contextes (bars, boites, fac ...) et ça passait souvent sans problèmes.

Mais lorsque je suis arrivé en Allemagne, j'ai eu vraiment de la peine - dans un premier temps, à chopper de la poupoune. Et même, j'avais fait plusieurs dates qui n'avaient pas donné de suite (au moins 6 ou 7, et même si ça se terminait en KC, pas de suite ...). Ma méthode de toujours avait été "on s'emmerde pas avec des trucs techniques, on y va en freestyle sans se poser de questions", bah ça passait pas/plus. Donc j'ai pris le taureau par les cornes et décidé d'apprendre vraiment à faire mieux, d'essayer d'utiliser les techniques lues ici et là, de mettre en place de la routine, pour aborder de manière quasi industrielle ;). Le début de ma participation vraiment active ici date de ce moment :mrgreen:

Alors je suis tombé sur le genre de réflexion que j'évoquais plus haut.

Venusian a écrit:
Citation:
C'est mon exercice d'impro à moi, on va dire.


Yep. Mais vois ça comme un jeu, tente des trucs du style "la prochaine, j'y vais vraiment sans penser quoi dire avant".


Il m'arrive d'y aller sans penser quoi dire avant. Ça m'arrive même souvent et selon mon state, ça donne parfois des choses très très bonnes. Mais en sarge, étant donné que j'ai tendance à bloquer, je tente pas mal de m'appuyer sur des routines, par contre. Ça m'aide beaucoup à dépasser cet état et à entrer dans un délire plus zen, à force de jouer. Le simple fait d'avoir un/deux enchaînements prêts, ça fait que j'y vais beaucoup plus zen. Ça veut pas dire que je vais forcément m'y tenir, le but c'est d'improviser tant qu'on peut, mais le fait de ne pas risquer de me retrouver sans rien à dire et avoir une direction, ça débloque beaucoup.

Au passage, le parcours que j'ai décrit explique pourquoi je suis souvent en décalage avec la tendance actuelle, qui tend de plus en plus à critiquer tout ce qui est techniques et à insister sur un certain vague "soyez vous-mêmes".

Dans mon cas, introduire un peu de technique et finalement faire un peu moins simple, ça a incontestablement modifié la donne ici en Allemagne. Cette dernière année, paradoxalement, j'ai plus choppé que je n'avais jamais fait avant.

Mon avis c'est que les conseils style "restez simple", "soyez naturel", "ça vient tout seul" et autres "draguer c'est facile" c'est :

1- évident / acquis pour les mecs bons
2- des bons conseils pour les gens de niveau intermédiaire qui ratent certaines occasions parce qu'ils réfléchissent trop
3- des conseils non-adaptés aux débutants, puisqu'ils ne sont pas conscients de ce que c'est pour toi "être simple"

Pour faire un truc de façon simple il faut avoir appris à le faire, l'avoir répété un certain nombre de fois, s'être posé la question "est-ce que je fais bien là ?", etc.

Par exemple, repérer des IOI au début n'est pas forcément évident (on le voit souvent avec les gens qui ratent la "fenêtre de tir"), puis vous vous posez la question "est-ce qu'elle fait ça parce que je lui plais ?" chaque fois que vous remarquez un truc, puis au fil du temps vous savez en une demi-seconde que oui, effectivement, elle fait ça parce qu'elle aimerait pouvoir caresser votre zizi.


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