Se reconstruire

Arg Internet Explorer sucks, j'avais taper une longue réponse et juste avant d'envoyer : redémarrage intempestif. Dégouté. J'ai tout retapé :

Je suis toujours oscillant : par moments je suis à l'aise dans mes nouvelles activités, mes nouveaux projets, ma volonté de refaire des choses pour moi, à d'autres je suis confiant dans ma capacité de reconquérir ma femme dans quelques mois à d'autres encore, je pens que tout est foutu, qu'elle ne reviendra jamais.
Toutes ces ocillations m'épuisent moralement.

Je travaille avec la psy (1h par semaine). Elle me trouve de "bonne constitution". Ca fait toujours plaisir.

Au fil des séances, voici, ce que j'ai pu identifier.

-Mécanisme de fuite rôdé de long date
Quand j'étais enfant, j'avis une foule d'activités extra-scolaires (comme mon frère et ma soeur) : piano, solfège, anglais, allemand, tennis, ... une pression forte pour que nous collions à l'image d'enfant idéal de nos parents.
Après l'école : il y avait les devoirs, mais après le piano (1h par jour), le solfège, éventuellement réviser l'anglais ou l'allemand. "Fais tous tes devoirs et après tu pourras t'amuser tranquillement" me disaient mes parents. Sauf que vu la longueur de la liste, ce moment-là n'arrivait juste jamais. Et les rares fois où il arrivait, et bien la journée était proche de la fin et il fallait recommencer le lendemain. J'ai donc pris l'habitude de fuir dans mon univers, de jouer en cachette ou encore d'aller jouer chez des copains où j'étais tranquille.
Ce mécanisme de défense m'a été utile à cette époque pour constituer de bons souvenirs. Mais à l'âge adulte, ce n'est pas un bon mode de fonctionnement et cela m’a fait commettre des erreurs dans mon couple.

- "il faut s'occuper des autres avant soi parce que sinon on est égoïste, ce qui est très mal"
Un piège anti-bonheur (Le livre de Thomas d'Ansembourg : Être heureux ce n'est pas nécessairement confortable", sur la thématique de la communication non violente, explique bien comment fonctionnent ces pièges) transmis par ma mère. Elle a fait beaucoup de gros sacrifices, pour nous certainement. Pour éviter l'inconfort du changement aussi probablement.
Nous n'arrivions pas à fournir tous les efforts nécessaires pour coller à l'image d'enfant idéal, ce qui a conduit ma mère à vivre de nombreux moments désagréables (remarques de la prof de piano ou solfège, que l’on ne travaillait pas assez). Résultat, souvent et à encore d’autres occasions, elle nous reprochait ses choix et sacrifices pour nous.
Je ne me souviens pas avoir vu ma mère faire des choses pour elle simplement et exclusivement pour elle. Elle était prise dans ses propres pièges.
Il y a eu les études difficiles et longues, puis les premiers pas d’une profession exigeante, en parallèle les exigences de la vie de couple très tôt (vous mesurez bien maintenant l’exigence de ma femme en la matière), les enfants finalement assez tôt (en tout cas comparés à nos amis), … Moralité : il a fallu s’occuper des autres avant moi, les obligations de vie d’adulte n’en finissant pas : une fois la journée de boulot finie, les enfants coucher, il faut encore ranger, faire le linge, etc. Donc un sentiment analogue à celui d’obligations qui n’en finissent pas comme dans mon enfance, ce qui a favorisé mon comportement de fuite. D’un autre côté, j’ai culpabilisé ma femme de faire des choses, seul, pour les enfants (ce que j’aime malgré tout), alors qu’à ce moment elle était dans la fuite, vous imaginez la spirale…

-Vivre pour moi.
Comme tu l’as souligné renard69, c’est une de mes difficultés. Parce que du temps volé, ce n’est pas vraiment la même chose qu’un temps clairement identifié. On ne fait pas du tout les mêmes choses. Depuis notre séparation, il y a des moments où je n’ai pas les enfants. Pile à une période où j’ai mis des limites à mon travail pour ne pas me faire bouffer. Du temps pour moi donc.

- Connaître mes besoins
La communication non violente explique que la 1ère étape c’est d’identifier ses besoins pour les communiquer le plus clairement possible à l’autre afin qu’ils soient satisfaits. Dit comme ça, ça paraît être une évidence. Mais souvent on transmet nos demandes maladroitement sous forme détournée ou de reproches, quand on ne s’attend pas tout simplement à ce que les autres les devine tout seuls !
De mon côté je m’en rends compte, puisqu’il ne faut pas s’occuper de soi, c’est égoïste, j’ai bien du mal à identifier mes besoins.

-faire de choix
Identifier ses besoins et envies sont indispensables pour savoir ce que l’on désire vraiment et faire des choix. Je me rends compte que j’ai du mal à faire de choix pour moi. Autant je prends les problèmes de la vie à bras le corps, je prends dans mon travail des décisions tranchées là où d’autres sont flous et attentistes. En bref, je suis tout sauf passif. Mais je raisonne mal quand il s’agit de mes propres choix. Il semblerait que dans mon enfance, on ne m’ait pas beaucoup laissé de choix. Je ne sais pas si ça explique tout.

-Le non affrontement
En discutant avec la psy, il s’avère qu’en réalité je suis dans le non affrontement. J’évite les conflits, propose des solutions que je pense et présente comme des compromis. Le problème c’est que je n’exprime pas souvent clairement mes préférences et choix (puisque j’ai dû mal à en faire) donc forcément l’affrontement n’est pas bon. J’ai du mal à imposer mon point de vu ou choix.
Mes parents fonctionnement sur un mode de guéguerre permanente entre eux. Ce serait pour éviter de reproduire ce schéma que je serais dans l’éviction des conflits.

-Les compromis
« Pour que tout le monde soit content, il faut que faire des compromis et que chacun ait ainsi un peu ». C’est un peu ma façon de penser, bien aider par le fait qu’il faut s’occuper des autres. Si les compromis sont parfois utiles, ils ne peuvent pas non plus être la règle, pace que si personne n’est vraiment perdant, personne n’est vraiment gagnant non plus.
Le problème c’est que parfois pour éviter des conflits, je propose des compromis qui n’en sont pas vraiment. Je cède purement et simplement.

Finalement tout cela ça fait pas mal pour un type de « bonne constitution ».

Voila. Renard69, tout de suite, j’ai plus l’impression d’être le type qui révise comment réparer les trous, se réentraîne à nager, cherche un gilet de sauvetage, réapprend à naviguer que celui qui cherche à colmater toutes les brèches. Bref des turcs qui sont utiles quelque soit le bateau dans lequel je suis au final.

Merci pour tes encouragements reborn.
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  • +1 (A lire) le 18.05.12, 16h48 par FrenchKiss

Je me permet de rebondir sur ce sujet car j'ai moi même vécu une séparation douloureuse avec un enfant en bas âge.

Ma reconstruction fut la suivante :

- J'ai fait un pas décisif lorsque j'ai accepté que c'était fini , mort.
J'ai été surpris de constater à quel point je me suis senti mieux dès l'instant où je l'ai accepté. Tu sors d'emblée de la spirale négative qu'alimente ta peur de perdre celle que tu as déjà perdu.

- La reconstruction est ensuite simple car tu retrouves ce qu'il y a de plus précieux pour l'être humain : la liberté. J'ai repris les teufs entre potes et des activités que j'avais délaissées dans ma vie de couple.
J'ai découvert le game , recommencé à séduire avec des armes encore plus puissantes. Après ce regain d'énergie positive , j'ai songé à vouloir reconquérir mon ex.
Les conseils les plus avisées étaient tous accès sur le freeze out.
Difficile de couper les ponts lorsqu'on est lié par notre progéniture , qui plus est sur une garde alternée. Et pourtant ...
Le simple fait que mon ex me voyait détaché et positif , moi qui avait été avant la rupture complètement needy , pleurnicheur au bas fond de l'AFCisme , a changé complètement sa façon de me voir. Nous étions sortis de toute tentative de communication anti sexy au possible visant à refaire le match.

- A ce moment là j'aurais pu la récupérer , j'en suis sûr. Ça se sentait sur tous ses messages. Mais on en revient à ce que disait French Kiss , en avais-je finalement envie ? Elle qui m'avait ouvertement déclaré qu'elle ne m'aimait plus , qui m'avait trompé également , qui sortait tous les soirs pendant que je m'occupais seul de notre fille. Je n'avais pas un désir de vengeance mais juste la reconnaissance que notre relation était toute pourrie depuis 2 ans et qu'il eut été difficile d'envisager un avenir radieux.

- Pour finir , cerise sur le gâteaux , je tombe en parallèle complètement love d'une HB avec qui je sors encore aujourd'hui (sur laquelle je suis malheureusement en one itis depuis 3 ans mais ça c'est un autre sujet). Sache juste qu'à partir de ce moment précis , tu peux être sûr que le deuil était fait et nous entretenons depuis des rapports cordiaux qui facilitent grandement le bien être de notre fille.
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  • +1 (Intéressant) le 18.05.12, 16h48 par FrenchKiss
  • +2 (Absolument) le 18.05.12, 22h18 par Hydrogene
  • +1 (Merci ! :)) le 20.05.12, 12h28 par Adoniis

Je ne sais pas au bout de combien de temps tu as pu te dire que c'était fini, mais là tout de suite, je ne peux pas.
J'essaye de ne plus être AFC pour autant et d'afficher le plus possible de détachement, par contre.

Dis-moi xyv, au bout de combien de temps tu t'es retrouvé en position de pouvoir la reseduire à nouveau ?

J'ai mis environ 10 mois à réaliser que c'était fini avant qu'un pote ne m'ouvre les yeux.

Le problème c'est que si tu espères accepter la rupture en ayant dans l'idée de la reconquérir ensuite , ça ne fonctionnera pas. Il faut réellement accepter de l'avoir perdu.
Je le répète , pour moi ça a été LE déclencheur qui m'a remis sans délais sur les rails.

Et à partir de là , je confirme que reconquérir son ex ne devient plus une priorité , bien au contraire.
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  • +1 (+1) le 21.05.12, 12h08 par Spring

Waw 10 mois ! Normal que je n'y sois pas au bout de bientot 2 mois seulement. Ça me donne un repère en tout cas.
C'est ce même délais qu'il t'a fallu pour assimiler les techniques de séduction ?

Icetree a écrit:
Waw 10 mois ! Normal que je n'y sois pas au bout de bientot 2 mois seulement. Ça me donne un repère en tout cas.


Oui mais 10 mois en freelance , j'étais désavantagé je ne connaissais pas la communauté à l'époque :wink:

Salut Icetree,

J'ai un peu suivi ton histoire et je me permets de réagir sur quelques points bien que je n'ai jamais vécu aussi longtemps que toi en couple (13 ans) et que je n'ai pas d'enfants.

Icetree a écrit:
Waw 10 mois ! Normal que je n'y sois pas au bout de bientot 2 mois seulement. Ça me donne un repère en tout cas.

Comme l'ont dit d'autres avant, c'est le jour où tu ne seras vraiment plus (dans ta tête, je veux dire) en attente que tu auras l'occasion de la récupérer. Tu te rendras compte comme xyz que tu n'as plus envie d'elle et que tu peux t'épanouir autrement avec une ou plusieurs autres filles. Alors certainement à ce moment-là, tu auras achevé ta période de deuil.

Un truc me fait réagir: les enfants.
Un a 4 ans et l'autre 2 ans. Le dernier est certainement arrivé au moment où tu étais certainement DMW et qu'elle avait des idées de fuite (en tout cas elle se posait des questions sur votre couple à cette époque, je pense). Le ou les problèmes devaient être vraiment profonds et irréversibles pour qu'elle casse l'équilibre de vie de 2 enfants en bas âges avec le père et la mère présents sous le même toit (je veux dire qu'elle aurait pu patienter quelques années pour le bien être des enfants car c'est avant tout une mère. Son envie de fuite est certainement encore plus grand, ce qui en dit peut-être long...).
Ne vois pas de jugement de ma part, mais juste réfléchir et travailler sur ce qui fait qu'elle t'a quitté pour ne plus revivre ce genre de situation.
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  • +1 (Absolument) le 18.05.12, 23h52 par xyv

En fait, j'ai bien du mal à situer le point de départ du malaise. Tout s'est fait progressivement. Le problème c'est qu'elle n'a pas été franche et cela depuis un moment. Quand elle a eu ses moments d'hésitation avec son "flirt intellectuel", elle était probablement très avancée, sans forcément en avoir conscience. Comme elle ne m' a rien dit de tout ça, je n'ai rien vu. À cette époque je pensais avoir une relation de couple basée sur la confiance et le dialogue. Pour cette raison je ne me suis pas inquiété. Peut-être que comme tu le dis, cela remonte à la naissance du 2ème.

Elle a quand même laissé pourrir la situation pendant longtemps. C'est fou ça. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Elle ne m'a pas fait confiance. Je suis persuadé que j'aurais pu renverser la vapeur à cette époque. En même temps je crois qu'elle s'est énormément mentie à elle-même.

Ma théorie du moment : je pense qu'elle est allée vers la facilité, vers ce qui lui était le plus facile à accepter. Je trompe mon mari, c'est mal, quel genre de fille suis-je si je trompe mon mari alors que j'ai 2 enfants. Solution difficile : lui avouer la verité tout de suite, arrêter cette relation avant que ça n'aille trop loin. Solution facile pour ma propre estime de moi : faire durer cette relation comme ça cela diminue l'impact de ce que j'ai fait. Non, je n'ai pas détruit ma famille pour un plan Q, une relation fugace. Non, je l'ai fait parce que c'était de l'Amour, du sérieux, la preuve je suis avec le gars encore, et c'est super (relation à distance idéalisée car se situe en dehors des contraintes du quotidien).

Quand je réfléchis à comment cela se passerait si elle revenait, il y a quand même un point qui coince sévèrement : la confiance. Je ne pourrais pas lui accorder à nouveau le même niveau de confiance après ce qu'il s'est passé. Il faudra au moins 10 ans de relation stable pour atteindre à nouveau un niveau élevé (et qui restera inférieur à celui d'avant). Du coup, je me demande si le niveau de confiance que je lui accorderai au début pourra être suffisant. Ce n'est pas sûr.

Icetree a écrit:
En fait, j'ai bien du mal à situer le point de départ du malaise. Tout s'est fait progressivement.

Enfin dans ma réflexion, c'était plutôt: est-ce que le 2° enfant n'a pas été conçu dans le but de renforcer le couple (même si c'est un leurre), de former une vraie famille "nombreuse" et ainsi les problèmes s'en iront d'eux-mêmes?
Peut-être que cela n'a rien avoir et que c'est peut-être la naissance du 2° (ou des 2 enfants) qui a été dure à vivre (psychologiquement ou/et biologiquement ou...). Certaines femmes ont parfois des problèmes post-naissance même si elles étaient tout à fait heureuse de voir venir l'enfant. Seul toi peut en tirer les conclusions en fonction de ce qui s'est passé pendant cette période.


Icetree a écrit:
Le problème c'est qu'elle n'a pas été franche et cela depuis un moment.

Icetree a écrit:
Elle a quand même laissé pourrir la situation pendant longtemps. C'est fou ça. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Elle ne m'a pas fait confiance. Je suis persuadé que j'aurais pu renverser la vapeur à cette époque.

Peut-être qu'elle était arrivée à un stade où elle ne pouvait plus parler (librement) avec toi de ses problèmes ou/et que tu ne l'écoutais pas.
Ce ne sont pas des critiques mais des points à analyser pour comprendre car j'ai fait ce genre d'erreur avec certaines de mes relations longues.


Icetree a écrit:
À cette époque je pensais avoir une relation de couple basée sur la confiance et le dialogue.

C'est un peu mesquin mais c'est parfois bien de contrôler de temps en temps (même après 20 ans) si on est avec sa partenaire sur la même longueur d'onde (ça ne veut pas dire engager un détective privé ou bien lui tendre des pièges). Comme il l'est souvent dit ici et comme moi je m'en sers, rien de mieux que de contrôler que ses paroles et ses actions sont en phase entre eux. Si ce n'est pas le cas, alors il faut très vite réagir car le temps est rapidement compté et ne surtout pas se cacher l'évidence en croyant que tout va s'arranger avec un coup de baguette magique et le temps.


Icetree a écrit:
Ma théorie du moment : je pense qu'elle est allée vers la facilité, vers ce qui lui était le plus facile à accepter.

Facilité peut-être pas car il y a les enfants derrière mais plutôt la légèreté car elle devait étouffer dans votre relation (?).


Icetree a écrit:
Non, je l'ai fait parce que c'était de l'Amour, du sérieux, la preuve je suis avec le gars encore, et c'est super (relation à distance idéalisée car se situe en dehors des contraintes du quotidien).

J'ai pas relu le début mais je crois que le mec ne vit pas avec elle mais en relation à distance. Il est possible qu'elle tombe de son petit nuage quand elle verra que le même schéma de couple se reproduit avec lui en même temps qu'elle voit que tu as repris du poil de la bête et que tu es redevenu séduisant.


Icetree a écrit:
Quand je réfléchis à comment cela se passerait si elle revenait, il y a quand même un point qui coince sévèrement : la confiance. Je ne pourrais pas lui accorder à nouveau le même niveau de confiance après ce qu'il s'est passé. Il faudra au moins 10 ans de relation stable pour atteindre à nouveau un niveau élevé (et qui restera inférieur à celui d'avant). Du coup, je me demande si le niveau de confiance que je lui accorderai au début pourra être suffisant. Ce n'est pas sûr.

Si éventuellement vous vous remettez ensemble, la relation ne sera évidemment plus comme avant. Il y aura toujours un doute. Vu que le mal est fait, j'ai envie de dire de passer à autre chose quand tu auras fait ton deuil en essayant de t'entendre avec elle pour le bien des enfants.
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  • +1 (+1) le 25.05.12, 23h48 par Terrigan

Hydrogene a écrit:

Enfin dans ma réflexion, c'était plutôt: est-ce que le 2° enfant n'a pas été conçu dans le but de renforcer le couple (même si c'est un leurre), de former une vraie famille "nombreuse" et ainsi les problèmes s'en iront d'eux-mêmes?


Je dirais non. Le 2ème enfant est à mon sens arrivé avant. De mon côté, il n'a pas été fait pour renforcer le couple et du côté de sa mère non plus.

Par contre elle a clairement cru ça pour notre déménagement récent, ce qui était hypocrite puisque pas moins de 15 jours plus tard elle n'avait plus la tête dans notre couple.


Hydrogene a écrit:
Peut-être qu'elle était arrivée à un stade où elle ne pouvait plus parler (librement) avec toi de ses problèmes ou/et que tu ne l'écoutais pas.
Ce ne sont pas des critiques mais des points à analyser pour comprendre car j'ai fait ce genre d'erreur avec certaines de mes relations longues.


Je dirais que la communication simple (prendre le sens des mots sans spécialement interprété), elle était encore bonne. Elle aurait pu parler librement. Elle ne n'a pas fait. Je pense qu'elle était effrayée de la tournure possible des choses. Après tu connais la phrase : "on crée ce qu'on craint".
La communication plus évoluée : interprétation des petits signes et tournures de phrase était par contre très nettement plus défaillante de mon côté. Au moins une raison simple : je ne pensais pas avoir spécialement de raisons d'être plus attentif à ce moment-là.

Hydrogene a écrit:
C'est un peu mesquin mais c'est parfois bien de contrôler de temps en temps (même après 20 ans) si on est avec sa partenaire sur la même longueur d'onde (ça ne veut pas dire engager un détective privé ou bien lui tendre des pièges). Comme il l'est souvent dit ici et comme moi je m'en sers, rien de mieux que de contrôler que ses paroles et ses actions sont en phase entre eux. Si ce n'est pas le cas, alors il faut très vite réagir car le temps est rapidement compté et ne surtout pas se cacher l'évidence en croyant que tout va s'arranger avec un coup de baguette magique et le temps.


Comme dis plus haut, je ne suis pas du genre à penser que les problèmes s'arrangent seuls. Je pense au contraire que prendre les problèmes au plus tôt permet de les régler à moindre frais.

Oui, maintenant je contrôlerai de temps en temps, surtout si quelque chose ne va pas alors que ça n'a à priori rien à voir.


Hydrogene a écrit:
Facilité peut-être pas car il y a les enfants derrière mais plutôt la légèreté car elle devait étouffer dans votre relation (?).


Oui et non, les enfants, ça n'a fait que retarder le moment où elle a été prête à faire le saut finalement.
Oui clairement la situation était devenue étouffante pour elle, mais je vois mal comment je pouvais changer ça tant que j'ignorais sa liaison. C'est aussi le poids de ce mensonge qui lui a rendu les choses difficiles. Elle a manqué de beaucoup de courage. Je la pensais bien plus courageuse que ça.

Hydrogene a écrit:
J'ai pas relu le début mais je crois que le mec ne vit pas avec elle mais en relation à distance. Il est possible qu'elle tombe de son petit nuage quand elle verra que le même schéma de couple se reproduit avec lui en même temps qu'elle voit que tu as repris du poil de la bête et que tu es redevenu séduisant.


Oui, il est à 400km. Ca me rend malade de me dire qu'il faut que sa nouvelle relation capote pour avoir une nouvelle chance, que je ne maîtrise plus rien.
Je sais que je peux aussi voir les choses dans l'autre sens en me disant que si je redeviens séduisant en me détachant, c'est peut-être moi qui indirectement instillera le doute qui fera capoter sa nouvelle relation. Mais bon on n'y est pas du tout, là.
Initialement quand je lui avais demandé qui était ce type, elle m'avait répondu que c'était un looser qui avait du mal à se trouver une copine, qui a du mal à terminer ce qu'il entreprend et qu'elle l'encourageait dans ses relations avec une nana de son entourage.
Evidemment elle avait noyé le poisson. Evidemment, elle a dû changer d'avis. Mais il y a forcément une part de vérité dans cela.
Du coup ça rend malade de se dire qu'on s'est fait doubler par un looser. Comment voir ça à part comme une preuve supplémentaire que j'ai pas mal merdé de trucs de mon côté ?

Holden Caulfield a écrit:
Regarde Crazy, Stupid, Love mec...


Ca y est. Vu hier soir. La fin reste ouverte, ce qui enlève le caractère moralisateur qu'aurait le film sinon.
Ca m'a fait revivre pas mal de mauvais souvenir de ces derniers temps. Peu importe, faut cicatriser de toutes façons. Le principal message de ce film pour un type dans mon cas est tout de même passé.

Objectifs de la semaine :
- Miser sur le comique : je ne suis plus dans la tristesse ou la morosité, mais je ne suis pas non plus dans la joie de vivre. Alors pour aider à basculer, je vais me faire plusieurs sessions dans la semaine de sketchs comiques et autre que je pourrais trouver à la télé ou sur Internet. Objectif : être plus joyeux et que cela se voit.

- Mental toujours: faut que je me répète tous les jours que : J'ai de la valeur. Je suis un type bien, une perle rare même. Le prix, pour reprendre les commandements de Pook.

- Look : j'ai des pompes et des chemises pas mal (apparemment pas tout à fait la bonne taille pour les chemises, mais c'est pas la cata non plus). Cela reste un peu dépouillé, il faut que j'accessoirise un peu tout cela et que je rajoute une couche supplémentaire des vestes par exemple. Je n'en ai qu'une, noire qui sert plutôt en soirée, il m'en faut d'autres pour le quotidien. Faut que je repère les styles dont j'ai besoin avant les soldes. Faut que j'achète le Bonne gueule book pour acheter mieux, parce que le budget restera serré. Faudra pas se tromper.

- Look toujours : j'ai décidé d'en finir avec mon ambiguïté permanente autour de ma calvitie débutante (les golfes temporaux qui se creusent de plus en plus). J'irai chercher cette semaine de quoi débuter un traitement contre la chute des cheveux. Je trouvais que prendre un traitement ça faisait naze, mec qui ne s'assume pas. Du coup j'hésitais. On retrouve là ma difficulté à faire un choix pour un truc qui me concerne.
Mais en réalité je n'assume pas complément. La calvitie n'en est qu'au début donc partiellement réversible alors autant le faire.
Au moins si ça ne donne pas grand-chose, il sera toujours temps d'arrêter. A ce moment-là je ne serais plus dans l'illusion que je pourrais changer ça sans le faire et je pourrais plus facilement accepter.

- Sport : pas pu courir à cause de la garde des enfants, donc la semaine qui vient ça devrait être possible.

- Sortie : comme disait Terrigan, je suis sur un nouveau terrain de jeu. Je vais peut-être essayer de me faire une sortie seul (pas vraiment d'ami ici encore) dans un bar ou autre. Aucun objectif particulier si ce n'est de commencer à repérer les endroits sympas où je pourrais zoner plus tard. Connaître un peu les lieux, ça m'aidera à franchir le pas plus tard.

Quand même il y a 10 jours, lors d'une soirée boulot, j'ai repéré une minette mignonne, étudiante en 1ère année. Quelques remarques marrantes. Sourire de sa part. Je crois même qu'elle m'a dessiné sur sa feuille (Je n'ai pas demandé si cétait bien moi sur le dessin incomplet : un oeil gauche avec sourcil et une ébauche de nez et lèvre partie gauche). Donc peut-être un IOI.
Je me suis dit pourquoi pas. Mais les circonstances de la soirée et mon mental encore un peu triste à cette période-là ont fait que je n'ai pas tenté le num-close.
Après je la recroiserai peut-être, sait-on jamais. Si c'est le cas ce sera par hasard, parce que moi je ne chercherai pas.

Mon plus gros problème actuel : comment être avec elle ?

Je l'évite au maximum, ne la vois que quand c'est nécessaire (les enfants ou le boulot). Néanmoins, on est encore en contact plusieurs fois par semaine à cause de tout ça.

Je ne sais pas comment je dois être dans ces moments-là : froid et distant pour un freeze out maximum ? ou au contraire souriant voir chaleureux, le freeze out venant exclusivement du rythme des rencontres ?
Quand elle pose des questions sur ce que je fais sur mon temps libre tout seul, dois-je répondre avec enthousiasme ou au contraire en dire le moins possible et rester énigmatique ?
Dois-je avoir l'air intéressant en lui parlant du dernier Album de revoler que j'aime bien ou ne rein dire ?

Peut être simplement être et faire ce qui te met à l'aise - ou ce qui ne te met pas mal à l'aise.
Si t'as pas envie de lui parler, que c'est pas confortable pour toi, dis le lui et ne te force pas à avoir l'air cool si tu n'en as pas envie.

Cette rupture est relativement récente. Ta période de deuil n'est pas encore finie. Il est possible qu'elle dure encore quelques mois ou bien quelques années. Le fait que vous soyez amenés à vous voir pour le boulot et les enfants rend cette période de deuil un peu plus difficile. Il y a énormément de chances que tu la côtoies jusqu'à la fin de ta vie ou bien la fin de la sienne, car elle est la mère de tes enfants. Si ça te semble lourd à moyen terme, vois déjà suivant ta situation si tu arrives déjà à changer de boulot et trouver une autre boîte. Si j'ai bien compris, ce n'est pas votre région d'origine donc tu connais peu de monde (même si tu es en quête d'après ce que tu as écrit) et tu n'as pas de famille. Si en plus c'est une région un peu perdue, c'est pas forcément l'idéal pour se changer les idées. Un déménagement est aussi à voir suivant (bien sûr) l'éloignement par rapport aux enfants.
Ces périodes de doutes et d'interrogations sont légitimes et un mal nécessaire pour progresser dans votre nouvelle relation car relation il y aura avec les enfants qui vous lient.

J'irais aussi dans le sens de FK. C'est toi qui a la réponse quelque part. Comment tu te sens par rapport à elle. J'imagine que tu te sens toujours trahi et il ne sert à rien de surjouer le mec qui est bien dans ses baskets si ce n'est pas le cas. De toute façon, elle s'en rendra compte rapidement si tu fakes.
Et derrière ta question, se cache la demande pour savoir comment avoir le comportement le plus adapté possible pour qu'elle te revienne. C'est normal mais à ce stade où tu as du mal à contrôler encore tes émotions, ça serait contre-productif pour ta reconstruction en premier lieu de jouer un personnage.

Tu vas au fur et à mesure traverser des étapes (ex: incompréhension, tristesse, colère, peur, haine, libération,...) sur la relation et le comportement que tu vas avoir avec elle.

En fait si je l'évite c'est pour 2 raisons : mettre de la distance puisqu'il en faut et éviter des moments difficiles parce que pour l'instant elle a encore de la rancœur contre moi. Pourtant fondamentalement, je l'aime encore, donc je n'ai pas tant envie que ça de l'éviter.
Une de nos conversations autour de l'organisation pour les enfants à tourné court en dispute :
Elle : De toutes façons ce n'est pas possible de communiquer avec toi. On n'y arrive pas. On a bien vu où ça nous a mené. On n'y arrivera jamais. Notre rupture c'est un problème de communication.
Moi : ah bon ? pourtant pendant 13 ans, ça n'a pas tant posé problème. Donc notre rupture, selon toi, c'est uniquement un problème de communication ?
Elle : ben oui.
Moi : ....
Moi : Bon là je ne peux pas parler plus longtemps, les gosses se chamaillent. On en reparlera plus tard si tu veux bien.

Je ne savais plus quoi répondre à autant de déni.
Dans ce genre de discussion improductive, je ne sais plus quoi faire. Elle se leurre complètement à résumer tout cela à un problème de communication (qu'elle n'a pas voulu résoudre puisqu'elle n'a plus voulu retourner voir ma psy en couple car elle l'a estimée partiale et qu'elle n'a pas non plus voulu en voir une autre). Un problème de communication qui l'amène à coucher avec un autre ? puis à construire cette relation ? puis à se barrer ? puis à continuer à me titiller à la moindre occasion ?
L'alibi du problème de communication c'est juste pour justifier une responsabilité de chacun à 50/50 et d'éviter le 75% pour elle voir plus dans sa tête.

Est-ce que je dois essayer de donner mon point de vu ? Est-ce que je dois lui montrer que j'ai réfléchis sur moi-même, compris mes erreurs, essaye de les changer (cf mes posts ci-dessus) ?
Ou est-ce que tout ça c'est peine perdu ou me mettrai en position d'AFC ?

Icetree a écrit:
En fait si je l'évite c'est pour 2 raisons : mettre de la distance puisqu'il en faut et éviter des moments difficiles parce que pour l'instant elle a encore de la rancœur contre moi.

:?: Je crois que j'ai raté un épisode... (En fait, je ne me rappelle plus de l'histoire en détail). En gros, elle essaie de se dégager de la part de responsabilité qui lui incombe. Fais gaffe car si tu acceptes ça, elle l'utilisera à la longue contre toi dès qu'elle en aura l'occasion (ex: éventuellement au boulot, avec la famille, ou plus important avec vos enfants qui te verront peut-êre un jour d'un mauvais oeil si tu vois ce que je veux dire...).

Je ne suis pas père mais si je l'étais je crois qu'en premier lieu, je ferais tout pour assurer le bonheur de mes enfants afin qu'ils s'épanouissent au mieux sans trop de traumatismes (ex: j'ai quelques potes qui ont souffert étant gosses des disputes et divorces de leurs parents. Un par exemple est devenu hyperactif. Sans parler de ma petite soeur instit depuis une dizaine d'années et qui enseigne en écoles maternelles/primaires à beaucoup de futurs cas sociaux faute d'équilibre famillial). Ils sont quand même hyper jeunes vos petits, ce n'est pas à prendre à la légère. J'ai pas la source en mains, mais le bon/mauvais éveil des enfants se joue pendant les 3 premières années de leurs vies. Ils ont en plus subi un déménagement. Je pense que pendant un temps, ils doivent passer avant toi et avant elle (faudrait que tu lui expliques si elle ne comprend pas).


Icetree a écrit:
Une de nos conversations autour de l'organisation pour les enfants à tourné court en dispute :
Elle : De toutes façons ce n'est pas possible de communiquer avec toi. On n'y arrive pas. On a bien vu où ça nous a mené. On n'y arrivera jamais. Notre rupture c'est un problème de communication.
Moi : ah bon ? pourtant pendant 13 ans, ça n'a pas tant posé problème. Donc notre rupture, selon toi, c'est uniquement un problème de communication ?
Elle : ben oui.
Moi : ....
Moi : Bon là je ne peux pas parler plus longtemps, les gosses se chamaillent. On en reparlera plus tard si tu veux bien.

Je ne savais plus quoi répondre à autant de déni.

Ouais, c'est vraiment problématique si les enfants deviennent otages de l'un des parents ou sont montrés comme un trophée face à l'autre parent.
Dans ce genre de discussion l'écoute de ce que chacun a à dire est importante ainsi que de la clarté, du calme et de l'argumentation posée pour arriver à une discussion adulte pour le bien des enfants. Il faut vraiment insister sur le fait qu'ils sont tout jeunes et que vous n'êtes pas ennemis dans l'histoire.
L'excitation et l'emportement n'amèneront rien de bon sinon de l'improductivité comme tu dis. Reste calme, ferme en argumentant face à elle mais ne fléchis pas. Et pas la peine (pour l'instant) de dévier du sujet "les enfants" sur son histoire avec l'autre ou en lui faisant des critiques. Pareil si elle te reproche quelque chose, recadre-la si elle dévie du sujet sinon elle va encore te rappeler qu'on ne peut pas communiquer avec toi...


Icetree a écrit:
Est-ce que je dois essayer de donner mon point de vu ? Est-ce que je dois lui montrer que j'ai réfléchis sur moi-même, compris mes erreurs, essaye de les changer (cf mes posts ci-dessus) ?
Ou est-ce que tout ça c'est peine perdu ou me mettrai en position d'AFC ?

Je pense que ce n'est pas une question d'AFC ou pas pour l'instant. Je dirais que l'enjeu est que les 2 petits s'épanouissent au mieux.

Priorité :arrow: les enfants


P.S.: Ca serait intéressant comme l'a fait @xyv, d'avoir le témoignage d'autres parents (homme ou femme) qui sont dans une situation compliquée et qui ont peut-être trouvés une solution.

Icetree a écrit:
Mon plus gros problème actuel : comment être avec elle ?

Je l'évite au maximum, ne la vois que quand c'est nécessaire (les enfants ou le boulot). Néanmoins, on est encore en contact plusieurs fois par semaine à cause de tout ça.

Je ne sais pas comment je dois être dans ces moments-là : froid et distant pour un freeze out maximum ? ou au contraire souriant voir chaleureux, le freeze out venant exclusivement du rythme des rencontres ?
Quand elle pose des questions sur ce que je fais sur mon temps libre tout seul, dois-je répondre avec enthousiasme ou au contraire en dire le moins possible et rester énigmatique ?
Dois-je avoir l'air intéressant en lui parlant du dernier Album de revoler que j'aime bien ou ne rein dire ?


A partir du moment où tu poses la question de "comment se comporter" dans telle où telle situation , c'est que tu comptes faker ton attitude naturelle.

Selon moi , le meilleur moyen serait de te projeter et d’imaginer comment tu répondrais à ces questions si tu étais complètement détaché de cette fille. Les réponses viendraient toutes seules.

Maintenant j'ai conscience que ce n'est pas le cas , que tu as un peu la tête dans le guidon et sachant moi même c'est qu'est de vivre un one-itis , je sais que se forcer à avoir la bonne attitude peut nous "passementer" .... mais seulement quelque temps.

Je vais alors quand même tenter de répondre à tes questions , à savoir comment moi , en phase de reconstruction , je me suis comporté dans ces cas de figure.

Icetree a écrit:
Je l'évite au maximum, ne la vois que quand c'est nécessaire (les enfants ou le boulot). Néanmoins, on est encore en contact plusieurs fois par semaine à cause de tout ça.


Oui

Icetree a écrit:
Je ne sais pas comment je dois être dans ces moments-là : froid et distant pour un freeze out maximum ? ou au contraire souriant voir chaleureux, le freeze out venant exclusivement du rythme des rencontres ?


Ne sois ni froid ni chaleureux (surtout pas). Sois neutre. Un petit peu évasif. Souriant un peu , mais en aucun cas , c'est elle qui te procure ce sourire , c'est plutôt parce que t'as encore la tête à cette fabuleuse soirée de la veille où tu as rencontré cette petite blonde rigolote et toute canon avec qui le courant est super bien passé.
Quand elle te parle des enfants et de leurs derniers exploits , bien entendu que tu seras super souriant , je sais que tu le sais , cela va de soi. Mais évite à tout prix de lui lancer toute sorte de regard mélancolique indiquant un "t'as vu c'est quand même beau ce qu'on a construit ensemble , le fruit de notre Amour ... bla bla bla".

Icetree a écrit:
Quand elle pose des questions sur ce que je fais sur mon temps libre tout seul, dois-je répondre avec enthousiasme ou au contraire en dire le moins possible et rester énigmatique ?


2ème solution sans hésiter.

Icetree a écrit:
Dois-je avoir l'air intéressant en lui parlant du dernier Album de revoler que j'aime bien ou ne rein dire ?


La musique est pour moi un élément essentiel pour sa reconstruction. Il est évident que la dernière personne avec qui tu as envie de partager ce genre d'émotions , c'est bien celle qui t'a mis dans cet état là.
(parle en plutôt à la petite blonde :wink: )

Pour finir , je crois qu'il faut avant tout que tu sois sûr que le but de ton topic relatif à ta volonté soit bien " Reconstruction " et non pas " Reconquête" , le 2ème ne pouvant se faire sans le 1er.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 28.05.12, 15h18 par Hydrogene
  • +1 (Intéressant) le 23.08.12, 12h08 par evafree

Merci à tous les 2 pour ces réponses.
Je vais continuer le freeze out (voir ça risque de s'intensifier par rapport à ce que je fais) et je garde le cap sur les enfants. Au boulot, je reste pro (là ça change pas de d'habitude)

À mon avis, pour l'instant aucun n'instrumentalise les enfants. Cette fois là, c'est juste qu'ils étaient à côté quand nous avons discuté.
Je suis juste un peu vert quand mon fils se trompe de prénom : il a appelé 3 fois un de mes potes de passage à la maison avec le prénom du nouveau mec de sa mère. Ça m'a fait bizarre à chaque fois. Mais bon.

C'est pas une volonté de faker. Je suis quelqu'un d'assez vrai dans l'ensemble. C'est juste que par moment je suis véritablement déboussolé et que je me demande vraiment quoi dire ou faire. Tous ces changements sont encore brutaux pour moi et pendant 13 ans je partageais tout ce que je vivais avec elle ou lui racontais tout ce que je faisais. Logiquement, j'ai parfois envie de refaire ça. De vieux réflexes en somme.

Sinon sur le plan relationnel, je suis retourné cette semaine à mon club de Kung Fu (je n'y suis allé qu'1 fois en 2 mois), puis bière avec les gars. Je tiens une bonne piste pour me faire 2 nouveaux potes ici. Discussion graveleuse sur les conquêtes de l'un, la stagiaire que se rêve l'autre. Il risque d'avoir besoin d'un wingman pour une approche en dehors du boulot de cette nana. Ça va me changer d'ambiance !

De nouveaux potes, ça me fera le plus grand bien :-)

Ça te fera le plus grand bien et ce genre de démarche finira surtout par te mettre naturellement sur la voix du détachement par rapport à elle , sans avoir besoin de forcer le "freeze out".

Et si tu deviens pleinement serein avec elle , tu auras peut être aussi le recul de te dire que tu n'as plus envie de quoi que ce soit avec elle. Que cette fille qui t'a trompé puis fait souffrir a perdu énormément de charme à tes yeux.

Et que la reconquérir ne t'apporterait rien de plus qu'une revanche d'égo.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 12.07.12, 00h54 par moudsala

Peut-être que ça a été déjà dit, mais ça t'aiderait peut-être de la voir comme une collègue de boulot.

Après tout vous faites équipe pour vous occuper de vos enfants, c'est très "pro" comme situation.

Tu as forcément déjà eu un collègue un peu antipathique mais pas méchant avec lequel tu n'avais pas envie de passer tes vacances. Mais tu as réussi à communiquer avec lui pour transmettre les informations et mener à bien des tâches communes.

Eh bien avec ton ex c'est pareil.

Imagine un peu la petite victoire qu'elle va te servir sur un plateau le jour elle ne manquera pas de te fait remarquer que tu es devenu distant:

"Évidemment que je suis distant. C'est mieux comme ça non?"

Simple, neutre. Tu ne tombes pas dans le piège, genre je tomber le masque et je s'épancher, ça c'est bon pour les séries télé. Au contraire tu assumes tranquillement ta position d'adulte responsable et tu lui envoies en cadeau une petite question miroir qui lui fera l'effet d'une torpille.

C'est là qu'elle réalisera qu'elle n'a pas viré à coups de pied au cul un toutou qui ne demande qu'à revenir, mais qu'elle t'a perdu. Il ne restera plus qu'à dire "bon, faut que j'y aille" et la laisser mijoter...

Ok, ça ne se passera peut-être pas comme ça, qui peut prévoir l'avenir? Mais c'est motivant non? :wink:

PS: La chaleur humaine c'est pour les potes du Kung Fu. Et plein d'autres gens encore!


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