Je ne sais trop pour ou commencer. Il y a tellement de choses à dire sur moi… des choses que, d’ordinaire, je n’ose même pas aborder. Simplement parce que je ne veux pas l’accepter, j’ai peur de d’affronter tout ça, j’ai peur de l’échec, du regard et du jugement des autres. Alors quoi ? Quels sont tous ces maux enfuis que je n’ose pas affronter ? C’est très simple, ça se résume en peu de choses : filles, filles et surtout filles !!! Merde, cette fois-ci je l’avoue, je n’en peu plus. Je n’en sors plus, j’ai l’impression d’être enfermé dans un cercle vicieux sans fin.
Vous l’aurez compris, je suis encore de ces innombrables frustrés du Z qui tourne en rond dans sa vie sentimentale (et dans sa vie de manière général) et qui n’en peut plus de cette situation. Alors bien sur, je suis passé par plusieurs phases, plus jeune j’étais complexé par mon physique pourtant pas si ingrat que ça. Aujourd’hui, j’ai 21 ans et je pense avoir plus ou moins surmonté cela. Mais mon principal complexe est tout autre. Je suis bloqué, réellement paralysé par mon inexpérience. Je m’explique : je suis loin d’être un attardé social, j’ai beaucoup d’amis (aussi bien mec comme fille) et j’aime faire des activités, sortir, m’amuser, faire la fête… A ce niveau là , aucuns problèmes. Mais le souci, c’est qu’au bout d’un temps, tous mes amis commencent à remarquer qu’ils ne me voient jamais accompagné d’une fille, que j’évite le sujet, etc…
Du coup, un réel malaise se crée, surtout pour moi évidemment. C’est vraiment horrible, je fuis toutes ces discussions que les mecs peuvent avoir entre eux (combien de filles ils se tapent, etc…). Donc déjà , accompagné de mes amis ou connaissances masculines, ce n’est pas toujours évident pour moi. A tel point que parfois je les évite pour ne pas affronter ces moments de malaise. Je trouve cela triste quand même. Dire que je suis quelqu’un de sociable à la base…
Tout ça parce que je ne veux pas vivre l’embarrassante situation ou je me retrouverai obligé de dire « ha moi je n’en sais rien, je suis toujours puceau… » et je suis totalement incapable de mentir pour sauver la face. J’ai parfois pensé à parler de mon malaise à certains, ceux en qui j’ai une profonde confiance. Mais même avec ceux-là , je n’y arrive pas, j’aurais l’impression d’être ridicule, de les enmerder avec mes histoires de puceau frustré alors qu’eux doivent avoir de vrais problèmes. J’exagère un peu mais c’est ça l’idée.
Mais le pire, ça reste bien évidemment dans mes rapports avec les filles. Pour résumer, je suis passé par le stade « elles sont toutes trop biens pour moi » à « bande de salopes vous voulez toutes le mec parfait qui n’existe pas » pour en arriver aujourd’hui à « je vous comprends, vous ne voulez pas d’un mec de 21ans qui est nulle part dans la vie, qui n’a aucune confiance en lui et aucune expérience des relations affectives et sexuelles, c’est normal d’aller voir le mec d’à coté qui ne souffre pas de ces problèmes ». Bref, je ne peux pas dire que l’évolution est glorieuse. Je n’arrive pas à les aborder, car je n’arrive pas à ne pas me dévaloriser (pardon si je suis confus dans ma manière de m’exprimer).
Parfois ça va même plus loin, les filles me témoignent de l’intérêt (enfin discrètement, ca reste des filles) et moi je n’arrive pas à y répondre comme il le faudrait. Je les évite comme un blaireau. Pourquoi ? Tout d’abord, parce que je ne sais pas draguer (logique vu que je ne le fais jamais) et parce que je ne peux pas m’empêcher de me projeter dans un futur hypothétique ou je m’imagine passant à l’acte pour la première fois et devant lui avouer que je suis toujours puceau (parce que je n’arriverai jamais à mentir sur ça, surtout à la fille qui serait concernée). Je sais que c’est ridicule de se focaliser là -dessus mais tant que je n’en serai pas sorti j’en souffrirai toujours. C’est la que le cercle vicieux reprend son cycle.
Alors oui, je sais qu’il est important de se focaliser sur d’autres aspects de sa vie, faire le maximum pour s’épanouir, se valoriser,… Je suis entièrement d’accord avec ça. Mais mon problème affectif me bloque trop et contamine les autres aspects de ma vie, ce qui m’empêche de m’épanouir. J’ai l’impression que « la clé » de ma guérison passera d’abords justement par la résolution de ce problème affectif car j’éprouve vraiment un immense besoin de me soulager à ce niveau là . J’ai trop peur de me retrouver dans quelques années et de n’avoir toujours parcouru aucun chemin.
Voilà , je vais m’arrêter là pour l’instant. Si quelqu’un se retrouve dans tout mon charabia et qu’il souhaite me faire partager un conseil, un témoignage, une réflexion qui pourrait m’aider à me poser les bonnes questions et à y voir un peu plus clair, qu’il ne se prive pas. Car j’avoue que je suis perdu là …






