Je me suis présenté il y a un certain moment (depuis j’avais carrément lâché l’affaire en matière de drague) sur le forum prévu à cette effet, mais j’imagine qu’il y a dû avoir un coup de balais, dans la mesure ou je ne retrouve pas mon post (un autre de mes posts est disponible ici : probleme-de-taille-vt25793.html) . Ca n’est pas grave; je vais me re-présenter brièvement.
J’ai 23 ans, je suis étudiant en droit à Paris depuis quelques années et je suis un type plutôt, cultivé : je prends mon pied en lisant des livres d’histoire, d‘éco, ou en allant à des conférences parfois surréalistes à Normale sup’ juste pour m’occuper. A côté de ça, quand j’ai le temps (c’est-à -dire généralement en été), je fais pas mal de sport, et je fais en sorte d’entretenir une silhouette assez flatteuse, malgré ma petite taille (je mesure 162 cm).
Malgré ces points positifs, j’ai un handicap (c’est le cas de le dire) de taille : j’ai vraiment, mais alors VRAIMENT une sale gueule. Il ne s’agit pas simplement de problèmes de peau, ou d’un physique vaguement ingrat à la Gainsbourg ou à la Coluche, mais véritablement d’une face rédhibitoire : une mâchoire inférieure prognathe, des yeux globuleux et quelques autres joyeusetés, que je dois à un syndrome congénital obscur. Si vous voulez vous faire une idée, j’ai une physionomie qui se rapproche un peu de celui de Guillaume Bats, sauf que contrairement à lui, mon visage est quand même symétrique (tapez son nom dans Google). Si Geoffrey passe par là , il pourra confirmer (nous nous sommes rencontré à l’occasion du relooking d’un ami à moi).
Autant vous le préciser d’emblée : je ne suis jamais sorti avec une fille, et je n’ai jamais eu, par voie de conséquence la moindre relation sexuelle (non, je n’irai pas au bois !). J’irai même plus loin en affirmant que je crois n’avoir jamais rencontré la moindre nana (même avec une estime d’elle-même proche de 0) qui m’ait trouvé attirant. J’ai eu des potes filles - et j’en ai toujours- parfois tout à fait charmantes, mais il n’a jamais été question d’une manière ou d’une autre de sexualité entre nous. A dire vrai, mes relations avec les filles sont passées par différentes phases :
- La phase d’ignorance réciproque : jusqu’à la fin du lycée, j’avais une tellement basse estime de moi-même que je fréquentais aucune fille, tétanisé par la peur de l’échec et l’idée d’une castration symbolique par le rejet et le dégoût. Les seules meufs que je fréquentaient étaient celles de ma famille, et les copines de mes potes.
- La phase mouchoir jetable : vers la fin du lycée, j’ai essayé de m’ouvrir un peu plus, et d’entretenir des rapports plus sains avec les filles; je suis devenu pote avec 2-3 d’entre elles et, comme j’étais jeune et naïf, j’ai cru qu’en jouant l’ami, je pourrais un jour m’envoyer l’une d’entre elles, d’autant qu’elles vantaient sans cesse ma gentillesse, mon intelligence, etc. Un grand classique. J’ai passé des heures à les écouter se plaindre et se réjouir à propos de mecs plus cools, plus virils et plus beaux que moi, puis j’ai commencé à en avoir un peu marre, et j’ai arrêté de les voir.
- La phase d’acceptation/déception : elle a commencé après ma lecture de Misère du désir de Soral, et d’autres bouquins assimilés. Mon image des meufs a radicalement changé à mesure que je me perfectionnais dans la connaissance de la psychologie et de la sociologie. J’en suis venu à haïr les filles pendant un temps, puis à me raviser presque à leur pardonner (personnellement sortir avec une meuf qui a la gueule de quasimodo ne m’intéresse pas; je comprends la réciproque), sans véritablement y parvenir. J’entretiens à présent des rapports très corrects avec les quelques meufs que je côtoie à la fac; on plaisante, on chahute de temps en temps, etc. Mais ça ne va pas bien loin.
Je dois l’avouer, je ne me suis jamais véritablement investi dans le « game »; les rares tentatives de drague que j’ai pu expérimenter m’ont valu des considérations méprisantes, affligées voire dégoûtées qui m’ont détournées du jeu de la séduction. Au final, la question que je me pose actuellement est très simple : existe-il un seuil de laideur physique au-delà duquel la séduction est clairement inenvisageable, ou doit-on malgré tout persister, et croire en ses potentialités ?
J’ajoute que j’ai envisagé une solution alternative; dans la mesure où vraisemblablement je devrais disposer d’une situations très correcte à la suite de mes études, je pense que cela devrait me permettre d’accroître mon succès auprès des femmes, mais j’avoue que cette situation ne me tente pas vraiment… !
Je vous remercie par avance pour vos réponses; n’hésitez pas à être francs et directs.






