Peur de faire l'amour

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Bonsoir à tous,

Voilà j'ai besoin d'éclairages masculins sur la situation de mon "copain", qui commence à devenir difficile à vivre.

Depuis 1 an, avec des périodes de hauts et de bas, d'absence et de retrouvaille, je suis dans une relation de "couple" assez déformée. Il dit qu'il m'aime, que je suis la femme de sa vie, la mère de ses enfants et, est toujours très affecté à chaque séparation mais il ne me touche pas.

A côté de ça, nous avions une relation de couple normale et assumée vue de l'extérieur.

Lorsque l'on s'est connus, il semblait avoir plus de désir: il essayait de me toucher, de m'embrasser mais nous n'avons cependant jamais couché ensemble. Un départ à l'étranger nous a séparés, là bas il a couché avec une fille qui lui a presque sauté dessus, c'était sa première fois, il a paniqué, tremblé, éjaculé tout de suite et c'est devenu un fiasco qu'il n a jamais voulu remettre.

Je connaissais cette fille qui m'a raconté, et qui n'a pas manqué de faire étalage de ses piètres performance auprès de qui voulait l'entendre.

Je sais que depuis, il n'a jamais eu de relations sexuelles avec une autre fille (donc depuis 1 an et demi) et qu'il n'arrive pas à surmonter ce blocage.

C'est un grand romantique et sentimentale qui se livre maladroitement avec beaucoup de pudeur et de délicatesse mais je me suis lassée de cette relation chaste.

J'ai fait de nombreuses tentatives, essayant de l'allumer, de le chauffer, de le toucher ... en vain! Dès qu'il se retrouve seul avec moi, ou que la conversation entre nous prend une tournure un peu ambiguë, il se ferme et met de la distance.

Pourtant, il essaie toujours d'être à l'initiative des rendez vous, des moments passés à deux et dès qu'on essaie d'entrer dans le vif du sujet (même aidé avec un peu d'alcool pour le détendre) il se retrouve visiblement très mal à l'aise, gêné.

Il est plutôt renfermé et complexé, c'est très difficile d'entreprendre une discussion de fond et ça reste souvent sans réponse quand j'essaie d'établir ce type de dialogue.

Donc en gros, j'aimerais avoir des avis de mecs avant de tourner définitivement la page d'une "relation" qui par manque de sexe me frustre chaque fois un peu plus.

Avez vous déjà été bloqués par une très mauvaise première expérience? Ou par des sentiments que vous pensiez trop fort à l'égard d'une personne? Est ce que j'ai un moyen de l'aider? Seriez vous plutôt adepte du "je lui saute dessus" ou "je prends patience en essayant la douceur" ?

Un grand merci par avance pour vos conseils !

Et si avant de mettre un terme à la relation pour cette raison (compréhensible), tu lui expliquais que ce problème te fais envisager de mettre un terme à la relation ?

En gros, jouer la carte consistant à le mettre au pied du mur, ne pas lui laisser le choix.

Avoir une mauvaise expérience, ça peut arriver à tous, mais il faut le dépasser, sinon on s'enferme. Forcément, plus ton mec attend pour se lancer, plus il bloque. S'il n'y arrive vraiment en aucune manière, je pense qu'il devrait aller voir un psy.

Oui j'ai essayé de le mettre au pied du mur plusieurs fois, d'avoir des discussions franches mais ça a souvent été peine perdue.

Soit il déviait le sujet en disant des trucs du style "je suis tellement occupé en ce moment, je m'en veux de ne pas être assez disponible mais je pense tout le temps à toi" ou alors "Mais on a toute la vie ensemble pour ça". Donc en gros quand j'essaie de l’entraîner sur le terrain "sexe" il répond "romantisme et bon sentiment"...

Soit il se fermait complètement et là j'avais plus de nouvelles pendant parfois plusieurs mois; et comme on a beaucoup d'amis en commun on finissait toujours par se revoir "par hasard".

Le hic aussi, c'est que nous nous connaissons depuis 7 ans, et c'était au départ un confident auquel on a pu raconter nos peurs, nos pratiques sexuelles, nos envies, les critiques qu'on adressait contre certains mecs pas très dégourdis... Avant de devenir une cible officielle.

Mais, pour être honnête, je me souviens qu'il y a eu dès le début (on a toujours un peu chaud quand on est ado!) de la drague et de la séduction dans l'air.

Peut être aussi que le fait qu'on soit très proche et complices depuis plusieurs années, lui fait croire que je serai toujours là, que je lui suis acquise et l'installe dans une situation de confort familier. Il ne prend pas de risques, pas d'initiatives physiques.

De plus, c'est quelqu'un qui aime tout contrôler, tout cérébraliser. Je pense qu'il a du mal à se laisser aller, à écouter ses désirs.

Enfin voilà, je me range à ton avis, je pense qu'à part le psy il n'y a pas beaucoup d'autres solutions... mais comme vous avez l'air de bien analyser les situations ici, si vous avez des pistes à me conseiller je suis preneuse ;)

Pourquoi ne pas chercher des témoignages sur des forums qui parlent de premières fois ? Histoire de dédramatiser son rapport avec le sexe, qu'il comprenne qu'il n'y a absolument rien d'anormal à ne pas assurer la première fois, ni même une autre fois, que le sexe s'améliore en pratiquant et avec une personne en qui on a confiance, avec qui on est complice.

Peut-être le mettre au pied du mur en jouant avec ses cartes "romantisme et sentiment" du genre :
Citation:
Si tu m'aimes vraiment tu dois avoir confiance en moi, je ne suis pas là pour te juger j'ai juste envie que notre amour soit encore plus fort, quoi de mieux que l'amour pour se réconcilier avec le sexe, il est question de toi et moi et nos désirs le reste on s'en fou


Montre lui que si il n'est pas près à se livrer corps et âme avec toi c'est qu'il ne t'aime pas tant que ça, fait le culpabiliser un peu là dessus, faut qu'il sente que c'est une étape indispensable à franchir s'il veut que votre relation perdure.

Après lui parler d'aller voir un psy, ça risque aussi de le braquer, c'est pas toujours évident de dire à quelqu'un de se faire soigner surtout quand il y'a déni...

MamzelBulle a écrit:
Montre lui que si il n'est pas près à se livrer corps et âme avec toi c'est qu'il ne t'aime pas tant que ça, fait le culpabiliser un peu là dessus, faut qu'il sente que c'est une étape indispensable à franchir s'il veut que votre relation perdure.

Après lui parler d'aller voir un psy, ça risque aussi de le braquer, c'est pas toujours évident de dire à quelqu'un de se faire soigner surtout quand il y'a déni...


En matière de sexe, que ce soit à l'attention d'une femme ou d'un homme, faire culpabiliser le partenaire fait rarement avancer le schmilblick, ça amène plutôt à se braquer. Or, comme tu le dis, il est déjà dans le déni, l'évitement: il fuit la situation au lieu de l'affronter. Je doute fort que ça change de cette manière.

Il est normal de manquer de sécurité, les premières fois, ou de ne pas savoir se retenir très longtemps (c'est variable selon les cas). Certains, au contraire, stressés, ne parviennent pas à l'orgasme. On dit souvent que le sexe est dans la tête chez les femmes, c'est largement aussi le cas chez les hommes. Le tout devient beaucoup plus cool si on arrête de le vivre comme une compétition (ce qui pour le coup, me semble être beaucoup plus le cas pour les hommes), comme si on avait quelque chose à démontrer. En somme, en acceptant que son propre corps ne se mène pas à la baguette (sans jeux de mots), qu'il a son fonctionnement propre, qu'il faut accepter, comprendre, et apprécier tel quel.
En général, les insécurités de ce type (partagées assez communément), on les dépasse, parce que ... Le plaisir/envie du sexe est plus fort que les insécurités. Chez lui visiblement cette insécurité est plus forte. Si tu dis qu'il est du genre à vouloir tout contrôler, en clair, à être désécurisé dès qu'il perd le contrôle, c'est normal qu'il ait un blocage avec le sexe, dans lequel on ne contrôle pas/mal/peu (en tout cas au début) son corps. Lorsque tu lui parles de ce problème, tu le mets face au fait qu'il y a un problème, et que donc il ne contrôle pas tout. Donc, il fuit.

Du coup, j'aurais tendance à penser que le problème de ce gars n'est pas uniquement de nature sexuelle, ça renvoie à quelque chose de plus général, comme tu le dis, à une difficulté à lâcher prise.

Bon, pour finir, Lilas, je suis assez étonné par ta patience, tout de même. La majorité des femmes se seraient désintéressées de ce gars depuis longtemps, je crois, en tout cas sexuellement. Tu n'aurais pas un petit côté secouriste (sans jugement aucun) ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 12.08.11, 11h57 par Llyandre

Je pense que tu as assez bien analysé la situation, ça renvoie à un problème bien plus général de confiance en lui et d'insécurité. Il a été élevé dans une grande tradition machiste : un homme ça ne se plaint pas / pleure pas/ réussit tout... Une sorte d'idéal tendant vers le superman des temps modernes, bien moins évident à atteindre en pratique.

Ma patience n'a rien de secouriste, est relève plus à mon avis d'une grande lâcheté. Je peux l'expliquer par 2 choses:

1° D'abord le fait que je suis très attachée à lui malgré ce problème récurrent, et que mon optimisme m'a longtemps fait penser que ça s'arrangerait, qu'avec un peu de temps et en y allant par dose homéopathique je pouvais régler ça seule.
Alors j'ai essayé pas mal de choses: discuter, multiplier les contacts physiques au maximum mais même si parfois en me collant à lui j'ai senti cette petite réaction typiquement masculine, aucune autre initiative de sa part. Il ne me repousse pas non, mais il n'encourage pas.

2° Ensuite, je pense que le constat d'échec est aussi cuisant pour lui que pour moi. Lorsqu'on arrive à être confrontée à un problème aussi primordial, après plusieurs années d'un lien si fort que la relation potentielle a été idéalisée et tous les sentiments exacerbés au plus haut point, c'est une énorme claque qui fait très très mal à l'ego.
Je me suis beaucoup remise en question: Ne suis je pas assez douce/ tendre/ sensuelle/ désirable ? Je me suis rassurée comme j'ai pu dans d'autres bras, sans grande conviction. Et puis surtout j'ai énormément culpabilisé de ne pas avoir su trouver les mots ou les gestes pour le mettre à l'aise et le sécuriser.

Puis je me suis lassée et j'ai commencé à réfléchir à l'issue qui s'offrait à moi. Soit je décide de partir et d'assumer mon échec, soit je cherche une réponse auprès de personnes qui ont peut être déjà vécu ou qui comprennent la situation !

Voilà, en tout cas merci beaucoup à tous ceux qui me répondent et qui prennent le temps de m'aider à trouver une solution ;)

Lilas a écrit:
Ensuite, je pense que le constat d'échec est aussi cuisant pour lui que pour moi. Lorsqu'on arrive à être confrontée à un problème aussi primordial, après plusieurs années d'un lien si fort que la relation potentielle a été idéalisée et tous les sentiments exacerbés au plus haut point, c'est une énorme claque qui fait très très mal à l'ego.
Je me suis beaucoup remise en question: Ne suis je pas assez douce/ tendre/ sensuelle/ désirable ? Je me suis rassurée comme j'ai pu dans d'autres bras, sans grande conviction. Et puis surtout j'ai énormément culpabilisé de ne pas avoir su trouver les mots ou les gestes pour le mettre à l'aise et le sécuriser.


Euh ...

Non, mais là, tu réagis exactement de la même manière que le font beaucoup d'hommes face à ce que dans la communauté on appelle une LSE (Low Self Esteem). Une LSE, c'est une femme qui manque d'assurance et d'estime d'elle-même, et qui a besoin de perpétuellement se prouver qu'elle peut plaire, attirer. Mais comme elle manque d'estime, elle est incapable de se projeter dans une relation saine avec quelqu'un. Donc, elle a tendance à venir lorsque tu la repousses et fuire dès que tu vas vers elle. Le "suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis" porté à l'extrême, en somme. Le paradoxe est qu'une femme de ce type peut faire tourner totalement en bourrique un mec, au point qu'il en perde ses moyens, car c'est à la fois terriblement excitant/valorisant (lorsque ça marche), ça peut être le feu d'artifice sexuel absolu, mais incontrolable sur le fond, dès qu'un truc coince, et j'ai bien connu ce délire.

Tu nous fais exactement le même coup. Lui a un problème de fond, et comme tu n'arrives pas à le dépasser avec lui, tu cherches un problème chez toi. Lorsque quelqu'un a clairement un problème de fond, le problème c'est lui, c'est pas toi. Et ce mec a un vrai problème. Tu peux te tripatouiller la cervelle pendant des lustres, mais dès lors que t'es pas un psy, et que tu n'as pas de raisons de l'être (non seulement parce que la relation amoureuse n'est pas une relation de psy-patient, mais aussi parce que tu es dans une position qui n'est pas objective), tu te fais du mal à toi plus qu'autre chose, ce dont témoignent tes mots.

Lorsque j'ai été confronté à une LSE, une très bonne copine m'a dit un truc tout con mais vrai: "Écoute, il faut que ce soit simple. Si c'est prise de tête, juste une prise de tête, c'est que tu dois laisser tomber". C'était vrai. Je te suggère de faire de même.

bon, pas mal de choses et de questions...

j'imagine que vous ne vivez pas ensemble... tu dis que tu as essayé de le "chauffer" mais concrètement, votre degré d'intimité c'est quoi ? vous vous êtes vus nus ? pris des bains ensemble ? massé ? quand vous etes tous les deux c'est juste des baisers chastes ? il fait quoi de ses mains ? vous dormez ensemble ? enlacés ou chacun dans son côté de lit ? enfin bref, vous avez des rapports sensuels réguliers et ca bloque au niveau du sexe ou pas du tout, ou tres episodiquement avec une grosse pression ?

Parce que bon, j'aurai tendance à dire que les blocages liés à la première fois, ca se lève en douceur, par une sensualisation progressive, des jeux sans enjeux ou tu ne lui demande pas d'assurer mais juste de de détendre, de te caresser, etc... Bref de se familiariser à ton corps et à ne pas craindre le jugement. Après, je pense aussi que vous avez malheureusement dépassé le délai raisonnable pour que ca se passe simplement, qu'il doit tourner ca en boucle dans sa tete...

Il est très clairement dans la fuite, et son surinvestissement affectif, c'est un alibi, un dérivatif qui ne vous de bien ni à toi ni à lui. A toi qui arrive à culpabiliser d'avoir des désirs ou de penser le quitter, cet homme qui t'aime d'un amour si parfait. A lui qui se met d'autant plus de pression qu'il redoute de ne pas être à la hauteur de son amour pour toi. Au delà de la peur d'assurer, il y a le complexe de "la maman et la putain", non, on ne baise pas maman, on ne baise pas la mère de ses enfants, on lui fait l'amour, on la respecte, et on a peu d'etre jugé non plus sur nos performances mais sur notre univers fantasmatique. Réconcilier les deux et comprendre que respecter et désirer ne sont pas contradictoires mais qu'ils se renforcent, c'est difficile pour pas mal de mecs avant qu'ils n'aient connu une relation équilibrée... A mon avis, il est probable qu'il fantasme sur des trucs dont il n'imagine jamais pouvoir te parler, ca ne doit pas aider à le déculpabiliser...

A mon avis, la bonne question à te poser c'est d'abord ce qui te pousse à rester avec lui, hors de ce qu'il te renvoie comme amour. Qu'est-ce qu'il y a en lui qui te dit que c'est lui, à part le miroir déformant qu'il te renvoie en t'aimant sans te désirer. Tu sauras si il vaut la peine de te battre pour lui. Si oui, il faut penser à la psychothérapie que vous pouvez aborder en couple pour ne pas lui faire porter la seule responsabilité, avant de voir s'il vaut mieux la poursuivre ensemble ou séparément.

Il faut être honnête, le degré d'intimité n'est pas excellent.

Au tout début, il y a des épisodes assez chastes de "on se prend dans les bras" "on dort dans le même lit en tout bien tout honneur" puis ça s'est un peu corsé.

Tout a commencé il y a presque 2 ans par un épisode "main dans la culotte" à une soirée un peu éméchée, que j'ai repoussé fermement puisqu'à l'époque j'étais dans une relation stable. Mais en toute franchise, j'ai compris après qu'à cette époque le game était engagé des deux côtés.

Ensuite, une certaine distance a été instaurée avec son départ à l'étranger, mais à partir du moment où il y a eu la fille, Jasmine, étrangement on est redevenu très proche et il me faisait régulièrement des mails pour me raconter, pour me dire que je lui manquais etc...

Quand il est rentré, j'étais dans une nouvelle histoire qui n'a pas duré mais visiblement ça l'affectait. Il se montrait plus jaloux, plus protecteur que d'habitude.

Là, le game s'est intensifié: j'étais très souvent sur ses genoux, il me prenait par la main, par la taille, m'embrassait dans le cou et se montrait très tactile avec moi en public sans pour autant officialiser la situation au niveau physique alors que les petites déclarations indirectes commençaient.

Au bout de 3 mois de ce petit jeu qui s'accélérait un peu plus chaque fois, je ne tenais plus. Je lui ai fait comprendre que je voulais passer à la vitesse supérieur. Il a disparu.

Plusieurs mois plus tard, on se croise à une soirée où a lieu une explication (qui ne l'était qu'à moitié). Il m'avoue qu'il a paniqué, a eu peur de me perdre, qu'il se rendait compte à présent que j'étais la femme de sa vie.

Soit, la relation reprend doucement (j'étais quand même sur mes gardes) puis naturellement quand le sujet revient sur le tapis... Hop, une autre disparition!

Pour le 3e (faux?) départ, on décide de tout reprendre à zéro. Beaucoup d'investissement des 2 côtés, on se rend compte que malgré tout la complicité est intacte. Sans le dire officiellement on s'installe dans une relation de couple inversée, où vu de l'extérieur on est identifié comme tel mais dans l'intimité c'est le néant... !

J'ai essayé d'y aller progressivement: kino assez léger au début du type je te prend la main, je pose ma main/ ma tête sur ton épaule, pour intensifier ensuite un peu: caresse légère dans les cheveux, dans la nuque; puis enfin des choses plus directes: je me colle contre lui, je me mets à califourchon... Mais comme je le disais, s'il ne me repousse pas il n'encourage en rien ces contacts physiques et reste neutre comme s'il ne se passait rien... !

Pourtant, c'est le premier à réclamer qu'on se voit, qu'on multiplie les moments passés à 2 si possible chez lui.

Il est assez réservé et pudique, et je me souviens que même avant le game c'était rare qu'il parle de lui en matière de désirs, d'envies sexuelles etc.

La vérité c'est que je n'ai pas une expérience énorme: je n'ai eu que 3 partenaires qui montraient toujours spontanément leur désir, qui avaient pour habitude de beaucoup me guider, m'encadrer... Bref de prendre les choses en main.

Je n'avais jamais été confrontée à cette situation et je ne sais pas comment l'aborder... Le manque de progression et de tentative me font, du coup, vraiment douter de la relation dans son ensemble (même si pendant longtemps j'en ai été plus que convaincue).

Ca a l'air d'être tellement difficile pour lui dès qu'il est seul avec moi, comme s'il redoutait la tournure que ça pourrait prendre.

Je suis consciente que la situation est très délicate et presque insolvable, puisque comme tu le disais après tout ce temps le film passe en boucle... !

Auriez vous sinon des idées pour sexualiser progressivement tout en le mettant en rassurance ?

Je suis sur le point d'abandonner, mais j'aimerais me dire que j'ai essayé tout ce qui est en mon pouvoir.

Désolé, je vais être assez direct.
Idées pêle-mêle:

Fais-lui énormément de compliments: le fait qu'il est beau, intelligent, sexy, parfait, l'homme idéal, etc..., l'alcool pour le désinhiber, danser ensemble collé-serré, un striptease, une douche ensemble, une fellation ou plusieurs (et n'hésites surtout pas à lui faire des compliments après même si c'est toi qui a fait tout le boulot), dormir nu ensemble, des massages, etc...

Je salue ton courage, le mec se casse à plusieurs reprises sans rien dire et arrive à te faire culpabiliser de ton propre désir en projetant ses insécurités sur toi, pas mal. C'est deja une performance tout à fait honorable qui aurait fait fuir plus d'une femme.

Déjà, il ne faut pas que tu te sentes responsable de la situation. Tu n'y es pour rien. Tu dis avoir déjà eu d'autres partenaires, qui donc ont été séduits et t'ont désirée. On est ok là dessus, y'a pas de problème, ça ne vient pas de toi, tu es surement assez douce/sensuelle/désirable/whatever. Et je suis sur que tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour lui faire comprendre ce dont tu as besoin.

Ensuite, si tu veux vraiment tout essayer avant de passer à autre chose, il te reste:

- La discussion sur le sujet, sans qu'il esquive, pour qu'il comprenne que la relation platonique ne marchera pas ad vitam eternam. Le mode sur laquelle la discussion se passera, tu le choisis: ça peut etre franc et brutal, mais il risquera de se braquer... ou ça peut etre relax mais il risquera d'éviter la conversation et de la tourner vers autre chose.

-Le mettre en valeur et ne pas hésiter, comme le souligne Ash. Je pense que tu as déjà essayé ça.

- Comme dit plus haut, des activités genre massage, douche à deux, jeu de rôle coquin soft et caetera...

-Et le plan D, "allo houston ça va pas", tenter de lui forcer un peu la main pour voir comment il réagit. Ca a un gros potentiel de fail, mais bon, on sait jamais. C'est peut-être le petit truc qui manque pour le pousser. Résultat absolument pas garanti mais t'aura tout essayé au moins.

En tout les cas, soldat Lilas, je vous souhaite de réussir dans votre mission. J'aurais déjà deserté perso :mrgreen:

Juste un petit truc qui me travaille : est ce que tu veux vraiment te casser la tête et le cul a régler un soucis pour rester en couple avec un mec qui, quand il y a un soucis dans votre couple, refuse de parler et fais le mort pendant plusieurs mois?

Parce que bon, ok, vous êtes jeunes et c'est rigolo mais est ce que tu as vraiment envie de te réveiller dans 5 ans, enceinte (remarque, au moins ça veut dire que vous aurez niqué...) et seule car il aura fait un coup de calgon quand tu lui auras dis? Es tu sur qu'il est assez mature pour former un couple avec quelqu'un? A te lire, j'en doute.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (+1) le 12.08.11, 12h17 par Llyandre
  • 0 (+1) le 15.08.11, 15h35 par Mooner

Alors pourquoi pas se lancer sur un massage afin de creer de l'intimité et de dérapé tranquillement.

Sinon, si il a peur de ses performances, il peut aussi s'axer sur les préliminaire pour te donner du plaisir si il a peur de ne pas t'en donner.

Le rassurer sur tes attentes, le tranquilliser...

Lilas a écrit:
Seriez vous plutôt adepte du "je lui saute dessus" ou "je prends patience en essayant la douceur" ?

Dans le cas où tu veux rester avec lui, il faudrait que tu prennes de la distance (le fameux "suis-moi, je te fuis,...") pour l'amener à s'interroger. Car tant que tu seras "aux petits soins" pour lui, je doute qu'il fasse des efforts pour se remettre en question.

Vous m'avez tous bien fait réfléchir, et ouvert les yeux sur la situation. Et je vous remercie sincèrement d'avoir pris le temps de me répondre ;)

La plupart des conseils que vous avez pu me donner, malheureusement j'ai déjà tenté de les mettre en oeuvre sans succès.

MaryMorgane tu as soulevé un point intéressant (dans ton poste qui m'a fait hurler de rire d'ailleurs "au moins vous aurez niqué" [désolée je n'ai pas réussi à faire les citations]): il y a aussi certainement un gros problème de maturité. Je veux pas faire la vieille féministe à deux balles mais un mec de 20 ans, ce n'est pas une fille de 20 ans ...

En conclusion, j'ai décidé pour l'instant de mettre tout ça entre parenthèse et de passer à autre chose. Ça fait un peu fantaisiste, mais disons que je m'en remets au destin.

Evidemment dans le cas où la situation serait amenée à être résolue favorablement, je ne manquerai pas de vous tenir au courant ... !

Pas de soucis pour la crise de rire, c'est gratuit :wink:

Ce que je constate c'est qu'il n'est pas capable d'assumer une relation "sérieuse" alors que son refus de sexe ne te permet pas non plus d'en faire un simple FF. Du coup, ça ne mène a rien. Désolée de te le dire mais a un moment donné, il faut savoir ouvrir les yeux.

Bon, alors je vais être franc sans rentrer dans les considérations amoureuses ou affectives (ça fait peur dit comme ça, non ? :D ) : je suis prêt à parier que vous ne ferez jamais l'amour ensemble.

Désolé de te l'annoncer comme ça mais vu de l'extérieur, votre relation est pathétique, au sens premier du terme : c'est triste.

Pourquoi ?

- Déjà, il a couché avec une nana que tu connais, ca c'est mal passé (mais la première fois, ça se passe mal quasiment tout le temps), et elle t'as raconté. Il sait que tu le sais. Sa virilité est atteinte et tu n'es pas en cause, tu es juste prise (enfin, non, et c'est bien ça le problème :D ) au milieu de deux feux.

- Sans en être responsable, tu es, dans son esprit, présent dans une partie du blocage. Il t'associe, via cette nana avec qui ça s'est mal passé, à son problème. Je répète, t'y es absolument pour rien, c'est la situation qui veut ça.

- Il n'a pas l'air de s'intéresser à son problème. Il devrait lire des témoignages, parler avec des potes en en riant, voire voir un psy si il faut, ou travailler son désir.

- Y a un autre point qui me surprend un peu : tu ne parles jamais de ton désir pour lui. Tu es jeune, je le conçois, mais est ce que tu le désires toi ? Est ce que tu as envie de lui, ou juste envie de sexe ? (aucun reproche, mais si tu le désires pas, je vois pas pourquoi rester avec lui...)

Si tu veux qd même tenter d'aller plus loin... Il va falloir la jouer fine et le driver.

L'idée c'est de lui faire se sentir Homme. Je suis pas partisan du tout de la discussion sur le "problème". Oublie ça, c'est passé. Si il sent que tu le vois un peu comme un echec sexuel, il y arrivera jamais.

Les contacts tactiles, tout ça, ça évoque pas spécialement le désir. Tu dis qu'il a des érections, c'est déjà un début... C'est bien, non ?

Complimente le, quand il s'y attend pas forcément (un petit sms de tps en tps), fait lui se sentir en confiance, et fait le finement.

Si vous dormez ensemble, nus ou pas, parle lui de sexe. Truc tout con, sorti au milieu de nulle part, tu lui parles d'un fantasme, tu lui demandes si il en a. Si il sait pas / est paumé, tu peux le rassurer, lui dire genre "je suis sûr que t'en as" et balader ta main au panier (dans tous les cas ca sera toi qui prendra l'initiative). Par exemple.

Essaie de te montrer provoc / sexy dans l'intimité. Tu peux tenter d'utiliser la lingerie, etc, de montrer que c'est pour lui, etc...

D'autre part la douceur éveille pas forcément le désir. Bouscule le un peu. Genre tu lui fais du pied en cachette dans un endroit public, trucs du genre.

L'idée, c'est de faire en sorte qu'il sente que tu le considères comme qqun de sexualisé et avec un potentiel sexuel.

J'imagine que ca représente qque chose de pas évident pour toi... Encore une fois, pas obligée de passer par là, mais si tu le fais pas, il prendra pas l'initiative.

De plus si il passe par un psy etc, on lui fera comprendre qu'il faut qu'il se détache de toi à ce niveau là...

A toi de voir.

Citation:
là bas il a couché avec une fille qui lui a presque sauté dessus, c'était sa première fois, il a paniqué, tremblé, éjaculé tout de suite et c'est devenu un fiasco qu'il n a jamais voulu remettre.


Le mec a sa première fois avec une nana. Il découvre qu'il est éjaculateur précoce (faut le souligner quand même), donc à ses yeux piètre performance sexuelle = pas de plaisir pour les femmes. L'affaire aurait pu en rester là, mais la principale concernée s'est chargé de lui tailler sacré costard auprès de ses copines et de toute la clique. Conséquence à son désespoir d'éjaculateur précoce s'est ajouté l'étiquette "gros nul au pieux" et une peur teintée de ressenti pour les femmes. Qui ne l'aurait pas.

Bref avec le temps ça passera, mais le temps ça peut durer longtemps ... à toi de voir en le mettant en confiance. Ou voir ailleurs.

Une idée comme ça, tu pourrais prendre les choses en main, y aller en mode grosse cochonne genre le faire asseoir, déboutonner son jean, tu connais la suite, déjà parce que ça lui éviterait de se focaliser sur ses performances, et parce que ça serait un vrai grand premier pas pour l'amener petit à petit a des rapport normaux.

Tu pourrais lui demander de te parler de ses envies, ses fantasmes, échangez au moins a ce niveau là.

Concernant son problème d'éjac le truc c'est qu'il n'a aucune confiance en lui, et c'est à toi de la lui donner, par exemple si tu parviens a le sucer surtout tu ne dis rien s'il jouit au bout de 10 secondes, tu fais comme si c'était normal, tu peux même pousser de petits gémissements pour lui montrer que ça te fait plaisir (oui oui simuler quoi), et si possible tu continues, doucement parce que c'est hypersensible voire douloureux quand on a pas l'habitude.

S'il en parle, il faut l'écouter, le rassurer, mais surtout pas rentrer dans son jeu, tu écoutes ses jérémiades comme quoi c'est un minable parce qu'il a balancé la sauce trop vite, et tu le regardes d'un air étonnée "oui et alors? on s'en fout c'est pas grave :)".

L'idée de fond est de lui ôter de l'esprit toute notion de performance, en se focalisant sur son plaisir et non plus sur le tiens, en lui prouvant que ça n'est pas grave qu'il jouisse si vite parce que c'est pas incurable et que ça ne signe pas nécessairement la fin des hostilités.

Cercle vertueux:
Plus de souci de performance -> moins de stress -> moins de réticences -> plus d'éjac précoce -> du fun -> reprise de confiance
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  • 0 (+1) le 18.08.11, 23h45 par Reality

Citation:
C'est un grand romantique et sentimentale qui se livre maladroitement avec beaucoup de pudeur et de délicatesse


Pour moi un grand romantique c'est quelqu'un qui te prépare un diner aux chandelles avec des pétales de roses quand tu rentres du travaille et qui te fais des câlins après l'amour.

La personne que tu décris, j'appelle ça un Untermensch (= sous-homme), pas un grand romantique qui se livre avec beaucoup de délicatesse.

C'est le genre d'homme tellement castré par la société qu'ils finissent par ne plus vouloir faire l'amour car ils ont peur de se ridiculiser ou de ne pas faire plaisir à la fille (et à ce point là, NON, ce n'est pas une bonne intention).

Citation:
Concernant son problème d'éjac le truc c'est qu'il n'a aucune confiance en lui, et c'est à toi de la lui donner, par exemple si tu parviens a le sucer surtout tu ne dis rien s'il jouit au bout de 10 secondes, tu fais comme si c'était normal


Ben oui.

Demande lui pas son avis, viole le un peu, merde (tu t'arrêtes quand même si il veut vraiment pas ou qu'il se met à pleurer hein :mrgreen:).

A part ça je rejoins aussi les gens qui te disent de lâcher l'affaire, mais rien que pour lui, lui faire ça ça peut vraiment l'aider (voit ça comme un cadeau d'adieu ^^).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Trop dogmatique) le 18.08.11, 22h08 par Ash

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