Niveau d'études et valeur sociale

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Je veux parler de la valeur que beaucoup de gens vont, spontanément et plus ou moins consciemment, attribuer à une personne en fonction de son cursus d'études supérieures, ou plus généralement, du niveau de qualification que requiert son emploi.

Bref, peut-on avoir un Q.I à trois chiffres et quelque chose à raconter si l'on n'est pas CSP++ ?

En m'efforçant d'améliorer mon social proof, et donc en multipliant les interactions, j'ai été fatalement amené à devoir très fréquemment répondre à la question fatidique : "Tu fais quoi dans la vie ?" ou bien "tu fais quoi comme études ?". Parce que bon, arrive un moment où les gens finissent par comprendre qu'on n'est pas réellement éleveur de pingouins. Et j'ai remarqué que de cette réponse allait bien souvent dépendre, au moins dans un premier temps, l'image, positive ou négative, qu'aura de nous notre interlocuteur (homme ou femme d'ailleurs).

En ce qui me concerne, j'ai détesté l'école, abhorré le collège et exécré le lycée. C'est donc tout naturellement, après un parcours pour le moins chaotique, que j'ai brillamment échoué à mon baccalauréat (technologique).

Mes premières années dans la vie active se sont résumées à une accumulation de petits boulots, non qualifiés et mal payés. J'étais le type que la maman montre du doigt à son enfant en lui disant : "tu vois, si tu ne travailles pas bien à l'école, tu finiras comme lui".

Alors certes, ma mère est sans doute moins fière de moi que ne l'est celle du diplômé d'une prestigieuse ESC en CDI à un poste de cadre dans une multinationale. Néanmoins, je ne pense pas être totalement idiot, sais m’exprimer à peu près convenablement, m’intéresse à pas mal de choses, lis beaucoup... J'ai d'ailleurs rencontré beaucoup d'ouvriers et d'employés très intelligents et cultivés, et à l'inverse, pas mal de bac+5 qui, sortis de leurs domaines bien spécifiques... bref.

Pourtant, j'ai l'impression, vis à vis d'une certaine population, de me disqualifier automatiquement sitôt l’aveu fait de mon passé de cancre et de mon appartenance à la "France d'en bas".

Je suis d'un naturel assez ouvert et me lie facilement avec des inconnus, de tous âges/classes sociales et en tous lieux, et j'ai très souvent vu des gens devenir crispés, soudainement distants, voir afficher une moue de dédain à la révélation de ma situation sociale.

Je ne parle pas de mépris, mais plutôt d'un préjugé, une sorte de schème mental intégré chez beaucoup et qui leur ferait voir quelqu'un de peu ou pas qualifié comme quelqu'un d’inintéressant. Quelqu'un n'ayant pas eu les capacités intellectuelles de poursuivre des études. Et comme on associe souvent études et culture générale... allez savoir pourquoi d'ailleurs.

J'en ai parlé avec des amis (cadres ou professions libérales) qui m’ont confirmé leur à priori négatif sur les "classes populaires".

Donc j'aimerais savoir ce que vous en pensez, ceux qui exercent une profession non qualifiée, si comme moi vous avez l'impression d'avoir à franchir une barrière de plus, d'avoir à prouver quelque chose, sitôt que vous évoluez dans un milieu dit aisé. Et ceux d'entre vous qui appartenez à ce milieu, si pour vous il faut nécessairement être de votre classe sociale pour susciter votre intérêt.

Ice Mc a écrit:
Donc j'aimerais savoir ce que vous en pensez, ceux qui exercent une profession non qualifiée, si comme moi vous avez l'impression d'avoir à franchir une barrière de plus, d'avoir à prouver quelque chose, sitôt que vous évoluez dans un milieu dit aisé. Et ceux d'entre vous qui appartenez à ce milieu, si pour vous il faut nécessairement être de votre classe sociale pour susciter votre intérêt.

Rien de spécial, après je suis peut être un cas à part, je m'explique je me suis barré de chez mes parents à 18 ans et donc mon voisin de palier de l'époque qui est devenu depuis l'un de mes meilleurs potes que j'ai d'ailleurs pas vu depuis un bail était ouvrier il avait un cap, un boulot payé au smic mais il était super cool, très ouvert, intelligent, m'a rendu pas mal de services et on a passé des soirées totalement délire ensemble donc ça a sans doute forgé mon opinion sur le sujet.

Du coup je me prononce jamais trop tôt sur quelqu'un encore moins sur des critères aussi naze niveau fiabilité que la csp, je sais que chacun a son histoire perso et être ouvrier n'est pas nécessairement dû a un manque d'intelligence (bien que je pense que les hautes études soient hors de portée de certains même avec tous les efforts du monde), ou à de la fainéantise.

Cela dit on peut pas nier que parmi les ouvriers ou les gens qui n'ont pas faire d'études en général il y a quand même une proportion hallucinante de beaufs (bien hardcores pour certains), mais je crois que ça a moins à voir avec le diplôme qu'avec la classe sociale d'origine.

Le niveau d'étude a un rôle significatif dans les interactions sociales. Venant d'un milieu défavorisé et ayant énormément travaillé pour faire de grandes études, je peux dire que j'ai vraiment senti la différence de regard des gens au fur et à mesure.
Après est-ce une condition nécessaire pour percer dans un milieu social? Je dirais ça dépend quel milieu social on vise, perso je sais qu'en région Parisienne ou à l'étranger (London par ex), c'est quand même important d'avoir une certaine condition (que ce soit par les études, ou en étant fils à papa) pour que les gens soit intéressés par toi.

Bossant dans le tertiaire et dans les métiers du service , 'il y a un mot qui me vient à l'esprit : conservatisme

les gens sont et resteront conservateurs,'on pourra pas changé ça, quoi qu'on fasse..., c'important pour eux, car ça rentre en general dans l'ideologie du "gain/perte", pas comme eux = perte, comme eux ou au dessus = gain


c'est surtout visible quand on pratique un type de métier ou qu'on est ancré dans une realité sociale , on interagit différemment avec les autres « exterieur » ou ceux ci interagissent différemment envers vous.
Les préjugés vont dans les deux sens,
De mon experience et ce que je vois autour de moi : on a pas envie en general de se casser le cul à connaître l'autre ou les autres de vous connaitre
donc bon un niveau social ou pseudo niveau superieux, reveille les neuronne d'interet vers la case "gain"

signe de tout ça : Autour de moi , j'ai toujours vu des couples dans les memes genre de branches sociaux ou professionnel,, en masse : des prof avec des prof, des serveuse avec des gens du metier, des avocat avec des avocat, et surtout groupes sociaux quasi clone toujours ensemble

la curiosité des gens pour les autres n'est que superficielle, polie et neutre

j'arrive pas à passer aucune barrière pour ma part, j'évolue pas dans des milieux aisé, je suis passé d'un milieu popu à juste classe moyenne grace aux etude et le metier que j'ai , « classe moyenne » c'est bien le mot qui a bien tout son sens, au milieu, neutre, quidam, donc on est dans le décors à voir la comédie que font les gens en general dans les interactions

j'ai remarqué que c'est courir à chercher l'attention des autres à « varier » son cercle à tout prix, ce trip je l'ai surtout vu de deux type de gens : les gens issue de class popu qui essaient de compenser un complexe social (en general ce genre de personne finissent toujours ironiquement par retourner à fond vers leur racine sur le tard )
et les gens de milieux aisé qui agissent par une sorte « d exotisme sociale » de cotoyer des gens « différent » d eux,

c est sans doute pour ça que j'ai pris du recul avec l'interet de chercher à prouver une quelconque « valeur sociale »

C'est vrai ce que tu dis en ce qui concerne les couples qui font partis du même niveau social. J'observe également un autre phénomène : les AFC qui essayent de par leur statut social ou la qualité de leurs études de sortir avec des filles qui sont moins "huppées" qu'eux. Phénomène de "gain" comme tu le dis.

Je pense à ces ingénieurs ou élèves en école de commerces qui débalent, dès qu'une opportunité se présentent, leur CV devant les filles qu'ils espèrent avoir. Après tout pourquoi pas, j'avoue avoir déjà sorti cette carte moi aussi. Mais attention, en basant ses relations ainsi, je ne suis pas sûr de l'effet long terme, ni de la qualité des filles que l'on peut attirer.

Avec un bon game, je pense qu'il est beaucoup plus intéressant de se dispenser de l'effet "gain" que l'on peut apporter avec le statut que l'on a. Le but étant de se détacher de cela, tout ça pour attirer des filles qui ne sont pas juste impressionnées par un diplôme ou un statut social. Ces filles là sont en général équilibrées (belles, intelligentes, sympa, mais hard to get bien évidemment).

Darky a écrit:
a curiosité des gens pour les autres n'est que superficielle, polie et neutre


Pas complètement d'accord. C'est peut être mon jeune âge qui veut sa mais je suis souvent profondément curieux de la vie de certaines personnes et de ce qu'ils ont à raconter, et aussi bien de gens de classes sociales inférieures que de réussites sociales monstrueuses.

Je suis intéressé par leur "fonctionnement mental", leur vie , comme quand on me lisait une histoire étant plus jeune.

Pleins de gens sont passionnants quand ils racontent leurs vies. Et ces rencontres n'ont rien de neutres, elle me font souvent beaucoup réfléchir, envisager des points de vue nouveaux ( comme un AFC découvrant les articles de FTS) et sa sa n'a absolument rien de superficiel ni de neutre.

Et en plus je trouve que être curieux de la vie de quelqu'un de façon général , c'est tout de même une des façons assez puissante de séduire!


Ice Mc a écrit:
J'en ai parlé avec des amis (cadres ou professions libérales) qui m’ont confirmé leur à priori négatif sur les "classes populaires".


Venant d'une "classe aisée", je n'ai absolument aucuns à priori négatifs. Et je pense que tes amis ont un peut-être un souci d'éducation et d'ouverture sur les autres. Franchement dire que j'ai pas envie de fréquenter des sans certaines valeurs que j'ai oui mais sa n'a aucun rapport avec la classe populaire, y a des cons partout et je pense que tes amis stéréotypes trop les choses.
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  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 08.01.12, 17h21 par Trip Fontaine

http://www.frenchtouchseduction.com/board/post269114.html?hilit=homogamie%20et%20choix#p269114, j'avais écrit ça un peu en rapport avec ton sujet.


Ice Mc a écrit:
Bref, peut-on avoir un Q.I à trois chiffres et quelque chose à raconter si l'on n'est pas CSP++ ?



Ice Mc a écrit:
Alors certes, ma mère est sans doute moins fière de moi que ne l'est celle du diplômé d'une prestigieuse ESC en CDI à un poste de cadre dans une multinationale. Néanmoins, je ne pense pas être totalement idiot, sais m’exprimer à peu près convenablement, m’intéresse à pas mal de choses, lis beaucoup... J'ai d'ailleurs rencontré beaucoup d'ouvriers et d'employés très intelligents et cultivés, et à l'inverse, pas mal de bac+5 qui, sortis de leurs domaines bien spécifiques... bref.


CQFD.

Disons qu'en la matière, les préjugés des gens sont indéniables et inévitables... jusqu'à ce que tu leurs prouve qu'ils s'étaient trompés à ton sujet. Si tu y parviens.
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  • 0 (C'est pas faux) le 08.01.12, 20h20 par Mikau

Pour avoir fréquenté des milieux "riches" (moi-même étant de classe moyenne), je n'ai eu aucun problème à me faire accepter, notamment parce que (sans me vanter) j'ai un niveau de culture dont je n'ai pas à rougir et qui dépasse souvent le leur. Et pour avoir un ami qui ne sait séduire qu'en déballant son CV (littéralement !) et pour avoir vu le résultat... :lol:
Il me semble qu'un niveau social devient handicapant à partir du moment où on se sent y appartenir et devoir s'y tenir. C'est vrai qu'à bien y regarder, l'homogamie est un fléau, et faut quand même avoir envie de se l'infliger en cas de LTR ; parler des mêmes choses au travail, à la maison et au plumard...pfooouuu !
La clé, c'est d'apporter du dépaysement, quelque chose qui n'existe pas dans la classe d'au dessus (ça peut être n'importe quoi ; fraîcheur, aventure, franc parler...) tout en se faisant respecter sur leur propre terrain (culture, aisance sociale...).
Un même "contexte" aide aussi à faire effondrer les barrières ; une activité aussi simple que faire les vendanges peut rassembler des étudiants de milieux aisés et des mineurs lorrains autour d'une partie de belote, et au bout de quelques jours, chacun apprend de l'univers de l'autre sans plus considérer un quelconque problème de milieu d'origine.

Bref, ça me parait un peu réducteur de considérer le niveau social comme un facteur limitant pour la séduction ; les exemples de manquent pas de types sortis de nulle part qui parviennent à séduire leur monde (quel que soit le sens d'ailleurs, riche=>pauvre ou pauvre=>riche ; ce que vous voulez entre Robin des bois et le tennisman de Match Point quoi)
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  • +1 (100% d'accord) le 08.01.12, 21h14 par Lorenzacio

Citation:
Disons qu'en la matière, les préjugés des gens sont indéniables et inévitables... jusqu'à ce que tu leurs prouve qu'ils s'étaient trompés à ton sujet.


Ou considérer que tu es au dessus de tout ça !

Pour moi, même si c'est un petit combat ça fonctionne ! Ça en est même devenu un leitmotiv pour ne pas envoyer valdinguer, après une journée de merde, mon boulot de vendeuse...

Pourtant issue d'un milieu favorisé, ayant beaucoup voyagé, couplant actuellement mon Master de LEA (anglais-chinois) avec un master de Droit des Affaires... dès que je rentre dans la boutique et que j'enfile mon sourire de vendeuse, les gens ne me considèrent plus du tout comme une étudiante en Droit parlant couramment chinois ! Pour eux je suis juste une vendeuse... alors si en plus vous êtes dans une boutique de "luxe" à St Germains, c'est encore pire... vous êtes juste bonne à assouvir leurs moindres caprices vestimentaires.
Et ya vraiment eu des soirs où après des réflexions, des regards complaisants de clientes, je me considérais comme une moins que rien... Dans ces moments là, mon remède : me prouver par A+B que non je ne suis pas ce que j'ai pu lire dans leurs yeux !

C'est pas grand chose mais c'est ma manière à moi d'être au dessus de tout ça et de ne pas me laisser enfermer par ces préjugés à la con !
Quoiqu'il en soit un métier, des études (ou pas) ne définissent pas ce que nous sommes !

Pour compléter ce que dit Démosthène (qui a presque tout dit d'ailleurs), c'est que oui forcément tu devras fournir plus d'effort qu'un type évoluant déjà dans cette classe sociale. Sauf qu'au bout de quelques minutes on oublie facilement d'où tu viens pour peu que tu sois intéressant.

Puisque tu veux parler de notre ressenti face à un gueux (rholala, je plaisante ;) ) le voici:

Je fais des études , dit noble. C'est à dire des études que tout le monde connait depuis des siècles, bien ancré dans le paysage, quoi...
Alors entre parenthèse, ça m'aide pas à choper, de nos jours on a plus aucuns respects pour la robe. :fuuuu:

Dans ma filière il y a disons une bonne moitié qui est très étanches. Appelons les, les cons. Ils vont vouloir te rabaisser, être indifférent à ta présence. C'est comme ça, c'est la vie, et tu le rencontreras partout dans toutes les classes sociales.

L'autre moitié... S'en fout complètement. Mais, genre... complètement. Si j'ai rajouté le fait que j'étais dans une filière "noble" c'est pour une bonne raison: On est si haut dans l'échelle des études (c'est simple, on a le monopole du domaine), qu'à part nous, on voit difficilement comment quelqu'un pourrait dire qu'il fait mieux. Du coup on a aucuns complexes d'infériorité, et étant jeunes, aucuns complexes de supériorité. (En vieillissant, si, on deviendra des cons. Normal).

Le corollaire étant qu'à part notre filière on est carrément inculte des autres études. ESC par exemple..Quesako ? En fait, la population mondiale pour nous se définirait par : Les autres et nous. Point à la ligne.

Et si on a l'air étanche, c'est tout simplement que nous faisons des études prenantes, qu'on traine qu'avec des gens comme nous. C'est tout. On est plus "endogame" qu'une autre population tout simplement parce qu'on traîne qu'avec nos congénères et qu'on a peu de temps pour découvrir les autres. Si, par contre, toi tu forces le passage, eh bien tu ne peux qu'apporter de la fraicheur. Profite, la France reste l'un des seuls pays où on peut se mélanger sans que ça choque.

J'ai donc un conseil pour toi: Etre franc, et ne pas avoir honte. Pour les autres qui font des études qui sont peu connus: Ne vous vantez pas, et n'essayez pas de noyer le poisson par un jargon (souvent du globish). Sérieux...

Ice Mc a écrit:
Pourtant, j'ai l'impression, vis à vis d'une certaine population, de me disqualifier automatiquement sitôt l’aveu fait de mon passé de cancre et de mon appartenance à la "France d'en bas".

Je suis d'un naturel assez ouvert et me lie facilement avec des inconnus, de tous âges/classes sociales et en tous lieux, et j'ai très souvent vu des gens devenir crispés, soudainement distants, voir afficher une moue de dédain à la révélation de ma situation sociale.


Tout dépend de comment tu te perçois toi même, et comment tu annonces ce que tu fais. Si tu as honte et n'aimes pas ce que tu fais, que tu n'as pas d'objectif, etc... Tu peux avoir une forme d'embarras, conscient ou inconscient, qui sera détecté par les autres et ce que tu perçois comme une crispation chez eux, n'est en fait que le reflet de ton propre changement lors de l'annonce.

D'ailleurs le vocabulaire que t'utilises est plutôt négatif. Le mot "aveu" c'est quand tu avoues avoir fais quelque chose de mal en principe.

Des questions me viennent à l'esprit en lisant ton post, es-tu satisfait de ta situation ? As-tu des projets concernant ton job ou ton avenir financier ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 le 08.04.12, 19h01 par nicoghibli
  • +1 le 08.04.12, 23h02 par Gordon_Gekko

En fait, je ne veux pas tant parler de la difficulté de s'intégrer dans une classe sociale "supérieure" (j'y arrive sans problème, même si je n'en fais absolument pas une fin en soi), ou de l'homogamie, qui est plus une soumission aux conventions sociales qui n'implique pas nécessairement de jugement de valeur, que de ce préjugé qui voudrait qu'on ne trouve pas (sauf rares exceptions) de gens intelligents et cultivés chez les non diplômés. C'est oublier un peu vite que les aléas du destin peuvent vous pousser plus tôt que prévu dans la vie active, indépendamment de vos capacités.

Cette superficialité de jugement, dans l'absolu, ne me gêne pas tellement, dans la mesure où elle opère pour moi un tri salvateur. Je ne perds pas grand chose en ne côtoyant pas quelqu'un qui s'arrêterait définitivement à un détail tel que le niveau d'études.

Cependant, elle me dérange parfois, dans la présomption d'inculture crasse qu'elle semble induire vis à vis des "gueux" comme moi par exemple :) . Parce que je vous assure que les diplômés n'ont pas le monopole de l'instruction et de la jugeote.

Gekko, la connotation péjorative des termes que j'ai utilisés se voulait entrer en résonance avec l'apriori que j'ai cru déceler chez mes interlocuteurs, pas le mien. Et pour répondre à ta question, oui, je suis assez satisfait de ma situation. Je suis épanoui, et je ne pense vraiment pas laisser transparaître dans mes interactions un quelconque malaise/embarras dû à ma condition sociale, qui est somme toute loin d'être infamante.

N.B : Écoutez la condescendance du ton employé par les journalistes pour expliquer les comportements, politiques ou de consommation par exemple, des classes populaires "qui n'ont pas fait d'études". C'est éloquent...

Ice Mc a écrit:
Et pour répondre à ta question, oui, je suis assez satisfait de ma situation. Je suis épanoui, et je ne pense vraiment pas laisser transparaître dans mes interactions un quelconque malaise/embarras dû à ma condition sociale, qui est somme toute loin d'être infamante.


Dans ce cas, laisse tomber ceux qui pensent être supérieur parce qu'ils ont fait des études ce sont tout simplement des idiots. Si tout va bien dans ta vie, aucune raison de t'en préoccuper :wink:

D'ailleurs je tiens à signaler que ça marche dans les 2 sens le changement de comportement chez les gens. Quand tu annonces faire un métier très rémunérateur, surtout dans la finance, certaines personnes commencent à te regarder avec mépris. Les esprits obtus sont présent dans toute les classes sociale, suffit juste de les ignorer :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (C'est pas faux) le 09.01.12, 14h47 par Bob77
  • +1 (C'est pas faux) le 08.04.12, 19h01 par nicoghibli
  • +1 le 08.04.12, 23h03 par Gordon_Gekko

Mon groupe d'amis proches étant plutôt divers de ce point de vue ( du doctorant au mec qui a arrêté l'école a 14 ans ) je suis bien placé pour savoir qu'on trouve des mecs cultivés dans tous les milieux mais également qu'on est très vite jugés sur nos papiers.
Ce jugement est regrettable, je trouve, d'autant plus que j'ai l'impression qu'il est toujours le fait des mêmes, à savoir d'étudiants qui n'ont jamais connus d'autres environnements que le milieu estudiantin.
N'ayant que peu de diplômes et exerçant un métier ( a juste titre, il est vrais ) très peu valorisé, je ne compte même plus les regards étonnés, voir méprisants, de jeunes futurs enseignants, par exemple.

Mais après tout, il n'est pas nécessaire de fréquenter de grandes écoles pour se tailler une culture ou un esprit critique et nul besoin d'étudier pendant 10 ans pour accéder à des revenus plus que correctes.
Donc on en revient à une histoire de taille de la bite quand un branleur viens te déballer son CV avec condescendance et un minimum de repartis suffit généralement à moucher ce genre de type, qui te prend de haut avant même de te connaitre si tu n'as pas aux moins un master.

De mon point de vue, le plus gros avantage des études, niveau drague, c'est le milieu étudiant. C'est tout.

veja a écrit:
Darky a écrit:
a curiosité des gens pour les autres n'est que superficielle, polie et neutre


Pas complètement d'accord. C'est peut être mon jeune âge qui veut sa mais je suis souvent profondément curieux de la vie de certaines personnes et de ce qu'ils ont à raconter, et aussi bien de gens de classes sociales inférieures que de réussites sociales monstrueuses.


Pour ma part, cette curiosité beate envers la vie des gens que tu semble avoir m'effrai, je la comprend pas, et la trouve étrange; car elle sous entend tout le temps un appriori positif automatique sur tout le monde et glisse tout le temps vers le "tout le monde il est gentil" reducteur et naif


Citation:
Je suis intéressé par leur "fonctionnement mental", leur vie , comme quand on me lisait une histoire étant plus jeune.


le fonctionnement mental de la plupart des gens pour ma part on y devrait pas trop y creuser, chercher à tout prix à" comprendre" m'effrai pour ma part, c est intrusif et parfois y aller nous fait forcement du bien,
surtout qu'au long terme les gens ne sont mus que par l'irrationnalité, ...


Citation:
Pleins de gens sont passionnants quand ils racontent leurs vies. Et ces rencontres n'ont rien de neutres, elle me font souvent beaucoup réfléchir, envisager des points de vue nouveaux ( comme un AFC découvrant les articles de FTS) et sa sa n'a absolument rien de superficiel ni de neutre.

Et en plus je trouve que être curieux de la vie de quelqu'un de façon général , c'est tout de même une des façons assez puissante de séduire!


les gens qui racontent leur vie en general ne sont pas passionnant , il le font en general pour se donner de l'importance, et j'ai surtout remarqué et à chaque fois qu'ils ne t ecoutent pas, JAMAIS
tout l'important dans l'histoire, c'est ce qu'il te racontent et rien d'autre
d'ou la chose ce que je disais " interet polie, neutre, et superficielle" quand vient leur tour de t'ecouter

combien de fois en date, j'avais des sueurs froides à cause de ça

des filles, noires, qui me font des long delires racialiste de type kemitisme, d'un ton badin genre " c est mon point de vue"
d autres à des detours de conversation te causer de NWO,
d'autre enquiller d anecdotes sur anecdotes dans l'esprit de "confessions intimes" (pour le coté stupéfiant qui met mal a l'aise avec rire géné) et aveux façon "striptease" pour le coté voyeur d'un quotidien banal

pour ma part, ça te sert à rien pour draguer !
la plupart du temps ça t'effrai plus sur le genre humain, plus qu'autre chose... :?
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  • 0 (???) le 09.01.12, 13h15 par Mr.Smooth

Darky,
Pour avoir croisé beaucoup de gens, à des moments et des endroits différents, porteur d'humeurs et de personnalités différentes, je suis convaincu que ce que tu dis est vrai, mais que tu te trompes.

Les gens, la plupart du temps, se comportent comme on croit qu'ils vont se comporter. Je ne saurais pas mettre un mot dessus. C'est quelque chose dont on parle ici de temps en temps pour la séduction : qu'une fille réagit bien parce qu'on sait qu'elle va bien réagir et que du coup on communique une énergie positive. C'est en fait vrai tout le temps.

Ce que tu dis est vrai. Mais ce n'est vrai que pour toi.
– Etant convaincu que les gens ne sont pas intéressants, et que s'ils te parlent d'eux c'est quelque chose de négatif, tu transpires cette croyance dans tes interactions. Probablement que tu penses à ça au lieu de suivre ce qu'ils te disent. Probablement que tu ne t'intéresses pas vraiment à ce qu'ils peuvent te dire. Les gens le sentent. (Presque) tout le monde sait lire instinctivement que quelqu'un est ennuyé, pas intéressé, détaché. Du coup ils ne vont pas insister.
– De la même façon, comme tu es convaincu qu'ils ne sont pas intéressés quand tu leur parles de toi, probablement que tu abrèges. Que tu ne prends pas ton temps, que tu parles d'une façon chiante ou au débit trop rapide, que tu zappes des bases de storytelling comme nommer les gens dont tu parles, bref tu leur subcommuniques avec ton langage corporel et ta voix le message « ceci ne t'intéresse pas ».

Veja, qui s'intéresse sincèrement aux gens, a sans doute des échanges très différents de ceux que tu peux avoir. Se sentant intéressant et écouté, son interlocuteur lui parlera sans doute plus ouvertement, expliquera ce qui le fait vibrer, les motivations derrière ses choix, la passion qui vit en lui. Là où tu auras croisé un prétentieux inintéressant, Veja aura fait une rencontre fabuleuse avec une personne vivant ses passions.

A chaque instant, chacun projette autour de lui, par son attitude son langage corporel et sa voix, sa propre vision du monde et sa propre réalité. Cette projection influe directement sur l'attitude des gens, qui tendent à s'y adapter. J'ai une anecdote pour toi.

Il y a deux mois, alors que je quittais Sarajevo à pattes avec mon sac à dos, j'ai croisé deux autres voyageurs français, Alex et Benoît. Un couple parisien sympa, genre relax et sans prise de tête, qui se fait le tour du monde à pieds de Paris à Paris. On a fait quelques jours de route ensemble dans Romanija, une région montagneuse pittoresque de l'est de la Bosnie, connue notamment pour son alcool local, la Rakija ou Šlivovica un genre d'eau de vie de prune.
Au deuxième jour, en début d'après-midi, on croise un homme de la quarantaine bien tassée, du genre paysan au physique buriné par les années entre travail dans les champs au soleil et rigueur de l'hiver bosniaque réchauffé à l'eau-de-vie. Il est affairé près d'une vieille remise, et on le salue de loin, depuis la route. Il nous crie quelque chose. Étant passionné par la découverte d'autres cultures, j'apprends le serbo-croate depuis un mois, et je comprends qu'il nous souhaite simplement bonne route. C'est sympa, et je continue sur ma lancée quand Alex — qui ne parle pas un mot de la langue — s'arrête et lui répond en français :
— hein ? tu paies ton café ? C'est super sympa ! On arrive !
Là dessus elle rentre dans la cour de la ferme, grand sourire. Amusés, Benoît et moi la suivons, sourire aux lèvres également. Un peu interloqué, le fermier, qui s'appelle Miladin, nous accueille d'abord mi-figue mi-raisin, mais ça ne dure que quelques secondes, et la bonne humeur communicative de Alex a tôt fait de nous valoir un café assorti de quelques verres d'eau de vie, et de grillades maison.
On passe finalement 2h à la ferme, et Miladin nous montre comment il distille l'eau de vie, tandis qu'on lui explique nos projets de voyage à l'aide des gestes d'Alex, de la descente de Benoît et de mes 30 mots de serbe. On va même s'essayer à la distillation de Rakija !


Veja> way to go mec, ne change rien :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (A lire) le 09.01.12, 16h44 par Trip Fontaine
  • 0 (Like !) le 09.01.12, 17h35 par veja

On serait pas un chouilla dans le politiquement correct, là, quand même ? ...

On a des gens cultivés dans tous les milieux sociaux, certes. Maintenant, toute chose égale par ailleurs, selon le milieu social, le rapport à la culture n'est tout de même pas le même. Après, on peut toujours prendre l'exemple de l'ouvrier hyper cultivé (et tout le monde peut y aller de son exemple perso, le frère de l'ami de ma sœur connaît un mec qui...), mais s'il s'était intéressé à la culture dès son plus jeune âge, il ne serait probablement pas ouvrier. Bref, l'exception qui confirme la règle ne remet pas en cause la règle ... Elle la nuance, tout au plus.

Je vais me faire taxer d'élitiste, mais: perso, je suis chercheur, et très franchement, il est très rare que j'ai des discussions scientifiques/intellectuelles intéressantes (que ce soit philo, histoire, politique ...) avec des gens qui n'ont pas fait un minimum d'études. Après, par ailleurs, l'un n'empêche pas l'autre. J'ai aussi de bons amis avec qui j'aime discuter de toute autre chose que d'épistémologie historique ou du sens de la violence symbolique chez Bourdieu. Mais ça ne dépassera jamais un certain stade de connexion. Et je me verrais très mal avec une fille qui n'a pas un minimum de manières + culture.

Donc bon, le niveau d'étude influe nécessairement sur les regard des autres (du moins de ceux venant de classes tendanciellement plus instruites) et dans une certaine mesure, c'est même logique. Contre les non diplômés, il existe un préjugé négatif de non instruction, qui se justifie par le fait que la grande majorité de non instruits "institutionnellement", bah désolé, mais ils n'ont pas grand chose à dire, du moins qui puisse intéresser certains autres. Même s'il existe des exceptions. Ça ne veut évidemment pas dire qu'il faut s'y arrêter.

Parce que c'est comme tout: la taille, la beauté, le fric, les bagnoles. Ça aide, mais évidemment, ça ne fait pas tout. On peut être hyper diplômé et n'avoir pas grand chose à dire ou n'avoir aucune intelligence sociale. Le diplôme est une valeur parmi d'autres (et non, il ne signifie pas rien, comme certains aimeraient le sous-entendre), il donne de la valeur, maintenant, ça vous fait pas quelqu'un d'intéressant ou un bon séducteur.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 09.01.12, 15h52 par Holden Caulfield
  • +1 (C'est pas faux) le 09.01.12, 16h34 par Reborn

Citation:
mais s'il s'était intéressé à la culture dès son plus jeune âge, il ne serait probablement pas ouvrier. Bref, l'exception qui confirme la règle ne remet pas en cause la règle ... Elle la nuance, tout au plus.


Ok , sauf que t'oublie tout ceux qui n'ont pas pu faire d'études parce que leurs parents n'ont pas pu leur offrir . Et meme si l'université est gratuite , il y'a des gens qui ont besoin de travailler pour vivre et donc quand t'as besoin d'un vrai salaire , tu oublies direct les études .
Et puis quand tu vis dans une cité et que t'as que du béton autour de toi , ca aide pas à devenir intéréssant ni à faire des études .

Alors oui faire des études c'est bien et c'est enrichissant . Mais à coté de cà , c'est pas accessible à tout le monde quoi qu'on en dise ( il y en a qui sont nés dedans , d'autres pas ) .

Merci x-Hunter pour ce petit rappel a la réalité. Certains oublient trop vite que pour faire les études qu'on veut, il faut avoir les moyens de se les offrir.

Croire que l'eboueur du coin est forcément plus bête que vous parce qu'il a un emploi alimentaire c'est bien beau mais c'est être sacrement obtu. Un comble pour quelqu'un qui se prétend cultivé non?

Avoir un diplôme n'est que la preuve qu'on a su, dans un domaine donné, apprendre des choses. C'est a la portée de tous.

La curiosité sera ce qui permettra de motiver les gens a vouloir se diversifier. Être bardé de diplomes n'est pas un gage de curiosité et vice versa.

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