Discussion

Pourquoi travaillez-vous ?

Note : 35
lancé par Axelos le 19.04.2018
36 réponses
dernier par Nonchalance le 24.05.2018, 10h00
@Alex : Perso, j'ai changé de job suite à un vieux push & pull : la façon dont on me demandait de faire mon ancien job ne me convenait plus, j'avais envie de créer, d'essayer. A la première opportunité, mon projet n'était pas assez mûr. A la seconde j'ai sauté.


j'avais pondu une assez longue explication sur pourquoi je suis convaincu que le travail paye.

Mais franchement j'étais très très proche du vieux con réac'. Et j'ai trop conscience des limites et de la connerie de ce discours et de sa possible mauvaise interprétation que je n'ai pas voulu rentrer la dedans. Parce que j'ai bien conscience d'être un immense privilégié et je me garderai bien de donner des leçons.

Je reste convaincu que le travail paye, pour peu que l'on n'ai pas eu trop de malchance au tirage de la vie. Je pense qu'effectivement pour la tranche la moins aisée des Français, c'est beaucoup plus nuancé. Non à cause du travail lui même mais plutôt à cause des cercles vicieux engendrés par la précarité des situations.

Ceci étant dit, et dans cette limite là, je pense qu'en France, une majorité de gens n'est plus capable de faire le lien entre son salaire et le travail qu'ils font. Et que globalement les gens sont assez mauvais dans ce qu'ils font.
J'ai l'impression qu'on a cassé le lien entre le travail et les gens.

Mais je te jure que les gens qui se plaignent de ne pas assez gagner d'argent et qui dorment (au sens littéral du terme) sur le canapé des clients, on en voit passer un gros gros paquet.
Et à côté de ça tu vois, on vient de faire le choix dans ma boite d'accueillir un mineur isolé Ivoirien sans papier pour l'aider dans son intégration. Bah, l'envie et la gnac ne sont pas les mêmes.

Et j'en ai marre de voir des gens, vivant dans une relative opulence, passer leur temps à geindre, insultant par la même la moitié du monde sur lequel ils marchent par le simple mérite d'être nés au bon endroit.
Smooth m'ôte les mots de la bouche tant il a raison.
A chacun de voir ce qu'il attend de son travail, ne pas tout vouloir sans rien donner par exemple.
Même en province :wink: si tu es cadre sup, les 35 h ne veulent rien dire. Déjà un cadre n'a pas une obligation de compteur mais des résultats à fournir. S'il peut le faire en 20 h tant mieux pour lui. De mon expérience, un job prenant, prend plus que cela. Et ce n'est pas que gérer son job, ses collaborateurs puis poser le crayon. C'est sortir, rencontrer, avoir une visibilité. Et tout le monde s'en fout que tu sois fatigué. Ton choix : tu fais ou non. Et t'assume ton choix sans en vouloir à quiconque. Mais c'est quand même en soirée plus ou moins pro que des choses se passent, j'ai retrouvé mon mec actuel par ce biais.

"oui il faut prendre des initiatives pour proposer ses sujets et créer son propre poste"

C'était le challenge lors de mon embauche il y a quelques années et je l'ai accepté tout en sachant que j'allais être attendue au tournant. Mon boss a des défauts, couille molle parfois mais néanmoins il m'a donné ce jour-là une chance de faire à ma façon. Bon en ce moment nous ne sommes pas en phase mais là aussi j'ai le choix : je m'en vais ou je fais en sorte de prouver que mon projet actuel est non seulement incontournable mais pas à confier à n'importe qui. De seule au début suis passée à trois personnes aujourd'hui : je me sens responsable de ceux qui bossent avec moi et ça c'est mon fer de lance pour ne rien lâcher. Une motivation supplémentaire pour aimer son job ? Certainement pour moi.

Parlons argent.
Je zappe ceux qui vivent au crochet de notre société pour la bonne et simple raison que s'ils peuvent le faire c'est qu'il y a une grosse faille dans laquelle ils auraient tort de ne pas s'engouffrer.
Bref.
Moi j'aime l'argent procuré par mon job. Pour ce qu'il me permet de faire, pour cette indépendance qui m'est chère, pour ces soirs où je rentre éreintée, pour ces prises de tête avec des homologues hommes alors qu'au fond nous nous respectons sans toujours nous comprendre, pour cette journée de glande que je m'accorde avec ce matin un coach au petit soin dans ma salle de sport-il est mignon si vous saviez-, pour en définitive une qualité de vie que je paie aussi dans ma vie perso depuis des années. C'est toujours une question de choix et les miens à ce jour ont plus d'avantages que d'inconvénients.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 23.04.18, 17h40 par Axelos
  • +1 (Intéressant) le 26.04.18, 19h46 par Moumane
Je vais essayer d'apporter quelques éléments depuis l'autre côté de la barrière. Il va y avoir un peu de mylife dedans vous êtes prévenus.
J'ai décidé d'arrêter le « travail » il y a 8 ans, pour plein de raisons, dont notamment la concrétisation d'un vieux rêve d'enfant (jusque fin 2016).

À noter en passant que je ne touche ni n'ai touché aucune aide. Je n'ai pas le RSA, je n'ai même pas d'APL, et je n'ai droit à aucun tarif réduit nulle part (ils sont assujettis généralement au RSA et non à une condition de revenus). Je vis essentiellement par 2 axes :

1) des dépenses faibles, associées à un rythme de vie simple. J'ai une approche « décroissance » de mon quotidien : j'achète de la qualité et de la durabilité. Ça me revient plus cher sur le moment, mais nettement moins cher sur la durée. Je ne renouvelle pas ce qui n'a pas besoin de l'être : fringues, téléphone, you-name-it, je suis insensible aux effets de mode. Et je cuisine moi-même.

2) j'ai constitué un capital initial lorsque je bossais (environ 50k€ pour ceux qui veulent une idée de ce qu'il faut). Je le fructifie moi-même.

(pas vraiment un point, mais j'ai vécu 6 de ces 8 années à l'étranger, ce qui a également contribué à diminuer les coûts)


Faire quelque chose de sa vie

C'est une question très subjective. J'ai l'impression au contraire que les boulots futiles se sont multipliés ces dernières décennies. Brassage de paperasse, transformations, réorganisations, réaffectations.
Si on étend un peu l'idée, beaucoup de boulots qui semblent utiles ne sont en réalité que rentables : on utilise des gens non parce que c'est indispensable, mais parce que c'est moins cher. Est-ce que passer sa journée à présenter des articles à un lecteur de code barre c'est faire quelque chose de sa vie ? Ou à mettre des oignons dans des boîtes de conserve ?

L'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi de ne pas avoir de travail, c'est justement pour pouvoir consacrer mon temps à mes projets personnels, chose difficilement possible quand tu passes 60h par semaine à bosser et le reste à récupérer.
En n'ayant pas ce genre de contraintes, je suis libre de me concentrer sur ce dans quoi j'excelle. Je développe des logiciels libres. Je m'implique dans l'écosystème startup de ma ville du moment. J'écris un livre. En parallèle, en ce moment je suis en train de monter une association loi de 1901 avec quelques amis pour faire de la promotion et de l'information sur les cryptomonnaies auprès du grand public et des commerçants.

Note quand même que je ne suis pas réfractaire à l'idée. J'ai de temps en temps des propositions d'emploi, et si un truc me botte je ne vais pas refuser de me consacrer à un projet sous prétexte qu'on me paie. Ça ne sera pas ma motivation première en revanche. Ma motivation première ça sera un projet intéressant, où ma contribution compte, dans un cadre où je me sens bien.

Citation:
Oui sauf qu'être fun et léger c'est plus simple quand tu gagnes masse de blé dans un travail qui te botte

C'est là dessus que je suis en léger désaccord, pour moi il faut corriger comme ça :
→ Être fun et léger c'est plus simple quand tu fais des trucs qui te bottent et que t'as suffisamment d'argent pour ton mode de vie.

Citation:
Le libéralisme a besoin de la redistribution pour continuer d'exister.

Oui. L'idée me paraissait étrange auparavant, mais depuis que je m'intéresse à la finance et que je trade en compte propre, j'ai compris beaucoup de choses sur les mécanismes financiers, et j'en suis arrivé à la conclusion que non seulement le revenu universel était une évolution logique, mais en plus qu'il serait probablement porté avant tout par les lobbys financiers.

Ma principale crainte c'est qu'il arrive sous une forme qui ne permette pas d'en tirer les bénéfices sociaux attendus.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Très intéressant) le 23.04.18, 17h39 par Axelos
  • +1 (Intéressant) le 23.04.18, 19h22 par Fate
  • +1 (Intéressant) le 24.04.18, 14h40 par Perlambre
  • +3 (Yesssss!) le 24.04.18, 20h18 par Syd_
Pour ma part, je travaille parce que c'est indispensable pour vivre avec le degré de libertés que je veux, ce qui implique de l'argent, parce que je n'aime pas être un parasite (et si les gens qui profitent des aides de manière justifiée n'en sont pas, les types qui pourraient travailler mais ne le font pas en sont, et ça passe difficilement dans ma culture perso. Il y a un même qui fait passer les gens qui pensent comme moi pour des enculés, parce que le fait que les autres fassent ce qu'ils veulent, ça m'empêche en rien de vivre. Sauf que dans les faits, ils contribuent à mettre le système sur les rotules -même si je sais qu'en comparaison de la fraude fiscale des entrepreneurs, c'est rien, merci, moi aussi, je reçois tous les messages des insoumis à chaque décision parlementaire qui les défrisent-, et que c'est une sale mentalité de profiter des autres, c'est pas avec des gens comme ça qu'on bâtit un monde meilleur et plus équitable), parce que surtout, sachant les deux premiers points, je me suis donné tous les moyens pour faire ce que je veux (et je continue, ce qui fait que je me suis arraché pour les études, là où beaucoup pensaient juste à s'amuser et ne pensaient pas à l'avenir (je ne leur jette pas la pierre, mais ce sont des choix que beaucoup regrettent; faut croire que l'amusement de la jeunesse n'a de valeur que dans les souvenirs quand on galère à joindre les deux bouts), et que donc, avoir un travail en lui même n'est pas une corvée.
Ce qui l'est, c'est d'avoir un patron con (coucou!), un salaire qui n'est pas à la hauteur de nos mérites dans l'entreprise, des horaires poussés par la direction sans compensation et toujours sans équité (genre la secrétaire elle fait ses 7h, elle se casse, toi, tu as fait tes 11h de taf, on te demande encore où en est tel projet. Oui, c'est une question de responsabilité, mais quand tu es payé juste 500e de plus à la fin du mois, ça vaut pas tout ça en plus. Ou alors, tu fais des horaires de dingue, et quand tu as besoin de flexibilité, on te la refuse, ou on te demande des jours de congés), et d'une manière générale l'ambiance et les contraintes liées à ce boulot.
Comme j'ai eu pas mal de bons tafs; et de bonnes connaissances chefs d'entreprises, je peux assez bien juger de ce qui se fait correctement ou pas; et quand on essaie de m'enfler sur le droit du travail.
Parce que bon, je suis pas camarade CGTiste, mais j'estime quand même que la loi et la loi, et si je suis prêt à être flexible, faut que ce soit avec réciprocité.
Ce qui pour moi est une raison de ne pas avoir envie de bosser, c'est de tomber sur un patron très con, ou un management très con, ou dans un job dont les contraintes sont trop chiantes.
Le temps, quand c'est 50h dans la semaine, ça passe si on a pas trop de trajets (35h, perso, j'ai l'impression de rien branler, même quand j'étais en cours je bossais plus).
Au delà, ça devient dur à gérer, si des trajets si rajoutent, faut vraiment être motivé.

Mais en dehors de ça, je travaille parce que c'est normal de mériter sa liberté, c'est une de nos responsabilités de bosser pour notre subsistance sans que les autres le fassent pour nous tant qu'on en est capables.
Et si au passage, on fait un truc qui nous intéresse vraiment, on y perd pas en termes de satisfaction.

Je suis toujours sidéré par ces vagues de pleurnicheries à propos des bullshit jobs. Pour moi, c'est le fruit de l'éducation des générations récentes. Qui veulent tout sans rien donner, parce que c'est ainsi qu'on les éduque (bon, grosse généralité, mais j'ai eu des stagiaires de 20-25 ans à baffer dans mon entourage. Tous sans exceptions, sont parfois capables (sinon on les prendrait pas), mais veulent faire que ce qui les intéresse.
Sauf que dans une entreprise, forcément, personne n'est dédié à 100% aux aspects cools de son métier.
Je pensais aussi que ça augmenterait la productivité (parce qu'en tant que scientifique se taper la paperasse de merde, c'est pas ma tasse de thé); mais en réalité il y a pas mal de tâches dont on est pas fan qui nous ouvrent l'esprit parce qu'elles nous permettent de voir autre chose, par exemple ce que font les autres qui ne sont pas dans notre rôle.
Et puis même dans notre rôle il y a des choses qu'on aime moins. Mais il y a aussi des contraintes clients, qui respectent pas nos formats, nos standards, etc.
Ben si tu les écoutes, ils feraient ce qu'ils veulent et mettraient le client devant le fait accompli en leur disant que c'est mieux (ce qui est parfois vrai, soyons honnête, cf les métiers type graphisme, ou même dans la science, mais c'est loin d'être si fréquent, ou même majoritaire).
Et quand on en viens au "sens", j'ai envie de répliquer, si déjà, tu peux vivre grâce à ton boulot, faire vivre ta famille, en quoi tu as besoin d'un meilleur sens bordel. Si ton boulot est pas un truc nuisible, il n'y a aucune raison de se lamenter. Il y a des gens qui se tuent à la tache. SI tu as la chance d'avoir un boulot peinard qui devrait même pas exister, et que mécaniquement, des gens gaspillent en fait leur pognon sur toi qui peut passer ta journée à écrire tes mails, ton bouquin, programmer sur des projets persos, apprendre des trucs, faire toute la paperasse chiante que les autres font en dehors des heures de taf pour avoir plus de temps libre, regarder tes séries, etc; honnêtement, t'es juste un gamin mal éduqué et trop gâté (d'aucun dirait béni des dieux).
Surtout quand tu compares avec des gens qui tueraient pour un taf ou un nouveau taf plus cool dans leur vie (quand ils sont en manque de tune, ou ont un patron con).
Donc clairement, ça me passe au dessus.

Pour moi, l'aspect social n'est pas vraiment essentiel, j'ai jamais voulu faire ce que je fais pour m'attirer les faveurs des foules. Sans doute pour ça que les 3/4 du temps, à "qu'est ce que tu fais dans la vie", je réponds à côté ou avec une périphrase qui reflète ce que je fais vraiment dans mon job, mon approche du truc, plutôt que de balancer mon titre en espérant mettre des étoiles dans les yeux des gens. Ou alors, je réponds sur mes passions, parce que même si c'est l'une d'elles, je ne me définis pas par mon boulot (pas plus que par mon mode d'alimentation, mon orientation sexuelle, mon MMORPG, ma série ou mon groupe de rock préféré ou autre).
Mais parce que je fais, ce que je réalise, et comment je vois la vie.
Le travail participe à cette définition, mais au final, c'est un peu aussi ma vision qui influence mon travail, ce n'est donc pas unilatéral. ça pourrait être un quatrième point à rajouter aux trois autres, même si je ne sais pas si c'est essentiel en soi. Peut-être que c'est le plus important psychologiquement parce que même si j'étais pas obligé de gagner du blé, je ferais des trucs qui ressemblent à mon taf (genre comme les scientifiques avant l'ère moderne), mais comme dans l'ordre des priorités, ça passe après bouffer, c'est un peu relativisé par ça.

Pour revenir sur l'aspect social parce qu'il y a un truc qui m'a interpellé, Smooth, c'est marrant ce que tu dis parce que je connais pas mal de gens qui ont fait des écoles de comm et qui finalement ont tous fuit la pub. Parce qu'ils trouvent que c'est de la poudre aux yeux, justement...
ça m'étonne donc un peu quand tu dis que des gens se battent pour rentrer dans les agences de pub (comme s'il n'y avait qu'eux qui étaient créatifs et cools;... Pour moi, Octave n'est pas la définition du mec cool faut dire...)
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  • 0 (Point C'était mieux avant) le 24.04.18, 06h53 par Nonchalance
Le travail n’est peut-être plus sa valeur phare mais je me demande si la jeune génération n’est pas tout simplement lucide…
Le chômage par exemple.
Les 20-30 ans le connaissent. Pour eux bien entendu mais pas que. Combien ont vu dans leur entourage proche un « vieux » de 45-55 remercié de façon brutale alors qu’il avait consacré ses meilleures années à son job ?
Travailler oui mais ne plus se perdre dans le travail afin d’éviter des désillusions ?

De toute façon aujourd’hui dans le tertiaire bon nombre d’entreprises, de structures libérales sont mises devant le fait qu’elles n’attirent plus, qu’elles ont un mal fou à recruter. Mais la carotte qui faisaient marcher des gens comme moi - poste, salaire - n’a rien de séduisant pour bon nombre de suivants. Et puis, hiérarchie pas toujours collaborative, procédures souvent bien rigides, technologie pas toujours à la pointe, contrats précaire successifs, code vestimentaire obsolète et j’en passe.

D’ailleurs sur ce topic, une notion m’a interpellée, celle du travail « fun ».
S’il y a bien une chose qui n’a jamais traversé mon esprit c’est ce côté fun souhaité dans un job. A tord, à raison ?
Et là où je rejoins Onmy : un job a aussi des contraintes, quel que soit le job. Qu'elles viennent de l'intérieur ou de l'extérieur. Et changer c'est parfois juste changer de contraintes.

Et puis le témoignage de Ailether. Décider de ne plus travailler sans pour autant dépendre d’aides diverses. Je suis admirative car c’est un courage dont je suis bien incapable. L’idée du jugement des autres entre autres…
En tout cas cette discussion me donne grandement matière à réflexion !
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  • +1 (Cool) le 24.04.18, 14h53 par Axelos
  • Syd_
  • Score : 601 - 25 ans
Onmyoji a écrit:
Mais en dehors de ça, je travaille parce que c'est normal de mériter sa liberté


Ah bon ?
Je me demande ce qu'en pensent les enfants des milliardaires.

Les fortunes se font essentiellement en s'enrichissant sur le dos des autres, la répartition monétaire n'est ni égalitaire ni méritocratique (si quelqu'un travaille deux fois plus que moi, je peux comprendre qu'il soit deux ou trois ou cinq fois plus rémunéré... mais dix mille fois ?).

Ca sonne bizarre pour moi de dire que tu travailles pour être libre et mettre en avant que tu bosses dans les 40-50h par semaine. Enfin c'est classique mais quand même.
Ajoute à tes horaires de travail tes horaires de trajet et te voilà "libre" de 21h à 23h, le samedi et dimanche, et 5 semaines par an.
Tu serais plus libre en bossant moitié moins pour la moitié de ton salaire, non ?

A y réfléchir, plutôt que de bosser comme des chiens et faire un burnout pour se payer 3 semaines au soleil en Aout, il est possible avec une somme de départ pas si difficile à obtenir d'aller vivre dans un pays où le coût de la vie est bas et d'être au soleil toute l'année.

Les bullshit jobs c'est une réalité. Je pense qu'une génération se rend compte que posséder un maximum de paires de chaussures et d'écrans de télévision n'est pas un idéal si enviable et que bosser à augmenter les ventes de produits qui ne servent à rien, abrutissent les gens qui les utilisent et réduisent à l'esclavage les gens qui les produisent n'a pas de sens.

J'ai arrêté d'en vouloir aux gens qui ""profitent"" du RSA, ils sont peu nombreux et ont un impact négatif tellement, tellement plus faible que les plus riches.
Syd_ a écrit:
Je me demande ce qu'en pensent les enfants des milliardaires.

Moi je m'en fous un peu, je suis pas jaloux. Très bien pour eux.

Citation:
Les fortunes se font essentiellement en s'enrichissant sur le dos des autres, la répartition monétaire n'est ni égalitaire ni méritocratique (si quelqu'un travaille deux fois plus que moi, je peux comprendre qu'il soit deux ou trois ou cinq fois plus rémunéré... mais dix mille fois ?).

Pourquoi, "sur le dos" des autres. Pourquoi cette idée que c'est forcément aux dépends d'autres. Les mecs qui ont eu de bonnes idées, ils ont fait vivre plein de gens, et ont impacté la vie de plein de leurs clients (qu'est ce qu'on ferait sans informatique personnelle? Plein de choses, c'est vrai. Mais le monde n'aurait pas autant évolué -même si ça a aujourd'hui des effets secondaires déplaisants parce que des enfoirés peuvent pas s'empêcher de détourner de bonnes idées pour faire chier les gens-)
C'est pareil, est ce que c'est normal qu'un chanteur touche 10000 fois ce que touche un travailleur en usine?
Pourtant, c'est le cas. Pourquoi?
Le chanteur touche plus de monde (Jean Luc Lahaye, celle la elle est pour toi;)) par son travail. Et il n'exploite personne. Idem pour le footeux.
Est ce normal qu'un mannequin touche des millions juste parce que la génétique et un peu de travail sur elle-même en fait la fleur au milieu des orties? Si elle fait vendre à des millions de personnes, ça se justifie pour ceux qui l'emploie. Et elle n'exploite qu'elle-même. Où est le problème?
ça me paraît aussi absurde que certains pdg soient ultrapayés, alors qu'ils n'ont pas de résultats, mais d'un autre côté, ils ont pas les mêmes responsabilités que le mec sur sa chaine de montage.
L'un est moins remplaçable que les autres quand il est performant. C'est pas n'importe qui qui fait de Renault la boite qu'elle est maintenant, on peut mépriser Gohsn tout ce qu'on veut parce que c'est un connard, c'est loin d'être un abruti comme pdg...
Les mecs ne sont exploités que tant qu'on ne les paye pas à la hauteur de ce qu'ils font. C'est ça la grande erreur aujourd'hui. C'est de croire que parce qu'ils participent à un truc bien plus grand, ils devraient être forcément payés "en proportion". Je suis pour le partage, mais ce n'est pas forcément si équitable de penser ainsi.
Ce n'est pas l'ouvrier qui investit, qui risque sa chemise, qui se bouffe les sangs pour savoir si ses employés vont être payés...
Je suis pas un suppôt du grand capital, parce que j'aime pas non plus les patrons qui abusent, mais j'essaie de pas vivre dans le manichéisme "patron=satan/ouvrier =agneau innocent".


Citation:
Ca sonne bizarre pour moi de dire que tu travailles pour être libre et mettre en avant que tu bosses dans les 40-50h par semaine. Enfin c'est classique mais quand même.
Ajoute à tes horaires de travail tes horaires de trajet et te voilà "libre" de 21h à 23h, le samedi et dimanche, et 5 semaines par an.

ça a pu être ça a des périodes, oui. Il y a des doctorants qui font pire que ça. Des médecins aussi.
So what? Quand tu travailles sur ta passion, tu n'as pas forcément besoin de beaucoup de temps libre en dehors. Beaucoup de gens ont besoin d'énormément de temps parce que paradoxalement plus ils ont de temps libre moins ils ont d'énergie, d'envie, et qu'ils mettent plus de temps à trouver quoi faire (et finalement zappent devant netflix ou vont regarder le dernier blockbuster prémâché, super temps libre!)
Ils ont aussi besoin de beaucoup de temps libre parce qu'ils ont besoin de faire beaucoup d'activités pour se donner l'illusion d'être occupés, de se faire plaisir, parce qu'en vrai ils ne savent pas vraiment quoi faire pour ça.
La plupart des mecs font de la salle en mode automatique, plus parce que ça leur apporte un bénéfice sportif mais parce que sinon, ils savent pas quoi foutre, de toute façon à part les gens de la salle, ils connaissent personne, c'est un de ses exemples dont je parle.
Idem pour le fait d'aller faire du lèche vitrine sans but, histoire de se dire qu'on a bougé, plutôt que rester dans son canapé, mais au final c'est pas mieux (sauf qu'on a marché et qu'on est frustré potentiellement)
La plupart passent des heures à trouver une série pour se lobotomiser, tellement ils ont plus d'options à force de voir les mêmes merdes clonées au carbone...

Citation:
Tu serais plus libre en bossant moitié moins pour la moitié de ton salaire, non ?

Non, je pourrais pas vivre dans un quartier correct, avoir la bagnole que je veux qui tombe pas en panne tous les 3 matins et qui me casse pas le dos et la santé en me fatiguant par son inconfort, je pourrais pas me faire plaisir quand je veux acheter une tonne de bouquins, ou des trucs à quelqu'un, je pourrais pas acheter de la bouffe de qualité, me payer de bons médecins qui t'écoutent parce que tu leur fais un vrai chèque en fin de consultation et pas 25 balles jetés en l'air, etc. Faire des voyages, faire la fête en invitant des gens sans faire mon relou à leur faire amener des trucs et me faire plaiz en sortant le grand jeu, etc.
Et j'aurais pas la liberté de faire des choses intéressantes dans mon boulot non plus, parce qu'en mi-temps, on prend pas des gens à mon niveau.

Citation:
A y réfléchir, plutôt que de bosser comme des chiens et faire un burnout pour se payer 3 semaines au soleil en Aout, il est possible avec une somme de départ pas si difficile à obtenir d'aller vivre dans un pays où le coût de la vie est bas et d'être au soleil toute l'année.

Putain, mais cet idéal là du soleil, c'est le stéréotype des gens sans imagination pour moi.
Tout le monde veut se barrer en thaïlande ou au maroc. Puis soit déchante, soit vit dans une pseudo fête permanente pour se lobotomiser.
Un pays où le coût de la vie est bas, c'est souvent joli dans certains coins, mais t'es pas si libre que ça (coucou les juntes militaires, les lois d'un autre âge, la prison qui craint, et les gens prêts à t'égorger parce que tu es un putain d'étranger qui profite de la misère du pays et les envahis...).
Et on a mieux à foutre dans la vie que de griller au soleil en permanence.
Lézarder comme un con sur une plage, tu peux le faire à dunkerque (ah non) ou au cap d'agde...

Citation:
Les bullshit jobs c'est une réalité. Je pense qu'une génération se rend compte que posséder un maximum de paires de chaussures et d'écrans de télévision n'est pas un idéal si enviable et que bosser à augmenter les ventes de produits qui ne servent à rien, abrutissent les gens qui les utilisent et réduisent à l'esclavage les gens qui les produisent n'a pas de sens.

Mais je parle pas de matérialisme en fait. Sans parler de ça, le simple fait de pouvoir bosser, et en vivre, c'est une chance, et si en plus tu n'es pas obligé d'en suer sang et eau au passage, ben c'est festival, bordel.
Si les gens étaient pas attirés par des futilités, ils se battraient pas pour des statuts à la con comme en parle Smooth avec la pub. Et pour les produits qui servent à rien, c'est eux qui voient ça comme ça, mais si leurs smartphones les font chier, ça reste les premiers à tweeter/instagramer leur mal-être au boulot avec de petites phrases bien senties.
Ambivalence quand tu nous tiens. Pour moi, ça reste un outil de liberté (et je prends cet exemple parce que c'est souvent cité), et bien sûr, faut pas l'acheter pour paraître, surtout quand c'est en dehors de nos moyens (genre le smicard qui crève la dalle avec un Iphone X++)...
Cette génération là n'a rien inventé en terme de prise de conscience hein. Vous vous êtes pas réveillés plus intelligents que les autres. D'une manière générale, il y a juste un manque de pragmatisme affolant et des caprices d'insatisfaits...
La très sérieuse revue "Le Revenu" a fait un article à propos du capital nécessaire à acquérir pour bénéficier d'une rente.

Je vois ça comme un signal, parmi d'autres, envoyé par le système lui-même et indiquant qu'il a besoin et favorise davantage l'opportuniste malin que la force de travail.

Ce n'est pas le sujet premier du topic, mais quand on se met à y réfléchir, en combinant des astuces de com' professionnelle, des investissements en finances, en immobilier, en rationalisant ses dépenses, en faisant varier les montants investis ou les durées, en créant une affaire, ou une oeuvre avec des droits d'auteur, ou en jouant au poker, ou en faisant des paris sportifs, ou en louant son appart par AirBnB, ou en participant à des jeux radios et télé, ou que sais-je encore, on peut techniquement bénéficier d'un revenu passif (sans travailler) ou semi-passif (en travaillant mais sans se fouler).

Avoir des connaissances dans ces sujets permet de se mettre à l'abri du besoin et de ne pas bosser comme un âne (car ça, ça ne paie pas beaucoup), mais ne constitue pas forcément une motivation suffisante pour susciter une envie de se lever le matin (sans se forcer uniquement par obligation financière, ou par principe moral sous injonction du parent intérieur, ou par habitude).

La question reste donc pertinente, même pour tenir un objectif de type purement financier sur du long terme.

Qu'est-ce qui nous motive positivement à aller au travail ? Quels éléments génèrent suffisamment d'émotions positives, de projections positives sur la journée/le mois/l'année à venir, pour nous arracher du lit le matin, et nous permettre de combattre la préférence naturelle pour la facilité et la paresse ?
Ou alors ça surfe juste sur la tendance naturelle et irréaliste des gens à rechercher la facilité. Comme en séduction*

Investir: si tu as plus de 5 ou 10% de rendement les risques deviennent très importants. C'est peu viable pour ne plus bosser car une plaie d'argent devient mortelle pour le plan.
Jouer/parier: n'oublions pas que la banque calcule ses côtes pour être bénéficiaire.
On a peu de chance de gagner sur la masse de gens, mais aussi individuellement en répétant le processus ad nauseam.
Qui aussi a le niveau suffisant pour bien parier ou jouer assez bien au poker pour s'assurer un revenu mensuel (ou une fraction qui rende le truc efficace en terme de temps investi. Parce que sinon même si c'est un jeu, si on doit le faire 20 à 50h par semaine ça deviendra du taf aussi...)?
Peu de monde. Il n'y a pas que des Elki et tout le monde saute sur les filons faciles en observant leurs idoles et en se disant que ce mec est pas si différent et que c'est facile (hint: bullshit).
Pour les jeux télé idem. Et c'est pas donné à tout le monde aussi d'avoir le profil pour attirer les sélectionneurs (pour en connaître et avoir testé). Souvent ils prennent pas les gens les plus malins non plus à moins d'avoir LE client...
Pour la com professionnelle je vois pas à quoi tu fais référence.
Quand à avoir des droits d'auteur sur une oeuvre sois sérieux deux minutes. C'est encore moins donné à tout le monde que le reste.

Quand on se met à réfléchir il y a plein de possibilités mais dans les faits même si ça peut être des mines d'or faut du talent ou un contexte hyper favorable. Pour le reste au mieux c'est du boulot et des à côtés.

*sauf que quand on le dit pour la séduction on est réaliste, quand on le dire pour le travail on est réac. Cherchez l'erreur.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (A lire) le 25.04.18, 20h53 par Perlambre
La rente pour ne pas/plus travailler, pourquoi pas…

En ce qui concerne "les bons plans" évoqués par l'article, c'est pas si simple.

Perso l’idée de la rente me pose problème à plusieurs niveaux (partant de l’idée réaliste que je ne serais jamais dans le top 100 des grosses fortunes françaises, encore moins internationales, pouvant dépenser sans compter, de préférence à la vingtaine) :

- déjà il faut disposer ou se constituer un capital, épargne, bien foncier, héritage etc, savoir le faire fructifier
- d’où accepter de ne pas flamber à mort au quotidien mais de faire une réserve pour le jour J
- l’âge auquel tu décides d’être rentier parce qu’à priori il faut durer, surtout si tu prends la décision à 30 ans
- et puis les envies évoluent, la façon de se faire du bien, de profiter, mon trip de hier l’ai-je encore, en suis-je toujours capable
- et s’il faut diminuer un niveau de vie, où se pose la limite de l’insupportable
- quelles nouvelles personnes rencontrons-nous une fois rentier ? n’est-ce pas se mettre dans une bulle, voire s’isoler
- par rapport aussi à un cercle amical, fait-on envie, pitié, la distance peut vite s’installer

Mes questions viennent en vrac (il y en a certainement d'autres), un ressenti qui ne s’appuie sur aucune étude sociologique, économique mais si tu permets, la notion de rente dont tu parles me fait juste penser à la retraite et à vrai dire je préfère privilégier l’instant présent.

Pour ce qui est de la motivation à bosser -enfin la mienne- j'ai déjà livré des pistes ici ;)
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  • +1 (Intéressant) le 26.04.18, 19h41 par Moumane
Citation:
Ou alors ça surfe juste sur la tendance naturelle et irréaliste des gens à rechercher la facilité.

C'est cette tendance qui a mené aux évolutions technologiques, depuis l'invention de la roue jusqu'à celle du smartphone.

Au cours de l'histoire, l'être humain a inventé de nombreuses solutions pour faire la même chose, voire plus, en se faisant moins chier.

Citation:
Investir: si tu as plus de 5 ou 10% de rendement les risques deviennent très importants.

Il faut savoir ne pas être trop gourmand.

On peut déjà faire des choses intéressantes avec 100 000€ placés à 2%. Tu peux en retirer 1000€ par mois pendant 10 ans. C'est pas une paille.

En économisant 752€ par mois pendant 10 ans, on peut réunir 100 000€.

Ca parait gros comme ça, mais calculons le revenu nécessaire. Je postule que dans une grande ville de Province, on peut vivre, en célibataire, avec 1500€ par mois sans luxe, mais sans se priver non plus. On peut faire des sorties, acheter de la nourriture de qualité, partir en vacances, louer un appart, entretenir une voiture.

Il faut gagner : 752 + 1500 = 2252€ nets par mois, soit 3000€ bruts donc 36K€ annuels.

C'est un bon salaire, mais atteignable, avec de l'effort (modérément) et de l'astuce (beaucoup).

Citation:
Pour la com professionnelle je vois pas à quoi tu fais référence.

En mettant bien en forme son CV, en enjolivant ses expériences passées, en employant les bon-mots clés en fonction du domaine professionnel, en l'actualisant au bon moment sur les jobboards, pour le rendre visible par les recruteurs, en se mettant sur LinkedIn, en se vendant bien à l'entretien, en mettant en avant la valeur qu'on génère, en se plaçant au bon endroit au bon moment, en acquérant une compétence, une spécialité qui paye plus qu'une autre pour un travail similaire, etc...

Contrairement à l'idée reçue, ça ne demande pas des efforts surhumains ni d'y passer des heures et des heures. Surtout depuis internet. Pour ce qui est de l'informatique, on peut balayer en deux heures par semaine toutes les offres sur l'APEC et faire des candidatures pertinentes en fonction de son profil. Si t'as une ou plusieurs compétences recherchées, on te contacte par LinkedIn sans que tu ne fasse grand effort.

J'ai une licence d'université en économie. C'est sûr que je bossais plus que ceux qui ne passaient pas le 1er semestre. Mais j'étais pas un bourreau de travail non plus. Je faisais les exercices demandés pour les TD, j'écoutais et prenais des notes en cours, et je mettais un coup de boost sur les partiels, en mettant l'accent sur les matières les plus rentables en termes de rapport effort fourni/note et note/coef. Je bossais quand il fallait mais j'avais le temps de vivre. Une 20aine d'heures de cours dans la semaine + quelques heures de travail personnel, les vacances à Noël, en hiver, à Pâques et de mi-juin à mi-septembre. Mention Bien.

J'ai commencé dans la compta pour atterrir dans l'informatique, en profitant d'une opportunité liée à un éditeur de logiciel qui cherchait une personne connaissant la compta pour faire le support hotline sur un logiciel comptable.

Puis j'ai changé de boite et ai fait d'autres choses, dans l'informatique.

J'ai commencé avec un salaire aux alentours de 24 K€, puis j'ai travaillé à 3/5e, j'ai eu quelques courtes périodes de chômage, mon salaire à fluctué entre 25 et 28K€, avec des gros chèques à la fin de missions d'intérim. Souvent dans des boites où les 35h étaient respectés, parfois avec des plages horaires flexibles, et au maximum du 40h semaine (avec 12 RTT / an). Aujourd'hui, je me situe sur le marché entre 30 et 33K€ bruts, sans diplôme ni certification en informatique.

Je vis dans un T1, dans une belle résidence calme, à 10min à pieds du métro, mais avec un système de chauffage ancien (grille-pains) et du lino au sol, 437€ / mois charges comprises. Avec 1600€ nets par mois, je vis bien. Je peux même acheter bio. Je me suis acheté une grosse couette pour passer l'hiver, dans un appart à 17-18 °C en allumant au minimum mes radiateurs très énergivores. Je n'en ressens pas d'inconfort. En optimisant l'espace, et grâce à ma table à rallonge, je peux recevoir jusqu'à 10 personnes en les installant bien.

Mon épargne (hors précaution) se situe aujourd'hui à environ 25 000€, sans héritage, tout gagné par moi-même, et sans suer sang et eau.

Atteindre les 100 000€ d'épargne, c'est pas si loin, surtout compte-tenu de l'évolution de revenu possible.

A côté de mon boulot, j'ai gagné quelques sous, environ 1800€ nets d'impôts en 2 ans en donnant des cours de guitare, et déclaré via le statut micro-entrepreneur. Bien sûr, je me suis déplacé chaque semaine et ai fourni un effort en apportant attention et conseils à un jeune guitariste. Mais ça ne m'a pas coûté. J'étais content de faire ça. Ca ne m'a pas paru comme un effort. Et je n'ai pas passé des heures à travailler sur mon instrument exprès pour cela. J'y suis allé avec le niveau que j'avais acquis simplement par mon expérience de guitariste amateur.

1800€, c'est pas une fortune, mais c'est pareil, on peut en faire quelque chose. Aussi bien l'épargner, que partir en vacances avec (sans toucher à son revenu principal du coup, ce qui permet indirectement d'augmenter l'épargne).

Les idées que j'ai données, c'étaient des exemples. Bien sûr que tout n'est pas à la portée de tout le monde. Mais il existe bien d'autres choses, la liste était loin d'être exhaustive. Et on a tous une aptitude naturelle dans un domaine qui nous permet de faire dans ce domaine des choses qui ne sont pas à la portée de tout le monde.

Après tout est question de monétisation.

Citation:
Pour les jeux télé idem. Et c'est pas donné à tout le monde aussi d'avoir le profil pour attirer les sélectionneurs (pour en connaître et avoir testé).

En parlant de ça, j'avais dans la tête le jeu "braquez la banque" sur RTL2. Tu peux potentiellement gagner jusqu'à 10 000€.

Bien sûr, c'est pas à tous les coups. Et le défaut des gens qui jouent à ce jeu, souvent, c'est qu'ils en veulent trop et qu'ils ne savent pas s'arrêter à temps.

Beaucoup de candidats cherchent tellement les 10 000€ que lorsqu'ils ont gagné un séjour dans un centre de vacances d'une valeur de 1000€, ils le remettent en jeu alors que le temps est presque écoulé. Du coup ils perdent.

Alors qu'en étant pas trop gourmands, ils auraient pu repartir avec soit des vacances gratuites, soit 1000€ en revendant leur séjour à quelqu'un, ce qui est toujours sympathique pour avoir juste appelé le numéro de téléphone.

En participant à "N'oubliez pas les paroles", certaines personnes sont reparties avec des sommes rondelettes : voir cet article.

Citation:
Quand à avoir des droits d'auteur sur une oeuvre sois sérieux deux minutes. C'est encore moins donné à tout le monde que le reste.

C'est pareil, faut pas vouloir être trop gourmand.

Nul besoin d'arriver au niveau de Jean-Jacques Goldman.

Pour quelqu'un qui joue de la musique et écrit un petit peu, il est tout à fait possible d'écrire et composer pour des artistes peu connus du grand public mais qui tournent dans les scènes locales et d'en retirer quelques centaines d'euros par an.

Potentiellement, celui qui joue de la guitare peut, éventuellement après plusieurs tentatives, composer des tubes avec 4 accords (coucou Christophe Maé).

Je ne dis pas que c'est sans aucun effort. Ce que je dis c'est qu'à effort identique, certaines méthodes paient beaucoup plus que d'autres. Le corollaire est qu'à revenu identique, les efforts à fournir sont très variables.

Et ce qui compte derrière tout cela, ce ne sont pas tant les montants que les mécanismes en jeu, et ce que cela exprime du fonctionnement du système et de la génération de valeur monétaire.

Après c'est comme tout, il faut passer de l'idée à l'action.
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  • +1 (Constructif) le 26.04.18, 01h02 par Onmyoji
Edit
  • Syd_
  • Score : 601 - 25 ans
-Alex a écrit:
Mon épargne (hors précaution) se situe aujourd'hui à environ 25 000€, sans héritage, tout gagné par moi-même, et sans suer sang et eau.


Je ne suis pas expert en investissement, je commence tout juste à m'y intéresser, mais en prenant le 1er simulateur d'assurance vie trouvé sur google (https://mes-placements.fr/assurance-vie/simulateur) :

25k€ de capital initial + 200€ d'épargne mensuelle avec un rendement annuel de 4% (il me semble que le marché monte en réalité de 7% / an en moyenne), sur 10 ans ça fait un capital final de 66345€.
Ca fait 220k sur 30 ans.

Passe à 500€ d'épargne mensuelle et tu as 110 000€ sur 10 ans et 420 000€ sur 30 ans.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 04.05.18, 05h43 par Onmyoji
  • +1 (Constructif) le 04.05.18, 05h43 par Onmyoji
Les placements sécurisés en assurance vie, en fonds euros, ont plutôt un rendement de l'ordre de 2% il me semble.

Je ne suis pas un grand connaisseur en finance, mais dans mon esprit, un rendement de 7%, ça implique un placement assez risqué.

Un avis de spécialiste serait bienvenu.
Oui ton idée de fond est bonne : plus le rendement est élevé, plus il est intrinsèquement risqué. Après, la question c'est comment estimer le risque.

La baseline, c'est le placement garanti, le taux sans risque. Il était de 0,3% annuels en 2016, mais ça fluctue pas mal. On le calcule en estimant le taux moyen des obligations sans risque de contrepartie (si je ne m'abuse on approxime en utilisant de vraies obligations d'États réputés solides). Les produits d'État comme le livret A sont maintenus artificiellement au dessus. Les produits longue durée comme les assurances vies comportent en réalité des risques (liquidité et coût d'opportunité).

Typiquement je sais que l'investissement locatif dans le parking tourne autour de 5 à 7%.
Côté actions c'est évidemment très variable selon les actions, mais pour un investisseur relativement passif qui va faire de l'indiciel, par exemple sur le S&P500, ben… image : https://www.tradingview.com/x/BjIkhXqQ/

Après il y a plus agressif. Un investisseur avisé qui a joué Netflix ou Amazon a pu faire du 80% l'année passée. Voire les plus aventureux qui se sont lancés dans le bitcoin on pu faire 1000%. Mais attention, ce genre de chiffre signifie risque extrême, à réserver aux investisseurs expérimentés qui savent gérer leur risque. Sinon ça peut devenir très moche.
Salut ! Question intéressante, mais je pense qu'il faut distinguer celui qui aime son boulot, et celui qui ne l'aime pas.

Il y a des gens qui font des jobs mal payés, et qui leur déplaît, pour cela, bien sûr que ta question se pose avec force. Y en a d'autres qui font des jobs bien payés et qui leur déplaît aussi, là, la réponse est celle que tu as apportée "pour gagner ma vie". Il y a aussi des gens qui font des jobs mal payés mais qui leur plaisent, ou le top du top, des jobs bien payés et qui leur plaisent.

Dans les deux derniers cas, bah on bosse pour faire quelque chose pour lequel on est doué, et qui nous apporte de la joie au quotidien. L'idée que travail = forcément souffrance, ne colle pas selon moi.

Et ça permet aussi à bcp d'avoir une vie sociale, faut pas l'oublier. Combien ont parmi leurs amis, uniquement des collègues ?
Quelques idées en vrac que tu peux tenter en prenant un peu de risques pour un profit plutôt décent.

Les micro-crédits: Tu trouves des gens qui ont besoin d'un prêt urgent et qui ne peuvent pas passer par les banques. Ça semble louche dit comme ça mais par exemple une personne qui n'a pas de revenus fixes et qui a besoin d'un prêt de 1000€ peut avoir du mal à trouver une banque qui lui prête. Bien sûr, il faut écrire un contrat et peut être même faire appel à un huissier. C'est aussi à toi de faire le tri et prêter aux candidats les plus sérieux.

Acheter et revendre: un exemple concret. Tu achètes des voitures neuves accidentées en Allemagne ou en Belgique. Tu les fais réparer. Tu les revends sur le Bon Coin. Si tu te débrouilles bien tu peux faire un profit de 1000€ à 2000€ par vente. C'est ce que fait le frère d'un ami et bien qu'il ait eu un départ un peu difficile, il vit aujourd'hui exclusivement de ça.
Même si tu le fais occasionnellement ça peut te faire un petit bonus tous les 3 à 5 mois.

Je connais aussi un retraité fan de vélos. Il achète des épaves, des fois même on lui donne et il les retape. Il peut réparer 2 à 3 vélos par semaine qu'il revend entre 50 et 200€ selon les modèles.

Il y'avait aussi un blogueur sur bonnegueule qui achetait des vêtements de marque inconnue en Corée et les revendait en France le double ou le triple du prix.

Investir dans un super-marché/ station d'essence:
Bon là il faut connaître un peu le milieu, la rentabilité des enseignes et être confiant dans l'honnêteté des gérants (pas facile quand tu connais le milieu).
Mais si tu te débrouilles bien, c'est comme épargner en banque mais avec un taux d'intéressement plus juteux.
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