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Plus de libido

Note : 10
lancé par sapristi le 13.05.2018
10 réponses
dernier par sebz9999 le 18.05.2018, 17h59
Bonjour à tous,
j'expose mon problème ici car j'ai besoin d'avis masculins.
Je vous situe le tableau : je suis en couple depuis un an tout juste avec un homme de deux ans mon cadet (il a 23 ans et moi 25), on s'est rencontré à une soirée entre potes, on a sympathisé et on a vite fini par se mettre en couple.

Il n'avait eu que peu de relations sérieuses avant moi (quelques mois maxi) mais au début, c'est tout feu tout flamme, on fait beaucoup de sorties, il est inventif et plein d'idées.. Bref le top!
Après 3 mois, je sens que les choses se gâtent, je m'aperçois qu'au lit, il n'est plus très demandeur et on en vient vite à une situation où on couche ensemble une fois la semaine, et de plus en plus tièdement...
Je réfléchis à la situation et je lui en parle mais il se montre assez fermé et me dit qu'en parler ne fait que le braquer davantage, qu'il a la pression, etc...
Le souci, c'est que parallèlement, pour moi, ça devient une réelle obsession car , de un, ce n'est pas un rythme qui me convient, et ensuite, toutes mes tentatives, quelles qu'elles soient, se solde par des refus et des rateaux, etc.
Bref, on en arrive à une situation où, quand il venait chez moi (il habite chez ses parents, moi seule et on se voit plus ou moins 3-4 fois semaine), je finissis en pleurs car il s'endormais sans ne m'avoir même approchée. Ce qui créait évidemment un climat de tension incroyable (et pour le coup, je sais que c'est moi qui suis en tort de me mettre dans des états pareils) Même un vrai baiser (pas un simple smack quoi) est difficile à obtenir. Il n'y a plus de sensualité, plus de séduction, rien du tout de l ordre du couple hormis les trucs mignons (petits surnoms calins etc...) du coup, évidemment, je me sens bien ridicule quand j'essaie d'instaurer un climat plus sensuel car je me heurte à un mur ou pire, il me prend dans ses bras pour un calin et..c'est tout.

La conséquence, c'est que je me rends compte que je suis de plus en plus demandeuse, et que lui est de plus en plus braqué.
Je constate également qu'il ne bande plus par suggestion mais uniquement par stimulation physique. Sinon, il ne se passe rien.
Il est déjà arrivé qu'il n'arrive pas à éjaculer et je m'en étais étonnée et j'avais voulu discuter mais lui s'était braqué et il me dit même que c'est ça qui a été la base de tout le reste.

Je lui ai demandé quoi aire pour que la situation s'améliore mais quand j'en parle il me dit que je lui mets la pression et quand je ne dis plus rien, il me dit qu'il a la pression car il sait que j y pense! Je ne sais juste plus quel comportement adopter. Je n'arrive plus à aller vers lui car je me fais systématiquement rejeter et c'est très dur mentalement de subir ça sans cesse, et quand lui vient vers moi ça m'agace car il tourne beaucoup autour du pot et j'en viens à me demander s'il veut qu'il se passe quelque chose, ou pas, si je me fais des films, mais qu'est ce qu'il veut à la fin, etc... ^^"

Après un an, je fais donc le bilan : on couche ensemble trois fois par mois (et c'est pas foufou car j'ai juste l'impression qu'il fait son devoir conjugal, qu'il claque ça vite, et il y a ce put*** de nuage noir au dessus de nos tronches. En plus quand on le fait si peu, ben si c'est pas fou, c'est encore plus frustrant)
Je constate aussi qu'il ne tient pas compte de mes envies à moi au lit, je lui dis ce qui me plait, je communique beaucoup mais quand on le fait, il n'en tient absolument pas compte.
Je sais qu'il est amoureux de moi et qu'il ne me trompe pas mais je n'en peux juste plus. J'ai l'impression de ne pas être en couple mais juste avec un ami calin qui dort avec moi.

Après beaucoup de discussion,je l'ai convaincu (mais encore une fois ça part de mon initiative et je ne sais pas si c'est bien. Il est extrêmement passif par rapport à toute cette problématique : si je ne lui en parle pas pendants quelques semaines, la situation va rester similaire, il va jyste être soulagé de ne plus en parler) d'aller voir une sexologue. Il y a été, et elle lui a apparemment dit que coucher ensemble 3 fois le mois n'était pas anormal...
Du coup, je pense qu'il va encore moins se remettre en question...
Le truc, c'est que je ne pense pas que ce soit son ryhtme mais que ça a découlé de plein de soucis et que c'est devenu problématique.
Ceci dit, il a un rapport au sexe bizarre: je sens bien que ce n'est absolument pas sa priorité voire que ça le fatigue à l'avance de penser qu'il va "devoir y passer " (mon dieu c'est affreux dit comme ça)

Ma plus grande peur serait qu'il se force et je sens que plus rien n'est spontané entre nous.
Je ne sais vraiment plus quoi faire et je me tourne vers vous, les hommes.
Comment expliquez-vous ce manque de libido?
Quelle attitude adopter?
Help =(
ça n'est pas anormal mais ça n'en est pas pour autant satisfaisant et ça paraît bizarre puisqu'initialement ce n'était pas son rythme.
Plusieurs choses viennent à l'esprit;
-est-ce qu'il a eu des problèmes personnels?
-est-ce que vous avez eu des problèmes ensemble, même quelque chose de mineur pour toi?
-Quel est son rapport au corps et au sexe?
Est-ce que pour lui c'était nécessaire pour créer du lien avec toi mais plus nécessaire maintenant vu que vous êtes ensemble, ou est-ce que c'est un changement "indépendant de la routine"?
C'est vraiment avec toi qu'il a ce comportement là et pas avec d'autres?
-Est-ce qu'il a un rapport tordu à la femme du style madonne/putain? Parce que ça peut jouer aussi, si pour lui tu es "sa femme", en gros, il peut avoir du mal parce qu'il n'a pas rien à foutre de toi?
ALors qu'il considérait les précédentes comme des objets et donc, des objets de désir, et que toi, il te considèrerait comme "trop sacrée" pour ça?
Tu dis que ce qui te plait, il ne le fait pas? Est-ce que c'est une question de position, d'attitude, de manière de faire, et est-ce que ces choses là, pourraient lui donner une image de toi qu'il n'apprécie pas parce que le fait que tu sois demandeuse, pour lui, ça lui met la pression mais surtout, ça te donne une image négative qu'il supporterait pas (je te dis pas que c'est mal, je te dis que lui interprète ça peut-être péjorativement que tu sois plus branchée cul que lui alors que "ça devrait être le contraire". Et peut-être aussi qu'il se sent pas capable d'assurer).
-Est-ce que tu sens qu'il apprécie plus les choses quand c'est son initiative et quand tu es plus passive (même dans l'acte), ou est-ce que tu sens que tu peux te montrer volontaire dans l'acte et "le surprendre"?

-Est-ce que tu as essayé de mettre une distance physique quand il vient chez toi?
-Est-ce que tu as essayé de "passer un tour", et de ne pas se voir de quelques temps.
Histoire de laisser reposer les choses.
Après pour ces dernières questions c'est bien compréhensible que tu aies envie, d'autant que tu te sens bien avec au départ. Mais la solution aurait peut-être été d'essayer de repartir sur de bonnes bases en laissant revenir l'envie seule.
Mais pour moi ça pourrait être (hormis problème physiologique sous jacent peu probable) que le mec assume pas que toi, tu puisses ne pas être une fleur fragile et que tu aimes ça, ou alors, qu'il est simplement pris dans son habitude et qu'il pense qu'il n'a pas besoin de ça, que le sexe et l'amour, c'est différent.
Alors pour répondre à ta question : il a passé son mémoire, ce qui l'a pas mal stressé (et j'ai été excessivement derrière lui car il c'est quelqu'un d'assez "flemmard, j'y reviendrai plus tard) et en général, oui, on se dispute beaucoup car je trouve qu'il n'est ni très engagé ni très impliqué dans notre relation, j'ai souvent l'impression qu'il me traite comme si on était encore dans une relation adolescente et que ça reste fort superficiel alors que pour moi, après un an, t'es sensé pouvoir compter sur la personne en face de toi, faire des projets (pas de gros hein, mais envisager de partir en vacances ensemble par exemple) Je n'ai pas l'impression d'être sa priorité (même si, je le répète, je suis persuadée qu'il m'aime) mais j'ai l'impression qu'il prend systématiquement toutes les décisions les pires pour nous. Et aussi, quand je lui propose de passer du temps avec lui à l'improviste, ça ne l'intérêsse jamais, et je trouve ça étrange dans le sens que, quand on est amoureux, selon moi (et ce n est que mon avis), on a envie de passer de plus en plus de temps avec l'autre (si on n'a rien d'autre à faire ou personne d autre à voir en tt cas), lui , ça ne l'intéresse pas et ça me pose question pour l'avenir aussi...

Concernant son rapport au corps, je ne pense pas qu'il ait de souci particulier, par contre, comme je l'ai dit précédemment, il a un rapport au sexe bizarre dans le sens où j'ai l'impression qu'il envisage ça comme un sport (dans le sens "effort physique") et que pour lui, l'orgasme n'est pas très important, ni pour moi, ni pour lui. Et là, je ne suis pas d'accord, dans le sens où c'est logique de ne pas jouir à chaque fois (surtout pour une femme, j'avoue que pour un homme ça m'échappe un peu) mais quand ça ne revêt même pas d'importance, je trouve ça chelou...

"Est-ce que pour lui c'était nécessaire pour créer du lien avec toi mais plus nécessaire maintenant vu que vous êtes ensemble, ou est-ce que c'est un changement "indépendant de la routine"?"
=> Je n'ai pas compris ta question ^^


Alors concernant ses exs, il m'a déjà avoué que ça a été un peu le cas avec ses exs mais que ça n'avait pas posé de problèmes car il n'était pas resté assez longtemps avec pour que ça le devienne.
Maintenant, je suis certaine que s'il sortait en boite célibataire, il n'aurait aucun souci ni mecanique, ni mental pour coucher avec une jolie inconnue...

Concernant son rapport aux femmes, je n'ai pas l'impression qu'il me considère comme trop sacrée ou quoi que ce soit, j'ai vraiment l'impression que c'est de la paresse et une question de priorité... Tout passera avant : il me dit souvent qu'il est trop fatigué, mais pourquoi est-il fatigué? Parce qu'il enchaine épisode sur épisode sur Netflix sans penser que peut-être, y aurait mieux à faire à la place...
Pareil pour l'acte en lui-même, on dirait qu'il n'est pas excité par le fait de donner du plaisir à l'autre, il reste de marbre. Je ne pense pas que mon appétit sexuel lui pose problème dans la tête, il n'a rien contre les filles qui aiment le sexe, et est assez ouvert en théorie sur la question mais je ne me sens pas écoutée par lui (en même temps on le fait si peu souvent au final que ça va relativement vite et un quickie qui aurait pu être agréable ne l'est pas parce que je sais que après, il n'y aura plus rien pendants 10 jours, genre j'ai brulé mon unique cartouche quoi). Je rajoute aussi que si je fais tout et que je prends tout en charge (pas l'acte sexuel en lui même mais la fellation par exemple), là il se laisse faire et ça ne cause pas de souci... Mais j'ai évidemment de moins en moins envie de le faire vu qu'il ne se passe rien de mon côté..

Ce qui est un peu étrange aussi, c'est qu'il m'a avoué se masturber très régulièrement, donc c'est bien le faire avec quelqu'un (moi en l occurence) qui lui pose souci.

Pour le reste de tes questions, j'avoue que j'ai dumal à mettre une distance physique car justement, je ne suis pas comme ça et c'est un peu artificiel quand j'essaie...

Voilà, n'hésitez pas à ajouter votre commentaire, un conseil, un témoignage...
-C'est pas ton rôle d'être son coach de vie ou son prof. Il a un directeur de thèse ou autre pour ça.
-Un an c'est pas mal mais il réagit peut-être à ton exigence par plus de distance. Dans le sens où il se sent oppressé (je sais pas si c'est le cas, et c'est pas un mal de chercher de l'engagement et de l'implication au bout d'un an mais lui cherche peut-être juste une relation tranquille où il n'a pas envie de se projeter dans l'avenir parce que ça lui demande de répondre à des questions auxquelles il n'a pas envie de répondre).
Après faut que tu comprennes que les hommes ne sont pas des machines (donc jouir ça implique pas juste de pénétrer et limer jusqu'à plus soif. Ça implique que l'autre y mette du sien et d'être dans de bonnes dispositions psychologiques. Dont pas trop de stress, de l'excitation et une attirance forte vis à vis de sa partenaire, donc sans doute pas le feeling qu'elle est un peu dirigiste). Ce dont tu es convaincue c'est juste ta spéculation. Ça n'a rien à voir avec la vérité. Dans ce genre deréflexions tu te persuades un peu qu'il pourrait avoir un contrôle là dessus mais c'est pas le cas.
Il est possible aussi que vous n'ayez pas le même genre de personnalité quant à l'improvisation et d'autres choses et que vous ne vous correspondiez pas tant que ça. Tu sembles voir la paresse chez lui partout et ça doit être très important pour toi qu'il soit "responsable". C'est un cliché. Mais tu sais on ne change pas les gens. S'il ne te convient pas comme ça change de personne parce que pour lui c'est aussi nuisible que pour toi de subir cette pression. Je te jette pas la pierre. Je pense juste que vous n'avez vraiment pas les mêmes attentes, transcrits par des conflits où vous ne vous comprenez pas, et que vos corps ne s'accordent pas en conséquence.
De ce que tu racontes, on a quand même l'impression qu'il est dans votre relation "par défaut".

sapristi a écrit:
Je sais qu'il est amoureux de moi et qu'il ne me trompe pas mais je n'en peux juste plus. J'ai l'impression de ne pas être en couple mais juste avec un ami calin qui dort avec moi.

Ce n'est pas parce qu'il ne te trompe pas qu'il est forcément amoureux, qu'il y a une connexion entre vous... A part Netflix, vous partagez encore des moments intéressant ensemble ?
"Ce n'est pas parce qu'il ne te trompe pas qu'il est forcément amoureux, qu'il y a une connexion entre vous... A part Netflix, vous partagez encore des moments intéressant ensemble ?"
Oui, on s'entend vraiment bien et on fait beaucoup de choses ensemble, mais c'est surtout de mon initiative. Lui a plutôt tendance à se contenter du quotidien, même s il est toujours partant pour ce que je propose mais c'est le genre :
-qu est ce que tu veux faire?
-oh je sais pas, t as des idees?
-où est ce que tu veux t asseoir?
-oh je sais pas, où tu veux...

Par contre je pense vraiment (meme si ça parait un peu niais) qu il est amoureux, parce que sinon, si on etait pas attachés l un à l autre, ce serait terminé depuis longtemps..c est tellement galere pour le moment=/
~+Onmyoji

"C'est pas ton rôle d'être son coach de vie ou son prof. Il a un directeur de thèse ou autre pour ça. "
C'est vrai, mais ça faisait déjà 2 ans qu'il était dessus et qu'il se laissait couler, je l'ai pas mal motivé (et lui ai mis la pression , c'est vrai) mais c'est derrière nous, il a fini son mémoire et a même commencé à bosser depuis.
Il m'a même avoué que si je n'avais pas été là, il n'aurait certainement pas encore rendu son travail.

"Un an c'est pas mal mais il réagit peut-être à ton exigence par plus de distance. Dans le sens où il se sent oppressé (je sais pas si c'est le cas, et c'est pas un mal de chercher de l'engagement et de l'implication au bout d'un an mais lui cherche peut-être juste une relation tranquille où il n'a pas envie de se projeter dans l'avenir parce que ça lui demande de répondre à des questions auxquelles il n'a pas envie de répondre)"
Je pense en effet qu'il n'est pas prêt à de grands engagements, genre habiter ensemble ou quoi que se soir mais je lui demande juste de tenir compte du fait qu'il est avec quelqu'un qui se préoccupe de lui et dont il doit se préoccuper... Un exemple : il n'est absolument pas enthousiaste à l'idée de partir en vacances avec moi. Or, ça me parait pas surréaliste... Autre exemple : je suis hyper open pour les sorties entre potes etc... Je suis très indépendante et je trouve que c'est très sain dans un couple d'avoir des activités chacun de son côté. En plus, je suis pas du tout jalouse et je fais confiance donc pas de souci. Tout ce que je demande, c'est un message qui dit "je suis bien rentré" pour ne pas m'inquiéter (alcool au volant ou autre) et ben... Il ne le fait pas. Et ne comprends pas que je sois contrariée par ça.

Pour en revenir au sexe maintenant, j'ai bien conscience que les hommes ne sont pas des machines et qu'il faut un contexte serein (ce qui n'est pas le cas en ce moment) pour avoir une relation satisfaisante. Par contre, ce que je lui reproche, c'est de ne pas y accorder d'importance. On dirait qu'il ne connait pas la frustration. Il jouit, je jouis tant mieux, sinon pas grave et à dans 15 jours quoi...
Il m'a aussi dit que parfois, il avait envie (donc une fois tous les 15 jours ne serait pas sa libido réelle) mais qu'il se sentait comme coincé. Je ne sais pas quoi faire pour décoincer cette situation. J'ai peur d'être entreprenante et de l'oppresser tout commej ai peur de ne rien faire et qu il se sente seul à devoir se démerder. Lui me réponds juste "je ne sais pas"

"Tu sembles voir la paresse chez lui partout et ça doit être très important pour toi qu'il soit "responsable"."
Oui c'est vrai, j'ai souvent l'impression que la vie lui passe dessus comme un bulldozer et qu'il ne bouge pas. Il m'a déjà dit aussi qu'il se sentait impuissant et mou sur plein de choses et je me suis déjà demandée s'il n'était pas dépressif. Genre il a envie de bouger mais il n'y arrive pas c'est plus fort que lui. Commes'il voyait sa propre vie défiler sans pouvoir intervenir dessus (ce sont ses mots)
Si je me peux me permettre une tentative d'analyse : possible qu'il soit dépressif en effet; ou en tout cas, anxieux/rongé par le stress (voire une forme de PTSD lié à des coups durs : pas forcément besoin d'avoir fait l'Irak pour ça : une grosse désillusion / remise en cause des acquis peut être suffisant)

... (et pas forcément très conscient de l'être); tout ça au point d'être en mode survie / exposition minimale.
L'une des conséquences de ce mode de fonctionnement, c'est une forme de social withdrawal (cherche "social withdrawal symptoms").

=> il s'expose à minima, se renferme, met le couvercle sur un max de trucs par crainte inconsciente de pas pouvoir gérer "tout ça". Mode survie, en quelque sorte.

Là où la libido demande un minimum d'esprit festif / joueur et d'esprit de conquête (baiser c'est consommer l'autre), lui est en mode blessure; et encore une fois ça peut être très enfoui, il pense pas forcément en termes si nets dans son analyse (qu'il aura tendance à ne pas regarder en lui-même non plus : les oeillères qu'on se met). D'où aussi la procrastination / la molesse dans d'autres aspects de sa vie.

J'ai l'intuition que c'est un truc comme ça.

Comment lui sortir la tête (et la bite) du sable :
- prendre l'initiative sans trop lui demander son avis : en fréquence, et en pratiques : (r)éveiller son intérêt / son attention pour le cul, en lui laissant pas trop le choix et en l'emmenant sur des terrains nouveaux pour éveiller sa curiosité et le divertir et lui rappeler que "ah ben oui c'st vrai c'est agréable", jusqu'à ce qu'il se réhabitue et que ça redevienne normal; et à plus forte raison : avec toi. Vois ça comme un (re)dressage sexuel de ton mec; une forme de thérapie pavlovienne si je puis dire
- pas de mises à plat frontales, parce que ça provoque des réactions de repli (il rajoute une couche d'enfouissement supplémentaire pour enterrer le truc)
- désamorcer tout éventuel problème qu'il pourrait avoir par rapport au corps et à l'intimité (peur d'être jugé, malaise de se mettre à nu / à se livrer, au propre comme au figuré). ici la composante confiance est essentielle, il faut qu'il soit 150% en confiance avec toi.

Bref : l'accompagner par les gestes, plus que le confronter par les paroles. Respecter son rythme à ce stade, c'est pas efficace, parce que son rythme joue contre lui. Ta chance c'est que tu sembles dégourdie : tu vas pouvoir piloter pendant un moment. Une nana plus gauche serait totalement démunie.


** et si c'est ça, gaffe parce que ça le pousse à chercher des moyens d'anesthésier l'angoisse latente : abus de Netflix, de masturbation, de substances et en parallèle, comportements à risques pour essayer de provoquer inconsciemment des électrochocs qu'on espère salvateurs.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 17.05.18, 11h04 par Jalapeno
  • +1 (Constructif) le 17.05.18, 12h24 par sapristi
  • +1 (Post responsable) le 17.05.18, 15h51 par Alea
  • +1 (Pertinent) le 17.05.18, 20h27 par Sathinelilly
  • +3 (Très intéressant) le 04.08.18, 23h06 par voucny
+Frenchkiss

Merci pour ta réponse.

Concernant ta suspicion de PTSD, je n'y connais rien, c'est possible mais je ne comprends pas ce qui aurait pu causer ça... Je lui ai sugggéré d'aller voir un psy il y a quelques semaines...L'idée suit son cours mais il est fort dans le cliché "je ne suis pas fou j'ai pas besoin d'aller voir un psy".

Si je te comprends bien, tu me conseilles d'arrêter de parler, d'y aller franco et de gérer l'affaire, mais comment faire si je ne le sens pas réceptif?
Parce que c'est ça qui est chaud : quand je manifeste de l'intérêt pour lui, il peut me rembarrer en étant extrêmement froid et c est un peu humiliant quand c'est systématique, ça casse quoi ^^"
Qu'entends tu par terrain nouveau?
Je suis assez ouverte donc je ne sais pas quoi faire de plus =D

Par contre, je le reconnais beaucoup quand tu me dis qu'il se renferme, met le couvercle etc... Il n'a pas de complexes physiques ou liés au corps mais par contre, c'est vrai que je sens comme une pudeur dans l'acte sexuel : il est très silencieux, a tendance à ironiser sur le sexe du point de vue masculin, genre rendre un peu ridicule le plaisir masculin etc...


"et si c'est ça, gaffe parce que ça le pousse à chercher des moyens d'anesthésier l'angoisse latente : abus de Netflix, de masturbation, de substances et en parallèle, comportements à risques pour essayer de provoquer inconsciemment des électrochocs qu'on espère salvateurs."
=> Je le reconnais à 100%, s'étourdir dans autre chose pour ne plus penser aux soucis...
Hello,
je veux pas suranalyser le truc, surtout que j'en sais rien; et encore moins te dépeindre un tableau exagérément plus dark qu'il pourrait l'être. A prendre avec mille pincettes donc. Je me plante probablement à 100% sur tout ça.


Quand je dis PTSD, faut pas s'imaginer le mec roulé en boule qui a des hallucinations comme dans les films; je pense à une forme moins extrême, et du coup plus insidieuse, mais qui fait que suite à une claque dans la gueule on s'en trouve durablement secoué, et on passe en mode survie.

Il a pas eu des gros changements, des grosses remises en question, des coups durs (pros ou familiaux ?) qui pourraient expliquer cette espèce de paralysie mentale qu'il semble subir ?

Dans son cas, peut être ses difficultés / doutes quant à ses études et son orientation pro, qui lui fait douter de tout (on se définit énormément à travers notre trajectoire pro : "je suis graphiste", "je suis ingénieur", etc; si cette image que l'on s'invente de soi est déstabilisée, bonjour la crise existentielle, et bonjour l'effondrement de tout le cadre, et des élans de vie, le cul en premier).


Ce que je pense, c'est que face à un blocage irrationnel, y'a deux approches possibles, et possiblement complémentaires :
- tourner autour du noeud, le regarder et essayer de le défaire (l'analyse avec ou sans professionnel pour déconstruire le problème jusqu'à trouver la racine du mal).
- forcer la main au blocage, passer outre, s'exposer à l'inconfort / aux craintes pour peu à peu dissiper le truc, et rebasculer progressivement dans le monde des vivants.


La difficulté d'aller voir un thérapeute, seul ou tous les deux, c'est que sa pudeur et son instinct de préservation / sa honte se mettent en travers de la démarche. C'est ULTRA dur de se dévoiler et de reconnaître ses défaillances devant un parfait inconnu, surtout si on est pas à l'origine de la démarche. C'est à la limite de l'agression en fait, et pour quelqu'un qui, probablement, se sent déjà défaillant (je pense qu'il est lucide sur le fait que tu es frustrée et qu'il te fait défaut), c'est pas un truc auquel on a envie de s'exposer.

Du coup oui je pense qu'il faut que tu passes outre son manque d'entrain jusqu'à ce qu'il redevienne, petit à petit, plus participant. C'est délicat parce qu'il faut pas non plus le pousser au point de provoquer un rejet brutal de sa part; et l'idée de se faire envoyer balader quand on tente des trucs, même vanilla, n'a rien d'attrayante.

Ca peut être aussi simple que te coller à lui et commencer par des bisous, puis escalader de plus en plus jusqu'à ce qu'il sorte de son attitude de flétan / sur la défensive, qu'il tombe les barrières et se joigne à toi.
Dans les moments de découragement, dis toi que ton mec est perdu dans son brouillard, et que tu essaies de le ramener à la lumière.



Autres possibilités que je vois en y réfléchissant :

1) qu'il soit tellement abreuvé / abruti de porno que le réel ne présente plus suffisament d'attrait pour le faire frétiller (j'ai l'impression que ça devient très répandu).
Si le porn le chauffe, au lieu de te sentir exclue, fais en un atout : lancez vous une scène bien hot / qui l'excite et partez de là ? De cette manière, tu redeviens actrice de son scénario intérieur.

2) et / ou la possibilité (que je ne te souhaite évidemment pas) qu'il soit inconsciemment en colère après toi; ou froid vis à vis de toi, parce que conflit sous-jacent (pas forcément conscient non plus). Prosaïquement : un truc / un ensemble de trucs fait que le contrat tacite qui sous tend votre relation / partenariat s'est dégradé à ses yeux, et il ne te considère plus comme partenaire, parce que "plus la confiance".


Dans tous les cas : lingerie et coquinerie à fond (et autres expériences pour lui faire reprendre goût au sexe et à tout son imaginaire / sa cérébralité) jusqu'à ce qu'il se réchauffe. Faut l'aider à reconstruire son appétit / son imaginaire sexuel je pense.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +3 (Très intéressant) le 04.08.18, 23h10 par voucny
A prendre aussi avec des pincettes, mais la prise d'anti-depresseur peut anéantir complètement une libido, par fierté, il serait pas forcément étonnant qu'il n'en n'ai pas parlé. C'est juste des pistes, tous ça n'est que de la supposition.
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