Vos parcours professionnels

Note : 23

le 19.03.2010 par FK

67 réponses / Dernière par Onmyoji le 29.12.2020, 09h59

Le taf, on y passe 8h par jour minimum, et c'est loin d'être facile tous les jours. Ce forum est là pour échanger autour de tous les sujets en lien avec votre vie professionnelle.
desolé par avance pour les fautes

alors premier boulot ça a ete un stage pour le lycée les 2 mois des vacances d'ete ( panneaux publicitaires poncer , refaire les lettrage , adhesif , peinture ect.... ) , j'ete en 1ere année de dessinateur executant en publicité et apres ce stage je n'ai pas fait ma deuxieme année que j'ete sur d'echouer à cause des math entre autre .
du coup me voilà dans la vie active et je decide de m'engager dans l'armée , à l'epoque la pub à la tele raconté qu'avec ou sans diplôme on pouvait s'engager , et bien faux .
par piston je fais un remplacement de 2 semaines à auchan à mettre les cereales en rayon .
ensuite interim , mon pere reussi à me prendre dans la boite ou il bosse je fais le manoeuvre , pendant 1ans
je trouve quelques mois plus tard un emploi ans une entreprise de plomberie couverture pour faire le manoeuvre encore et je ne connaissé rien au boulot de plombier ou de couvreur j'ete juste la pour aider , puis un jour l'ouvrier m'a laissé sur un chantier tout seul toute une journée chez un client il m'avait donné des instructions mais à son retour ça n'allé pas et le patron est venu on c'est embrouillé et jme suis barré et il me doit encore 16h supplementaires .
quelques mois plus tard , me voilà à l'afpa pour une formation de maçon j ene l'ai pas eu enfin j'ai l'ecris mais pas la pratique cause , ma dalle ete trop molle pour passer la boucharde et mon angle en brique de parement pas trop droit
me revoilà en interim dans les travaux publique c'ete sympas
puis retourau boulot de mon pere ( mon pere et plâtrier le vrai pas seulement poser du placo mais tirer la taloche , enduit à l'ancienne... restauration de chateaux ect.... )
et un jour , la coiffeuse venant nous couper les cheveux on discute boulot et me dit que l'entreprise qui lui traite sa maison contre le termite recherche quelqu'un , ok je contact la personne je fais l'entretien et 1er cdi
tout va bien petite structure le patron , le commercial qui est co gerant , le secretaire , un ouvrier et moi , 1 an passe et les 2 gerants n'arretent pas de faire des elogent de mon boulot du coup je demande une augmentation je m'en tape des congratulations , ils font la sourde oreille mon collegue aussi du coup en a demandé une , voilà le moment de la foire international à Bordeaux et nous avons un stand , j'avais pour l'occcasion fait un t-shirt avec marqué derrière "" à quand l'augmentation bientôt j'espers "" en passant devant toute les autre entreprise ils ont pas trop apreciés mais tant pis.
et arrive l'augmentation annuel et la ils se sont bien foutu de nous en nolus sortant qu'on l'avait eu 1 mois avant , j'ai applaudis ; les mois passent mon collegue à eu des ennui de santé en discutant avec lui je m'aperçoit que j'ai la meme chose que lui mais en 2 fois plus gros c'est à die une hernie inguinal , on se fait operer pratiquement en meme temps sauf que moi j'ai eu 2 mois d'arret car je porté des charges lourdes , à mon retour tout se passe bien jusqu'a un beau jour allé 1 mois apres mon retour c'ete un vendredi j'ai passé ma journée au depot , à construire des cloisons en placo , je devais allé sur un chantier pour le lundi avec le commercial le secretaire me disais qu'il allé pas tardé car il avait pa sgrand chose , arrive la debauche je me prepare a monter dans ma caisse quand il decide de montrer le bout de son nez , et monsieur n'a pas ete content que je le dise non en plus il senté le ricard à plein nez , 1semaine apres j'ete viré .
retour encore en interim et dans le traitement de charpente et trouve un cdd dans le meme metier , cdd ou j'y met fin car le patron ete taré c'ete un artisant mais il se faisait mené en bateau par 2 commerciaux qui lui trouvés n'importe quoi comme chantier , de plus ils parlé mal chez les clients .
je me suis dit si lui il arrive à etre patron , y a pas de raison que moi j'y arrive pas , je me suis mit à mon compte auto entrepreneur , ça n'a pas fonctionné mais je n'ai pas perdu d'argent donc je m'en tire bien , ça a duré 2 ans .
jj'ai re signé un cdi toujours dans ce job (traitement de charpente , isolation , nettoyage toiture ect...)
1apres mon premier mois dans cette entreprise je savais à qui j'avais a faire , une entreprise ou les commerciaux sont les rois ( et pas que dans cette entreprise) et les ouvrier de la mer*** , on c'est tous fait virer les un apres les autre en commençant par notre responsable technique qui soit disant n'avait pas atteind les chiffres alors que la vrai raison c'est qu'il ete trop copain avec nous et ça plaisait pas , je me suis fait virer en avant dernier l'année derniere et mon chef lui c'est barré , j'ai toujours des contacts et c'est toujours la merde labà .
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  • [0] Orthographe stp le 17.05.15, 00h18 par Nidwazo

Salut !

Mon parcours pro est encore mince, mais il se construit, doucement.

Tout d'abord niveau études, j'ai oscillé pendant quelques années entre les lettres et les sciences. Faire une carrière publique et améliorer la vie de la cité, ou m'éclater dans un domaine plus technique. Mon père m'a longtemps cru littéraire pur jus car j'ai toujours bien aimé les langues, la poésie, la politique. Et j'avais toujours de très bonnes moyennes en français, anglais, histoire sans trop forcer.
J'aimais aussi les sciences mais avec des capacités moins marquées. Particulièrement l'informatique. J'ai commencé à faire des petits bouts de code au collège et j'ai continué chaque année.

En seconde, alors que j'avais pris l'option "littérature et société" ainsi que SES, ma prof de maths m'a quand même incité à faire un bac S, vu que cette année mes résultats scientifiques étaient (très) corrects.

La première et la terminale S ont été plus difficiles pour moi (sauf pour les matières non-scientifiques où j'ai continué à cartonner ^^). Je n'avais jamais trop travaillé en sciences donc j'avais des moyennes... moyennes. Et pourtant j'ai réussi à accrocher la mention Bien au bac, spécialité Informatique et Sciences du Numérique.

Entre temps j'hésitais entre Sciences Po Bordeaux et suivre un cursus informatique. Je n'ai pas réussi le concours faute de préparation donc il me restait le champ libre pour l'étude des ordinateurs ^^ j'ai donc candidaté et été admis à l'IUT Informatique de Bordeaux.

Mes bons résultats sur l'ensemble du DUT m'ont permis d'avoir mes chances pour une école d'ingénieur. J'ai candidaté à l'ENSEIRB-MATMECA, qui fait maintenant partie du groupe A (le top 20 des écoles), en alternance ; à la suite d'un concours en quatre étapes (dossier académique ; maths/anglais/culture gé ; entretiens d'admissibilité ; recherche du contrat d'apprentissage), je suis déclaré admissible.

J'effectue actuellement mon stage de fin de DUT dans un groupe international de 65 000 salariés, où je participe au développement d'une application permettant de suivre l'évolution d'un projet ainsi que les dérives de coût et de temps, entre autres. J'ai pu négocier en interne mon contrat d'alternance pour l'école d'ingénieur récemment. Cela va me permettre d'être dans un environnement connu, tout en montant en responsabilité au fil des semestres. L'objectif de ma mission en alternance sera de participer à l'évolution du modèle de coûts des projets aéronautiques du site du Haillan. Ce qui veut dire, recueillir les besoins des clients, mais aussi rédiger et concevoir les spécifications de chaque logiciel du package, élaborer l'architecture technique de chacun d'entre eux... jusqu'au développement informatique, le test et le déploiement de ces programmes. Quelque chose qui me plaît beaucoup car je ne serai pas enfermé uniquement dans le technique, ce sera également l'occasion de travailler le côté humain et relationnel :)

Sous réserve d'avoir validé mon diplôme d'ingénieur, je souhaiterais dans l'idéal faire un mastère spécialisé (bac+6) afin d'acquérir des compétences plus poussées dans le management d'un projet industriel. J'aimerais le faire s'il est délivré par une école de commerce et une école d'ingénieur parisienne. Par contre ça paraît plutôt prohibitif en ce qui concerne les frais d'inscription.

Mon objectif est d'arriver à profiter de toutes les rencontres que je ferai pour toujours affiner mon sens du relationnel, m'ouvrir sur les autres. Je l'entrevois avec quelques collègues avec qui il est de plus en plus facile de se confier et d'ouvrir une fenêtre sur son monde. En prenant de la bouteille je vois que les gens équilibrés ont vraiment des côtés intéressants, mais ils ne vont pas forcément les donner sur un plateau.
Mon autre objectif relationnel/pro est de profiter de cette aisance sociale que je vais me forger pour me construire un réseau.

Bonjour à tous !

Je profite de cette section pour présenter mon parcours scolaire.

Elève studieuse au collège, je n'ai jamais eu d'autre appréciation que les "Félicitations" depuis la 6ème, ce qui ne rendait pas peu rendre fière ma maman. Ayant raté de peu le lycée Henri IV, j'atterris dans un lycée très proche mais moins prestigieux situé dans le 5ème arrondissement de Paris.

Malheureusement, étant issue de classe populaire, à tout juste 16 ans je comprends en fréquentant des enfants "bourgeois", ce qu'on appelle "plafond de verre". Pour la première fois de ma vie, je suis en échec scolaire et je ne comprends pas pourquoi je ne réussis pas à l'école, ni le sentiment de décalage qui me donne envie de fuir, littéralement. Je sèche de plus en plus les cours à mesure que je prends conscience des différences qui existent entre mes camarades et moi. Ils ne le savent pas, mais avec leur facilité à souligner nos différences (les ados sont cruels quand ils ne savent pas de quoi ils parlent) je prends doucement la mesure de ce qui fera plus tard mon tempérament de "Valkyrie".

J'obtiens mon bac S sans mention avec une note au bac de 6 en maths et de 6 en physiques. L'occasion pour moi d'enterrer tout rêve de carrière scientifique. Et comme je ne sais pas trop quoi faire, j'atterris en fac de sociologie. 1 ère année d'études, tout se passe bien mais je sens que je ne suis pas à ma place. Les années passent et avec ma licence de socio, je passe le concours de Sciences Po Lille pour faire des études de Finance. L'amphi est imposant et comme à mon habitude, j'ai décidé de passer ce concours à la dernière minute. Je suis reçue sans trop y croire. Et j'atterris donc dans une ville que je ne connais pas, sans amis, avec une relation à distance, que je gère comme je peux.

Entre temps, j'ai fait deux trois stages qui m'ont permis de justifier ce changement de direction. J'ai aussi passé le test du WISC 4 sans trop y croire, à la fin de ma 2ème année de sociologie alors que je pensais tout abandonner.

Ma mère avait une amie proche en échec total dans sa vie, selon elle. Elle regrettait de ne pas avoir trouvé de raison à son "errance" qui avait duré trop longtemps. Sa délivrance ayant été obtenue par ce résultat positif au WISC 4, elle pensait le faire passer à ma mère qui était plus que sceptique, mais correspondait parfaitement au profil. La mode des surdoués commençait tout juste à gagner la France, donc à cette époque, on ne cherchait pas forcément à justifier tous ses malheurs par la douance, mais c'était quand-même un bon moyen de se rassurer en nous disant que peut-être, maintenant qu'on avait écarté une explication scientifique à nos échecs peut-être qu'il était temps de mettre fin à sa propre médiocrité et son auto-apitoiement.

Finalement, comme j'étais moi-même perdue, je l'ai passé (sans trop y croire) parce que je voulais me prouver à moi-même à cette époque que j'avais de la ressource et que j'étais pas si nulle que ça, perdue mais pas débile. Au final, ce "test" n'a rien changé à ma vie, mais m'a permis une chose. Celle de moins perdre mon temps à me justifier quand je cherche trop la validation des autres. D'ailleurs ça m'a bien aidé plus tard parce que beaucoup de mes profs pensaient que je n'avais pas le bagage suffisant pour viser un IEP de Province.

Pour la suite, je suis en train de finir mes études tranquillement et j'envisage de retourner vivre à Paris. J'aimerais travailler dans une instance de régulation des comportements limites des banques ou alors rester dans la théorie pure. Pour la vie pro, c'est assez mince à part des jobs de vendeuse et de serveuse. Éventuellement, j'ai travaillé dans une boulangerie pour payer mon loyer l'été mais je m'estime quand même assez privilégiée compte tenu de mes origines sociales parce que rien ne me destinait à faire des études supérieures. Mes parents n'ont par exemple même pas leur bac, ni leur brevet. Donc c'est dire les difficultés auxquelles j'ai été confrontée mais grâce au lycée et au test du WISC 4, j'ai obtenu assez "d'encouragements" pour poursuivre ma route en toute sérénité.
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  • [+1] Cool le 23.12.20, 21h35 par voucny

Quand tu parles de plafond de verre à quel niveau l'as-tu ressenti?
Pour la mode des surdoués, à vrai dire je n'ai pas trouvé grand monde pour qui ce soit une révélation qui change tout et ton histoire s'inscrit un peu là-dedans. Il y a des gens qui se définissent par ça (tous les wannabees aspies qui pensent que tous sont hpi, et que c'est cool, et que ça les dédouane du moindre effort social, et tous ceux qui ont besoin de leur association pour se sentir moins médiocres, et je dis ça en étant élitiste)
et ils ont le don de me saouler, on peut très bien être nul et être "surdoué", le potentiel non réalisé n'est qu'une preuve qu'on gâche les choses alors qu'on a eu la chance d'avoir des capacités supérieures qui normalement devraient nous aider à mieux se gérer.
En général quand on est pas con, on sait qu'on fonctionne plus vite que les autres, qu'on voit des choses qui ne sont pas évidentes pour les autres... et pourtant on se sent médiocres, inaptes, parce qu'on a plus conscience de ses échecs.
Finalement le test n'a d'utilité que la vérification de cette impression, parce qu'on sait aussi que les cons se surestiment (mais eux ne doutent pas). Et de servir de passe pour les autres, parfois. Et je trouve très sain que tu voies bien au delà de ça.
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  • [+1] 100% d'accord le 24.12.20, 10h11 par The_PoP
Have you ever...?

Gaffe aussi dans les analyses de ce qui n’a pas marché de bien trouver ses propres responsabilités et de ne pas se dédouaner systématiquement sur : les autres, la faute pas de chance, c’est parce que je suis différent / HP / surdoué.

Il y a effectivement plein d’autres facteurs que l’intelligence à la réussite scolaire mais certains de ces facteurs sont aussi utiles à d’autres choses plus tard. Avoir identifié ses points faibles aide alors pas mal.
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

The_PoP a écrit :
24.12.20
Gaffe aussi dans les analyses de ce qui n’a pas marché de bien trouver ses propres responsabilités et de ne pas se dédouaner systématiquement sur : les autres, la faute pas de chance, c’est parce que je suis différent / HP / surdoué.

Il y a effectivement plein d’autres facteurs que l’intelligence à la réussite scolaire mais certains de ces facteurs sont aussi utiles à d’autres choses plus tard. Avoir identifié ses points faibles aide alors pas mal.
@The Pop,

Je comprends ce que tu veux dire par là. Mais d'un autre côté, je pense qu'il y a deux poids deux mesures.

A plus long terme, ce n'est pas une solution satisfaisante parce qu'on ne peut pas laisser sa confiance en soi reposer sur un élément aussi tangible et contestable. Néanmoins à court terme, le fait de se découvrir "surdoué" peut être un moteur utile s'il débouche :
1) Sur une réflexion plus profonde et plus nuancée.
2) Sur un remplacement du moteur initial de notre manque de confiance en soi, par des expériences positives/ fructueuses, imputables à l'action/ des éléments plus objectifs.

Par là je veux dire que l'idée quand j'ai passé le test c'était ni de rechercher une faute chez autrui ni de trouver un responsable à mes mauvaises aventures, mais de trouver des réponses à mes questions de jeune adulte un peu paumée.

Plus particulièrement, l'idée, pour moi à l'époque, c'était de trouver un ego booster assez puissant pour en faire un moteur crédible. Je pensais, de cette manière (et je ne me justifie pas, j'explique juste que je trouve pas ça mal en soi, de passer le WISC IV même si certains le font pour se rassurer sur leur valeur en faisant un usage parfois critiquable du résultat) que j'avais le droit de savoir. Et je ne vois pas de mal à prendre cet élément pour avancer dans sa vie quand :
1) On se sent perdu,
2) Ressent le besoin de se repérer par rapport aux gens de son âge,
3) Cherche à faire ses preuves,
4) Cherche à construire son identité sur des caractéristiques qu'on valorise/ priorise,
5) Cherche un peu à justifier ses questions,
6) Se donner confiance en soi,
7) S'intéresse au mode de fonctionnement des uns et des autres de la même manière qu'on cherche à se positionner par rapport aux personnes qui nous attirent en s'intéressant à la séduction.

Je me rends compte en écrivant que ça en dit beaucoup sur moi, mais je me suis intéressée à la "surdouance" dans le même temps que je me suis intéressée à la sociologie, aux interactions humaines, déterminants sociaux/ économiques/ bien au delà des déterminants génétiques (parce que je voulais non seulement faire une segmentation de ces déterminants mais également en évaluer le poids) des comportements humains, aux biais cognitifs, etc.

Tout ça pour dire, après avoir parcouru un peu le forum que je ne me sens pas si différente dans ma démarche (de jeune adulte en fac de socio) de époque d'un AFC qui cherche à perfectionner ses méthodes de séduction en se rendant sur FTS. L'objet n'est pas le même mais l'approche est très analogue. La question de se situer par rapport à un sujet, de conscientiser son comportement pour devenir un peu plus proactif, tout en ayant à l'esprit un certain objectif (en séduction, ça peut être une relation plus ou moins sérieuse, pour moi qui étais une étudiante qui visait un IEP, c'était d'acquérir plus de valeur non pas en séduction mais "scolaire").

Et puis, par la suite ça m'a quand même aidée à tomber sur des lectures (en développement personnel plus ou moins douteux/ nuancés/ éclairants) qui m'ont (je le pense aujourd'hui) nourrie. Je cherche pas forcément à me justifier, mais je pense que l'approche et la démarche c'est avant tout de trouver des réponses à ses questions. L'objet au final importe moins que l'usage qu'on en fait comme tu le dis très justement dans ta réponse. Et je pense que le parallèle est pas si faux en séduction, si on applique la même conclusion. :D

En écrivant ma réponse je repense à une interview de Carla Bruni sur le plateau de Laurent Ruquier à l'émission "On n'est pas couché". Du souvenir qui m'est resté de ce discours, elle mettait en garde contre les risques qu'on encourt quand on cherche des réponses sans comprendre les raisons d'une telle recherche c'est de surcompenser en tentant de rationaliser quelque chose qui au final perdrait en importance s'il était conscientisé. Chez elle par exemple, elle explique qu'elle a cherché à plaire par la personnalité en se mettant avec des hommes plus âgés comme Jean-Paul Enthoven qui avait le double de son âge. Après c'est sujet à interprétation, mais je pense que ses expériences amoureuses l'ont aidé à mieux cerner son problème de départ qui était le fait de surcompenser par la personnalité (je reprends ses termes), un manque de confiance en soi. Finalement, chez moi Gafano, l'idée de départ, c'était de trouver des réponses à des questions, et surtout un moteur pour me donner un coup de pied aux fesses. Après, j'ai peut-être surinterprété, c'est un des défauts quand on est le sujet d'observation et l'observateur. :mrgreen:

(Je viens de me relire et quand je parle d'enfants" bourgeois", c'est sans jugement de valeur. Je voulais dire par là, au sens sociologique, cad issu d'une famille de cadres/ cadres sup, aux parents de CSP supérieure, de classe moyenne sup, un patrimoine capitalistique ou intellectuel).

Onmyoji a écrit :
24.12.20
Quand tu parles de plafond de verre à quel niveau l'as-tu ressenti?
Pour la mode des surdoués, à vrai dire je n'ai pas trouvé grand monde pour qui ce soit une révélation qui change tout et ton histoire s'inscrit un peu là-dedans. Il y a des gens qui se définissent par ça (tous les wannabees aspies qui pensent que tous sont hpi, et que c'est cool, et que ça les dédouane du moindre effort social, et tous ceux qui ont besoin de leur association pour se sentir moins médiocres, et je dis ça en étant élitiste)
et ils ont le don de me saouler, on peut très bien être nul et être "surdoué", le potentiel non réalisé n'est qu'une preuve qu'on gâche les choses alors qu'on a eu la chance d'avoir des capacités supérieures qui normalement devraient nous aider à mieux se gérer.
En général quand on est pas con, on sait qu'on fonctionne plus vite que les autres, qu'on voit des choses qui ne sont pas évidentes pour les autres... et pourtant on se sent médiocres, inaptes, parce qu'on a plus conscience de ses échecs.
Finalement le test n'a d'utilité que la vérification de cette impression, parce qu'on sait aussi que les cons se surestiment (mais eux ne doutent pas). Et de servir de passe pour les autres, parfois. Et je trouve très sain que tu voies bien au delà de ça.
@Onmyoji,

Du coup j'en ai profité pour répondre à ta question dans le même temps que j'ai réagi à celle de @The Pop. La question c'était vraiment pas de se positionner au-dessus, de m'auto valoriser ou justifier les difficultés que j'ai vécues.

L'élément déclencheur pour me sortir de mes problèmes d'orientation, aurait pu être autre chose, mais il se trouvait que je valorisais (et valorise toujours) plus l'intellect que d'autres caractéristiques. Après, si un beau mec m'avait rendu service en comblant ce manque de confiance, je l'aurai pas repoussé. Blague à part. En revanche, se construire à travers quelqu'un d'autre, j'en étais pas capable, j'étais trop méfiante à cette époque. Donc, clairement, je me reconnais pas dans le portrait des surdoués qui cherchent à tout justifier à travers ce prisme là.

Y a un truc que j'ai remarqué à titre personnel que je pense applicable à la séduction, c'est que dans on sait qu'on a rien à prouver par la personnalité, l'intellect, on accorde moins d'importance à l'objet de notre inquiétude. je veux dire par là (et en simplifiant au max) qu'entre un mec qui se sent pas séduisant qui n'a jamais séduit personne et un mec qui a compris à travers des expériences réussies qu'il séduit, que c'est avec les expériences positives/ succès/ réussites, qu'on acquiert de la confiance sur le sujet de son inquiétude. On se sent moins contraint de prouver le contraire, ça reprend l'idée de surcompensation de Carla Bruni.

Sur ta question plus spécifique au plafond de verre, elle m'intrigue. Je saurais pas comment y répondre points par points, factuellement, et de façon exhaustive. Pour moi ça a été plusieurs choses, l'effort supplémentaire que j'ai eu l'impression de devoir fournir pour être au même niveau sur le plan scolaire après le collège. Je pourrais citer l'exemple d'une absence de livres à la maison, mais on pourrait facilement dire que les livres sont accessibles à tous de nos jours. C'est plus une série de facteurs conjoints/ croisés/ compilés qui ont fait que j'ai ressenti à un moment des difficultés (et éprouvé le besoin d'un coup de pouce pour pas me dévaloriser/ perdre ma motivation).

Déjà, je pense que croire que la motivation (variable comportementale) seule suffit à réussir, ou bien à l'inverse le seul fait d'être surdoué (variable génétique) sont suffisants c'est particulièrement moralisateur dans le premier cas (parce qu'il sinuerait qu'un manque d'effort explique l'échec des personnes qui n'ont pas réussi) ou alors particulièrement déterministe dans le deuxième cas (je ne suis pas né surdoué, cad statistiquement dans la tranche du premier quartile/ centile). En réalité de mon expérience, c'est une compréhension à la fois des codes et une certaine assimilation des connaissances couplées à une relative stabilité émotionnelle (encouragement familial, soutien familial) qui débouche sur la réussite scolaire d'un enfant en France, au 21 ème siècle. Sur mon expérience perso, j'en ai déjà beaucoup dit, et j'espère que ça précise mieux ma position sur le sujet. Mais on pourrait bien sûr développer avec des statistiques de l'INSEE, de l'observatoire des inégalités, des études économétriques/ sociologiques faites sur le sujet en France. Parce que finalement, l'enfant qui fait ses études, on lui donne les mêmes outils à l'école mais quand il rentre chez lui, il est seul face à ses devoirs. C'est un peu caricatural de faire ce constat et je pense que je ne suis pas définie par mon origine socio-économique mais parmi les variables qui expliquent les échecs scolaires le poids qu'on peut imputer à la catégorie socio professionnelle des parents est assez significatif pour que l'idée de plafond de verre ne soit pas un simple fantasme/ délire perso. :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Très intéressant le 29.12.20, 09h31 par Onmyoji
  • [+1] Constructif le 03.01.21, 19h06 par voucny

Si on avait un doute sur le résultat de ton test, je pense que ta manière de poursuivre l'information et de te construire une preuve serait en soi une preuve que tu n'as pas un mode de réflexion conventionnel;)

Merci pour tes réponses exhaustives. Ça appelle pas mal de réflexion. Et sans doute un fork aussi pour ne pas arraisonner le sujet. J'y reviendrai plus tard.
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  • [0] Cool le 01.01.21, 14h01 par Gafano
Have you ever...?

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