J'ai donc retrouvé, non sans agréable surprise, deux filles : l'une très fine, mais jolie, sociable avec tout le monde, rencontrée l'été dernier quand elle était caissière de supermarché (j'en avais parlé dans un sujet, mais j'avais joué neg à fond avec sa copine qui m'intéressait) ; l'autre, cliente que je servais moi-même, et qui presque systématiquement me montrait un sourire qui ne m'a jamais semblé anodin.
J'ai donc rapidement constaté la sociabilité de la première qui parle avec tout le monde, a fortiori tous les mecs avec entrain et bonne humeur. Son comportement à mon égard - de me demander où j'habite, ou les jours quand je travaille - ne laisse donc planer en rien un intérêt évident. L'autre, en revanche, c'est différent. Je me rappelle que lors de ma première journée de travail avec elle, elle m'avait aperçu passer à ses côtés, et qu'elle avait attendu que je lève les yeux vers elle pour la saluer (ce que j'ai fait). J'avais ce jour-là negguer vite fait sur sa capacité à parler espagnol, mais niveau neg ca s'arrête là . Je me souviens aussi, la semaine dernière, alors que je parlais avec la première, elle avait tenté de s'insérer en me demandant où j'habite. Mais elle s'est rapidement éjecté, voyant que la discussion avec l'autre se poursuivait. Solidarité féminine, volonté de ne pas déranger. Normal. Puis hier.
J'avertis une des serveuses de l'excès de bouffe dans les assiettes à laver. Elle me dit qu'elle passera le msg aux autres. Cinq minutes plus tard, j'ai la tête dans le guidon, et la fille me prend violemment par surprise, et non par derrière
Sur le coup, je comprends pas de quoi elle me parle, un peu abasourdi, mais deux secondes plus tard, je saisis. Elle perd pas de temps ! Bref, pas la tête à réagir, yavait du boulot.
Plus tard, comme la soirée était tranquille et que je me faisais chier à côté du lavabo, je suis allé voir les pizzamen pour qu'ils commencent à m'expliquer comment faire les pizzas. Pour tout vous dire, j'ai vraisemblablement une attitude différente, car, sous l'impulsion de mon boss qui veut changer le mode de fonctionnement du resto, je donne qques directives aux serveurs/euses (mettre la vaisselle sale ici ou là , faire ci, faire ça), et je prends qques initiatives, comme celle de demander comment faire telle ou telle pizza quand on n'est pas dans le rush. Tout le contraire de ce que semblaient faire mes prédécesseurs. Un jour, j'entends un de mes collègues dire aux autres "il aime son job". A peu près certain qu'il parlait de moi.
Bref, pendant que j'agrémentais une Matricciana de champignons et de capicollo
Ca rigole derrière moi. Les collègues disent en gros que c'est elle qui va évaluer (ou c'est elle qui l'a dit, je ne sais plus), et qu'elle est intransigeante. Des champignons à la main (sexy, hein
Elle voulait jouer un peu, semble-t-il. Après un temps, je lui dis, sur un ton un peu prétentieux (j'avais pas mieux) :
E, avec un vrai sourire : Je te fais confiance pour ça !
Remarque à laquelle je ne m'attendais pas du tout et qui est sans doute un bel exemple de langage de femmes, eu égard des circonstances, que j'hésite à comprendre comme une validation/rentre-dedans de sa part ou comme un vulgaire allumage… ou comme rien du tout.
La fin de ma soirée est arrivée. Je pointe ma sortie.
M :Oui... Et toi, tu fermes ?
E : Oui.
M : Ca va être relax, ce soir.
E : Si tu le dis, je te crois.
Je ris brièvement suite à sa dernière phrase qui m'a une nouvelle fois surpris. Elle rit de même. Encore un langage de femme, certainement. Plus tard, je suis en civil. Je ne suis pas encore parti qu'elle me souhaite une bonne soirée.
Un collègue qui passait par là , enchaine en lui disant qu'elle l'attendait. J'ai pas compris. Peu importe, il était temps de partir.
Dans ce cas précis, je me vois mal lui proposer un verre comme ça, alors que pour le moment on n'a pas eu l'occasion de parler beaucoup. J'ai davantage parlé avec l'autre fille. Et puis, j'ai pas envie de me prendre encore une valise, je foire assez de coups comme ça, donc autant éviter une réputation de dragueur loser, surtout que dans ce quartier (là où j'ai pris le refus d'une jeunette qui me trouvait trop vieux), tout le monde se connaît (et du monde me connaît). Vous voyez un peu le truc.
Que pensez-vous de cette situation ? et Comment me conseillez-vous d'agir au mieux ?






