Les tribulations de Jsh, La version longue.

Note : 16

le 24.07.2015 par Jsh

115 réponses / Dernière par FK le 30.11.2021, 00h20

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Lettre a cœur ouvert,
Ou le besoin d’ouvrir la carapace.

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(Oui, si vous hésitez, il faut l'écouter ;) )


Ces derniers temps je me pose beaucoup trop de questions. Alors j’introspecte, encore et encore. Je tourne en boucle dans ma tête. Je cherche des réponses dont j’ignore la question ou presque. J’essaie de comprendre, comprendre ce qui me bloque, ce qui me tracasse, pourquoi je me prends la tête pour des débilités. Je cherche des réponses dans la littérature, dans la philosophie, dans la psychologie. Mais rien à faire. Comprendre pourquoi je me culpabilise de faire les choses, de ne pas les faire. Comprendre pourquoi je me culpabilise simplement ne pas avoir de réponse. Un besoin de rationnaliser l’irrationnalisable. Un besoin de comprendre, toujours. Mon esprit terriblement cartésien, terriblement scientifique qui se meurtrit à mes sens à fleurs de peau.

En fait, le pire, c’est qu’au fond je sais très bien ce qui me bloque, ce qui me fait peur. J’ai peur de paraître faible. D’admettre que si j’ai besoin d’écrire ça c’est que je ne suis pas si forte que je veux bien le croire.

Je vis mal la pression sociale qui m’entoure. Parce que oui, garder la tête haute, ne pas y prêter attention, c’est joli sur le papier. C’est la réponse, pas de doute. Mais dans la pratique, être détachée, tout le temps, c’est fatiguant. Encaisser les coups, les piques, les réflexions, les jugements de valeurs, ca fatigue, à la longue.

« Le carcan social est lourd, tout comme la masturbation rend sourd » - Fuzati

Puis je mets à douter, alors je cherche l’approbation. L’approbation sociale. L’approbation de ceux qui comptent puis quand ça devient trop dur, l’approbation de tous. Je ne cherche même pas à me justifier, j’aimerai juste qu’on me laisse vivre ma vie comme je l’entends. En fait ce n’est pas l’approbation que je cherche réellement, plutôt l’indifférence. Qu’on arrête de considérer comme une âme un peine, au comportement dysfonctionnel qui ne cherche qu’à être sauvée. Je ne veux même pas qu’on essaie me comprendre en fait, juste qu’on me foute la paix.

Putain de paradoxe. Une hypersociable au besoin quasi omniprésent de solitude. Parce que je n’arrive à calmer ce grondement d’émotions qu’en le prenant par les cornes. Que si je suis seule. Quand je suis avec les autres, je m’oublie et le grondement se calme. J’ai longtemps cru que c’était la solution. Mais ce n’est qu’un pansement, parce qu’au premier instant de solitude, il reprend de plus belle.

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Enfant, je surprenais les gens. Des capacités intellectuelles qui ne collaient pas avec l’âge ou quelque chose du genre. Du coup on a insisté pour me faire passer des tests. Pour me classer dans une boite, me catégoriser, alors que moi je voulais juste passer une éternité dans la mer avec les poissons. Mais c’était trop tard, les résultats étaient là. Le jugement sans appel, une « Intelligence très supérieure ». C’était ça la réponse, forcément, ça ne pouvait pas être autre chose. Ca justifie qu’on s’évertue à répéter à un enfant qu’il est différent, pas pareil. Mes parents ont refusé qu’on me fasse sauter des classes. Merci, vraiment, de tout cœur, je vous remercierai toujours pour ça. Mais la sentence était tombée, j’étais différente, j’étais « exceptionnelle ». Oui, comme tous les autres enfants en somme. Sauf que eux, on ne leur martèle pas dans la tête à longueur de journée.

En grandissant, j’en ai souffert, beaucoup, parce que j’avais l’impression qu’on attendait toujours plus de moi que des autres. Je ne pouvais pas me contenter d’être moyenne, je « valais » mieux que ça. Très bien, instituions un jugement de valeur dans l’équation, c’est exactement la bonne solution. Ca a précipité mon envie toujours plus dévorante de liberté. Ou peut être juste le besoin d’être très « réact », faire l’inverse de ce qu’on attendait de moi, mais je n’y crois pas. Tôt, j’ai décrété ma vie serait mon choix et que je refusais d’être mise dans une boite. Une crise d’adolescence des plus banales en somme, mais magnifiée par une certaine lucidité dont certains manquent cruellement à cet âge là. Je ne me considérais pas mieux que les autres. Simplement plus lucide, ou du moins j’en étais persuadée. Les conventions sociales, la fausse moralité, et tout le reste, je trouvais ça terriblement creux. Je voulais être indépendante de ça. En parallèle, j’ai commencé à développer un besoin marqué d’approbation. Qu’on me concède une valeur autre que celle d’un chiffre, une valeur au delà d’une simple réputation.

J’ai beau avoir grandi, j’ai l’impression de rester cette adolescente tiraillée entre cette envie toujours plus forte de liberté et ce besoin d’arrêter de se sentir jugée. J’ai bien conscience de ne pas être différentes des autres, de ne pas être plus tourmentée, ou d’avoir plus souffert qu’un autre. J’avais juste besoin d’y réfléchir dans son entièreté, d’essayer de rationnaliser tout ça.

Je vais mieux, après avoir craché tout ça, je vais mieux. J’avais juste besoin de me rappeler que je ne suis pas faible. Qu’en fait, si, en lisant ces mots les gens me trouvent faible, c’est leur problème, pas le mien. J’avais besoin d’assumer, une bonne fois pour toute. Ca peut paraître superficiel comme rémission, je m’en fous, pour l’instant c’est la seule chose dont j’avais besoin.

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Je vous livre le texte brut, c’est tout l’intérêt. J’avais besoin d’ouvrir la carapace pour comprendre qu’elle ne me sert à rien.

Bonne journée les chatons,
J.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Constructif le 19.04.16, 18h43 par amelia
  • [0] Bien le 19.04.16, 18h56 par mistermint
  • [0] Très intéressant le 19.04.16, 19h27 par MaryeL
  • [0] Merci ! :) le 20.04.16, 01h09 par Balzac
  • [0] Courage le 21.04.16, 22h35 par Onmyoji
  • [0] Intéressant le 25.06.16, 14h44 par Baijin

Tu as décidément une bien jolie plume.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 19.04.16, 18h30 par Jsh

Ce que tu dis là me fait terriblement écho par rapport à ce que je vivais il y a un, deux ans.

Moi aussi j'ai un esprit vachement cartésien, toujours le besoin de comprendre et de rationaliser.
J'ai démarré quelque chose dont on parle pas mal sur FTS en ce moment, la méditation. Non seulement j'ai continué depuis tout ce temps, mais ça a contribué à grandement améliorer mon confort de vie.
Je me pose moins ce genre de question, qui parfois peuvent faire avancer, mais souvent sont en fait de simple questions qui tournent en boucle et qui en fait ne te servent à rien. C'est juste des sales tours de ton esprit qui peuvent provenir du fait que quelque part tu te sentes peut être un peu différente de la "masse", pas en mal, peut être même en bien, mais différente.

Qu'on le veuille ou non, c'est important de trouver écho à son identité dans son entourage, d'avoir plus ou moins l'approbation de son entourage.

A part ça, je voulais aussi te dire que malgré que je ne poste jamais sur ton journal, je le trouve juste ENORME, et je suis toujours en attente de tes récits croustillants avec des beaux mecs aux yeux bleus ! Image
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 19.04.16, 18h40 par Jsh

Courage, embrasse ta solitude et ta différence.
Il n'y a pas de faiblesse là dedans, bien au contraire.
Haut les cœurs ! Image
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] 100% d'accord le 19.04.16, 19h03 par ChantePaul
  • [0] Merci ! :) le 20.04.16, 01h05 par Jsh

En fait, le pire, c’est qu’au fond je sais très bien ce qui me bloque, ce qui me fait peur. J’ai peur de paraître faible. D’admettre que si j’ai besoin d’écrire ça c’est que je ne suis pas si forte que je veux bien le croire.
La grande question d'avoir l'air faible. Je me permets un avis, parce que ça me parle. Pendant presque deux ans, avoir l'air fort (par opposition à faible, il me semble), c'était mon dada. Pour qu'on me respecte. Pour qu'on m'admire peut-être.

Et puis pour cacher tout ce qui me faisait peur, surtout. Avoir l'air de ce que j'étais au fond, c'était juste trop difficile à accepter. C'est l'histoire de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. A la fin, elle finit par éclater (désolé pour le spoil, c'est cadeau).

On a tous des angoisses latentes, plus ou moins conscientisées, plus ou moins acceptées.
Et tant qu'on les a pas identifiées, donc encore moins acceptées , laisser entrevoir ça par d'autres, c'est juste un trop peu de contrôle. C'est même plus les peurs en elle mêmes, c'est la peur de la peur. Faut exorciser.

J'ai malheureusement peu de pistes à te donner, d'indices sur le comment sortir de ca. Un jour je pense que j'ai réussi à me dire : je suis comme ça. Je suis gentil. J'ai peur de finir seul. J'ai peur sans cesse de pas être à la hauteur, de faire les mauvais choix. Et c'est bien comme ça.
C'est dans des moments pareils qu'il faut arriver à faire preuve d'acceptation vis à vis de ce que tu es, résultante de ce que tu as vécu.

Il y a certaines choses qui changent difficilement dans une personnalité. Et le temps perdu à vouloir tout changer, le temps passé à aller contre toi, c'est parfois aussi du temps à ne pas exploiter des bases que tu as déjà. Faut voir ce qui est le plus rentable.

Tout ça pour dire, ce que tu décris, la faiblesse, j'ai fini par appeler ça de la fragilité.
Il y a un piège dans lequel on peut tomber très facilement, c'est de croire que les gens forts ne sont pas fragiles. T'es loin d'être faible, pas pour çe que je lis sur ce journal. Le simple fait de te poser les questions, faut être fort pour ca.

Est-ce que tu croisque les gens forts ne sont pas fragiles ?
Je fais dans la sémantique mais c'est en fait le fond du problème, selon moi.

La définition du fort que j'ai fini par me constituer au cours des années, c'est pas une absence de fragilité, mais au contraire, une fragilité vue en face. Reconnue. Acceptée. Et c'est tout de suite moins effrayant, de pas vivre avec cette épée de damocles au dessus de la tête, du moment où quelqu'un verra très bien une faille que tu nie encore. Cette crainte, c'est une source d'angoisses infinie.

Croire que personne n'a de doute, que c'est plus facile pour les autres, c'est généralement très faux. Donc tout va bien, au fond.

Dernière chose : les failles c'est tout aussi important que les "qualités". Il y a une question de bien et de mal là dedans, quelque part... Faire des trucs de malade avec sa crasse, c'est juste un petit miracle à réaliser tous les jours.

Du reste, et en vrac.
- J'aime ce journal.
- Ce que tu as fait dans ton dernier post, mettre des mots sur ce qui se passe dans ta tête, cest juste ouf.
- Baudelaire se posait les mêmes questions que toi sur comment gérer ce qui s'apparente à du mauvais, ça a donné les fleurs du mal.

Avec toute l'aisance que j'ai à écrire sur une tablette...

Peace :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] 100% d'accord le 19.04.16, 22h08 par The_PoP
  • [0] Post de qualité le 20.04.16, 00h22 par Acier
  • [0] Wow le 20.04.16, 01h12 par Jsh
  • [0] A lire le 16.05.16, 22h38 par Allandrightnow
  • [0] Wow le 04.06.16, 22h57 par lamefurtive

Tu n’es pas faible.
Tu n’es pas forte.

Même dans le paraître.

Tu n’es pas différente.
Tu n’es pas pareille.

Tu ne rentres dans aucune catégorie.
Tout comme tu ne te distingues pas.

Tu n’as pas besoin d’une réponse.
Ou de comprendre.

Tu ne dépends pas de l’approbation des autres.
Mais tu peux y répondre.

Et si tu veux exprimer ta différence,
Fais-le.

Tu n’es pas une âme en peine.
Seulement si tu le désires.

Vis ta vie comme tu l’entends.

C’est ton droit.
Ton.

Il n’y a pas de réponse.
Si ce n’est la tienne.

Tu es toi.
Juste toi.

Merci pour ce partage.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Wow le 20.04.16, 02h12 par Jsh

Bonsoir les petits chats,

Je voulais vous remercier, encore une fois. Pour votre gentillesse, pour vos gentils mots. Vous remercier de me lire. De m'écouter. D'être les spectateurs invisibles et visibles de mes digressions manuscrites et de mes éclats de vie.

J'ai repris le sport, il y a bientôt deux mois. Ca me fait beaucoup de bien. A l'esprit d'une part, au physique, aussi. Je dors mieux, je mange mieux, je vis mieux. Et au passage, je perds mon trop plein de hanche, mais ça c'est que du bonus.

Je me sens mieux dans mon corps, dans ma vie. Je crois que les gens le ressentent. Mes rencontres se font de plus en plus faciles. Les regards, les sourires, les échanges, de plus en plus simples.

Shifumi & Awkward Boner

Je suis encore trop sortie hier soir. J'ai réussi à faire une soirée complète sans dépenser un seul euro. Bon, j'ai bu beaucoup plus d'eau et beaucoup moins de Jagger qu'à mon habitude, mais quand même.

J'ai joué avec le feu. J'ai parié des verres avec mon Barman préféré à Pierre-Feuille-Ciseau. Je gagne, il m'offre un verre. Je perds, je lui paie le sien. Je sais pas si il l'a fait exprès, mais vu l'état catastrophique de mon compte en Banque, je suis pas malheureuse d'avoir gagné chacune de nos manches.

J'ai abordé des garçons magnifiques pour des bêtises.

" Excuse-moi, j'ai une question de la plus haute importance. Quel est le nombre parfait de glaçons à mettre dans un verre de Whisky-Coca ?"

J'ai parlé philosophie avec un travesti. Je suis partie en courant avec une casquette (en même temps, sérieusement, mec, une casquette pour aller en boite ?!) et je l'ai donné à cette fille qu'il regardait sans oser l'aborder.

J'ai dansé tout en haut d'un podium, très collée à un brun trop barbu qui m'a supplié d'attendre un peu plus avant de descendre, à la fin de la chanson, au risque d'exposer son érection aux yeux du monde. J'ai ri, je l'ai embrassé sur la joue et je lui ai parlé de races de chien pour lui changer les idées.

J'ai laissé mon numéro en partant à des yeux bleus pour qu'on continue à parler de sa nostalgie de Marseille autour d'un café. J'ai fait plein de regards indécents à ce mec qui souriait trop dans le fumoir. J'ai embrassé un garçon pleins de doute sur sa sexualité parce qu'il m'a dit me trouver trop troublante et que je trouvais ses fossettes trop craquantes.

Je suis rentrée avec le premier métro en m'agrippant aux bras du BGF et de son copain.


Hommage à un cactus

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C'est marrant parfois, comme nos souvenirs nous jouent des tours. Le conditionnement musical. J'ai eu envie de t'écrire quelque chose de beau. Quelque chose de doux.

Je t'ai aimé. Comme dans les films, comme dans les romans et les chansons d'amour que tu déteste tant. Je t'ai aimé tendrement. Je t'ai aimé d'amour. J'ai grandi avec toi. Avec tes cheveux émeraudes et tes yeux ébènes. J'ai vécu avec toi. Comme des enfants. Trop insoucieux pour perdre du temps à avoir peur. Peur de souffrir. Peur de grandir. Peur du monde qui tourne trop vite. L'espace d'un instant ou peut être même un peu plus.

Je t'ai haï, c'est vrai aussi. De toutes les fibres de mon coeur. Mais c'est sans importance aujourd'hui.

Je ne suis pas nostalgique. Je suis reconnaissante d'avoir eu la chance de vivre quelques centaines de nuit au creux de ton coeur. Je suis heureuse d'avoir oublié le pire. Ce n'est pas le pire qui nous définit, c'est les petites choses qui ne comptent pas. Ou qui comptent, justement, plus que tout.

C'est ton rire de grand enfant qui résonne parfois encore contre ma boite crânienne.
C'est ta main qui attrape la mienne au détour d'une rue.
C'est le regard que tu m'as lancé quand on s'est embrassé cette nuit d'Octobre.
Ce regard qui valait milles mots.
C'est l'odeur de ton parfum et la douceur de tes clavicules.
C'est cette chanson.


Je ne regrette rien. Je ne te regrette pas. Je suis heureuse. J'espère que tu l'es. Je ne souhaite que le meilleur. Et je re-range ce minuscule coeur d'argent dans sa boite, sa date gravée à tout jamais dans la matière et dans l'immatériel.

Merci, pour le reste.
J.

Je n'ai jamais accordé une importance outrancière aux sentiments humains. Sauf aux nôtres. Ceux qui faisait que l'on était un peu plus qu'un simple toi et moi, enfin, je crois.

--

Je vous souhaite une jolie nuit les petits chats,
J.


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Oui, j'assume la nazeté de cette chanson, mais je l'aime, c'est plus fort que moi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Like ! le 25.04.16, 00h52 par amelia
  • [0] Like ! le 25.04.16, 09h44 par Lulla
  • [0] OMG le 25.04.16, 16h10 par mistermint
  • [0] Like ! le 25.04.16, 22h06 par Stayfun
  • [0] Like ! le 26.04.16, 00h13 par Bumble
  • [0] Like ! le 26.04.16, 07h19 par Thedaze

Jsh a écrit :Bonsoir les petits chats,

Je voulais vous remercier, encore une fois. Pour votre gentillesse, pour vos gentils mots. Vous remercier de me lire. De m'écouter. D'être les spectateurs invisibles et visibles de mes digressions manuscrites et de mes éclats de vie.
C'est moi qui te remercie, pour le vendage de rêve gratuit !
Jsh a écrit : Je suis partie en courant avec une casquette (en même temps, sérieusement, mec, une casquette pour aller en boite ?!) et je l'ai donné à cette fille qu'il regardait sans oser l'aborder.
Magique ! Tu wing des inconnus en boîte. J'y avais jamais pensé... Je teste la prochaine fois haha.
Fabriquante d'amour.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Tout à fait ! le 26.04.16, 00h33 par Jsh

Bonsoir les fluffy cats,

Pour ce soir, un (joli) F.R.

Tic & Tac, Jasmin, Tabac et Vanille

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(Oui, on aurait pu croire qu'avec ma propre playlist je me calmerai. La réponse est non. J'aime avoir une B.O pour mes récits, c'est comme ça).

Ces derniers jours, je ressens une terrible envie de sortir, de voir des gens, d'autres, de partager, de rencontrer. Vendredi soir, j'ai craqué et je suis allée retrouver Feline qui dinait avec des amis de lycée, en dépit de l'état catastrophique de mon compte en banque. Je prends part aux discussions animées de la table tout en savourant ma bière, gracieusement offerte par mon âme soeur féminine. Mais alors que les uns et les autres décident d'être raisonnables et de rentrer, mon envie de sociabilité n'est pas rassasiée. Pas du tout. Mon envie de danser non plus. Je décide d'aller faire un tour en boite, seule, en dépit des multiples tentatives de Feline pour me faire changer d'avis.

Me voila donc plantée au bar, vêtue d'une robe bien trop rouge et trop décolleté, dans d'une boite bien encore trop vide. Oui, ma grande, c'est pour ça qu'on ne va jamais en boite à 1h00. Et Encore moins seule. J'observe les gens qui se retrouvent. Les approches ratées et ceux qui n'osent pas approcher.

Un cinquantenaire vient me parler. Il est lourd. Trop lourd. Et ne comprend de toute évidence pas les rejets polis.
"Non, je ne suis pas intéressée"
"Non, je n'irai pas faire un tour dans ton audi, mais merci".
Pour ma défense, le mec a deux fois mon âge et m'a abordé avec la pire phrase de drague de l'univers.
" Non, mon père n'est pas un voleur, mec. Et il va falloir arrêter avec cette approche vomitive au passage."

Comme il ne semble pas décider à me lâcher, je m'en vais et approche un groupe de 3 filles. Elles sont adorables. Toutes les trois étudiantes en psychologie, d'une vingtaine d'année, elles sautent sur l'occasion de me montrer leur soutien "Girl power". Elles sont à mourir de rire. L'une d'elle, Violette, me rappelle une version plus jeune (et plus mince, au passage) de moi. Je l'aime bien, alors on met en place un plan machiavélique pour qu'elle embrasse le plus beau garçon de la boite, ou le second plus beau. Ca dépendra qui de nous deux aura le Dibs . Enfin, quand on l'aura trouvé. Parce que pour l'instant la population masculine ne nous plait pas vraiment. On sort fumer.

Violette remarque un grand métisse aux yeux clairs qui lui fait de l'oeil. Alors on va lui parler. D'abord ensemble, parce qu'elle a besoin d'un petit coup de pouce pour l'opener, puis je m'éjecte après quelques minutes de conversation. A cet instant j'ai réalisé à quel point les journaux masculin de FTS ont pu m'aider dans mon rôle de wing-woman.

Je m'adosse contre le mur de pierre et commence à discuter avec les mecs assis à côté de moi. Alors que je jette un rapide coup d'oeil à mon téléphone. Je remarque une paire de Van's authentic en cuir beige qui se plante devant moi. Je lève les yeux et croise le regard absolument craquant d'un brun. Il a des yeux noisettes et un regard à tomber. Et il ne me quitte pas des yeux. Je suis presque déstabilisée.

L : Elle s'appelera Lola.
M : Pardon ?
L : Notre fille. Tu avais l'air pensive, j'en ai déduit que tu réfléchissais au prénom de notre premier enfant.
M, en éclatant de rire : J'aime bien Lola. On habitera où ?
L : Au bord de Mer. A côté de Biarritz. T'as la peau mate et une trace de bronzage dans le cou, je suis sûr que tu aimes la mer. On aura deux chats gris qu'on appellera Tic et Tac, et pas de labradors. J'aime pas les labradors. Mais tu finiras me détester et par divorcer. Et partir avec la moitié de l'argent.
M: Plutôt les 3/4. Et ta secrétaire. Par contre je ne suis pas convaincue par le nom des chats.
L : Je ne te pensais pas comme ça.
M: Comme quoi ?
L : Comme une fille sans coeur qui partirai avec ma secrétaire me laissant criblé de dettes.
M: Ca c'est parce que tu ne me connais pas.
L : C'est marrant, tu n'as presque pas l'air désespérée pour une fille assise seule. Et pourtant t'étais entrain de discuter avec mes potes, alors tu dois l'être.
M: Je ne le suis pas. Je suis persuadée que ce soir que je vais trouver l'homme de ma vie, qui me soutiendra dans mon combat contre mon addiction à la colle Cléopatre et qui pourra subvenir aux besoins de mon chat.
L : Je sais pas ce que c'est le pire, que tu m'aies l'air complètement timbrée ou que j'aime ça.

Il s'assoit contre moi. On continue à discuter tout en légèreté, tout en continuant à se regarder dans les yeux.

L : C'est marrant, tu sens le jasmin. J'aime pas trop cette odeur, je trouve ça relativement écoeurant, mais sur toi, c'est presque tolérable.
M: C'est marrant tu sens un parfum que j'adore mais d'habitude je l'imagine mieux porté par des mecs un peu plus viril.
L, avec un sourire mi-taquin, mi-amusé : Ah oui ? Tu fais la maligne mais je crois que tu ne sais même ce que c'est comme parfum.
M: Je le connais mais j'arrive plus à retrouver le nom. Ca va me revenir.
L : C'est marrant, t'as des yeux d'une couleur absolument banale et pourtant t'as un joli regard. Et ne crois pas que j'ai pas remarqué que tu me lâchais pas des yeux.
M: C'est peut être parce que je vois mon reflet dans tes yeux. C'est mon côté narcissique. Ou peut être que je t'imagine si tu avais les yeux bleus
L : Et je serai comment ?
M, avec un immense sourire : Comme toi, mais avec les yeux bleus.
L : Viens, on fait un jeu. On se demande des trucs ultra personnels et le premier qui détourne le regard a perdu.

Alors on joue. On commence relativement softement, et au fur et à mesure des questions et des contacts physique "par inadvertance", la conversation dévie sur quelque chose plus sexuel. On échange notre meilleure approche, notre pire, des nombres, des anecdotes.

L : C'est quoi ta meilleure qualité au lit ?
M: Si je te le dis, ça n'est plus drôle.... Ah ! J'ai trouvé, Tobacco Vanille de Tom Ford. Tu vois je t'avais dit que je le connai...
L, me coupant la parole: Attends. J'ai un truc à faire et je vais me détester si je le fais pas.

Il m'embrasse, pendant plusieurs minutes. Mon estomac fait des loopings dans mon ventre pendant qu'il appuie ses lèvres sur les miennes.

L: Je rentre, retrouve moi et embrasse moi.

Je retrouve Violette. On débrief sur son échange avec son beau mâle. Elle n'a pas accroché. Mais ça ne la décourage pas. On danse ensemble. Je vais chercher un verre d'eau au bar et croise deux mecs. L'un d'eux est canonissime. J'engage rapidement la conversation sur une connerie. Ils sont ultra sympas et on rigole franchement. Alors je reviens après quelques minutes avec Violette et ses copines au bras. Après quelques minutes, Violette glousse et mumure je ne sais quoi à l'oreille du Canonissime. Et après un clin d'oeil approbatif de Violette, je m'engouffre dans la foule, satisfaite. Je vois Noisette qui danse un peu plus loin. Je l'embrasse à la volée.

M: Retrouve moi et surprends moi.

Je danse, je ris, je discute avec les gens sur la piste. Ceux dans le fumoir. Je passe discrètement checker Violette, tout roule. Alors que je danse (un peu trop) collée contre un garçon, qui s'avère aimer (un peu trop) les garçons, une main agrippe mon poignet et m'entraine dehors.

L : Alors comme ça tu me fais déjà des infidélités ? Je croyais que tu attendrais la secrétaire.

Et on parle. Et on parle. Encore et encore. En plus d'être excellent en drague, il s'avère que l'homme est également extrêmement intéressant. La boite se vide. Le jour se lève. Il pose ma tête sur ses genoux et me caresse les cheveux en tirant sur son joint.


--
Si vous aimez les jolies fins, arrêtez vous ici.
Vous êtes prévenus


L : Tu sais, si j'étais tombé sur toi dans un autre contexte, je crois que j'aurai eu envie de te revoir. De te revoir, encore et encore, jusqu'à ce que tu en ais marre et que j'en ai marre. Si ça avait été un autre contexte.

Le froid est jeté. Glacial. Polaire. Je me relève d'un coup. Je crois qu'à cet instant il peut lire toute la déception dans mes yeux. Pas la déception que ça s'arrête là. J'ai appris à vivre les jolies choses pour ce qu'elles sont, sans en attendre plus. Les rencontres, les histoires aussi fugaces qu'elles soient, quand elles sont fortes, me plaisent. Et la connexion qu'on a eu, je sais que c'était vrai. Je sais que l'intérêt n'est pas toujours partagé, qu'on peut facilement le feindre. Mais là, je ne crois sincèrement pas que c'était le cas. Non, c'est cette phrase qui me laisse un goût amer en bouche. J'aurai préféré une fin qui n'a pas besoin de se justifier. Je l'aurai mieux comprise, je le sais.

Je suis donc partie après avoir embrassé sa joue.

L : Si on doit se revoir, on se reverra. Tu le sais.

Oui, je le sais. Et je sais qu'on ne se reverra pas. Parce que la vie n'est pas une comédie romantique. Mais je m'en fiche. En dépit de l'arrière goût amère de la fin de soirée, je garde un souvenir magnifique de cette nuit et de nos échanges. De cette rencontre et des 6h passées ensemble.

J'ai réalisé, notamment grâce au journal (?) de Smooth, que je n'avais pas besoin d'avoir les gens dans ma vie pour être heureuse. J'ai besoin des gens pour vivre des choses fortes à leur contact, et c'est ça qui me rend heureuse. Et cette rencontre était forte. Alors elle me rend heureuse. Et elle fait un bon F.R, ne mentez pas.

Je vous embrasse les petits chatons,
J.


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    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] LFG ! le 02.05.16, 21h13 par Bumble
  • [0] Like ! le 02.05.16, 21h36 par Lulla
  • [0] Like ! le 02.05.16, 22h16 par The_PoP
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  • [0] Like ! le 03.05.16, 00h49 par amelia
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  • [0] Houston ? le 03.05.16, 10h13 par Onmyoji
  • [0] Inacceptable ! le 03.05.16, 10h56 par Jalapeno
  • [0] LFG ! le 04.05.16, 10h28 par James_Aubrey
  • [0] Yesssss! le 04.05.16, 14h10 par mistermint
  • [0] Like ! le 04.05.16, 15h45 par Sathinelilly
  • [0] Très intéressant le 04.05.16, 17h33 par Thedaze
  • [+1] Merci ! :) le 26.11.16, 18h53 par Acier

Obligée de commenter parce qu'il y a Sweet Sun, et que c'est ma putain de sexsong.
Bon ok. Aussi parce que c'est un SUPER FR. Et que t'es une super wingwoman (grande classe!)

Don't understand that fucking end, though.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] +1 le 03.05.16, 00h48 par amelia
  • [0] Merci ! :) le 03.05.16, 12h40 par Jsh
  • [0] +1 le 04.05.16, 15h44 par Sathinelilly

Mais, mais...
Remboursez-moi ce FR, j'exige des explications :shock:
(j'admire ta capacité à relativiser et à profiter du bon dans chaque rencontre !)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Post commercial le 03.05.16, 12h41 par Jsh
  • [0] Absolument le 03.05.16, 22h27 par MaryeL

@MaryeL : Oui, Sweet sun est absolument fantastique dans un lit, je suis d'accord avec toi. Au passage Milky Chance fait quand même des trucs sacrement cools.
--

Sinon, je vais peut être pas vous mentir, je relativise relativement bien MAIS ça me travaille quand même un peu. Par curiosité, par besoin de comprendre, ce genre de chose. Parce que j'ai l'impression qu'il a manqué d'honnêteté.

J'en ai parlé avec quelques membres du Forum en privé et j'en suis venue à la conclusion que :
1. Monsieur a peut être une copine ou quelque chose du genre qui se cache derrière
2. Monsieur est justement terriblement joueur et pas fondamentalement intéressé. Je vous ai fait la version courte dans le F.R, simplement après ça il s'est un peu noyé dans une marre de compliments (tu es magnifique, tu es intéressante) auquel j'ai simplement répondu "Arrête de te justifier". Parce que soit pour flatter mon égo ou sincère, ça n'apportait rien.
3. Soit pour une quelconque raison il était simplement fatigué ou il a un vrai blocage sur les rencontres en soirée.

Bref, je crois n'avoir rien fait de mal et que je n'aurai rien pu changer, donc ça sert à rien que je me prenne la tête pour ça. Autant relativiser et passer à autre chose.

Si tout va bien, Lundi, j'ai des FRs pour vous les chats. Enfin, si tout se passe bien.

Bonne journée.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Absolument le 04.05.16, 16h16 par MaryeL

Alors pour t'apporter un élément de réponse d'un point de vu d'un petit jeune ^^
Le fait de juste être très joueur et ne rien concrétiser ça m'est déjà arriver une pair de fois, non pas parce que je n'assumais pas, mais juste par plaisir simple de jouer et m'amuser..ça ne veut pas dire que l'on est pas intéresser ou quoi, mais à cet instant t on est juste en mode joueur et on ne veut rien d'autres
C'est assez compliquer à gérer par moment, car on ne rend pas forcément compte que l'autre peut être intéresser et on peut indirectement le faire se remettre en question
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 05.05.16, 10h27 par Jsh

Nan mais sérieusement, il ne t'as pas expliqué ce qu'il voulait dire par "autre contexte" ?
Parce que "contexte" c'est extrêmement vague : ça peut être lié au lieu, à son état d'esprit, à sa situation... Ou alors il voulait juste jouer au mec torturé :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Non le 05.05.16, 10h27 par Jsh

Ah "tu es magnifique, intéressante"... autant ne jamais prendre un deuxième tour avec "tu es trop bien pour moi", "je ne peux rien t'apporter" et laisser les personnes torturées, compliquées, dans le meilleur des cas hésitantes, à leur place c'est-à-dire loin de toi.

Je suis peut-être déconnectée mais je ne vois pas le "jeu" dans sa réflexion et tu n'as certainement pas à te remettre en question. Jouer, c'est être léger, profiter du moment, ne pas se fixer d'objectif. Pourquoi parler d'un "autre contexte" ? J'avoue que dans ton cas, ma curiosité m'aurait fait poser la question de ce que peut être cet autre contexte, en toute légèreté, ne serait-ce que pour rebondir et voir s'il y a du répondant en face.

Bonjour mes petits fluffy chaaaats,

Je vous fais un petit update rapide de mes dernières péripéties amoureuses ?

- J’ai réinstallé Tinder parce que j’avais l’impression de ne pas avancer comme je le voulais dans mes rencontres. Je suis tombée coup sur coup sur B.A.B et Le Joker. Donc ça m’a frustré. Donc j’ai rappelé X (le mec rencontré en soirée qui s’était montré très needy par texto) parce que j’avais envie (besoin ?) de libérer mes tensions (Release the Kraken, vous dites ?). Je ne vais pas m’étendre, c’était clairement un booty call et c’était clairement naze. Quand l’envie n’y est pas vraiment et que la performance est décevante … Bah c’est naze. Par contre je vais vraiment supprimer son numéro, pour éviter de lui refaire le coup dans 3-4 mois.

- En soirée, j’ai revu un ancien crush, rencontré deux ans auparavant. Il est toujours en couple, il habite toujours à 500 km de chez moi mais il a toujours des yeux terriblement bleus et beaucoup beaucoup de fossettes quand il sourit. Et quand, après quelques (trop nombreux) bières-pongs, on s’est retrouvé assis dans un vestibule à discuter, qu’il ma regardé avec ses yeux à se damner et qu’il m’a dit « Putain mais t’as des yeux … T’as un regard hypnotisant. Ton regard je ne m’en remets pas » et baaaaah à ce moment là, j’ai eu très envie de l’embrasser, de faire l’amour avec lui, de l’épouser, de divorcer juste pour pouvoir l’épouser à nouveau (Oui, oui, toujours plus dans la demi-mesure …). Et ce, même si sa copine était dans la pièce à côté. Je crois que je mérite presque une médaille pour mon self-control. Parce que mes hormones ont littéralement explosé à cet instant là. Et même ma douche froide de retour de soirée a eu du mal à me calmer.

Image

(Avouez le, les chatons vulgaires vous avaient manqué !)

- J’ai réactivé mon compte AUM (cf. Le topic des Epic Fails si vous voulez sourire un coup) . Mais putain, ça donne vraiment rien. Pas un seul mec qui me donne envie ne serait-ce que d’aller boire un café avec lui. Je crois que je suis juste « trop exigeante » sur le papier. Du coup, en soirée ça marche parce que je coupe le cerveau, je profite du moment et que je suis extrêmement sensible au charisme d’une personne. Mais sur les SDR, ça donne rien, j’intellectualise trop les échanges, je me concentre trop sur les défauts et je n’arrive pas à me laisser charmer. Tant pis (ou tant mieux), j’abandonne les SDRs à nouveau et je reprends le NPU.

Et sinon, le F.R qui me fait (très) plaisir.

Celui qui aimait Pusheen et les Burgers

Il y a quelques semaines, j’ai repris contact avec Monsieur Chat grâce à un concert auquel j’allais et qui l’intéressait également. Pour la petite histoire, on s’était vu quelques fois qu’il y a quelques années mais ça n’avait débouché sur rien d’autre que de multiples conversations intéressantes. A l’époque je n’étais pas dans la bonne dynamique et encore trop marquée par l’artiste. Bref. Il ne peut finalement pas me rejoindre au concert mais on continue à discuter vaguement de choses et d’autres. On sexualise énormément autour d’une blague. Nos échanges restent ponctuels et très agréables.

L : Il va falloir qu’on se trouve un moment pour se voir avec nos emplois du temps parfaitement compatibles
M : Si tu veux j’ai un créneau en le 06/02/17 entre 11h10 et 11h27. Je te le booke ?
L : Ou sinon on se voit Mardi.
M : Vendu.

On s’écrit le jour même pour fixer les détails pratico-pratiques. Et c’est tout. Pas de sms-game à outrance, pas de conversations inutiles. C’est terriblement agréable quand ça se passe comme ça.

Cette date, je dois l’avouer, me met en joie et je l’attends avec (presque) trop d’impatience. Un bain qui prend en longueur, une préparation méticuleuse, bien décidée à sortir le grand jeu, le tout sur fond de rock en provenance direct de ma sexlist, histoire de bien conditionner le mood.

J’arrive avec un peu d’avance, je m’installe au fond de la salle et commande les deux premiers verres. Il débarque, embrasse ma joue et s’installe en face moi. Il porte la nuit de l’homme. Le détail qui fait mouche, j’adore ce parfum. Et il porte un tshirt avec un pusheen. Deuxième détail qui fait très mouche. (Oui MaryeL, c’est pour toi !)

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On discute, beaucoup. De son taff, de mon taff, de son chat (oui monsieur est complètement dingue des chats … Autant dire que c’est presque gagné pour lui), de mon chat, de photographie aussi. Nos conversations me ravissent au plus au point. Au fur et à mesure que les pintes se vident, les esprits s’échauffent. Il me parle de son couple libre. Beaucoup. J’apprécie, parce qu’à la fois je le sens très honnête avec moi, il me donne l’impression de ne rien me cacher et à la fois il en parle avec beaucoup de maturité. C’est passionnant, vraiment. Alors on parle encore plus, de la façon dont ça conditionne ses rencontres, des esprits fermés auquel il se heurte parfois, notamment dans le domaine professionnel. On parle du complexe de la madone et de la putain, des pressions sociales, ce genre de choses. Sa maturité (et oui ma grande, un mec de 34 ans ça change de ceux de 18 ans), son ouverture d’esprit, sa lucidité aussi me déstabilise. Je suis charmée. Il caresse doucement mon bras. On ne se quitte pas des yeux. A aucun moment il ne détourne mes ECs. Moi qui ai en horreur les regards fuyants, je craque. Il s’excuse, m’explique qu’il doit absolument se servir de son téléphone pour le taff, qu’il ne sera pas long. J’apprécie qu’il me prévienne. J’en profite pour sortir fumer une cigarette. Il me retrouve dehors. Alors que je m’apprête à re-rentrer, il attrape ma taille et me fais pivoter face à lui. On s’embrasse. Je fonds complètement. On rentre, on recommande à boire.

L : Je crois que je vais m’asseoir à côté de toi plutôt qu’en face.
M, jouant la naïveté : Ah oui ? Pourquoi ?
L : Parce que comme ça, je peux faire ça…

Il m’embrasse à nouveau, et agrippe la base de mes cheveux. Je suis en pleine ébullition.

M: Hmm, il va falloir arrêter avec les cheveux.
L : Pourquoi ?
M, lui chuchotant à l'oreille : Parce que je risque d’avoir du mal à rester sage.

On continue de discuter. Il effleure légèrement ma cuisse du bout des doigts. Littérature, cinéma, tout y passe. On finit nos verres.

L, murmurant au creux de mon oreille : Je te fais visiter les petites rues du quartier pour te raccompagner au métro ?

Je l’embrasse en guise de réponse. Il attrape ma main et m’entraine dans le dédale des rues au creux de la nuit.

Deux pintes, à jeun, ça fait beaucoup d’alcool pour une Jsh et un Monsieur Chat. Un peu trop même. On réalise qu’on est un peu trop alcoolisé et qu’on s’est fait avoir comme des bleus. Alors on rit, beaucoup. Il me plaque contre une porte, sous un porche, et m’embrasse longtemps. Nos mains se font plus baladeuses, les regards plus lubriques.

L : Je ne voudrais pas abuser de vous mademoiselle, vous me semblez un peu trop enivrée.
M: Comment pouvez être si sûr que je ne suis pas celle qui abuse de vous ?

Je crois qu’on lutte très fort pour ne pas se sauter complètement dessus en plein milieu de la rue. Le retour est très très très chaud. Et très long aussi. Sans rentrer dans les détails trop graveleux, je me contenterai de mentionner que le monsieur est très habile de ses doigts et qu’apparemment mes talents buccaux n’ont rien à envier à ceux de ses nombreuses exs. Bien au contraire. (Oui, je reste toujours très flattée par ce genre de compliments).

On s’embrasse une dernière fois devant le métro, puis je m’engouffre dans les souterrains de ma démarche chancelante, le sourire aux lèvres et les cheveux plus très coiffés.

L : Tu me diras si tu es bien rentrée ?
M: Mmmh. Non. (Je suis entrain de câliner mon fatcat en ce moment même) .
L: J’ai passé un super moment. On se revoit bientôt.
M: Promis la prochaine fois je serai sobre, pas nécessairement sage.
L : On se revoit très … très très bientôt alors.

--

Avec vos bêtises à tous, vous allez finir par me convertir au couple libre.

Stay tuned, il est possible que la part II arrive dans pas très longtemps.

Bonne journée mes chatons,
J.


[youtube][/youtube]
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] LFG ! le 01.06.16, 15h02 par mistermint
  • [0] Bien joué le 01.06.16, 15h09 par DisturbedEvil
  • [0] Encore! le 01.06.16, 15h57 par Jalapeno
  • [0] Miam le 01.06.16, 16h06 par Lulla
  • [0] Bravo ! le 01.06.16, 17h41 par Onmyoji
  • [0] Like ! le 02.06.16, 07h28 par Thedaze
  • [0] Bien joué le 02.06.16, 15h29 par amelia
  • [0] Yesssss! le 03.06.16, 13h48 par MaryeL
  • [0] Miam le 06.06.16, 23h11 par Balzac

Let's this Fucking Game, Brigitte ! :D
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Facepalm le 02.06.16, 14h43 par Jsh

I like that ;)
Tout en légèreté et en finesse, c'est très plaisant à lire !
Le sms game tout dépend comment il est mené.. Perso je m'en sers quand même pas mal, après ça dépend de la personne, je m'adapte en fonction d'elle !

Il faut te montrer ce que c'est un truc light sur AUM ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 02.06.16, 14h43 par Jsh

J'aurais presque envie de descendre dans le sud si c'est pour rencontrer des filles aussi cool. que toi, Jsh.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] C'est de la lèche... le 02.06.16, 14h43 par Jsh

Bonjour les p'tits chaaaaats :3

Déjà ... Bah merci encore pour vos messages. Vous êtes trop les meilleurs du monde (non je n'exagère jamais).

@Venusian, Du coup je suis un peu obligée ...

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@Bumble, je confirme, Monsieur Chat maitrise le SMS Game à la perfection. En deux semaines, tous nos échanges ont été assez géniaux. Très sexualisés mais en restant légers. Après AUM ... Voila, je crois que mes posts sur l'Epic Fail parlent d'eux même.

@DamienJd : C'est trop gentil :) Je sais pas si je suis siiii cool que ça, mais en tout cas ... Je gère la préparation du Guacamole à la perfection (C'est mon argument de vente n°1).

--

Bon sinon, pour les updates en vrac.

X m'a écrit lundi ... Vous savez quand on parlait d'échanges en toute légèreté. Bon bah c'est un magnifique contre exemple. Donc j'ai reçu ...

X: Putain hier je rentre avec un pote, on a fait quasi que parler de Q tout le trajet ... Je suis rentré j'arrivais pas me sortir t'es felations de la tete ... Un enfer !!!!

Image

Donc ça c'est ni léger, ni cool. C'est juste très bordeline à froid, et le "T'es" ne passe pas bien du tout. J'avais pas l'intention de le revoir - Ca se confirme.

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Mercredi soir je suis allée à une soirée étudiante. Alors qu'on discute avec un mec, un de ses amis viens le voir pour lui gratter une clope. Je lève la tête, tombe nez à nez avec ... Le Joker. Je lui souris, il tourne la tête et se barre. Voila voila. Apparemment les multiples aller-retours de son pénis dans mon vagin, ça, ça va, par contre dire Bonjour, c'est trop. Dans la tête de Jsh, ça a donné quelque chose a peu près comme ça ...

Jsh trop blessée dans son ego : Putain le con. Putain le connard
Jsh qui s'auto-flagelle : Non mais c'est sûrement parce qu'il assume pas. Parce que je suis pas assez bien pour lui. Parce qu'il a honte de moi, parce que physiquement, parce que mentalement ...
Jsh qui essaie de rationaliser : Ou sinon il s'attendait pas à me voir là, il a pas su comment réagir sous le coup de la surprise.
Jsh vénère de ouf : Ta gueule c'est un con, un point c'est tout.

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Bref, j'avais les nerfs, beaucoup. Ca m'a fait de la peine aussi, beaucoup, parce que pour le coup je me sens complètement inconsidérée en tant que personne et que ça me renvoie mes milliards d'insécurités, que j'essaie tant bien que mal de surmonter, à la gueule. J'ai hésité à aller le voir, me planter devant lui et me feindre d'un bonjour bien sonore. Je l'ai pas fait. J'ai hésité à lui envoyer un texto criant de haine. Je l'ai pas fait. Ca m'a fait mal au coeur et à l'égo sur le coup et puis le lendemain ... bah j'en avais plus rien à foutre. Voila.

----

Sinon, j'ai revu Monsieur Chat cet aprem'. On s'est très peu écrit ces dernières semaines, principalement de la sexualisation plus ou moins légère et des blagues. Les derniers messages qu'il m'a envoyé (on s'écrit principalement par Snap, je me rappelle pas des autres ), étaient très clairs quant à ses intentions.

(Mercredi) L : Je suis très impatient de te voir ... et te coiffe pas trop, tu vas pas le rester.
(Jeudi) L : Profite bien de ta grasse mat', on se voit demain.

Bref, il arrive chez moi a 14h00. 14h05, j'ai plus de robe. 14h10, je découvre une nouvelle utilité à mon bar.

Au passage merci à la Team Select pour m'avoir brillamment orienté dans mon dilemme canapé plié ou déplié en lit

.... On a pas couché ensemble dans le sens classique du terme, parce que Monsieur était un peu trop stressé. Bref, c'est des choses qui arrivent, ça m'a pas non plus empêcher de passer un très bon moment. Je me contenterai de faire un gingantissime merci à FTS pour le DeepSpot. Merci merci merci merci merci. Ma vie ne sera plus jamais la même. Ah et Monsieur maitrise la fessée avec beaucoup beaucoup d'habilité ...

On a discuté, un peu. On a fait des câlins, un peu. On a fait des cochonneries, beaucoup. Il m'a embrassé en partant et m'a fait promettre de lui laisser une chance pour qu'il essaie de se rattraper. Il m'a également remercié pour la façon très cool dont j'ai géré "le problème" - A savoir : "Je m'en tape, c'est pas le plus important + blague de merde pour détendre l'atmosphère " - ça m'a un peu touché. Et il n'a pas tari d'éloges concernant ma sexlist - Yeeeeeeees !

Je pense qu'il y aura une part III dans les semaines qui viennent.


----

Hier soir je suis allée boire une bière avec mes copains. En sortant fumer sous la pluie, j'ai rencontré Monsieur Marlboro qui m'a proposé de partager son parapluie. On a discuté le temps de nos cigarettes. Et puis on en a refumé une autre pour ne pas mettre fin à l'échange. Et encore une autre. Je suis repartie avec son numéro. Il vient de m'écrire pour me proposer une bière mercredi prochain.

C'est tout ... Pour le moment.

Bon week end les chats,
J.


Le coup de coeur musical de la semaine.
[youtube][/youtube]
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] La suite, vite ! le 17.06.16, 18h33 par mistermint
  • [0] La suite, vite ! le 17.06.16, 18h34 par RosieRosette
  • [0] La suite, vite ! le 17.06.16, 20h55 par amelia
  • [0] LFG ! le 17.06.16, 21h13 par Bumble
  • [0] Like ! le 17.06.16, 22h01 par Onmyoji
  • [0] Yesssss! le 17.06.16, 22h43 par MaryeL
  • [0] Like ! le 17.06.16, 22h55 par Balzac
  • [0] Like ! le 17.06.16, 23h55 par James_Aubrey
  • [0] Like a boss ! le 18.06.16, 08h27 par The_PoP
  • [0] Like ! le 18.06.16, 12h24 par Jalapeno
  • [0] La suite, vite ! le 19.06.16, 15h50 par Stayfun

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