Cascade de perles

Note : 152

le 07.08.2016 par Perlambre

138 réponses / Dernière par The_PoP le 11.05.2022, 18h44

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
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Perlambre a écrit :
03.03.20
Petit retour sur mon journal,


J’en suis là dans mes réflexions… vos avis ??
Bonsoir Perlambre,

Tout d'abord, je n'ai pas lu TOUTES tes pages, seulement les dernières (ta rupture, ta rencontre avec Raph)...

Pour ces décisions délicates, je n'ai évidemment pas de solution puisque c'est TA solution que tu dois trouver.

J'ai juste une croyance (pas très rationnelle pour le coup, moi qui le suis plutôt fortement d'habitude).

J'ai l'impression que parfois, dans la vie, il y a un "sens du vent". Il y a des directions qui sont les bonnes et d'autres qui ne le sont pas, et cela relève plus d'un sentiment de destin, d'appel de soi, que de logique. J'ai tendance à penser que si on prend la bonne direction, le reste suit.

Il m'est souvent arrivé de prendre des décisions de ce genre, très importantes... Très différentes les unes des autres (professionnellement, sentimentalement...), mais que je qualifierais ainsi :
un choix 1 : le "terrain connu" et la continuité, une voie qui semble solide et stable
un choix 2 : une voie qui semble parfois plus atypique ou risquée mais qui "m'appelle" je ne sais pas pourquoi (bon bien entendu je ne fonce pas tête baissée, j'explore tous les paramètres autant que je peux, je planifie mon atterrissage...)

A chaque fois que j'ai pris le choix du "sens du vent", le second... parfois immédiatement, en parallèle de ce choix, des circonstances chanceuses, propices... m'ont accompagnée dans mon avancée. Ce pouvait être une rentrée d'argent qui tombait à pic pour me sortir de certaines difficultés générées par la décision en question, ou des rencontres providentielles propres à m'accompagner dans le chemin emprunté...

Dans ton cas, il me semble que par exemple, en cédant à ton attirance pour Raph, tu as suivi le "sens du vent", et ce qui aurait pu être, vu de l'extérieur, une décision risquée (le coup de coeur a priori sans lendemain pour le voisin, suivi de la fin d'un couple bâti sur la durée) était finalement la bonne décision, celle qui t'a conduite au bonheur.

Je ne te dirai pas "va dans telle ou telle direction", mais mon sentiment en te lisant est que certaines circonstances ou directions de ta vie actuelle "t'appellent" et que d'autres symbolisent plutôt ta loyauté envers des jalons posés dans le passé ou une appréhension (bien compréhensible et je pense que très peu d'entre nous y échappent) face à l'inconnu.

Si tu vas dans le sens du vent, le vent te portera-t-il ? Mystère... Peut-être !

Ah, et tous mes voeux de bonheur, future mariée :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 03.03.20, 23h43 par Jalapeno

Merci à tous les deux.

Onmy, j'imagine qu'en parlant de période de transition tu parles d'une séparation momentanée avec Raph ?
Si oui, elle ne m'effraie pas puisque de toute façon nous sommes loin d'être collés l'un à l'autre en permanence. Et rien ne nous force à partir à l'arrache, ce qui est plutôt confortable.

Pour mon boss, je ne cherche pas particulièrement une recommandation, simplement qu'il ne me mette pas des bâtons dans les roues. Donc je réfléchie à comment faire passer le message en douceur, quitte à m'investir pour le ou la remplaçant(e).

Le changement… tu mets le doigt sur mon point faible niveau job. Je sais ce que j'ai aujourd'hui notamment une facilité financière que j'ai mis des années à bâtir tout comme une reconnaissance pro. Quand je parlais d'énergie c'est à ce propos : vais-je en avoir pour recommencer ailleurs ? Parce que ok j'ai les diplômes et l'expérience mais il faudra néanmoins faire mes preuves et l'idée de la "petite nouvelle " à 46 ans… ça me fait penser à ce que je lis ici de temps en temps… que tout est possible… ouais, disons que certaines choses sont plus faciles à 20 ans ou même 30 qu'à 46.

Alniyat, merci pour ton intervention, j'aime bien ton idée du sens du vent. Il m'a porté bien souvent dans ma vie sentimentale avec des hauts et des bas comme tu peux imaginer. En cela je peux me targuer d'être une aventurière :D Par contre il y a une frontière étanche entre ce que je suis dans ma vie perso et mon double pro.
En vrai je n'ai rien d'une comique au boulot, exigeante avec les autres mais surtout avec moi. Donc plutôt que de me laisser pousser par le vent, j'ai besoin de jalons… tu parles d'appréhension, c'est tout à fait cela...

Bonsoir perle,

Ce sont de bien belles nouvelles et de chouettes opportunités que vous avez là.
ça fait plaisir à lire.

Dans ce que je lis je vois deux conseillères pour tes décisions, tes envies, et tes peurs.
Tu sembles avoir envie de ce "nouveau départ", ou plutôt de cette nouvelle aventure.
Mais tu as aussi peur de cette nouveauté, de cette prise de risque.

On dit parfois que la trouille est mauvaise conseillère, mais je ne suis pas forcément d'accord avec cela, tu as le droit d'être d'un naturel prudent. Chacun place son équilibre comme il le souhaite, l'essentiel étant de savoir ce qui a guidé notre choix final.


Dans ta situation, si je peux me le permettre, si tu es confortable financièrement et que Raph' l'est également, je te conseillerai de tenter ce départ puisque tu sembles en avoir envie. Je ne doute pas vraiment qu'au vu de ce qui semble être ton métier, et au vu de la situation économique très favorable de la façade atlantique, tu ne te plonges pas dans une grosse galère. Surtout si en plus comme c'est le cas pour toi, tu as le temps, et les moyens de préparer ce changement.

Professionnellement tu risques de découvrir qu'un nouveau challenge c'est toujours sympa. Et si tu réalises que tu n'es plus contrainte financièrement pour tes choix, tu ne te donneras que plus d'opportunités.

Vis à vis de ton patron enfin, je te donne l'avis d'un petit patron. Préviens le, propose de gérer ton départ à deux, en bonne entente, assure le de ton attachement à son entreprise, et mets en avant ton choix de couple. Je ne vois pas comment il pourrait ne pas être très heureux d'avoir une collaboratrice qui construit son départ et son remplacement avec lui. Fais lui confiance, cela ne te cote rien, puisque à la fin, il n'y a que toi qui sera en position de force quoiqu'il arrive.

Et félicitations un peu en avance !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 04.03.20, 22h58 par Jalapeno
  • [+1] Merci ! :) le 05.03.20, 19h03 par Perlambre
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

Pop’ merci !

En te lisant je réalise que mon moteur ces dernières années a été le confort matériel apporté par mon job. Mon réconfort, une sorte de doudou. Pour pallier certainement à des manques. D’amour peut-être ?

Je ne dis pas que tel était ton message mais dans mon esprit ça a fait tilt.

La seule chose que je sais aujourd’hui est que ce projet avec Raph m’enthousiasme vraiment. Et qu’il n’a rien d’irréalisable. Alors oui il va falloir me remettre en question mais surtout cerner au plus près mes priorités… qui passent aussi par une qualité de vie loin de toutes notions purement matérialistes.

Avant toute chose, je vais m’entretenir avec mon boss en suivant tes conseils. Histoire qu’il n’apprenne pas de manière détournée que je cherche ailleurs. Je bosse aussi sur mon CV, il avait bien besoin d’être dépoussiéré.

Suis curieuse de voir ce que je vaux sur le marché du travail… j’essaie de garder la tête froide afin de ne pas être déçue ou pire découragée par le premier refus. C’est vrai que j’ai le temps, que nous avons le temps. Néanmoins, pour ne pas laisser filer ce fameux temps, nous nous sommes mis une deadline Raph et moi. Début 2022 nous emménageons dans notre nouvelle vie…

Comprendre…

Au prétexte que nous avons dans ma coprop un jardin, des voisins partagent verres et pitances en ce moment.
De ma fenêtre, je leur ai dit que c’était plus que risqué. Réaction : "Perle, il y a du soleil et nous ne sortons pas".

Ce besoin de lien, je l’ai aussi mais pas celui de mettre l’autre en danger, de me mettre en danger. Et là le risque est de partager bien plus qu’un déjeuner.

En persistant, je leur ai demandé d’arrêter. Réaction : "Tu nous as habitué à plus cool, viens".

Comprendre est une chose, faire n’importe quoi une autre.
J’ai fermé ma fenêtre.
___________

La situation actuelle est tout sauf simple. Alors nous pouvons faire du ménage, du sport sur un balcon ou dans son salon, découvrir les musées qui se mettent en ligne gratuitement, papoter sur les réseaux etc mais au fond, n’est-ce pas l’occasion de méditer sur une société, un mode de vie, des besoins pas si indispensables… L’AUTRE nous manque, SORTIR nous manque mais en temps normal qu’en faisions-nous ? Savions-nous vraiment apprécier, étions-nous à l’écoute ?

J’avoue me poser ces questions, d’autres encore, et vous livre un aperçu brut. Quoi qu’il en soit prenez soin de vous et par ricochet soin des autres en restant chez vous si votre job vous le permet.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Absolument le 20.03.20, 21h01 par Onmyoji
  • [+1] Courage le 21.03.20, 14h47 par Popovski
  • [0] Courage le 21.03.20, 18h05 par Alniyat
  • [+1] Bien le 23.03.20, 08h53 par voucny

Ces gens sont les mêmes "obligés du week-end" qui sont malades s'ils ne sortent pas. Quelle liberté?
Et ce sont sûrement les mêmes qui râlent sur les gens qui sortent en solo dans la rue (conduite absolument pas risquée, le maître mot étant le contact, on est plus safe seul sur une plage qu'avec 5 personnes dont deux qui font des allers retours pour bosser ou aller faire la fête...).
Sans aller jusqu'à repenser la société (on pouvait très clairement tirer des constats avant ça), on peut repenser ses amitiés.
Pour le reste si effectivement on se découvre des besoins qui n'en sont pas c'est l'occasion de s'en détacher.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Comprendre est une chose, faire n’importe quoi une autre.
J’ai fermé ma fenêtre.
Je compatis et comprends ta réaction. :?
A la décharge de tes voisins, et sans vouloir les excuser (je partage totalement ton point de vue quant au risque), peut-être n'ont-ils pas encore pris la pleine mesure du danger.
Au vu d'une communication officielle qui a été assez versatile et pas très appropriée, j'ai l'impression qu'on est passés en quelques jours de "ah bon, une épidémie ? où ça ???" à "Tous aux abris !!!!"
Tout le monde ne s'est pas adapté à la même vitesse au contexte sanitaire, toi tu es clairement consciente, tes voisins peut-être pas encore.
Je ne dis pas du tout ça pour t'inciter à l'indulgence mais plutôt à l'espoir : peut-être que tes voisins vont eux aussi changer leur comportement et devenir plus précautionneux. Peut-être qu'ils y mettent juste un peu plus de temps - et que ces réunions auxquelles tu assistes vont cesser. En tout cas, je le leur souhaite... et TE le souhaite aussi car ce ne doit pas être du tout agréable ni réjouissant pour toi d'être spectatrice de l'inconscience d'autrui :wink:



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La situation actuelle est tout sauf simple. Alors nous pouvons faire du ménage, du sport sur un balcon ou dans son salon, découvrir les musées qui se mettent en ligne gratuitement, papoter sur les réseaux etc mais au fond, n’est-ce pas l’occasion de méditer sur une société, un mode de vie, des besoins pas si indispensables…


L’AUTRE nous manque, SORTIR nous manque mais en temps normal qu’en faisions-nous ? Savions-nous vraiment apprécier, étions-nous à l’écoute ?
Ce que tu dis est intéressant et m'interpelle car tu sembles opposer les différents termes de ce que tu énumères (être actif/se divertir, méditer en profondeur sur notre société/notre monde, entretenir un lien profond/authentique à l'autre).
Pour moi, aucun de ces termes ne s'oppose, les trois en même temps ne se contredisent pas.

Je poste ce qui suit pour rebondir - mais pas pour contredire, juste pour partager un angle de vue :wink: et je comprends aussi tes préoccupations et questionnements...

Le sport et un peu tout ce que tu décris par ailleurs j'en fais chez moi en effet et je m'occupe beaucoup. Si je fonctionne ainsi, c'est parce que j'ai renoncé à aller en province voir la personne qui m'est la plus proche (je devais y aller la semaine prochaine...) pour ne pas risquer de la contaminer, car elle est âgée. Or, en bonne Francilienne qui a pris le métro, etc., etc., mes probabilités d'être porteuse à mon insu sont là.
Je suis inquiète pour d'autres personnes aussi.
Et c'est justement parce que ces "autres" sont tous autant qu'ils sont importants pour moi, parce que nos liens sont tout sauf creux, que j'investis autant la problématique "confinement solo".

Je fais un tas de choses non pas pour oublier ou être dans une superficialité vide de sens, juste parce que c'est ma propre façon de rester debout, active et forte.
Rester chez moi ET me "renforcer" comme je peux est ma très infime contribution face au contexte. Je ne suis ni chercheur, ni médecin, ni rien d'"utile" en ce moment. Je m'emploie donc de mon mieux à être, et aussi pour les personnes chères avec lesquelles je suis en contact, la version la plus positive de moi-même que je peux en de telles circonstances, à rester une "cellule saine" de l'organisme collectif.

Mes proches et amis savent que je suis là pour eux si jamais, mais ça, ils le savaient déjà.
Quand on discute au téléphone ou via le Net, entre deux histoires de virus, parfois on rigole, on partage des anecdotes futiles, on parle sport, bouquins et autres...
L'apparence peut sembler superficielle, mais le fond ne l'est pas. Pour moi et pour eux ces rires, ces échanges sociaux, c'est aussi une façon symbolique de se prendre dans les bras, de s'accoler, de se toucher du doigt - tous gestes que je m'interdis de partager désormais avec quiconque tant que je ne suis pas certaine d'être "covidonégative".
n’est-ce pas l’occasion de méditer sur une société, un mode de vie, des besoins pas si indispensables… L’AUTRE nous manque, SORTIR nous manque mais en temps normal qu’en faisions-nous ? Savions-nous vraiment apprécier, étions-nous à l’écoute ?
Si, bien sûr, cela t'intéresse de le partager, je suis curieuse de savoir ce que t'inspirent tes propres questions, et quels sont tes sentiments, tes réflexions, par rapport à tout cela ?

Autre curiosité : où en es-tu concernant tes interrogations professionnelles ? Bon, j'imagine que tout ça est un peu mis en suspens au vu de la période... Mais quand la vie reprendra après le virus, je te souhaite qu'elle soit belle et heureuse pour toi, ta carrière quel que soit le tournant qu'elle prenne, et ton futur mariage :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 22.03.20, 14h59 par Perlambre

Merci pour ton témoignage Alniyat, je comprends parfaitement ton envie de rester forte, loin de moi l’idée de critiquer quelque activité que ce soit. Mes questionnements s’adressent d’abord à moi, c’est la raison pour laquelle ils figurent dans mon journal :

Je me sens bien inutile face au virus puisque je ne fais pas partie de ceux qui continuent à agir pour la collectivité en étant, notamment, sur le terrain. En clair j’ai presque honte de télétravailler bien au chaud chez moi

En parallèle je m’inquiète pour ceux qui professionnellement sont au contact d’un public qu’il s’agisse de proches ou d’inconnus. Nous échangeons virtuellement entre amis et ce qui ressort de certaines confidences fait parfois froid dans le dos

A propos d’amitié, je n’ai pas toujours été très patiente avec certains AVANT. J’attendais aussi souvent que l’on prenne de mes nouvelles au lieu de faire les premiers pas, rejoindre des potes pour un verre ou autre me pesait parfois au point d’annuler ma participation par bête flemme…

J’ai changé aujourd’hui, c’est le point positif de ce confinement subi. Suis devenue bien plus communicante, plus soucieuse de l’autre, je me creuse les méninges pour faire rire, prendre des photos improbables, inventer des occasions de partage sur Messenger, WhatsApp et surtout utiliser une fonction de mon portable… téléphoner

Par contre l’incivisme m’exaspère.

Donc coup de gueule envers le/la minable (pitoyable, déplorable, lamentable), tout sexe confondu.

Dans mon supermarché de quartier certains rayons restent désespérément vides du fait des stocks que font des personnes, les distances aux caisses ne sont pas toujours respectées malgré les rappels des employés.

En fait, tu es pressé par quoi ? A priori c’est ta seule sortie du jour, n’as-tu pas compris que le temps aujourd’hui se mesure bien différemment ?

Tu as peut-être peur de rester au même endroit mais en quoi te frotter aux autres va t’éviter une éventuelle contamination ?

Et puis, avec toutes les pâtes, riz et autres féculents que tu as amassé, vas-tu vraiment les consommer quitte à risquer l’overdose ? As-tu tellement de place pour stocker ou est-ce ta nouvelle table de salon ? Et si vraiment tu consommes, fais-moi confiance ton deuxième énorme stock de pq n’a aucune chance de servir

Dans ta petite tête, arrives-tu à imaginer que d’autres sont privés à cause de ton ultra prévoyance, que si ta santé t’indiffère au point de nous coller il est primordial d’éviter de nous faire prendre le moindre risque parce que non cela n’arrive pas qu’aux autres !

Ah j’y suis, tu as hâte de quitter mon supermarché pour mettre ta cape de rebelle allant et venant en faisant fi du confinement. Au nom de ta liberté, seule et unique. Ou alors tu ne sais pas lire/comprendre les phrases simples comme « restez chez vous ». Et puis il y a du soleil. C'est le Week-end, lundi, jeudi...
Peu importe ce qui passe par ton cerveau, total bug :cry:

Merci pour ton témoignage Alniyat, je comprends parfaitement ton envie de rester forte, loin de moi l’idée de critiquer quelque activité que ce soit. Mes questionnements s’adressent d’abord à moi, c’est la raison pour laquelle ils figurent dans mon journal :
Vi, j'avais compris, pas de souci :wink:
Je me sens bien inutile face au virus puisque je ne fais pas partie de ceux qui continuent à agir pour la collectivité en étant, notamment, sur le terrain. En clair j’ai presque honte de télétravailler bien au chaud chez moi
Je suis parfois tentée moi aussi par ce sentiment de "honte" et je le comprends très bien.
Il paraît que lorsqu'une catastrophe se produit, genre un attentat, dans les facteurs réduisant le traumatisme des personnes éventuellement présentes il y a le fait d'avoir pu agir pour les autres.
Par exemple une personne en état de choc, sidération... qui sera restée clouée sur place, sera plus affectée qu'une personne qui, malgré sa peur, aura réussi à aider telle ou telle autre personne sur le terrain.

Bon là on n'est pas en attentat mais... il y a une ambiance assez "état de choc" quand même :mrgreen:
Et se dire "je voudrais faire plus, je voudrais faire mieux, je ne peux pas" ça renvoie à l'impuissance, l'absence de prise, de maîtrise d'une situation tragique, c'est pas facile à encaisser pour la vision que nous avons de nous-mêmes.
Pourtant je pense qu'on a une forme d'utilité aussi même si elle est minime.
On peut profiter de notre côté plus "reposé" pour soutenir (par des appels, des messages, ou ne serait-ce que les applaudissements de 20h) ceux qui sont plus "au front" que nous.
On peut aussi se dire que le fait que l'on soit en télétravail, certes ne sauve pas des vies, mais contribue à l'économie (qui va elle aussi à mon avis se prendre un bon coup dans les poumons du fait du fameux virus, quand on sortira du confinement)
On n'a pas une part aussi vitale que les soignants, mais en la faisant de notre mieux, on peut être utile aussi, j'en suis convaincue ;)


En parallèle je m’inquiète pour ceux qui professionnellement sont au contact d’un public qu’il s’agisse de proches ou d’inconnus. Nous échangeons virtuellement entre amis et ce qui ressort de certaines confidences fait parfois froid dans le dos
Je comprends et partage tes angoisses, je connais plusieurs personnes qui continuent à travailler "au contact humain" (milieu hospitalier, alimentaire, une amie aussi qui garde des enfants...). Préoccupant pour eux en effet...
A propos d’amitié, je n’ai pas toujours été très patiente avec certains AVANT. J’attendais aussi souvent que l’on prenne de mes nouvelles au lieu de faire les premiers pas, rejoindre des potes pour un verre ou autre me pesait parfois au point d’annuler ma participation par bête flemme…
Si cela t'intéresse, je suis l'inverse de toi, je suis très preneuse d'initiative dans mes contacts (comme j'ai un emploi du temps particulier, très indépendant, j'en consacre une partie à "prendre des nouvelles", de même que j'en consacre une partie à faire du sport, etc. - après, c'est plus "facile" dans ma situation que pour une mère de famille débordée par exemple).
Et certains de mes amis ne prennent pas l'initiative, ils ont tendance à "attendre". Mais après, je vois bien que si je les contacte, leur attitude est ouverte, chaleureuse, et que si je veux leur parler ou les voir ils sont "là", donc en fait ça ne me pose pas de problème - il n'y a de leur part ni défection, ni fuite, ni rupture du lien.
J'ai intégré que c'était dans leur fonctionnement de ne pas prendre l'initiative, je m'y suis adaptée, je les prends comme ils sont et on en plaisante même. Des fois certains se confondent en excuses ("oh désolé :frown: , c'est encore toi qui prends de mes nouvelles...") alors que je suis super relax là-dessus.
Tu sembles te juger, es-tu sûre que tes amis te jugent aussi ?
Mais bien entendu, loin de moi l'idée de t'empêcher d'évoluer et de réévaluer ta façon d'interagir si tu penses que c'est mieux pour eux et pour toi^^
Et pour l'annulation je pense que ça a pu arriver à tout le monde... Des fois bah l'humeur, la motivation, ne sont pas là et ce n'est pas de notre faute.
Peut-être que si tu avais assisté à tel ou tel événement alors que tu n'étais pas dans le délire, tu aurais diffusé une image de toi-même que tu te serais reproché après (pas assez d'entrain, de bonnes ondes etc.). Si tu avais "la flemme" comme tu dis c'est peut-être que tu n'aurais pas pu profiter pleinement de la compagnie des autres. Au lieu de te dire "je pense à toutes les fois où j'ai annulé" tu te dirais peut-être "je pense à toutes les fois où je n'ai pas été super au top avec mes amis" et tu te le reprocherais aussi^^
Eh non, tu n'es peut-être pas une amie parfaite et tout le temps au taquet à 100 % (ni moi d'ailleurs... ni pas grand-monde que je connais) mais je ne suis pas sûre que ce soit problématique.^^
J’ai changé aujourd’hui, c’est le point positif de ce confinement subi. Suis devenue bien plus communicante, plus soucieuse de l’autre, je me creuse les méninges pour faire rire, prendre des photos improbables, inventer des occasions de partage sur Messenger, WhatsApp et surtout utiliser une fonction de mon portable… téléphoner
Tu te mets peut-être une pression perfectionniste :wink: je vais dire un truc très bisounours, les gens qui t'apprécient n'ont pas "besoin" que tu te creuses les méninges pour eux ou produises un échange drôle/original etc. Ils t'apprécient parce que tu es toi. Cette simple raison suffira à ce qu'on soit content de te lire/te voir/t'entendre.
Même si les partages marrants, originaux etc. c'est cool aussi^^
Par contre l’incivisme m’exaspère.
Tout pareil :mrgreen:

L'hypothèse peut paraître WTF, mais je me suis demandé si certains des stockeurs barges n'anticipent pas un monde à venir sans papier toilette, où leurs précieux rouleaux pourraient se négocier au marché noir à prix d'or ? :?

Bon j'en rigole mais ça me saoule aussi... je ne trouve ça pas très civique (je me suis même déjà demandé si on pourrait nous imposer un rationnement à cause de ces imbéciles, après le confinement, youhou ! - d'ailleurs certains gérants de magasin prennent déjà leurs dispositions anti-stock du genre tant de paquets de lentilles, pâtes, etc. par famille et pas plus)

Enfin bref.
Et bon courage à toi parce que même sans être "au front", cette période peut être éprouvante :mrgreen:

Hello Perle :)

Concernant notre utilité, j'en parle pas mal à ma cousine, médecin faisant ses assistanats. Elle est pour l'instant aux urgences, et elle est elle-même contaminée, selon toute vraisemblance. Elle est philosophe : elle est jeune, en bonne santé et sans profil à risque. Les chances qu'elle ait de méchantes complications sont somme toute assez faibles. On croise les doigts (y compris les orteils) pour qu'effectivement, elle ne doive pas être intubée, et qu'elle ait juste "une grippe" :)

En fait, elle rêve de ne pas développer de symptômes et de pouvoir continuer à bosser.

Je lui ai parlé de l'admiration que j'ai pour elle dans cette situation, et elle m'a dit que le meilleur qu'on puisse faire, c'est de rester chez soi. Ne sortir que pour des courses. Faire celles des voisins âgés, rendre des services au voisinage. Notre place est là. Pour ne pas se contaminer, pour ne pas contaminer les autres. Pour ne pas engorger les hôpitaux et submerger le personnel soignant :)

En Belgique, le pic sera pour cette semaine, jeudi vraisemblablement. Sommet de la vague ou simple début de la déferlante ? Mystère. Mais ce n'est en tout cas pas le moment d'aller truster un respirateur parce qu'on a été faire le gland dehors :wink:

En gros, sois un exemple pour les autres :wink:

Je crois que cette crise nous révèle dans notre faiblesse et notre impuissance : faiblesse charnelle, étant donné qu'on se rend compte que ce virus fauche des milliers de personnes par jours, parfois même jeunes et en bonne santé; et à notre impuissance, étant donné la lenteur avec laquelle on fait front à cette pandémie.

Et accessoirement, c'est aussi une bien amer leçon d'humilité : avec une virus, notre civilisation vacille. Je ne peux pas m'empêcher actuellement de relire en boucle les premiers pages du "Monde d'hier" de Stefan Zweig, où il parle de l'avant première guerre mondiale comme de l'âge d'or de la sécurité, où tout était certain, assurée, prévu, du berceau au cercueil, où ans la Vienne du début du siècle on n'a pas su voir venir le cataclysme qui allait suivre. Cette maladie nous rappelle que dans le fond, peu importe nos progrès, nous sommes qu'éphémères et des flammes vacillantes.

Concernant l'incivilité, c'est un autre morceau.

En Belgique, le confinement a commencé le 18, et devait durer à la base trois semaines. La clinche qui nous sert de ministre de la santé qui veille à sa com' sur Tik Tok mais qui a durant la législature précédente asséché les hôpitaux, n'est pas foutue de prendre les bonnes mesures préventives ni d'assurer des stocks de masques (lolilol, on nou a volai un stock ! lolilol, çai pa la bone comende de mask ! ... no comment) nous a annoncé qu'on en a en fait pour huit semaines de mesures spéciales, peut-être plus larges le temps passant.

Mais pour que ce soit efficace, il faudrait déjà que les resquilleurs jouent le jeu. J'entends par là ceux qui glandent en rue, se retrouvent, tapent une balle au parc, s'imaginent en vacances. Pour leur défense, les normes de sortie de chez soi ne sont pas toujours claires... mais certains en profitent clairement. Refuser par confort personnel les normes exceptionnelles dictées par la situation est criminel et odieux.

Mais il y a aussi, je pense, une bonne part de la population qui ne se rend pas compte. Pour emprunter un terme cher aux religions, il y a une "conversion des esprits" qui doit se faire inlassablement, pour que ces gens ouvrent les yeux sur cette situation, leur condition, leurs marges de manœuvre; qu'ils renversent les perspectives.

Si actuellement je me terre dans mon appart dont je ne sors que pour faire des courses toutes les semaines, ça ne fait que depuis vendredi que j'ai arrêté les "courses qui traînent un peu en longueur" et la balade "au petit bonheur la chance", me disant qu'après tout, si je fais attention, et reste distant, ça devrait aller. Il a fallu 48h pour que je réalise l'urgence de rester chez moi h24.

En Belgique, les autorités vont arrêter de rigoler avec resquilleurs et profiteurs, les sanctions vont devenir de plus en plus lourdes. Et tant mieux.

Et pour terminer sur une note plus joyeuse, voilà ce que les voitures de police passent en boucle dans les voitures de patrouilles faisant le tour des parcs :D


Quelques nouvelles du front.

Notre mariage est par la force des choses reporté. En plus nous sommes dans une zone rouge donc pour l'instant nous ne prévoyons plus rien. Peu importe j'ai le futur marié sous la main depuis le début du confinement ;)
Ce qui est génial, nous cohabitons sans problème. Donc il me semble que c'est de bonne augure pour la suite.

Côté boulot, je télétravaille tout en ayant eu deux rendez-vous pro sur Skype plutôt prometteur. Mon boss s'est engagé à favoriser mon changement de vie pour peu que je forme mon successeur.

Le temps aujourd'hui a une autre dimension et je la vois comme positive, me permettant une vraie réflexion sur l'inflexion que je souhaite pour la suite.

Je pense à vous tous !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Like a boss ! le 09.05.20, 14h57 par Jalapeno
  • [+1] Like a boss ! le 09.05.20, 22h22 par The_PoP
  • [+1] Bien le 10.05.20, 13h12 par Onmyoji
  • [+1] Génial le 12.05.20, 11h59 par voucny

Peu sur ce journal donc… un monde après :wink:

Je me retrouve chez un traiteur et regarde ce qu’il peut m’offrir. Très franchement suis crevée d’un déplacement pro et en fait prête à tout même si la diététique m’indique en gras surligné STOP.

Et là un mec derrière le comptoir… comment dire… en fait, il est non pas beau parce que cela ne veut rien dire mais oui carrément à mon goût. Et il me regarde comme si j’étais une révélation.

[Note pour moi : profite, rien n’est éternel.]

J’ai pris un plat conseillé, fermeture de magasin après une bonne demi-heure de queue à la caisse.
Du coup je suis dehors et le fameux mec du comptoir arrive.

Donc posons la situation, le mec a juste, à vue de nez, 28-30 ? Moins-plus ? En fait je m’en fiche.

Lui : vous êtes magnifique
Intérieurement, j’ai vraiment envie de voir ce qu’il vaut au lit.
Moi : j’aime en champagne l’Ayala brut
Lui : je reviens
Et non avons savouré un champagne aux bulles proches de celles de l’Ayala après un moment de sexe incroyable. Ce mec était simplement génial.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien joué le 02.05.22, 21h57 par Onmyoji
  • [+1] Constructif le 02.05.22, 22h39 par Safrania95
  • [+1] Yesssss! le 03.05.22, 00h33 par Jalapeno
  • [+1] Ehe le 03.05.22, 08h58 par FK
  • [+1] LFG ! le 03.05.22, 10h22 par Eloxford
  • [+1] Like a boss ! le 11.05.22, 18h11 par The_PoP

Hello,

A propos de cascade, voici une perle reçue sur mon 06 d'un numéro inconnu... bon j'ai certainement connu ce numéro un jour mais c'est vrai que je supprime facilement :D

Même si je prends la peine, Chimène
De t'écrire chaque semaine
Même avec de la peine
Si tu m'aimes un peu quand même
Même si je t'emmène, Chimène
Si je t'aime un peu quand même
Même avec de la peine
Il faudrait que tu comprennes
Aux amours bien nées, Chimène
Le bonheur n'attend pas
Le nombres des années, Chimène
Comprends-tu ça?
Même sans que ça nous mène, Chimène
Tu fais espoir à la haine
Même Chimène si tu m'aimes
Il faut que tu te souviennes
Même si je t'emmène, Chimène
Si je t'aime un peu quand même
Même avec de la peine
Il faudrait que tu comprennes
Aux amours bien nées, Chimène
Le bonheur n'attend pas
Le nombres des années, Chimène
Comprends-tu ça?


Alors j'ai copié le texte pour avoir votre avis parce que 1/ quel est le message ? 2/ c'est un beau gosse qui a chanté ça en 1969 (j'ai trouvé sur YouTube)... Et ?? 3/ ça m'amuse donc aidez-moi à décrypter, je vois ça comme un escape game amoureux :lol:


Tu reçois souvent ce genre de message de tes admirateurs secrets ? :mrgreen:
Admirateur dont les goûts musicaux sont pour le moins discutables, même si j'aime beaucoup Gérard Manset :P
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] lol le 11.05.22, 13h18 par Perlambre

Hello Perlambre !

La première réflexion que j'ai en voyant ce message c'est que la personne veut renouer avec toi.

J'imagine qu'il a dû se passer quelque chose entre vous il y a quelques temps et qu'il veut revenir vers toi. Il a encore un attachement à toi qu'il manifeste par ce message assez symbolique.

Reste à savoir qui c'est !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 11.05.22, 13h18 par Perlambre
Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

La référence est volontairement ambiguë je dirai sur le but de la reprise de contact ("mais sans que cela nous mène") et fait référence à une connaissance de longue date (ou peut-être l'inverse? ), peut-être que le choix de Chimène et du Cid est un double jeu (un jeune qui t'aurait dragouillé et que tu aurais éconduit sans perte ni fracas?).
Mais c'est affreusement médiocre, en vérité il doit être fou de toi pour abandonner ainsi toute dignité
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Effectivement le 11.05.22, 13h19 par Perlambre
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Merci pour vos posts.

Visiblement la chanson ne vous bouleverse pas et je vous rassure, moi non plus, enfin pas trop…

Alors oui Jalap’ il m’arrive de recevoir des pépites, on raconte tellement aux mecs qui faut faire plus original que « cc sava » que certains explorent des pistes improbables…

Est-ce quelqu’un souhaitant me voir ou revoir ? Peut-être même pas comme le souligne Onmy, me faire cogiter tout au plus, c’est drôle mon premier réflexe a été de penser à une personne précise, suffisamment torturée pour me balancer un texte pareil et si c’est lui il vaut mieux pour moi de ne jamais jamais le recroiser (le mec à genoux en pleine rue prêt à « se fondre en moi » mais pas à assumer notre relation… oui il m’avait bien fait souffrir et à l’époque vous m’aviez aidée à ne pas replonger.)

Alors la sagesse voudrait que je laisse filer et en même temps j’ai horreur de ne pas maîtriser une situation et je veux savoir qui se cache derrière Chimène… et pourquoi pas retourner une vidéo du même acabit pour voir ?

Qu’en pensez-vous ? Ma question est loin d’être anodine car j’ai parfois(souvent) le don de me compliquer sérieusement la vie avec les mecs :roll:

Laisse tomber et méprise :)

Tu es plus forte que ton passé et l'appel du "mystérieux"
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Effectivement le 14.05.22, 13h37 par Perlambre
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

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