J'aimerai engager une reflexion sur un art qui de tout temps a rimé ( c'est le cas de la dire) avec la séduction, la poésie.
Nous avons tous en tête l'image peu glorieuse de l'AFC éperdu, composant un poème à l'eau de rose au bout de 5 minutes de discution avec sa OI, et s'enfonçant dans les méandres poisseuses d'une sentimentalité hors de propos.
C'est cette image qui peut appeler à elle des remarques sentant bon la testostérone telles que " la poésie c'est bon pour les pédés/baltringues/AFCs".
Force semble être de l'avouer, le lyrisme est bel est bien une valeur en forte perte de vitesse... mais à première vue seulement.
Car le problème de notre AFC décris plus haut, ce n'est pas d'avoir pris la plume, mais très certainement de s'y être pris trop tôt.
Pour souvent succomber à l'appel des muses moi même, je reste persuadé qu'utilisé de façon pertinente, au moment opportun, la poésie peut être un DHV d'une puissance incroyable, car elle fait appel à l'imagination,la maitrsie des mots, la capacité d'expression, et éventuellement au romantisme.
un poème peut être aussi bien lyrique que sensuel, c'est du storytelling sous une autre forme, et comme pour toute histoire, il faut :
1) savoir lui faire une place, ça ne se balance pas au hasard de la conversation.
2) être capable de communiquer de part son intonation et le BL les émotions du dit poème.
les grosses erreurs en matière de poésie appliquée à la séduction , me semblent être les suivantes :
- s'y lancer en phase d'attraction : on peut démontrer une habileté à jouer avec les mots à ce stade là , mais à condition que le sujet des vers en question ne soit pas la Hb et de s'en maintenir a une simple strophe, idéalement pour commenter avec malice un evenement venant d'avoir lieu dans l'environement de la sarge. Si on se lance sur un éloge de sa personne que ce soit en alexandrin ou en octosyllabe, prière de vous rendre en case AFC.
- s'y lancer en phase de qualification: vous en avez déjà assez chié, c'est à son tour de démontrer de la valeur, pas de machine arrière.
- Sortir des vers archi-connus : cela peut passer si on a affaire a une Hb "zéro culture" mais la belle intello a lunette sera éventuellement capable de vous balancer un " du musset/ de l'hugo/ du rostand? t'as oublié le copyright..." quitte à faire de la poésie, faites en. Ne copiez collez pas.
Les situations où il peut être interessant d'y avoir recours a mon avis :
- en phase de confort: encore une fois, pas d'éloge ciblée sur la Hb, mais quelques rimes en passant pour entretenir le personnage de l'artiste dans son univers merveilleux, mélange de la boite de pandore et du sac de marry popins. Si vous etes comme moi, forcement
- en phase de séduction : c'est là que la poésie orentée sur la demoiselle peut esperer prendre toute son ampleur, quelques vers sensuels decrivant votre désir ( ou le sien ! si vous etes portés si les patterns hypnotiques) murmurés au coin de son oreille pendant l'escalade sexuelle et capable de faire tomber bien des LMR. Apres tout, vous n'improvisez pas des vers pour toutes les filles que vous draguez, pas vrai?
Evidement, gardons nous des generalisations peu futées : si la jeune fille se tampone l'oreille avec une babouche de la littérature et du lyrisme en général, vous l'aurez senti bien assez tôt et la poésie n'aura pas sa place dans cette sarge.
Si on peut attendre un peu plus de sensibilité a ce niveau là chez une fille " bien éduquée" , il n'y a, forcement, aucune regle absolue.
De meme la fille "quartier", pourra trouver tres rare et rafraichissant la maitrise d'un tel art. Et puis il elle aime le rap, vous n'etes pas trop loin du compte.
toujours en gardant en tête que rien n'est gravé dans la pierre, l'usage pertinent ( original, bon timming, good delivery) de la poésie s'avère être tres rare de l'aveux meme des demoiselles avec qui j'en ai usé, et cela les a souvent laissé charmées.
alors evidement, tout le monde ne peut ou ne veut pas faire de poésie, c'est chacun son style, normal.
Mais j'apprecierai d'avoir vos avis sur la question, positifs ou négatifs et je vous laisse avec une strophe d'André Maurois qui pourrait decrire bien des PUAs :
Toujours l'homme croit émouvoir
La femme qu'il désire
Elle n'est pour lui qu'un mirroir
Dans lequel il s'admire.






