Les tribulations de Jsh, La version longue.

Note : 16

le 24.07.2015 par Jsh

115 réponses / Dernière par FK le 30.11.2021, 00h20

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Le score de cet utilisateur est négatif ce qui veut dire que ses messages sont globalement jugés problématiques par les autres utilisateurs.
Agréable de te lire ! Amusant et instruisant, je n'aurais pas cru voir tant de point commun dans des histoires féminines

Bonjour les chatons !

...

Bon. Hier soir j'ai eu un date. Et c'était pas génial, parce que j'ai fait un truc un peu naze. En temps normal je suis du genre à prôner l'utilisation des journaux pour y marquer des trucs positifs, ou éventuellement les instants introspectifs quand on peut pas trop faire autrement. Mais là, je vais l'écrire, même si ça me fait chier, pour le garder pour le futur et pas refaire la même connerie.

Ah et sinon, je suis allée boire une Bière avec Monsieur Malboro. C'était pas fou. La magie de la rencontre était passée, on avait pas grand chose à dire, je me suis retrouvée à faire 75% de la conversation. On ne se reverra pas. Mais c'est pas grave.

Celui qui parlait du prix de l'immobilier

On s'écoute un peu de musique bien avant que je vous balance mon pavé ?

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L : T'es dispo Vendredi soir pour aller boire un verre ou jeter du pain à des canards dans une mare, si tu connais des canards et une mare, obviously ?
M : Allez !
L : 21h au métro Carmes, c'est bon ? Signe distinctif pour se retrouver : Sous-vêtements blancs !

Voila comment je me suis retrouvée à avoir un rendez-vous avec Monsieur Canard. Matché sur tinder, quasiment aucun échange à l'exception de celui-ci. C'était mon date roulette russe, d'autant que j'étais pas convaincue à 1000% physiquement. Tant mieux, j'aime pas les échanges de textos sans saveur, alors autant tenter. Et puis je dois avouer que le coup des canards, ça m'a plu (Oui je sais, il m'en faut peu).

Il y a du vent, il pleuviote. Je suis en robe et mes cheveux font n'importe quoi. Mais j'arrive à l'heure. Physiquement, bah ... Je suis toujours pas très convaincue. Il est mignon mais loin d'être renversant, mais le charme peut tout sauver. On s'installe sur la terrasse d'un minuscule bar à vin. Et moi qui n'aime pas le vin. Je m'adapte et prend un verre de Chardonnay. Il soutient les ECs mais mais ... La conversation ne prend pas. Toutes mes tentatives d'humour tombent à côté. Il me parle du prix de l'immobilier et de ses vacances à Marseille. Je m'ennuie. J'essaie très fort de lancer des sujets plus cools, de parler films et séries télévisée. Ca marche pas. Il en revient à la fois où sa cousine s'est faire pipi dessus après s'être assise sur un rocher plein d'oursin. Je ris jaune.

Il me propose d'aller me balader dans les ruelles. Je reprends un peu de modjo, j'adore marcher la nuit tombante. Je me détends, la conversation se délie un peu. Il fait une réflexion à limite de l'homophobie. Et je me tends à nouveau complètement. On arrive devant chez lui. Je le suis. Très très mauvaise idée. Que quelqu'un m'explique pourquoi j'ai pas eu la présence d'esprit de partir en courant, loin à ce moment là. On monte.

Je craque sur la vue de son appartement, on voit tous les toits de la ville, le genre de truc qui stimule mon côté photographe - artiste enfouie. Il met de la musique. Odezenne. Ca fait tilt. J'adore ce groupe bien et les gens ne connaissent généralement pas. Et puis la musique c'est elle, le vrai grand amour de ma vie. Alors on parle Arctic Monkeys et The Kooks, on parle même de Gainsbourg. Mon esprit s'emballe, je deviens intarissable. Parler musique, c'est un peu comme une combustion cérébrale. Il me caresse le haut de l'épaule. Je me laisse faire, j'attends de voir. Je le laisse même m'embrasser, dans le doute.

Et là, mon esprit s'éteint complètement et cette satanée de libido prend le dessus. Le problème c'est qu'à mi-coït je réalise que je suis entrain de faire une énorme connerie et que j'ai absolument pas envie de coucher avec lui. Mais on change pas d'avis à mi-coït. Je prie pour que tout ça se termine vite, très vite. Dans un élan romantique, il me murmure ...

L : Jsh, t'es la fille parfaite. T'es incroyable ... Tu sens tellement bon. T'as la peau toute douce. T'es exceptionnelle.

Les compliments sur l'odeur, c'est mon point faible. Et là rien. C'est trop, beaucoup trop. Un ou deux compliments glissés judicieusement quand je me déshabille, ça m'aide beaucoup à me lâcher. Mais là pas du tout, j'ai juste l'impression de me noyer dans une mare de compliments tous plus invraisemblables les uns que les autres. Putain, mais faites que ça se termine, vite. J'arrive plus à le regarder. J'ai envie de regarder les toits. Il me refuse la levrette.

L : Ah non, j'ai envie de te regarder, t'es tellement jolie.

J'ai l'impression d'être Jsh de porcelaine, celle qu'on met sur un piédestal et qu'on ose pas trop toucher de peur de la casser. Il m'étouffe. Stolen dance grésille en fond sonore. J'ai des flashs du Joker. C'est la chanson qui passait la première fois qu'on s'est parlé. C'est aussi celle qu'on entendait dans le loin la première fois qu'on a couché ensemble. J'ai une boule dans la gorge.

Dans mon article, je parlais des filles cowboys et des fausses sexuelles. Parfois la limite est pas très claire pour moi. Là elle était, j'étais Clint Eastwood et j'avais l'impression d'avoir une gamine génération courrier du coeur en face de moi. Ou un pur AFC.

Il veut que je reste dormir, je refuse catégoriquement. Il me fait un regard de cocker et j'ai envie de partir en courant. J'improvise une excuse et me rhabille en 4e vitesse. Pas bien, pas bien du tout, j'aurai au moins pu avoir le courage de lui dire que j'en avais juste pas du tout envie. Je sors. Il pleut beaucoup. Je me sens sale. Sale d'avoir couché avec un mec qui m'attirait à moitié. Sale parce que j'ai l'impression de l'avoir utilisé. Je craque. Je pleure à moitié. Je viens de me taper un mec complètement random juste parce que j'avais envie de sex. J'envoie des appels au secours numériques en marchant sous la pluie. J'ai besoin qu'on me dise c'est pas grave. J'ai besoin d'une douche et de dormir 12h.

Je me lève.

M : Merci pour la soirée d'hier. Par contre je préfère être honnête avec toi, je ne pense pas qu'on se revoit, j'ai besoin d'une petite étincelle dans mes rencontres et ce n'est, malheureusement, pas le cas. Je suis désolée. Bonne continuation

Je supprime son numéro.
Je respire.
Affaire classée.

Bon, et les choses constructives que je retire de cet échec ...

- J'ai enfin pu aller à un date tinder. Je pense pas que vous réalisez à quel point c'est énorme pour moi. Quand j'ai ouvert ce journal j'en étais incapable, persuadée que le mec se barrerai en courant à la première occasion en me voyant. Les énormes complexes physiques et tout le reste. Je me raccrochai au NPU, parce que je savais que les mecs ne se feraient pas une fausse idée de moi. Qu'ils n'imagineraient pas une version fantasmée de moi. J'ai réussi à surmonter une de mes angoisses qui subsistait. Je me sens un peu guérie de ma confiance en moi négative et je suis fière de moi.

- Il faut que j'arrive à ne pas céder à mes pulsions bestiales quand le mec ne me plait pas vraiment. Parce que je sais pertinemment que ça ne donne rien de bon et que ça conduit à une grosse séance d'autoflagellation en bonne et due forme. Mon esprit est plus fort que ma libido.

- Il faut que j'arrive à être aussi tolérante avec moi même que le suis avec les mecs que je rencontre. Je tente des trucs, je fais des erreurs. J'ai très bien réussi à intérioriser que les autres pouvaient faire des erreurs et changer d'avis et que ça faisait pas d'eux des connards finis. Il va falloir commencer à admettre que je peux me planter et que ça ne fait pas de moi une connasse finie. Simplement, mettre mes jolis conseils en pratique, non pas dans ma perception de l'autre, mais de moi même.

Bref. Tout va bien. Tout va bien. L'orage est passé.

---

Et du reste ...

J'ai quelques nouvelles de Monsieur Chat, mais rien de bien concret. Quelques difficultés à faire coïncider nos emplois du temps respectifs. Au final, ça me rassure un peu. Il a un potentiel "Coup de coeur" sur moi assez important, ça permet de me désamorcer un peu et ça m'évite de trop m'emballer. Mais promis, vous serez les premiers au courant de la suite, si suite il doit y avoir.

J'ai matché avec Monsieur Canada hier soir. Je ne veux surtout pas me projeter mais notre premier échange était vraiment génial, tout en légèreté. Il comprend mes traits d'humour un peu naze et on a plein d'intérêts en communs. Je pense lui proposer d'aller boire une bière d'ici peu (et je tente de garder à l'esprit que la qualité de la conversation sur tinder ne présume en rien de la qualité de l'échange "de visu"). Ah et il brun. Et il a de la barbe. Et des yeux verts. Enfin bref, plastiquement je suis très convaincue.

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(Le chaton a tout compris)

Et pour contribuer à ma bonne humeur,

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Bonne journée mes p'tits chats,
J.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 25.06.16, 12h27 par Onmyoji
  • [0] Ca va mieux en le disant le 25.06.16, 13h11 par mistermint
  • [0] Constructif le 25.06.16, 14h40 par Lulla
  • [0] T'inquiète le 26.06.16, 00h52 par MaryeL
  • [0] Cool le 26.06.16, 11h23 par Jalapeno
  • [0] Tout va bien le 26.06.16, 11h47 par Baijin
  • [0] Tout va bien le 26.06.16, 13h51 par Finn
  • [0] Tout va bien le 26.06.16, 14h09 par Stayfun
  • [0] T'inquiète le 26.06.16, 15h19 par Thedaze
  • [0] Constructif le 27.06.16, 20h09 par Allandrightnow

C'est toujours un plaisir de lire tes aventures ! On apprend énormément de choses à travers tes récits.
Les journaux féminins sur fts sont des mines d'information tellement intéressante !
Le 2eme point de tes enseignements que tu tires, ce n'est pas un point sur lequel tu avais déjà eu des "soucis" ?

Le 3 eme point c'est un très bon état d'esprit ! Faut que tu continue sur cette voie !

Courage et continue de nous régaler de tes aventures !

Image c'est cadeau ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 27.06.16, 11h23 par Jsh

Bon c'est pas très "cool" évidemment, je voulais noter "constructif", comme l'ensemble de ta démarche. Mais c'est toujours "cool" de te lire, dans le sens où tu écris toujours aussi bien et que tu sais très bien partager tes expériences avec nous, bonnes ou mauvaises.
Jsh a écrit :Le problème c'est qu'à mi-coït je réalise que je suis entrain de faire une énorme connerie et que j'ai absolument pas envie de coucher avec lui. Mais on change pas d'avis à mi-coït.
Ben non, "ça ne se fait pas" (selon la règle 816-c de... de quoi d'ailleurs ?). Mais en même temps "ça devrait". Parce que le contraire est un peu glauque et que le résultat au final est le même : le rapport n'est pas génial, ça restera sans suite et vous serez un peu mal tous les deux. Bon, dans un cas le gars a les couilles vides, mais au final tu ne lui dois rien, surtout si ça implique de ne pas te respecter.

Anyway, ne soit pas trop dure avec toi-même, expérience, chatons, tout ça...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] En effet le 27.06.16, 11h24 par Jsh
  • [0] A lire le 27.06.16, 20h09 par Allandrightnow

Jsh a écrit :Il faut que j'arrive à être aussi tolérante avec moi même que le suis avec les mecs que je rencontre. Je tente des trucs, je fais des erreurs. J'ai très bien réussi à intérioriser que les autres pouvaient faire des erreurs et changer d'avis et que ça faisait pas d'eux des connards finis. Il va falloir commencer à admettre que je peux me planter et que ça ne fait pas de moi une connasse finie.
J'aime ce passage.
En lisant ton récit (très bien écrit au passage), j'ai l'impression que tu es quelqu'un de très emphatique et soucieux de ce que les autres ressentent. A mon sens, c'est une grande qualité mais qui peut amener à des moments de remise en question ou de tristesse. Cette sensation d'être "sale" après un rapport sexuel que tu ne désirais qu'à moitié (ou du moins, que tu désirais sur le moment, mais pour des raisons que tu juges toi-même comme étant une erreur) en est une conséquence indirecte.

Je ne peux donc que soutenir à 100% ce que tu as écris.

PS:
Jsh a écrit :Mais on change pas d'avis à mi-coït.
Pourquoi ça? Si tu n'en avais plus envie, pourquoi te forcer à continuer? Si tu te demandes comment lui dire, tu peux très bien lancer un "je me sens un peu mal, est-ce qu'on peut arrêter stp?".
Certes, ça risque de frustrer le mec ou le faire se poser plein de questions, mais c'est son problème, pas le tien. Si le mec est sympa et à l'écoute, tu peux également lui expliquer ce qui n'allait pas, ça pourra lui rendre service mais à mon sens, ce n'est pas une obligation.
C'est, à mon avis, beaucoup mieux pour toi-même que de te forcer à continuer un rapport que tu ne veux plus.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] 100% d'accord le 26.06.16, 13h35 par voucny
  • [0] Constructif le 27.06.16, 11h24 par Jsh
  • [0] Post responsable le 28.06.16, 10h14 par Blusher
  • [0] Absolument le 19.08.16, 01h31 par Aristophane

Salut Jsh,

je débarque sur ton journal et il est plutôt cool à lire.

Je me permets de réagir à un truc que je trouve intéressant :
Jsh a écrit : Il pleut beaucoup. Je me sens sale. Sale d'avoir couché avec un mec qui m'attirait à moitié. Sale parce que j'ai l'impression de l'avoir utilisé. Je craque. Je pleure à moitié. Je viens de me taper un mec complètement random juste parce que j'avais envie de sexe.

- Il faut que j'arrive à être aussi tolérante avec moi même que le suis avec les mecs que je rencontre. Je tente des trucs, je fais des erreurs. J'ai très bien réussi à intérioriser que les autres pouvaient faire des erreurs et changer d'avis et que ça faisait pas d'eux des connards finis. Il va falloir commencer à admettre que je peux me planter et que ça ne fait pas de moi une connasse finie. Simplement, mettre mes jolis conseils en pratique, non pas dans ma perception de l'autre, mais de moi même.
Je pense que tu touches à un truc ici : La perception de soi-même. Les dates foireuses et les lendemain d'embarras sont, d'après moi, de très bonnes expériences pour y trouver des réponses.

Néanmoins, je m'interroge sur la dualité de ton embarras :

- Ce sentiment de culpabilité après avoir coucher avec un mec qui ne te plaisait pas vraiment : cette volonté d'être plus tolérante avec toi même après une erreur.

-Cette volonté d'être plus exigeante avec toi et les autres et de coucher avec des mecs avec qui il y a une réelle connexion.

Comment entends tu mettre en pratique tes jolis conseils :

Pouvoir coucher avec des randoms qui ne te subjuguent pas, juste pour le cul, sans pour autant se sentir sale, coupable et être ok avec ça (et donc avec toi même) ?

Mettre la barre plus haut, s'y tenir et coucher avec des hommes qui te plaisent vraiment ?

Je pose la question de façon candide parce que selon moi, les deux options sont bonnes. Ce sont simplement deux manières différentes de travailler sa self esteem et d'accorder la dimension adéquate à la sexualité dans sa vie. Ca dépend des individus. Et aussi parce que je suis actuellement face à ce dilemme (je vais surement ouvrir un journal pour y partager mes nuits les plus lugubres).

Ton avis m'intéresse donc.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Constructif le 27.06.16, 11h24 par Jsh
  • [0] Pertinent le 19.08.16, 01h32 par Aristophane

Bonsoir les chats <3

Pour commencer un grand merci à vous tous pour vos retours, commentaires et annotations.

@Bumble : Merci beaucoup beaucoup et pour les p'tits chaaaaats aussi. Tant mieux si mes frasques peuvent en aider d'autres que moi. Oui je trouve ça très plaisant de lire les journaux des membres du sexe opposé, ça aide beaucoup à comprendre certaines réactions et comportements auxquels on peut avoir à faire face.
Absolument pour le deuxième point, c'est exactement ce qui c'était passé quand j'avais recouché avec X. Mais apparemment j'ai besoin de refaire plusieurs fois les mêmes erreurs, histoire de bien être sûre que c'est une connerie. Maintenant je l'ai écrit noir sur blanc. Je peux plus me défiler. Si je devais revenir vous faire le même sketch, vous avez le droit de me foutre des claques. Et merci pour le troisième, j'essaie de tirer le plus possible de mes échecs et d'être vraiment dans une démarche constructive.
Ah bah bravo, maintenant j'ai la pression pour être obligée de venir vous raconter des choses intéressantes. *Blague*

@Jalapeno : Pas de mésentente de mon côté, t'inquiète pas ! J'ai bien compris que tu trouvais ça cool quand je me plantais ... Super. Merci. * Blague * . Et bien un grand merci pour ton retour. Et tu as effectivement très raison. Quelque chose que je devrai commencer à intégrer un peu mieux. Et oui, je vais essayer apprendre à être moins dure avec moi. (Pardon, maitre Yoda a dit "Do or do not. There is no try ... J'ai pas le choix, je vais le faire !)

@Bajin : Merci. Beaucoup beaucoup. Effectivement mon empathie est assez légendaire dans mon entourage. Et ta réflexion sur les rapports sexuels désirés pour de mauvaises raisons est très juste. Tout comme ton compère au dessus, tu as raison. Cette expérience m'a permis de mettre en évidence une "croyance limitante" aux conséquences potentiellement désastreuses ... Je sais ce qu'il me reste à faire ! Encore merci pour ton retour constructif.

@Finn541 : Et bien ... Bienvenue ! Livraison de chatons express - Cadeau de Bienvenue ! Merci pour ta réflexion très constructive. Alors la réponse pour moi, à mon sens, c'est clairement "Mettre la barre plus haut, s'y tenir et coucher avec des hommes qui te plaisent vraiment". Dans l'autre sens j'aurai l'impression de niveler mon attitude par le bas. Ca n'apparait pas forcément dans les dernières pages de mon journal, mais je suis exigeante en temps normal lorsqu'il s'agit de faire des galipettes avec un garçon. Le plus souvent j'ai besoin d'une grosse attirance à la fois intellectuelle et sensuelle (comprendre physique au sens large) pour donner suite. Même si cette grosse attirance peut se créer très rapidement. Question estime de moi et rapport au sexe, je reviens de loin mais aujourd'hui j'ai compris que ma valeur est indépendante de ma capacité à donner envie à un mec de coucher avec moi. Je suis une perfectionniste et c'est pas mon taux d'oestrogène qui va prendre le dessus, nanmého !


--

Bon et sinon, pour ce soir un post très rapide et uniquement "Réflexion et introspection", pas de FRs cachés. Désolée je sais que vous êtes tous là pour les nuits de sex endiablées.

Ca va faire un an que je suis de retour sur FTS. Retour motivé par un appel au secours sur le SOS Love - Shaaaaame !

Je voudrais prendre quelques lignes pour remercier FTS de façon générale pour les apports positifs dans ma vie de tous les jours. Mais surtout, je voudrais vous remercier vous. Merci pour vos retours constructifs, pour votre patience et votre gentillesse. Non non, je ferai pas dans le nominatif - J'aurai trop peur d'oublier quelqu'un. Simplement, merci aux gens rencontrés ici qui prennent le temps de me lire. Vous êtes tous des chatons géniaux (>>> Tortue géniale !).

Ouvrir un journal ici, m'a permis de me remettre à écrire. Justes des petits bouts de vie parfois un peu brouillons. Mais de me remettre à écrire, alors que j'avais arrêté après que l'Artiste s'est montré très virulents dans ses critiques.

Ca m'a aussi permis de mettre noir sur blanc ce qui me faisait peur, ce qui me bloquait dans les processus de séduction. Et rien que d'admettre ouvertement mes failles, c'était 50% du chemin pour apprendre à passer outre. J'ai bien conscience que la résilience c'est quelque chose qui se vit, pas quelque chose qui se dit, aussi j'en ferai pas des tartines. Mais quand même c'est plutôt cool de ne plus être rongée par ses complexes et croyance limitante H24. Alors oui, parfois je craque, mais ça reste tellement ponctuel en comparaison à il y a encore un an. Et puis ça me motive à continuer dans cette voie.

Bref, si vous hésitez, ouvrez un journal. Ca motive quand même beaucoup beaucoup à tenter et à vivre des trucs toujours plus cools, ne serait-ce que pour le plaisir de relire ses première lignes et apprécier le chemin parcouru.

Et dans une optique d'assumage (quoi on dit assumation ? ... Ah bah oui ! ) à 1000% et tout le bordel, je voulais terminer par mes envolées lyriques d'une nuit de Mai.


A Fossettes


2:28 a.m

Au crépuscule nous étions nus.
L'empreinte de tes doigts dans ma chair
Le crépi froid de tes murs blancs
Et l'ombre de nos corps y dansant
Et l'odeur de tabac dans l'air
Et le goût de tes lèvres vermeilles.
Ultime étreinte dans le sommeil.
A l'aube, nous n'étions plus.




Lots of kittens,
J.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Like ! le 27.06.16, 01h06 par Bumble
  • [0] Cool le 27.06.16, 09h50 par Jalapeno
  • [0] Like ! le 27.06.16, 12h57 par Baijin
  • [0] Like ! le 27.06.16, 13h26 par Lulla
  • [0] Like ! le 27.06.16, 23h18 par James_Aubrey

Oui le journal a bien des vertus, j'irai pas jusqu'a dire que celui de FTS remplace le petit carnet fermé par un cadenas de nos grand-mères, mais je suis sûr qu'il y a de ça. :D


Sinon, attention tout de même a un écueil que j'ai pu retrouver sur pas mal de journaux : faut faire gaffe de pas tout sur-analyser. L'introspection, c'est bien, accepter les choses telles qu'elles sont, c'est bien aussi (juste milieu, tout ça).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Absolument le 27.06.16, 11h23 par Jsh

Bonsoir les fluffy cats,

Long time no see. La faute à la vie je crois. Rien de bien transcendant dans ce que vous vous apprêtez à lire, principalement des réminiscences de la chair assorties de quelques rapides nouvelles et nombreuses divagations tendance philoso-philosophiques. (Mais ne vous inquiétez pas, je parle quand même de cul, l'honneur est sauf).

Je suis enfin en vacances. Ces dernières 48h, j'ai principalement passé mon temps à griller au soleil avec des livres et des écouteurs pour seule compagnie (... un peu Messenger aussi) (... Bon ok je l'admets, et un peu Pokemon Go aussi. Je suis faible et influençable).

La vie, le cul et ses petits déboires.

Un certain érotisme colle à mes pensées ces derniers temps... Et des vagues de souvenirs de nuit peu vêtue m'envahissent régulièrement. Et la lecture de Septentrion de Calaferte n'aide pas du tout à calmer cet excès de libido. (Je compte en reparler quand je l'aurai fini, mais ce livre est entrain de me subjuguer totalement, au passage). Je repense pas mal à Fossettes notamment. Sans pour autant chercher à donner une dimension romanesque à nos parties de jambes en l'air, simplement le souvenir de la peau et quelques reliquats d'instants sensuels qui persistent et tournent en boucle dans mes rêvasseries. Et la vision, presque onirique désormais, de nos corps nus et enlacés, écoutant du Jazz, dont je n'arrive pas à me défaire. (Bon et puis, on va pas se mentir, je serai pas contre l'idée d'un interlude Baise torride et levrette claquée en hommage à nos nuits hivernales).

Comment ça j'essaie vaguement de donner une fausse profondeur à mes envies de cul ? Cuninni.

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Avec Monsieur Chat, les choses sont inintéressantes au possible. En toute honnêteté, je ferai probablement mieux de m'abstenir d'entrer dans les détails et d'admettre simplement que c'est une impasse. Mais, vous comme moi savons très bien que je vais m'empresser de lui pardonner toutes ses indélicatesses à mon retour, en échange de la promesse d'une après-midi sans vêtements et d'une paire d'orgasme. Oui, non, mais parce que je pourrais faire genre "Non mais c'est trop fini, je veux plus en entendre parler", toujours est-il que l'appel du cul dépasse largement l'appel de la raison chez moi.

Je me sens donc obligée de développer un minimum. Rien de catastrophique en soit, simplement il a fait l'erreur de me demander mon expertise professionnelle concernant un problème personnel pour royalement ignorer mes conseils après et me balancer "Le prend pas mal mais je préfère écouter quelqu'un avec 20 ans d'expérience plutôt que toi". Bref, mon excès d'égo et moi même n'ayant pas du tout apprécié la démarche, nous avions convenu d'une trêve sexuelle qui a bien failli se transformer en adieu définitif à la réception d'un texto très convenu de remerciements de sa part et celle de sa copine. (Ouais, c'est pas clair, mais j'essaie de faire semblant d'avoir encore un tout petit peu d'anonymat sur FTS).

Je sais qu'il a une copine, bien sûr. Ca ne me gêne absolument pas dans l'idée comme les choses sont très claires pour tout le monde. Ce qui me gêne c'est de passer de "J'ai envie de te faire les pires saloperies du monde" à "Merci d'avoir été là pour nous, ça compte beaucoup pour ma copine et moi". Le fait d'avoir été mise dans une position où j'ai du me comporter avec lui comme je le ferai avec n'importe quel client. Où comment me faire perdre tout envie de lui arracher ses vêtements avec les dents à la première opportunité. Il m'a envoyé quelques lignes qu'il a écrit à propos de nos instants crapuleux. J'ai été à la fois agréablement surprise et touchée, raison pour laquelle le next n'est pas encore totalement définitif. A voir.

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Pour ce qui est de Monsieur Canada, il m'a flaké de la pire manière possible 15 minutes avant notre date. Goodbye and Good Riddance donc.

Je discute de façon relativement ponctuelle avec un certain JATPP - J'ai tout pour plaire - matché sur Tinder. Il aime Céline, Bret Easton Ellis, Baudelaire, Tarantino, les Stones et la mer, entre autres choses. Il est grand, brun, barbu, aux yeux verts. Autant dire que sur le papier, il chatouille très fortement les zones érogènes de mon cerveau. Dans la pratique, il a éludé habillement ma proposition d'aller boire un verre. Je re-tenterai à mon retour, et sinon, Adios.

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J'ai rencontré Marin le soir où je fêtais mon anniversaire. C'était le +1 de Casanova. Il est terriblement beau, et pourrait probablement être mannequin chez Calvin Klein (La gamme sous vêtements, obviously ... Oui parce que notre câlin d'adieu ne laisse aucune place à l'imagination quant à la perfection de ses abdos). Il est très cultivé aussi. Et très parisien aussi. J'ai donc choisi de ne pas essayer le ramener dans mes draps à tout prix puisqu'il repartait le lendemain. Mais nos ECs auraient pu avoir très rapidement raison de moi en dépit de la contrainte spatio-temporelle.

Ah et pour l'amour du flirt ...

L : Tu fêtes combien du coup ?
M : 26 ans.
L : Ah mais t'es vieille en fait. * Clin d'oeil*
M : Saloperie !
L : T'inquiète. Il te suffit d'avoir un gamin et tu deviendras une MILF de compétition.
M : Tu sais qu'il y a "I'd like to fuck" dans MILF ?
L : Oui, je sais.

* Blanc absolument délectable qui tire en longueur *

Image

(Putain j'ai eu des envies de bestialité à même le bar derrière lui ... Vraiment vraiment très fort).

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Veni, Vidi, Pas (encore ?) Vici

Invictus est l'un de mes plus proche amis. C'est surtout celui à qui je parle le plus de mes péripéties romantico-sexuelles. C'est celui qui comprend le mieux mes élans sexuels, sensuels et mes envies dévorantes de rencontres. Il est beau. Pas une beauté photogénique ou froide. Il a du charme, beaucoup. Un sourire qui remplit mes journées d'arc en ciel et de bébés licornes, ce genre de chose. Il plait, beaucoup. Il est indécis, comme vous et moi. N'aime pas les couples par dépit. Il tente de trucs. Il sent bon. Vraiment bon. Et il a la peau toute douce.

Invictus c'est ce qui se rapproche le plus d'un copain pour moi. Pourtant on couche pas ensemble, jamais. On s'est embrassé qu'une ou deux fois, toujours a 4h du mat, toujours à 4g. Par contre on dort souvent ensemble, enlacés en une masse de corps indissociable, mon nez dans sa clavicule, sa main serrant fort la mienne. On se dit Je t'aime aussi. Souvent. Des vrais Je t'aime qui font du bien à l'âme. On parle de cul, souvent. Ses histoires, les miennes, du cul générique et ce genre de choses. Ensemble, j'ai parfois l'impression d'être dans une bulle de bien être. Une bulle hors du temps. On se câline et on se fait plein de caresses sur l'intérieur des bras parce que c'est cool.

Mais alors ... Pourquoi vous baisez pas bande de naze ? ... Parce qu'on a pas vraiment envie ? Ce n'est pas une friendzone délétère pour l'un de nous deux, acceptée à contre coeur, faute de mieux. C'est une situation qu'on a choisi et qui est plutôt géniale. Et je sais que le ressenti est mutuel, pour en avoir longuement parlé ensemble.

Simplement, c'est le mec avec qui je vais m'isoler dans ma voiture à 4h du matin pendant les soirées. On couche les sièges, on remplit les verres, et on parle des étoiles, de la vie, des trucs cools et des trucs nazes. On parle du passé et du futur, sa tête sur mon ventre et ma main dans ses cheveux. Un peu comme si notre tendresse et notre affinité intellectuelle se suffisaient à elles-mêmes. Et c'est carrément génial.

Il a une copine depuis quelques semaines. Une ancienne plan cul. Ils avaient arrêté de se voir parce qu'elle commençait à s'attacher à lui et il ne ressentait pas l'envie d'élever leur relation. Aujourd'hui il a envie de tenter et voir. Je suis heureuse pour lui. La fille est cool, terriblement jolie et à mourir de rire. Je suis heureuse pour elle. Juste un peu vide depuis qu'on ne dort plus ensemble tous les vendredis soirs.

J'ai longtemps repoussé le moment où j'écrirai ces quelques lignes. Guidée par l'impression d'être incapable de signifier au reste de l'univers à quel point ce que partage avec lui est exceptionnel à mes yeux. J'avais envie d'en faire mention ce soir.

Une bonne soirée mes petits chatons tout bronzés,
J.


(Tellement magique à écouter sous le soleil)

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    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Encore! le 31.07.16, 19h13 par Lulla
  • [0] La suite, vite ! le 31.07.16, 19h34 par Finn
  • [0] Wow le 31.07.16, 20h10 par Zaik
  • [0] La suite, vite ! le 31.07.16, 20h12 par Bumble
  • [0] Like ! le 31.07.16, 20h29 par Sathinelilly
  • [0] Absolument le 31.07.16, 20h35 par Jalapeno
  • [0] Sympa :) le 31.07.16, 21h06 par RosieRosette
  • [0] La suite, vite ! le 31.07.16, 21h25 par Stayfun
  • [0] La suite, vite ! le 31.07.16, 22h40 par James_Aubrey
  • [0] Like ! le 01.08.16, 09h20 par Onmyoji
  • [0] Encore! le 01.08.16, 14h50 par Balzac
  • [0] Cool le 01.08.16, 18h23 par mistermint
  • [0] Like ! le 01.08.16, 21h31 par amelia
  • [0] Like ! le 02.08.16, 22h53 par MaryeL
  • [0] Wow le 19.08.16, 01h45 par Aristophane

Dommage, pas de notation pour marquer discrètement un simple:

" C'est beau. "

Merci de partager ça.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 31.07.16, 22h55 par Jsh
  • [0] 100% d'accord le 26.11.16, 22h19 par Acier

Bonjour les p'tits chaaaats,

Rentrée de vacances hier, j'ai ramené deux F.R (très alcoolisés) pour vous ( ... maintenant que je travaille tout le temps, j'essaie de maximiser l'utilisation de mon temps libre).

Sea, Sex and Sun

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(C'est l'étééééééé !)

Je suis partie une semaine au bord de la Méditerranée avec mes copains. Configuration semblable à l'année dernière, (10 mecs, 2 filles et moi, et du soleil), j’avais annoncé la semaine placée sous l'auspice de la franche camaraderie. En plus, je n’aime pas du tout draguer devant mes potes qui savent se montrer un peu trop ... lourds dans leurs blagues.

Jeudi, après un début de soirée relativement chaotique, à base de Piccolo-Poker (les mises se transforment en gorgées) et autres bières pongs, on décide de se rendre dans la seule boite de toute la station balnéaire. Notre groupe débarque donc, passablement aviné, dans un club kitchissime au possible (digne des Bronzés rencontre Camping). Bouteilles de Vodka et de Jagger commandées au Bar, on boit, on danse et on se marre comme des nazes. Les filles, du genre maquées indémaquables, m'incitent à faire du repérage parce qu'elles ont envie de me voir faire n'importe quoi.

J'aperçois un mec mignon avec une chemise à carreau. Regard insistant. Je traverse les 10 mètres qui nous séparent, danse 5 minutes avec lui et l'embrasse. Je sens le regard médusé des garçons, celui amusé des filles, je rigole. On discute rapidement, on danse beaucoup, fréquemment interrompus par les incursions plus ou moins fugaces de mes copains. Regard lubrique de ma part, il embrasse ma nuque. Il me murmure quelques saloperies à l'oreille tandis que je colle mon bassin contre son ventre. Il m’offre un verre de whisky coca. Puis un deuxième. Je commence à être franchement alcoolisée et l'attrape par le poignet pour le tirer hors de la boite. Il me complimente sur mes cheveux, mon odeur et mes yeux. Il pleut des cordes, impossible d'aller continuer la soirée sur la plage. Aucune envie de ramener un inconnu chez mon logeur .Faut pas deconner, j’ai des principes, merde. Mon vagin ok, mais ma chambre non. On déambule donc dans les petites ruelles de la ville, notre trajectoire fréquemment interrompu par d’innombrables échanges de salive. Au détour d’une allée sombre, il me plaque contre le mur. Les baisers se font plus intenses, les mains plus baladeuses, et en quelques minutes à peine on joue au docteur contre la devanture d'un restaurant, heureusement fermé à cette heure tardive de la nuit. L'excitation, l'alcool et l'adrénaline me submergent tous en même temps.

Alors que je replace ma robe, je le gratifie d'un très classieux ...

M : Bon c'était sympa. Je retourne m'amuser avec mes potes maintenant.

(J'avais prévenu que c'était classe)

Image

On se quitte, encore tachycardes, en rejoignant la place principale. Pas de numéros échangés, pas d'adieux langoureux, et c'est très bien comme ça.

Je re-rentre dans le club. Retrouve mes copines qui me gratifient d'un somptueux high five et retourne danser. Dans la foule, je me retrouve collée contre un somptueux brun. Alors on danse, de plus en plus serré l'un à l'autre. Son parfum me subjugue. Son regard aussi. Sourire en coin assorti d'une oeillade des plus appuyées et ma langue joue avec la sienne. Puis je rentre.

Les vacances se poursuivent sans évènement notable, à l'exception de quelques grasses taquinerie de la part de mes potes, sans surprise aucune. Dernière soirée. Il faut absolument qu'on finisse les restes d'alcool. Alors on s'attable, armés de dés, de carte et des bouteilles de whisky, vodka et autre pastis restant. Les jeux s'enchainent sans répit. 3h du matin, on décide à contre coeur d'aller dormir. Jsh, passablement ivre, qui s'adonne à son activité favorite de meuf saoule, les câlins à n'en plus finir. Je me retrouve collée contre Rum. Etreintes qui n'en finissent pas dans un demi-sommeil, je caresse distraitement son bras du bout des doigts. Il en fait de même. Ma nuque, mon dos, le creux de mes reins. Tout y passe. Il me masse aussi, longuement. Puis m'enlace encore un peu en cuillère. Je me colle encore un peu plus à lui, appuyant mes fesses contre son ventre. Les caresses se font plus sexuelles. Plus langoureuses. Plus aventureuses. On reste longtemps à se toucher comme ça. On ne s'embrasse presque pas. Je vole ses expirations directement à leur source sans jamais poser mes lèvres sur les siennes. Jeu de main, jeu de vilain. Je finis par rejoindre mes quartiers. D'autant que monsieur, bien que très libre officieusement, est officiellement en couple. Semi-malaise le lendemain matin, j'essaie de faire bonne figure au petit déjeuner en dépit du mal de crâne, un peu honteuse de mon comportement de la veille. Je crois que c'était un dérapage sans conséquence et sans suite.

Damn you, Libido. You drive me crazy.

----

Et sinon je vous offre mes digressions griffonnées dans le train pendant mon retour. Gueule de bois endorphinesque. Livrées telles qu'elles.

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Et ecoutez ça, en lisant, parce que c'est cool.
Hot sand on toes, cold sand in sleeping bags, // I've come to know the friends around you // Are all you'll always have // Smoke in my lungs, or the echoed stone // Careless and young, free as the birds that fly // With weightless souls now.

"J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans". Moi aussi, Charles, moi aussi.

Mémoire de peau, attraits des chairs. Attrape ma main, attrape mes cheveux. Aime moi un peu. Le temps d'une ou cent chansons. Le temps d'une expiration. Tes yeux, mes yeux, et la douce étreinte de l'excitation. Sexualité à fleur de peau, je voudrais me noyer dans ton corps. Expire. Ton souffle chaud, et le soleil qui brûle ma peau. L'iode et l'huile qui parfume encore mes nuits. Une boucle de cheveux dessine un serpent sur ton torse. Péché originel.

Instant de peau. Instant de cul. Instant d'amour. Instant de rire. Instant de peur.

Ne lâche pas encore ma main. Laisse moi y croire, le temps d'une minuscule seconde. Bulle hors du temps. Bulle rosée, sucrée. Bulle de Malabar. Découvre moi encore un peu. Comme tu découvres ma peau. Tes mains sur mes reins, épine dorsale électrisée. J'étouffe un soupir. Un deuxième. Particules insignifiantes de mon âme.

Mélange ton corps au mien. Juste un peu plus. Etouffe un cri de l'âme dans le creux de ta clavicule. Laisse moi me dissoudre sous tes mains. Corps d'éther. Corps de rien. Jouissance fugace.

Laisse moi planer encore un peu au dessus de nos corps qui se démêlent déjà.

J'enfonce la pulpe de mes doigts dans l'épaisseur de ton bras. Trace invisible de mon passage. J'étais là.

Déjà les souvenirs perdent de leur parfum. J'étais là. Garde ma trace encore un peu.

Déprime post-coïtale. Torrent d'émotion qui me submerge. Laisse moi perdre pied seule. Je me noie dans l'image de la traversée des corps. Nous ne sommes que sensualité. Déjà cette ridicule sensation provoquée par mon trop plein d'endorphines disparaît.

Je peux respirer à nouveau. Tu peux partir. Je n'ai pas besoin que tu me gardes près de toi. Merci pour l'inspiration de paradis. J'exhale un dernier soupir parfumé. L'odeur de nos peaux moites qui persiste. Je me relève, attrape mon chapeau métaphorique. Le même que celui de Clint dans les westerns spaghettis. Le minuscule revolver d'argent que tu m'avais offert glissé dans ma poche. Ou peut être est-ce un autre toi. C'est sans importance, je crois.

Laisse moi encore un peu vous faire défiler dans mes draps.
Vous faire goûter à ce paradis mental.
Laisse moi vous aimer trop, trop peu de temps.
Je disparaitrai encore longtemps dans un nuage de poussière, une cigarette entre mes lèvres.
Fière. Comblée. Sans regret.
Heureuse de vivre ce que je vis le mieux.

Un nouveau souvenir à ranger dans ma mémoire à mille trous.


--
Bonne soirée les chatons,
J.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Wow le 08.08.16, 20h22 par mistermint
  • [0] Bien joué le 08.08.16, 21h01 par Finn
  • [0] La suite, vite ! le 08.08.16, 21h10 par Onmyoji
  • [0] LFG ! le 08.08.16, 21h22 par Bumble
  • [0] LFG ! le 09.08.16, 00h16 par ChantePaul
  • [0] Encore! le 09.08.16, 12h17 par Lulla
  • [0] Miam le 09.08.16, 14h40 par Balzac
  • [0] LFG ! le 09.08.16, 22h17 par RosieRosette
  • [0] Like ! le 10.08.16, 10h32 par Jalapeno
  • [0] Like ! le 18.08.16, 17h17 par amelia
  • [0] Like ! le 25.08.16, 07h16 par Zaik

Quelle belle plume, merci de la partager avec nous !

Merci à toi Perlambre pour le gentil message. Je suis toujours un peu timide, presque mal à l'aise de partager ici ce qui sort du cadre bien défini du F.R sexuelo-sexuel pur et dur. Ce genre d'écrits nettement plus personnels qui n'ont pas nécessairement leur place dans un "carnet de séduction". Donc merci, énormément, Ca me touche.

(Et Merci aux autre pour leur lecture, notation et autres commentaires en privés, vous êtes trop les meilleurs).

----

Sinon aujourd'hui j'ai lu ça et je suis obligée de le partager.
Louis Calaferte a écrit : Je suis un petit chat. Un tout petit chat. Tu me mets dans la poche de ton pantalon pour que j'aie bien chaud. Vers les couilles, c'est toujours chaud. Je serai le petit chat de tes couilles.

- La mécanique des Femmes
J'annonce c'est ma future punchline pour lever des mecs en soirée. Je prends les paris sur le taux de réussite.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Like a boss ! le 10.08.16, 00h15 par Bumble

Doublon.

15 jours sans réseau, sans fb, sans Snapchat, sans Instagram, sans nouvelles de l'extérieur, j'ai bien failli décider de devenir nonne. Et puis j'ai eu à nouveau accès au monde. J'ai lu ton journal en premier.

Merci <3
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Absolument le 19.08.16, 18h09 par MaryeL
  • [0] Yesssss! le 22.08.16, 08h33 par Jsh

Configuration semblable à l'année dernière, (10 mecs, 2 filles et moi, et du soleil),

Image


On se quitte, encore tachycardes, en rejoignant la place principale. Pas de numéros échangés, pas d'adieux langoureux, et c'est très bien comme ça.
Parfait, des fois dans ce genre de cas c'est meme tres bien comme ca .
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Like a boss ! le 22.08.16, 08h34 par Jsh
  • [0] +1 le 23.08.16, 00h09 par Aristophane

Bonsoir à toi Jsh.

( En aparté, pour Serial: j'ai lu le petit message amical de notre camarade Rocco, avec sa voix en tête! J'en pleure de rire, à 2H00 du matin ( enfin pas trop fort, mes filles dorment quand même)! :blbl: )

@ Jsh: méchante, va! Ton journal est une atteinte aux bonnes moeurs ( dans le bon sens du terme)! Image Image Image

J'ai entendu plusieurs craquements en lisant ( ça arrive sur les vieux modèles!)Image

Moi qui m'étais fait la promesse de ne plus avoir de libido, bah c'est raté... :mrgreen:

Pour la musique, j'ai hésité entre un bon vieux clip des Musclés et cela:

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Je continuerai à lire ( qui a dit dévorer?) ton journal avec le coeur qui bat et un sourire aux lèvres. Merci!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Like ! le 22.08.16, 08h35 par Jsh
Aristophane's touch: " aussi peu que possible, mais autant que nécessaire"...

==> " SPUDO: la voie du pick up"...

Up the irons!

Bonsoir les p'tits chaaaaaats !

Damn !

Plus d'un mois depuis mon dernier F.R ... Pour ma défense, c'est un peu dur de trouver le temps d'aller courir le bel éphèbe dans les bars quand je travaille 90 heures par semaine. Et puis, sans rentrer dans les détails terriblement compromettants pour mon anonymat, j'ai terminé, ce mois-ci, un projet professionnel sur lequel je travaille depuis 2 ans. Explosion positive dans le domaine professionnel (accompagnée de beaucoup d'anxiété, quelques pleurs, trop de cigarettes et une moyenne de consommation de café 3 fois supérieure à un Italien Lambda). Bref. Quelques ajustements à faire dans le ratio "Temps consacré au travail" versus "Temps consacré à boire de l'alcool et faire des galipettes", mais rien de bien catastrophique.

(Dé)boire.

Bon. Donc. Je traine quand même pour vous un bon vieux FR à la Katroushka depuis une semaine. Vendredi dernier en fait. Soir où, miracle miracle, ayant fini à 19h, je me suis accordée une bière d'afterwork amplement méritée. Autant dire qu'avec le combo "absence de nuit complète depuis 15 jours" et "absence de repas faute de temps", j'étais passablement ivre à mi-pinte. Ce qui n'augure généralement rien de bon quant à l'issu de ma soirée. Mais bon, comme j'allais pas m'arrêter en si bon chemin, j'ai allègrement pris part à 4 ou 5 bière-pongs et à une bonne dizaine d'autre jeux à boire. Et j'ai fini par faire un Drinking Boobs Challenge devant moult de mes subordonnés - L'histoire ne précisera pas si je fus actrice ou passive du dit challenge .

Bref. Je trébuche en moyenne 12 fois en 12 minutes, prends 857 selfies et fais des câlins à la moindre vague connaissance que je croise dans la soirée. Je lance même deux trois regards aguicheurs à ce garçon mignon accoudé au bar. Et puis je le perds dans la foule. J'aperçois Mr. Leffe , me dirige vers lui avec une démarche digne d'un cabri sous extasy. Mr. Leffe est un très bon ami à moi. Très bon très bon très bon ami. Alors on danse beaucoup. C'est pas tendancieux de danser avec un ami après tout. Et puis on fait plein de câlin. Mais c'est pas tendancieux de câliner un ami. Et puis on se roule une grosse pelle. Mais c'est pas ten... Euh. Bon. Voila.

On quitte rapidement les lieux, pour éviter qu'une tierce personne assiste à nos échanges de salive. La suite est plus que floue. Mais je me rappelle distinctement lui avoir dit de ne rien attendre d'autre qu'une partie de jambes en l'air de la nuit à venir. Je me réveille quelques heures plus tard avec la pire gueule de bois de la décennie. Il me serre beaucoup dans son sommeil. Je finis par le réveiller, malgré mes efforts pour m'extirper le plus discrètement possible de son étreinte. Je craque et me laisse encore un peu aller à mes élans sexuels. Et puis je pars.

J'ai un mauvais pressentiment en rentrant chez moi. J'ai fait une connerie, je vais lui faire de la peine. Je le sais. Je le sens. Et plus la journée avance, plus le pressentiment s'intensifie. Ca commence par un, deux, trois, dix textos de sa part, pour des raisons toutes plus absurdes les unes que les autres. Ca finit par une déclaration en bonne et due forme. Ma réponse le blesse, je le sais. Je m'efforce d'être honnête. " Ce n'est qu'un écart sans aucune importance autre que celle que je veux bien lui donner, à savoir un moment cool". Il s'énerve. Je culpabilise. Damn Feelings.

J'ai besoin qu'on me laisse aller et venir, sans pour autant chercher à me retenir. Ca ne fait pas de moi quelqu'un de versatile ou d'inconstant pour autant, enfin je crois. Mais il ne le comprend pas. Trop ne le comprennent pas. Je me retourne un peu le cerveau en cherchant les erreurs que j'aurai pu commettre. Je l'ai pourtant prévenu dès qu'on a commencé à déraper. La prochaine fois, je ferai carrément signer une déclaration de contentement éclairé avec la mention "Attention, pas d'assurance de retour affectif sur investissement sexuel".

J'ai besoin qu'on me laisse faire mes erreurs. Je suis fatiguée de me contenir au risque que mes actes soient mal interprétés. Je n'ai pas envie de ça. J'ai envie qu'on me laisse plein de marche de manoeuvre, n'ayant jamais été très douée en créneaux. J'ai envie de vivre les choses, même quand je sais que ça ne "marchera pas". C'est ce qui marche pour moi. De vivre des trucs. Mais je n'ai envie de blesser personne.

Je ne regrette pas. Ni cette nuit. Ni toutes les autres. Je les aime, ces nuits où les sens prennent le pas sur les mots. Et où mon corps, ma peau se fondent un peu à l'autre.

Comme une envie de placer ça là.

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"Les corps serrés puisque jouir empourpre les joues [...] Buvant ta libido quand les idiots préfèrent le Moët "

---

Et sinon, j'ai diné avec Chaps hier soir. C'est cool. Comme d'habitude. Ca m'a fait beaucoup de bien de le voir. (... Non. Je sais ce que vous pensez et non, je parle pas de stimulation clitoridienne).

Il a été, comme à son habitude, beaucoup trop juste dans ses conseils et dans ses mots. Et puis il a tenu des propos qui m'ont un peu marqués. Notamment quand à mon attitude en groupe, au fait que j'occupe beaucoup d'espace. Que je prends de la place, contrairement à d'autres. Il ne pensait pas à mal, je crois. Mais ça m'a fait réfléchir. Ca m'a un peu trop touché. Sûrement parce que c'est lui et qu'il me connaît tellement bien. Parce que son avis à de l'importance.

Je crains d'étouffer les gens autour de moi. De les inhiber un peu, en les empêchant de se développer pleinement à mon contact. J'avoue que ça me fait un peu peur. J'aime tellement les gens, je n'ai pas envie de les abîmer ou de les pousser au repli.

Mais Je crois surtout que je me laisse surtout beaucoup trop affecter par des mots nonchalamment placés au détour d'une conversation. D'autant que le reste de ses propos, notamment quant à mes relations amoureuses, étaient d'une justesse impressionnante et j'ai même cru voir une pointe d'admiration de sa part.

Du reste, je garde ses mots plein d'espoir pour les jours un peu trop gris.

"A force de trébucher, tu finiras bien par tomber sur quelqu'un qui te comprend un peu mieux que les autres. Et vu ta maladresse légendaire, je me fais aucun soucis pour toi".

Je vous laisse sur cet auto-message d'espoir (et une bien trop jolie chanson),
Bonne nuit les chatons,
J.


[youtube][/youtube]
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] La suite, vite ! le 25.09.16, 23h05 par Bumble
  • [0] La suite, vite ! le 25.09.16, 23h22 par r-0
  • [0] Yesssss! le 26.09.16, 00h34 par MaryeL
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  • [0] Encore! le 26.09.16, 21h30 par Syd_

Bonjour les p'tits chaaaats !

Aussi surprenant que ça puisse paraitre, je ne suis pas toute à fait morte. Non je n'ai pas été séquestrée dans une cave ces 3 derniers mois. Et non, je n'ai pas non plus tout plaqué pour aller vivre en Amérique Latine. Je suis juste, toujours, désespérément, trop occupée. Le temps a toujours été mon facteur le plus limitant. Trop d'envies et pas assez de minutes dans une journée. J'ai donc décidé, beaucoup par obligation et un peu par choix, à contre-coeur, de limiter mes passages dans le coin. Ces ajustements dont je parlais la dernière fois, encore trop instables. Je me sens contrainte de devoir rentabiliser le peu de temps dont je dispose et j'essaie de l'utiliser au mieux. Un peu de façon constructive et surtout des façons qui me font le plus envie. N'y voyez aucune forme de justification bancale, simplement le fait d'en parler, de l'écrire, de le formuler, m'aide à réfléchir.

Pas de gros FR plein de fessées en perspective. Juste une soirée que j'ai très envie d'écrire, de raconter, de partager et de garder en mémoire.

Des basses et des bières.

Je suis allée à un concert cette semaine. Seule. Un groupe que j'adore et qui a le bon goût de venir jouer à quelques minutes de chez moi. J'avais acheté mon unique place sur un coup de tête, en Juin, sans même connaitre mon emploi du temps. Je savais que je le regretterai sinon. Sortir seule ne me dérange pas. Plus. Encore moins pour aller à un concert. Au mieux je me laisserai juste submerger par les notes. Au pire, je rencontrerai des gens. Et puis ça me permet de m'affranchir des contraintes temporelles des autres.

C'est rigolo, quand j'ai parlé du concert à mes potes, ils ont tous eu la même réaction : "Mais t'y vas avec qui ? Mais t'y vas seule ? Mais c'est un peu chelou meuf". Avant je me serai probablement sentie obligée de leur servir une réponse un peu bancale. Aujourd'hui je m'en tape. Je me sens libérée de ce besoin d'approbation qui m'a longtemps clouée au sol. Bref.

J'arrive. Passe au bar. Commande une pinte. La salle est vide, c'est la première partie. Les gens sont tous collés sur la terrasse. Si ils ont payé 20 balles, c'est pas pour la première partie. Je suis presque collée à la scène. Absorbée par l'acoustique des lieux. Une jolie sensation de pouvoir prendre le temps de vraiment regarder ce qui m'entoure. Ceux qui m'entourent. Croise le regard sombre d'un brun. Barbu. Le soutiens effrontément. Longtemps. En souriant. Sensation assez incroyable de parler sans émettre le moindre son. Me déplace, me déhanche sur les accords de guitare. Discute silencieusement avec ces gens qui m'entourent. Certains sourient, la majorité détournent le regard.

- Alors, t'en penses quoi ?

Il attrape ce regard comme une invitation. On discute un peu. Et puis je sors fumer. Quémande du feu à une fille isolée. Elle attend ses potes, pas encore arrivés. Peut être qu'ils arriveront, peut être qu'il n'y a pas de potes et que personne ne viendra. Mais je vois bien qu'elle se sent obligée de justifier la raison de sa solitude, alors même que je ne lui ai pas demandé. Souris intérieurement. Il y a quelques mois j'aurai probablement fait pareil.

Je dérive entre les groupes de gens puis me fige. Silhouette familière, que je ne connais que trop bien. Ou trop peu. Question de point de vue. Mon sang est bouillant et glacé à la fois. Il est là, à discuter avec cette fille que j'ai si souvent vu sur ses photos Instagram. Je n'ai plus aucun doute, je connais trop bien l'arrière de son crâne, je l'ai suffisamment chassé pour ça. De toute les personnes que j'aurai pu croisé, c'est probablement celle que je crains le plus. BAB. Je ne sais que trop bien comment son seul regard arrive à me déstabiliser. Toute cette jolie confiance en moi qui est déjà prête à se barrer à la première opportunité. L'en n'empêche. Attrape l'arrière de son bras et fige mes lèvres en sourire qui se veut le plus naturel possible. On discute un peu, de choses et d'autre.

L : T'es avec qui ?
M : Toute seule
L : Okaaaaay. Pas du tout creepy ça meuf !
M : Bah écoute, je le vis plutôt bien personnellement.

Je suis sur la défensive, le sens, le regrette. Aucune envie de me fuir ou de me battre. Respire un grand coup. Rester cool. Attendre et voir ce que la soirée me réserve. Il me présente à ses potes. Sourire entendu entre lui et sa meilleure amie quand il lui donne mon prénom. Je me sens tellement mal à l'aise.

L : Au pire, t'as qu'à rester avec nous.
M : Ne t'inquiète pas pour moi. Aucune envie d'imposer ma présence ou que tu te sentes obligé de me faire la charité. * Grand sourire *
M : Je file. La musique va reprendre. A toute.
L, me rattrape par le poignet : Passe la soirée avec moi, ça me fera plaisir.
M : On se voit plus tard. Je serai sur la gauche je crois. * Grand regard*

Je re-rentre. Discute de la première partie avec le mec à côté de moi. Quelques Shi-fu-mi avec le groupe devant moi en attendant que le concert reprenne. Retourne chercher une bière. Recroise le regard du Brun Barbu du début de soirée. Son pote lui parle mais il ne me lâche pas des yeux. Je reste plusieurs minute au bar, à jouer avec son regard. Retourne vers la scène, tout en restant judicieusement dans son champs de vision, au cas où. Je m'interdit de scanner la salle du regard à la recherche de BAB. Premier morceau. Je me noie dans les paroles. Quelques minutes plus tard, je sens une chaleur dans mon dos. C'est lui. Il est juste derrière moi, à porté de doigt. De voix. Et pourtant je ne lui parlerai pas. Il ne me parlera pas. Profite de mon concert, danse. Parle des chansons avec sa pote. Sors fumer. Aborde un mec pour une connerie ou un briquet, je ne sais plus. Il a de jolis yeux et plein de barbe. On discute de choses et d'autres. Il est anglais, alors il a un peu d'accent. Petit détail qui fait me touche. Retourne dans la salle. Me place à quelques mètres de BAB. Son amie vient me chercher pour que je les rejoigne. Recroise plusieurs fois l'Anglais. Je vais même danser avec lui quand ma chanson préférée passe. C'est aussi la sienne alors c'est rigolo. Encore le regard de Brun barbu. Je n'irai pas lui parler, mais je lui laisserai un grand sourire en partant, auquel il répondra d'un clin d'oeil amusé. BAB pose sa main sur mon épaule. Il rentre, il est fatigué. Il me glisse quelques mots en partant qui me touchent un peu.

L : C'est cool de te voir comme ça
M : J'ai changé depuis la dernière fois qu'on s'est vu, je crois.
L : Je sais. T'as l'air heureuse. Et puis t'es gravement gaulée maintenant. Mais t'as toujours ce petit truc dans le regard qui te rend un peu spéciale.

Finis le concert à côté de l'Anglais qui est venu m'offrir une bière quelques minutes après le départ de BAB. On parle de banalités et on rigole beaucoup. Il me laisse entendre qu'il aimerai me revoir. Je ne suis pas totalement convaincue, il a un petit côté efféminé qui me bloque un peu. Je suis pas forcément très sensible à ce genre de choses habituellement, juste sur lui ça me gène un peu. Je prends son numéro. Je ne lui ai pas écrit pour l'instant. Peut être que j'enverrai un message en début de semaine.

Je sors fumer une dernière clope. Le groupe va venir boire un coup avec les gens qui restent. Alors je traine encore un peu. Discute avec un prof de saxophone aux yeux bien trop bleus. Il est cool, il me parle de plein de choses musicales qui me plaisent et qui appuient sur mes boutons. Je tape une bise au chanteur. Joie immense. Bois une dernière bière avec le Saxophiniste. Croise un ancien flirt qui me propose de partir continuer la soirée dans un bar avec lui. Je décline. Pas fondamentalement envie. Profite des dernières minutes de soirée en compagnie du Saxophiniste. J'hésite à partir avec lui quand il me propose de finir la soirée sur son canapé à écouter du jazz. L'idée de la scène me plait. Mais j'en ai pas vraiment envie. Je sais très bien comment ça va finir et ce n'est pas ce dont j'ai envie à ce moment là.

En rentrant, BAB me textote un peu et me propose un café dans la semaine. Je reste évasive. Pas sûre d'en avoir réellement envie. J'ai réussi à sortir mon égo de l'équation. Je n'ai rien à me prouver. Et je ne suis pas plus malheureuse de m'être tirée de la spirale infernale qu'était devenue, pour moi, notre relation l'an dernier. Je sais qu'on repart sur des bases saines. Juste pas convaincue d'avoir envie de plus.

Roulée en boule dans ma couette, je savoure les reliquats de ma mémoire. Et je suis heureuse comme ça. La vérité c'est que j'aime toujours autant le sexe. Et les rencontres. Et l'amour fugace. Et le sexe avec les inconnus tout juste rencontrés. Simplement j'ai récemment trébuché sur quelqu'un qui m'a rappelé qu'on pouvait parfois aussi partager un peu plus que juste de la salive et du foutre. Et ce soir, j'ai pas envie de salive et de foutre avec un inconnu.

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Je vous laisse sur un de mes amours musicaux du moment. J'ai encore plein de choses que j'ai envie de vous raconter, et je repasserai probablement d'ici quelques jours quand j'aurai un peu de temps. En attendant, je vais juste conclure par une jolie morale pleine de bonnes intentions et un peu kitsch.

Osez. Osez sortir seul. Osez suivre vos envie. Osez dire oui. Osez dire non. Et parfois on finit même par se surprendre soi-même.

Bon samedi les p'tits chats,
J.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] La suite, vite ! le 26.11.16, 17h11 par Bumble
  • [0] Merci ! :) le 26.11.16, 23h20 par Acier
  • [0] Like ! le 27.11.16, 08h44 par Snow
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  • [0] Yesssss! le 28.11.16, 10h43 par Jalapeno
  • [0] Encore! le 30.11.16, 14h09 par mistermint
  • [0] Like ! le 02.12.16, 11h51 par The_PoP

Puta madre! Bita negra!

Non rien, ça fait plaisir de savoir que tout roule.. et de voir ton chemin d'évolution :)

Bisous de nous 7.

Oui bon ils dorment encore mais je prends juste les devants :)

Faudrait qu'on s'capte un de ces 4, quand t'auras un peu plus de temps à toi. Ça ferait juste plaisir de voir la bouille d'une bonne amie :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] lol le 27.11.16, 13h04 par MaryeL
  • [0] lol le 03.12.16, 08h12 par Jsh

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