Témoignage d’un homme violent avec les femmes

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A lire ici : http://www.frenchtouchseduction.com/je- ... opine.html
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  • +2 (Post responsable) le 30.12.11, 07h17 par Iskandar
  • +1 (Intéressant) le 30.12.11, 14h01 par Ocean
  • +3 (A lire) le 30.12.11, 14h07 par achribu
  • +3 (Très intéressant) le 30.12.11, 14h49 par Holden Caulfield
  • +1 (Intéressant) le 30.12.11, 19h20 par veja
  • +2 (...) le 03.01.12, 22h25 par Xan

Je ne vois pas l'intérêt de ce témoignage. Tu peux m'éclairer FK?

Je suis très surpris.

En fait la première phrase me choque: " Machin est un mec normal..."

Non. Sauf à considérer qu'il est normal d'avoir ces pulsions et d'y laisser cours, ce mec n'est pas 'normal' ni représentatif. On est pas normal parce qu'on a 28 ans et qu'on est ingénieur. ce serait un raccourci. Ou alors, il faudrait dire qu'il donne l'apparence de la normalité.
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  • +3 (100% d'accord) le 29.12.11, 18h52 par Tulpa
  • 0 (Prends un peu de recul) le 30.12.11, 07h18 par Iskandar
  • 0 (Prends un peu de recul) le 30.12.11, 12h11 par Reborn

Hygiène. Je pense pas que ça fasse de mal de mettre en lumière de telles situations, qui peuvent concerner bcp de monde.

Et au delà du sujet de ce témoignage-là, pas facile c'est clair : apporter du sang neuf / des regards neufs sur plein de pans des relations hommes / femmes, insuffisamment évoqués ou trop dogmatisés ici. Et à travers les témoignages de gens "comme tout le monde", concerner et impliquer + de gens "comme tout le monde".

=> Un point d'entrée comme un autre vers FTS, et sur des sujets tout aussi importants et universels.
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  • 0 (Pertinent) le 30.12.11, 07h30 par Iskandar

Justement, je viens d'ajouter un edit à mon message.

Le 'comme tout le monde' me semble ne pas convenir dans le cas présent.

Oui tu as raison. J'édite.

Personnellement un des intérêt que j'y vois, c'est qu'en sachant par la ou est passé ce mec on peut identifier le processus si on est entrain de le vivre. Savoir se dire tant qu'on est encore lucide, que notre propre comportement nous rappelle le comportement de ce gars, et se ressaisir.

C'est toujours intéressant de lire le témoignage sous un autre angle que celui de la victime. La violence conjugale ou la violence tout court d'ailleurs, est un truc que je vomis particulièrement, mais savoir comment un autre a pété les plombs et comment il vit sa vie après avoir commis l'irréparable, c'est un moyen de profiter de son expérience, aussi néfaste soit-elle.
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  • 0 (100% d'accord) le 29.12.11, 22h12 par gekko
  • 0 (Absolument) le 30.12.11, 10h40 par kero
  • +1 (Absolument) le 30.12.11, 12h11 par Reborn
  • +1 (100% d'accord) le 30.12.11, 14h30 par achribu
  • 0 (100% d'accord) le 03.01.12, 22h26 par Xan

Oui c'est aussi comme ça que je vois les choses. La violence conjugale est à vomir, c'est évident; mais se contenter de pointer le mec du doigt (quand c'est lui qui est à l'origine de cette violence), c'est occulter 50% du phénomène.

Pour une fois qu'un témoignage est fait dans ce sens et montre ce côté la des choses, je trouve ça intéressant. En plus, ça permet d'apporter un nouveau "profil" différent sur l'homme violent dans son couple. D'habitude on le présente comme un sadique faisant du mal volontairement pour remettre sa copine/femme a son rang d'être inférieur par rapport a lui (j'ai connu plusieurs cas comme ça).

Bonne initiative
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  • 0 (Absolument) le 29.12.11, 18h17 par FrenchKiss
  • 0 (100% d'accord) le 29.12.11, 18h22 par Holden Caulfield
  • 0 (100% d'accord) le 30.12.11, 12h12 par Reborn

Accessoirement (et une des raisons pour lesquelles sa proposition de témoignage a attiré mon attention), c'est cette notion de côté sombre, à laquelle je réfléchis depuis un bon bout de temps. pas forcément en lien avec FTS d'ailleurs, mais un sujet qui m'intéresse depuis quelques temps.

C'est interressant effectivement, je suis du même avis que Holden sur les différentes étapes.

Cependant quelque chose ma marquée.

Citation:
J’ai grandi dans une famille équilibrée, entouré d’amour et qui m’a transmis des valeurs morales fortes.


On peux pas nier que la tournure du témoignage laisse à croire que ça peux nous arriver a n'importe quel moment, et surtout a n'importe qui.

Et personnellement, je pense que les valeurs morales n'ont pas été assez forte pour sa.

Je ressemble assez a Adrien,il parle de tout maîtriser, à tout optimiser, à chasser les inefficiences.

Au collège j'ai du avoir 5 ou 6 heures de colles, et chaque fois pour avoir frapper quelqu'un.
Avec l'âge, j'ai mûris, et la grosse valeur forte que m'a inculqué mon père, c'est bien de se maîtrisé soi même.

Ainsi je pense que non, sa ne peux pas arriver a tout le monde, de la même façon que "Machin est un mec normal...".

Je crois qu'un des pièges serait de croire que ce genre de chose ne peut concerner que des mecs déviants ou mal éduqués à la base. Moi je crois qu'au contraire, ça peut *potentiellement* toucher n'importe qui, indépendamment de l'éducation reçue - juste parce qu'à un moment, indépendamment de ton éducation, de tes valeurs morales, tu te mets à plus fonctionner rond, et que la spirale s'engage.

C'est pas le manque d'éducation, ou l'absence de valeurs morales qui permet à la violence de prendre racine, je pense que c'est bien plus compliqué que ça.
Et que je sache, on trouve autant de violence conjugale (si ce n'est plus) dans les milieux aisés et favorisés. Source : ma mère, entre autres, médiatrice sociale / juridique, et experte en violence conjugale (plus de 1000 dossiers traités : violence homme => femme, violence femme => homme, violence enfants => parents et vice versa, ...).

Par contre, en France, souvent mal vu de donner la parole aux hommes violents, car l'opinion décide qu'ils perdent le droit à la parole, car n'ayant rien à dire, car n'ayant pas d'excuses possibles. C'est aussi pour ça que ce témoignage m'a paru intéressant.

Le mec ne cherche pas à obtenir le pardon, il explique juste son côté des choses, et ça, il me semble que c'est rare (récemment, un mec a sorti un bouquin à ce sujet, dont le titre est d'ailleurs proche d'une expression utilisée dans l'article, "le monstre en moi" je crois). Révélateur.
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  • 0 (Intéressant) le 30.12.11, 02h10 par Mikau
  • +1 (100% d'accord) le 30.12.11, 03h27 par YummyMatt
  • 0 (100% d'accord) le 30.12.11, 14h42 par achribu

Citation:
Par contre, en France, souvent mal vu de donner la parole aux hommes violents, car l'opinion décide qu'ils perdent le droit à la parole, car n'ayant rien à dire, car n'ayant pas d'excuses possibles.


Tu présentes les choses de manière intéressante mais il ne faudrait pas tomber dans le relativisme moral non plus.

Aurait-il été choquant par exemple que sa copine porte plainte et qu'il soit jugé pour ses actes?

Je ne le pense pas.
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  • 0 (Absolument) le 30.12.11, 05h12 par Mikau

Je crois que ce témoignage m’est salutaire, car je pense être en train de dangereusement glisser vers la pente d’Aurélien… Mettons les choses au clair tout de suite : je n’ai jamais battu personne, et encore moins de petite amie. Le paradoxe veut même que je ne supporte pas de faire preuve de violence envers des personnes plus faibles que moi (je fais des arts martiaux).

Je vais mettre mon témoignage dans ce post, en faisant quelques comparaisons avec la situation d’Adrien.

Blusher a écrit:
Je ne vois pas l'intérêt de ce témoignage. Tu peux m'éclairer FK?


J’espère que ton avis à changé depuis…

Citation:
Non. Sauf à considérer qu'il est normal d'avoir ces pulsions et d'y laisser cours, ce mec n'est pas 'normal' ni représentatif.


Et il n’a jamais prétendu être représentatif du trentenaire moyen. A moins que tu ne connaisses des cas représentatifs de violence conjugale, et qui vont à l’opposé de celui-ci ?

@Frenchkiss: Par contre, c'est vrai que je me demande si le cas d’Aurélien est représentatif des conjoints violents. Je veux dire, je suis surpris par la lucidité dont il fait preuve aujourd’hui, mais également sur celle dont il a fait preuve en demandant à sa copine de partir.

MaryMorgane a écrit:
D'habitude on le présente comme un sadique faisant du mal volontairement pour remettre sa copine/femme a son rang d'être inférieur par rapport a lui (j'ai connu plusieurs cas comme ça).


:shock: Je n’avais jamais remarqué, mais maintenant que j’y pense, ce n’est pas un sujet dont j’ai déjà vu des gens discuter.

Blusher a écrit:
Tu présentes les choses de manière intéressante mais il ne faudrait pas tomber dans le relativisme moral non plus.

Aurait-il été choquant par exemple que sa copine porte plainte et qu'il soit jugé pour ses actes?

Je ne le pense pas.


Pas faux. Mais le fait que tant de femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint montre que c’est loin d’être une réaction « habituelle » dans ce type de cas. Cependant, ta remarque est pertinente, et j’y reviendrai.

Bon, de plus, je vais me faire l’avocat du Diable, mais si on doit porter un jugement moral, je ferai remarquer que les conjoints battus ont aussi leurs torts. ATTENTION : IL NE S’AGIT ABSOLUMENT PAS DE DIRE QUE SI LES VICTIMES SONT VICTIMES C’EST AUSSI DE LEUR FAUTE. Mais, comme Aurélien témoignait, il a battu la demoiselle à plusieurs reprises, et pourtant, elle est restée. Je ne comprends pas les raisons de ces demoiselles, d’où que je me disais que si @Frenchkiss ajoutait le témoignage d’une femme battue, ça pourrait être sympa.

Sinon, pour en revenir au témoignage…

Frenchkiss a écrit:
C'est pas le manque d'éducation, ou l'absence de valeurs morales qui permet à la violence de prendre racine, je pense que c'est bien plus compliqué que ça.



Je pense que ça passe surtout par un problème de gestion de l’échec et de la frustration. Personnellement, je suis plutôt malheureux actuellement (et depuis longtemps maintenant), et je dois faire face à des frustration assez importantes, sur plusieurs plans.

Une réponse très souvent apportée, quand on se retrouve face à la frustration, c’est de prendre sur soi. Vous remarquerez que c’est un aveu d’impuissance, mais bref… Ca doit marcher pour pas mal de monde, c’est peut être l’attitude à prendre dans certains cas, mais ça finit par montrer ses limites. Le problème, c’est que les limites en question sont les bordures qui mènent vers la violence... Plus précisément, si tu te retrouves face à un niveau élevé de frustration, à un moment, tu atteins ta limite. Pas un « craquement », d’un coup. Mais ton « espace de stockage » de frustration est plein, et il faut que ça sorte, d’une manière ou d’une autre. C’est exactement ce que j’ai pu expérimenter, et ce que décrit Aurélien.

Au début, par des moyens socialement acceptés. Par exemple, des cris plus réguliers, des crises de rages, … Ces changements, je ne les manifestais pas devant la personne concernée. Je fulminais de rage, seul chez moi. Ensuite, la situation s’y prêtant, j’ai commencé à parler de mes plus gros points de frustration à mes proches, à la recherche de solutions, et avec une colère dans la voix plus forte que je ne l’aurais voulu… Mais n’ayant obtenu aucune solution, la frustration a perduré. Comme je l’ai dit plus haut, le « prendre sur soi » a commencé à devenir néfaste car, au fond, je n’ai rien fait pour régler mes problèmes. L’autre point que je voulais signaler à ce stade, c’est que j’ai négligé ces changements. Après tout, est-il anormal de s’énerver un peu ? Je suis plus colérique qu’avant ? Oui, mais ma situation est plus difficile qu’avant. La similarité avec Aurélien m’a frappé (il explique que la pression au boulot a augmenté, ce qui l’a « changé »)…

Ensuite, ces moyens ont été dépassés à leur tour, et je suis passé à des moyens un peu moins acceptés. C’est-à-dire que des petites choses où je prenais sur moi, eh bien j’ai arrêté... Par exemple, une fois de temps en temps, un mec ne mets pas son clignotant au rond-point, mais j’anticipe qu’il va tourner à gauche (où je suis, c’est habituel). Eh bien, histoire de lui apprendre, je fais comme si je n’avais pas anticipé… Il y a d’autre exemple. Plus significatif maintenant. J’ai dans mon entourage un gars désagréable dont je ne peux pas me débarrasser (je ne suis pas encore indépendant). Je dois beaucoup prendre sur moi pour le supporter. Eh bien, je fais moins d’efforts. Cela m’a valu (me vaux, en fait…) des problèmes, mais bon, je gère. Vous remarquerez le changement… Là en revanche, j’ai commencé à m’inquiéter, car j’ai constaté que je commençais à ne plus pouvoir supporter la frustration, et ce même dans des cas où il aurait mieux valu… Là encore, j’ai mis ça sur le compte des dégradations récentes de ma situation que je venais de subir. Et puis bon, oui, je suis plus violent qu’avant, mais ce n’est pas si grave… Bon, oui, un ami proche (et face auquel je suis beaucoup plus relâché et naturel qu’avec les autres) m’a bien fait part de sa surprise devant la violence verbale dont je pouvais faire preuve face à une contrariété, mais bon… Enfin, c’est lui qui prend les choses de manière trop cool !

J’ai fini par admettre que j’avais un problème (et que je devrai consulter un psy) avant-hier en fait. Je n’entrerai pas dans les détails, mais je me suis retrouvé dans une situation où une conasse m’a réellement manqué de respect (un observateur extérieur était à peu près du même avis). J’ai alors eu une réelle envie de la frapper. Rien ne s’est passé, ne vous inquiétez pas. J’ai « sublimé » mon envie on va dire. Mais 1-2 heure après les faits, en y repensant à tête reposée, j’ai compris que non, là, j’avais un problème, que plusieurs éléments que je n’ai pas cité ici auraient dus me faire comprendre que je me voilais la face, et que je ferais mieux de réagir avant que ça ne me crée réellement problème…

Dans des circonstance différentes, si j’avais une copine, je me demande si j’en serais venu à la frapper (grand Dieu, j’espère que non !). Mais je voulais faire une remarque en écho à ce que je disais sur la « responsabilité » des victimes. Si les mécanismes qui finissent par amener des conjoints à battre leurs femmes sont les même que ceux que je suis en train de vivre, vous aurez remarquer qu’il y a une gradation. D’abord les mécanismes de décompressions les moins gênants socialement parlant, puis une progression dans la violence et le « coût » social, jusqu’à un point limite qui varie je pense selon les individus. Moi, ça a été quand j’ai « sublimé » mon envie de frapper. Aurélien, en imaginant qu’il lardait sa copine de coups de couteaux… Donc, je me disais que dans un tel cas, les femmes victimes de violence conjugale aideraient les deux partis en prenant la décision de partir, même si c’est difficile. Attention, je ne les accuse pas de leur sort, d’autant plus que je l’ai moi-même expliqué, je ne comprends pas les ressorts qui les incitent à rester, mais en agissant de la sorte, elles enfoncent le gars (mais bon, il n’est pas à plaindre, hein), mais surtout elles s’enfoncent elles, et se préparent à se faire battre encore plus…

Je voulais également revenir sur cette remarque de Blusher :

Citation:
Tu présentes les choses de manière intéressante mais il ne faudrait pas tomber dans le relativisme moral non plus.

Aurait-il été choquant par exemple que sa copine porte plainte et qu'il soit jugé pour ses actes?

Je ne le pense pas.


Tu as raison, et justement je pense qu’une des parties du mécanisme repose dans une certaine minimisation des faits, par rapports à d’autres personnes ( minimiser ce qu'elles en auraient pensé), mais aussi une minimisation instaurée par la première fois, une habituation. Puisque bon, c’est vrai que le mec frappe sa copine à plusieurs reprises, et ne se dit qu’il devrait peut-être aller chercher de l’aide que lorsqu’il s’imagine la poignarder… Je pense que le même mécanisme doit jouer pour la femme battue.

Sinon, juste quelques petites remarques : je pratique des arts martiaux, mais je ne pense pas que ça aide à contrôler la colère et la violence. Ce serait même plutôt l’inverse. Je demande leur avis aux membres du forum.

Ensuite, je ne pense pas que les valeurs morales aient un quelconque rapport direct dans cette histoire. d'autant plus que c’est justement dans l’irréfléchi que se manifeste la violence, pas quand on juge rationnellement, mais au contraire lorsque l’émotionnel devient tel que les facultés d’analyse et de perception sont au mieux diminuées…
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  • +1 (Intéressant) le 30.12.11, 12h14 par Reborn
  • +1 (Constructif) le 30.12.11, 13h05 par Blusher
  • +1 (Intéressant) le 30.12.11, 17h57 par FrenchKiss

FrenchKiss a écrit:
Je crois qu'un des pièges serait de croire que ce genre de chose ne peut concerner que des mecs déviants ou mal éduqués à la base. Moi je crois qu'au contraire, ça peut *potentiellement* toucher n'importe qui, indépendamment de l'éducation reçue - juste parce qu'à un moment, indépendamment de ton éducation, de tes valeurs morales, tu te mets à plus fonctionner rond, et que la spirale s'engage.


Je pense pas que ça soit une mauvaise éducation qui est engendré ça.

Dans mon cas personnel, mon éducation me permettras d’évité sa, et je ne me permettrais pas, après 5 ans d’études, avoir trouvé un taf, etc, une violence conjugal me pourrir ma vie.

Apres dans son témoignage, son ex-femme fait des choses vraiment anodines, a mon avis y'as des cas ou sa dégénère des deux coté.
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  • 0 (Orthographe stp) le 30.12.11, 14h46 par Mikau

Edit pour Banane

Banane a écrit:
Dans mon cas personnel, mon éducation me permettras d’évité sa, et je ne me permettrais pas, après 5 ans d’études, avoir trouvé un taf, etc, une violence conjugal me pourrir ma vie.


Tu ne peux pas être aussi absolu. Tu peux pas savoir, tu sais jamais. C'est très simple de raisonner de manière binaire lorsque nous sommes à froid. La vérité c'est que dans la vie tu ne peux pas agir en te basant sur une réflexion manichéenne, dire que tu ne feras jamais ça car tu catégorises les choses en fonction de si elles sont mauvaises ou bonnes c'est impossible. J'ai toujours dit que je ne ferai jamais de mal physiquement à une fille, un soir dans un café une junky en manque d'héro a sorti son couteau pour agresser une amie qui "parlait trop fort", alors je lui ai shooté une chaise dans la gueule. Des exemples pour illustrer ça j'en ai 440.

X a écrit:
Sinon, juste quelques petites remarques : je pratique des arts martiaux, mais je ne pense pas que ça aide à contrôler la colère et la violence. Ce serait même plutôt l’inverse. Je demande leur avis aux membres du forum.


Je pense qu'en plus du fait qu'un art martiaux te permet une extériorisation de ta violence, il te permet donc d'une certaine manière d'évacuer la colère qui en est à l'origine. En plus de ça, le pratiquant conscient de l'impact de ses coups aura plus tendance à les retenir au moment opportun, puisqu'il a connaissance de son corps il sait les dommages qu'il peut causer.

X a écrit:
Ensuite, je ne pense pas que les valeurs morales aient un quelconque rapport direct dans cette histoire. d'autant plus que c’est justement dans l’irréfléchi que se manifeste la violence, pas quand on juge rationnellement, mais au contraire lorsque l’émotionnel devient tel que les facultés d’analyse et de perception sont au mieux diminuées…


Il y'a du vrai.. Mais mitigeons un peu cela. C'est quand même en rapport avec les valeurs morales, si ton éducation t'a vraiment inculquée des valeurs fortes, dans un moment de rage intense les barrières t'empêchant d'agir seront plus nombreuses et plus solides.
Ton cerveau logique raisonnera toujours en "est-ce que j'ai le droit de faire ça ? oui/non" et quoi que nous pensions, il a toujours son mot à dire et ce même dans les pires moments, c'est juste que certains choisissent la solution de facilité et le font taire.
Laisser sa colère et sa haine sortir c'est beaucoup plus facile que de la contenir de manière passagère, quitte à l'évacuer plus tard sous une autre forme, et choisir la facilité c'est souvent entrer dans une spirale qui nous emporte très loin de l'homme que nous étions avant, beaucoup plus loin qu'on ne peut l'imaginer initialement.. Je parle en connaissance de cause, et cet article le montre excessivement bien.

Cela demande un vrai travail sur soi et je pense sincèrement que très peu en sont capable.


X a écrit:
je ferai remarquer que les conjoints battus ont aussi leurs torts


Même s'ils en ont ils ne doivent pas être reconnus. C'est un problème légitime que tu soulèves, mais il induit forcément une certaine déresponsabilisation partielle de l'auteur de l'agression. Oui la femme battue peut avoir, par un comportement chiatique, déclenché la colère de son mec.. Mais sans entrer dans un débat philosophique ou je n'sais quoi, on ne peut pas déporter un peu de la responsabilité de l'agresseur sur la victime d'un viol sous prétexte qu'elle avait une tenue sexy sans entrer dans le rôle du juge ou de l'avocat, tu vois ? C'est pas notre rôle à nous.

On ne peut pas et on ne doit pas dire que la victime a joué un rôle actif dans sa propre agression. Le reconnaître implique indubitablement des circonstances atténuantes à l'agresseur et la on entre dans la justification, ce qui n'est pas le but de cet article. Commençons donc pas à réfléchir comme des hommes de Droit, c'est pas notre affaire, et on s'éloigne trop de l'âme du témoignage.


Raconter que la femme était insupportable par son comportement ne doit pas servir de support à la justification de l'acte, il peut en revanche en servir l'explication, et c'est la l'immense intérêt de l'article.

Beaucoup de non-dits touchent ce genre de sujet tabou, et ce témoignage offre une nouvelle dimension au phénomène. Sans chercher à excuser le "mal" on peut chercher à comprendre le "mal".
J'ai pas envie de me la jouer Caliméro mais dans le monde actuel, on se bouffe tous un tas de pressions horribles et on se fait marteler dans le crâne que c'est normal de vivre comme ça. Alors les gens pètent les plombs, et dans des pays dits civilisés on peut voir partout ces types qui craquent et deviennent l'exact opposé de ce que le principe d'homme civilisé implique.

Identifier et comprendre le problème, c'est le début de sa résolution. On a un témoignage honnête et pour le moins poignant. Ce que j'y vois en plus d'une fille qui s'est faite frapper, c'est aussi un mec ravagé par ce qu'il a fait et qui doit vivre avec ça, un mec qui s'est laissé emporter dans un tourbillon de merde et qui aurait pu foutre sa vie en l'air s'il n'avait pas eu la clairvoyance pour s'en éjecter assez tôt.

Personne n'est à l'abris de son mauvais côté. On peut dire ce qu'on veut, mais dans une situation inhabituelle l'esprit joue parfois en dehors des règles du jeu. C'est pour ça qu'il faut bosser en amont pour évacuer à tout prix le négatif qu'on accumule au jour le jour, être intègre et bien dans ses pompes n'est possible que si l'on trouve un équilibre dans notre vie. C'est ma vision actuelle, d'après mon vécu, peut être qu'elle changera, en tout cas c'est aussi ce que j'ai retenu de cette histoire.
C'est en partie ce qu'on doit retenir de cette histoire d'ailleurs, pas qu'elle n'est que le vulgaire témoignage d'un mec cherchant le pardon, mais qu'il faut agir et changer sa vie quand on commence à sentir qu'elle nous échappe, après c'est trop tard.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +3 (Post de qualité) le 30.12.11, 13h08 par Blusher
  • +1 (Constructif) le 30.12.11, 14h45 par Mikau
  • +1 (Post de qualité) le 30.12.11, 20h01 par gekko

Bon, un intérêt immédiat supplémentaire à cet article, c'est qu'il fait parler, déjà; et sur un sujet trop peu souvent évoqué, donc rien que pour ça, c'était une bonne chose de le publier.

Pour répondre à Blusher, non évidement ce ne serait pas choquant que ses femmes battues portent plainte contre lui, évidemment que non. Le but de l'article n'est pas de minimiser la gravité de la violence conjugale en trouvant des circonstances atténuantes au mec, ou en normalisant ce genre de choses.

J'ai rarement vu des articles ou des prises de parole tentant d'analyser le pourquoi et le comment de la violence conjugale : en général ça s'arrête à "c'est un connard violent épicétou". Ah ouais ok, ça fait vachement avancer le truc.

Là il y a quand même quelques pistes de réflexion, quelques idées intéressantes. Certains lecteurs s'y retrouveront sans doute, hommes ou femmes.

@Banane : "je ne serai jamais violent" etc... => ben mec, t'en sais rien du tout, c'est justement le point de cet article. T'en connais beaucoup des mecs violents qui annonçaient plusieurs années avant "ah, moi je pense que je vais être violent, parce qu'il me manque des valeurs morales ?" ...

Je trouve assez intéressante la réaction du gars qui prend un temps de réflexion pour essayer de comprendre pourquoi et comment il en est arrivé à ce stade de violence. Cette prise de conscience n'est pas à la portée de tous surtout quand on s'aperçoit qu' "ON" est le problème.
Sans minimiser ses actes, je pense qu'il faut de la maturité et du courage pour prévenir ses futures copines.
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  • 0 (J'allais le dire) le 30.12.11, 13h03 par MaryMorgane

Fallait faire du droit :mrgreen: .

Très intéressant, merci pour ce témoignage.
Au final, la seule chose que je comprend dans ce post, c'est que ce mec à battu sa femme sans réelle raison. Juste parce qu'elle était chiante et lui fatigué.
Est-ce pour autant une raison à la violence ? Laissez moi en douter. A 28 ans, un ingé brillant peut parfois tomber bien bas.
Malheureusement, je ne vois pas de porte de sortie à ce phénomène. De même qu'il s'est déclaré aussi facilement.
Sale histoire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (C'est pas faux) le 30.12.11, 14h01 par Blusher
  • 0 (+1) le 30.12.11, 14h24 par Holden Caulfield

X a écrit:
Sinon, juste quelques petites remarques : je pratique des arts martiaux, mais je ne pense pas que ça aide à contrôler la colère et la violence. Ce serait même plutôt l’inverse. Je demande leur avis aux membres du forum.


Je réponds à ta question simplement d'après mon ressenti perso, ayant pratiqué plusieurs arts martiaux, et actuellement le jiu jitsu brésilien, ce ne sont pas tout à fait les arts martiaux qui ont tendance à rendre agressifs.

Il m'arrive d'avoir des excès de colère notamment au volant, ou dans d'autres situations, mais c'est surtout suite à un entrainement relativement poussé vu que je pratique également la musculation, les 2 sports cumulés à raison de 3 à 6 entrainements par semaine. En réalité je soupçonne d'une part plutôt une hausse de la testostérone, pour la simple raison que jamais je n'ai été aussi calme et "posé" que durant mes arrêts totaux d’entrainements comme cela peut m'arriver quelques fois, durant 1 ou 2 mois, ou je ne m'entraine quasi plus pour une raison ou une autre (boulot, soucis passager...). Cependant sur ce premier point, je dis peut-être de la merde, je laisse le soin aux éventuels professionnels de la médecine ou du sport du forum, de me corriger.

D'autre part, la fatigue et le surentrainement, arts martial ou sport tout court sont également des facteurs à prendre en considération, si tu fais du sport d'une manière générale, et ne prends pas le soin de récupérer suffisamment, tu t'exposes effectivement à des sautes d'humeur, voire même hélas dans les cas les plus grave à des excès de violence.

Aujourd'hui étant un peu plus mature qu'auparant, et avec du recul, je me maitrise la plupart du temps, mais quand je suis surmené, en plus de mes séances quasi quotidiennes, je peux péter un cable dans certaines situations. Pour y remédier, je prends 3 jours à une semaine de repos total, sommeil, siestes, et tout rentre dans l'ordre. Essaye de te limiter, ou tout simplement de t'habituer à dormir à des heures raisonnables, minimum 7 h par soir et de temps en temps des siestes, ça devrait t'aider à trouver un équilibre vis à vis de ta pratique.

@FrenchKiss @Holden Caulfield

Citation:
Tu ne peux pas être aussi absolu. Tu peux pas savoir, tu sais jamais.

"je ne serai jamais violent" etc... => ben mec, t'en sais rien du tout


Je sais que on peux pas être aussi absolu, mais je suis sur ( me connaissant un minimum ) de savoir quand ça va trop loin.

"36 15 my life" :
Etant musulman et pendant mes années lycées, j'ai eu le droit a "Terroriste" et des filles qui venait me voir en disant "L'islam c'est sexiste", hum, on va dire hebdomadairement.
Le fameux "Les Islamiques ont le droit de frapper leur femme."
J'entend encore mon beau-père me sortir :Ici on respect les femmes !
( J'tiens quand même à dire que je suis née en France, je suis français, et j'ai toujours vécu en France )
"36 15 my life" end

Oui je pourrais être violent, envers le mec qui m'as insulté, envers le collègue de travaille qui m'a énerver, envers la la junkie qui s’apprête a poignarder une amie.
Mais pas simplement envers ma femme, ni ma copine.
Sa serais trop facile, sa serait donnée raison à tout le monde. Alors pour moi c'est un peu plus qu'une question binaire.

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