Témoignage d’un homme violent avec les femmes

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Non, pas nécessairement.
Dans un couple, avant de craquer, autant foutre le camps. Changer d'air, clairement.

Par contre, d'une manière plus générale, il y a des femmes se croyant tout permis et s'autorisant tout, comme lever la main sur des mecs, partant du principe qu'on " touche pas aux princesses ".
C'est ce type de comportement que je vomis. J'ai déjà vu des types se prendre des volées monumentales de la pars de pisseuses sans oser réagir de peur de passer pour un bourreau. De peur de ne pas même pouvoir invoquer la légitime défense, ces types se laissent gentiment casser les dents par des furies.

Dans un couple, si le mec craque psychologiquement, si il arrive à ses limites, qu'il se barre. Qu'il aie prendre quelques cours de boxe, histoire de passer ses nerfs.

Dans la vie de tous les jours, la nana qui se permet gratuitement de me coller une claque " parcequ'elle a envie " et qui part du principe que son absence de couilles la rend intouchable aura une surprise, et c'est absolument légitime.

La vision comme quoi une victime n'a systématiquement rien à se reprocher me semble trop simpliste. Mais bien pratique pour cette raison.

Par exemple si je prends cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Ns5kwk7Fmto

Oui, n'importe quel mec intelligent devrait se barrer. Mais s'il reste et qu'un beau jour il lui en colle une, ça va être difficile de me faire croire que la femme passe du jour au lendemain au statut de victime ayant commis 0% de faute.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu'en justice, il est question circonstances atténuantes. Ces circonstances n'excusent pas pour autant le geste en lui-même. Le problème surgit lorsque:
- On apprécie ces circonstances en fonction de causes externe. Par exemple si tiens compte du fait que la personne a été battue en tant qu'enfant avant de battre sa femme. Or la femme ne porte ici aucune responsabilité de ce qui est arrivé à l'autre avant.
- On exagère une faute négligeable de la victime (voir on invente une telle faute) pour bénéficie de telles circonstances. Ex: elle a oublié d'acheter du pain et se prends un coup.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 07.01.12, 15h10 par Mikau
  • +1 (Post de qualité) le 30.01.12, 17h55 par LittleNeapolis

Oldboy a écrit:
Dans la vie de tous les jours, la nana qui se permet gratuitement de me coller une claque " parcequ'elle a envie " et qui part du principe que son absence de couilles la rend intouchable aura une surprise, et c'est absolument légitime.

Non mais attends, où tu as vu que j'excusais les femmes qui tapent sur leurs mecs ? C'est exactement la même chose, et je me fiche de savoir qui a l'ascendant physique : on ne lève pas la main sur son conjoint (j'ai envie de dire sur autrui en général, même).

Bref, comparons ce qui est comparable : vous pensez quoi du père/de la mère de famille qui tabasse son ado parce qu'il l'a poussé(e) à bout ? Parce qu'en termes d'hystérie et de saloperie, les ados, ils se posent là. Et ils savent très bien ce qu'ils font, d'ailleurs (pas comme un bébé qui pleure). Vous trouveriez que, franchement, il est responsable le môme ?
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de comportements abusifs ; oui, il y a plein de gens casse-couilles à l'extrême qui donnent envie de leur rétamer la tête. Sauf que quand la personne qui nous agace à ce point est un proche, le minimum, c'est d'être capable de se retenir, et de s'interroger : pourquoi rester avec quelqu'un d'aussi insupportable ? C'est comme ceux qui s'engueulent (sans violence physique) tous les deux jours ; je ne vois vraiment pas l'intérêt, quand tout est une source de conflit.

MaryMorgane a écrit:
Et donc une mère de famille qui a la possibilité de partir mais choisi de rester et de donner la possibilité a son mec de passer a tabac les gamins aussi, elle n'est plus victime mais coupable puisqu'on ne peut pas être les deux?

Je suis d'accord sur le fait que la violence est en dessous de tout mais la vision binaire coupable ou victime n'est pas adaptable a tout.

Sauf qu'entre se retenir de tabasser l'autre, et partir refaire sa vie ailleurs, il y a un monde. Je ne dis pas qu'il faut nécessairement quitter son conjoint quand il est casse-couilles ; chacun est libre d'aimer se laisser emmerder. Sauf que pour répondre aux vexations quotidiennes, on a quand même des dizaines de moyens moins violents que la castagne. Alors qu'une femme battue, son seul recours, c'est la fuite ; et pour en connaître une que personne ne soutient, même dans sa famille, et qui en plus n'a pas de revenus, ce n'est absolument pas une chose facile. Alors que retenir sa main ou son poing, ça me semble à la portée du premier imbécile venu.

LuxLisbon a écrit:
on ne lève pas la main sur son conjoint (j'ai envie de dire sur autrui en général, même).

Oui sur autrui tout court

LuxLisbon a écrit:
Bref, comparons ce qui est comparable : vous pensez quoi du père/de la mère de famille qui tabasse son ado parce qu'il l'a poussé(e) à bout ? Parce qu'en termes d'hystérie et de saloperie, les ados, ils se posent là. Et ils savent très bien ce qu'ils font, d'ailleurs (pas comme un bébé qui pleure). Vous trouveriez que, franchement, il est responsable le môme ?

Les ados c'est plus ou moins ce qu'ils cherchent, c'est une période de remise en question profonde des règles apprises pendant l'enfance, ils testent pour voir jusqu'ou ils peuvent aller, et une fois qu'ils ont dépassé les limites je pense qu'une bonne baffe leur donne la réponse si vraiment c'est nécessaire.

Mais après y'a un monde entre tabasser et coller une baffe, tu n'es pas obligée de partir dans les extrêmes direct, tout ce qu'on essaie de dire c'est que perdre le contrôle de soit parce qu'une personne te pousse à bout n'est pas improbable et là c'est dans le fond pas si grave que ça j'ai une ex avec qui après chaque engueulade on se "tappait" histoire de se passer les nerfs, en se balançant les reproches, après on baisait et on en parlait ça arrivait qu'on se fasse mal mais on en faisait pas toute une histoire, pires que des gosses :mrgreen: .

Le rapport avec le témoignage? Il est évident je crois, ce que le mec a fait est ignoble mais est ce que ce serait arrivé si sa meuf n'avait pas été chiante?
Reste a définir chiante aussi parce que bon c'est lui qui le dit et je crains que son seuil de tolérance en la matière soit réellement très bas vu les reproches merdiques qu'il avait a lui faire.

En tout cas je répète il y a des filles on a l'impression qu'elles cherchent les baffes.

Mais tu vois là aussi tu vas direct dans les extrêmes, on a jamais dit que TOUTES les victimes l'avaient cherché/mérité ou étaient responsable, loin de là....

Lux, quand je dit une mère de famille qui a la possibilité de partir je veux dire qu'elle a une famille qui la soutient, des revenus, une maison ou aller... Pourtant si elle choisi de rester sous les coups et que, quand les voisins appellent les flics, elle leur dit que tout va bien en sachant que sa gamine aussi est tabassée, est-elle toujours victime des coups vu qu'elle est coupable? Dans ta vision binaire, comment cela est-il pris en compte?

Dans les faits, ils habitaient a côté de chez nous et on entendait leurs cris tous les soirs. On appelait les flics et la famille de la mère, elle refusait de porter plainte et assurait aux flics qu'il ne touchait pas la gamine, les parents venaient la chercher avec la gamine et les emmenaient, 3 ou 4 jours après la mère faisait une crise demandant a ses parents de la déposer chez elle avec sa fille parce que son mari lui manquait.
Au collège, en sport, on a vu les traces de ceintures dans le dos de la fille qui nous jurait que son père ne la battait pas et que seule sa mère servait de punshing-ball. On l'a convaincu d'en parler, elle l'a fait : depuis l'âge de 8 ans elle était, comme sa mère, regulirement frappée et violée par son père et ses amis. Sa mère savait mais refusait qu'elles partent et couvrait le père auprès des flics.
Le père a enfin été jugé pour ce qu'il a fait a sa fille, la mère jamais. Pourtant, a mes yeux, elle est tout aussi coupable car elle avait le choix contrairement a d'autres. Leur fille leur a été enlevée, la mère est restée, les cris ont continué mais on a arrêté d'appeler les flics.

Une autre amie elle n'avraiment pas eu le choix puisque son mec menaçait sa famille. Elle a failli le payer cher quand il l'a jetée a travers la baie vitrée de son luxueux appartement nantais situé au 5eme étage. Le voisin d'en face a vu ça et appelé les pompiers. Ça faisait un an qu'il la frappait en lui disant que si elle parlait, il irait rendre visite a sa famille et s'occuperait d'eux.

2 histoires, 2 victimes et 2 réactions différentes. Pour autant, a mes yeux, l'une est victime alors que l'autre ne l'était plus.

Je n'ai jamais dit qu'une nana qui, avec les moyens de s'en sortir (ça reste à prouver d'ailleurs, mais bref), reste auprès d'un mec violent a raison. Ceci étant dit, ce n'est pas parce qu'elle n'a pas fait ce qu'il fallait pour se protéger et protéger sa fille que ça lui enlève son statut de victime. Elle n'a pas mérité d'être tabassée et violée, que je sache. Après, que des mécanismes psychologiques l'aient empêchée de faire le nécessaire, c'est effectivement très grave, mais je crois que la justice a eu raison de prendre en compte son statut particulier (on parlait du syndrome de Stockholm plus haut, ça pourrait y ressembler). Elle n'a pas participé aux atrocités de son mari (à l'instar de la compagne de Dutroux), mais elle s'est voilé la face. Le résultat est pratiquement aussi grave mais en termes de justice, il ne s'agit pas de complicité, puisqu'elle croyait très probablement à la bonne foi de son mari (et à ses mensonges : il prétendait sans doute ne pas toucher sa fille et elle, aveuglée qu'elle était, a voulu y croire).
Ce n'est pas elle, jusqu'à preuve du contraire, qui a levé la main sur ses enfants. Alors tu peux me dire que j'ai une vision binaire ou manichéenne de la chose ; je m'en tape, je sais très bien que ce n'est pas vrai, et je l'ai bien prouvé en disant qu'à mon sens, un coupable a tout autant besoin qu'une victime d'être aidé psychologiquement (et j'ai suffisamment été en contact avec des mecs sortant de taule pour savoir que ce ne sont pas des méchants qu'il faut castrer). Maintenant, il n'empêche qu'il est essentiel et pour les victimes, et pour les coupables, que chacun reste à sa place, juridiquement parlant. Ce n'est rendre service à personne que d'essayer de minimiser l'acte de celui qui se met hors-la-loi.

Ah non désolée, elle a toujours parfaitement su ce qui se passait pour sa fille puisqu'elle en a été témoin. Elle ne s'en est jamais cachée. Par contre, elle a toujours répété haut et fort aux gendarmes et aux services sociaux que sa fille mentait, qu'elle n'était qu'une salope jalouse qui prenait ses rêves pour la réalité.
Elle est allée jusqu'à voir sa fille au foyer d'enfants ou elle était pour la menacer si elle ne disait pas qu'elle avait menti.

Alors, toujours seulement victime?

Bon, juste pour détendre un peu l'atmosphère je voulais raconter mon expérience personnelle à ce sujet. Je suis un garçon gay et je suis sorti avec un mec qui avait un très sale caractère, en plus d'être mentalement assez instable ( les années de psychothérapie qui suivirent m'ont donné raison). C'était quelqu'un de colérique, qui s'énervait pour un rien, comme c'était le cas dans le précédent témoignage. J'étais désespéré à l'idée de lui remonter le moral, de lui trouver quelque chose pour le réconforter. Mais évidemment et comme presque tous les cas similaires, plus on fait d'efforts plus il s'énerve et l'on se rend compte que c'est jusqu'à notre propre présence qui provoque ces accès de rage. Je l'aimais passionnément, je ne voulais que son bien, donc le voir s'enfoncer comme cela me faisait vraiment de la peine.

Sauf qu'est arrivé le jour où il a levé la main sur moi, où il a essayé de me frapper. C'est ce que j'ai appelé, le bouton rouge. J'ai vu sa main se lever pour me mettre une gifle, et je crois que là tous les instincts de survie se sont réveillé. Et là j'étais très content d'être homo, je dois avouer (désolé les filles). Donc je l'ai choppé, je l'ai balancé contre le mur, je l'ai plaqué. J'étais transformé. Le petit agneau qu'il avait l'habitude de voir avait fait la place à quelqu'un qui au final aurait pu lui donner une vraie bonne raison de geindre et le fait d'avoir eu un retour de force était quelque chose de nouveau pour lui. Je lui ai alors hurler dans l'oreille "tu oses encore une fois lever la main sur moi, je t'arrache les couilles avec les dents". Il était terrifié, c'était rigolo.

Par la suite nous sommes restés ensemble pendant un an, il a continué à se plaindre comme d'hab, il a eu quelques accès de colère (je me suis pris un tee shirt dans la figure) mais globalement il a du comprendre ce jour là qu'il y avait une limite. Donc je ne ferai que répéter ce que tout le monde vous dit les filles. Visualisez un gros bouton rouge. Ce bouton c'est la limite entre l'extérieur et votre propre existence. Et quand vous voyez que la limite est franchie et qu'un élément extérieur (copain, parent, enfant) menace votre propre raison d'exister, appuyez sur le bouton, libérez vous de toutes vos pensées et laissez parler l'instinct de survie. Et les filles, une nuit au poste n'a jamais tué personne (ou presque), par contre cela peut sauvez votre vie ou celle d'une autre fille, alors n'ayez absolument aucun scrupule, un coup dans les couilles, enfermez vous dans la chambre et composez le 17.
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  • 0 (Bienvenue !) le 30.01.12, 23h42 par FrenchKiss

Je trouve ça génial, le témoignage d'un gay sur FTS. Bienvenue. :wink:
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  • 0 (Yep ! :)) le 30.01.12, 23h42 par FrenchKiss

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