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Peur du couple

Note : 2
lancé par Avalanche le 12.04.2018
6 réponses
dernier par Avalanche le 15.04.2018, 17h06
Bonjour à tous,

Suite à un message posté sur un autre sujet je me suis rendue compte que j'avais du mal à me mettre en couple. Plus d'une fois lorsque l'occasion s'est présentée je me suis convaincue que les choses etaient impossibles et aujourd'hui je reconnais qu'après des expériences très douloureuses, j'ai appris à me renfermer sur moi-même et à refouler mes sentiments.

La dernière fois que j'ai été en couple, j'ai été incapable de reconnaitre mes sentiments et ma peur de l'abandon me ruine un peu la vie.

Résultat, aujourd'hui j'ai des relations sexuelles suivies qui ne me satisfont pas et qui font que retarder l'échéance du truc. Comment sortir de cette spirale infernale et refaire de nouveau confiance quand on n'a jamais su vraiment s'ouvrir aux autre ?

Merci d'avance pour vos conseils.
Première chose; il y a deux topics récents qui abordent le sujet de la recherche de couple (strategies-de-rencontres-et-de-seduction-pour-du-long-terme-vt41786.html; bob-a-30-ans-vt41777.html).

Deux: si tu as peur de l'abandon, et d'autres névroses, vas voir un psy.
En faire l'économie, c'est se préparer à payer de sa personne, et tu le fais déjà.

Trois: tu sais que tu agis pas rationnellement, par peur. Que tu te bloques.
La solution, c'est de ne "pas t'écouter": tu laisses des chances, pour peu que tu sois assez attirée, même si tu n'as pas de sentiments, et tu vois comment les choses évoluent. Bien sûr ce doit être plus compliqué que ça sur le long terme, mais tu saisis l'idée. C'est comme les réactions réflexes, il faut apprendre à maîtriser certains réflexes de peur.

Quatre: Vivre dans le passé et le regret, ce n'est pas bon. Fais des plans pour avancer. Tu n'es sans doute pas seule responsable de l'échec de ton couple précédent. Alors relativise, apprends ta leçon et avance.

Cinq: Tu as des relations sexuelles suivies, mais pas de relations complètes.
Ce qui veut dire que tu es avec des hommes qui ne savent pas que tu voudrais plus (et pourraient être d'accord), qui s'en foutent ou sont/seraient pas d'accord. Il y a au moins deux catégories dont tu veux te débarrasser, et changer de communication avec la troisième.
Rester dans l'insatisfaction n'est pas pour ton estime de soi, et utilise doublement de l'énergie que tu pourrais mettre à faire fructifier des relations positives pour toi.

Pour ce qui est de la confiance dans les gens, une fois que tu auras avancé sur tes névroses, sur ton estime, sur la sortie de situations et souvenirs qui te bouffent à l'intérieur, et que tu auras réfléchi à de nouvelles manières de faire, de comprendre et de ressentir les choses, ce sera bien moins un problème.
Et puis, la confiance, ça se bâtit, il faut aussi trouver une personne qui sache répondre à ce besoin chez toi. Te le communiquer, construire cette confiance chez toi, ou te donner les briques pour le faire.
C'est pas une fatalité. Tu as 21 ans, tu jettes une pierre dans une foule, tu touches dix mecs dont tu pourras au moins trouver la moitié potables et motivés pour peu que tu saches orienter les choses.
Faut pas se leurrer, la plupart des mecs, des gens en fait, s'ils sentent qu'ils peuvent avoir le beurre et l'argent du beurre avec toi, ils testent, parce qu'après tout, c'est l'occasion d'essayer. Mais en fait, Si tu leur montres que tu n'es pas là pour ça, ils peuvent vite revenir à un fonctionnement plus normal avec toi.
Onmyoji,

Merci pour ta réponse. tes mots résonnent en moi comme un appel à la prise de conscience. C'est dire combien c'est sans dessus dessous dans ma tête.

Pour ta réponse à propos du psy, comme toute personne névrosée j'ai fait de la résistance aux culottions avant de me lancer dedans. j'ai suivi une thérapie plutôt longue mais je n'ai jamais osé aborder le sujet de l'amour et de partenaires amoureux, je pense que je suis très pudique sur le sujet. C'est pour ça que je fais de nombreux blocages. Grace à lui j'ai compris les origines de mes blocages, j'ai aussi compris que je ne pouvais pas résoudre mes tracas, juste apprendre à prendre du recul et à penser avant moi avant le reste. Malheureusement, j'ai aussi eu du mal à trouver ce psy, et il part en retraite au mois de juin. Il ne doute pas que je sache rebondir sur le plan scolaire (chui étudiante) et que je sache retrouver un équilibre social (dépression).

Mais pour ce qui est de l'amour c'est juste un truc refoulé en moi super profond que j'ai trop longtemps refoulé. Alors récemment, la solution que j'ai trouvé pour faire passer le temps à une formation insatisfaisante et à un environnement qui me reconnait pas à ma juste valeur, mon estime est tombée si bas que la seule solution que j'ai trouvée pour "éviter la dépression" c'est l'option facile.

Ensuite je ne suis pas fière de moi, j'assume mes envies et j'apprends à exprimer et à reconnaitre mes émotions mais je bloque toujours. Et ma relation amoureuse précédente, relation très courte et la seule que j'ai eue en fait, ben elle a juste été la conséquence de trop gros blocages émotionnels. Au fond, la faute j'en ai conscience vient du fait que je n'arrive pas à accorder ma confiance; donc j'apprends à travailler dessus. pas évident c'est sûr, surtout que quand tu sors de dépression tu dois réapprendre les codes sociaux pour avoir un comportement à peu près normal et pas agoraphobe. Parce qu'on sait plus trop comment avoir du social Proof, bien se comporter, faire des rencontres et tout.

Ceci étant, j'espère pouvoir faire plus de rencontres cet été ou à la fac lorsque je je pourrai quitter cet environnement qui me fait pas du tout du bien, et pourquoi pas vivre pleinement mes passions, avoir du temps pour moi, pour me cultiver et pourquoi pas faire de l'associatif loin du monde financier. Ouais, toujours est-il que je sais que c'est pas en restant là où je suis que je trouverai le bonheur seule ou accompagnée. ^^

Tu dis un truc qui mli touches aussi, c'est que je me suis mise à me manquer de respect et à me satisfaire de relations faciles. J'en ai conscience, si ces mecs récoltent l'argent et le beurre, ils auront pas d'intérêt à faire des efforts. Je pense que ce n'est qu'une question de temps avant que j'arrête cette phase transitoire de ma vie avant de rebondir.
Dans tes écrits disséminés par ci par là, il y a bien deux trois choses que tu soulèves dans lesquels je me reconnais. Hypothèse toute personnelle:

On peut se dire que la peur du couple au point de l'évitement est une peur irraisonnée. Elle est amplifiée par certaines expériences qui font intégrer un genre d'instinct de survie. Parce que c'est douloureux et qu'on a horreur de la souffrance. Et on ne veut pas retomber dans le piège. Alors on évite les signes de danger. Sauf que les signes de danger, qui ne sont ni forcément réels, ni forcément les "bons", sont "incarnés" par, transféré sur un objet. C'est un peu comme la phobie. Ici, le couple, pour toi, la peur de l'abandon, donc l'abandon dans le couple, donc finalement, ce que tu évites, c'est l'investissement. Sauf qu'on arrive toujours à cette question: Pourquoi? Et bien parce que, si la réponse était qu'on avait peur "du couple", on ne chercherait pas d'où vient le problème.

Des "sources" de cette peur, il peut y en avoir plein. J'avais entamé une thérapie pour la gestion de l'anxiété, il y a fort longtemps, rien à voir avec l'amour ou le couple mais le processus est le même. En gros, tu as trois grandes lignes, qui forment un cercle vicieux : La pensée automatique -> L'émotion -> Le comportement. C'est en tout cas un travail intéressant à entamer avec un thérapeute, selon l'anxiété mis en cause. En tout cas, moi ça m'a beaucoup apaisé.

Plus d'info ici: https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr ... iques.html

Si je te dis ça, c'est parce qu'une des solutions qui à mes yeux rendrait les choses plus "vivables", serait d'accueillir ces signes de peur plus sereinement. Et donc les apaiser. Voir les faire disparaître. Parce qu'elles te bouffent une énergie incroyable. Et qu'il faut aussi prendre du recul sur la fonction du couple. Le couple un peu mystique, sacralisé, idéalisé, comme étant le supposé grand accomplissement de notre vie. Ça se ressent puisque tu dis que c'est la solution toute trouvée pour éviter la dépression. Ce qui veut dire potentiellement que tu as peu d'autres ressources dans ta vie auxquelles tu accordes de l'importance. Mais ça peut être aussi le signe que tu guéris tes plaies par les plaies.

Parfois, on peut aussi juste tomber sur quelqu'un de confiance qui va débloquer instinctivement nos réflexes défensifs. Ça va être plus fluide. Parce que notre prudence a aussi des raisons réelles d'exister, et que malgré tout, on apprend de nos expériences. Donc il ne faut pas nécessairement tomber dans l'inconscience. Dans le sens que parfois, on se rend compte que nos histoires passées étaient réellement toxiques, malsaines, qu'on a vécu quelque chose de violent, et que ce n'est pas à reproduire. La seule erreur c'est de croire que la relation amoureuse ce n'est que ça.

Certaines personnes ou relations vont donc nous apprendre que oui, il y a d'autres façons d'être en relation avec quelqu'un. Mais ça demande de tomber sur des personnes avec un modèle de patience, de bienveillance et une affectivité assez exceptionnelle. Ça demande aussi de prendre en compte d'autres formes de relation et d'amour existants, comme notre relation avec notre famille, nos amis.

Mais clairement, quelqu'un de "sain d'esprit" et d'équilibré va rarement, si ce n'est jamais, s’embarrasser de panser les plaies d'un autre dans une rencontre. Et, c'est aussi tomber dans le risque d'être dans une relation pansement, ou bien encore la relation où la personne aura le rôle de psy. Ce qui n'est globalement pas sain. Cependant, il y a des couples et des personnes qui avancent très bien ensemble parce qu'ils se soutiennent mutuellement, qu'ils évoluent ensemble et que ça fait du bien. Ça renforce les liens.

Puis dernière proposition, nuancer la séparation entre les plans culs de la relation de couple. Le couple débute toujours par un contact plus intime avec une personne. C'est juste qu'un contact plus intime ne signifie pas forcément la relation de couple. Être dans une disposition où tu considères les "plans cul" comme une absence de, c'est surinvestir le manque de réciprocité/d'investissement dans tes rencontres, que tu associes à du pur sexuel, en dépit de l'investissement qui existe malgré tout, à savoir qu'il y a toujours une dimension individuelle, personnelle, intime, émotionnelle quand bien même tu tentes de l'ignorer. Puis finalement, la dimension de la relation de couple au dépend de ce qui lui est nécessaire pour être créée. Ce qui veut dire que tu vas renforcer l'idée générale que le sexe est "safe" affectivement mais sans effet bénéfique, et qu'aller plus loin est un signe de danger. Bref, tu t'illusionnes.

Maintenant, selon l'intensité, la répétitivité, et la précocité des "traumas" que t'as pu vivre dans ta relation à l'autre, ça prendra plus ou moins de temps, plus ou moins de travail. Il faut y aller pas à pas, progressivement et savoir constater les progrès et les réussites plutôt que focaliser sur l'échec ou ce qui reste à travailler. Mais sache que malgré toutes les souffrances que l'on peut vivre, il existe toujours la possibilité d'un apaisement, voir, d'une "guérison". Il me semble que ça s'appelle la résilience, à ne pas confondre avec la résignation.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Constructif) le 14.04.18, 00h24 par Onmyoji
Edit: doublon.
"Dans tes écrits disséminés par ci par là, il y a bien deux trois choses que tu soulèves dans lesquels je me reconnais. Hypothèse toute personnelle:

On peut se dire que la peur du couple au point de l'évitement est une peur irraisonnée. Elle est amplifiée par certaines expériences qui font intégrer un genre d'instinct de survie. Parce que c'est douloureux et qu'on a horreur de la souffrance. Et on ne veut pas retomber dans le piège. Alors on évite les signes de danger. Sauf que les signes de danger, qui ne sont ni forcément réels, ni forcément les "bons", sont "incarnés" par, transféré sur un objet. C'est un peu comme la phobie. Ici, le couple, pour toi, la peur de l'abandon, donc l'abandon dans le couple, donc finalement, ce que tu évites, c'est l'investissement. Sauf qu'on arrive toujours à cette question: Pourquoi? Et bien parce que, si la réponse était qu'on avait peur "du couple", on ne chercherait pas d'où vient le problème.

Des "sources" de cette peur, il peut y en avoir plein. J'avais entamé une thérapie pour la gestion de l'anxiété, il y a fort longtemps, rien à voir avec l'amour ou le couple mais le processus est le même. En gros, tu as trois grandes lignes, qui forment un cercle vicieux : La pensée automatique -> L'émotion -> Le comportement. C'est en tout cas un travail intéressant à entamer avec un thérapeute, selon l'anxiété mis en cause. En tout cas, moi ça m'a beaucoup apaisé.

Plus d'info ici: https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr ... iques.html

Si je te dis ça, c'est parce qu'une des solutions qui à mes yeux rendrait les choses plus "vivables", serait d'accueillir ces signes de peur plus sereinement. Et donc les apaiser. Voir les faire disparaître. Parce qu'elles te bouffent une énergie incroyable. Et qu'il faut aussi prendre du recul sur la fonction du couple. Le couple un peu mystique, sacralisé, idéalisé, comme étant le supposé grand accomplissement de notre vie. Ça se ressent puisque tu dis que c'est la solution toute trouvée pour éviter la dépression. Ce qui veut dire potentiellement que tu as peu d'autres ressources dans ta vie auxquelles tu accordes de l'importance. Mais ça peut être aussi le signe que tu guéris tes plaies par les plaies.

Parfois, on peut aussi juste tomber sur quelqu'un de confiance qui va débloquer instinctivement nos réflexes défensifs. Ça va être plus fluide. Parce que notre prudence a aussi des raisons réelles d'exister, et que malgré tout, on apprend de nos expériences. Donc il ne faut pas nécessairement tomber dans l'inconscience. Dans le sens que parfois, on se rend compte que nos histoires passées étaient réellement toxiques, malsaines, qu'on a vécu quelque chose de violent, et que ce n'est pas à reproduire. La seule erreur c'est de croire que la relation amoureuse ce n'est que ça.

Certaines personnes ou relations vont donc nous apprendre que oui, il y a d'autres façons d'être en relation avec quelqu'un. Mais ça demande de tomber sur des personnes avec un modèle de patience, de bienveillance et une affectivité assez exceptionnelle. Ça demande aussi de prendre en compte d'autres formes de relation et d'amour existants, comme notre relation avec notre famille, nos amis.

Mais clairement, quelqu'un de "sain d'esprit" et d'équilibré va rarement, si ce n'est jamais, s’embarrasser de panser les plaies d'un autre dans une rencontre. Et, c'est aussi tomber dans le risque d'être dans une relation pansement, ou bien encore la relation où la personne aura le rôle de psy. Ce qui n'est globalement pas sain. Cependant, il y a des couples et des personnes qui avancent très bien ensemble parce qu'ils se soutiennent mutuellement, qu'ils évoluent ensemble et que ça fait du bien. Ça renforce les liens.

Puis dernière proposition, nuancer la séparation entre les plans culs de la relation de couple. Le couple débute toujours par un contact plus intime avec une personne. C'est juste qu'un contact plus intime ne signifie pas forcément la relation de couple. Être dans une disposition où tu considères les "plans cul" comme une absence de, c'est surinvestir le manque de réciprocité/d'investissement dans tes rencontres, que tu associes à du pur sexuel, en dépit de l'investissement qui existe malgré tout, à savoir qu'il y a toujours une dimension individuelle, personnelle, intime, émotionnelle quand bien même tu tentes de l'ignorer. Puis finalement, la dimension de la relation de couple au dépend de ce qui lui est nécessaire pour être créée. Ce qui veut dire que tu vas renforcer l'idée générale que le sexe est "safe" affectivement mais sans effet bénéfique, et qu'aller plus loin est un signe de danger. Bref, tu t'illusionnes.

Maintenant, selon l'intensité, la répétitivité, et la précocité des "traumas" que t'as pu vivre dans ta relation à l'autre, ça prendra plus ou moins de temps, plus ou moins de travail. Il faut y aller pas à pas, progressivement et savoir constater les progrès et les réussites plutôt que focaliser sur l'échec ou ce qui reste à travailler. Mais sache que malgré toutes les souffrances que l'on peut vivre, il existe toujours la possibilité d'un apaisement, voir, d'une "guérison". Il me semble que ça s'appelle la résilience, à ne pas confondre avec la résignation."
Hillel a écrit:
Dans tes écrits disséminés par ci par là, il y a bien deux trois choses que tu soulèves dans lesquels je me reconnais. Hypothèse toute personnelle:

On peut se dire que la peur du couple au point de l'évitement est une peur irraisonnée. Elle est amplifiée par certaines expériences qui font intégrer un genre d'instinct de survie. Parce que c'est douloureux et qu'on a horreur de la souffrance. Et on ne veut pas retomber dans le piège. Alors on évite les signes de danger. Sauf que les signes de danger, qui ne sont ni forcément réels, ni forcément les "bons", sont "incarnés" par, transféré sur un objet. C'est un peu comme la phobie. Ici, le couple, pour toi, la peur de l'abandon, donc l'abandon dans le couple, donc finalement, ce que tu évites, c'est l'investissement. Sauf qu'on arrive toujours à cette question: Pourquoi? Et bien parce que, si la réponse était qu'on avait peur "du couple", on ne chercherait pas d'où vient le problème.

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Hey Hillel, merci de m'avoir répondu une nouvelle fois sur ce topic !
Je pense que oui, la peur du couple c'est la peur de l'attachent et juste la peur d'être déçue parce que en temps que personne qui donne beaucoup j'ai tellement peur qu'on ne saisisse pas mes besoins que je pars défaitiste et c'est juste triste ! DU coup, oui la peur du couple, je sais qu'elle cache une peur sous jacente, bien plus profonde, sombre et mystérieuse que la jolie image que j'ai du couple idéal...
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Hillel a écrit:
Des "sources" de cette peur, il peut y en avoir plein. J'avais entamé une thérapie pour la gestion de l'anxiété, il y a fort longtemps, rien à voir avec l'amour ou le couple mais le processus est le même. En gros, tu as trois grandes lignes, qui forment un cercle vicieux : La pensée automatique -> L'émotion -> Le comportement. C'est en tout cas un travail intéressant à entamer avec un thérapeute, selon l'anxiété mis en cause. En tout cas, moi ça m'a beaucoup apaisé.

Plus d'info ici: https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr ... iques.html

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Oh wow, ton site est super, je pense qu eue vais essayer de me tourner vers ça, comme le dit aussi onmyji, je pense que moi il me faut du lourd, genre de l'emdr, pas de la thérapie légère ou de la psychanalyse qui ne me ferait qu'inlassablement répéter ce que j'ai compris. EN plus sale caractère oblige, je déteste exploser mes faits mais donner directement mes interprétations, ce qui biaise la situation et empêche mon thérapeute de m'aider. Petite incartade de névrosée. Pas bien. Je sais.
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Hillel a écrit:
Si je te dis ça, c'est parce qu'une des solutions qui à mes yeux rendrait les choses plus "vivables", serait d'accueillir ces signes de peur plus sereinement. Et donc les apaiser. Voir les faire disparaître. Parce qu'elles te bouffent une énergie incroyable. Et qu'il faut aussi prendre du recul sur la fonction du couple. Le couple un peu mystique, sacralisé, idéalisé, comme étant le supposé grand accomplissement de notre vie. Ça se ressent puisque tu dis que c'est la solution toute trouvée pour éviter la dépression. Ce qui veut dire potentiellement que tu as peu d'autres ressources dans ta vie auxquelles tu accordes de l'importance. Mais ça peut être aussi le signe que tu guéris tes plaies par les plaies.

Parfois, on peut aussi juste tomber sur quelqu'un de confiance qui va débloquer instinctivement nos réflexes défensifs. Ça va être plus fluide. Parce que notre prudence a aussi des raisons réelles d'exister, et que malgré tout, on apprend de nos expériences. Donc il ne faut pas nécessairement tomber dans l'inconscience. Dans le sens que parfois, on se rend compte que nos histoires passées étaient réellement toxiques, malsaines, qu'on a vécu quelque chose de violent, et que ce n'est pas à reproduire. La seule erreur c'est de croire que la relation amoureuse ce n'est que ça.

Certaines personnes ou relations vont donc nous apprendre que oui, il y a d'autres façons d'être en relation avec quelqu'un. Mais ça demande de tomber sur des personnes avec un modèle de patience, de bienveillance et une affectivité assez exceptionnelle. Ça demande aussi de prendre en compte d'autres formes de relation et d'amour existants, comme notre relation avec notre famille, nos amis.

Mais clairement, quelqu'un de "sain d'esprit" et d'équilibré va rarement, si ce n'est jamais, s’embarrasser de panser les plaies d'un autre dans une rencontre. Et, c'est aussi tomber dans le risque d'être dans une relation pansement, ou bien encore la relation où la personne aura le rôle de psy. Ce qui n'est globalement pas sain. Cependant, il y a des couples et des personnes qui avancent très bien ensemble parce qu'ils se soutiennent mutuellement, qu'ils évoluent ensemble et que ça fait du bien. Ça renforce les liens.

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Oui je vois, tu fais allusion au sauveur dans le couple.
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Hillel a écrit:
Puis dernière proposition, nuancer la séparation entre les plans culs de la relation de couple. Le couple débute toujours par un contact plus intime avec une personne. C'est juste qu'un contact plus intime ne signifie pas forcément la relation de couple. Être dans une disposition où tu considères les "plans cul" comme une absence de, c'est surinvestir le manque de réciprocité/d'investissement dans tes rencontres, que tu associes à du pur sexuel, en dépit de l'investissement qui existe malgré tout, à savoir qu'il y a toujours une dimension individuelle, personnelle, intime, émotionnelle quand bien même tu tentes de l'ignorer. Puis finalement, la dimension de la relation de couple au dépend de ce qui lui est nécessaire pour être créée. Ce qui veut dire que tu vas renforcer l'idée générale que le sexe est "safe" affectivement mais sans effet bénéfique, et qu'aller plus loin est un signe de danger. Bref, tu t'illusionnes.

Maintenant, selon l'intensité, la répétitivité, et la précocité des "traumas" que t'as pu vivre dans ta relation à l'autre, ça prendra plus ou moins de temps, plus ou moins de travail. Il faut y aller pas à pas, progressivement et savoir constater les progrès et les réussites plutôt que focaliser sur l'échec ou ce qui reste à travailler. Mais sache que malgré toutes les souffrances que l'on peut vivre, il existe toujours la possibilité d'un apaisement, voir, d'une "guérison". Il me semble que ça s'appelle la résilience, à ne pas confondre avec la résignation.



Je retiens surtout une chose de tes propos, tout ça ne m'est pas du tout inconnu et j'apprécie beaucoup ce que tu dis ! Merci ! Bref, je crois bien que je devrais moins séparer sexe et peut-être affection naturelle qu'on peut avoir avec une personne avec laquelle on couche. Je vais essayer de voir comment je peux faire évoluer mes relations actuelles.

En ce qui concerne le dernier point que tu soulèves, je ne ferai pas la confusion, je pense que je suis quand même plutôt consciente de ce que je fais et que quoi qu'il arrive, si je me résigne à, ma petite lampe s'allumera et j'essayerai au possible de ne pas dépasser certaines limites, au risque de me renfermer sur moi-même ou de jouer avec les mauvaises cartes en main.
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