Raven : The (poor) Catcher in the Rye

Note : 100

le 09.11.2012 par Raven

685 réponses / Dernière par FK le 29.11.2021, 23h41

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
J'ai jamais essayé ce truc, mais j'ai juste envie d'aller à des dates sans avoir à me faire à chier à me bouger le cul. Aller à des dates en s'en battant les couilles quoi.

Pourquoi avoir envie de rencontrer des gens dans l'état d'esprit dans lequel tu es actuellement?
C'est quoi ce pétage de plombs violent? Sans vouloir être maladroite ou condescendante, je vois pas ce que ça pourrait t'apporter de bien en ce moment même à part un gros mindfuck et beaucoup plus d'emmerdes que ce que tu sembles souhaiter ("en avoir rien à foutre").
On peut pas en avoir rien à foutre des gens et en même temps vouloir en rencontrer.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 27.11.16, 18h36 par The_PoP
  • [+1] C'est pas faux le 28.11.16, 18h18 par Bumble

Parce que fondamentalement, j'aime faire des rencontres, j'ai envie de faire des rencontres, mais je ne veux plus rencontrer les mêmes personnes que celles que j'ai rencontré. Donc je dois sortir de ma zone de confort pour rencontrer d'autres gens, autrement.

Moi j'ai une question pourquoi tu t'es teint les cheveux ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bien le 07.04.17, 22h28 par wayl

Parce que je regarde trop de putains d'animes. Et aussi parce que c'est trop drôle à assumer dans la vie de tous les jours.

Je ne me souviens plus depuis quand, mais j'ai toujours été fasciné par la ville. Je ne suis pas très proche de la nature. Les néons qui remplissent les rues me fascinent plus que les étoiles. Cette thématique revient dans les œuvres qui me plaisent le plus, qui prennent souvent place dans des métropoles, pour citer Old Boy, Akira, Bakemonogatari, ou encore GTO.

La ville, j'y passe du temps, en ce moment. Je n'ai plus la motivation d'aller en cours. J'ai passé des mois difficiles. Et comme j'en parlé en filigranes dans d'autres sujets, je me suis beaucoup trop consacré à la drague.

A tel point que le plaisir a disparu. J'enchaîne. Sans but. Baiser ne m'intéresse plus. Je prends plus de plaisir à matter un bon hentaï qui stimule mon imagination et mon fantasme que de taper une énième petite brune en missionnaire, andromaque puis amazone avant de me rhabiller et de partir.

Le sexe, c'est devenu un échange, où chacun soigne les maux de l'autre. Où j'écoute ces meufs me parler de leurs complexes, et où les baiser remplit mes journées si désespérément vides, que je passe à errer dans la ville.

Autour de moi, ils sont tous désespérants. A se plaindre, quand ils ne font rien. Chaque jour, j'ai un ami qui se confie à moi. Toujours à propos de meufs ou de baise. Je déteste ça. Parce que je suis aussi malade qu'eux.

Je suis déconnecté. J'ai plus d'émotion. J'ai plus de passion. J'ai plus peur. Je ne vois plus d'enjeu. C'est pour ça que c'est si facile. Parce que j'ai perdu l'élément humain. Le problème vient de moi. Mais j'ai si peur. Alors je considère que je suis juste malchanceux. Je multiplie encore plus les rencontres, insipides. Et parfois, ça dégénère, et je reçois des appels de nanas en pleurs qui me disent "J'en ai assez de n'être qu'une parmi tant d'autres".

Et là je fais ce que je n'ai jamais réussi à faire il y a quelques années.

"Je suis désolé, mais je n'ai pas envie qu'on soit plus qu'un plan cul. Bonne soirée".
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Wow le 05.02.17, 18h20 par Syd_
  • [0] Intéressant le 05.02.17, 19h58 par Moumane
  • [+1] Like ! le 05.02.17, 20h58 par mistermint
  • [0] Go médecin le 05.02.17, 22h47 par Onmyoji

Bonsoir Raven,

mon message va peut-être être un peu en décalage avec ton dernier post, mais bon ! Nouvelle sur FTS, j'ai découvert ton journal il y a une ou deux semaines, et depuis je le lis, dans le désordre, peut-être, mais avec grand plaisir, et je me permets de rejoindre le chœur de tous ceux qui t'ont déjà complimenté sur ton écriture : quand on te lit, on a envie d'en lire plus ; je ne te connais pas, évidemment, mais j'apprécie ton ton vivant, parfois décalé, et je ressens dans ton journal beaucoup de sensibilité, d'intelligence, d'humanisme, et aussi, parfois, d'amour, même si ce n'est pas ce dernier sentiment qui émane le plus de ton dernier message. Tu t'y prends aussi très bien pour créer un sentiment de proximité chez le lecteur : en te lisant, je me suis sentie proche de toi, concernée par ce que tu écrivais, alors que mes expériences sont très différentes des tiennes.

Quant à ton dernier message, je n'en saisis peut-être pas tous les tenants et aboutissants, faute d'avoir suffisamment lu ton journal dans l'ordre, mais voilà ce qui me vient à l'esprit quand je le lis : tu décris une forme de fatigue, de lassitude, de vide, teintés peut-être parfois de désespoir, et ça me rend un peu triste, parce que j'aimais beaucoup le ton plein d'élan de certains autres passages de ton journal – j'espère que ce n'est que passager ! Est-ce que la drague frénétique, chez toi, comble une sorte de vide ? Tu écris que tu es déconnecté, que tu n'as plus d'émotions, mais est-ce que tu sais pourquoi tu es devenu comme ça, est-ce qu'un événement a déclenché ce changement ? En lisant ce passage, je n'ai pu m'empêcher de penser à une interview que j'avais lue un jour, du psychiatre Christophe André, qui disait qu'il avait parfois affaire à des personnes hypersensibles qui s'étaient coupées de leurs émotions parce qu'elles ressentaient trop de choses, de façon trop forte. Et du coup, ben, comme ça leur faisait mal, parfois, souvent, au bout d'un moment elles se blindaient et ne ressentaient plus rien. Ça me fait penser aussi à une sorte de trop-plein : il n'y a plus de place pour de nouvelles émotions, peut-être, quand on a vécu trop de choses.

Tu écris que tu n'as plus peur, que tu as si peur. Ça m'intrigue. Je ne veux pas jouer à la psy (j'ai un peu peur que ça soit l'impression que donne mon message), mais je suis curieuse. Je me dis que tu devrais prendre le temps de faire des choses pour toi, de te retrouver. Je me dis aussi que tu as bien choisi ta signature, elle me parle beaucoup. Tu cherches, je crois.

Et enfin, une question qui n'a, à première vue, rien à voir : tu connais l'écrivain japonais Haruki Murakami ? Pour ce que j'ai lu de toi, je me dis que ça pourrait te parler. La ballade de l'impossible, notamment, que je trouve magnifique personnellement.

Tu écris que tu n'as plus peur, que tu as si peur.
Cela peut sembler si paradoxal, et pourtant ça m'est évident. Je n'ai plus peur de ne pas parvenir à plaire. Plus peur de ne pas réussir à baiser. Plus peur de crever célibataire. Plus peur de compter les jours depuis que j'ai pas touché une meuf. Plus peur de me sentir inférieur à ceux qui ont une vie sexuelle épanouissante. Plus peur de ne pas parvenir à échapper à cette compétition qui nous emprisonne.

Mais j'ai si peur d'être arrivé à ma limite. Peur de ce dégoût que j'ai pour ma vie sexuelle et affective. Peur de sentir les insécurités de ces gens qui m'entourent. Peur de sentir que je ne baise que pour échapper aux miennes.

Les badauds se font une idée fausse de ce qu'est la drague. Pas l'amour, ou la séduction. Mais ce truc crade qu'est la drague. Accepter l'idée d'être un remède éphémère à un mal. Accepter l'idée de soulager ses complexes, sa solitude, son besoin de quelqu'un.
Et parfois, ça dégénère, et je reçois des appels de nanas en pleurs qui me disent "J'en ai assez de n'être qu'une parmi tant d'autres".

Et là je fais ce que je n'ai jamais réussi à faire il y a quelques années.

"Je suis désolé, mais je n'ai pas envie qu'on soit plus qu'un plan cul. Bonne soirée".
Je baise souvent avec ce genre de meufs. Et ça ne me fait rien de leur dire ça. Elles m'inspirent de la pitié et du dégoût. Je suis tellement agacé de sentir qu'elles ont besoin de moi. Alors que j'ai envie et besoin de ma solitude.

J'arrive à tenir en un seul morceau, parce que j'ai encore de l'espace, du temps, pour m'exprimer. En couple, je ne tiendrai pas le coup. Je me sentirai trop oppressé.
Est-ce que la drague frénétique, chez toi, comble une sorte de vide ?
Oui. Elle comble mes insécurités. Peur de foutre en l'air mes études, de remettre de l'huile sur le feu que sont mes relations conflictuelles avec mes parents. C'est idiot, mais quand je drague, quand je baise, j'ai l'impression de faire quelque chose de constructif. Comme si cette journée n'était pas vaine. Que j'avais fais un effort, un travail, et que je pouvais en retirer quelque chose.
Je me dis aussi que tu as bien choisi ta signature, elle me parle beaucoup.
Raspoutine illustre le mysticisme que je recherche. Et tout ce qui est sale, qui s'y rapporte. Toute son errance me rapporte à la mienne, bien différente, évidemment.

Pour revenir à tout ton message, Moumane, merci.

Ce journal est autant un divertissement, qu'un exutoire. Un endroit où je peux livrer ce qu'il y a de plus sale en moi sans être jugé. Je suis trop fauché pour aller voir un psy et lui parler de mes baises sauvages, et je n'ai aucun ami qui peut m'écouter. Leurs expériences sont trop limitées pour qu'ils soient lucides vis-à-vis des miennes. Ce n'est pas le nombre qui compte, mais l'énergie qu'on met dans les relations avec les autres. Celle que j'investis dans mes relations avec les autres en ce moment est aussi fine qu'une aiguille.
tu décris une forme de fatigue, de lassitude, de vide, teintés peut-être parfois de désespoir, et ça me rend un peu triste, parce que j'aimais beaucoup le ton plein d'élan de certains autres passages de ton journal – j'espère que ce n'est que passager !
Le feu ne m'a jamais quitté. "I will raise like a Phoenix, from the ashes". En ce moment, je suis en cendres. Et je ne me laisse pas me reconstruire. J'ai avalé ma rupture avec mon ex comme un sabre, que j'ai digéré, quitte à ce qu'il me tranche. Je n'ai pas laissé de temps au temps, et j'ai sombré dans une boulimie de rencontres.

Mais au bout, il y a aussi l'amour. Et je suis très loin de désespérer de trouver une personne avec qui mes cheveux verdâtres ne recouvriront pas des yeux fixant le ciel de dégoût.

Et je vais me servir de toute cette expérience sale. Pour trouver l'amour, et ne pas le laisser m'échapper.

"J'ajoutai que mon coeur était sans doute une coquille dure que bien peu de gens arrivent à percer, et que c'était peut être pour cela que je n'arrivais pas à aimer correctement."
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 13.02.17, 23h34 par Safrania95
  • [0] Courage le 14.02.17, 00h06 par Poordonkey
  • [0] Courage le 19.02.17, 10h46 par Moumane

Hey Raven,

C'est super dur de rebondir sur ton journal parce que t'as une clairvoyance assez juste de ta situation et de comment l'améliorer.


Toujours est-il que j'ai tendance à me reconnaitre dans ton prisme actuel. Dans le sens ou j'ai pris une grosse claque (comme beaucoup de monde), qui a bousculé mes petites convictions sur l'amour.

Et la seule réponse que j'ai trouvé à la détresse passionnelle c'est de me vautrer dans l'abondance. De baiser, de rencontrer, beaucoup. Sauf que j'ai l'impression que les filles se ressemblent, que les dates se ressemblent et finissent pareil et que j'ai du mal à être surpris. Autant par elles que par moi même. Je tourne en rond dans un bocal de drague que je connais par coeur.

L'abondance c'est bien parce que ca permet de relativiser à peu prêt tout, et surtout la valeur qu'on attribue à nos vieux fantôme. Mais aussi j'ai l'impression que ça noie l'authenticité des rencontres quand on y est pas habitué. Moi j'y étais pas habitué en tout cas.

Cette abondance m'a envoyé au milieu d'un désert émotionnel. J'ai perdu mon rapport aux filles et au sexe. J'y prend plus le même plaisir qu'avant. Y a plus aucune magie la dedans parce que je me suis habitué au fait de séduire et baiser. #mercitinder

"Utilise Tinder, ne laisse pas Tinder t'utiliser"
.

C'est putain de juste. Bravo.

Je suis pas venu sur ton journal pour chialer. Mais poser ici les questions qui me taraudent. J'emploierai le "Je" et pas le "nous" parce que j'ai pas la prétention de t'avoir cerné ni de te mettre dans le même sac.



Est ce que je ne serai pas en train de courir après cette espèce de passion, cette façon pas très saine d'aimer qui un jour m'a foutu des électrochocs à me rendre complètement dépendant ?

Cette passion serait-elle aussi magique qu'avant si je la rencontrais à nouveau, sachant que je l'ai déjà vécu ?

Est ce que je serai pas en "état de choc émotionnel" et est ce qu'il me faudrait pas un peu plus de temps pour que tout se remette en place ? Ou est ce que j'ai pas simplement pris de la hauteur la dessus. Maintenant que j'ai éradiqué mes peurs, j'accorde beaucoup moins d'importance au fait de rencontrer quelqu'un.

Saturation ou empirisme en somme ?


Est ce que j'ai pas du mal a dealer avec cette nouvelle forme d'indépendance affective amenée par l'abondance ? Est ce que c'est pas finalement une bonne chose avec laquelle il faut composer ?


La seule question qui me semble légitime dans tout ça c'est :

Est ce que tout n'est pas constamment en train de changer ? Fonctionnant par cycle, et que cet état, mon être, ma façon de voir la vie, n'est qu'une phase, une passerelle vers un autre état ?
Et dans ce cas là, la ligne à tenir serait de prendre son mal en patience sans forcément attendre un signe de la vie. D'accepter ce qu'on est devenu plutôt que de s'auto dégoutter. Mais ça tu le dis très bien à la fin de ton poste.


Est ce qu'il faudrait pas juste désinstaller cette merde de Tinder et retourner draguer à la boulangerie ?


En tout cas bon courage. J'ai hâte de voir comment tu vas rebondir.

Peace

Finn.
(27 ans Célibataire et libre comme l'air.)

Sauf que j'ai l'impression que les filles se ressemblent, que les dates se ressemblent et finissent pareil et que j'ai du mal à être surpris. Autant par elles que par moi même. Je tourne en rond dans un bocal de drague que je connais par coeur.
Je ressens ainsi. Je range les femmes dans des cases. A chaque case un comportement associé. Et ça fonctionne. C'est devenu naturel. Et durant les dates, c'est une représentation, comme un spectacle. Même mes mots ne changent plus. Chaque rencard est un nouveau moment où je me répète, comme une machine dysfonctionnelle, ou un disque qui tourne encore et encore.
Est ce que c'est pas finalement une bonne chose avec laquelle il faut composer ?
Il y a beaucoup de positif qui ressort de ma situation. Par exemple, je ne suis plus ce mec qui se fout en couple sans savoir pourquoi il l'est. Je ne suis plus en couple pour me rassurer quant à mes facultés de séduction, ou pour être certain que je ne passerai pas 6 mois sans baiser.

Aujourd'hui, je suis celui qui refuse de se mettre en couple, parce que j'ai compris pourquoi je veux me mettre en couple, mais surtout pourquoi je ne veux pas me mettre en couple. Si je n'ai pas réussi à construire quelque chose avec quelqu'un de durable jusque là, c'est parce que je me mettais en couple pour moi, pour ME rassurer. Alors que c'est une démarche qu'on fait pour bâtir un pont qui nous rapproche d'une personne, avec qui on veut partager plus.
Cette abondance m'a envoyé au milieu d'un désert émotionnel. J'ai perdu mon rapport aux filles et au sexe. J'y prend plus le même plaisir qu'avant. Y a plus aucune magie la dedans parce que je me suis habitué au fait de séduire et baiser. #mercitinder
Parfois je décommande en prétextant que ma mère est malade parce que je prends plus de plaisir à jouer à un jeu de cartes en ligne plutôt qu'à baiser. Parfois je prends plus de plaisir à me branler qu'à baiser. D'un côté j'explore cet univers de fantasme qui m'est presque redevenu inconnu qu'est mon désir, et je le nourris avec une infinité de supports, tandis que de l'autre, j'aurais une baise moyenne sans investissement émotionnel avec une personne pour qui je ne ressens rien. Même pas de désir. De l'excitation, sur le moment, mais rien de plus.
Est ce que je ne serai pas en train de courir après cette espèce de passion, cette façon pas très saine d'aimer qui un jour m'a foutu des électrochocs à me rendre complètement dépendant ?
Est-ce que je n'ai pas pris peur de ces passions mystiques et souvent toxiques qui m'animent pourtant ? Est-ce que je ne les noie pas dans un océan de baise formalisée et "bien comme il faut" qui me rassurent tout en me coupant de cette passion ?
Est ce qu'il faudrait pas juste désinstaller cette merde de Tinder et retourner draguer à la boulangerie ?
Aujourd'hui, en passant devant la Fac de Droit, et en voyant toutes ces jolies étudiantes, j'ai eu envie d'hurler au monde. Que si. Il faut lâcher ces merdes. Il faut accepter d'avoir envie, et aller voir ces personnes et leur dire qu'elles nous plaisent.

Mais cet élan, il faut en faire quelque chose. C'est une étincelle, et le vent souffle fort. J'ai très envie de me mettre à un DayGame reconnecté à mes émotions. Mais force est de constater que c'est difficile, périlleux. Mais ça vaut le coup.

En tout cas, je songe de plus en plus à me couper de Tinder. Cette merde est plus agressive vis-à-vis de ma sexualité et de mon désir que le porno et la drogue n'ont pu l'être.
Finn.
(27 ans Célibataire et libre comme l'air.)
T'es un sacré petit bâtard. Parce qu'en plus d'avoir le bon goût de faire du plus grand professeur que la Terre ait portée ton avatar, tu l'as choisi dans sa période la plus sombre et la plus, selon moi, palpitante. T'as toute mon estime.

J'ai toujours trouvé la drague assez violente. On se confronte à la solitude, on y affronte nos peurs. On ressent de l'excitation, du rejet, de la réussite. On se sent coincé, puis d'un coup on découvre un monde de possibilités. On se rappelle qu'au fond, on est personne, puis on se croit le roi du monde. On se sent aimé et puis on se découvre abandonné. Elle est vraiment là la différence avec la séduction. Elle est en ce qu'à travers la drague, on va chercher la partie sombre qui vit en nous. On va la stimuler. Et tout ça, ça se passe au moment de l'approche.

Tinder, ça te flingue la peur de l'approche, mais aussi tout ce qui va avec. Alors, il ne reste que le plaisir de la conquête. Au début, quand tu choppes, t'es comme un gamin qui reçoit un cadeau. Ensuite, tu ressens du pouvoir. Après, tu automatises ce qui fonctionne. Tu deviens un acteur, tu joues une représentation. Tu surjoues même, c'est marrant ! Jusqu'à ce que tu ne ressentes plus rien, parce que limite tu sais comment ça va finir. Pire, tu flippes, parce que tu vois que ça marche que la fille soit bonne ou pas, qu'elle soit philosophe ou coiffeuse. Mais aussi parce qu'elle ressent le truc, le feu. Elle croit que tout ça c'est spontané, alors que toi tu voyais arriver le truc depuis le début. Limite, ça t'aurait plu que ça ne fonctionne pas, qu'elle t'envoie chier, qu'elle te dise que t'es un gros con. Ca t'aurait rassuré.

Une détox de sites de rencontres me paraît une très bonne idée. Tout comme une réflexion sur la place de la drague dans notre vie. Un truc qui me met en crise c'est de m'apercevoir que de draguer me manque, non pas pour me rassurer sur mes capacités de séduction, mais parce que je ne sais plus comment explorer ce qu'il y a de sombre en moi. C'est flippant. Mais je trouve ici matière à réflexion.

Je pense vous l'avoir déjà dit et redit mais je kiffe vous lire, Raven et Finn.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 15.02.17, 09h44 par Finn

Parfois je décommande en prétextant que ma mère est malade parce que je prends plus de plaisir à jouer à un jeu de cartes en ligne plutôt qu'à baiser.
Hahaha bordel. C'est tellement ça. Ou juste être tranquille. J'en avais annulé avec une parce que j'avais la flemme de changer les draps.

Bon, bande de pédés, je suis pas venu ici pour brosser dans le sens du poil.

Raven, je vais enlever mes gants.

Tu me connais suffisamment. Tu sais de quoi je peux parler ou pas. Déjà parenthèse, cette discussion peut peut-être me remotiver à venir participer sur le forum parce que je suis dans cette situation, sauf que la flemme de baiser est venue très vite. Notamment car je ne sent rien quand je couche ou très peu. Bon.

Moi je vais te dire. Le couplet que vous me sortez sur tous là, sur "c'est plus comme avant, je baise un peu quand je veux mais je ressent rien, on est des hypersensibles et on se protège mais on baise quand même donc ça fait qu'on peut le sortir et faire stylé", c'est vraiment le level 1.

J'y vois 2 points:

-Le premier c'est comme pour les filles moches et l'alcool. Tout ceux qui couchent avec sous alcool te diront "mais j'étais bourré" alors que moi et certains de mes amis avant refusé des avances très "avancées" de filles qui nous plaisaient pas, même déchiré. Pourquoi? Parce qu'on fond l'envie n'est pas présente.

Donc quand je vois des gens dirent qu'ils aiment pas baiser en masse mais en fait si quand même (parce qu'ils continuent) , je me dis qu'un truc est hypocrite quelque part. Ou c'est peut être pour faire "culture destroy" des gens trop blasés qui sont quand même des "winers". Je pense qu'on peut évoluer.

Parce que si vraiment, ça ne vous dit rien de coucher, vous feriez comme moi: j'ai pas baisé depuis 3 mois et je m'en tape complètement. J'ai même arrêter d'allumer les filles et de leur dire de venir chez moi en sexto.

- 2 eme point Raven. Et là dessus je pense que le select peut aider, mais c'est aussi une question de niveau. Enfin chacun ses gouts, mais si vraiment tu t'ennuies, vise des nanas super attirantes et/ou intéressantes. C'est aussi con que ça.

Au final j'ai jamais trop aimé la baise de masse. J'ai voulu faire ça, et je me suis très vite rendu compte que -selon mes critères- ça ne vaut pas l'investissement nécéssaire en temps et énergie, alors même que je parle de filles qui venaient chez moi direct au 1er rdv ou suivant la date. Ca viendra peut être après. Je ne sais pas.

Résultat: j'ai arrêté. Or toi Raven, tu n'arrêtes pas.

Donc soit:

-> t'as un rapport "de drogue", malgré toi, de ce mode fonctionnement. Là il faut travailler sur les pourquoi

->tu vises pas les meufs qui te font vraiment kiffer. Parce que je vais te dire, même les filles que j'ai vu en mode hyper vite fait, elles m'ont aussi marquées, même quand c'était en mode bonjour-baise-aurevoir et que c'était juste "marrant".

->ou bien que t'essais de te donner un style (je critique pas et ça peut être cool parce que ça fait de bon écrits)



Enfin dernier point possible qui rejoint ce que je viens de dire: c'est parce que vous assumez pas le plaisir simple du coït.
Parce qu'on vous appris que c'était à la fois le truc mal mais désirable, et qu'une fois que vous l'avez, ça ne goute pas comme vous pensiez.

J'ai jamais tenu en consommation massive plus de 2 semaines -faut dire que je fais jamais rien bourré ou avec une fille bourré, c'est peut être plus compliqué au final- mais même, quand j'arrêtais, c'était plus avec une sensation de rassasiement que de vide.

Je n'ai jamais senti de vide. Même quand c'était "simple", il n'y avait pas de vide. Même avec des schémas à répétition, pas de vide.

La réalité les gars c'est que vous venez avec le vide que vous apportez. J'ai toujours l'impression d'avoir donné un moment cool, d'avoir partagé un truc, ne serait-ce qu'un moment de plaisir sans jugement. Pas de vide.

Pourquoi y voyez vous du vide?

Et sinon pourquoi couchez avec des filles qui ne vous intéressent pas du tout? Elles ont interêt à être vraiment bonnes alors. Mais soyez honnête: les filles pas intéressantes avec qui vous faites des trucs, elles sont vraiment bandantes ou pas?

Parce que le angry sex avec une fille que tu apprécie pas mais par qui t'es sincèrement attirée, encore une fois, pas de vide, j'ai aimé.


De toute façon faites pas genre haha, on sait tous que ça fait des histoires cools à raconter, donc quelque part c'est quelque chose aussi.


Et durant les dates, c'est une représentation, comme un spectacle. Même mes mots ne changent plus. Chaque rencard est un nouveau moment où je me répète, comme une machine dysfonctionnelle, ou un disque qui tourne encore et encore.
Je m'étais plaint de ça aussi à un moment. Mais en vrai, je le faisais bien plus par lieu commun que par réalité.
Quand j'ai compris ça, dès qu'une fille me faisait chier pour X raisons, j'écourtais la date fissa.

Après - la vérité- les dernières dates que j'ai eu étaient tellement à chier que ça m'as tranquillisé sur mon inaction paisible et momentanée.



Hate de lire vos réponses et critiques les dudes
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 17.02.17, 11h57 par The_PoP
  • [+1] Intéressant le 19.02.17, 10h48 par Moumane
  • [+1] Pertinent le 25.10.17, 10h17 par Ash

Vous me faites rire putain, ça m'est arrivé de pas relancer des nanas parce que j'avais mi la flemme de draguer la meuf mi peur que de toute façon ça marche pas.

En vrai ces trucs la c'est que la fille nous plait pas vraiment non ? Une nana que tu kiffes vraiment, t'as pas la flemme de changer les draps quand elle vient.

J'aurais dit comme Smooth : drague des nanas qui te font vraiment kiffer.
Sinon mets ton énergie dans autre chose : sport, peinture, musique...

Deux autres trucs aussi :
- Si Tinder c'est trop facile et que ça te ramène que des dates de merde, arrête. Va te prendre des vents dans la rue et en boite, tu verras qu'on se sent plus vivant.

- Si tu séduis les filles en racontant toujours la même chose ben... arrête de raconter la même chose. Innove, teste des nouvelles histoires, interdis-toi de parler des sujets qui marchent à chaque fois.
Mr.Smooth a écrit :Parce que si vraiment, ça ne vous dit rien de coucher, vous feriez comme moi: j'ai pas baisé depuis 3 mois et je m'en tape complètement.
Tu te sens pas en manque physiologiquement au bout de 3 mois sans baise quand même ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 14.02.17, 22h18 par Jalapeno
  • [0] Non le 14.02.17, 22h27 par Mr.Smooth
  • [+1] Il y'a du vrai... le 17.02.17, 11h56 par The_PoP

Vous me faites bader avec vos excuses à la con. La dernière qui m’a planté m’a sorti que son chien était mort et que ça faisait déprimer sa mère…


Tain, Smooth tu devrais rename pour MrBuldozer :p
Par ailleurs, c'est pas tant de l'hypocrisie que d'être habité par des dualités et des contradictions. J'appellerai ça être paumé à la limite.
Donc quand je vois des gens dirent qu'ils aiment pas baiser en masse mais en fait si quand même (parce qu'ils continuent) , je me dis qu'un truc est hypocrite quelque part. Ou c'est peut être pour faire "culture destroy" des gens trop blasés qui sont quand même des "winers". Je pense qu'on peut évoluer.
Le truc c'est qu'on tombe d'abord dans un écueil d'afc par inexpérience et méconnaissance de soi. Puis dans un second avec l'abondance par méconnaissance de la réalité. On déconstruit le premier mythe, ça demande des efforts, pour tomber dans le second. Ça revient à arrêter de s’apitoyer sur son sort, remonter la pente, se bouger le cul pour sortir, rencontrer des nanas et baiser. C’est un peu ce qu’on préconise ici. On se dirige vers cette solution parce que dans une situation post rupture, et pendant une certaine période après, j’ai l’impression qu’il n’y a pas de place pour la nuance. C’est complètement binaire comme système. Soit tu sombres dans la mélancolie à base de « je suis une merde triste », soit tu baises beaucoup parce qu’au moins ça te donne l’illusion de te bouger le cul, de pas être attentiste et de prendre la vie par les cornes.

C’est pas tant pour faire culture destroy, c’est seulement pour fuir cet immobilisme car c’est cela, et uniquement cela dont on a peur dans des périodes difficiles. Que rien ne change. Alors on provoque artificiellement des collisions entre nos existences et celles des autres. On lance Tinder. Parce qu’à cet instant, dans nos têtes, baiser du vide, c’est toujours mieux que ne pas baiser du tout, et de rester chez soi pour chialer.

Ouai j’ai conscience que ça peut avoir l’air d’une certaine complaisance dans le néant. Maintenant, je ne vois pas ça comme ça. J’en suis pas spécialement fier, mais j’essaie d’assumer pleinement ce que je traverse et d’y coller beaucoup d’auto dérision.

Maintenant, on est tous en train de tester les limites de ça. Raven, il reste dans sa caverne pour se toucher sur des hentai et des bigblackcock pov VR, toi tu fais un break de trois mois. Quant à moi, j’ai arrêté le porn et ensuite la branlette pour voir si je pouvais retrouver du désir et redonner au sexe cette dimension du réel. Chacun essaie des trucs à sa façon.
- 2 eme point Raven. Et là dessus je pense que le select peut aider, mais c'est aussi une question de niveau. Enfin chacun ses gouts, mais si vraiment tu t'ennuies, vise des nanas super attirantes et/ou intéressantes. C'est aussi con que ça.

Au final j'ai jamais trop aimé la baise de masse. J'ai voulu faire ça, et je me suis très vite rendu compte que -selon mes critères- ça ne vaut pas l'investissement nécéssaire en temps et énergie, alors même que je parle de filles qui venaient chez moi direct au 1er rdv ou suivant la date. Ca viendra peut être après. Je ne sais pas.

Résultat: j'ai arrêté. Or toi Raven, tu n'arrêtes pas.

Donc soit:

-> t'as un rapport "de drogue", malgré toi, de ce mode fonctionnement. Là il faut travailler sur les pourquoi

->tu vises pas les meufs qui te font vraiment kiffer. Parce que je vais te dire, même les filles que j'ai vu en mode hyper vite fait, elles m'ont aussi marquées, même quand c'était en mode bonjour-baise-aurevoir et que c'était juste "marrant".

->ou bien que t'essais de te donner un style (je critique pas et ça peut être cool parce que ça fait de bon écrits)
Avec Tinder, il y a clairement un rapport de drogue. Et le truc c’est que c’est impossible de cibler les nanas qui te font vibrer parce que tu n’as que le physique pour juger. C’est encore le même problème. Cette perte de réalité.

C’en ai arrivé à un tel point que j’ai souvent une érection lorsque que je lance l’application et que je balance quelques matchs. Voilà à quoi mon cerveau associe l’acte sexuel désormais. Des pixels et les constructions mentales tordues qui y sont associées. Et pire encore, c’est que comme c’est le Carrefour du dating et j’ai que le physique pour juger, ba inconsciemment j'ai aiguisé mes filtres pour correspondre à mes pulsions les plus primaires. J’ai développé un espèce de fétichisme pour les gros seins et je ne match plus que les bonnet D minimum.

Donc oui, les meufs que je date via cette application, elles font bander un truc sombre chez moi. Si elles me challengent, çà c’est une autre histoire. Ça me procure du plaisir sans pour autant me rendre heureux. Je vais enfoncer une porte ouverte, encore, mais je pense que le bonheur ne dépend absolument pas du plaisir qu’on prend.
Le plaisir découle du besoin, quand le bonheur lui découle d'un truc bien plus serein.

Je n'ai jamais senti de vide. Même quand c'était "simple", il n'y avait pas de vide. Même avec des schémas à répétition, pas de vide.

La réalité les gars c'est que vous venez avec le vide que vous apportez. J'ai toujours l'impression d'avoir donné un moment cool, d'avoir partagé un truc, ne serait-ce qu'un moment de plaisir sans jugement. Pas de vide.

Pourquoi y voyez vous du vide?


Je vais parler uniquement en mon nom. Pour Raven et Littlenéapolis je ne sais pas. Le sentiment de vide il vient clairement d'un besoin de renouer avec ce vieux sentiment "c'était mieux avant" .Il nait d'une attente de quelque chose. D'un écho du passé qui ne se produit pas. Objectivement si j'enlève la comparaison avec ce torrent de sentiments passionnels de fragile que j’ai connu, je n’ai clairement pas à me plaindre. Mais le problème c'est qu’inconsciemment, je compare et qu’évidemment, ce n’est plus pareil que les premiers amours. Les filles que je vois sont plus belles que celles dont je suis tombé raides dingue par le passé. Mais c'est l'énergie de la nouveauté pour en faire quelque chose de fort, qui me manque. Et l'absence de peur et d'enjeu y joue pas mal aussi. J’ai cette putain de part de sensibilité en moi à laquelle je suis attaché et que je n’ai pas envie de perdre. Et le fait de ne pas arriver à renouer avec, c’est ça qui me fait peur.

Et sinon pourquoi couchez avec des filles qui ne vous intéressent pas du tout? Elles ont interêt à être vraiment bonnes alors. Mais soyez honnête: les filles pas intéressantes avec qui vous faites des trucs, elles sont vraiment bandantes ou pas?

Parce que le angry sex avec une fille que tu apprécie pas mais par qui t'es sincèrement attirée, encore une fois, pas de vide, j'ai aimé.
En vrai Smooth, je vais pas te mentir, j'ai baisé des cageots comme des meufs que je note comme des 8/9 dernièrement.
Évidemment que ces 10 derniers mois j'ai revu sans cesse mes filtres à la hausse. Mais même les filles intéressantes, une fois qu’elles partent de chez moi, je compartimente et je retourne à ma vie. J’y pense plus.

J'ai aimé sur le coup. Même les moins belles, j'ai aucun problème avec ça. Le problème c'est que c’est 5 à 20 minutes de plaisir et qu'après je retourne à moi-même. L’instant est compartimenté et c’est comme s’il n’avait jamais existé.

Le petit plus de monsieur plus avec les filles que je trouve vraiment bonnes c'est que j'aime me regarder moi, Finn, de haut en train de leur plaire et de leur faire l'amour. J'ai un sentiment d'accomplissement parce que je plais à une fille qui plait. J’aime regarder mon reflet. En dehors de ça je n’ai clairement pas de place dans la vie pour elle, je n’ai aucune envie de m'y ouvrir. C'est complètement bloqué.


Pour ce qui est de la sélection, je suis assez réaliste. Je prends ce que je peux prendre de mieux à l'instant T, avec mon physique, et les filles qu'il y a dans mon viseur. Et c'est pas systématiquement des mannequins. De la à monter la barre toujours plus haut, why not, mais j'ai le sentiment que c'est une quête sans fin.

Non moi ce que j'essaie de creuser c'est ce rapport à la passion perdu par lequel j'ai toujours vu les relations. J'étais peut être vachement plus con et disponible émotionnellement, plus spongieux, mais aussi et surtout j'avais moins de rapports.

J'ai ces souvenirs de bons moments avec les meufs qui m'ont retourné et j'en suis prisonnier. Je pense que pour le vide oui t'as entièrement raison.


La fille que je vois en ce moment je la trouve vraiment bien selon mes critères à moi. Elle est ultra drôle, pleine d’énergie, c’est une tronche, elle tape un 85d et elle ressemble à Nabila. On arrête pas de baiser et c'est génial. Pourtant j'ai pas spécialement besoin de la voir. Le mec que j'étais y a un an et demi en serait malade d'amour lui. Alors ouai y a une sorte de rupture avec mon ancien paradigme et la valeur que je m'attribuais.

(Je dis pas ça pour me vanter, c'est juste pour illustrer la limite à laquelle je me cogne actuellement : cette fille sur le papier à tout pour me plaire, pourtant, j'ai pas peur de la perdre )



Après j’ai aucun mal à admettre que je suis sûrement dans l'erreur actuellement. Que je suis en train de changer à toute vitesse en quelque chose que je ne reconnais pas et que t’as surement plus de recul. Mais quand même, dans ton discours, j’ai l’impression que le physique occupe une place extrêmement importante dans le fait d’apprécier un moment. Que tu solutionnes le problème avec des solutions externes. Certes il y a un phénomène de rareté et de concurrence assez jouissif avec les bombes sexuelles, mais est-ce que ce n’est pas d’avantage une question de disponibilité émotionnelle ? Une solution à chercher plutôt en interne ?

Bisous
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Wow le 15.02.17, 11h04 par Syd_
  • [+2] Constructif le 15.02.17, 11h13 par Jsh
  • [+1] Constructif le 17.02.17, 11h56 par The_PoP
  • [+1] +1 le 24.02.17, 09h25 par Jalapeno
  • [+1] 100% d'accord le 26.02.17, 23h26 par MaryeL

(Raven tu m'excuseras, je me permets de rebondir parce que je trouve le sujet über interessant, mais quand t'en as marre, on peut aussi forker.)
LN a écrit :Après, tu automatises ce qui fonctionne. Tu deviens un acteur, tu joues une représentation. Tu surjoues même, c'est marrant ! Jusqu'à ce que tu ne ressentes plus rien, parce que limite tu sais comment ça va finir. Pire, tu flippes, parce que tu vois que ça marche que la fille soit bonne ou pas, qu'elle soit philosophe ou coiffeuse. Mais aussi parce qu'elle ressent le truc, le feu. Elle croit que tout ça c'est spontané, alors que toi tu voyais arriver le truc depuis le début. Limite, ça t'aurait plu que ça ne fonctionne pas, qu'elle t'envoie chier, qu'elle te dise que t'es un gros con. Ca t'aurait rassuré
De mon expérience, de mon avis beaucoup aussi, n'importe qui qui a atteint une certaine fluidité en drague, une certaine aisance qui fait que tout peut devenir automatisé et surtout interchangeable, c'est surtout ça qui tue l'envie, le feu, le désir, appelez comme vous le voulez. Et je crois qu'il n'y a pas de réponse valable à ça. Pour autant, celle que j'ai trouvé pour bousculer un peu la monotonie et la similarité des échanges, c'est justement d'en jouer (personnellement, je me base sur du vécu de NPU, mais c'est transposable à tinder). Si tous tes (un "Tu" général) dates c'est un verre a 19h, go for un brunch a 11h ... Si c'est inviter des filles à venir se frotter à ta bite directement dans ton appartement, va te faire une toile. Si il y a des espèces de pick up lines qui marchent à chaque fois, des schémas de discussion, interdis toi les. Ca donne l'impression de défi, ça donne l'impression de devoir jouer. Je pourrais donner un milliard d'exemple tirés de ma propre expérience, simplement pour etayer, mais je pense que vous comprenez l'idée. Faut que la drague redevienne un truc fun dans lequel on a l'impression d'en chier pour avoir les putains d'étoiles dans les yeux quand on concrétise le truc.

En somme,
Syd a écrit :- Si tu séduis les filles en racontant toujours la même chose ben... arrête de raconter la même chose. Innove, teste des nouvelles histoires, interdis-toi de parler des sujets qui marchent à chaque fois.
Je dis un grand oui.

***

Smooth parlait de chopper des meufs "plus bonnes ou plus interessantes". La ca c'est ce qui dépend de ce qui te stimule, ce que tu trouves intéressant chez une meuf. Je pense pas trop me planter en disant que ce qui stimule smooth c'est le physique, et donc "chopper des meufs toujours plus bonnes" c'est ce qui le fait bander lui et le défis qui maintien l'envie. Donc forcément, plus la meuf est bonne, plus il est content et satisfait. Mais ça peut être tout et n'importe quoi comme facteur, pour autant que c'est un curseur qui titille notre encéphale.
Je me rappelle, l'an dernier, j'ai une période où je demandais aux mecs quel livre ils lisaient, parce que la perspective d'un débat passioné sur la littérature américaines des années 50 me faisait plus mouiller qu'une paire d'abdos.
La encore une fois, à mon sens, tout est valable, pourvu que ça te fasse bander. Et si les petits traits à la cons qui te plaisent, que ça soit des cheveux bleus ou les bonnets D de Finn, et te file la trique, c'est le plus important, même si c'est pas forcément des trucs ultra consensuel que tout le monde trouve bandant ?

***
Smooth a écrit :Moi je vais te dire. Le couplet que vous me sortez sur tous là, sur "c'est plus comme avant, je baise un peu quand je veux mais je ressent rien, on est des hypersensibles et on se protège mais on baise quand même donc ça fait qu'on peut le sortir et faire stylé", c'est vraiment le level 1.
C'est marrant, je le perçois pas du tout comme ça. Je pense pas que ça soit une complainte des garçons de joie. Je pense pas que des mecs comme Finn baisent parce que "On peut le sortir et faire stylé".
Simplement à mon sens, baiser quand c'est cool, c'est vraiment cool ? Genre ça te retourne le cerveau et ça fout un putain de sourire sur le visage. Pour autant, quand c'est moyen, bah c'est moyen et frustrant, parce qu'on a conscience de combien ça peut foutrement fou ?

Et du coup peut être que
Smooth a écrit :Donc quand je vois des gens dirent qu'ils aiment pas baiser en masse mais en fait si quand même (parce qu'ils continuent) , je me dis qu'un truc est hypocrite quelque part. Ou c'est peut être pour faire "culture destroy" des gens trop blasés qui sont quand même des "winers". Je pense qu'on peut évoluer.
... c'est simplement la traduction de l'envie de (re)ressentir des trucs foutrement fort et cool. Et je parle pas de sentiments à l'eau de rose. Juste retrouver le sourire au petit matin quand l'autre se barre et que tu le reverra pas mais que la façon dont vous avez fait trembler les murs de ta piaule était sacrement renversante ? Et c'est peut être ça le vide ? L'absence de ressentir ce truc foutrement cool, même si c'était une parenthèse d'une nuit.
Parce que si vraiment, ça ne vous dit rien de coucher, vous feriez comme moi: j'ai pas baisé depuis 3 mois et je m'en tape complètement.


Peut être simplement que la raison de vos envie de baiser sont fondamentalement différente. Non ? Un peu du mal avec "vous feriez comme moi". Parce que parfois, tu sais que le risque que ça soit médiocre et chiant est majeure, pour autant, t'as envie de tenter, pour pouvoir, pour peut être surpris ?

Je sais pas, des mecs qui m'ont boulversé quand on a baisé ensemble, c'était pas forcément des mecs où quand je suis partie avec eux plutôt dans la soirée je m'étais dit "Ca va être incroyable". C'était souvent des mecs "YOLO et tente, qu'est ce que t'as à perdre" ?

***

Donc maintenant Raven, qu'est qui t'empêche de supprimer Tinder ?

Je dois avouer, je vomis régulièrement sur Tinder. Parce que ouais c'est trop bien ça permet de rencontrer des gens en dehors du cercle social immédiat mais ca reste une grosse merde qui peut bien pourrir les relations. Mais tu peux très bien le supprimer, attendre quelques semaines, et quand l'envie de baiser se fera sentir, aller dans un bar lever une HB à l'ancienne plutôt que de la matcher sur tes chiottes ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 17.02.17, 11h55 par The_PoP
  • [+2] J'allais le dire le 26.02.17, 23h31 par MaryeL
  • [+2] Pertinent le 25.10.17, 10h19 par Ash

De manière schématique, je me permet de penser que ce qui ressort de vos messages c'est que vous avez (encore?) des mythes au sujet des relations H/F, des attentes.

Moi, pour pas mal de raisons, je n'en ai plus. C'est surement qui me permet de tenir quand je n'en ressent pas le besoin en quiétude.
Je n'ai aucune attente à part le palpable, et quand je reçois, je prends comme ça vient, et je l'apprécie, je pense, assez pleinement, pour ce que c'est en tant que tel.

Mais bref.

Finn, tu me présentera ta nana quand tu en aura marre hein! Nabilla <3
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Pas de problème ! le 16.02.17, 22h40 par Finn

Le problème c'est que la drague n'est pas un pansement. Évidemment vous l'utilisez pour soigner des problèmes qui n'ont pas besoin d'un pansement mais d'une chirurgie.
Je suis passé par là et c'est très auto destructeur. Cela dit dans mon cas c'était plus le sentiment de tomber sur des cas que de ne pas prendre de plaisir à la drague. J'ai toujours mis un point d'honneur à dégager les filles qui me plaisaient pas et à faire feu de tout bois avec les autres, même quand je pilotais l'interaction tranquillement et sans surprise, je voulais creuser, faire ressortir chez elles ce truc unique, même si elles avaient des tics et des réactions que j'avais vu cent fois.
Je me sentais juste mal à la fin parce que au final, même avec une interaction sympa, ça restait vain, rien n'était construit que ce que j'avais donné.
Et puis j'ai rencontré une paire de filles qui ont construit avec moi, même si ce n'était pas forcément des relations au sens premier du terme, et ça m'a enlevé cet alibi. C'est là où j'ai vu que mon mal était plus profond. Qu'au fond, j'avais peur de me tromper sur la voie de la solitude choisie, des standards élevés, de la lutte contre la pression sociale. Sur Jagdish peur d'être arrogant et que je me noyais dans l'action pour ne pas être face à moi même.
Le problème c'est que dans cet état on fait des conneries parce qu'on en a rien à foutre, on veut se prouver qu'on est pas soumis aux limites ou quels ne s'appliquent pas à nous.
J'ai lu un truc récemment ici qui m'a fait tiquer, j'ai pas voulu jouer au père la morale parce que c'est ta vie et que j'ai pas trop de leçon à te donner Raven, mais tu parlais d'aller voir un psy. Je pense que simplement aller voir un médecin pour écarter la possibilité d'une dépression serait bien. Être dépressif c'est juste être inactif, c'est ne plus avoir goût à rien, se mettre en danger (et si je ne me trompe tu l'as fait récemment. Et de la manière la plus évitable qui soit)...
Pour la suite trouvez ce qu'est votre peur en vous et pas dans votre relation aux nanas. Si tu as peur qu'elles soient pas intéressantes ça en dit long d'une certaine manière sur les possibilités que tu imagines pour toi. Parce que la psyché humaine n'est pas limitée, et encore moins dans ses interactions avec un autre être. Ou alors ça en dit long sur ta conception du monde pour le moins déprimante, mais de la même manière que tu as changé ta vision des femmes princesses et de la fatalité qui te rendait seul, tu peux revenir à un truc plus équilibré.
Sinon pour l'envie de baiser,c'est pas forcément fait dans une conduite addictive ou pathologique.
À certaines périodes je passais mes journées à penser au cul avant d'aller serrer l'un de mes plans en cours toute la nuit comme un furieux avant de recommencer. Et si j'étais en disette ça me rendait mille fois plus imaginatif et désireux, mais pas à cran/agressif/triste.
C'était l'occase de barres de rires magnifiques en pensant à la dernière fois où j'avais baisé avec une line foireuse et en osant un truc con, ou où j'avais pris un stop de l'espace avec la line qui marchait toujours.
C'est vraiment dommage de faire du sexe ce qu'iln'est pas. Et tu dis que tu t'en fous mais tes actes ont des conséquences sur ces meufs. Si tu te fous de leurs sentiments, tu penses peut être que ça fait de toi quelqu'un de plus fort, mais ça fait juste de toi un post ado d'une intelligence rare, mais idiot parce qu'il a oublié d'être humain, à se draper dans son romantisme auto destructeur, égoïste et nihiliste.
"Moi j'aime plus les gens, ils sont tous pareils, je préfère faire des trucs en solo". Sauf que tu fais du rien et ça te donne l'illusion de, c'est une échappatoire pour pas affronter ces vais problèmes que tu cites très bien. Là par contre elles sont nulle part tes couilles (et accessoirement elles sont pas non plus dans le fait de dire non à une meuf qui veut de toi alors que toi tu veux pas. Ça c'est naturel. Mais le faire avec classe c'est plus dur que d'être un petit con).
Tu veux une vraie réponse?
Trouve là en sachant ce que tu veux faire de ta vie au lieu de végéter dans ta drogue, tzs chips et tes mangas (qui sont aussi tous pareils mais là ça te gêne pas. Pourtant dans l'art du récit, on dérive toutes les histoires d'un nombre de thèmes limités, et en plus le manga est très codifié).
Si tu décides de rester à la fac casse toi le cul pour exceller. Pour tes parents affronte la situation ou fais des efforts pour ne pas donner de prise aux conflits. C'est plus dur d'être irréprochable que dans la rébellion. Mais est ce que c'est pas plus constructif?
Bref, avance au lieu de te complaire à te raconter des histoires selon lesquelles tu es perdu parce que tu réussis. Tu réussis pas dans ce qui est essentiel pour toi.
La baise ça fait pas un homme dans la vie. Et c'est une insulte à tous les mecs qui rament avec de vrais problèmes. Et à ton ancien toi qui en avait et qui s'est sorti les doigts du cul alors que toi tu les y as enclenchés jusqu'au coude.
Pardon si je suis violent dans mes propos, mais là vous êtes tous un peu à vous congratuler, et personne te dit que tu fais de la merde. Et tu vaux mieux que ça.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 17.02.17, 11h55 par The_PoP
  • [+1] 100% d'accord le 17.02.17, 11h58 par RosieRosette
  • [+2] Pertinent le 17.02.17, 19h43 par mistermint
  • [+2] Pertinent le 18.02.17, 08h58 par Bumble
  • [+1] Pertinent le 19.02.17, 10h50 par Moumane
  • [+1] Absolument le 19.02.17, 22h05 par MaryeL

Je suis complètement d'accord avec Onmyoji.

Juste un peu moins sur le volet des nanas et le volet "humain" (parce que ça vient rien dire ce mot déjà). Il leur promet rien, il ne leur doit rien. Après, ne rien promettre n'empêche pas d'être bienveillant et aimable.

Mais le reste, c'est complètement ce que je pensais. Et j'ajoute le volet: je pense que vous cherchez dans les relations H/F des aspects qui n'y figurent pas en tant que tel.

Vous avez gouté un plat, ça n'avait pas le gout que vous pensiez, ok. Mais est-ce que c'est mauvais dans l'absolu? C'est une vraie question.
Et je ne comprends toujours pas la notion de vide dont vous parlez. Je ne comprends pas comment on peut se sentir plus vide en voyant une personne qui nous plait à peu près qu'en étant seul (et je ne critique pas le fait d'être seul! surtout pas!).

Ca me fait juste penser que si vous vous sentez plus vide après une entrevue, c'est peut être bien que ça vous mets face à vous même, et que d'une manière ou d'une autre, vous en ressentez un vide. Mais je pense que le vide vient de vous. Ou alors que vous attendez des relations des choses pour lesquelles elles n'ont jamais été faites au final (sauf pour de très rares exceptions, qui je pense, sont exorbitantes des relations H/F au final)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 19.02.17, 10h51 par Moumane

Pour le volet humain, je pourrais te rejoindre si ça faisait partie du processus de séduction, que c'était un disclaimer à l'approche.
Mais sans ça, dès lors que tu t'engages dans une démarche de séduction tu sais que tu vas affecter les sentiments de quelqu'un. C'est pas à négliger. Mais encore à ce niveau ce pourrait être partagé, comme responsabilité (ce qui nous dédouane pas de nous 50% hein), mais quand dans ton processus de séduction tu inclus des trucs qui jouent sur une exploitation des failles de l'autre (trouver ses besoins et apparaître comme le moyen de les combler), comme Raven l'a Exposé ici et dans sa "méthode"; là on tombe dans la manipulation et on a une responsabilité plus élevée car on a outrepassé le libre arbitre de l'autre, si ne pouvait pas psychologiquement s'évader, éviter de réagir. Bien sûr c'est pas du 100%, mais à agir comme ça on a une grande influence sur les gens. Sans parler du fait que c'est moralement répréhensible et purement négatif comme démarche. Destructeur pour les deux, illusoire pour lui, c'est plus facile de séduire ainsi qu'en étant un gars bien, alors on décerne pas des médailles et baiser c'est un cadeau en soi, mais au fond savoir qu'on s'est pas vraiment exposé au rejet, au jugement, tout ça en niant l'autre, ça doit pas participer au fait de se sentir un gars bien, de valeur. Et donc à la problématique ici.

Sujet très intéressant les gars. Chapeau pour vos contributions sincèrement.

Ce stade que vous décrivez, je ne l'ai expérimenté que peu de temps donc je suis pas sûr de tout comprendre...

Cependant je me suis fait une réflexion en vous lisant.

J'ai l'impression que vous n'avez pas/plus d'empathie dans vos connexions.

Alors je peux me planter mais du coup j'ai quelques questions quand même.

- comment ça se passe avec vos relations sociales hors séduction : potes, collègues, famille ? Vous arrivez toujours à vous faire de nouveaux amis ?

- vous ne faites pas de lien entre cette hypothétique baisse d'empathie ou de lien à autrui et (au choix) : votre consommation de drogue, de porn, de virtuel (coucou tinder), ou une éventuelle depression/souffrance perso ?

- est-ce que finalement ce n'est pas cette recherche de "perfection" qui vous empêche de prendre le temps de découvrir et accrocher avec les nanas que vous rencontrez ? Le fameux "oui mais..." qui ne laisse guère de place à l'approfondissement de la rencontre (et je parle pas de penis dans un joli cul la)...


Desole je vois bien que certaines de mes questions sont probablement redondantes avec ce qui a déjà été évoqué mais j'ai essayé de la dire avec mes mots.

Courage à vous.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 24.02.17, 09h30 par Jalapeno
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

BON PLAN SEXY : De -15 à -70% chez la boutique sexy LoveHoney.fr. LoveHoney.fr propose toute l'année des réductions très agressives sur leur catalogue lingerie, sextoys et autres accessoires. Suivez ce lien pour consulter les offres du moment.

Vous pouvez aussi soutenir FTS en passant par ce lien pour faire votre shopping sur Amazon.fr

Répondre