Un peu de psy : les mères et les fils...

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Suite à la présentation de Marie (largement pourrie par des commentaires un peu hors sujet) et comme cela semble intéresser quelques personnes... voici un espace rien que pour en discuter (le sujet sera peut-être déplacé s'il n'est pas au bon endroit).

Pour mémoire, la présentation de Marie... et les discussions afférentes : http://www.frenchtouchseduction.com/board/hello-c-est-marie-vt20786.html
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  • +1 (Merci ! :)) par marie

Je n'ai pas d'avis sur la question en général, mais je rebondis sur un truc que tu as dit:

Citation:
- connais-tu le pseudo de ton fils ? (si c'est le cas, je vois mal comment il pourra poster des FR sans - implicitement - chercher ta validation de femme sur sa technique et te montrer à quel point il pourrait être un bon amant pour toi... Oedipe non résolu ?)


C'est assez caractéristique de ce qui me gène dans la psychologie: c'est absolument infalsifiable. Admettons que le fils raconte ses exploits pour s'exhiber devant sa mère, Oedipe, tout ça. Ok. Bon, maintenant, admettons que ça ne soit pas le cas du tout, qu'il n'ait absolument pas envie de coucher avec sa mère. Le point de vue du psychologue: mais c'est inconscient ! Que ce soit vrai ou non, l'inconscient permet toujours au psychologue de s'en sortir et d'avoir raison.

Personnellement, je ne pense pas avoir jamais connu le complexe d'Oedipe, mais c'est peut-être parce que je n'ai pas eu de père à "combattre". Quoi qu'il en soit, je n'ai jamais eu envie de coucher avec ma mère. Est-ce que j'ai eu ça, comme tout le monde, mais inconsciemment, ce qui explique que je ne m'en souvienne pas ? Peut-être, mais pour moi c'est du même niveau que la théière de Russel. Le complexe d'Oedipe fournit certainement une grille de lecture intéressante chez certaines personnes, mais de là à penser que ça s'applique à tout le monde...

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Théière_de_Russell pour les curieux).

Le fantasme de "coucher avec sa mère" est un raccourci... Oedipe correspond plus exactement au fait d'acquérir la puissance sexuelle du père au travers (sic!) de la mère.
Tu n'as pas besoin d'éprouver et/ou de te souvenir avoir éprouvé un désir sexuel pour ta mère (qui serait normalement refoulé de toute façon)...
Et je te rejoins sur le fait que si une théorie n'est pas falsifiable, c'est un dogme donc affaire de croyance plus que science... Parfois, il faut cependant attendre un peu pour pouvoir valider partiellement une théorie ou l'invalider (la relativité généralisée de l'autre... l'existence de l'ether d'un côté)
En fait, ce qui a tendance néanmoins a me faire accepter cette explication, c'est qu'elle fournit un cadre explicatif qui statistiquement tient la route...

Disons que sur ce point j'aurai mieux fait d'écrire que je me demandais ce que pouvais chercher un membre qui posterait un FR que sa mère pourrait lire... il me semble qu'il y a la un besoin de validation par la mauvaise personne

j'avoue ne pas avoir de relation très intime avec mes parents... par la je veux dire, que je ne vais pas expliquer mes problèmes, demander conseil a mes parents.

D'ailleurs je ne serais même pas été lui parler de "mes" théorie sur la matière... Et encore moins que j'ai appris ça sur le net :P

Personnellement si ma mère s'aurais mon pseudo en plus... je me recréerais un autre compte immédiatement :lol:

Moi je le persévérais comme une intrusion dans ma vie privé, mais bon c'est pas tout le monde qui on une mère poule derrière qui fond en sorte qu'il évite des discussion avec, pour éviter les discours inutile et moralisateur. (par exemple, mes blondes, je leur présente rarement mes parents, je leur parle jamais de ma vie amoureuse, car sinon j'ai droit a des discours complète sur le condom (d'ailleurs je me suis jurer que le prochain coup j'allais lui pété ma coche et lui laisser mes capotes avant de partir...), bref j'ai droit a tout plein de discours sur replay a la journée longue, après a chiale que j'évite les discussion avec elle. Et quand j'essaye de lui expliquer qu'elle en faites trop, a le prend personnelle et est vexé et me dit je suis ta mère, j'ai le droit de te dire ce que je veux, alors que moi j'en est aucunement le droit.


En toucas si j'apprenais que ma mère s'est inscrit sur le forum encore pour me surveiller, je lui péterais la plus grosse coche de ma vie, sa m'insulterais...

Mais bon, sa dépend aussi de la relation mère fils que les 2 ont, moi dans mon cas, sa serais juste inacceptable, mais pour d'autre ça serais juste normal, tout dépend du millieu dans lequel tu as grandit, moi personnellement j'ai plus de complicité avec mon oncle que mon père.
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  • 0 (Orthographe stp) par angie

Je pense également que le modèle "parlons de sexe avec nos parents dans les menus détails" n'est pas souhaitable.

Par ailleurs, quand je vois le nombre de jeunes qui se sont pseudo-éduqués tous seuls via le porno, c'est pas top non plus.

J'ai pu avoir étant jeune des discussions avec mes parents, courtes et assez générales pour ne pas en être gêné. Pour le reste, je ne manquais pas de ressources...

Sur le fond de ce thread, je reste persuadé qu'avoir une sexualité d'homme adulte nécessite d'avoir quitté sa mère, physiquement et psychologiquement. Ne plus être dans ses jupons, c'est-à-dire ne plus être sous son contrôle. Il est vrai aussi que lorsqu'un homme s'occupe bien d'elle, elle s'occupe moins de son ou ses grand(s) fils...

Toute mère est plus ou moins castratrice, ce qui est assez naturel. Et il est naturel et logique que dans toutes les sociétés humaines jusqu'à la nôtre, atteindre l'âge d'homme corresponde au moment où on quittait sa mère. Ce n'est plus vrai socialement chez nous, et on voit les résultats sociologiques et psychologiques.

Sinon, bonne initiative d'avoir ouvert ce topic, ça permet d'élargir le débat sans "taper" sur Marie.

:)
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  • 0 (Il y'a du vrai...) par Bunny Rose
  • +3 (100% d'accord) par cyberseb

@Okapi : rendons à César ce qui lui appartient... et à Elise l'idée d'arreter de pourrir la présentation de Marie !!! 8)
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  • 0 (lol) par okapi

Citation:
Sur le fond de ce thread, je reste persuadé qu'avoir une sexualité d'homme adulte nécessite d'avoir quitté sa mère, physiquement et psychologiquement. Ne plus être dans ses jupons, c'est-à-dire ne plus être sous son contrôle. Il est vrai aussi que lorsqu'un homme s'occupe bien d'elle, elle s'occupe moins de son ou ses grand(s) fils...


ce truc est essentiel, alors je le remets une seconde fois. Je pense que c'est un fait suffisamment établi pour ne pas avoir à mettre "je pense que .." ou "je suis persuadé que ..." et dire plutôt que la nature est ainsi. On est un homme, c'est à dire un adulte qu'à partir du moment ou on a coupé le cordon.

Citation:
Sur le fond de ce thread, je reste persuadé qu'avoir une sexualité d'homme adulte nécessite d'avoir quitté sa mère, physiquement et psychologiquement. Ne plus être dans ses jupons, c'est-à-dire ne plus être sous son contrôle. Il est vrai aussi que lorsqu'un homme s'occupe bien d'elle, elle s'occupe moins de son ou ses grand(s) fils...


En psychologie ça s’appelle même, je crois, « tuer la mère » terme un peu fort mais pas tant que ça. En effet, tant qu’on voit sa mère comme la mère et non comme une femme, on ne peut s’empêcher de l’idéaliser. D’où les aliénés mentaux du genre « je vois ma mère tous les dimanches, elle me conseille sur tout, d’ailleurs, tu sais, on est ensemble parce que vous avez le même prénom » ou « de toute façon toutes des salopes, sauf môman, hein » et cie. C’est à peine caricaturé. D’ailleurs l’un des rares conseils que m’a donné ma mère, à moi, c’est la première chose à demander à un homme avec qui tu envisages du sérieux c’est « et ta mère ? » s’il répond « ah…ma mère c’est…. » et te déballes toute son enfance en commençant par les petits gâteaux au citron légèrement meringués, c’est cuit. 1/ tu ne seras jamais assez bien par rapport à sa mère
2/ les risques d’avoir une belle mère hystérique sont multipliés de manière exponentielles


Maintenant, il faut pas tout mettre sur le dos des mères, elles n'ont du pouvoir que parce qu'on leur en donne. C'est vrai dans n'importe quelle relation, d'ailleurs.

Citation:
Maintenant, il faut pas tout mettre sur le dos des mères, elles n'ont du pouvoir que parce qu'on leur en donne. C'est vrai dans n'importe quelle relation, d'ailleurs.


Et c'est justement ce qui différencie l'homme de l'enfant : la possibilité de faire un choix sur la place que l'on accorde aux autres... incluant la mère et la femme ! C'est aussi la base pour séduire une femme d'ailleurs... d'où toutes les techniques de neg, de prizing, de recadrage et le lien avec le développement personnel !

Le problème (pour les femmes) est qu'il y a beaucoup d'enfants que d'hommes... et que c'est aussi leur moyen privilégié de "prendre le pouvoir" dans une relation sans en assumer la responsabilité !
Le point positif (pour les hommes) est... qu'il y a donc une forte demande de la part des femmes !!!
:-))

Cela dit, on considère généralement que c'est à l'adulte d'éduquer et d'aider l'enfant... une mère qui rendrait confortable la dépendance de son fils envers elle au lieu de l'inciter à s'émanciper participerait de fait à castrer son enfant. Et le pire... c'est que ces mères le savent, culpabilisent, s'en plaignent (version Tanguy)... mais sont au fond d'elles heureuses d'avoir au moins un "homme" qui ne les quittera pas, qui sera ce qu'elles souhaitent qu'il soit...

Donc... tout mettre sur le dos des mères... non ! Beaucoup... surement !!!

Et cela nous amène à la place du père dans l'éducation des enfants, et dans le rôle de séparation qu'il a entre la mère et le fils...
Le père est avant tout un exemple (normalement) pour le fils. Y compris dans sa relation avec les femmes, et en particulier avec la mère... Si cette relation est mal vécue, cela déteindra nécessairement sur le fils... (principe du mauvais exemple) sauf si ce dernier peut avoir d'autres figures paternelles dans son entourage lui offrant un meilleur exemple associé à une plus grande réussite.
Sur ce dernier point, il faut noter qu'un oncle dragueur névrotique pour compenser son insécurité mais ayant des résultats sera - me semble-t-il - un exemple plus pris en compte qu'un père soumis par sa femme et socialement amoindri. En fait, j'imagine que dans ce contexte, le fils aurait tendance à vouloir "venger" le père en adoptant le comportement de l'oncle mais... je ne suis pas psy !!! :-)

Cette place du père dans l'éducation de l'enfant repose, comme toujours, sur la place que lui laisse la mère (père passif) ou sur celle qu'il décide de prendre (père actif).
A titre personnel, j'ai eu un père passif et je déconseille... ce qui m'incite à devenir un père actif (un de mes axes de developpement perso que m'a inspiré FTS) même si, ayant une fille, la problématique est un peu différente.

Après avoir coupé le cordon, pourquoi forcément se rejeter l'un-l'autre ? être des étrangers tout d'un coup après des années d'harmonie ?
Entre " voir maman tous les dimanches et lui parler de tout", et "ne plus la voir du tout", il y a un compromis ; plus sain je trouve ;
c'est un trésor, et je l'appelle la COMMUNICATION
je dis pas que c'est facile de trouver la bonne distance, comme dans toute relation humaine,
c'est un équilibre à réajuster sans arrêt, mais ça en vaut la peine ;
fi de la possession, de la jalousie, de la curiosité, de la domination, de la manipulation, etc..
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  • 0 (A lire) par blam!

bon, vous assurez en psy..
alors petite question :
ça donne quoi l'Oedipe, quand le fils il a deux mamans, je veux dire un couple homo féminin, pour rester dans le sujet mère-fils ;
comment il s'en sort le gamin avec ses repères, si en plus dans l'entourage il n'y a pas de mâles, pour compliquer..
pas de tontons, mais des tatas, peut-être, mdr

C'est une bonne question. Je pense que ça doit être aussi difficile pour l'enfant que de se situer dans une famille monoparentale. Peut-être qu'il ira chercher cette mère chez une autre femme dans la famille (une tante, une vraie, une voisine ou je ne sais quoi...).


Au risque de paraître réactionnaire, je ne suis pas partisan de l'adoption par les couples gays ou lesbiens, même si je comprends bien leur désir d'avoir un enfant.
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  • +1 (Post responsable) par marie

coup de gueule :

et puis arrêtez de dire qu'on veut les garder pour nous, nos chérubins !
c'est bon pour les frustrées, les névrosées, les mal baisées, et j'en passe !

on est bien contentes de pouvoir enfin vivre pleinement, librement notre vie de femme, de femelle- oui, de s'éclater.. sans horaires ni discrétion

on est contentes qu'ils soient heureux, dans la vie qu'ils se sont choisie
aimer c'est libérer..
et quand on se retrouve, c'est sur un pied d'égalité, d'adultes responsables autonomes ;

et eux aussi ils sont soulagés qu'on ait une vie remplie, qu'on ne les fasse pas culpabiliser !

(pour rire un peu :
ma belle-mère me disait : ouf! surtout, ne divorce jamais, stp, tu peux tout le garder..
à l'époque ça m'avait intriguée, encore naïve et avec des principes, et puis en fait, je lui ai rendu, lol, cadeau empoisonné !!)

Citation:
Entre " voir maman tous les dimanches et lui parler de tout", et "ne plus la voir du tout", il y a un compromis ; plus sain je trouve ; c'est un trésor, et je l'appelle la COMMUNICATION


Tout à fait d'accord : un mode "tout ou rien" serait absurde !!!

Néanmoins, la sexualité d'une personne m'apparait comme un domaine "intime", "privé", constitutif de son identité. Si cette personne souhaite en parler, elle en est libre... (pour peu qu'elle n'engage pas de tiers dans ses propos).

Qu'il y ait un dialogue parent/enfant sur la sexualité EN GENERAL me parait indispensable. Que ce dialogue inclus la sexualité PERSONNELLE des parents et/ou des enfants me semble plus discutable, non ?

Dis-tu a ton fils les sensations que te procurent ce que te font tes amants ou même ce que vous faites ensemble ? Je ne pense (espère?) pas... même si cela ne t'interdit aucunement de lui dire que tu les apprécies pour leurs capacités (généralité)...

De la même manière, ton fils, en postant ici ses doutes sur sa virilité (ben ouais... faut regarder les choses en face... les mecs qui n'ont aucun doute sur leur rapport aux femmes et/ou la séduction... ben... ils viennent peu), comment la construire, l'assumer, la revendiquer, la vivre... va un peu mettre à nu une part de son intimité.
Ses FR seront moins souvent le besoin et le plaisir de montrer à quel point aucune femme ne lui résiste que des recherches de solution sur ce qui n'a pas marché ou la validation que la façon dont il a agit était la meilleure (reconnaissance de ses pairs...)
Il pourra aussi poser des questions ici qu'il n'osera peut-être jamais vous poser... car cela le concerne lui ! Genre... "j'ai envie de sodomiser ma copine, est-ce que je suis homo ?"...

Bref... tout cela pour en arriver au point clé : connais-tu le pseudo de ton fils ? Si c'est le cas, il me semble qu'il y a un problème... une confusion des genres... une intimité partagée inappropriée
Si ce n'est pas le cas : je ne vois aucun problème à ce que vous puissiez partager les connaissances de ce forum



Citation:
ça donne quoi l'Oedipe, quand le fils il a deux mamans, je veux dire un couple homo féminin, pour rester dans le sujet mère-fils ; comment il s'en sort le gamin avec ses repères, si en plus dans l'entourage il n'y a pas de mâles, pour compliquer.. pas de tontons, mais des tatas, peut-être, mdr


Ca donne, je pense, pas mal de tracas pour le gamin dans ses relations avec les autres... de questions : pourquoi il n'est pas "normal" (comme tout le monde...) ? Ces questions ont déjà été en partie traitée pour le divorce... et on commence à peine à voir les premiers ouvrages faisant le bilan (ben ouais... faut attendre que les enfants aient grandis pour faire une étude statistique)... mais, dans le cas du divorce, le nombre a fini par "normaliser" cette situation de l'enfant... ce qui n'est pas le cas des enfants de couple homosexuels.

Et, dans le cas de couple lesbien, s'il n'y a aucun "homme" dans l'entourage... elles ont peut-être un ENORME problème avec la moitié de l'humanité, non ???? Ce qui ne serait donc pas un environnement "sain" pour l'enfant...
Par contre, un couple lesbien où certains "hommes" accepteraient d'endosser le rôle de figure paternelle réduirait les dégats (je ne dis pas que tout se déroulerait facilement).

Accessoirement, fils d'une mère célibataire, j'ai appris à pisser debout... avec un oncle !
Et j'ai un ami qui a grandi dans un couple lesbien... mais avec une figure paternelle... et qui n'a pas de problèmes particuliers... devenu adulte (son enfance a été un peu... difficile).

A mon sens, il n'y a rien d'impossible... c'est juste que comme la piste n'est pas balisée, cela nécessite énormément de recul, de réflexion... et d'erreurs à corriger ensuite



Citation:
arrêtez de dire qu'on veut les garder pour nous, nos chérubins


Ben alors... il suffit de les laisser se démerder !
Mais pour cela, il faut leur avoir donné l'envie de faire par eux-même plutôt que de demander pour obtenir. Le gout pour l'indépendance est une conséquence de l'éducation : ce n'est pas quand le gosse a 15 ans qu'on lui dit "au fait, à 18 ans tu quittes la maison" alors que jusqu'à présent il était le coeur de la famille...
Mais si l'enfant s'est toujours senti épaulé par ses parents, soutenu dans SES démarches, pour explorer SES envies... sans pour autant être le centre de la maison... il y a des chances pour qu'il souhaite construire et vivre SA vie tout en sachant qu'il n'est pas tout seul... non?

Par contre, cela nécessite pour les parents d'accepter son autonomie et son indépendance très tôt, lors de l'enfance, et de la développer. Je ne parle pas d'exclure l'enfant, je parle de récompenser ses comportements d'autonomie au lieu de les voir comme un risque.
Et cela est compliqué, car ce n'est encore... qu'un enfant !
:lol:


Enfin... c'est juste mon avis... :mrgreen:
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  • 0 (100% d'accord) par marie

Citation:
Après avoir coupé le cordon, pourquoi forcément se rejeter l'un-l'autre ? être des étrangers tout d'un coup après des années d'harmonie ?
Entre " voir maman tous les dimanches et lui parler de tout", et "ne plus la voir du tout", il y a un compromis ; plus sain je trouve ;
c'est un trésor, et je l'appelle la COMMUNICATION


Une mére équilibré ne posera pas tant de problème que ça... Elle aura un instinct maternel, ok, mais elle saura le controler pour le bien de son enfant.

Mais il n'y a pas de solutions identiques pour tout le monde; apres c'est au cas par cas. Et quand il y a vraiment un problème sans possibilité de solution, et ça peut arriver, je pense que si, il faut le rejet. Parfois même couper les liens définitivement. C'est pour des cas extrême, mais des fois c'est ce qu'il faut faire.



Citation:
et puis arrêtez de dire qu'on veut les garder pour nous, nos chérubins !
c'est bon pour les frustrées, les névrosées, les mal baisées, et j'en passe !


De par mon expérience personnelle, je peux dire que quand il y a vraiment un problème, la mère est persuadée qu'elle n'a pas de problème, car elle le nit. C'est d'ailleurs pour ça que dans ces cas là, elle est incapable de se remettre en question. Souvent, ses actes et comportements vont à l'inverse de ce qu'elle dit. C'est d'ailleurs ce qui est tres troublant pour l'enfant car il a tendance au départ à la croire et se laisser manipuler. Alors qu'elle va avoir des grandes paroles tres "bien pensantes", conventionnelles, elle fera exactement l'inverse de ce qu'elle prone, tout en se croyant la mere parfaite. Et la seule chose qui puisse lui changer le comportement est la distance; voir carrément si elle est too much et hystérique, et qu'elle reste nuisible même avec plus de distance, le coupage définitif des liens. Et oui, la vie, c'est pas les bisounours ...
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  • 0 (Tout à fait !) par marie

merci pour vos témoignages;
sans le faire exprès, je ne commence pas par le plus facile et le plus ludique sur ce site;
mais vous avez réagi, tant mieux , les relations parents-enfants, qui déterminent toute notre existence, sont une priorité ;
j'apprécie que vous ayez un discours très sérieux et complet à ce sujet ;
je fais de mon mieux dans mon rôle de mère ; je ne nie pas que je suis fragile ;
cependant je suis très attentive à ne pas dépasser les limites que je me suis fixées, pour mon intégrité psychique, physique, et le respect de mon entourage ;
toutes ces réflexions m'amènent à dire que j'aurais agi exactement pareil si j'avais eu une fille ; j'aurais eu le même discours sur la sexualité et la vie en général ; il n'y a pas de tentative de séduction dans le fait d'en parler avec mon fils, et rien de mon intimité ;
bien sûr, quelquefois, c'est "limite", car les conseils impliquent une certaine expérience que l'on a eue, et il faut gérer prudemment ;
quand la confiance et le dialogue sont là, que les questions sont graves, la fausse-pudeur n'est pas de mise ;
pour ma part j'ai souffert de n'avoir jamais eu d'infos sur la sexualité dans mon milieu familial, très peu par mes amies de lycée ; en internat, elles en étaient au baiser seulement, sauf quelques cas qui nous paraissaient venir d'une autre planète ;
je n'ai pas pensé à me documenter non plus, et quand je me suis un peu éveillée, c'était en fac ;
je pensais que le prince charmant se débrouillerait avec tout ça..
ben non ; il n'en savait pas vraiment plus que moi..
bon, ça reste mignon, les premières amours ; mais au fil des années, j'ai bien senti qu'il y avait des lacunes, un manque d'épanouissement, et toujours personne pour en parler !
dans mon boulot, j'ai eu des cours d'éducation sexuelle (nul), on nous a conseillé des livres, avec des images .. porno ! ça n' arrangeait rien..
puis un jour, LA rencontre..
que de temps perdu, de vie commune gâchée !
à ce moment, l'enfant de l'Amour est arrivé, l'amour complet : physique, sentimental, cérébral ; ça n'avait jamais marché pendant des années : coïncidence ?
et vous voudriez que je refasse les mêmes erreurs avec les enfants, petits-enfants ?
c'est juste de l'info, du réconfort, une infime partie de la relation de couple ;

relations mère/fils , en vrac :
mon frère était pour ma mère l'homme de sa vie ;
sa femme de même préfère son fils à sa fille ;
question : est-il vrai que l'on choisit une femme qui ressemble à sa mère ?
(pareil pour la fille et le père ?)

par contre j'ai soigné des gamins torturés par leur mère..
dans certains pays et à certaines époques, les femmes ne gardent que les enfants mâles
mon beau-père a été haï dès sa conception par sa mère qui préférait sa fille (il est mysogine, c'est clair)
pas si évident mère/fils ! et qu'en est-il pour les pères/filles ?
je suis peut-être une mère-poule, mais les pères, ils semblent encore pire avec leur petite...

Citation:
question : est-il vrai que l'on choisit une femme qui ressemble à sa mère ?

Question compliquée... :mrgreen:

Idéalement, le choix de la compagne est indépendant de la mère que l'on a eu... ce qui signifie qu'il peut y avoir des différences et... des points communs ! :D

En fait, la question se joue sur différents niveaux :

- au niveau des valeurs : il n'est pas choquant de choisir une femme qui ait des valeurs communes avec sa mère... dans la mesure où ces valeurs sont partagées non seulement avec la mère mais avec l'ensemble de l'environnement éducatif de l'enfant devenu homme. Il serait plus troublant de choisir une femme ayant des valeurs identiques à celles de sa mère quand les valeurs de cette dernière vont à l'encontre de l'entourage de l'enfant
Exemple simpliste: choisir une femme "de droite" alors que l'ensemble de l'environnement éducatif de l'enfant était "de gauche" sauf la mère qui était "de droite" et alors que ses propres valeurs sont "de gauche"... me semble susceptible d'amener à s'interroger, non ?
A l'inverse: choisir une femme végétarienne alors que sa mère et une partie de son environnement est végétarien ne me parait pas signifiant, que l'on soit ou non végétarien (sauf si l'on trouve qu'être végétarien est débile et que l'on peut soupconner que l'objectif de choisir une femme végétarienne est de la "convertir" à manger de la viande...)

- au niveau du physique/du comportement/des attitudes : la aussi, la question est celle de la mesure... choisir une brune alors que sa mère est brune n'a rien de suspect... ou une petite... ou une femme plutot sophistiquée... ou une femme aimant le théatre... ou une femme avec l'accent de Marseille... ou un style de langage un peu précieux...
Par contre, choisir une petite brune sophistiquée aimant le théatre et ayant l'accent de Marseille à Paris avec un langage un peu précieux... comme sa mère... la, je crois qu'il faut se poser des questions, non ? :lol:

- au niveau de la relation affective/émotionnelle : c'est certainement la que la question est la plus criante.
Si l'homme souhaite être pris en charge complètement par sa femme, se soumis à ses caprices... bref accepte de s'infantiliser... il y a un problème !
Par contre, si l'homme se contente de respecter la territorialité de la femme (le logis la plupart du temps) tout en disposant de son espace à lui (l'extérieur... son bureau... etc.), si l'initiative dans la relation n'est pas uniquement d'un seul côté... bref, si l'homme n'attend pas que sa femme se comporte comme si elle était sa mère... aucun soucis

Enfin... juste un avis...


Citation:
(pareil pour la fille et le père ?)

Joker !!! :D

Ma fille a 5 ans et demi... c'est la plus belle du monde, la plus intelligente, la plus douée, la plus sensible (dommage pour les autres parents)... et c'est ma princesse !!!
:lol:

Plus sérieusement: les écueils sont les mêmes il me semble... mais il y a quelques différences liées à l'assymétrie qui fait que c'est la mère qui porte les enfants et que le père n'en est qu'à l'origine... il n'y a pas de relation symbotique avec le père.

De manière caricaturale, on pourrait dire qu'il y a une
- symétrie sur les aspects sexués
* parent d'un sexe/enfant du sexe opposé... relation à l'autre sexe, séduction : mère/fils et père/fille
* parent/enfant du même sexe... exemplarité (y compris dans ses relations avec l'autre sexe) : mère/fille et père/fils
- assymétrie sur les aspects trans-générationnels :
* mère/enfant... relation symbiotique, qui rejoint l'exemplarité pour la fille mais nécessite une séparation pour le fils
* père/enfant... relation généalogique, lié à l'intégration dans la société

C'est juste une théorie de ma part... et je n'ai même pas un DEUG de psycho donc... :lol:

Citation:
question : est-il vrai que l'on choisit une femme qui ressemble à sa mère ?
(pareil pour la fille et le père ?)


Uniquement si on a pas coupé le cordon. Dans le cas contraire non, le choix étant indépendant d'eux car on ne s'est pas construit qu'en fonction d'eux. Et aussi qu'on ne cherche plus une mère ou un père mais un homme ou une femme.



Citation:
pas si évident mère/fils ! et qu'en est-il pour les pères/filles ?
je suis peut-être une mère-poule, mais les pères, ils semblent encore pire avec leur petite...


J'ai connu deux filles vraiment à problème. La première, celle qui m'a emmené ici au départ, était une fille dépressive, avec une estime d'elle égale à zéro et qui a clairement confié avoir des problèmes énormes avec son père non résolus. Elle disait avoir volontairement choisi de vivre tres loin géographiquement de son père car elle n'était heureuse que loin de lui. Il était très possessif avec elle...

La deuxième était anorexique ( une vraie anorexique ) et avait clairement aussi des problèmes énormes avec son père ... Son poid étant la seule chose qu'elle semblait parvenir à controler dans sa vie.

Donc oui, clairement, il y a la même chose entre les pères et leurs filles.


Le risque dans ton histoire ou tu sembles avoir été frustrée d'avoir perdu beaucoup de temps est que tu ressentes le besoin de vivre à travers ton fils ce que tu n'as pas vécu à l'age ou tu aurais voulu le vivre ... Que tu le voies et ne comprenne ce qu'il vit et ses réactions qu'en fonction de que tu as vécu toi, et non en fonction de ce qu'il te dit. Enfin tout le monde a tendance à le faire; et je suis peut etre pas un point de vue objectif moi aussi car j'ai eu clairement des problèmes avec ma propre mère ... Donc, je vois moi aussi beaucoup à travers de ce que j'ai vécu ...
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  • +1 (Merci ! :)) par marie

sous toutes réserves :

un psychiatre m'a dit que la femme choisissait son compagnon en fonction de son père ;

parce qu'il m'arrive un truc bizarre et je lui ai demandé son avis :

quand je repense à mon ex-mari, le visage que je vois est celui de mon père,
ensuite, je fais la mise au point, (on ne gagne rien au change, lol), mais ça m'énerve...
il n'y a rien de comparable entre mon père et mon ex, enfin consciemment ;

et je pensais avoir une réponse plus profonde de sa part..

je ne pense pas que ça vous arrive des trucs comme ça ?

@cyberseb... juste un digression (FTS va finir en doctissimo... :lol: )

Citation:
La deuxième était anorexique ( une vraie anorexique ) et avait clairement aussi des problèmes énormes avec son père ... Son poid étant la seule chose qu'elle semblait parvenir à controler dans sa vie.


Eh non... l'anorexique ne contrôle malheureusement pas son poids... elle tente de disparaitre physiquement (comme la boulimique tente de disparaitre socialement... d'ailleurs l'anorexique est parfois une boulimique vomitive... elle mange énormément mais va vomir ensuite)... c'est une forme d'autodestruction, de suicide (mais sans le côté théatral du suicide)... particulièrement féminin (l'homme a plutot tendance à adopter des conduites à risques... toujours la différence intérieur/extérieur du féminin/masculin)
Enfin... ce que j'en dis..
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  • 0 (Merci ! :)) par cyberseb

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