Discussion

Très mal à l'aise avec des collègues de travail qui me plaisent

Note : 8
lancé par maccione le 01.12.2017
5 réponses
dernier par Hillel le 03.12.2017, 22h33
Bonjour tout le monde,

Ex apprenti gamer , je suis en couple depuis quelques années et amoureux de ma copine.

Cela dit, j'aime toujours beaucoup l'idée de plaire à de jolies collègues (sans aucune pensée de tromper celle que j'aime) dans le cadre professionnel.

Et donc il se trouve que régulièrement, je suis confronté à ce type de collègues charmantes qui m'entraînent dans un engrenage bizarre qui est grosso modo le suivant :

- Les premiers temps où je les cotoie, je suis naturel et ça passe plutôt bien (voire c'est elles qui viennent spontanément me parler à la pause).

- Dans un deuxième temps, dès que j'ai réalisé qu'elles me plaisaient, je me mets la pression et je perds tout mon naturel et j'en arrive à vouloir les éviter car je deviens mal à l'aise/weird à leur vue (et j'ai l'impression qu'elles le ressentent ce qui ne fait qu'entretenir le malaise).

Même si je doute qu'il y ait des recettes miracles, auriez vous d'une part des astuces pour chasser cette angoisse/sensation de malaise quant elle est installée et d'autre part comment prévenir son installation dans ce cadre professionnel sans "échappatoire" contrairement à la drague de rue ?

Je me pose particulièrement la question dans le cas d'une collègue assez froide d'apparence, donc d'autant plus intimidante, qui était pourtant spontanément venu me parler 2-3 fois à la pause et avec qui j'avais rigolé. J'ai l'impression qu'il y avait une sorte de "créneau" qui s'est refermé et maintenant j'ose plus du tout aller lui parler.

P.S : je reprécise bien que mon but n'est aucunement de passer à l'acte/tromper ma copine. Je veux juste me prouver que je peux continuer à séduire même en couple
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Et la marmotte ...) le 03.12.17, 20h56 par Hillel
Peut être qu’une impression mais tu n’as pas l’air vraiment au clair avec tout ça. Tu mets en avant que tu ne veux pas tromper ta copine, mais tu agis à s´y méprendre comme s’il y avait un enjeu. Lequel ? Des collègues mignonnes on en a tous, plaire on aime tous plus ou moins ça, mais ça ne nous mène pas tous à se mettre dans une situation ou les filles sentent qu’on a agi bizarrement et l’évitement. Tu vois la différence ? En témoigne le fait que tu pense avoir loupé un créneau. Quel créneau ? Qu’est-ce Que tu as loupé ? Si ça n’etait Que plaire, tu peux plaire sans en faire des tonnes, sans avoir l’impression de louper quelque chose.

J’ai peut-être tort, mais en ces termes je pense que le truc n’est pas tant de trouver des techniques pour être moins tendu par ces filles, mais bien de te poser les bonnes questions : pourquoi ton besoin de plaire et de cette façon actuellement, qu’est-ce que ça signifie sur l'état Actuel de ton couple.

En l’etat Tout porte à croire que tu n’hesiterais Peut-être pas tant que ça si l’occasion se présentait, et loin de moi l’idee De te juger, mais te cacher les vraies raisons peut tout à fait être la cause du malaise ressenti ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Absolument) le 02.12.17, 07h58 par Onmyoji
  • +1 (Pertinent) le 02.12.17, 12h16 par Moumane
  • +1 (Intéressant) le 02.12.17, 20h17 par Allandrightnow
  • +1 (+1) le 03.12.17, 20h56 par Hillel
Tout d'abord merci à Mistermint pour sa réponse et son analyse.

Pour ce qui est de mes intentions, je n'ai sincèrement pas du tout envie de tromper ma copine car je l'aime et je suis bien avec.

Vouloir plaire/séduire au boulot c'est juste pour me prouver, à l'aube de la quarantaine, que j'en suis encore capable donc je reconnais que c'est purement une affaire d'égo d'où peut être cette grosse pression que je m'inflige.

Après, je me dis également que ces sensations de malaise sont peut être dues inconsciemment au fait que je me dise dans mon for intérieur que ces démarches ne sont pas saines par rapport à mon compagne.

Ceci étant, le "malaise" étant installé avec une de mes collègues (à vrai dire il l'est peut être davantage dans ma tête que chez elle), avez vous des trucs/tuyeaux pour essayer de redevenir naturel et détendu quant je là croise ?

En d'autres termes, comment crever cette sensation et remettre les compteurs à zéro ?

Désolé pour la futilité de mon interrogation métaphysique et merci encore pour votre aide
Avec le biais de l’écrit c’est difficile d’etre Exact. Je pense que tu as raison quand tu dis que c’est dans ta tête. Pour une solution immédiate je dirais, limite tes interactions avec elle dans au cadre professionnel si tu sens que le terrain est à risque. Le temps que ça se tasse. Je ne sais pas dans quelle mesure c’est possible dans ton job ? Parce que ce genre de situation, ça appelle Toujours plus de transgression. Tu dis être sur de ton attachement et je ne doute pas de ta bonne foi, mais le besoin de plaire ça peut amener sur des situations compliquées à gérer, je suis sûr que tu as des cas dans ton entourage, alors que l’attachement à ta compagne était réel. Pour cela que je n’ai pas de jugement moral la dessus, c’est tout à fait humain.

Pour ça :
Citation:
ces démarches ne sont pas saines par rapport à mon compagne

Je dirais plutôt la manière dont tu t’y prends. En tout cas il y a quelque chose à creuser du côté de ton besoin de plaire, si tu te sens de te poser les questions qu’il faut je suis convaincu qu’il y a quelque chose à en tirer pour toi. Je conçois que tu sois venu pour trouver une solution au problème actuel, mais je ne peux pas te conseiller une solution uniquement immédiate quand le problème semble plus global, ce serait pas t’aider Complètement.
Est il possible que tu inclue ta compagne dans ta réflexion ou c’est pas quelque chose de faisable dans votre relation ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 02.12.17, 12h42 par Moumane
mistermint a écrit:
Avec le biais de l’écrit c’est difficile d’etre Exact. Je pense que tu as raison quand tu dis que c’est dans ta tête. Pour une solution immédiate je dirais, limite tes interactions avec elle dans au cadre professionnel si tu sens que le terrain est à risque. Le temps que ça se tasse. Je ne sais pas dans quelle mesure c’est possible dans ton job ? Parce que ce genre de situation, ça appelle Toujours plus de transgression. Tu dis être sur de ton attachement et je ne doute pas de ta bonne foi, mais le besoin de plaire ça peut amener sur des situations compliquées à gérer, je suis sûr que tu as des cas dans ton entourage, alors que l’attachement à ta compagne était réel. Pour cela que je n’ai pas de jugement moral la dessus, c’est tout à fait humain.

Pour ça :
Citation:
ces démarches ne sont pas saines par rapport à mon compagne

Je dirais plutôt la manière dont tu t’y prends. En tout cas il y a quelque chose à creuser du côté de ton besoin de plaire, si tu te sens de te poser les questions qu’il faut je suis convaincu qu’il y a quelque chose à en tirer pour toi. Je conçois que tu sois venu pour trouver une solution au problème actuel, mais je ne peux pas te conseiller une solution uniquement immédiate quand le problème semble plus global, ce serait pas t’aider Complètement.
Est il possible que tu inclue ta compagne dans ta réflexion ou c’est pas quelque chose de faisable dans votre relation ?


Resalut Mistermint,

Tu as entièrement raison c'est à moi de faire un travail d'introspection sur ce besoin énorme de vouloir séduire alors que je suis en couple et amoureux.

Après je ne veux pas inclure ma compagne dans ce travail car j'aurais peur que ça là blesse.

Sinon, pour revenir à ma collègue de travail, que je ne croise pas tout le temps vu que mon service compte beaucoup de personnes, que faire concrétement pour essayer de faire cesser le "malaise" mutuel ?

Je là snobe pour éventuellement là laisser revenir à moi ou bien j'essaie de la saluer avec un sourire naturel et détendu (pas évident vu la situation) ?

Au delà du cas particulier de l'interaction avec cette collègue, avez vous des astuces/tuyeaux pour retrouver de l'aisance et du naturel avec une personne, homme ou femme, qui vous met mal à l'aise ou qui vous intimide ?

Merci encore pour votre aide
Cela me rappelle un autre sujet abordé (Merdage....).

Bon, imaginons que cette démarche soit sincère et qu'on omet les jugements, des pistes de réflexion:

Citation:
j'aime toujours beaucoup l'idée de plaire


Tu dis ça parce que tu ne plais plus?

Citation:
Dans un deuxième temps, dès que j'ai réalisé qu'elles me plaisaient, je me mets la pression et je perds tout mon naturel et j'en arrive à vouloir les éviter car je deviens mal à l'aise/weird à leur vue
[...]
Même si je doute qu'il y ait des recettes miracles, auriez vous d'une part des astuces pour chasser cette angoisse/sensation de malaise quant elle est installée et d'autre part comment prévenir son installation dans ce cadre professionnel sans "échappatoire" contrairement à la drague de rue ?


Tu veux plaire, mais quand il faut passer à l'action tu angoisses et tu fuis.

Suggestion:

Pour chasser l'angoisse, le mieux est qu'elle ne s'installe pas, de base. Il y a ce qu'on appelle le triangle Pensées-Émotions-Comportements. Renseigne- toi dessus, ça peut aider. Et si elle s'installe, c'est peut-être parce que tu ressens ce qu'on appelle une incongruence.

Citation:
L’expérience brute est le sentiment ou l’émotion que ressent un individu instantanément après un évènement ou une expérience qui l’affecte.

L'Expérience objective prend en considération que les faits. On s’intéresse qu’à ce que l’individu a vécu.

Le soi idéal est inné pour chaque individu, tout comme nous avons chacun notre propre conception de soi. Cet idéal est une image de ce que l’on voudrait être, qui est soit atteignable ou inatteignable

Incongruence
Contrairement à la congruence, l’incongruence se définit par l’état où l’idée qu’on se fait de nous-même ne coïncide pas avec l’expérience brute, la réalité objective ou l’idéal de soi.

https://lapsychologie.weebly.com/concept-de-soi.html


Deux hypothèses:

1/L'angoisse est lié au fait que tu ne sais pas comment plaire. Ce que tu souhaiterais atteindre (plaire) ne coïncide pas avec l'expérience que tu fais.
2/ Répétant beaucoup "je ne trompe je ne trompe pas", l'incongruence se trouve en ce que d'un côté tu souhaiterais plaire (dixit ancien "gamer"), mais ce que tu as de valeur ne te le permet pas (tu es en couple). Ne souhaitant pas tromper ta copine, vouloir plaire est un genre d'interdit qui te donne ce côté "weird".

Citation:
Tu as entièrement raison c'est à moi de faire un travail d'introspection sur ce besoin énorme de vouloir séduire alors que je suis en couple et amoureux.
[...]
Après je ne veux pas inclure ma compagne dans ce travail car j'aurais peur que ça là blesse.


Perso, je ne pense pas que ça soit nécessaire de l'inclure, parce que ça ne la concerne pas elle, mais toi et tes ressentis profonds. L'inclure, à la limite, ce serait si tes actes dépassent ta pensée, tes fantasmes, parce que là elle est directement concernée, mais là c'est pas le cas.

Il y a des personnes qui ne peuvent se sentir bien qu'à l'intérieur de "relations libres", ce qui fait que les règles de "fidélité", "d'appartenance", de "ne touche/séduit pas à un(e) autre" n'a de sens qu'au regard d'une convention sociale et n'est pas LA règle. Si maintenant tu es exclusif, il y a certainement quelque chose à approfondir dans ton couple. Ce genre de questionnement peut aussi te permettre de te mettre en phase avec ce que tu es.

Citation:
Je veux juste me prouver que je peux continuer à séduire même en couple


La donnée "couple" n'aboutit pas vraiment à une régression du sex appeal. Beaucoup de gens paraissent au contraire plus séduisant lorsqu'on les voit "en couple". Parce qu'ils prouvent socialement qu'ils sont capables de plaire, de séduire, ou bien parce qu'il y a un genre d'interdit qui formule le désir de ce qu'on ne possède pas (encore). Ça leur donne de la valeur. A part s'ils se font chier dans leur relation et que leur conjoint(e) est à l'antipode de leur désir, ça c'est pas séduisant du tout.

On dirait à ta façon de parler que tu es rouillé, indésirable, et que tu n'as pas pratiqué depuis un bail. Est-ce que tu te sens séduisant envers ta copine? Est-ce que tu pourrais nous dire sans l'ombre d'un doute "Oui, je continue à plaire à ma copine et je la séduis"? Parce que si tu dis l'aimer et être réellement amoureux, ta petite amie est quasi inexistante dans ton récit, de même que sa façon de ressentir et d'être avec toi.

Pour ta collègue:

Citation:
Je me pose particulièrement la question dans le cas d'une collègue assez froide d'apparence, donc d'autant plus intimidante, qui était pourtant spontanément venu me parler 2-3 fois à la pause et avec qui j'avais rigolé. J'ai l'impression qu'il y avait une sorte de "créneau" qui s'est refermé et maintenant j'ose plus du tout aller lui parler.
[...]
Je là snobe pour éventuellement là laisser revenir à moi ou bien j'essaie de la saluer avec un sourire naturel et détendu (pas évident vu la situation) ?


A mon avis, la snober ne sert à rien parce que tu n'es rien à ses yeux et que probablement elle s'en fout, à part si tu l'as insulté en -asse. Tu te fais une montagne d'un truc qui pour elle n'a pas de valeur. Tu n'es qu'un collègue.

Être détendu, dire bonjour et avec un sourire, oui. Parce que c'est ce que font les gens socialement parlant quand ils sont au stade zéro de la relation.

Si c'est vraiment insoutenable pour toi, tu peux toujours tenter une approche frontale combo tapis (à modifier selon ta personnalité, ton feeling, la fille en question):

"Salut -Nom- (Sourire)! Écoute, j'ai bien aimé parlé avec toi de X la dernière fois/ça m'a bien fait rire cette l'histoire de X/j'aimerai bien savoir ce qu'il s'est passé après que X/j'ai bien apprécié cette chanson de X dont tu m'as parlé/autres phrases contextuelles. Mais c'est bizarre parce que j'ai l'impression que depuis 2-3 jours il y a un genre de malaise. Dis moi si je me trompe, parce que de mon côté je te trouve sympa et là, si je peux t'offrir le café pour la pause, ce serait chouette de continuer à parler de..."

Si tu n'oses rien de tout ça, et bien... il ne se passera rien.

Citation:
Au delà du cas particulier de l'interaction avec cette collègue, avez vous des astuces/tuyeaux pour retrouver de l'aisance et du naturel avec une personne, homme ou femme, qui vous met mal à l'aise ou qui vous intimide ?


Ta question est antinomique. Si une personne t'intimide ou te met mal à l'aise, c'est normal de ressentir de l'intimidation ou un malaise, tu ne peux pas être à l'aise ou non intimidé. Tu vois? La question serait soit d'apprendre à gérer ces émotions qui resteront présentes malgré tout, soit "Comment ne pas me sentir si mal à l'aise ou si intimidé face à ce type de personne, que cela me plonge dans la peur, l'angoisse, et l'inaction".
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Like a boss !) le 04.12.17, 08h32 par Allandrightnow
  • +1 (Pertinent) le 04.12.17, 13h42 par Moumane
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