Discussion : Faire bon usage des NTIC

Note : 25

le 19.08.2014 par Axelos

22 réponses / Dernière par Raven le 19.10.2014, 14h21

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Ajoutons le fait que tout le monde peut penser que des lunettes sont sans danger (à part les ondes mais c'est un autre débat)
Non, dans l'absolu, évidemment que non sinon y aurait pas eu d'autorisation de mise sur le marché.
M'enfin, c'est juste des lunettes qui te permettent de tout virtualiser, de vivre quasiment dans un monde parallèle.
Avec les annonceurs qui vont évidemment s'engouffrer dans la brèche. Avec toute leur batterie de chercheurs en neurologie.

C'est pas de la paranoia, c'est déjà le cas avec la télé, pourquoi ça ne le serait pas avec les Google Glass ?
Iskandar a écrit :Après, je ne suis que très moyennement d'accord avec certaines idées développées, comme:
Une chose ne devient mauvaise que dans un contexte et pour une personne donnés.
C'est parce que (sans vouloir te prendre de haut, c'est juste un fait) tu ne connais pas ton sujet. C'est communément admis parmi les gens qui étudient les addictions.
La plupart des éléments auxquels le quidam moyen pense quand on parle addiction ne peuvent se voir appliquer cette phrase. Et je ne pense pas que si beaucoup de gens bien font quelque chose sans danger alors ce n'est pas mauvais. Un verre d'alcool n'est pas dangereux. Mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'un verre n'est pas mauvais. Ce n'est pas pour ça que je ne bois pas.
Un verre est même plutôt bon pour la santé;)
Mais ne nous éloignons pas du sujet.
Beaucoup de gens ont des comportements addictifs communément admis, et ce n'est pas ça qui fait ou non la dangerosité d'un produit, on est d'accord.

Certains produits sont plus addictifs que d'autres, peu importe la personne ou le contexte (genre le cannabis).
C'est vrai. Mais déjà, tu prends un très mauvais exemple, car il n'y a rien de plus variable que l'addictivité du cannabis.
Ensuite, il est connu que beaucoup de produits très puissants n'ont pas le même impact selon leur usage:
les gens qui prennent de la morphine de manière dosée à doses antalgiques n'ont aucun risque d'addiction (le problème vient surtout des doses trop importantes qui dépassent le besoin antalgique, souvent parce que les malades surévaluent leurs besoins).
Il y a aussi le fait que les gens qui prennent de la coca au quotidien n'ont aucun problème au niveau psychologique (Certes, il existe aussi un manque physique car cela intervient sur le métabolisme, mais ce n'est pas ce qui déclenche les comportements compulsifs caractéristiques de l'addiction).
De même, certaines substances prises dans des rituels religieux n'ont aucun effet sur les personnes qui les prennent, alors que dans d'autres contextes elles sont immédiatement addictives.

Bien sûr, il y a le cas de certains produits comme l'héroïne ou le crack qui sont extrêmement puissants, mais il existe aussi une variabilité dans l'effet: certaines personnes ont une expérience avec l'héroïne qui les empêche de tomber accros.
On sait aussi que de la même manière, l'équipement biochimique de certaines personnes les prédispose à débuter l'usage de la cigarette plus tôt (alors qu'ils n'ont pas encore été exposés au produit), et augmente le risque de rechûte lors de tentatives d'arrêt. A contrario, certaines personnes peuvent s'arrêter quand elles veulent sans subir aucun effet de l'addiction.
Et ce n'est pas une question de volonté, même évaluée objectivement. La volonté n'a rien à voir là-dedans, car elle intervient par des circuits neurologiques dont l'effet est inhibé par la plupart des drogues, empêchant la volonté d'intervenir sur le comportement qui devient compulsif.
C'est une question de personne, au sens terrain biologique. Chaque personne a des variantes de récepteurs/vecteurs des effets des drogues (pour simplifier) différents, et les différentes combinaisons font que l'ont va observer des sensibilités différentes en fonction des drogues et des situations.
Pour certains, il existe un sensibilité globale aux comportements addictifs. Pour d'autres, seuls certains ont un effet. Ou dans certains circonstances qui vont révéler la sensibilité, alors que le cerveau aurait un fonctionnement normal et une réaction "mesurée" à la drogue la majorité du temps.
Et oui les NTIC présentent une certaine addiction, d'autant que c'est une combinaison de médias, qui chacun, de base, étaient déjà source d'une possible addiction (genre la télé)
Ce qui les rend addictive c'est leur utilité, et le fait que cela s'inscrive dans le cadre du travail et de la recherche de performance (exactement le même genre de contexte que pour les addictions aux amphets ou à la cocaïne...)
Mais faut pas déconner non plus: on est loin de la caricature des médias (ou des campagnes de prévention). Plus précisément sur cette question de caricature, je pense au cas des jeux vidéos. Le jeu vidéo, c'est pour les geeks sans amis. Sauf que, quand je regarde autour de moi. Oui, la sociabilité va influer sur le type de jeu consommés (que je n'aime pas ce terme dans ce contexte). Mais pas sur le fait de jouer ou pas. Plus précisément, le mec qui sait pas jouer ou a un très faible niveau à Call Of Duty, bah, on se doute (même si parfois c'est une fausse impression) que c'est pas forcément le gars régulièrement dans sa bande de pote l'aprem. Si en plus, il est bon en jeux de combats, ben, ça se précise. Si il n'est pas trop bon aux cartes non plus, ben voilà.
J'ai pas capté ce passage.
Si ton idée, c'est qu'il faut être un no-life pour être accro, j'ai un collègue qui a une copine, est sociable et tout, mais qui se lève tous les jours deux heures plus tôt pour jouer à ses jeux en ligne, et qui prend tous les moments où il n'a rien de prévu et pas d'activité avec sa copine pour ça.
Je considère que c'est être accro, sachant que ça induit un fort changement dans son rythme de vie, et que s'il ne peut pas le faire il en est frustré.
C'est une légende de penser qu'il n'y a que les branleurs sans copines qui jouent (je ne joue plus par manque de temps), mais aimer les JV n'empêche pas d'être sociable (et jouer peu d'être bon, je connais des mecs qui touchent une manette une fois par an et qui plient des mecs qui font des concours...)
Venusian a écrit : Non, dans l'absolu, évidemment que non sinon y aurait pas eu d'autorisation de mise sur le marché.
M'enfin, c'est juste des lunettes qui te permettent de tout virtualiser, de vivre quasiment dans un monde parallèle.
Avec les annonceurs qui vont évidemment s'engouffrer dans la brèche. Avec toute leur batterie de chercheurs en neurologie.

C'est pas de la paranoia, c'est déjà le cas avec la télé, pourquoi ça ne le serait pas avec les Google Glass ?
Virtualiser? N'importe quoi...
Tu es toujours en superposition, et toutes les informations sont bien ancrées dans le réel et pour permettre d'interagir de manière améliorée avec lui. C'est pour ça qu'on appelle ça la Réalité Augmentée.
C'est pas le délire d'être coincé dans un monde virtuel addictif car nous permettant d'être très différent. C'est loin d'être comparable aux jeux vidéos de ce côté là.
Bien sûr, la superposition fait que l'on va bien sûr avoir beaucoup de possibilités d'insérer des pubs, vu que justement c'est bien ancré dans le réel (tu croises une boutique qui a des promos sur le genre d'achats que tu fais en ce moment, les glasses te pointent une flèche dans sa direction, tu cherches un restau, elles t'indiquent celui qui a un menu comparable à ce que tu peux aimer. Il y a un côté pratique mais il y aura certainement un côté invasif aussi, cf Minority report qui fait un bon usage du concept).
Mais ça n'a rien avoir avec les addictions.
Et si de méchants chercheurs en neurologie (Boouh, la science qui veut nous réduire en esclavage) étudient les processus qui augmentent notre réceptivité à certains stimuli, ce n'est pas de leur responsabilité si on fait un mauvais usage de leurs recherches:
il n'y a pas besoin d'être très scientifique pour appliquer ces résultats au marketing.
C'est un peu triste de voir des exemples dans tous les sens. Comparer les Google Glass à la télévision, c'est déjà assez étrange (surtout le fameux "Si y'a des gens accro à la télé, je pense que tout ce qui a un écran peut être à l'origine d'une addiction"), mais quand on commence à parler de drogue, ou d'alcool, c'est carrément Hors-Sujet. Comme le dit Outkast, un verre de vin rouge par jour serait même bon pour le cœur. Pour le reste, il a mieux résumé que je ne saurais le faire pourquoi tout cela tient de la psychose (enfin, à propos des Google Glass, l'addiction à la télé est une réalité, les jeux vidéos, les réseaux sociaux, idem).
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