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le 01.01.2016 par batiafj

2 réponses / Dernière par batiafj le 02.01.2016, 11h08

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Bonjour,

Tout d'abord, bonne année à chacun, bonne santé et plein succès dans vos entreprises!

Me voilà, la trentaine, célibataire depuis trop longtemps (depuis toujours, en fait), et désireux que ça change.
"AFC", "One-itis", selon votre jargon, mais je me soigne. :) Ce serait long de développer mon parcours, mais disons que j'ai grandi dans le rejet dès l'école, quelque peu abandonné par une mère souvent absente, et sous la tutelle de la télévision. Mon adolescence s'est passée cloîtrée dans une chambre sombre sur les jeux vidéos. Autant dire que je me suis retrouvé jeune adulte complètement déphasé et balancé dans la "vie active" avec la maturité d'un gamin, et un déficit affectif énorme.
C'est en début 2012 que les choses ont commencé à changer, après une conversion foudroyante au christianisme et un relèvement progressif de mes lacunes sociales et émotionnelles.

Aujourd'hui, il reste le domaine sentimental où j'ai toutes les peines à avancer. Il y a comme une rupture dans ma relation avec les filles, un fossé, qui me fait beaucoup de peine. Oui, AFC comme je l'ai relevé, j'ai cette tendance à me sentir "incomplet" seul et à espérer qu'une fille comble ce manque affectif. Enfin ça va de mieux en mieux, le temps me permet d'être de plus en plus maître de moi et de prendre plus de recul.
Mais c'est déstabilisant, cette impression d'être invisible, inexistant pour les filles que je croise. Pire, elles détournent le regard quand elles me voient ou me lancent un regard accusateur, comme si je ne devais pas les regarder. On est loin du petit sourire timide de la fille charmée d'être remarquée, comme dans les films.
De mon côté, j'ai un mal fou à affronter le regard des filles aussi, comme si j'avais envie de fuir si je me sens remarqué.
Je passe sur la sensation de grande nullitude que j'éprouve face à une fille qui me plaît et le stress qui monte direct.

Pour ceux qui ont vu le film d'animation "Vice-Versa", si j'ose dire, il me semble que je n'aie pas développé l'île des relations garçons/filles.
Autre problème qui, assurément, n'est pas à mon avantage: l'île de l'amusement semble aussi n'avoir pas été développé, ou elle s'est écroulée à un moment donné. Je n'aime pas les sorties en boites, ni la danse, ni les grandes aventures folles dont semblent rêver les filles. Je suis plutôt du genre introverti, contemplatif, j'aime le calme, les choses simples.
En fait quand j'essaie de me projeter avec une fille, j'ai peur d'être chiant à mourir. Alors oui, si la fille est plutôt énergique et extravertie, ça serait pour moi comme une source d'énergie que je n'ai actuellement pas. Mais du coup, comment intéresser cette fille si je suis comme je suis?

Alors voilà, ce que j'espère trouver par ici, ce sont des conseils et des encouragements pour vaincre ma timidité, comprendre mes blocages, trouver un équilibre et une assurance qui me font défaut et avancer dans mes relations jusqu'à concrétiser mon désir de fonder une famille.

Salutations
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bienvenue ! le 01.01.16, 14h20 par The_PoP
  • [0] Bienvenue ! le 01.01.16, 14h28 par Perlambre
  • [0] Bienvenue ! le 01.01.16, 15h03 par Alea
  • [0] Bienvenue ! le 01.01.16, 15h11 par Blusher
  • [0] Bienvenue ! le 02.01.16, 11h22 par Thedaze
  • [0] Bienvenue ! le 02.01.16, 11h28 par Axelos
Bon bah déjà bienvenue, une belle présentation bien détaillée ça fait plaisir.

Je ne sais pas trop si je peux me permettre mais j'ai une question, tu y réponds que si tu le veux bien c'est de la véritable curiosité de ma part.

- la religion t'a à priori été très bénéfique. Tu peux m'en dire plus ? Pourquoi ? Qu'est ce que cela t'a apporté ? Pourquoi le christianisme et dans quelles circonstances ?

Voilà c'est un sujet qui m'intrigue beaucoup car il dépasse ma comprehension et m'intéresse pourtant.


Sinon pour le reste je crois qu'il y a beaucoup de choses qui se jouent encore dans ta tête avec des croyances limitantes il me semble et une déficience de confiance en toi encore palpable. En clair, t'as probablement pas la bonne optique pour bien interpréter le regard des nanas :)

Qu'en disent tes amis / proches / connaissances / ta famille ?


Un dernier point également pour la route, tu ne crois pas que c'est mettre un petit peu la charrue avant les bœufs que d'envisager tout de suite la famille avant meme d'avoir entamé la relation ? Ni meme débute la réalité du couple ?

Je te souhaite de belles découvertes personnelles ici. Bienvenue en tout cas :)
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !
Merci pour l'accueil. :)

Je ne pensais pas forcément détailler cet épisode de conversion, d'autant que ça demande aussi de donner plus d'éléments sur mon état à l'époque. Mais je me prête à l'exercice volontiers.

Comme je l'ai dit, j'ai passé mon enfance de façon un peu triste: Mes parents ont commencer à se quereller, puis ils ont divorcé. J'ai donc fini sous la garde de ma mère, avec mes deux sœurs. Je voyais mon père de temps en temps les week-ends.
A la maison, j'étais poussé de côté par ma mère et mes sœurs parce que "elle voulaient être entre filles". A l'école, j'étais le petit garçon fragile et solitaire qui se faisait emm...der par les camarades, moquer, rejeté.
Donc mon enfance s'est passé le plus souvent seul, devant la télé. Quand j'ai voulu faire des activités (musique, sport, etc), ma mère ne m'empêchait pas, mais ne me soutenait pas. L'indifférence totale. D'ailleurs je ne me souviens d'elle que comme une ombre qui me lève le matin, me nourrit le midi et me couche le soir.
A un moment j'ai demandé à vivre chez mon père, mais j'étais déjà mal parti: mon temps hors école je le passais cloîtré dans ma chambre, sur les forums et chats Internet et les jeux vidéos.
J'ai démarré ma "vie active" de jeune adulte dans cet état: asocial, déconnecté des réalités, vivant dans une réalité parallèle que mon imagination s'est construite et à travers les jeux vidéos et les films. Autant dire que professionnellement, ce fut échecs sur échecs, évidemment. La vie sentimentale ne pouvait pas être autrement non plus.

Au fil des années, une dépression chronique s'est développée, parce que je voyais bien que j'étais à côté de la plaque et que la vie extérieure, que je devais bien vivre, était trop difficile et fatigante pour moi, alors que ma vie intérieure était si facile, si riche, mais si dénouée de sensations, de sentiments, de vie. De plus, pour être "compatible" avec le monde du travail, je me suis créé un rôle, une personnalité qui n'est pas moi, mais qui permettait plus ou moins d'être en contact avec l'extérieur. Mais c'était un rôle lourd et fatigant que je jouais avec peine et désintérêt.

Bref, ces détails m'amènent au début de l'année 2012: déprimé, seul, chargé de colères, de frustrations, de tristesses, de fatigue, mesurant l'étendue de l'échec de ma vie, sur le plan social, professionnel, sentimental, me sentant inutile et raté, indésirable et gênant, ça faisait un bon moment que j'envisageais de baisser les bras et d'en finir avec la vie.
J'ai été envoyé chez plusieurs psychologues durant ma vie, mais ils me faisaient tourner en rond. Là je suivais un groupe de dialogue pour borderline, je voyais un psychologue qui me donnait des médicaments mais ne mettait pas beaucoup d'énergie à m'aider. Bref, le fond du trou.
Un jour de grand ras-le-bol, je me suis décidé à commettre l'irréparable. Je me suis alors souvenu que quand j'étais petit, on m'a appris qu'il y avait un Dieu sauveur de l'humanité. Même si j'avais depuis longtemps tourné le dos à l'Eglise et à toute religion, j'ai tout de même levé les yeux au ciel en disant "Si il est vrai qu'il y a un Dieu, c'est le dernier moment pour te montrer, moi je suis fatigué, je n'en peux plus, je suis à bout et je veux quitter cette vie."
Il s'en est immédiatement suivi une sorte de rencontre mystique, j'étais comme foudroyé par une consolation et une paix indescriptible, je me suis senti comme empoigné par une force extérieure, qui a littéralement soufflé les nuages sombres de mon esprit et des souvenirs heureux de ma petite enfance ont commencé à revenir en surface.

Rempli de joie, j'ai donc commencé à m'intéresser à ce Dieu qui m'avait répondu. Je me suis procuré une Bible et j'ai trouvé dans ces textes ce qu'il me fallait pour commencer à retrouver le droit chemin, les bonnes valeurs, les relations humaines, le bien, le beau, à sortir de mon monde intérieur pour me confronter à la réalité. Un chemin de pardon, de réconciliation, d'humilité et de sagesse.

Le petit "hic" c'est que j'ai commencé à fréquenter des sectes chrétiennes évangéliques qui sont assez à miser sur les miracles et les choses tombées du ciel. Même si ça arrive souvent, ils ont tendance à oublier que si on est psychologiquement et émotionnellement à côté de la plaque, les miracles ne se font pas.
En les écoutant, donc, j'ai pensé que Dieu allait m'envoyer une fille tombée du ciel. Et j'ai perdu 2 ans avec cette croyance. C'est en revenant à la foi catholique, bien plus équilibrée et rationnelle sur les réalités humaines, que j'ai pris conscience que même si Dieu était capable de m'envoyer une fille, j'étais psychologiquement trop instable et immature pour que ça arrive.
Donc j'ai passé 2015 à rattraper le temps perdu, à apprendre les relations sociales, à gagner en maturité au niveau émotionnel et psychologique et surtout à voir la réalité en face. J'ai même eu la grâce de trouver un travail dans lequel je me sens bien, entouré de collègues sympas et valorisants.
C'est pourquoi j'arrive maintenant sur votre forum, c'est en quelque sorte pour continuer cette route de maturité, me défaire de mes préjugés, de mes peurs et mes mauvaises expériences.

Voilà. Un témoignage de conversion chrétienne, c'est toujours un peu bizarre, et j'ai partagé beaucoup de mon parcours de vie. Je me suis abstenu des détails les moins glorieux.

J'espère que ça répond à ta curiosité.

La principale chose à retenir, et j'en suis conscient, c'est que mon regard sur les filles est sans doute encore beaucoup conditionné par mes expériences avec ma mère, mes sœurs, mes camarades à l'école, ce que j'ai pu voir à la TV, et les rejets accumulés par mon immaturité.
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