The Will of Time

Note : 8

le 27.06.2016 par Nonchalance

22 réponses / Dernière par The_PoP le 29.08.2018, 14h26

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
C'est emprunté d'un cycle de fantasy épique qui s'appelle The Wheel of Time (en français La Roue du Temps). Là c'est plus la volonté du temps ou la volonté dans le temps.

(J'ai voulu écrire un autre journal parce que le premier était trop inintelligible et obscur et que je n'avais pas de retours. Comment avancer quand on a pas de retour?)

Il est deux heures du matin. J'ai mal au crâne et je ressens l'envie de manger et de baiser. Je ne ferai rien des deux. J'ai la flemme de me faire à manger. Et je n'ai personne d'autre que moi dans mon intimité.

C'est là où tu te remémores tous les articles sur les effets nocifs du porno mais ta main te fait les yeux doux et tu ne sais pas si tu vas pouvoir résister.
Main: (bruit d'avion) on ouvre grand sa braguette, oh mais qu'il est mignon, allez une petite caresse à monsieur Serpent pour faire plaisir à Papa. Mais c'est bien ça. Ah gouzigouzi... Attention, il se réveille!


Une peine à peine perceptible mais lancinante m'accompagne ces derniers jours. Je suis parti en voyage voir une amie. Ça m'a fait un peu de bien mais la douleur est restée. J'ai vu un ami avec qui on travaille sur un projet plutôt fun en ce moment et auquel mon coloc et accessoirement seul véritable ami intime participe. Pareil, la douleur est toujours là.

J'appelle cette douleur Aniès. Cela fait longtemps que nous cohabitons avec Aniès. Elle est très bavarde mais elle a une toute petite voix. Des fois elle part en vacances pour des périodes plus ou moins longues et quand elle revient je me rends compte qu'elle ne m'avait pas vraiment manquée. Du coup, elle est vexée et elle parle un peu plus fort que d'habitude et à défaut de l'ignorer, je l'apaise. Avec de la bière ou du porno. Mais à ce qui paraît c'est pas très bon tout ça tout ça donc maintenant je me force à écouter Aniès. Elle est chiante mais je commence à compatir avec elle, et elle dit des choses intéressantes des fois.

Je me remémore ce que j'ai fait ces trois derniers mois.

1) J'ai quitté un travail qui me sapait le moral pour en enchaîner un autre. Mais on m'a envoyé sur le terrain sans formation et je n'ai pas réussi à tenir. Juste derrière j'ai trouvé un autre travail et là, j'ai entamé une formation. Je me suis fait virer de la formation le deuxième jour parce que je n'avais pas le permis B(genre ils auraient pas pu lire mon CV et s'en rendre compte avant?). J'ai continué à chercher du travail mais pas de succès pour l'instant.
2) Je suis énormément sorti. Bars, boîtes, évènements culturels, jams... J'ai rencontré pas mal de monde, seul ou avec d'autres amis et je me suis bien marré. Mais malgré les nouvelles rencontres, pas de nouvelles connexions amicales.
3) J'ai essayé les rencontres. À défaut d'avoir le courage de faire du SPU, j'ai essayé Tinder. Malgré le peu de succès, j'ai réussi à avoir deux dates vraiment intéressées. J'ai perdu tout moyen de contact avec l'une en supprimant mon compte tinder avant de lui avoir demandé son tel et j'ai vu l'autre deux fois, on s'est embrassés la première fois, on a conclu la deuxième fois mais je n'ai jamais recherché à la revoir et elle non plus. Ça ne m'intéresse plus. Des fois, je rencontre au hasard des femmes et je sens que le courant pourrait passer et que je devrais y aller. Il y a de la peur certes mais aussi et plus inquiétant un énorme désintérêt.

Je ne suis pas malheureux pourtant. Je ne suis pas non plus désespéré. Je me pose des questions et les réponses ne me plaisent pas.

Je suis triste parce que mon ex me manque. Elle avait énormément de défauts, moi aussi et ça n'aurait jamais fonctionné entre nous. Je ne veux pas la récupérer ou la séduire ou même la baiser. C'est elle en tant que personne qui me manque.
- Et pourtant, c'est la seule personne qui ait réussi à me blesser depuis mes quatorze ans (l'autre personne, c'est ma tante que je considère comme ma mère et qui m'a élevé jusqu'à mes huit ans).
- C'est aussi la seule personne qui ait réussi à me donner envie de me découvrir, de partager, de me dénuder et d'aimer (eh non, avant elle, pas de premier amour ou de sentiments non partagés pour qui que ce soit. Pendant longtemps j'ai cru que j'étais une sorte de sociopathe et que je ne serai jamais amoureux puis j'ai compris que les gens tombaient amoureux parce qu'ils exprimaient leurs sentiments aux autres).

J'ai compris. Elle me manque parce que c'est la seule personne à qui je me suis jamais vraiment révélé et qu'elle m'a rejeté.
*Ma famille ne me connaît pas. Ils ne savent pas que je suis athée, que je vis une vie de débauche (lol) et aussi éloignée que possible de leurs ambitions et de celles qu'ils ont pour moi. Ils s'en doutent mais ne cherchent pas à le savoir. J'ai peur de perdre mon frère, le seul qui compte vraiment à mes yeux, ma seule constante depuis aussi longtemps que je me souvienne. Il était avec moi quand nous n'étions pas encore en France, il était avec moi quand nos parents nous humiliaient, nous frappaient et nous injuriaient. Il est toujours dans ma vie aujourd'hui et pourtant, on ne vit pas du tout la même vie.
*J'ai un seul ami qui me connaît vraiment, avec tous mes secrets, mes doutes et mes souffrances. Il est toujours là mais ce n'est pas pareil, ce n'est pas la même connexion. Mais il est là et c'est extrêmement important.

J'ai peur de me dévoiler de nouveau et d'être rejeté. En amitié comme en amour. J'ai peur d'échouer à être sociable et d'être incapable de me protéger. Je regarde autour de moi. Les êtres humains sont si cruels et mesquins, si prompts à l'oubli et à l'égoïsme. Si tristes et pathétiques aussi. Mais il y a aussi la bonté, l'amour, l'affection, le sexe, la rigolade... Suis-je capable de rentrer dans cette jungle violente et émotive, où la logique et la raison sont piétinés et malmenés et m'en sortir? Mes émotions sont tout aussi mesquines et violentes mais je les tiens en laisse. Que va t-il se passer quand je vais les laisser s'exprimer? Il y a tant de colère en moi, tant de venin. Après ma rupture, je suis resté en colère plus de deux mois. Constamment, même dans mes rêves. Et même maintenant la colère revient de temps à autre. Si ma colère avait un quelconque pouvoir sur la réalité, elle me permettrait d'invoquer mon ex pour lui foutre des coups de boule à volonté.

C'est marrant parce que la colère n'a même pas d'emprise sur ma réalité. Je ne la laisse jamais s'exprimer. La seule fois où j'ai voulu l'exprimer à la rupture avec mon ex, on m'en a dissuadé sur ce site . Je ne regrette pas de ne pas l'avoir fait comme je voulais le faire - il y avait trop de violence dans ce que je m'apprêtais à faire - mais je regrette de ne pas l'avoir exprimée du tout. Je peux la canaliser et l'exprimer par d'autres biais mais ça ne marche pas vraiment. Je pense que la colère est une chose saine qui permet de se soulever face à une injustice et que s'il y a des façons de le faire, il vaut mieux l'exprimer de façon saine et de préférence à la personne ou aux personnes qui ont déclenché cette colère. La prochaine fois que je serai en colère, je l'exprimerai.

Mais il faut y aller. Et cette fois, je vais devoir lâcher prise, débrider mes émotions. Apparemment, c'est la seule façon pour moi d'avancer. Il faut que je fasse en sorte que ma sphère intime ne se réduise pas à un ami et à une ex qui n'est plus dans ma vie. Souhaitez moi bonne chance, je reviendrai sur ce journal pour vous faire part de mes avancées.

Si vous avez des conseils, des réflexions, n'hésitez pas, je suis à l'écoute.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 27.06.16, 08h56 par RosieRosette
  • [0] Courage le 27.06.16, 09h52 par MaryeL
  • [0] Courage le 27.06.16, 11h55 par mistermint
  • [0] Courage le 27.06.16, 15h36 par voucny
  • [0] Courage le 28.06.16, 11h25 par Stayfun
  • [0] Courage le 10.08.16, 10h19 par SweetyKID
  • [0] Courage le 24.08.16, 14h15 par Aristophane
  • [+1] Courage le 17.06.17, 10h15 par Moumane

Courage, ça va aller. La perte de confiance en soi et dans les autres après une relation, c'est pas quelque chose de surprenant, surtout si tu t'es fortement projeté. Y'a pas de honte à avoir d'ailleurs, dis-toi que t'es normal, et loin d'être le seul.

Le reste de ton post me parle, désolé si je suis bavard sur la question. Et d'ailleurs, ce qui suit te correspond peut-être pas, mais dans le doute...

Concernant la haine, tu mets ça en relation avec une injustice. De quelle injustice tu parle ?
Je comprends que tu ressente de l'abandon, mais y voir de l'injustice me semble trompeur.

Ma vision : je ne crois pas que "l'univers" en ait quelque chose à foutre de nous, qu'on soit heureux ou malheureux. Je ne sais pas quelles sont tes convictions, et peut-être qu'on s'oppose là-dessus.

Je ne crois pas qu'il y ait quelqu'un pour tenir les comptes, mesurer la valeur de nos actes, et nous rétribuer à la hauteur de nos actes (justice) ou non (injustice).
Dans le cas présent, les gens s'aiment puis ne s'aiment plus, c'est la vie, ça peut être chiant ou douloureux mais c'est le lot de tout un chacun.
Y'a des moments chouettes et des périodes bien sombres, les enfants veulent du bonheur tout le temps, en tant qu'adulte on doit prendre conscience que le bonheur et les merdes s'acceptent en bloc, ou se refusent en bloc.

Trouver le compromis entre la vision naïve du monde prête à voler en éclat à la première déconvenue, et la vision désenchantée et misanthrope qui n'attend plus rien de la vie. Il faut accepter qu'on ne nous doit rien, parce que c'est le cas, et que ça aide à respirer, à ne pas enchaîner les déceptions.

Juste, rester droit en étant prêt à accueillir le bonheur quand il se présente.

Bref, te perds pas dans ces considérations (facile à dire), je crois que tu vas y laisser beaucoup de toi pour peu de bénéfices. A part peut-être une satisfaction de ta haine, qui découle de cette rupture qui, semble-t-il, a été vécue comme un affront.
Respecter le libre arbitre d'autrui, incluant le droit de ne pas nous aimer, ça libère aussi, quelque part.

Et en la matière, ce pourrait te conduire à vouloir te faire justice toi-même : tout sauf sain. Et la violence sera jamais une bonne manière de te respecter, ni de te faire respecter. C'est fictif. Tu crois pas que travailler sur le fait de te faire respecter sur la durée sainement, plutôt qu'intérioriser petit à petit jusqu'à plus en pouvoir, ce serait plus constructif ?
La prochaine fois que je serai en colère, je l'exprimerai.
Ça consisterait en quoi idéalement pour toi ?
Il y a de la peur certes mais aussi et plus inquiétant un énorme désintérêt.
On a des périodes réfractaires dans la vie. Donc c'est pas inquiétant, c'est physiologique.
Avoir tout le temps l'envie ou même la capacité de séduire, de baiser, c'est un mythe. On nous vend une sexualité et du désir débridé sans fin, on nous fait croire qu'on peut répondre de manière constante aux sollicitations, la vérité elle est quand même différente. Y croire c'est se sentir défaillant. Rester lucide dessus c'est déjà accepter un peu mieux.

Plus simplement : courage, tiens-nous au courant ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Constructif le 27.06.16, 12h19 par Jalapeno
  • [0] Post responsable le 24.08.16, 14h19 par Aristophane

Nonchalance, je te conseille cette vidéo sur la colère, je la trouve très intéressante :

[youtube][/youtube]
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Tout à fait ! le 27.06.16, 14h31 par Nonchalance

Merci pour vos messages d'encouragement. Il faut croire que ma colère a une emprise sur la réalité puisque je viens de recevoir un message de mon ex pour récupérer certaines affaires qu'elle ne m'avait pas filé lors de notre séparation(ceux qui sont familiers des mécanismes de la pensée magique me riront au nez). Mais en vrai, je suis plutôt cool, je ne vais pas l'agresser ou même lui parler de ce que j'ai vécu.
mistermint a écrit :Courage, ça va aller. La perte de confiance en soi et dans les autres après une relation, c'est pas quelque chose de surprenant, surtout si tu t'es fortement projeté. Y'a pas de honte à avoir d'ailleurs, dis-toi que t'es normal, et loin d'être le seul.
Je n'ai pas perdu confiance en moi ni dans les autres au contraire. Avant j'étais plutôt renfermé et amer, j'étais dédaigneux envers les gens. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ils se mettaient dans des états d'âme impossible pour de la merde, pourquoi cette merde leur semblait si précieuse. Ce qui a fait que je ne me suis jamais intégré dans les groupes et que par conséquent je n'ai jamais vécu ou partagé les merdes des gens. Je sous-estimais l'importance de la construction humaine dans un groupe parce que les solutions que tout le monde galérait à trouver pour régler leurs problèmes, je les trouvais et les résolvais à la source. Par exemple, je n'avais jamais vécu de vie de couple mais j'étais déjà conscient des mécanismes de la jalousie, de la dépendance, des manipulations... à mes quinze ans. Mais comme je n'avais rien vécu de tout ça, je n'avais aucune légitimité et les gens semblaient plus intéressés par réagir dans l'émotion ("Oh elle a fait ça, la salope!" "Non mais de toute façon t'es qu'un gros con et je t'aime plus") que de véritablement réfléchir. Sur le long terme ça m'a porté préjudice parce que sans avoir jamais rien vécu, j'étais déjà lucide et forcément tu n'es pas sur la même longueur d'onde que des gens qui se construisent et rectifient leurs pensées avec leurs expériences.
mistermint a écrit :Le reste de ton post me parle, désolé si je suis bavard sur la question. Et d'ailleurs, ce qui suit te correspond peut-être pas, mais dans le doute...

Concernant la haine, tu mets ça en relation avec une injustice. De quelle injustice tu parle ?
Je comprends que tu ressente de l'abandon, mais y voir de l'injustice me semble trompeur.
Alors juste pour restituer c'est de la colère que j'éprouve, pas de la haine. J'éprouve de la haine pour mes parents par exemple et le sentiment est différent. Je ne leur ferai jamais de mal physique mais je ne me bougerai pas le cul si il leur arrivait malheur.

Et je ne parle pas d'injustice ou d'abandon. Je ne me suis jamais projeté dans cette relation (je ne me projette jamais dans quoi que ce soit avec détermination, j'observe les chemins probables et certains me plaisent plus que d'autres mais aucun ne m'aveugle des autres possibilités que j'ai pu entrevoir) et ce n'est pas le fait que ce soit fini qui m'a fait le plus mal. C'est la façon dont ça s'est fini. Je trouve qu'elle m'a manqué de respect. Je suis en colère parce que c'est une personne que j'aime et que je n'aurai jamais traité une personne que j'aime de la façon dont elle m'a traité.

Pour le reste c'est intéressant mais l'être humain n'est pas un animal objectif. Il peut selon moi appréhender une partie de cette objectivité mais pas la vivre. Il peut vivre une objectivité subjective, un sentiment de légitimité validé par une conscience de ce qu'il perçoit comme objectivement juste.
On peut en parler plus en détail par MP si tu veux, c'est intéressant comme discussion.
mistermint a écrit :
La prochaine fois que je serai en colère, je l'exprimerai.
Ça consisterait en quoi idéalement pour toi ?
Je ne cautionne pas la violence physique sans agression préalable et même en cas d'agression, je préfère soumettre que blesser si possible. Heureusement, je n'ai jamais eu besoin de me battre véritablement (sauf avec mon frère).
Exposer mon sentiment d'injustice serait pour moi la façon la plus juste de laisser parler ma colère. Enlever le superflus des insultes, du chantage pour aller à l'essentiel. Ex:" Tu m'as fait beaucoup de mal en faisant ... et je suis déçu par ton comportement. Je suis très en colère et j'ai envie de te faire subir ... pour m'avoir fait ça. Je pense que tu as été immature/irrespectueux et je ne veux plus te voir/parler pour l'instant." Un truc du genre.

mistermint a écrit :
Il y a de la peur certes mais aussi et plus inquiétant un énorme désintérêt.
On a des périodes réfractaires dans la vie. Donc c'est pas inquiétant, c'est physiologique.
Avoir tout le temps l'envie ou même la capacité de séduire, de baiser, c'est un mythe. On nous vend une sexualité et du désir débridé sans fin, on nous fait croire qu'on peut répondre de manière constante aux sollicitations, la vérité elle est quand même différente. Y croire c'est se sentir défaillant. Rester lucide dessus c'est déjà accepter un peu mieux.

Plus simplement : courage, tiens-nous au courant ;)
Je ne peux que te rejoindre la dessus.

Veux tu bien nous raconter un peu les raisons de la rupture ?

@Frensh_Enjoleur_ Pour résumer on a eu tous les deux quelques couilles de santé pendant une grosse partie de notre relation. Pendant qu'elle réglait les siens, j'ai fait un burn-out, j'ai eu un ulcère dieudonal (provoqué par une bactérie et pas par le stress quoique ça a du aider), j'ai perdu quinze kilos en trois mois puis je suis parti dans mon pays d'origine pendant un mois et demi et quand je suis revenu j'avais le cafard parce que je venais de quitter ma famille que j'avais pas vu depuis plus de 11 ans. Autant dire que c'était pas la joie tous les jours dans ma tête mais je n'ai jamais passé mes nerfs sur elle à cause de ça ou été relou (on peut pas dire que c'était son cas quand c'était elle qui avait des problèmes de santé).
On s'est pas vu pendant une semaine parce qu'elle est partie en voyage et quand elle est revenue, elle me dit par sms qu'elle veut pas me voir pour l'instant sans me donner d'explications. Après avoir exprimé mon incompréhension et un peu de colère, je l'ai laissé tranquille pendant encore deux semaines puis j'ai du l'obliger à venir me parler. Et là elle me dit que je suis dépressif. J'ai déjà été en dépression et c'est vraiment pas fun. Mais là, elle m'a vu triste pendant quelques semaines et elle a décidé que j'étais dépressif. Après elle a rajouté d'autres trucs plus personnels qui ne m'ont pas plu et je me suis dit qu'elle se foutait de ma gueule parce que c'était la troisième fois en cinq semaines qu'on avait une discussion sur l'intérêt de rester en couple ou pas et qu'elle aurait pu me dire ça bien avant. Et c'est comme ça que je suis resté en colère pendant plus de deux mois non-stop.

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Bref, réussir à voir trois personnes que j'aime bien et prendre le téléphone d'une nouvelle connaissance c'est mon objectif de cette semaine.

Il y a M., le sportif qui aime la musculation et le vélo, super drôle passionné des toits de la ville. Apparemment, il aime bien emmener ses conquêtes pour leur faire découvrir une nouvelle vue en hauteur. Un vrai séducteur.

Il faut que je vois S. aussi, une ancienne collègue de boulot toute timide qui pense que je suis un phénomène de foire et qui est impressionnée par les conseils que je peux lui donner pour surmonter sa timidité et s'affirmer toute seule. J'aime bien S., c'est une bonne amie et elle comprend mes blagues.

Et enfin L., une amie que je connais depuis le collège à sa période gothique (lol), super ouverte, un peu garçon manqué et on passe souvent de bonnes soirées avec elle même si elle aime bien aller dans une boîte que j'aime pas du tout. En plus elle est amie avec une jeune femme très mignonne mais la dernière fois que je lui en ai parlé, elle s'est énervée en me disant que je pouvais trouver mieux. Comme toutes mes amies, elle ne m'attire pas et je sais que je ne l'intéresse pas donc je me demande pourquoi elle s'est énervée. Simple esprit de compétition sans doute!

Dans ma ville cette semaine il y a des jams donc je vais pouvoir chanter un peu et découvrir de nouveaux artistes et puis je vais utiliser OVS et WinGit pour voir s'il y a pas des trucs sympas à faire.

À suivre...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 24.08.16, 14h27 par Aristophane
  • [0] Intéressant le 17.06.17, 10h21 par Moumane

Alea a écrit :
Exposer mon sentiment d'injustice serait pour moi la façon la plus juste de laisser parler ma colère. Enlever le superflus des insultes, du chantage pour aller à l'essentiel. Ex:" Tu m'as fait beaucoup de mal en faisant ... et je suis déçu par ton comportement. Je suis très en colère et j'ai envie de te faire subir ... pour m'avoir fait ça. Je pense que tu as été immature/irrespectueux et je ne veux plus te voir/parler pour l'instant." Un truc du genre.
Concrètement, penses-tu vraiment que la rancœur/vengeance soit un comportement mature ?
Quant à la colère, elle est loin d'être obligatoire. Elle peut être compréhensible, mais ce n'est pas une raison pour l'invoquer.
Si je relis ton passage sur les raisons de ta colère :
Je suis en colère parce que c'est une personne que j'aime et que je n'aurai jamais traité une personne que j'aime de la façon dont elle m'a traité.
Tu oublies un facteur dans ton raisonnement : La pluralité de points de vue différents qui existent.
Le fait d'être acteur de notre vie nous donne tendance à nous approprier le monde. On place son opinion dans une foultitude de sujets, et l'on peut vite être désarçonné quand on se heurte à d'autres avis que le nôtre.
Savoir accepter ce que les autres font ou disent sans chercher à condamner est difficile, mais c'est un grand pas en avant.

Ce qui ne veut pas dire que tu dois être d'accord avec tout avis extérieur ! Tu peux également exposer tes idées et expliquer calmement qu'un truc te gêne, ou lâcher l'affaire si tu vois que l'autre campe trop sur sa position.

Je vois où tu veux en venir mais je ne pense pas que je sois la bonne cible pour ce genre de message, au contraire. Mon défaut, c'est de tout rationaliser, de voir les multiples points de vue de telle ou telle personne sans prendre en compte mes sentiments et émotions.

Donc je sais que elle a ses raisons, que ce n'est pas la peine de rester en colère, qu'on ne me doit rien... Mais je m'en fous. Être conscient de tout ça ne m'apporte aucun réconfort quand je fais des cauchemars, aucun apaisement quand je suis triste... Ce qui m'en apporte par contre, c'est d'exprimer mes sentiments. Qu'ils soient bons ou mauvais.

Je ne suis pas en train de dire que je vais rester rancunier toute ma vie ou me venger ou que sais je encore. Je suis en train de dire que il est important de vivre ses émotions et de ne pas essayer de s'en détacher. C'est ce que j'ai fait toute ma vie et ça ne m'a apporté qu'une pénible lucidité qui ne me sert à rien parce que je ne peux pas la partager avec les autres, on est pas sur la même longueur d'onde.

J'ai seulement appris que j'avais le droit d'être égoïste et de me foutre du fait que logiquement ceci ou cela, c'est ce que je ressens qui importe d'abord, la rationalisation vient après.
Alea a écrit :
Et je ne parle pas d'injustice ou d'abandon
Exposer mon sentiment d'injustice serait pour moi la façon la plus juste de laisser parler ma colère.
Outre ta contradiction, cette injustice est virtuelle : c'est ce que tu ressens.
Tu peux relire le post de mistermint, il t'explique clairement la chose :
Il faut accepter qu'on ne nous doit rien, parce que c'est le cas, et que ça aide à respirer, à ne pas enchaîner les déceptions.
C'est dans ce sens qu'il faut prendre la contradiction avec injustice et injustice. La première n'a pas lieu d'être, tout le monde s'en fout et elle n'existe pas.
La seconde a toutes les raisons d'exister dans mon univers car c'est seulement en prenant en compte ce sentiment que je peux passer à autre chose.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 24.08.16, 14h31 par Aristophane
  • [+1] Intéressant le 17.06.17, 10h22 par Moumane

Des fois, je me demande s'il ne me manque pas une case, si je suis normal ou si comme Sheldon dans The Big Bang Theory, je ne devrai pas me faire tester par ma maman pour savoir si je ne suis pas fou.

Qu'est ce que je fous sur ce site? Pourquoi avoir tant de savoir sur des tas de choses si c'est pour ne rien faire avec?

Des occasions de rencontre, j'en ai eu un paquet ces temps ci. Je ne me fais pas de films. Quand tu croises une jolie fille, qu'elle te souris, que tu lui rends son sourire et qu'elle rougit en continuant à te mater, une personne normale se dirait: "Super, je vais aller lui parler, advienne que pourra!" En ce moment, ça m'arrive au moins une fois par jour et qu'est ce que je fais? Bah rien, je rentre chez moi et je me dis que je suis con, qu'il y a quelque chose qui cloche et j'écris sur FTS, comme si ça allait changer quelque chose.

Pourtant, ce n'est pas la peur qui m'arrête. J'ai vérifié. À plusieurs reprises j'ai commencé à marcher en direction de ces jeunes femmes. Aucune appréhension, aucune paralysie. J'ai même parlé à l'une d'elle et je suis sûr que j'aurai pu lui demander son numéro. Sans pression toujours, c'est juste que... je sais pas, j'étais là et en même temps, j'étais en train de me demander ce que j'étais en train de foutre. Et au final, je n'ai rien fait.

C'est un peu l'histoire de ma vie. Je commence à voir ce que les autres trouvent de bizarre chez moi. Je ne suis pas handicapé de la vie, j'ai une certaine intelligence, de l'humour (beaucoup trop même), des gens qui m'apprécient, de l'indépendance, de l’exubérance, des projets, une personnalité singulière... et aucune ambition réelle.

Enfin, je dois quand même avoir un peu d'ambition, sinon je ne serai pas ici à écrire tout ça. Qu'est ce qui ne va pas chez moi? Qu'est ce que je recherche vraiment?

Si vous êtes déjà passés par là, que vous avez un point de vue inédit que je n'ai pas encore entrevu, je suis preneur.

[youtube][/youtube]

En tout cas, cette musique c'est de la bombe!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Il y'a du vrai... le 24.08.16, 14h32 par Aristophane

Tu es peut être tout simplement préoccupé ou pas disponible intellectuellement ou émotionnellement parlant pour en avoir envie.

En plus dans ce genre de cas tu te dois de réagir très rapidement, en quelques secondes sinon la belle inconnue à déjà tracé son chemin donc si tu tergiverses c'est pour une bonne raison que tu dois trouver :
- en ai-je vraiment envie?
- suis-je disponible sentimentalement parlant? (dans le sens où j'ai fait le deuil de ma relation avec mon ex)
- ai-je peur de quelque chose? (conditionnement social tout ça, tout ça...)

Et on passe tous par là. Qui ne s'est jamais demandé un jour : "Qu'est ce que je veux vraiment dans ma vie? Qu'est ce qui me rendrait heureux?"

Keep going on !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Constructif le 24.08.16, 14h33 par Aristophane

J'ai fait des progrès et j'ai eu le numéro d'une fille qui m'intéressait mais quelques réflexions avant de raconter cette histoire.

J'ai trouvé des réponses à mes questionnements précédents.

Il y a un an j'avais arrêté de me poser des questions. Je vivais la vie telle qu'elle venait et je m'éclatais souvent. J'avais tout le temps la pêche, tout le monde me disait que je riais beaucoup trop souvent et je n'avais pas peur de grand chose. C'est comme ça que j'ai rencontré mon ex, dans un état d'esprit qui baignait dans la béatitude et la soif de découverte.

Après j'ai vécu mon histoire avec mon ex et mon état d'esprit s'est transformé. J'ai régressé. J'ai eu du mal à mettre des mots sur des sensations omniprésentes et oppressantes. Tout ce que je sais c'est que le discours qu'elle a eu avec moi tout au long de notre relation puis pendant la rupture m'a beaucoup plus atteint que je ne le pensais. J'ai tellement l'habitude qu'on remette en cause mes choix de vie et mes particularités que je ne fais plus attention quand quelqu'un finit par me dire: "T'es bizarre!" "Pourquoi tu ne fais pas comme les autres..." Pour moi, je ne suis pas bizarre. Je suis comme les autres. Je n'ai pas beaucoup de gens qui comptent dans ma vie mais je tiens à eux. Et aucun d'eux ne m'a jamais tenu ce discours. Sauf mon ex. Elle tenait le même discours que les gens qui ne me connaissaient pas vraiment. Et c'est pourquoi j'étais aussi perturbé cette dernière année. J'ai sous estimé l'emprise que les mots pouvaient avoir sur moi. Je ne lui reproche pas de m'avoir critiqué et je ne lui en veux pas. C'est juste un constat. Maintenant, je sais comment répondre à ce genre de remarques autrement qu'en ignorant ou en souriant.

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Ce qui nous amène à mon état d'esprit actuel. Presque le même qu'il y a un an quand j'étais tout le temps souriant et confiant. Je me suis pas mal remis en question aussi mais je fais tout le temps ça à la moindre contrariété donc ce n'est pas vraiment intéressant. En tout cas, à défaut de trouver du sens à ce que je vis et à ce que je suis, j'ai réussi à me calquer aux autres sans me contrarier.
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Samedi je suis allé en soirée chez une amie et je me suis amusé. J'ai réussi à être sociable sans m'emmerder. C'est un exploit. J'ai beaucoup ri et j'ai passé pas mal de temps avec deux jeunes femmes qui étaient amies. Elles me plaisaient toutes les deux pour leurs physiques et leur charme simple mais pendant une conversation sérieuse avec la plus sociable et selon moi la plus jolie des deux (elles sont toutes les deux vraiment jolies quand même), cette dernière m'a dit qu'elle allait écouter mes arguments mais qu'elle ne changerait jamais d'avis. J'ai bugger. Mon esprit était en mode WTF et j'ai perdu tout début de désir pour elle.
J'ai continué à m'amuser et à raconter de la merde pour changer et j'ai essayé de capter le regard de l'autre. Je joue souvent à ce jeu en ce moment. En général il faut moins de cinq secondes avant que la personne en face ne détourne le regard. Beaucoup de mes connaissances me disent que j'ai un regard de psychopathe quand je fixe quelqu'un. Je préfère dire que j'ai un regard "intense". Bref, je réussis et avant qu'elle ne détourne son regard, je souris. Elle me rend mon sourire et rougis.
Le reste de la soirée je réussis à capter son regard de temps en temps et elle rougis toujours bien qu'avec confiance cette fois. Parfait! Je surprends une conversation où elle dit à sa pote que je suis mignon. Les deux sont d'accord. Parfaitement parfait!
Il est cinq heures, presque tout le monde s'en va et je n'ai pas réussi à l'isoler pour lui parler plus intimement. En lui faisant la bise, je lui fais signe d'approcher et lui dis:
"J'aimerai apprendre à te connaître, tu me plais. Ça te dit qu'on se revoie?"
Elle sourit, rougit et me répond:
"C'est gentil, mais alors en tant qu'amis?"
Je hoche les épaules et sourit.
"T'as un numéro de téléphone?"
Elle me donne son numéro alors que sa copine la presse. Elle me redit un autre truc sur le fait qu'on se reverra en tant qu'amis et je lui réponds que je ne lui avais pas demandé sa main mais seulement dit qu'elle me plaisait et que si on devait être amis, on serait amis.

Je l'ai recontacté avec des blagues un peu spéciales mi-éduquées, mi-choquantes. Elle a répondu, je l'ai fait rire, je lui ai fait comprendre avec beaucoup trop de subtilité qu'elle me plaisait vraiment mais elle a compris et sans tergiverser, je lui ai proposé d'aller boire un verre. J'attends une réponse mais en vrai sans réelle pression. Quoi qu'elle dise, je serai toujours content. Parce que j'ai appris un truc essentiel sur moi en faisant toute cette démarche. J'ai aimé faire ça du début jusqu'à maintenant. Et en le faisant, j'ai réussi à réveiller mon désir. Et en réveillant mon désir, j'ai réveillé mon espièglerie. Et une sorte d'énergie et de bonne humeur attirante. J'espère que les occasions où j'aurai envie de refaire la même chose vont se multiplier par la suite.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bien le 24.08.16, 09h01 par Onmyoji
  • [0] Bien joué le 24.08.16, 09h09 par Jalapeno
  • [0] La suite, vite ! le 24.08.16, 09h19 par r-0
  • [0] Bravo ! le 24.08.16, 10h29 par Finn
  • [0] La suite, vite ! le 24.08.16, 12h54 par RosieRosette
  • [0] Bien joué le 24.08.16, 12h59 par mistermint
  • [0] Bravo ! le 24.08.16, 14h37 par Aristophane
  • [0] Bravo ! le 03.11.16, 15h23 par SweetyKID
  • [+1] Intéressant le 17.06.17, 11h01 par Moumane

Je suppose que tu as expérimenté ce qui se trouve en dehors de la zone de confort. Je t'encourage à continuer sur ta lancée :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] C'est pas faux le 24.08.16, 14h37 par Aristophane

J'ai trop de choses à raconter. En résumé, ça fait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien. Je vous raconte le chapitre sur la "séduction" à la fin.

Je commence bientôt à bosser pour Deliveroo. J'ai parlé énormément de coursiers et il en ressort un constat qui me plaît beaucoup: ce taff est très bien payé. J'espère juste que ça ne va pas faire comme leur concurrent qui a fermé il y a pas longtemps et qui n'a pas payé ses coursiers.
Ce qui est positif là dedans, c'est que mon projet général pour partir investir dans mon pays d'origine va s'accélérer.
Entre temps, je suis suivi par le Pôle Emploi qui m'a redirigé vers une boîte qui est sensé me réorienter vers un boulot que j'aimerai assez pour ne pas quitter. Je n'y crois pas trop mais ça ne mange pas de pain d'essayer au cas où les choses ne se passent pas comme prévu.
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Ce mardi, les jams sesssions ont repris dans un de mes bars préférés. J'y suis allé bien sûr et j'ai chanté sur deux musiques. J'ai mis le feu, j'ai hâte d'y retourner.
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Je me suis remis à écrire. Ça faisait très longtemps, je n'y prenais plus du tout plaisir mais là, j'ai fait pas mal d'avancées en très peu de temps. En une semaine, j'ai fait le synopsis et les personnages d'un scénario de série. Demain, j'écris les deux premières pages. J'ai aussi vu une pote avec qui on a fait de petits exercices d'écriture bien sympathiques dont la fameuse nouvelle en six mots. C'était très sympa. Et enfin, le projet qui me hante depuis trois ans que je l'ai commencé et que je n'ai jamais fini. J'ai appelé l'illustrateur avec qui nous écrivons une BD et on s'est enfin mis d'accord pour la finir. Cette fois ci, nous sommes tous les deux motivés. Je suis excité.
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Je me suis acheté une enceinte portative de très bonne qualité. Je suis amoureux. Elle me suit de partout. À cinq heures du matin, dans un petit parc avec des potes à danser comme des tarés sur du rap U.S, de la Drum'n'Bass et de la Deep House. J'espère que les voisins ont aimé.
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Et enfin, le chapitre séduction qui n'est pas glorieux mais plutôt drôle (de mon point de vue). Déjà, la fille de la dernière fois n'a jamais répondu à mon message d'invitation. L'amie qu'on a en commun à qui j'ai montré nos échanges m'a dit que mes blagues étaient vraiment spéciales. Je ne comprends pas ce qu'elle veut dire par là mais elle était pliée en quatre du début jusqu'à la fin de la lecture.

J'étais dans un bar associatif pour un échange en anglais ce lundi et j'ai parlé à une jeune femme très jolie et très ouverte. On a bien accroché et au moment de partir, elle m'a donné deux fois l'occasion de lui demander son numéro. Deux fois. "Bon bah, dit elle, j'imagine qu'on se reverra au Kryspyk Myzik (le bar dont je lui avait parlé)" "Ouais avec plaisir!" Elle se dirige vers la porte puis se retourne encore une fois "Sinon, on se reverra ici dans deux semaines?" "Ouais cool, de toute façon je serai là!" Et là dans ma tête y avait une voix qui me disait "WTF . Demandes lui son numéro" et elle est partie et la voix dans ma tête "Noooooooonnnnnnn!!!!!"J'ai vraiment foiré sur ce coup là. J'ai encore espoir de la revoir dans ce bar associatif pour essayer de rattraper le coup mais c'est la première fois où je suis vraiment dégoûté de ne rien avoir tenté avec quelqu'un. Même si ça avait fini en amitié platonique, cette fille était vraiment cool.

Hier, j'étais dans un bar avec mon coloc. Il m'a suffit de deux pintes et j'étais déjà bourré. Ça ne me ressemble pas du tout. Mais depuis que j'ai guéri de mon ulcère, je ne tiens plus aussi bien l'alcool. Je pensais que c'était dû à ma perte de poids extraordinaire mais j'ai quasiment tout repris et ça ne s'est pas arrangé. Mais bon je ne bois pas souvent et ça va me coûter beaucoup moins cher. Faut juste que j'apprenne à boire moins vite.
Bref, nous nous sommes déplacés vers un autre bar où nous avons rejoins les amis de mon coloc. Ils sont partis 40 min après notre arrivée et mon coloc est resté à discuter avec la seule personne qui était encore avec nous. Je divaguais légèrement, j'avais à peu près une tête de débile baveux et j'ai fixé le bar pendant au moins une demi heure.

Tout d'un coup, j'aperçois une ancienne collègue d'un taff que j'ai essayé pendant l'été et où je ne suis pas resté au final. On prend des nouvelles. Elle m'appelle Jean Tanguy. Je ne m'appelle pas Jean Tanguy, R.I.P à toutes les personnes qui s'appellent Jean Tanguy. Elle dit que elle travaille aussi dans un café concept assez sympa et que je devrais passer la voir. "Carrément, laisse moi ton numéro!" Je lui donne mon portable pour qu'elle me laisse son numéro et elle enregistre son prénom et tout. Je l'appelle et je lui épelle mon prénom. Elle n'arrive pas à le prononcer correctement. Je lui dit que elle le prononce à l'allemande (parce que mon prénom ressemble au nom commun d'un véhicule en allemand). Elle rigole et dit qu'elle a fait douze ans d'allemand puis se met à m'appeler comme un nom de véhicule en allemand. C'est à ce moment que mon coloc se retourne au son de nos rires: "Keskiya?" Je réponds: "Non rien, elle veut juste me monter!" Référence au fait qu'elle prononce mon prénom comme un véhicule allemand + blague salace. Je me mets à rire tellement ma blague est débile. Je ne sais pas si elle a entendu ou compris la blague. J'espère qu'elle n'a pas entendu. J'espère vraiment qu'elle n'a pas entendu.
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Demain c'est 90's Party sur une péniche/boîte bien branchée. Je ne sais pas encore avec qui je vais y aller mais je vais y aller. Tout seul s'il le faut.



Life is good!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Cool le 16.09.16, 23h56 par Aristophane
  • [0] La suite, vite ! le 18.09.16, 16h29 par Jalapeno
  • [0] Encore! le 18.09.16, 20h29 par r-0

Je n'ai pas peur de la mort. Allongé sur la route, les mains sur mon thorax, essayant péniblement d'attraper un souffle, puis un autre, et encore un autre, chaque souffle plus douloureux que le précédent, j'ai l'esprit clair et une sérieuse envie de rire mais tout mon corps est concentré à survivre, l'humour ce sera pour plus tard. "Allez relevez vous, vous n'avez rien!" m'encourage le vieil homme qui a provoqué l'accident. C'est grâce à lui que j'ai envie de rire. Je suis peut être en train de mourir et le gars veut que je me relève. Vous voyez la blague?

Un jeune conducteur s'est arrêté et a pris les choses en main. Grâce à lui, nous avons pu contacter les pompiers, j'ai réussi avec grande peine à me relever tout seul et à dégager de la route. Cinq heures aux urgences, quelques radios et le diagnostic tombe. Fracture du sternum. Elle est petite et ne s'est pas déplacée. Heureusement car elle était près du cœur et un bout d'os dans le cœur, ce n'est apparemment pas une bonne chose. Se prendre l'angle d'une portière de voiture à vélo en plein dans le thorax est plus dangereux qu'il n'y parait.

Et hop, plus de boulot, beaucoup moins de mobilité et une immense faiblesse. Il n'y a rien à faire, il faut attendre la consolidation. Dans mon océan de douleur, je reste calme. Le surlendemain de l'accident, je vais acheter un nouveau vélo que je conduis jusqu'à chez moi. Dix kilomètres de route avec une fracture au sternum. Apparemment, j'ai une très forte résistance à la douleur physique. Tout en pédalant et alors que je me fais dépasser par des personnes qui marchent, je trouve la situation de plus en plus drôle. Les semaines qui vont suivre, je vais rester très actif. Tous les jours, je sors, je vais voir des amis, je continue de travailler sur ma BD avec mon illustrateur, je participe activement à la vie associative d'une structure qui accueille des concerts en tenant le bar et en discutant avec les clients. Et les clientes.

On m'a suffisamment répété que j'étais beau/mignon/handsome... pour finir par comprendre que mon problème relationnel ne venait pas de mon physique. Et bien que je ne me considère pas digne de voler la vedette à Apollon, j'ai bien senti à plusieurs reprises dans ces moments de désistement où je servais des bières avec le sourire qu'un certain charme opérait et ce à plusieurs reprises. Mon fou rire intérieur que je gardais précieusement depuis l'accident a atteint son apogée quand j'ai fait rougir une jeune femme rencontrée sept ans plus tôt dans une résidence étudiante et qui en me parlant ne pouvait soutenir mon regard et cherchait ses mots tout en me lançant des sourires timides. On pourrait croire que à la suite de ces interactions, j'ai pris la confiance et que ça m'a débloqué dans mes rapports de séduction. Mais ça m'a juste amusé et terrifié en même temps. Je n'ai rien à dire à ces gens à qui je plais. Très vite, elles se rendent compte que j'ai le niveau de conversation d'une huître et passent à autre chose. Ce n'est pas très grave, elles ne me plaisent pas en général.

Mais quand une fille me plaît, ce manque de connexion me terrifie. Chaque mot forcé hors de ma bouche me coûte et j'ai l'impression de rater quelque chose. La désolation et l'apitoiement s'installent. C'est d'autant plus vrai lorsque j'arrive à installer un embryon de connexion qui s'avère très vite avorté sans que je n'arrive à savoir pourquoi. Des éléments glanés ici et là m'ont fait comprendre que en plus d'avoir un physique à peu près avenant, j'avais aussi des expressions meurtrières et des paroles aussi sèches et extrêmes que le désert du Sahara.

Je n'ai pas peur de la mort. Je suis passé assez près de cette dernière assez de fois pour savoir que c'est vrai. Je n'ai pas peur de la douleur. J'ai fait grand étalage de son omniprésence dans ma vie et pourtant, elle m'est plus étrangère que familière. Est ce à dire que j'ai peur de vivre et d'être heureux?

Ce n'est pas ça non plus. Même si je n'arrive pas à obtenir ce que je désire, il y a tout de même du bonheur et de la joie de vivre chez moi. De fait, lorsque je l'exprime, je brille tel un soleil dans les ténèbres du vide spatial et mon pouvoir d'attirance est au maximum. Ce n'est pas moi qui le dit mais je le formule bien mieux.

Mon regard est rivé dans les yeux de la jeune artiste qui s'est produite ce soir. J'ai réussi à créer une connexion avec elle. Toujours calme, je souris et la complimente encore une fois sur sa performance. Elle semble attendre quelque chose de moi et j'ai une vague idée de ce que c'est. Mes pensées vagabondent à très grande vitesse et sont un fouillis bien moins distinct de ce dont je vous ai fait part plus haut. Finalement, je me tais et me détourne pour laver les verres vides des clients. Une part de moi soupire intérieurement. Une prochaine fois peut être. Un air de musique a déjà capté mon attention et je m'oublie dans mes pensées. J'essaye d'étouffer mon rire, qui se libère enfin, avec une toux mais je ne suis toujours pas guéri. La douleur qui s'ensuit me fait tout de même me plier en quatre.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 02.11.16, 15h38 par r-0
  • [0] Courage le 02.11.16, 21h38 par Allandrightnow
  • [0] Courage le 02.11.16, 22h11 par Lulla
  • [0] Courage le 04.11.16, 15h22 par Stayfun

À la fin de l'année je pars. Je quitte la France. Pour combien de temps, je ne sais pas encore mais longtemps.

Ce journal ne vit pas de séduction mais de galères que je rame seul. J'en suis désolé. Ce n'est pas fait exprès mais ma vie en ce moment est à un tournant décisif et je n'ai plus le temps.

Travail, travail, dormir, travail... lire souvent aussi. Seul tout le temps. Plus que quelques mois à tenir.

Le soleil aide, je suis plus heureux quand il y a du soleil, j'ai plus d'énergie. La pluie chaude aide, ça me rappelle la mousson de mon pays de naissance et ça me donne de l'espoir, un désir anticipé d'y être déjà. Donc même seul et en galère, je suis plus heureux en ce moment.

Je vois les occasions me filer entre les doigts, de sorties, de contact et d'amitiés. J'ai envie de croire que mon sacrifice en vaut la peine.

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J'avais décidé d'enterrer la hache de guerre. Je pars bientôt et j'ai eu le temps de digérer depuis le temps ma rupture. Je voulais recontacter mon ex à la mi-juin pour lui dire au revoir. Elle m'a devancé quelques jours après mon anniversaire. Elle me recontacte agitée, presque suppliante, me demandant de lui répondre même si je ne veux pas la revoir. Ça m'a inquiété mais comme j'avais déjà décidé de la revoir, j'ai décidé d'ignorer le sens voilé de ses messages et de fixer un rendez-vous. Ma sérénité s'est envolée avec cette décision. Serais-je toujours en colère? Quels seront mes sentiments?

Trois jours passent vite et le rendez-vous est là. Toujours aussi belle, mon cœur s'emballe mais je l'ignore. À coup de vieilles vannes et de réminiscences nostalgiques, j'arrive à garder mon désir sous contrôle. Elle veut me séduire. Ça se voit au soin avec lequel elle s'est habillée, la façon dont elle me regarde et surtout ses gestes spasmodiques qu'elle ne peut pas maîtriser quand elle désire. Je la connais après tout. Mais je n'arrive pas à me laisser aller, j'évite son regard et je fais semblant de ne pas comprendre ses invitations. Puis je m'emploie méthodiquement à détruire ce qu'elle est venue chercher. D'abord, je lui lâche la bombe: dans quatre ou cinq mois, je quitte la France.

Elle ne s'y attendait pas. Elle ne dit rien. Elle a l'air triste. Elle a l'air de m'en vouloir, encore, alors qu'elle n'a pas le droit. La discussion reprend à grand peine et elle essaye toujours de me séduire. Elle essaye toujours de créer une ambiance. Je m'y prends presque mais mon système d'auto-défense est toujours là, toujours aussi efficace. Je la vanne et je la vexe. Chaque fois qu'elle est sur le point de m'accrocher, je plombe l'ambiance.

Elle finira par ne plus me désirer. Elle me raconte sa vie et j'écoute. J'ai envie de dormir. J'ai envie d'elle aussi mais j'ai surtout envie de dormir. Je la raccompagne sur le chemin de chez elle mais je ne m'y rends pas. Elle me raccompagne au tram. On se quitte sur une embrassade amicale. J'ai la boule au ventre, j'ai envie de pleurer mais je ne laisse rien paraître. Même seul en attendant le tram, je ne laisse rien paraître.

Pendant quelques jours après ce rendez-vous, je perds l'appétit. Puis je redeviens comme avant sans que je saches ce qui a changé. Je décide même de lui donner un autre rendez-vous amical. Elle accepte. Le jour même, elle m'annonce subtilement qu'elle a un copain par message. Ça me soulage grandement. Et en même temps je me sens usé parce que je la connais. Elle a eu des doutes sur son couple, elle s'est rappelée de moi jusqu'à ce que ça en tourne à l'obsession (elle m'a avoué que ça faisait trois semaines qu'elle cherchait un moyen de me recontacter avant d'avoir le courage de m'envoyer un texto), s'est convaincue qu'elle avait besoin de me voir pour savoir, a essayé de me séduire, échoues à obtenir ce qu'elle veut puis cherches de nouveau à se distancer. Je ne dis rien, on doit quand même se voir. Elle me fait poireauter et arrive quarante minutes après l'heure convenue. Entre temps elle m'envoie des messages et m'appelle pour me dire qu'elle arrive mais qu'elle rencontre plusieurs problèmes. J'ai envie de rentrer chez moi mais je ne veux pas passer pour un rageux après l'annonce qu'elle a un copain.

Donc j'attends. Je lui fais remarquer son impolitesse sèchement quand elle arrive, ça l'énerve, on va boire une bière, on passe un bon moment à parler de tout et de rien, je n'évoque pas son copain, je pars au bout de quarante minutes, je travaille le lendemain et il était près de minuit. Elle me demande quand on peut se revoir plus longtemps d'une voix blasée. Je lui annonce que je travaille quasiment tout le temps et que la prochaine fois, ce serait à elle de m'inviter.

J'espère qu'elle ne le fera pas de sitôt.

Voilà. J'avais juste besoin de retranscrire tout ça entre la vie de travail et les retrouvailles, je n'ai pas grand monde à qui en parler. Pas besoin d'encouragements, ne vous inquiétez pas je vais très bien relativement à ce que je vis. Je n'aurai sans doute pas grand chose d'intéressant à raconter de sitôt mais je suis content de partager avec une communauté aussi intelligente et ouverte.

À toute!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] La suite, vite ! le 17.06.17, 08h28 par Onmyoji
  • [+1] Like a boss ! le 17.06.17, 09h08 par The_PoP
  • [+1] La suite, vite ! le 17.06.17, 21h19 par oHreN
  • [+1] La suite, vite ! le 18.06.17, 11h31 par Jalapeno
  • [+1] Bien joué le 19.06.17, 13h55 par r-0

Tu quittes la France pour ton projet pro ?

Pour ton ex t'as l'air d'avoir géré comme un pro. Sérieux c'est impressionnant, bravo à toi.
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

The_PoP a écrit :Tu quittes la France pour ton projet pro ?
Yep. Il me manque 6000€ pour finir de le financer. J'ai pensé à me prostituer ou à vendre de la drogue mais ça fait trop cliché alors je me suis résolu à faire ça honnêtement, dans la sueur et la fatigue.
Pour ton ex t'as l'air d'avoir géré comme un pro. Sérieux c'est impressionnant, bravo à toi.
Merci! Dès qu'elle est arrivée j'ai vu qu'elle voulait me ken alors j'ai pensé à ça. J'ai ri intérieurement et ça allait beaucoup mieux.

Et bien j'espère que ton projet pro va se passer mieux encore que tu ne le souhaites.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Yesssss! le 18.06.17, 12h21 par Nonchalance
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

J'en avais marre de bosser autant. Le matin au réveil, c'est toujours comme si il y avait un autre corps par dessus le mien et que je devais le soulever pour me lever. Et je me traîne ce corps pendant une bonne partie de la journée. Je fais peut être parti de ces gens qui sont génétiquement programmés pour vivre la nuit. C'est ce que dit doctissimo, ça doit être vrai.

Bref, j'ai pris des vacances courtes sur l'un de mes deux boulots. Celui du soir. Ça m'a permis de revoir plein d'amis. J'ai des amis putain, j'en ai la larme à l’œil. C'était cool. Ils sont tous un peu triste que je me casse. Sans rancunes les gars, dès que j'ai les moyens, j'achète un bateau et on va faire un tour aux Seychelles à l'aise, c'est juste à côté de là où je vais - un rêve fou certes mais comme disait Booba :"Pourrais-je y arriver au bout de mes rêves?"

C'est mon délire du moment, je cites du Booba à tout bout de champ. J'ai même pécho grâce à ça, je vous raconterai un peu plus tard.

Toujours est-il que j'ai eu la malchance de me faire réinviter par mon ex et ça s'est bien passé. Trop bien passé même, j'étais à deux dois de lui rouler une pelle. Heureusement, le tram est arrivé et j'ai esquivé tout sourire. Elle m'envoie un message avec photo d'elle mouillée parce qu'il pleuvait avec comme sous-titres : "Je suis mouillée..."

Très bien! J'ai fait style d'être choqué, je n'ai pas poussé très loin et je l'ai réinvitée quelques jours plus tard parce que je lui avais promis qu'on se reverrait pendant mes "vacances". J'avais la bite en feu et mes pensées n'étaient pas claires.

Puis on s'est revu et il ne s'est rien passé et je l'ai encore revu le lendemain dans son nouvel appart, seuls, et il ne s'est encore rien passé. J'étais putain de stressé les deux fois et elle avait l'air complètement indifférente sauf au début de la première soirée où j'ai cru qu'elle allait me manger cru. Finalement j'ai eu un déclic, j'ai compris qu'elle reprenait trop de place dans ma vie et que ma misère sentimentale et sexuelle me jouait des tours et je suis parti. Quelques jours plus tard, elle a essayé de me réinviter chez elle par message (je crois) en me disant de venir récupérer des trucs mais je lui ai dit de les jeter et on ne s'est plus reparlé depuis. Je suis de nouveau soulagé mais putain si je la revois et qu'elle me chauffe je pense pas que je vais pouvoir résister. Elle a un copain pourtant, elle m'en a parlé que deux fois.
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Booba a aussi dit : "T'es pas bonne si t'as pas de fesses, t'as walou!" dans son excellent titre Scarface opus 2012 où il ajoute un peu plus tard : "Je vais l'oublier, je vais l'oublier, t'es fraîche, t'es bonne et tout mais je vais retourner à mes billets!" Bien dit Booba, malheureusement j'ai pas de billets.

Il faut savoir que cette musique est aussi le plaisir coupable d'une amie que j'avais perdu de vue et que je revois depuis quelques mois. Si vous voulez rigoler un peu, les paroles sont magnifiques: Bon j'avais enfin une victime pour exposer ma théorie selon laquelle Booba est un génie incompris (un article sur le sujet dans Le Troll à venir, promis) et le courant passe bien avec cette fille même si je ne suis pas intéressé. Elle est intelligente, drôle et attirante mais elle n'est pas "bive" - ça veut dire "bonne" mais plus personne n'utilise ce mot et c'est bien dommage parce que c'est putain de drôle. En tout cas pas assez pour moi. Je me serais sans doute laissé aller sans parler de son sex appeal parce que je la trouve vraiment attirante d'une autre façon pour le coup, mais rien à faire, je fais une fixette sur les plastiques de mannequin (avec un peu plus de chair quand même). Je me doutais que je lui plaisais un peu mais comme on se voyait qu'amicalement et que je n'étais pas intéressé, j'ai pas creuser.

Puis on a fait une sortie avec une de ses potes, mon amie était un peu pompette et elle n'a pas arrêté de me faire des compliments de l'après-midi. J'étais un peu gêné, ça ne l'a pas arrêté alors j'ai sorti mon meilleur humour et elle a fini par se calmer.

On s'est séparé après avoir fait un bout de chemin ensemble et plus tard ce soir là je reçois ce message.
Elle a écrit : Et pour être tout à fait honnête, et étant donné que je ne suis pas susceptible, je dois t'avouer, même si ça me coûte car je suis du genre à ne rien montrer et que c'est cool de te voir en toute amitié, que je crois que tu me plais un peu. Je n'attends rien, aucun malaise t'inquiète, mais je voulais te le dire car tu as l'air de manquer de confiance en toi de ce côté là et tu ne devrais pas. Voilà, mais j'espère que ça ne te mettra pas mal à l'aise, je dis juste ce que je pense parce que je me dis que c'est une bonne chose de dire ce qu'on pense de positif des gens. Voilà voilà ( je me doute bien que ce n'est pas réciproque, et tu peux rigoler sans problème, au contraire je crois que je préfère une blague hihihi
Bon au moins c'était moins long et plus agréable à lire que le Seigneur des Anneaux - pas taper - et je n'ai pas ri tout du long contrairement à ce qu'elle a écrit.
Nonchalance a écrit : Cette pluie de compliments que je reçois depuis cet après midi va me transformer en monstre de narcissisme et tu sais bien que j'en ai pas besoin. Merci d'avoir été honnête, dans d'autres circonstances je pense que j'aurais pu me laisser aller parce que tu es une fille géniale et attirante et drôle. Malheureusement (ou heureusement je ne sais pas) tu en sais sur moi beaucoup plus que de raison. J'espère ne pas t'avoir mis mal à l'aise avec mon étalage d'intimité.
J'estime avoir été honnête et correct même si j'ai pas tout dit. Ma dernière phrase fait référence au fait que je lui ai parlé de mon ex l'après-midi où on est sorti et d'autres trucs que je lui avais raconté dont le fait que je quitte la France d'ici quelques mois.

Elle ne l'a pas mal pris, m'a offert son amitié et m'a même invité à fêter le master qu'elle vient d'avoir après quelques années de galères étudiantes. J'y vais tout à l'heure, sans stress merci pour moi et vu qu'elle m'a invité, sans stress pour elle j'imagine.

En tout cas, c'est la deuxième fois qu'on me fait une déclaration par texto par deux femmes adultes et c'est un peu bizarre.

Je suis presque content de reprendre mon deuxième taf. Non je rigole, c'était très reposant malgré tout et je suis content.

On se quitte sur de la vraie musique quand même, une de mes préférées:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Sympa :) le 14.07.17, 01h48 par Onmyoji
  • [0] La suite, vite ! le 14.07.17, 12h14 par The_PoP
  • [0] Like a boss ! le 17.07.17, 00h02 par r-0
  • [0] Like ! le 17.07.17, 19h42 par Apheleia
  • [+1] La suite, vite ! le 19.07.17, 11h59 par Jalapeno

"Et c'est pourquoi je serai ravi que tu te maries avec cette adolescente de 15 ans!"

Moi:

Image

Bon je n'ai pas vraiment ri mais j'en ai eu très envie. J'ai aussi eu envie de l'envoyer chier violemment mais je ne peux pas non plus. Alors j'ai expliqué le plus posément possible pourquoi je ne le ferai pas. J'ai clairement dit non.

Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert quelques jours plus tard que mon non avait été transformé en: "Tu finiras par te plier à notre volonté. " En moins violent mais l'idée y est quand même.

Je marche beaucoup. Beaucoup trop pour les bonnes manières de ce pays. Je porte des pantalons trop serrés aussi. Des fois je porte des shorts. Mes cheveux sont trop longs, coupés comme un voyou. Je bois de l'eau debout. Je ne parle pas assez. Tout ce que je fais est sujet à interprétation, débat, commentaires... C'est peut être ce à quoi ressemblerait une version light de la Corée du Nord. Avec pour police de la pensée et ciment politique cette chère religion. En tout cas ils y accordent pas mal d'importance dans ma famille.

Moins dans d'autres en apparence. Je suis en chien. Je reste en chien comme disait l'autre. Le nombre hallucinant de belles femmes dans ce pays. Je l'ai dit ailleurs mais malgré que je sois noir, je n'étais pas attiré par les femmes noires. J'ai auparavant trouvé ça ironique et très curieux. J'ai révisé mon jugement ici. Elles sont plus naturelles ici. Les faux cheveux et les coiffures extravagantes, la culture qui consiste à se "blanchiser" est bien présente mais encore plutôt marginale. Les belles femmes d'ici n'en ont pas besoin en tout cas. Ça a tout changé pour moi.

Malgré la religion, elles contournent, détournent, circonvoluent afin de laisser libre cours à leur féminité. Même celles qui sont voilées. Même celles qui sont voilées et qui sont couvertes de la tête aux pieds. La religion dit mais dans les faits, les gens se draguent ouvertement, sans prise de tête, sans peur, avec envie, avec panache. Hommes comme femmes.
Elles me regardent, me sourient, me flattent. Je leur plais ça se voit. Mais je ne peux rien faire sans foutre tout un système social en l'air. Sans me mettre en danger. Ce serait tellement plus simple si j'étais vraiment d'ici mais j'ai un double statut et ça change tout.



Je pense partir mais j'aime les paysages de ce pays. J'aime la mousson, la chaleur, la plage au sable fin, la vue sur l'océan, le travail que j'y fais.

Je n'ai pas envie de retourner en France métropolitaine. Peut être que j'irai en DOM ou en TOM. Peut être que j'irai tout à fait ailleurs.

J'avais peur que la religion et les traditions me freinent ici et je suis désolé de voir que c'est le cas.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 13.03.18, 07h54 par The_PoP

J'ai changé.

En bien, en mal, je ne sais pas. La vie loin de la France m'a réformé. Je suis en même temps plus complet et plus triste.

Le plus grand casse tête de ma vie, c'est de concilier mes deux cultures et de m'intégrer. Je n'aime ni les propositions de l'une: le mariage, la vie de famille, la religion au centre de tout, le partage forcé. Ni le flou et l'intangibilité de l'autre: les longs questionnements, remises en question, manque d'appui et de stabilité sociale.

Maintenant, je sais qui je suis et ce que je veux. Ayant rebondi d'échecs en échecs, la vie ne me semble pas si terrible, juste... lassante. J'aimerai profiter un peu, arrêter de galérer mais même quand je fais les choses bien, les imprévus au tournant peuvent s'avérer déstabilisants.

Près d'une année maintenant, loin de la France, j'ai connu le succès et puis un échec soudain et très malvenu. Mon activité qui fonctionnait bien est tombée en crise au même moment où j'apprends que mon frère a utilisé 1/4 de la trésorerie sans que je le sache. De plus l'argent que j'avais mis de côté pour payer le petit crédit qu'il me restait à régler en France n'est pas arrivé à bon port et je suis maintenant endetté et en conflit avec ma banque.

Donc voilà, je vais devoir retourner en France sans le sou, sans savoir au bout de combien de temps je vais trouver du travail et obligé de vivre avec de la famille qui ne connaît pas le concept de vie privée.

Malgré tout ça, je n'arrive pas à m'en faire et reste optimiste. Je n'arrive pas à savoir si c'est parce que la misère est moins pénible au soleil ou bien si c'est que je sois devenu une sorte de Bouddha sans m'en rendre compte.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 27.08.18, 23h10 par Crow
  • [0] Courage le 28.08.18, 11h49 par The_PoP
  • [0] Courage le 28.08.18, 14h09 par Popovski

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