Discussion

ROCD: Le TOC du couple, l'anxiété/angoisse liée à l'amour

Note : 52
lancé par Nidwazo le 01.03.2015
39 réponses
dernier par Nidwazo le 14.08.2017, 19h52
Hum, en même temps ce serait bien de relativiser ce que tu lis à l'aune de la validité des sources (parce que bon les rapports de la CIA déclassifiés pour conspirationnistes comment dire...), de ce qu'on veut dire (une étude sur le jeûne ça comprend aussi un jeûne, donc évidemment des modifications du métabolisme énergétique qui influenceront l'activité cognitive. Et ce même si tu stérilises la flore du mec avec un grand coup d'antibios), et de prendre garde à ses propres préconceptions (même si c'est : ce mec là a un nom, il sait de quoi il parle, il a raison sur tout dans son domaine. On en a déjà parlé, Laborit c'est Laborit, il a eu un coup de génie, mais tout le reste c'est de l'idéologie et des essais sociologiques plus de la neurobiologie, et c'était pas son domaine, clairement).

Ensuite pour ton "ingénierie", moi c'est bizarre, je ne vois qu'aujourd'hui apparaitre des technologies prospectives qui amélioreraient les performances d'apprentissage des soldats par stimulation cérébrale et ergonomie augmentée des stimuli.
Je vois aussi qu'on recourt à la torture faute de mieux pour tenter de faire avouer des gens.
Et qu'on arrive toujours pas à "contrôler" des pathologies comme la dépression ou les psychoses de toutes sortes.
Donc parler du fait qu'on sait réaliser du contrôle cognitif c'est de la grosse connerie. On sait au mieux vaguement influencer.

Quant à la médecine chinoise, tu veux qu'on parle de toutes les études qui disent que c'est au mieux du placebo?
Je mettrai à part l'herboristerie chinoise car comme dans toutes les médecines traditionnelles ils ont trouvé des plantes qui agissaient vraiment avec des principes actifs et tout, mais c'est la même médecine qui conseille aussi la corne de rhino pour l'impuissance et le foie de tigre pour réchauffer le Yin.
Non c'est de la boue. C'est pas pour dire que notre culture est supérieure, c'est pas le cas, mais en matière de médecine ils ont jamais avancé parce qu'ils restaient dans la théologie, pas dans la démarche scientifique.
Et que ce soit la médecine chinoise ou la religion, ils ont observé comme tout le monde que le corps s'adapte. Grande nouvelle. Il s'accommode aussi très bien de bien bouffer tous les jours sans excès. Le jeûne n'a pas que des bénéfices, et dans tous les cas ça n'a rien à voir avec le microbiome mais bien avec nos apports énergétiques et notre propre homéostasie. À savoir, ta flore change quasiment pas au cours de la vie, sauf dans des cas bien spécifiques. Et son activité peut changer mais en l'occurrence l'effet est mineur comparé à ta cétose.

Donc tu lis peut-être des trucs compliqués avec des mots qui font peur aux lambdas, mais pour la compréhension tu nous fais du "JCVD découvre la biologie". Tu pourris les débats à insister sur le fait que tu as raison là où c'est pas le cas et en plus on s'en tape parce que c'est pas toi le sujet.
Donc ce serait bien de pouvoir retourner au sujet de base maintenant, qui lui, intéresse des gens qui en ont besoin et qui ont l'intelligence d'admettre qu'ils savent pas tout.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 22.06.17, 11h29 par Fate
  • +1 (Instructif) le 22.06.17, 12h08 par Apheleia
  • -1 (C'est pas si simple) le 22.06.17, 14h07 par Mr.Smooth
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 22.06.17, 22h32 par Popovski
  • +1 (+1) le 06.07.17, 01h37 par Nidwazo
Je ne vois pas pourquoi à chaque fois qu'on cite une source, le citant est traité comme s'il prenait pour dieu sa source, et comme si c'était son unique référence... J'amène de la contradiction pour dire deux choses : 1) même les sujets qu'on ne connaît pas bien sont traités dans des milliers d'études 2) dans ce cas, pourquoi depuis 15 ans on a rien sur le ROCD. C'est tout.

Sur le cerveau triunique tu as mal compris ce que je disais, on est d'accord justement.

Pour le jeûne, bien sûr qu'il implique un changement de métabolisme, c'est le but recherché dans un jeûne, lol ! Et c'est donc indubitable qu'il y ait un lien entre système digestif et fonctionnement cérébral... que ça passe par un changement métabolique ou pas. On est encore d'accord.

Et pour la médecine chinoise il est tout à fait logique (et même recommandée) qu'elle soit "démontée" par notre Science. Je pointais encore une fois le fait qu'elle se base sur l'alimentation principalement, et donc je pointais juste le lien alimentation/santé. Troisième fois d'accord.

Pour le rapport Kindsey, c'était du conspirationnisme jusqu'à déclassification... Je ne vois pas où est le mal de lire des choses controversées, bien au contraire !

La Science, ça divise par essence. Moi j'aime bien réunir pour trouver du sens, et ça passe nécessairement par de la confusion.

Après tu peux toujours m'insulter parce que je cite des auteurs ou dossiers que tu n'apprécies pas, pas de souci. Ça aurait été moins coûteux de trouver les points communs à tout ça.

Citation:
Parler du fait qu'on sait réaliser du contrôle cognitif c'est de la grosse connerie.

Hum, hum.

Citation:
Donc tu lis peut-être des trucs compliqués avec des mots qui font peur aux lambdas, mais pour la compréhension tu nous fais du "JCVD découvre la biologie". Tu pourris les débats à insister sur le fait que tu as raison là où c'est pas le cas et en plus on s'en tape parce que c'est pas toi le sujet.
Donc ce serait bien de pouvoir retourner au sujet de base maintenant, qui lui, intéresse des gens qui en ont besoin et qui ont l'intelligence d'admettre qu'ils savent pas tout.


Il n'y a que toi qui emploie du jargon dans ce post... J'ai plutôt simplifier les termes qu'autre chose, tu l'as même remarqué puisqu'à chaque intervention c'est toi qui les précises. Je dis pas que j'ai raison, j'argumente en faveur du fait qu'il n'est pas normal qu'on ne trouve pas d'études sur le ROCD. De plus, si tu ne vois pas le lien entre l'influence et les répercussions que ça peut avoir sur les schémas cognitifs, il suffit de demander de préciser ;)

Donc sujet de base : quelqu'un peut-il fournir une étude sur le ROCD autre que l'analyse théorique du Docteur Guy Doron que j'ai sourcé plus haut ? "Non parce qu'on en est qu'aux balbutiements". Dans ce cas pourquoi trouve-t-on pléthore d'études sur des sujets similaires et que le ROCD a 15 ans d'existence ? Là je cite quelques dossiers qui sont en lien avec la volonté de changer le schéma cognitif. "Tu ramènes tout à toi alors que tu dis des conneries". Voilà, on en est là.

Quelqu'un aurait ne serait-ce qu'une petite étude ? :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Oui) le 06.07.17, 01h40 par Nidwazo
Apheleia a écrit:
Je trouvais juste ça trop facile de répondre qu'on en est aux balbutiements pour justifier un vide d'étude sur le sujet qui concerne ce post, quand dans le même temps on en est inondé sur d'autres sujets tout à fait semblables. N'est-ce pas ? :)


Peut être qu'il n'y a pas d'études sur ce toc là en particulier car il est plutôt mineur dans la liste des sujets de toc potentiels. Les études si il y en a doivent plutôt porter sur les tocs en général.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Merci ! :)) le 22.06.17, 13h49 par Apheleia
Comment sait-on qu'il est mineur s'il n'y a pas d'études à son sujet ? S'il y avait un diagnostic médical existant, on découvrirait peut-être beaucoup de gens atteints.

Comment le psy appréhende le fait que ce soit "nouveau" ? (puisque sans étude à ce sujet, jusqu'à rencontrer quelqu'un qui connaît le ROCD, ça n'existe pas pour lui).

D'ailleurs, est-ce que c'est une "nouvelle maladie", dans le sens où son apparition est récente ? Ou est-ce seulement sa reconnaissance qui est récente ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (T'es lourd) le 22.06.17, 15h01 par DisturbedEvil
Apheleia a écrit:
J'ai franchement beaucoup de mal à analyser tout cela.

Comme sur d'autres topics, tu te sens investi d'une mission d'investigation scientifique. Or tout était dit dans le premier post, et les sources existantes ont été précisées dans les posts qui suivent :
Nidwazo a écrit:
Le ROCD n'est pas reconnu en France encore, et il ne l'est pas complètement aux Etats-Unis. En parallèle du diagnostique, ce trouble est très peu connu, la plupart des psychologues et psychiatres en France ignorent son existence. Mais ce trouble existe bel et bien, beaucoup d'information est disponible sur internet (mais principalement en anglais) et ce trouble commence à arriver aux consciences.

C'est donc avant tout un post à caractère informatif sur un trouble encore peu connu, peu étudié et personne ici n'a la prétention de le faire passer pour autre chose ou de revendiquer quoique ce soit. Du coup, toute ces discussions autour des traitements scientifiques (ou parallèles) me semblent un peu vaines à l'heure actuelle.

C'est peut-être aussi parce qu'il fait chaud...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (C'est pas faux) le 22.06.17, 18h53 par Apheleia
  • +2 (Post responsable) le 22.06.17, 21h07 par Thedaze
  • +2 (Merci ! :)) le 05.07.17, 23h45 par Nidwazo
Apheleia a écrit:
Comment sait-on qu'il est mineur s'il n'y a pas d'études à son sujet ?


Ben quand on parle de toc il y a des thématiques d'obsessions . Certaines sont plus fréquentes que d'autres, qui sont plus inhabituelles. J'avais jamais entendu parlé du rocd avant de lire ce sujet.

Citation:
S'il y avait un diagnostic médical existant, on découvrirait peut-être beaucoup de gens atteints.

Je dirais plutôt que si il y avait une médiatisation des diagnostics et une sortie des tabous, les gens atteints auraient peut être moins honte et mettraient peut être plus leur énergie à se soigner qu'à donner l'illusion de la normalité.
Les gens atteints sentent bien que quelque chose va trop loin par rapport à de "simples" angoisses existentielles comme tout le monde en a.

Citation:
Comment le psy appréhende le fait que ce soit "nouveau" ? (puisque sans étude à ce sujet, jusqu'à rencontrer quelqu'un qui connaît le ROCD, ça n'existe pas pour lui).

Alors je suis pas psy mais là encore j'imagine que le psy va repérer qu'il y a obsession et compulsion, donc normalement ça va lui faire "tilt" dans la case "toc". Partant de là il va faire ses propres recherches, ses propres tambouilles.

Citation:
D'ailleurs, est-ce que c'est une "nouvelle maladie", dans le sens où son apparition est récente ? Ou est-ce seulement sa reconnaissance qui est récente ?

Aucune idée.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 22.06.17, 23h03 par Apheleia
  • +3 (Absolument) le 06.07.17, 01h43 par Nidwazo
Autre question qui ne règle pas le soucis non plus.
Est ce que ça vaut la peine de rester avec une personne atteinte d'un handicap comme celui-ci?
Doit-on essayer de l'aider ou est-ce à la personne concernée de s'aider elle-même? J'ai vu beaucoup de gars et de files atteints du syndrome du sauveur se faire dévorer en espérant sans rien en retirer au final.

D'autre part ça rejoint aussi un autre pan qui est la médicalisation constante de ce genre de choses, qui me fait plus penser à de la conceptualisation pure et dure qu'autre chose. En cela, je peux rejoindre ce que dit Apheleia (alors qu'effectivement les études manques, même si les études ne sont pas des Graals non plus)

Enfin ma mère est bi-polaire. Je l'aime énormément, mais ayant vu les effets -même sous traitement- pour rien au monde je ne m'aventurerais dans une histoire avec une personne comme ça.
Et ma mère est une femme ayant très bien réussi dans la vie et qui très sociable. Donc "ça va".
Mais à vivre en couple, je vois ça comme un enfer pour l'autre. Même si ce n'est pas de la faute de personne atteinte de troubles, je réfléchirais à deux fois avant de commencer une histoire (tout court déjà) dans ce genre de situation.

Médicalisé ou pas, connu ou non, ça ne règle pas le problème de l'handicap, perçu et réel.
Par contre ça peut en effet permettre à des "soins" de se mettre en place, mais les personnes fragiles émotivement ont tendance à le rester -même si la médicalisation leur permet de se rendre compte de leur condition-.
Les exceptions existent c'est ce qu'il faut espérer viser;
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Très intéressant) le 22.06.17, 22h13 par Thedaze
  • +2 (Constructif) le 22.06.17, 23h04 par Apheleia
  • -3 (Et puis quoi encore ?) le 05.07.17, 23h46 par Nidwazo
Question que je me suis souvent posé par rapport à moi même Smooth.

Quelques trucs qui me sont venus...

Etant bipolaire à caractère très dépressif et aux conduites addictives avec tout un tas d'oscillations (les fameux high peaks), sous médocs depuis 1 ans, considéré comme stable mais bien entamé quand même (je sort pas les violons, c'est un état de fait et pas si triste que ça, mais j'y reviendrais)...

D'abord je dirais que c'est une question personnelle très forte qu'il faut se poser en temps qu'être stable: ai-je les épaules pour encaisser certains trucs? Ça dépends de la sensibilité de chacun. Faut être honnête avec soit même pour ne pas justement se retrouver dans la peau du chevalier blanc.


A qui ai-je affaire?
La bipolarité par exemple, terme à la mode, est un four-tout pour un tas de nuances pathologiques. Y'a pas deux malades qui se ressemblent car beaucoup de facteurs s'accumulent et chaque personne développe des symptômes-comportements bien particuliers. Moi je suis bipolaire disons léger, je m'en sort bien mais j'ai rencontré des gars vraiment dans le dur diagnostiqués comme tel. Sachant aussi que plusieurs parties de pathologies peuvent se croiser (oui-oui) d'où la complexité à soigner.
Le degré de gravité de la maladie reste le plus dur à évaluer pour ensuite se positionner par rapport à ça. (je parle toujours du point de vu de quelqu'un de "normal" si je puis dire).

Ensuite faut voir quel sont les efforts que la personne atteinte peut et voudrait fournir.
Je distingue la capacité et la volonté.
C'est pas parce qu'on sait où on a mal qu'on à le pouvoir de stopper le mal. Y'a des trucs irréversibles, c'est comme ça.

C'est ici que le rôle de la personne instable prend toute son ampleur: faut être pleinement conscient de son cas, pas se faire plus gros que le boeuf et être honnête avec son-sa partenaire au risque de perdre quelqu'un, c'est sur. Mais abimer l'autre à cause de soit reste à mes yeux quelque chose de dégueulasse que j'essaie moi même d'éviter à tout prix.

Je me bat encore contre mes addictions. Certaines disparaissent, d'autres sont plus tenaces. Sexe addict putain! Je reste anxieux, parano et excessif par petit pics. Dans les périodes de morosités je pense toujours un peu à en finir même si j'ai conscience que c'est du bullshit. En fait j'en rigole beaucoup et je dedramatise le truc comme ça. Image Mais ça reste présent. Et pour les périodes high de transe, bin je me lance dans la création et je fais plein de machins, ce qui me rempli de joie.
Image

Est-ce que je me recommanderai à mes plus proches amies si j'étais un pote? :mrgreen:
Pas sûr que je le ferais pour toutes, la miss fragile on évitera quand même de lui rajouter un gusse chelou dans les pattes, aussi charmant et fascinant soit-il.

Après si quelqu'un tient vraiment à s'engouffrer dans l'expérience, là je dit "libre arbitre". Si la personne est consciente du potentiel risque de se faire épaufrer émotionnellement mais poursuit l'histoire quand même faut pas venir se plaindre des dommages collatéraux occasionnés. Je vous semble dur là mais c'est une réalité. Pour ça que je parle de responsabilités partagées.

Là par exemple, je suis en période maniaque mixte, pics et descentes rapprochés. Ce qui donne lieux à des jours de somnolences, où je peux rien branler, entrecoupés de périodes où je me met à produire des pages et des pages de littératures ou de poèmes sans pouvoir m'arrêter. Va expliquer à une nana "normale" que tu peux pas venir au rendez-vous parce que tu te sens la mission de revisiter Proust Image en passant par du hip-hop dégueulasse... :challengeaccepted: Et paradoxalement je déteste les gens en retard... Ce qui peut me rendre odieux. Mais pareil, y'a des nanas qui adore ça...

Tout ça pour dire que ouais, faut réfléchir à deux fois avant de construire quoi que ce soit avec quelqu'un de beaucoup ou un peu instable. Ça peut être magnifique comme tout à fait torturé. Et les deux à la fois.

Du coups je réponds pas vraiment à la question mais je pense qu'il y a pas une réponse toute faite, c'est en fonction de plein de paramètres.

Pavéééééé
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 23.06.17, 00h09 par Apheleia
  • +1 (Intéressant) le 23.06.17, 10h27 par Jalapeno
Smooth, en l'occurrence moi aussi je peux être sceptique raisonnablement dans le sens où plein de gens se trouvent une justification psychologique comme une valise justifiant tous leurs comportements de merde et leur apportant tout un tas de qualités au passage (les pseudos aspies ou les memes introvert sur facebook; genre on est pas sociables, rudes, impolis, mais c'est pas notre faute parce que vous les extravertis vous êtes méchants parce que vous êtes pas comme nous vous nous jugez (ah bon?) et parce qu'on est plus créatifs attentifs aux jolies choses et moins dans la représentation (parce que pour être sociable faut forcément être fake). Tu vois le genre?)
Un gros truc d'abrutis (tu dirais de fragiles) qui savent pas comment exister et qui essaient de se coller une étiquette.
Ça rejoint ton idée de mettre de son côté les imaginaires collectifs d'ailleurs.

D'un autre côté, j'ai réagi ainsi parce que :
- les ocd sont très larges et peuvent vraiment toucher des aspects très larges ou spécifiques des comportements
-au sens du DSM, l'amour romantique (le sentiment et le comportement qui l'accompagne) est une addiction, donc un trouble de la compulsion, comme la boulimie, l'addiction au jeu ou à la drogue ou au sexe
- il existe des ocds liés à ces autres aspects
-il est donc raisonnable de penser que nos interactions aussi puissent être affectées, d'autant qu'on retrouve ce genre de symptômes dans d'autres névroses.
Ce qui justifie pour moi la possibilité scientifique du truc.

En outre la remise en question de la chose sans autre but que dire "ça existe pas", sans preuves et avec des arguments complètement invalides, ça devrait pas mériter tant d'attention pour rester sur le sujet avec des questions comme celles que tu poses, plus pertinentes.

J'ai envie d'y répondre:
As-tu envie de rester avec une personne en sachant que tout ne se passera pas bien? Parce que ce sera pas quotidien mais la majorité des gens a, sans atteindre le trouble psy, des réactions dans certains contextes qui sortiront pour toi de la normalité. En outre même sans ça, il y aura presque forcément des points de désaccords ingérables et non soumis à compromis.
C'est différent dans le sens où ce n'est pas "une troisième force" qui s'invite dans le couple, bien sûr.
Bien sûr, on peut partir du principe qu'on est pas là pour soigner l'autre, et on est pas obligés. Pour ça il ou elle voit ses spécialistes. On peut l'aider par contre dans ses crises. De la même manière que tu aiderais ta copine pour qui tout allait bien mais qui a attrapé la grippe ou s'est cassée la jambe.
Ça reste plus présent et un stress supplémentaire, mais ça peut valoir le coup dans le sens où la personne (derrière la maladie il y en a une) aura via cette particularité une vision des choses et une personnalité hors crise qui sera pas ordinaire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 23.06.17, 08h15 par Apheleia
  • +2 (Ca va mieux en le disant) le 05.07.17, 23h49 par Nidwazo
Citation:
En outre la remise en question de la chose sans autre but que dire "ça existe pas", sans preuves et avec des arguments complètement invalides, ça devrait pas mériter tant d'attention pour rester sur le sujet avec des questions comme celles que tu poses, plus pertinentes.

En relisant je vois que je m'y suis bien mal pris, désolé pour la lourdeur... Voilà surtout ce que je n'osais pas dire et pourquoi j'avais élargis (fait dévier xd) le sujet :

Mr.Smooth a écrit:
D'autre part ça rejoint aussi un autre pan qui est la médicalisation constante de ce genre de choses, qui me fait plus penser à de la conceptualisation pure et dure qu'autre chose.

Onmyoj a écrit:
plein de gens se trouvent une justification psychologique comme une valise justifiant tous leurs comportements


J'ai voulu pointer des contradictions dans le discours et finalement c'est moi qui les ait apporté dans le débat, je vois maintenant où vous vouliez en venir. Je vous présente mon Mea Culpa.

Au final, on peut se demander pourquoi on voit apparaître tout un tas de nouveaux "troubles cognitifs" sachant que la plupart des troubles cognitifs apparaissent par un trop plein de contradiction internes (cf : constructivistes de Palo Alto). Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas de causes biologiques ou physiologiques à ces troubles. Mais cela pose la question de leur "soudaine" apparition. Ce phénomène me semble intéressant à analyser à l'échelle sociologique, et à travers le concept des prédictions qui se vérifient d'elles-même.

Ainsi, si les symptômes varient et prennent de plus en plus de formes distinctes (pour les TOC, on voit qu'ils prennent plein de formes différentes par exemple, alors qu'ils sont tous des TOC), peut-être que leur origine se trouve commune dans un certain changement des représentations collectives.

À titre personnel, pour avoir eu une relation avec une personne ayant vécus des traumatismes d'ordres psychologiques (battue étant jeunes, puis violée à l'adolescence...) - ce pas tout à fait pareil, mais au niveau du développement de comportements "perturbateurs" pour le couple, cela se ressemble - je pense qu'on ne peut pas aider quelqu'un en ayant la volonté "active" de l'aider, car cela lui fournit une réalité pour entretenir son malaise (il ne s'agit surtout pas non plus de le nier). En revanche, on peut essayer de comprendre et d'être bienveillant à son égard.

Pour paraphraser : si l'on est pas psy, cela me semble difficile de pouvoir aider son/sa partenaire qui serait atteint/e d'un trouble mental. Son acception totale est délicate car d'une certaine manière cela entretient le mal, mais le nier serait encore pire, ainsi seule la compréhension bienveillante du trouble me semble bienvenue à quelque chose de constructif. (C'est une opinion affirmative mais juste un avis hein).
Citation:
au sens du DSM, l'amour romantique (le sentiment et le comportement qui l'accompagne) est une addiction, donc un trouble de la compulsion, comme la boulimie, l'addiction au jeu ou à la drogue ou au sexe
- il existe des ocds liés à ces autres aspects


Oui c'est ce que dit Proust, l'Amour étant la seule forme de folie socialement acceptable.

D'ailleurs en lisant La Recherche, vous verrez que la vision de l'amour change du tout au tout et que je pense que mon détachement très fort du sentiment amour romantique et imputable à Marcel Proust. Ce connard <3

Citation:
En outre la remise en question de la chose sans autre but que dire "ça existe pas", sans preuves et avec des arguments complètement invalides, ça devrait pas mériter tant d'attention pour rester sur le sujet avec des questions comme celles que tu poses, plus pertinentes.


Oui, mais en fait tu as totalement compris là ou je voulais en venir avec l'idée de mots-valises et de concept-valises.

Citation:
Bien sûr, on peut partir du principe qu'on est pas là pour soigner l'autre, et on est pas obligés. Pour ça il ou elle voit ses spécialistes. On peut l'aider par contre dans ses crises. De la même manière que tu aiderais ta copine pour qui tout allait bien mais qui a attrapé la grippe ou s'est cassée la jambe.


En fait c'est aussi toute la question de l'attitude que la personne "endommagée", et ses "attentes" par rapport à tout ça;
J'ai été longtemps un névrosé, et je peux te dire que quand je balançais toute mes insécurités aux filles qui étaient dans mon lit pour baiser, ça n'a pas fait bon ménage d'une part, et d'autre part, je m'autopersuadais que je faisais ça "par soucis de transparence et vérité" alors qu'en fait ça tenais plus de la patate chaude en mode "je sais pas gérer ça, allez prends, attrape donc".
Et je sais a quel point on peut se mentir à ce sujet, en s'abritant derrière des concepts. C'est comme les gens qui ne réussissent pas dans la vie et qui se rassurent en se diagnostiquant "surdoué". Même si c'était vrai au final ça ne change rien à la situation et à la possible inadéquation de ces derniers entre leurs attentes de la vie et leur vie concrète.


Citation:
mais ça peut valoir le coup dans le sens où la personne (derrière la maladie il y en a une) aura via cette particularité une vision des choses et une personnalité hors crise qui sera pas ordinaire.


Le milieu grande écoles et cie, en tout cas plus de l'époque de mes parents en tout cas -j'ai moins ça parmi mes pairs-, est grevé de gens souvent géniaux et hyper intéressants mais pourtant "endommagés". Le taux de divorce (déjà se marier haha la belle affaire...) est de quasi 80 ou 90%, si ce n'est plus. Et c'est du divorce du type "je ne supporte plus les côtés endommagés que tu as / nous avons (parce qu'ils se mettent souvent aussi ensemble comme mes géniteurs) malgré le fait que tu es objectivement brillant/super/fascinant". Ca ponce "l'amour" comme du papier de verre.

Pour ma part, j'ai pris comme décision style rasoir d'Ockham de ne jamais mettre des billes émotionnelles ou des billes tout court avec des personnes comme ça.
J'ai déjà effleuré, on se leurre avec "le Vrai, le Grand, le Beau, le Vécu", mais au final dans les grandes masses je suis convaincu et persuadé que ça n'en vaut statistiquement jamais la peine, à part pour une histoire fun avec prise de recul simultanée. Ou alors comme un sport dangereux, ce qui peut être stylé aussi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Like !) le 23.06.17, 09h24 par Apheleia
  • +1 (Pertinent) le 23.06.17, 17h09 par Moumane
  • 0 (Moi moi moi moi) le 05.07.17, 23h50 par Nidwazo
Sources:

[ les voilà vos précieux papiers scientifiques ;) ]

Doron, G., Mikuincer, M., Sar-El, D., & Kyrios, M. (2015). Integrating psychodynamic and cognitive approaches to Obsessive Compulsive Disorder – attachment insecurities and self-related sensitivities in the morality and relational domains in: Handbook of Contemporary Psychodynamic Approaches to Psychopathology, edited by P. Luyten, L. Mayes, P. Fonagy, M. Target, & S. J. Blatt; NY: Guilford Press

Doron, G., Szepsenwol, O., Derby, S. D., & Nahaloni. E. (2012). Relationship-related obsessive-compulsive phenomena: The case of relationship-centred and partner-focused obsessive compulsive symptoms, Psicoterapia Cognitiva e Comportamentale, 18, Monograph Supplement, 71-82.

Doron, G., Talmor, D., Szepsenwol, O., & Derby, S. D. (2012). Relationship-centered obsessive compulsive symptoms, Psicoterapia Cognitiva e Comportamentale, 18, 79-90.

Doron, G., Derby, D., Szepsenwol. O., & Talmor. D. (2012). Flaws and All: Exploring Partner-Focused Obsessive-Compulsive Symptoms. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders, 1, 234-243

Doron, G., Derby, D., Szepsenwol. O., & Talmor. D. (2012). Tainted Love: exploring relationship-centered obsessive compulsive symptoms in two non-clinical cohorts. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders, 1, 16-24.

Doron, G., Szepsenwol. O., Karp. E., & Gal. N. (2013) Obsessing About Intimate-Relationships: Testing the Double Relationship-Vulnerability Hypothesis.Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry.44, 433-440.

Doron, G., Derby, D. S., & Szepsenwol, O. (in press). Relationship obsessive compulsive disorder (ROCD): A conceptual framework. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders, 3, 169-180. http://dx.doi.org/10.1016/j.jocrd.2013.12.005

Doron, G., Mizrahi, M., Szepsenwol, O., & Derby, D. (2014). Right or Flawed: Relationships Obsessions and Sexual Satisfaction. Journal of Sexual Medicine, 11, 2218-2224.

Doron, G., & Szepsenwol. O. (2015). Partner-focused obsessions and self-esteem: An experimental investigation. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, 49, 173-179.

Doron, G., Derby, Szepsenwol. O., Nahaloni, E., & Moulding, R. (2016). Relationship obsessive compulsive disorder (ROCD): Interference, symptoms and maladaptive beliefs. Frontiers Psychiatry. doi: 10.3389/fpsyt.2016.00058.

Szepsenwol. O., Shahar, B., & Doron, G. (2016). Letting it Linger: Exploring the Longitudinal Effects of Relationship-Related Obsessive-Compulsive Phenomena. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders, 11, 101-104. doi: 10.1016/j.jocrd.2016.10.001

Doron, G., Derby, D., & Szepsenwol. O. (in press). “I can’t stop thinking about my child’s flaws”: An investigation of parental preoccupation with their children’s perceived flaws. Journal of Obsessive-Compulsive and Related Disorders. doi: 10.1016/j.jocrd.2017.06.007



Sources

Pour lire les papiers,
Allez sur cette page:

http://rocd.net/papers/

Et cliquez sur les titres en ROUGE. Vous serez redirigés vers les articles académiques.


Et en France?
Et pour ceux qui lisent pas l'anglais, l'admin du site officiel français sur le rocd (http://www.rocd.fr) a passé des années à construire son site, le construire avec des informations fiables et validées par un psychologue, et elle a interviewé Guy Doron et traduit en français sur le site (c'est l'auteur qui a lancé chacunes des publications académiques ci-dessus, et a trouvé des personnes avec qui faire sa recherche). Enfin, elle a expliqué comment fonctionne le toc en long et en large, en se concentrant sur l'essentiel et — bien sûr, en faisant attention à ce que le contenu ne fasse pas "toquer" les souffrants.

En France, le diagnostic de "toc du couple" ou ROCD en anglais, n'est toujours pas reconnu mais ça progresse. On a eu quelques jeunes patientes qui ont été diagnostiquées ROCD par leur psy cette année, sans qu'elles en parlent au psy. C'est donc que ça progresse.

Pour le moment les psy français n'ont encore rien mis en commun sur le sujet à ma connaissance (dernier update de recherche: avril 2017).
Ces psys là ne savent souvent pas parler anglais donc, forcément, ça pause problème pour se renseigner sur l'avancée scientifique et la recherche sur le toc du couple...

Mais ça arrive de moins en moins qu'un psy dise de but en blanc "non ce n'est pas un toc", je n'ai pas de sondage à vous proposer mais c'est ce qui en ressort sur la communauté du site officiel du rocd en France. C'est donc très positif déjà qu'ils évitent la case "réfuter le toc".

Ils acceptent aussi de donner des diagnostics de "phobie d'impulsion" et d' "obsession idéative sur le thème du couple" bien que ça limite, ça restreint l'ampleur du toc du couple mais bon. Mieux que rien. Ca évolue c'est l'essentiel.

On est une petite centaine pour la communauté "officielle" ROCD en France. Peu? Comme vous avez dit, la majorité des personnes qui ont le toc du couple sont probablement des personnes qui ignorent qu'elles ont le toc. (De 17 à 24 ans je l'ignorais bien, moi...).


--

Pour la communauté internationale en liaison avec la notre, ils sont 300.

Et il y a par dessus tout ça d'autres sphères sur internet pour parler du rocd, mais je n'en parle pas. Ils utilisent des espaces publics (reddit, doctissimo, etc). Evidemment ce sont des nids à réassurance donc plutôt toxique.


Médiatisation?
On en parle mais on le fait de façon sensée : on avance en même temps que les psychiatres/psychologues, sans quoi médiatiser un diagnostic qui est refusé par le corps professionnel serait stupide d'une part, et causerait énormément de dommages auprès des patients - surtout, surtout ceux qui s'ignorent. La désinformation sur la santé mentale en France est impressionnante.

Donc le jour où on décidera de se mettre aux relations presse n'est pas encore venu mais il ne saurait tarder.

Pour ma part je vois plus grand "grâce" au ROCD qui bien sûr impacte ma vie personnelle, et a donc tracé une voie, j'ai décidé d'en faire mon métier dans le pays où je vis, carrière dans les relations presse, l'information et la sensibilisation sur la santé mentale. En espérant pouvoir transposer ça en France le moment venu.
Vercettiboy22,
J'ignore si ta copine est déjà sur la communauté du site français ou pas (www.rocd.fr), si elle veut nous rejoindre elle peut le faire. Je te conseille pas de rejoindre la communauté (même si tu en as le droit) parce que c'est un des conseils de base qu'on donne : n'en dites pas trop à vos partenaires, tenez-vous en à l'information minimum de base "je suis anxieuse là, j'ai juste besoin de... (espace, affection, parler, etc)". Ca impacte beaucoup le partenaire et c'est inutile que vous connaissiez le contenu de nos pensées, ça ne fait que créer un plus grand fossé entre le/a souffrant et son/a partenaire. Or, sur la communauté, ben forcément on parle de nos pensées. On parle aussi beaucoup de solutions, de techniques pour gérer, de psychologie et de travail sur soi (c'est la charte et on met un point d'honneur à ce qu'elle soit respectée). Mais quoi qu'il en soit, que ce soit toi ou elle, vous pouvez vous adresser au site avec nous déjà ce sera une bonne chose...

Ensuite,
Comme l'a expliqué voucny, il n'y a pas de contagion.

On ne peut pas souffrir du ROCD parce que notre partenaire en souffre, c'est pas comme ça que ça fonctionne. Les tocs sont des problèmes neurologiques (on parle de personne neuroAtypiques contrairement aux neurotypiques, qui ne souffrent pas de trouble de névroses ou psychoses, par exemple — (neuroAtypique: encore un terme qui n'est pas officialisé alors qu'il devrait l'être puisque neurotypique est officiel. C'est long de faire évoluer les mentalités, jusque dans le langage)).
Au pire, tu peux en venir à douter un peu, ruminer un peu, voire te sentir déprimé et souhaiter que ça cesse (ce que je ne souhaite pas pour ton couple, on s'entraide et il y a de vraies améliorations quand on commence à travailler sur soi, pour ta partenaire), mais pas à en développer un toc.

Les tocs surviennent si ton cerveau est enclin à en développer un... ou circonstances de vie (très rare pour le ROCD).

Les trois causes principales:

- Chimique, donc la chimie dans ton corps évolue selon certaines phases, ce qui fait que dans certaines phases de nos vies, les neuroatypiques ont "besoin" d'un antidépresseur qui va modifier la chimie de notre cerveau, pour rééquilibrer la façon dont on "gère" la sérotonine (parle-en a à un Psychiatre si tu veux, tu verras il expliquera mieux que moi, le miens à l'époque avait bien expliqué).

- Neurologique, tu es né avec ce cerveau là. Tout comme d'autres naissent avec des malformations physiques, certains naissent avec des cerveaux formés différemment

- Environnemental, là 2 cas:
Cas 1: Tu es né neuroatypique, c'est plutôt juste une question de temps pour que tu développes ton trouble latent suite à "trop" d'évènements traumatiques (et ce qui est traumatique chez l'un ne l'est pas chez l'autre)

Cas 2: Tu es né neurotypique mais tu as eu une enfance / période de ta vie extrêmement traumatisante (guerre, etc) => chances de développer un trouble psychologique même sans être neuroatypique.

Donc, les chances sont que, quand tu nais avec un cerveau enclin à la névrose (terme affreux, freudien et dépassé, qui est même jugé obsolète par le corps professionnel mais bon, il met un nom plus compréhensible que "troubles anxieux" trop général), tu *vas* développer ta névrose à un moment ou à un autre. Si ton enfance n'est pas affreusement traumatique, alors ça se développe plus tard dans la vie.
Bonjour a tous,
J arrive sur le groupe, je cherche un peu voir même bcp d aides!?
Je m expliqué j ai fait des crises d angoisses et suite à ça je suis resté très anxieux avec un mal-etre qui ne me quittait plus ma copine ne supportant plus mon état ma quitté et la je suis tombé en depression j ai dut retourner vivre chez mes parents. Depuis je me suis retrouvé un logement mais aujourd'hui je souhaite reconstruire une relation avec une fille que j apprécie mais le mal-être et l anxiete refont surface je me sens mal ds ma peau comme si j étais rongé de l intérieur. Aidez moi svp.
La vie est tellement belle qd tout va bien mais là je suis au bout. Encore une fois aidez moi svp.
Merci d avoir pris le tps de me lire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Go médecin) le 19.07.17, 18h22 par The_PoP
  • 0 (Go médecin) le 21.07.17, 13h31 par Nidwazo
Salut jusepe37
Ce serait mieux que tu ouvres un sujet dédié à tes questions pour qu'on t'aide. Là tu es sur le sujet du Toc du couple, ça ne semble pas approprié à tes problèmes.
Tu auto-diagnostiques des troubles anxieux et une dépression plus ou moins encore en cours. Tu dois absolument te faire accompagner par un psychiatre ou un psychothérapeute compétent. Plus tôt tu feras la démarche et plus tôt tes problèmes se circonscriront, et seront plus faciles à traiter.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (+1) le 21.07.17, 13h31 par Nidwazo
  • -Alex
  • Score : 490 - 30 ans
Dans ce que tu décris, je reconnais les ruminations, hésitations et comportements de mon ex vis à vis de notre couple.

Pour résumer, durant notre relation d'un an, elle a eu de nombreuses phases de doutes intenses, à pleurer d'un coup en se posant des questions comme : "Est-ce que je suis amoureuse ?", "Tu me rappelles mon père : je vais reproduire la vie de couple de mes parents c'est affreux", "T'es plus attaché à moi, que moi à toi", "T'es trop gentil, tu cherches trop à me faire plaisir. Comme mon père avec ma mère", "Et comment on va faire quand nos parents vont se rencontrer ?", "On communique mal", "Ca te dirait qu'on se brosse les dents ensemble ?", "J'ai perdu la connexion", "Ca te dit qu'on aille a tel endroit ? T'es sûr ? T'es sûr hein ? Si ça te plait pas faut le dire hein.", et j'en passe.

Et au bout d'un an, elle a mis fin à notre relation en disant : "je ne suis pas amoureuse". Je ne comprenais pas bien ce qui se passait, mais je percevais bien le côté impulsif de la chose. Une force apparemment irrésistible la poussait à casser la relation.

Etre amoureux, ça n'a pas de définition précise. Mais par contre, il y avait des tonnes d'éléments qui démontraient l'attachement qu'elle avait envers moi. Et également d'autres éléments qui attestaient que si quelque chose ne me convenait pas, je le disais.

Mais il n'y avait rien à faire. Aucun argument ne pouvait venir à bout de ses doutes.

Je trouve bien que cette problématique, qui ne me semble pas si rare que ça, soit explorée.

Je pense que tout ceci est à rapprocher de la tendance à la rumination excessive, et que des solutions peuvent être trouvées du côté de la prise de distance par rapport à ses propres pensées, et de l'acceptation de ses peurs, même intenses, comme un phénomène normal de la vie (et non comme le signe d'un problème).

Et je pense également qu'on vit à une époque où on a beaucoup tendance à intellectualiser beaucoup de choses - quantité d'articles et de livres sur les sujets psycho et développement personnel - et où on se fixe des idéaux très élevés.

Ceci fait certainement basculer les personnes prédisposées vers les ruminations et le doute généralisé (au point de se rendre malade).
De ce que tu décris Alex j'ai pas l'impression qu'il s'agissait d'un toc mais plus simplement d'une fille qui s'est rendu compte au fil de l'année qu'elle était attachée mais pas amoureuse, et qu'elle n'arrivait pas à croire à votre histoire. Visiblement vous n'étiez pas sur la même longueur d'onde
"pas de bol mais ça arrive" ...

Par ailleurs ça n'enlève rien à la pertinence de ce que tu évoques sur les idéaux et la rumination.
Salut Alex,

Je ne sais pas si on peut dire à la place de ton ex si il s'agissait d'un trouble obsessionnel compulsif, une obsession idéative, il faudrait qu'elle explique avec ses mots et lui poser des questions plus précises sur ses symptômes.

Elle peut très bien être une anxieuse de nature, ou même avoir un diagnostic de trouble anxieux (par exemple anxiété sociale ou anxiété généralisée). Ou avoir le toc du couple.
Quoi qu'il en soit, ça n'a pas d'importance pour toi, ça n'influence plus ta vie, mais j'espère pour elle qu'elle trouvera de l'aide si c'est bien le toc qu'elle avait.
En tout cas, ce qu'on dit toujours aux partenaires c'est que, ce n'est pas à toi de faire ce travail c'est à elle de le faire, tu n'as pas à te laisser "bouffer" par son trouble si elle en avait un, car c'est d'abord à elle de vouloir intégrer qu'il y a un problème.

Pour ceux qui ont le toc du couple, il existe en eux avant même d'avoir la majorité, donc avant même d'être mature et formé dans notre tête. Difficile de quantifier mais de ce qu'on a observé, il apparaît vers l'âge de 16 ans (les plus jeunes personnes qui ont le toc du couple que j'ai rencontré, sur la centaine de personnes francophones atteintes du rocd, avaient 16 ans). Moi-même je l'ai développé à 17 ans.

Donc, même avant de devenir une personne qui se pose beaucoup de questions, on a déjà le rocd en nous.

Tu as raison:


Citation:
Et je pense également qu'on vit à une époque où on a beaucoup tendance à intellectualiser beaucoup de choses - quantité d'articles et de livres sur les sujets psycho et développement personnel - et où on se fixe des idéaux très élevés.
Ceci fait certainement basculer les personnes prédisposées vers les ruminations et le doute généralisé (au point de se rendre malade).


Oui. Vu qu'on manque de recherche sur le sujet du rocd, on en parle beaucoup entre nous, on mène nos propres sondages etc. Et on a observé

1) Que le rocd a probablement fait surface à partir du moment où l'amour est devenu un choix plus qu'une raison (mariage d'amour et non mariage de raison) — parce que c'est chez nous le choix (qui est sensé être positif) nous tourmente : "si ce n'est pas "le/la bonne" alors je devrais rompre?" jusqu'à en devenir pathologique (angoisses, dépression, compulsions incessantes, parfois on en vient à rompre, et on regrette, etc) alors qu'en fait on pourrait lâcher prise, et accepter la relation pour ce qu'elle est : une relation humaine. Elle n'est pas parfaite, aucune relation n'est parfaite, c'est ce que les gens neurotypiques comprennent, mais les personnes avec le toc sont obsédés par cette idée de perfection. D'ailleurs :

2) On a aussi observé que ces idéaux seraient aussi le fruit l'omniprésence des médias (hollywood et les comédies romantiques avec les happy endings, la musique aussi et les messages que l'industrie de la musique fait passer, la publicité, les magazines, etc) qui idéalisent le corps, le partenaire, l'amour et le sexe. Ce qui chez nous nous pousse à nous créer des idéaux très forts et pathologiques, parce qu'on a du mal à comprendre avec notre "coeur" ainsi que notre cerveau, que la vie n'est pas comme ça. A la place on "bloque" sur de nombreux thèmes.


Les techniques à mettre en place, comme tu dis : l'acceptation est la base de tout, la première grande étape, et ensuite on pratique plein de choses différentes:
Exposition (terme psychologique), tableau TCC, technique du "stop pensée", méditation et techniques de méditation (comme l' "observation" de nos pensées, terme spécifique en méditation), le lâcher prise, la relaxation, etc.
Je viens de respirer un immense coup la.

Je vis exactement ces angoisses depuis l'adolescence, j'ai foutu toutes mes relations en l'air à cause de mon comportement, dont un mariage avec 2 enfants.
Aujourd'hui je débute une relation depuis 6 semaines, c'est tout bonnement magique, et ça recommence à être parasité par ces angoisses (que je parviens à combattre pour l'instant avec de la respiration et de l'auto-rassurance) alors que cette fille est totalement extraordinaire.
Je tombe totalement de haut en me rendant compte que tout ça a une explication, que je ne suis pas seul et que ça existe, que je ne suis pas totalement brisé.
Merci immensément, vraiment, ça va tellement m'aider...
Merci.
N'hésite pas à nous rejoindre sur Facebook. Le groupe est indiqué sur le site, www.rocd.fr
- dans la section forum sur la version du site jusqu'à 2018
- directement en page d'accueil pour le nouveau site qui sera en ligne en 2018.
Sinon une simple recherche Facebook devrait t'aider ;) Pour le moment tout se passe sur facebook, jusqu'à la mise en ligne du nouveau site. Le groupe, la communauté restera sur fb, mais les infos seront elles bien classées sur le site avec une section actualités.
A lire / A voir en ce moment sur FTS