Sociabiliser après presque 15 ans en ermite ?

Quand je parle de croyance erronées, c'est du genre (attention les yeux ! \o/) grosso modo que je n'arrive/ais pas à m'imaginer embrasser une fille avant de sortir avec elle, de coucher avec quelqu'un avant qu'on ne soit ensemble depuis plusieurs mois, et que si j'en trouvais une qui veuille bien par miracle de moi un jour, ça serait "à la vie, à la mort !"... :/

Je m'imaginais pas, plutôt je refusais de reconnaître qu'on puisse embrasser une fille ou coucher avec elle juste pour le plaisir, ou qu'on puisse tout simplement sortir avec quelqu'un et se rendre compte ensuite que c'est pas LA bonne personne, celle avec qui on est près à vivre un bout de chemin ensemble.

Ah ce niveau aussi j'ai encore quelques progrès à faire. :)

Y a pas de croyances erronées.

T'es libre de vouloir vivre ta vie amoureuse comme tu l'entends, selon ta vision du monde.

Mais, ta vision du monde est trop restreinte pour l'instant puisque tu n'as pas d'expérience réelle.

Confronte-toi à la réalité afin de l'élargir, c'est la meilleure chose à faire.

Là, tu es dans une période charnière, car tu commences à te lancer et tenter des choses. C'est le moment où tu devrais bénéficier comme tout le monde de la chance du débutant.

Zappe les articles théoriques sur l'art et la manière de séduire une femme, car ce ne fera que t'embrouiller. Mais tu n'en as pas besoin, c'est pas vitale, contrairement à ce que tu penses.

Fais preuve de courage, d'intelligence, de détermination, ne te décourage pas aux premières désillusions, fais ton chemin pas à pas et de temps en temps pique un petit sprint histoire de :)

Erronées dans l'absolu, non, tu as entièrement raison. Chacun devrait avoir le choix de mener la vie qu'il souhaite (si seulement c'était si simple !).

Mais justement, ces "choix" n'en étaient pas en ce qui me concerne, ils étaient sélectionnés par défaut. J'aurais beaucoup de difficulté à voir comment j'ai incorporé ça comme "LA" (et "ma") vérité ; probablement une grosse part d'éducation, une bonne louche de naïveté, une inexpérience comme tu le fais justement remarquer. Pas mal de choses en fait.

Et au final tu fais tiens un concept qui ne te correspond absolument pas.

En l'occurrence, ça se retrouve dans plusieurs choses. Mes "choix" vestimentaires... que je n'ai jamais choisi. Mes goûts musicaux... que je commence seulement à développer. Mon apparence... que je voudrais changer.
Tout ça, il y a quelques mois, ça ne me plaisait pas, vraiment pas. Mais j'étais englué dans l'idée que je ne POUVAIS, ne DEVAIS pas changer. Que j'étais comme ça et que je le resterais ad vitam aeternam. Et je ne changeais rien, de peur de choquer, de déranger, du "qu'en dira-t-on" et toutes ces conneries qui t'empêche de vivre la tête légère. En fait, je suis peut-être tout simplement en train de m'affirmer. :pokerface:

Madeharl a écrit:
Vois le bon côté des choses, tu commences à t'en sortir. Et a priori, c'est les débuts qui sont les plus difficiles et casse-gueules, non ? Donc pas de raison que tu t'arrêtes en si bon chemin ! ;)


Dans mon cas çà fait trois ans que je suis en remise en question et les résultats sont pas hyper probants dans les faits et gestes, mais mon approche de la vie est meilleure (je me rends compte de choses que je refusais de voir auparavant, je m'ouvre et j'écoute mieux mon environnement qui m'entoure). Je tombe beaucoup plus difficilement dans la dépression. Pourquoi ? Parce que je fais des activités (badminton-salsa) et de temps à autres j'ai une activité avec un ou l'autre ami. Cela ne me permet pas de rester focaliser sur un truc qui me donne envie de bouffer le canapé.

Citation:
Tiens, on parlait de thérapie plus haut. Est-ce que tu penses qu’il faut nécessairement en passer par là ? Non pas que ça me fasse suer d’avance (si peu... :? ), mais j’aurais bien voulu savoir quels bénéfices ça t’a apportés au quotidien.


Ça dépend. Si tu cherches des réponses dont tu sèches dans ton introspection personnelle. Dans mon cas, j'étais parti dans l'optique que la base de mes problèmes est mes problèmes d'audition. Etant malentendant depuis tout petit, je ne me rappelle pas comment je me comportais ni avec quel confiance en moi j'appréhendais mes camarades de classe. Le fait d'avoir un jour forcé ma mère a raconté devant la psy et moi sur cette période, cela a permis de soulever des zones d'ombres que je n'aurais jamais éclairci sans cela

Citation:
Spa faux... C’est même très vrai. Après, ça doit être en partie une différence de mental(ité). Certains font plus facilement face aux épreuves, quand d’autres les fuient. Mais c’est clair que ça n’explique pas tout. Et si ton voisin était vraiment amoureux de sa femme (je ne juge absolument pas négativement, entendons-nous bien, juste que pour moi ça me paraît super difficile de se remettre aussi rapidement de la perte d’un être qui vous est super cher), bah je lui tire mon chapeau parce qu’en l’état actuel des choses, j’en serais foutrement incapable. oO


Tu as parfaitement résumé (cf les phrases en gras). Dans notre cas (très similaire) on a décidé de fuir le problème, de refuser de voir la vérité en face jusqu'à se dire 'tiens jsuis en train de me paumer sur le chemin de la vie, faut que je fasse quelque chose'. C'est justement essentiel que tu garde en conscience que tu as un problème et que tu travailles les points qui te permettront de soulever l'obstacle auquel tu te heurtes encore aujourd'hui : la communication.

Car sans communication : pas d'amis, pas de petite amie, pas de bonnes relations au boulot et en famille, pour au final ressentir un sentiment profond de solitude dans tout ce qu'on puisse traverser.

Concernant mon voisin, c'est un choix, j'ignore tout de sa "seconde vie niveau couple" donc je vais pas juger cela mais tiens juste en tête que si les autres y arrivent, pourquoi pas toi :wink:

Concernant ton dernier post, je pense juste que tu as une vision des choses qui est en décalage avec la réalité du terrain parce que tu es justement resté cloitré dans ton monde tellement longtemps que tu n'as pas conscience que pendant que les années passaient, les autres ont évolué leur conception des relation garçon-fille alors que toi tu as gardé une vision romantique et pudique/innocente de la chose. Ce qui est très normal. Avant de te sentir comme un poisson dans l'eau dans ton environnement, tu dois t'adapter pour au final être à l'aise dans des situations qui te font peur aujourd'hui.

Bonsoir !

Bon, voilà, j'passais par là et j'ai vu de la lumière. :)

Il se trouve que c'est un sujet qui me touche de très près, parce que mon frère est dans le même genre de situation. J'attends aussi la prise de conscience de sa part qui va faire, qu'enfin, j'vais pouvoir l'aider sans avoir l'impression de le "forcer". Même si parfois, par la force des choses, j'arrive à le motiver à sortir, pour aller à un anniversaire (j'essaye quand même les trucs les plus softs, avec des gens que je connais depuis longtemps, les boites de nuit, les bars c'est mort) et que je vois que malgré tout, il fait de véritable effort pour socialiser, sur le moment.

Mais même avec moi ce sont toujours des sujets de surface, si je me confie ou essaye de l'amener à ce confier ça devient presque du bras de fer. Tout ça pour dire, que :

Je ne peux que saluer ta prise de conscience, c'est un acte courageux que de se mettre face à sois même, et même ici face aux autres, et de dire, j'ai un souci, je veux m'en sortir... Et de le faire ! Parce que comme beaucoup l'on dit ici, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est le premier pas qui coute, c'est tout simple, ta vie va changer, parce que tu l'auras décidé, et ce qui te semble aujourd'hui ta plus grande faiblesse, sera ta force demain, parce que c'est toi qui l'aura fait.

Bon courage pour la suite !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Sympa :)) le 19.06.12, 07h26 par NoMercyNoFear
  • +1 (Like !) le 20.06.12, 13h23 par Marco Polo

Matooo -> Arf, pas cool pour ton frère. :/ Si ça fait comme moi, il souffre et il n'ose pas l'exprimer. Essaye de rester à ses côtés, ça peut faire du bien de se sentir soutenu. Mais tant que la prise de conscience n'est pas totale, que la volonté de changement ne s'est pas faite dans sa tête, réellement et entièrement, alors il y a peu de choses à faire. :/

En ce qui me concerne, j'ai pour le moment rien fait de concret depuis cette fameuse "prise de conscience". J'avais intimement conscience de tous mes problèmes avant, je voulais changer, mais j'étais pas prêt à entreprendre les efforts que ça demande. Là, je pense être prêt à entamer ma métamorphose, même si je n'ai rien commencé dans l'absolu. Mais le seul fait de savoir que j'ai modifié profondément ma vision des choses, intérieurement, et sans m'y contraindre me réconforte. Bon, j'espère que ça va pas s'éterniser non plus et que je trouverais la motivation d'agir...

Marco Polo -> Déjà, tu as arrêté de fuir et de t'isoler ! Et ça, ça dénote quand même une sacrée force de caractère. Quand bien même tu n'as pas changé de A à Z, il y a du mieux, et au final, t'es pas plus heureux comme ça ?

Par contre, en ce qui me concerne, je ne pense pas qu'il s'agisse exclusivement de communication.

@ Matooo : ton frère a ptete peur d'être jugé et se réfugie dans le silence en espérant que les autres ne remarquent/découvrent rien. C'est en tout cas sympa de le faire bouger, tout le monde n'a pas cette chance ;-) Bon courage avec lui en tout cas.

@ Madeharl :

Je fais le même travail sur moi même que toi, je t'assure qu'une fois cette prise de conscience faite, il y a des hauts et des bas. des moments où t'as la pêche pour changer, pour sortir de ta zone de confort, et d'autre où tu es las, mou et statique.

Fixes toi des petits objectifs réalisables, par exemple au niveau des activités sportives, sociales ou que sais-je. Au lieu d'errer sur ton ordi à faire tout le temps la même chose, prend la peine de te renseigner là-dessus.

Concernant mon travail sur moi-même, j'a en effet ouvert les yeux mais je ne m'applique pas parfaitement non plus. Au taf j'ai tendance à m'isoler (la barrière de la langue avec mes collègues directs est "mon excuse" pour ne pas parler, la peur d'être jugé, une autre) et malgré mes changements je ne sors pas systématiquement (j'ai des moments morts et des moments parfois très chargés). Comme on dit dans ces cas-là, on ne passe pas du noir au blanc sans traverser du gris ;-) Oui il faut du caractère, de la volonté surtout. Car ce travail sur moi-même, personne le fera à ma place.

Plus heureux ? je nuancerais. Lorsque j'étais plongé dans cet isolement, j'avais la même tendance à perdre mon temps sur mon ordi et si j'avais pas des sorties ou des contacts extérieurs, j'étais "content" sur le moment même (mais en parallèle l'insatisfaction et la conscience que les autres sortaient, vivaient leur life, ... cela m'a rendu méchamment dépressif et négatif pendant tout un temps).

Disons qu'avec ce travail sur moi même et une application progressive de mes points faibles (la communication et une confiance en moi très faible quand je parlais à des gens surtout lorsque je maitrisais pas le sujet de convers (que c'était une question/une demande à mon boss/ un(e) collègue, une présentation/un exam oral, j'avais un signe de stress qui montrait cette peur intérieure : mon nez coulait), j'ai permis de dompter mes peurs. Maintenant, il coule encore mais moins (et dans certaine situation où j'étais particluièrement stressé, je suis plus du tout stressé, ce qui est une bonne chose).

Tout ça pour dire que je suis plus à l'aise, moins stressé qu'auparavant dans certaines situations. Pourquoi ? Parce que j'ai élargi ma zone de confort, j'ai repoussé des limites que j'osais franchir auparavant. Et j'en suis forcément plus heureux qu'avant. Mais je suis conscient que j'ai encore des choses à faire, j'ai un manque de spontanéité dans mes "demandes" (tendance à vouloir me préparer psychologiquement avant de demander quelque chose à quelqu'un (surtout au taf).

Arf, je me rends compte d'un truc : j'arrive pas à sourire, ou alors j'ai l'air foutrement niais... : /

A chaque fois que je croise une jolie créature, j'arrive pas à être naturel, à la regarder, et ça me stresse. Et le sourire, c'est clairement la base. Sans sourire, pas de drague, certes, mais ça limite jusqu'au niveau de l'approche "amicale". J'me vois vraiment pas aller vers quelqu'un pour entamer la discut', lui demander ce qu'il fait ou lit, avec la gueule que je tire. Je pense pas avoir particulièrement une tête de dépressif, mais plutôt de serial-killer, du genre que le gars/la fille en face risque de se dire "Ahhh! Putain, keskimveu ! O.O ", alors que je ne suis qu'amour... (enfin, j'essaye).
Et de même, ça m'étonnerait que quelqu'un fasse le premier pas... Je leur jette pas la pierre, j'ai plutôt une attitude fermée, donc évidemment ça attire pas les foules.

Vous faites comment pour (paraître/)être ouvert, à tout niveau (gestuel, regard, sourire, avoir l'air détendu, etc) ?

T'arrives pas à sourire ?
Corrigez moi si je me trompe mais il me semble que le sourire, c'est un truc neurologique qui se commande même pas : quand t'es content ou nerveux, tu souris, point.

Si tu pensais à essayer de te fabriquer un fake smile, il va te falloir pratiquer de longues heures devant un miroir à mon avis...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 26.06.12, 10h43 par NoMercyNoFear
  • +1 (Absolument) le 25.07.12, 15h36 par Reborn

FrenchKiss a écrit:
T'arrives pas à sourire ?
Corrigez moi si je me trompe mais il me semble que le sourire, c'est un truc neurologique qui se commande même pas : quand t'es content ou nerveux, tu souris, point.

Si tu pensais à essayer de te fabriquer un fake smile, il va te falloir pratiquer de longues heures devant un miroir à mon avis...



Yep, pour le coup, ça me paraît très logique. Mais justement, j'ai bien envie de passer outre, parce que moi et la logique... \o/

En gros, je suis pas super heureux dans ma vie, on l'a compris. Donc j'ai du mal à être détendu, zen, souriant, et tutti quanti. Le truc, c'est que je viens de m'apercevoir (il n'est jamais trop tard, comme on dit...) que mon bonheur passerait en (grande) partie dans l'échange, tout du moins dans des relations sociales, et pas un désert relationnel comme j'ai pu en traverser. Et ça demande donc de tisser des liens sociaux. Bah oui. Et pour ça, faut communiquer. Mais communiquer sans avoir l'air aimable (n'ayons pas peur des mots) c'est tout de suite moins évident.

En gros, faut que je souris pour faciliter mon intégration, ce qui me semble juste normal vis-à-vis des autres. Mais j'y arrive pas. Parce que sourire, comme tu le fais très justement remarquer, ça passe par l'état d'esprit dans lequel on est. Cercle vicieux.


Donc ouais, à défaut d'abuser de substances illicites, faut croire que développer mes talents de comédien, plus que rachitiques pour le moment, soit ma seule option. Ou alors je me force à afficher une happy face, quitte à avoir l'air bien stupide, mais j'ai peur du résultat... : /




Edit : enfin j'arrive à sourire, mais quand je suis seul... \o/
Dès qu'il y a du monde, c'est plus pareil, j'arrive pas encore à être moi-même, sans artifice, donc je me force, et ça passe pas. : |

J'ai aussi ce problème là ;-)

Faut travailler ton empathie, moi personellement j'ai opté comme terrain "d'entrainement" mes lieux d'activités. Principalement au boulot et à mon activité sportive.

J'ignore quel est ton boulot mais si tu bosses dans une multinationale avec + de 50 personnes dans les bureaux, c'est un bon terrain d'entrainement pour pratiquer cela. Tu passes du temps dans les couloirs, tu croises des gens, tu leurs dis bonjour. Par ceet exercice, tu travaille l'intonation pour acquérir un ton plus 'chaleureux', et si c'est une personne avec qui tu as déjà eu des interactions intéressantes, tu rajoutes un sourire. Et si tu sens que la personne a envie de parler, ne coupe pas la conversation, creuse la jusqu'à ce qu'elle prenne fin naturellement (en général les collègues ne s'éternise pas dans les conversations, donc ne prends pas peur et parle)

Par contre dans les transports en commun, j'ai le même problème que toi. J'ai l'oeil, mais j'ai pas ce sourire naturel si un eye-contact se crée (quand je prends les transports en commun, je pars dans l'optique de bouger d'un point A vers un point B, et je me limite à ce programme tout fait (je galère à me dire "tentes ton coup à gauche à droite si tu sens une opportunité, tu perdras ptete deux minutes mais on sait jamais, qui sait ...").

PS : Je ne sais pas si jdois faire un topic au vu de la similarité entre le cas de Madeharl et le mien, modo/admin à vous de voir ;-)

Madeharl a écrit:
Le problème, c’est qu’ayant été cloîtré dans ma coquille blindée depuis si longtemps, je ne sais pas comment nouer des contacts.

Pas le temps de tout lire, mais j'ai l'impression que ça n'a pas été mentionné. Connais-tu le site "on va sortir" (onvasortir.org) ? C'est un excellent moyen de rencontrer des gens sans qu'il y ait d'objectifs de drague, et ça présente de nombreux avantages quand tu n'as pas déjà un cercle social bien fourni. On se rencontre sur un thème ou une activité précise, donc ça fournit dès le départ des sujets de discussion. Et il y a un certain nombre de gens qui ont des difficultés de socialisation, donc à priori peu de chance d'être stigmatisé comme un gros boulet juste à cause d'une maladresse.

Un bon moyen de rencontrer des gens, et après tu gardes contact avec ceux qui sont sympas.

Marco Polo -> Disons que parler avec mes collègues, ça m'arrive (très) rarement, mais quand ça se produit, j'ai pas tant de difficultés à sourire ou parler. C'est encore "faux", je me sens pas à l'aise, j'ai l'impression de rien avoir à dire, pas de réparti, etc. Mais ça passe malgré tout. Idem quand je vois quelqu'un dans le couloir, j'arrive à "sourire". C'est crispé, mais comme on se fait juste que se croiser, ça me gêne pas outre mesure.

Mais maintenant, j'ai envie de côtoyer des gens de mon âge plutôt que des personnes qui ont la 50aine bien passée. Et là, bah je bloque. Autant allez voir Michel(le), 55 ans, informaticien(ne), chef de projet ou agent d'entretien, pour lui demander X ou Y, je le fais "sans" problème. Autant la même chose avec un gars/une fille de 20-25 piges, bah faut nécessairement que je sois obligé d'y aller pour le boulot, parce que j'en suis incapable autrement, et ça me demande pas mal d'effort. : /

Après faut peut-être que j'arrive à accepter d'y aller progressivement. J'sais pas, j'sais plus... \o/


Constant -> Ça m'a été suggéré en MP, et je m'étais déjà inscrit peu de temps avant qu'on m'en fasse la remarque. Je pense participer à une sortie prochainement.
Quand on connait personne, ça peut être, j'espère, un bon moyen de faire des rencontres sympas.

Justement, essaye de faire des approches progressives, il y a surement moyen de trouver des sujets de convers. Pense à l'actualité sportive (Euro, Wimbledon, JO, Tour de France), actualité régionale ou nationale. Et même mieux, utilise tes oreilles, si tu arrives à deviner le sujet de convers, interpose toi avec une remarque qui a à voir avec le contexte et qui rajoute de l'intérêt dans la convers.

Pour ce site, ça peut être une bonne idée, de toi à moi tu as rien à perdre dans ce genre de démarche, au contraire tout à gagner ;-)

Quid des activités culturelle/sportives ? Tu as fait ton choix ?

Salut Madeharl,

J'étais de passage et comme beaucoup, je me suis un peu reconnu dans une moindre mesure ;)
J'ai survolé le topic et j'admire ta volonté (et l'aide des autres d'ailleurs), je me permets juste d'ajouter que je te conseille aussi de jeter un coup d'oeil aux sites de développement personnel, par exemple High Existance et World Emotions qui ont pas mal d'article permettant de faire un point sur sa vie, se fixer des objectifs, les décomposer en petites taches et challenges ce qui permet de pas mal avancer ! Pas mal d'article sont aussi très inspirant !

Alex.
Life isn't about finding yourself. Life is about creating yourself.

Ouais, bah ma volonté, elle s'est volatilisée. Pouf, disparue... S'il y a bien une personne ici qui manque de courage et de ténacité, je la connais.
J'arrive à rien, je vois pas le bout du tunnel, et je parviens pas à faire face.

Enfin bref, j'espère que d'autres pourront quand même trouver des réponses grâce à ce topic, et surtout, qu'ils les mettent ensuite en pratique.

Madeharl, la vie est faite de haut et de bas. Il ne faut pas croire que la vie est faite que de hauts, il y a aussi des coups de mou. Comme l'a dit lexfts, fixe toi des petits objectifs pour chaque "manquement" auquel tu comptes apporter du changement.

Par exemple, tu dis ne pas avoir d'activité sportive/loisir. Cherche dans ta région si un centre sportif/culturel permet de t'affilier à une activité qui te plait, qui apporte ce que tu recherches (activité avec de préférence des "jeunes" adultes pour que tu puisses tout de même te sociabiliser un minimum). En plus, sans vouloir te stresser c'est LA période pour s'inscrire à une activité de ce genre ;-)

Pour ce qui est de pratiquer la sociabilisation, essaye de t'adonner à la conversation au maximum du possible sur les fields où tu as tendance à passer du temps, en l'occurrence, le travail, avec la famille, … Car bon pour sortir de le cercle vicieux qu'est l'ermitage, c'est en conversant (de tout sujet excepté ceux qui se recentrent trop sur ta personne, de tes problèmes, ...) qu'on dissipe les conséquences néfastes du repli sur soi.

Et n'oublie pas que Rome ne s'est pas construit en un seul jour. Moi par exemple, j'ai quasi vécu le même truc que toi, à l'exception de tirer la sonnette d'alarme un chouilla plus tôt, mais malgré cela, sache que je suis encore dans une situation qui évolue trop lentement avec encore pas mal d'imperfections à travailler et une dynamique sociale encore à mettre en place.

Je terminerai en disant qu'il vaut mieux s'attaquer au chantier, quitte à faire des babysteps (dans le bon sens !) que de se décourager devant l'énormité des efforts à consentir pour donner un nouveau visage à ta vie. Personne le fera à ta place ! Bon courage.

Madeharl a écrit:
Ouais, bah ma volonté, elle s'est volatilisée. Pouf, disparue... S'il y a bien une personne ici qui manque de courage et de ténacité, je la connais.

J'arrive pas à comprendre comment tu peux être aussi négatif. Je comprendrais si tu étais tout seul dans ton coin dans un bled paumé sans internet. Mais là, tu as fait la démarche de poser des questions sur ce site. Donc tu as "un peu" de volonté de ne pas rester dans ta condition et de vouloir changer certaines choses.
Certains partent de très bas et ils veulent s'en sortir. L'émulation entre les membres joue pas mal (ex: rencontres entre players, discussions sur le forum ou encore en MP,...). Il ne tient qu'à toi de te fixer des objectifs. Crois-moi, TOUT est possible; il suffit de le vouloir.


Madeharl a écrit:
J'arrive à rien, je vois pas le bout du tunnel, et je parviens pas à faire face.

Qui aimerais-TU devenir? Qu'es-ce qui TE fait triper dans la vie? Avec quel genre de filles TU aimerais sortir?

Madeharl a écrit:
C'est en effet une partie du problème. Je suis intimement persuadé que je vaux moins que les autres et qu'une personne qui me regarde me juge en se disant "quel merde celui-là !". Forcément ça aide pas à partir sur de bonnes bases.

Ca c'est une illusion de l'esprit. La peur d'une situation inconnue te génère du stress. Ce stress influence ta perception de la réalité.

Madeharl a écrit:
D'où le fait que je marche les yeux braqués sur le sol. Que je transpire dès que je sorte. Que prendre la parole devant 3 personnes pour dire 2 phrases est pour une épreuve.

Pour les yeux, commences par t'entrainer à regarder les gens ds les yeux et à ne pas baissr la tête.
Pour la transpiration et le stress, ça ne se voit rarement, donc ignores.
Pour l'impression d'épreuve... prend ton courage à deux main et relève le défi.

Madeharl a écrit:
Mais le problème, c'est que ça fait tellement longtemps que je répète ces schémas que je vois pas comment faire pour les briser.

Commence par accepter de changer tes habitudes en assumant la gêne, l'effort, la nouveauté et l'inconnu. Le changement passe par l'effort et le sentiment d'insécurité.

Madeharl a écrit:
Ouais, bah ma volonté, elle s'est volatilisée. Pouf, disparue... S'il y a bien une personne ici qui manque de courage et de ténacité, je la connais.
J'arrive à rien, je vois pas le bout du tunnel, et je parviens pas à faire face.

Enfin bref, j'espère que d'autres pourront quand même trouver des réponses grâce à ce topic, et surtout, qu'ils les mettent ensuite en pratique.



Et le psy sinon ?

Déjà je salue grandement tes (précédents) efforts, il ne faut rien lâcher, continuer d'essayer mec, et évite de t’apitoyer sur ton sort, y'a beaucoup de gars ici qui sentent ta détresse, certains qui l'ont connu (moi aussi en l’occurrence, en tout cas en partie), et te servent des conseils très précieux. Il n'y'a rien d'autres, pas de baguette magique. Ne t'autorises plus à négativiser déjà. Ça ne t'avance strictement à rien, tu n'auras rien sans rien, sois en bien conscient.

Continue à nous faire part de ton état d'avancement, continue à agir pour que ça change, tu sais faire preuve d'intelligence, il n'y'a pas de raison. Va voir un psy. Crois moi une aide en live te sera d'une grande aide. Arrange toi seulement pour en voir un bon, renseigne toi au préalable, ne va pas voir le premier psy venu.


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