Ceci n'est pas un carnet de séducteur.

Note : 210

le 25.03.2017 par Hillel

150 réponses / Dernière par Perlambre le 23.10.2018, 19h48

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
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@THS: C'est vrai que je trouvais un peu dommage qu'il accumulait les questions plutôt que de se saisir d'un truc pour en faire quelque chose. Quand une nana te parle de perversité, de Lolita ou de Sade, pourquoi parler philo? Mais il n'était peut-être pas assez intéressé à ce stade.

Il n'a pas rebondi non plus sur ce que je lui ai donné quand j'ai répondu à c'est quoi "bouffe la vie". C'est dommage parce que ça manque d'échange, de change. Aussi qu'il rende la conversation très sérieuse, mais, c'était peut-être "son" truc. Sans doute est-il plus intellectuel que moi. C'est pour ça que j'ai coupé court à la question sur la philo "Pas vraiment" bien que dans les faits, ça m'intéresse. Je voulais diriger vers un truc plus léger et vivant.

Ça ne me dérange pas les conversations intellectuelles, mais ce n'est pas très excitant. Pour moi, découvrir quelqu'un au premier abord, c'est d'abord fun et léger, même si t'es quelqu'un d'intellectuel, sinon ça devient vite pesant sur la longueur. Ou alors faut un minimum qu'il y ait un vrai partage et pas qu'on rentre chacun dans un monologue.
THS a écrit : Mec tu as pas mal de ficelles, me*** alors
Oui. Mignon, sportif, si en plus t'as un cerveau... Ça aide.
THS a écrit :niveau charisme il peut revoir la copie.
A vrai dire, par rapport au "salut ça va" ou "tu fais koi dans la vie", je trouvais son interaction plutôt cool.
THS a écrit :Tu es attiré par un gars comme ça au vu de la conversation ? ça vole pas haut niveau estime/confiance/charisme, l'idée de reprendre " contact " te titille, on dirait ? .
A ce stade, parler d'attirance c'est un peu rapide. Disons qu'il avait éveillé mon intérêt. Mais c'est retombé parce qu'à côté, il y a des mecs à qui je parle qui sont vraiment funs et marrants, c'est pas contre lui.
THS a écrit :Tu lui rentres littéralement dedans :lol: c'est cool, ça à le mérite d' initier le jeu au moins et lui ne bronche pas
Tu trouves que là, je lui rentre dedans?

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Les mensonges c'pas mon truc...

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En vrai, ce mec là a vachement bien pris mon sarcasme et a rebondi sur un truc marrant sans se prendre au sérieux. Du coup je le trouve cool parce que pas prise de tête.

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C'est très personnel mais le "jeune femme" était vraiment de trop.

Non mais, promis, je travaille sur mon hypercontrôle/système défensif de vieille mégère aigrie.
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Hillel a écrit :
Je vous fais un compte rendu de l'expérience dans un mois?
Bon ok, j'ai clairement sous-estimé la fréquence de l'expérimentation. Si je vous fais un retour dans un mois, je pense que je vais devoir sortir un e-book. Donc je vais mettre mes pensées en forme progressivement.

Je vais tenter d'aller dans le sens du constructif pour vous filer mes impressions et faire un retour sur "vos" façons de dragouiller une nana en plus de ce que je ressens (qui est assez chaotique de prime abord). D'abord l'impression "rencontre par internet", puis, quand j'aurai des rendez-vous, puis quand "vous" conclurez. Et quand vous conclurez pas. Considérez moi comme une presque infiltrée, mais dans votre camp.

N.B: Je pense être plus exigeante qu'une nana lambda. Juste parce que de base je suis homosexuelle, qu'aussi je connais assez bien comment séduire une femme pour "formuler" cette exigence, et que je mets la barre un poil plus haute pour avoir un rapport avec un homme. Ça fait beaucoup, je sais. Ça vouera peut-être à évoluer, c'est mes premiers pas. En même temps, je pense être plus compatissante aussi. Parce que je sais que c'est dur pour vous, pour nous, de séduire une femme, et que j'ai moins d'inconscience sur les pas que vous faites vers moi.

Compte rendu de Bridget. Jour 1,5.

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Je me suis mise sur le "marché" hier soir donc.

Comme je l'avais déjà expérimenté, les "like" montent vachement plus vite que pour les filles. Je me sens inondée d'opportunité. Ce qui est un peu effrayant dans l'idée.

Pour optimiser, j'ai pris la version où je peux voir les likes. Ça me permet : 1/De voir le genre de gars que je peux intéresser. 2/De gagner du temps, parce que je me rends compte que j'ai suffisamment d'opportunité pour trouver un mec plaisant. 3/Je suis une feignasse parce qu'il existe trop de profil hétéro et que ça m'épuise d'avance.

J'ai effleuré quelques 293 profils, en diagonal, depuis. J'ai dû momentanément bloquer la visibilité aux mecs. Ça fait trop à gérer pour moi et ça me déstabilise. Keep calm.

Parmi eux, un gars que j'ai reconnu que je croise au boulot assez peu, mais assez, et qui n'est jamais venu vers moi. Ça m'a étonné venant de lui. Le peu de fois où je l'ai croisé, il était d'une froideur incommensurable avec moi. Totale indifférence à mon égard, presque fuyant. Je ne comprends pas pourquoi on like une nana sur une appli alors que tu as la possibilité de lui parler directement.

Pour ceux que j'exclus d'entrée de mes interactions :
  • Il y a les mecs entre 45 et 60 ans. Autant je n'ai rien contre les gens plus âgés, autant là, ça me met vachement mal à l'aise.
  • Il y a ceux entre 18 et 21 ans. C'est con mais, j'ai l'impression d'intéresser des collégiens-lycéens, ne serait-ce que dans leur visage un poil trop lisse.
  • Il y a les mecs que je ne trouve pas beaux, tout simplement.
  • Il y a les mecs qui ne savent pas faire une phrase, même la plus simple et inintéressante du monde, sans faute d'orthographe dans leur profil.
  • Il y a les mecs un peu trop fleur bleue et gentillet, du type "relation sincère" blablabla.
  • Il y a ceux que j'appelle "kékés". Les gars qui se la joue bad-boy/cailleras/beaux gosses.
  • Les gars que je connais.
Pour ceux que j'intègre :
  • Il y a les beaux gosses de base, bien bâtis, qui, s'ils attirent les premiers mon oeil, dans les faits, m'effraient dans leur carrure et m'impressionnent un peu trop. J'avais malgré tout commencé à entamer une conversation avec l'un d'entre eux, mais son trop plein de confiance en lui et de narcisse inonde ma messagerie. Puis, on ne balance pas des negs de beaux gosses maladroits à une fille si tu ne sais pas son niveau de confiance en elle, même si tu penses que c'est ce qu'il faut faire avec les filles que tu trouves jolies (ou juste que t'es un péteux mais que j'ai un vrai caractère de merde et que j'ai horreur des matchos).
  • Il y a les mecs mignons, choupinet. Par contre, j'ai l'impression qu'ils sont vraiment très timides, pas confiants. Ils t'abordent une première fois puis, n'ose pas s'assumer durant la conversation. Avec eux, il faut creuser, sinon...
  • Il y a les mecs intellos et intéressants, mais un peu plat plat et mou du genoux que je suis obligée de mouvementer pour bousculer. Pas max de sensualité, de jeu. Ce qui me donne moyen envie de pousser les choses. Les mecs... soyez pas si sérieux. Votre intelligence, je la verrai et la sentirai sans que vous n'ayez à la verbaliser.
Dans l'ordre de mes préférences, je me tourne naturellement vers :

1/Les belles-gueules (mais pas BCBG, fashion).
2/Les sportifs.
3/Les barbus.
4/Les tatoués.
5/Les globes-trotteurs.
6/Les intellos.
7/Ceux qui font preuve d'humour.
8/Les gars dont la simplicité inspire.
9/Les jolis sourires.
10/Les jolis yeux bleus/verts (mais pas que).
11/Les musiciens.

Je me rends compte que je suis très (trop?) offensive et/ou active avec les mecs qui m'abordent. Relans d'Hillel. Je n'arrive pas vraiment à me laisser faire passivement. Déjà parce que la plupart sont mous, et parce que sinon je m'ennuie. Je ressens que ça fait bloquer et/ou grimper le manque d'assurance chez les mecs. Même pour ceux qui en avaient au prime abord, ils tiennent difficilement sur la longueur. On me suggère que ça pourrait être cool d'aller se boire des verres, mais sans l'assumer vraiment vraiment (par peur du râteau?). Ou bien on me parle pendant 20 plombes, on joue au faux interrogatoire qui traîne en longueur sans jamais proposer de concret. Ce qui me donne libre champ pour éviter que ça arrive. Là je rationalise, mais instinctivement, c'est ce que je ressens: ça ne me donne pas envie.

J'attendrais plutôt d'un mec qu'il me propose rapidement de se voir une fois qu'on voit que l'interaction se passe bien.

Il y avait un mec qui ne gérait pas trop mal, qui commençait même très bien, mais qui traîne en longueur. Je vous montre l'interaction :
Anthony: Je suis probablement le mec le plus cultivé de tinder. Si tu es réellement sapiosexuelle alors prépare tes mouchoirs.
Bridget : Anthony, tu es terriblement prétentieux, en plus d'être un pervers. Mais comme tu es le premier à me faire rire, je te pardonne gracieusement.
Anthony: Tu m'as tuée ahah.
Anthony: Je suis mort.
Anthony: Bref que lis tu en ce moment ? ?
Bridget : Je pourrai te le dire mais après, c'est moi qui risque de passer pour une perverse... tu me cites le tien en premier ?
Anthony: Avec zizir. (cite les livres) A toi
Bridget : Et bien, c'est très très sérieux. Toi aussi tu les comptes par trois? Sur ma table de chevet trône "Lolita" de Nabokov, "L'éducation sentimentale" de Flaubert, et "La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux" de Sade.
Anthony: Hum, ça me plairait que tu m'en parles un jour, autour d'un café, portant une veste en tweed. Tu tinteresses à la philosophie donc ?
Bridget : Pas vraiment. Ma philosophie s'arrêterait bêtement à "Bouffe la vie".
Anthony: Bouffe la vie, dans quel sens ?
Bridget : Bouffer la vie... l'aimer, vivre sans faire semblant, à fond, sans concession, des remords mais pas de regrets, rire très fort et beaucoup, faire suinter les corps, savoir que j'ignore tout et apprendre, prendre soin de moi, de ma tête, de mon corps, prendre soin des autres aussi, juste, être là, maintenant, tout de suite, et pas demain. Comment toi tu verrais ça?
(là, j'ai honnêtement fait un effort pour lui retourner la question)
Anthony: Pour résumer, en profiter totalement en ayant la force que la confiance en soit procure pour s'épanouir réellement. J'aime bien. Je dirai que je retire de la vie ce que j'ai envie d'en retirer mais sans tendance boulimique. J'ai envie d'apprendre, de découvrir, ne pas arriver à un âge avancée en me disant que je n'ai rien vu et rien su, que j'ai été frustré et haineux sans m'en rendre compte et surtout ne pas me dire que j'ai vécu la vie d'une manière qui fait qu'il me serait impossible d'en prendre conscience a un âge avancé, car cela serait la réalisation que je suis passé complètement a côté.
(ce qu'il m'a dit là, ça m'a plu. Ça renvoie l'image d'un gars sain, équilibré, et bon vivant)
Anthony: Ne m'en veut pas si tout ceci te semble être dis sans usage de jolie mots et de belles lettres mais disons que je n'aime pas me forcer. J'aime quand les choses comme ça me viennent naturellement, dans le moment. :)
Bridget : Je n'ai pas fait attention à tes lettres, c'est dommage que tu penses que ce ne sont pas de jolis mots. Moi je les trouvais jolis. La force, la confiance, apprendre, découvrir, ne pas être frustré et haineux, avoir du vécu, ne pas passer à côté, c'est déjà très chouette, non?
Anthony: Vu dans ce sens là, ça l'est, effectivement.
Anthony: J'en déduis que tu es quelqu'un qui fait un travail sur lui même, je me trompe ?
Anthony: Qui cherche l'accomplissement de soi peut être.
Bridget : Si ça te va, je te répondrai une autre fois? Là je fatigue et j'ai les yeux qui clignotent comme des stores vénitiens... ahah. Je te souhaite une belle nuit Anthony!
Anthony: Pas de problèmes. Bonne nuit
Anthony: C'est ça le problème de la masturbation intellectuelle, c'est chant et fatiguant.
Anthony: Au pire si tu as messenger, file le moi.
(Raison A : tu veux me jauger davantage physiquement. Raison B : Tu veux prolonger la conversation en dehors de Tinder dans un autre espace virtuel ce qui est con. Raison C : T'as pas eu les couilles de me demander mon numéro, de m'appeler un jour, et d'aller boire ce verre dans une veste en tweed.)
Je ne sais donc pas si à ce stade, je reprends les rennes en lui donnant mon numéro et en lui montrant qu'en fait, il y a plus simple que sa proposition bidon. Ce qui implique d'être active. Ou bien si je lâche l'affaire parce que je ne suis pas tant stimulée/curieuse que ça.

J'en viens aussi à me demander à quel moment je suis censée parler de mon côté libre, ouverte, homosexuelle + en relation avec des femmes. Je trouve que ce n'est pas anodin. J'imaginais en faire part davantage durant un rendez-vous, dans la continuité d'une conversation. Est-ce que c'est le genre d'info que vous aimeriez avoir très tôt ou vous vous en foutez dans les faits?

CONCLUSION

Beh, passer du côté des hétéros, ça a l'air en fait vachement simple. Limite, j'imagine qu'en tant que femme qui assumerait sa sexualité avec les hommes, un poil plus expérimentée, je pourrai avoir un plan cul tous les quatre matins en gérant à peu près bien. A ce stade, une rencontre tous les quatre matins. A confirmer en IRL. C'est soulageant d'être "prise pour cible" plutôt que de "viser la cible". Les mecs ont vachement plus de propension à t'aborder en premier et jouer avec toi que les nanas.

Il y a une sorte de "manque d'intérêt" à voir qu'il y a autant de mecs qui viennent vers toi. Alors que quand tu as un nombre plus restreint de possibilité, t'as plus tendance à accorder de l'attention aux gens. Je ne sais pas comment je vais gérer ça. Comment je vais faire le tri.

Qu'aussi, c'est dingue comme les mecs, même super mignons et qui ont tout pour plaire n'ont pas confiance en eux et ne s'assument pas. Je pensais que ce serait moi qui manquerait de confiance et que je galèrerai, mais force est de croire que les mecs se mettent très (trop) vite la pression et me mettent rapidement en position "du prix". Je commence donc vachement plus à rendre réel ce que je lis ici. Je vous comprends un peu mieux les gars.

Malgré tout, c'est difficile pour moi de jouer les "passives". J'ai envie d'attaquer et de prendre le relais très rapidement, mais je vais apprendre à me contenir puisque visiblement, ça effraie. Je vais donc plus essayer de tendre de grosses perches implicites pour qu'ils les saisissent et gérer mes frustrations.

Hello,

SI je puis rajouter un commentaire, tu as l'air sur la défensive Hillel dans tes messages, de mon point de vue en tout cas. On sent qu'il essaie de s'y prendre avec des pincettes et qu'il s'en sort plutôt bien mais avec un coté brin manipulateur, car je trouve qu'il rebondit très bien sur tes sujets. Peut-être la jouer sur le retrait en mode désintéressée, il a l'air de bien maitriser les problématiques de la vie. Il parle de boulimie donc connait les extrêmes et recherche la demie-mesure. Il parvient à synthétiser tes mots et à lire certains événements de ta vie, lire un travail sur soi-même = a beaucoup vécu.

En tout cas d'un point de vue extérieur, même si tu n'as pas l'air d'avoir envie d'être déçue, peut-être essayer de moins le montrer. Le gars est intéressant car capable de lire à travers tes mots mais cela présente un certain risque à mon sens. Ce n'est pas te montrer passive mais moins montrer que tu as des plaies ouvertes. un gars malsain aurait envie de creuser là dessous pour jouer avec. Tu n'es absolument pas un prix, tes réponses montrent que tu es une personne qui se protège et qui ne se laisserait pas exhiber si facilement.

Autre chose, tu sembles vouloir maitriser le rythme, écourter pour te congédier avant, donner des exemples plus gros (noms de livres très symboliques) pour pouvoir faire un pas avant. Ça peut toucher un gars sérieux mais aussi amuser d'autres comme déjà dit. J'ai pas lu tous tes messages et je ne sais pas si tu recherches du sérieux, mais te protéger peut-être autrement. Le sarcasme et l'ironie traduisent des choses plus profondes.

Bises.
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  • [+1] Merci ! :) le 05.05.18, 01h15 par Hillel

Je suis de près tes aventures ;) Toujours avec le même plaisir!...
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  • [0] Like ! le 29.04.18, 23h08 par Hillel

Les nanas.

Toujours dans le feeling avec Satine. C'est chouette, paisible, tranquille, sans heurt. J'adore cette femme. Dans sa fragilité comme sa grande force. J'ai envie de la connaître beaucoup plus, beaucoup mieux. De comprendre ce qui fait qu'elle est elle et pas une autre, bien qu'elle m'ait partagé déjà beaucoup d'intime. Ça prend son temps.

J'ai rencontré son mec, aussi. Un gars adorable, je l'ai trouvé vraiment chouette. Pas prise de tête, drôle comme tout. J'avais un peu d'appréhension de savoir comment je me sentirai en la présence des deux. C'est la première fois que je "m'incruste" dans un couple libre, ouvert. Mais tout allait bien en fait. Ça me paraissait normal. Je craignais aussi son regard sur moi, mais il n'y avait rien de particulièrement hostile à mon égard. Il avait l'air bienveillant, tranquille, au pire, curieux. Je voudrais qu'il m'apprécie lui aussi. Je voudrais qu'il puisse se dire "ok, ma nana a une relation avec cette femme et c'est cool que ça soit elle et c'est ok qu'elle traîne les pieds chez moi". Lui aussi j'ai envie de le connaître mieux. Pas uniquement parce que c'est le mec de Satine, mais que c'est un gars qui a l'air plein de jolies ressources. J'ai cru comprendre durant notre rencontre qu'on avait aussi pas mal de points communs dans notre histoire, notre façon d'être.

Je continue aussi de me laisser de la disponibilité et disposition à rencontrer des filles. En même temps je n'ai pas l'impression d'être dans l'élan "fille" en ce moment... donc je ne me force pas, je ne presse pas, je reste, juste, ouverte.

Les mecs.

Et du coup pour la rencontre avec les mecs... ça n'avance pas trop trop. Je ne sais pas ce que je fais de "mal" ou si, juste, habituellement, ça prends autant de temps et d'énergie, ou bien si je suis déplaisante dans l'échange passé mon joli minois. Je ne propose pas directement de se voir, de passer mon numéro parce que, je me dis que le mec se sentira mieux si c'est lui qui fait ce pas là, et pas la nana. Que peut-être je n'ai pas encore créée suffisamment d'intérêt. Ou bien juste que je ne donne pas assez confiance? Je ne sais pas.

J'ai fouiner les articles sur FTS et:
Ses insécurités, d’abord.
Si le mec a tendance à nourrir des insécurités, il aura tendance à se sentir mal à l’aise, voire, menacé, voire, indisposé si vous affichez trop de confiance en vous et d’aisance sociale (à son goût). Parce que vous lui renverrez ses difficultés en pleine face.

Ça pourra parfois expliquer qu’un mec ait des mouvements de retrait, qu’ils ne cherchent pas votre compagnie : vous allez « trop vite » pour qu’il puisse suivre, ça le met mal à l’aise.

Et aussi, parce que ça le déstabilise de voir que vous êtes active
Certains perdent tous leurs moyens (voire, se ferment comme des huîtres) quand ils voient qu’une femme prend trop d’initiatives : ça peut venir de leur système de croyances inconscient qui veut que l’homme soit le « séducteur » et la femme, la « cible » ; ou ça peut venir de leur croyance culturelle qui veulent que la femme « doit se respecter et ne pas se déshonorer en étalant sa féminité ».
Je ne sais pas si c'est pareil pour le virtuel pré-rencontre. S'il est question de ça, ça me prend la tête, honnêtement. J'aurai limite l'impression qu'un mec se complique plus la vie qu'une nana.

Je me suis mise un peu plus en retrait. Plus euh... ignorante. Passive. "Discrète". De temps à autre je mets en valeur mes qualités. Pas en les citant mais, en les "démontrant". Plutôt que de dire "je suis drôle", je fais rire, en gros. Je laisse le gars prendre l'espace, parce que j'ai le sentiment que c'est ce dont ils ont besoin finalement. De se faire mousser, un peu. N'y voyez rien de péjoratif là dedans mais, j'ai tendance à penser que les mecs sont pas mal égocentriques dans l'échange par rapport à une fille, alors, je laisse une place à leur égo.

Ça marche un peu mieux dans l'échange, du coup... ils sont moins bloqués. Mais complication partie II: Je ne comprends pas mais, j'ai l'impression que les gars se projettent vachement vite, sans être foutus de proposer de se voir. Ils m'envahissent de compliments sur ma prétendue personnalité... de leurs envies relationnelles. Je les trouve limite un poil trop sentimentaux. Puis, qu'ils ont absolument besoin de percevoir chez moi de la fragilité, de montrer à quoi ils pourraient me servir. Du style:
Et toi, est-ce que quelqu'un prend soin de toi ? Est-ce que toi tu t’occupe de toi aussi ? car avec tout ce que tu donne tu mérite de recevoir un peu je pense.
Mais... je ne suis pas "fragile" en fait. Je n'arrive pas à répondre autrement que beh non, je n'ai pas besoin de toi.

Pourtant j'ai essayé de me diriger vers des gars qui ont l'air "sûr d'eux", qui, j'imagine, pourraient gérer à peu près et engager des choses : bon lifestyle, belle gueule, bien habillé, punchy/originaux dans leur profil... Mais ça donne des trucs du genre:

* Tu as vraiment l'air d'etre une fille interessante et pleine de ressources, c'est agréable. Il y a enormement a apprendre de toi
* Quel plaisir de te lire, on sent une intelligence à travers ces lignes !

:yuno:

Ça fait un peu compliments pas très sincères et pas très spontanés, pour me caresser dans le sens du poil.

On me compare pas mal aux autres filles aussi. J'imagine que ce sont des genre de... compliments? Dans le style "enfin une fille qui...", "ça fait plaisir de discuter avec une fille qui n'est pas..." alors qu'en fait non. Je suis pas du tout dans la compétition avec mon genre, et je kiffe les nanas donc... pourquoi faire des comparaisons en fait alors que c'est avec moi que tu discutes ?

Ou les gars qui ne te laissent pas souffler parce que t'as juste pas eu le temps de répondre en deux jours... comme s'il y avait un enjeu terrible et que je les avais violemment rejeté alors que, pas du tout. Je suis juste, occupée et pas H24 sur l'appli.

Ce qui me met mal à l'aise parce que j'ai juste envie de leur sortir grossièrement "Non mais.. je veux juste une première expérience sexuelle plaisante avec un mec... sois cool s'il te plait, sois léger. Si déjà, tu m'invitais à aller boire un verre ce serait un bon début non...?" mais que j'ai l'impression que ça ne serait pas acceptable de le dire. De leur montrer comment faire. J'ai essayé hein, ils sont ok puis... ça traîne. Alors j'ai laissé tomber cette démarche. N'empêche que c'est difficile de les guider, en implicite, parce que j'ai pas non plus l'impression qu'ils savent lire entre les lignes.

De même, comment je gère des mecs qui se projettent alors que concrètement, à un moment il faudra bien qu'ils apprennent que je suis libre, indépendante, et même actuellement, en relation avec une femme?

Donc bon voilà. Ça matche, ça, pas de soucis, on discute, ça se passe bien, on me complimente, tout ça, mais y'en a pas un depuis le début qui m'a proposé un verre concrètement. Ce qui me fait dire qu'une nana comme moi n'est peut-être pas tant que ça "adaptée" pour le virtuel puisqu'en fait, soit que j'ai besoin d'un mec sûr de lui et qui prenne les devants et que ce serait peut-être d'autant plus simple que ça se fasse en "vrai". Soit que juste, j'arrive pas à provoquer l'intérêt chez un mec parce que je ne suis pas assez codée "fille".

Je vais tenter plus de prise d’initiative IRL quand je croiserai un mec mignon...

J'en ai croisé un récemment... dieu qu'il était mignon. Satine était juste allée dire bonjour à un groupe qu'elle connaissait. Mais voilà, j'étais avec Satine. J'aurai crevé d'envie de lui demander qui était ce joli garçon et s'il était disponible mais, je me suis dit que ce n'était pas le moment. D'autant que dans les faits, Satine ne sait pas encore que je m'intéresse petit à petit aux garçons et que ce n'est pas si facile que ça pour moi d'en parler. Maintenant que j'y pense, je suis conne parce que je n'ai pas cherché son regard ni à provoquer l'occasion ou à créer l'implicite pour qu'il le demande. En même temps, mon regard... c'est Satine qui l'obtenait.

Bref voilà, je suis au niveau zéro avec les mecs et je ne sais pas m'y prendre. Comme quoi, passer d'un genre à l'autre, finalement, ce n'est pas si facile.

:pokerface:

#Bridget'sFail
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Intéressant le 03.05.18, 08h53 par Allandrightnow
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Clair obscur.

Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment. Je dors mal. Je me réveille en pleine nuit, vers les 3-4h du matin. J'ai du mal à me rendormir. Je fais des cauchemars. J'angoisse.

Je me pose dans ma vie, deux minutes. Je la regarde, je l'observe. Je me dit: Non mais, qu'est-ce qui te manque pour te sentir bien, là? De quoi est-ce que tu aurais besoin.... de plus? T'as tout, tout, tout ce qu'il faut. Mais non il y a un truc qui cloche. Insatiabilité? Insatisfaction chronique?

C'est peut-être cette histoire de mec tiens. Une petite voix à l'intérieur vient me dire: "hun hun, pas une bonne idée je le sens pas". J'ai discuté avec un mec en particulier... ça se passait bien. Un gars qui voyage, qui a de l'ambition, qui construit son propre bonhomme de vie, qui est son propre maître en la matière. De jolis yeux, comme je les aime. Je lui parlais... normalement. On se parlait, normalement. De nos vies, de nos combats. Sans sexuel, sensuel, enfin, je crois pas. Puis il m'a dit qu'il buvait mes mots, qu'il les trouvait beaux et... qu'il me trouvait excitante. Que ça le déstabilisait. Que ça ne lui était jamais arrivé et qu'il était gêné... Ah? Et bien prends ta main. Tant que ça ne me concerne pas et que tu ne me l'imposes pas qu'est-ce que ça pourrait me faire? Il a pris sa main.

C'est pas que ça, que lui en fait. Ça me donne envie de me réfugier auprès des femmes. Ça me fait m'attacher à leur naïveté, à leur trop grandes attentes amoureuses, à leurs sentiments doucereux, à leurs envies fleur bleue, à leurs chansons d'amour trop niaises, à leurs hésitations, à leurs complexes, à leur délicatesse, leur pudeur.

En ce moment, juste, je n'aime pas. Je n'aime pas me sentir désirable. Pas que j'aime pas fondamentalement mais je n'aime pas ce que ça me renvoie en ce moment. Sur mon corps et sur mon âme. Mais en fait, même venant des femmes. Même de Satine. Même d'une nana que j'ai connue en étude et que je trouvais pourtant kiffante, quand elle vient pour me draguer et que je la vois venir et que je sais pas si on lui a donné le mot pour que ça m'arrive comme ça tout d'un coup. Qu'est-ce qui vous arrive les gens? Ou bien c'est juste moi qui m'en rend soudainement compte? Je n'arrive pas à gérer cette impression de désir, je n'aime pas prendre comme une éponge toutes les attentes sensuelles et sexuelles qui se tournent vers moi. Je me sens bien trop envahie.

Ça fait un peu meuf bourge qui se complait dans sa boîte de Prozac, mais en ce moment, là, tout de suite, maintenant, je n'aime pas me dire que mon corps, ou mes yeux, ou ma voix, ou mes seins, ou mes fesses, ou mon sexe, ou même mon esprit, ou même mon humour, puisse donner à quelqu'un envie. Je n'arrive pas à assumer. J'ai honte. Je veux qu'on me laisse tranquille. Moi et mon corps. J'ai envie de me rouler en boule en position embryonnaire, ou fœtale. J'ai envie de porter des trucs franchement moches, trop larges pour moi, dégueux même. J'ai envie de m'enlaidir.

Je n'ai pas envie de sexe. Je n'ai pas envie d'éprouver ce plaisir là ni d'en faire éprouver. J'ai zéro en libido. J'ai envie de tendresse. D'affection. D'amour, sans l'ombre d'une sensualité, sexualité. De percevoir chez l'autre que c'est pas le moment de baiser, mais le moment d'accueillir, de s'emplir. J'ai envie de juste être là, de discuter, de rire. J'ai envie que me coller à elle ou lui prodiguer des caresses ou l'enlacer ne lui donne pas des envies, ne lui donne pas des images. J'ai envie que mon visage, on le trouve juste, beau, joli, si on veut, mais pas attirant, pas charmant, pas plaisant, pas excitant. Comme une envie de me réfugier dans une asexualité complète.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] le 04.05.18, 14h42 par Allandrightnow
  • [+1] +1 le 05.05.18, 10h56 par Moumane
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

La phase que tu traverse est peut-être lié aussi, a cette forme de sur-sollicitation que tu as pu avoir sur les sites de rencontres depuis que tu es passé de l'autre côté de la barrière. J'ai ressentis ça sur mon dernier passage sur " adopteunmec " a trés moindre intensité. Il y a de quoi être perturbé sur un site de rencontre quand on est une femme, puisque ça doit être a peu prés la même chose mais multiplié par dix, du coup, j'ose même pas imaginer.

Ca ne me paraîtrait pas délirant que certaines puissent recevoir 600 match/charme/sollicitation virtuelle en une semaine, par exemple, ça a de quoi foutre la pression en se sentant oppressé par le désir qu'on provoque. Cette sur-sollicitation engendré par les sites de rencontre, n'est pas un biais naturel dans le prolongement logique de rencontre spontané faite dans le cadre d'une vie normal.

Je ne connais, par exemple, aucune femme qui pourrait se faire aborder " 600 fois " en une semaine dans le cadre de sa vie social. C'est perturbant puisqu'en plus, c'est une certaines forme de " théorie " potentiel du désir provoqué, puisqu'il reste fantasmé/extrapolé tant qu'il demeure par écran interposé. Ce qui provoque encore plus de perturbation et une certaines sensation d'oppression/pression, puisque c'est une situation de sollicitation extrême qui n'est pas forcément normal, mais qui a est permise a notre époque par la technologie. Du coup, une des solutions serait peut-être de prendre un peu de recul par rapport a ces sites. Sélectionner une ou deux personne, et quitter le support pour un autre afin de s'en détacher au maximum.
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  • [+1] Intéressant le 04.05.18, 21h30 par Hillel

La phase que tu traverse est peut-être lié aussi, a cette forme de sur-sollicitation que tu as pu avoir sur les sites de rencontres depuis que tu es passé de l'autre côté de la barrière.
Je pense que, oui. Aussi que la projection "m'effraie" dans un même temps (sexuel, je veux dire). Que ça me perturbe, que je ne sais pas quoi en faire. Que les gars prennent pas le temps de me rassurer, d'y aller "doucement", mais que c'est pas de leur faute parce que, dans les faits, ils ne devinent pas mon manque de passif avec les hommes. J'ai ce comportement contradictoire de la nana sûre d'elle parce qu'expérimentée dans les relations (avec les femmes). Dans ma façon d'interagir, je pense. En même temps qu'intérieurement je suis une presque vierge effarouchée. Ça donne un beau paradoxe, je trouve.
C'est perturbant puisqu'en plus, c'est une certaine forme de " théorie " potentiel du désir provoqué, puisqu'il reste fantasmé/extrapolé tant qu'il demeure par écran interposé.
Absolument. Puis IRL, comme tu le dis, l'approche/l'interaction me semble moins "fantasmé/extrapolé". Ça met moins vite les choses en route, c'est plus... naturel? Ça presse moins le pas.
Du coup, une des solutions serait peut-être de prendre un peu de recul par rapport a ces sites. Sélectionner une ou deux personne, et quitter le support pour un autre afin de s'en détacher au maximum.
Oui. Comme je l'avais dit un peu plus haut, je suis de toute façon obligée de "bloquer" l'accès à mon profil aux mecs parce que, ça fait trop à gérer pour moi. Cela dit je ne parle pas ni ne fais attention à tous les mecs. Sur 100 "likes" (passé la barre, voir maintenant des 50, je bloque l'accès), il y aura peut-être 2, 3 mecs qui auront attisés ma curiosité, et généralement un seul avec qui je continuerai à discuter.

De toute façon là, je suis en mode "ceinture", autant pour les mecs que pour les filles. Ma libido ayant été bien sollicitée depuis deux-trois semaines, je pense qu'elle est davantage au repos. Peut-être aussi du coup que mon désir n'est pas en phase avec celui des autres et que c'est flagrant.
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

C'est à dire que les mecs ont plus de couilles derrière un écran, puis tu vas avoir une population qui se prête particulièrement à être morte de faim ou croire que c'est un baisodrome (ça l'est, mais pas pour tous).
Donc forcément, ils sont de suite plus chauds, et tu n'es pas habituée.
Il y a aussi le fait que tu es encore en phase de questionnement dans ton rapport avec la gent masculine, parce que tu te trouves une attirance envers des mecs, mais en fait je me demande si finalement, tout ça part pas juste de "Belle Gueule" psychologiquement. Ce que je veux dire, c'est que tu t'es rendue compte que les mecs pouvaient te plaire, à travers lui, après, lui il est pas dispo, donc tu te dis "oui mais quand même je suis attirée par des mecs j'aimerais bien savoir". Sauf que dans les faits le déclencheur, c'était lui, et peut-être que psychologiquement, même si tu rationalises et "étends" facilement à d'autres ton désir physique, peut-être qu'il te manque le côté psychologique, rassurant, l'attirance pas pressante qu'à ce mec pour toi, le côté bienveillant et joueur,
mais distant parce que finalement même s'il te tease, il te laisse venir.
Alors que dans ta tête, tu dois commencer à généraliser pas mal inconsciemment sur le fait que les mecs sur les SDR sont pas du tout dans ce schéma là. Parce qu'ils sont pas à la hauteur, ou pourraient être attirants mais ça coince parce qu'ils te prennent pour une hétéro, et une hétéro jolie pour beaucoup de mecs, ça a forcément l'expérience de se faire énormément draguer (ça doit être un peu ton cas mais moins par les mecs), et donc, ils pensent que tu es rodée à tout.
Ou parce qu'ils sont intéressants mais assument pas, parce qu'ils ont trop peur d'avoir l'air d'être comme le tout venant sur ces sites.
En vrai, tu filtres déjà les moins courageux, puis les mecs qui te plaisent pas ils sentiront souvent aussi ils tenteront même pas. Là le mec une belle fille il se dit "plein de mecs doivent pas tenter, elle doit être pas si courtisée" (et c'est statistiquement vrai pour une certaine tranche de filles), et il se lance. Et toi t'as des caisses de boulets/demi moches à l'arrivée.
Et c'est pas forcément flatteur de faire réagir des gens pour qui tu as aucune estime ou qui te déplaisent.
ça peut aussi venir de là.
Faut relativiser, tu fais forcément réagir plein de mecs. Après, ça montre juste que qu'ils soient eux mêmes bien ou pas, ils fonctionnent sur un même genre de critère "consensuel" basé sur ton charme, ta beauté, et que ça dépend pas du fait que ce soit des dégénérés ou des mecs au top. Mais c'est sûr que c'est plus dur à intégrer émotionnellement.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien joué le 04.05.18, 23h12 par Hillel
  • [+1] Intéressant le 05.05.18, 10h59 par Moumane

@Avalanche: Ton message m'est carrément passé à la trappe, je viens seulement de le voir quand j'ai vu une énorme citation sur la page, haha. Déjà merci, c'est cool d'avoir des retours féminins parce que, je me demande beaucoup comment vous vous y prenez.
tu as l'air sur la défensive Hillel dans tes messages
Très. Je le ressens très fortement. J'essaye de moins l'exprimer, mais, ça ne m'empêche pas de le ressentir. Je ne sais pas ce que je crains le plus.
car je trouve qu'il rebondit très bien sur tes sujets.
Pour le coup, je ne l'ai pas trouvé "mauvais" dans l'échange, non. De là à dire qu'il "rebondit très bien" dans le sens qu'il faudrait se méfier... peut-être pas tant que ça. Je l'ai trouvé assez banal et impersonnel, voir, à côté de la plaque (ce sont des mots un peu franchouillards mais je ne sais pas comment l'exprimer autrement). Pour moi hein. Ce qui signifie pas qu'il était bête ou inintéressant, juste, qu'on n'était pas en phase. Il n'y avait pas connivence.

Je suis assez sensible au langage, aux mots, au lexique, à la communication et, bref, si tu lis par exemple la façon que Satine a eu de rebondir dans nos premiers échanges, tu verras peut-être de quoi je parle. Je me serai bien plus méfiée d'elle que d'un mec comme lui.
Il parvient à synthétiser tes mots et à lire certains événements de ta vie, lire un travail sur soi-même = a beaucoup vécu.
Pour le coup, je trouvais que c'était plutôt dit dans le sens d'une banalité à sortir... parce qu'il a vu que je ne répondais pas et qu'il voulait maintenir la conversation. Dans le sens de quelque chose qu'on dit à quelqu'un pour lui faire croire qu'on le comprend, quand on a bon espoir qu'elle croit à l'horoscope. Concrètement, dans tout ce que j'ai abordé, j'ai parlé de tout sauf de ça et il y avait bien plus de choses à relever. Ce n'était pas la donnée la plus sensible en somme.

Pour avoir connu une vraie manipulatrice très forte en ce domaine, je peux au moins dire que les analyses sont bien plus fines et percutantes, voir, dérangeantes que ça.

Donc, il ne m'a pas particulièrement effrayé. : )
tu sembles vouloir maitriser le rythme, écourter pour te congédier avant, donner des exemples plus gros (noms de livres très symboliques) pour pouvoir faire un pas avant. Ça peut toucher un gars sérieux mais aussi amuser d'autres comme déjà dit. J'ai pas lu tous tes messages et je ne sais pas si tu recherches du sérieux, mais te protéger peut-être autrement.
Oui. Je suis assez "active", ce qui fait que... je cherche à contrôler, maîtriser le rythme, comme tu dis, faire les pas en avant (ou en arrière), décider. Mais pour ce que j'en ai perçu, c'est surtout que ça fait flipper... Haha.

@Onmyoji: Tu soulèves un truc vachement intéressant avec cette histoire de Belle-Gueule. Du côté psychologique, rassurant, le côté bienveillant et joueur... oui, peut-être. Il y a en tout cas clairement une donnée "en plus" avec lui qui est "en moins" avec eux.
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

C'est pas que ça, que lui en fait. Ça me donne envie de me réfugier auprès des femmes. Ça me fait m'attacher à leur naïveté, à leur trop grandes attentes amoureuses, à leurs sentiments doucereux, à leurs envies fleur bleue, à leurs chansons d'amour trop niaises, à leurs hésitations, à leurs complexes, à leur délicatesse, leur pudeur.

En ce moment, juste, je n'aime pas. Je n'aime pas me sentir désirable. Pas que j'aime pas fondamentalement mais je n'aime pas ce que ça me renvoie en ce moment. Sur mon corps et sur mon âme. Mais en fait, même venant des femmes. Même de Satine. Même d'une nana que j'ai connue en étude et que je trouvais pourtant kiffante, quand elle vient pour me draguer et que je la vois venir et que je sais pas si on lui a donné le mot pour que ça m'arrive comme ça tout d'un coup. Qu'est-ce qui vous arrive les gens? Ou bien c'est juste moi qui m'en rend soudainement compte? Je n'arrive pas à gérer cette impression de désir, je n'aime pas prendre comme une éponge toutes les attentes sensuelles et sexuelles qui se tournent vers moi. Je me sens bien trop envahie.
Est-ce qu'il n'y a pas un travail à mener là dessus ?

Sur l'acceptation du fait que ton corps soit l'objet de désirs, tant chez des hommes que chez des femmes ?

Est-ce que l'idée du désir sexuel des hommes envers ton corps t'occasionne la même sensation d'envahissement que l'idée du désir sexuel des femmes envers ton corps ?

Es-tu certaine que les femmes soient plus naïves et fleur bleue que les hommes ? N'est-ce pas une construction mentale de ta part que tu as conçue pour te défendre, pour te réfugier, comme tu le dis ?

Le fait que ton corps génère un désir sexuel chez d'autres personnes, tu ne peux pas le contrôler. Même en t'habillant comme un sac. Tu n'es pas non plus responsable du désir sexuel des autres. Chacun est responsable de son propre désir. Ce qui signifie que tu n'as pas d'obligation ni de réaction particulière à avoir vis à vis du désir que fait éprouver ton corps à une autre personne. Tu n'es pas obligée de répondre à ce désir ni d'avoir envie.

Même en couple, si à un instant t, ton partenaire a envie mais pas toi, c'est à lui de prendre la responsabilité de gérer son désir (soit tenter de te séduire, soit attendre, soit prendre sa main, selon ce qui apparaît le plus adapté à la situation).

Est-ce que tu te sens obligée de quelque chose lorsque tu sens que quelqu'un éprouve une envie sexuelle de toi ?
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  • [+1] Constructif le 08.05.18, 01h58 par Hillel

Hillel,

Oui, d’une certaine manière mon message a été publié avec un certain décalage en raison de son passage en modération ! Du coup pleins de messages ont été publiés avant le mien, avant qu’il ne soit lui-même visible.

C’est un plaisir de te lire et de t’apporter un point de vue de plus. :)

Je peux te parler de mon expérience sur les SDR d'un point de vue féminin, et je pourrais même le faire sur mon journal pour davantage développer mes expériences dessus et les expressions que j'en ai retenues mais je ne sais pas si c’est vraiment utile parce que j’y allais dessus principalement sans photo, avec pour stratégie celle de ne me conformer à aucun code justement !

Je pars du principe qu’une personne qui cherche à vérifier si je sais appliquer certains codes sociaux, est une personne qui ne va pas être capable de saisir mon originalité (pour une pas dire différence) et donc mon mode de fonctionnement, ce sera donc une personne qui ne comprendra peut-être pas le sens que je veux donner à mes actes/ réflexions/ interprétations du monde.

Tu as essayé de comprendre les raisons de ton comportement ? Qu’est-ce qui est à l’origine de tes craintes ? Pourquoi ne pas limiter à sa source la chose plutôt que d’en limiter l’expression puisqu’il ne s’agit que d’une conséquence de la chose ?

Oui j’ai dit rebondit dans le sens, où je ne sais pas trop me positionner sur le gars en question. Je n’avais pas assez lu ses réponses pour te donner un avis sur ses intentions. Je voulais simplement mettre l’accent sur le fait qu’il était difficile de poursuivre la conversation avec toi car j’ai eu l’impression que tu étais « cassante ». Cela demande une certaine aptitude à détourner on va dire tes punchlines qui servent à te protéger. Pas mon intention de le juger ou quoi que ce soit donc.

Oui je vais aller voir, ça m’intéresse.

Je ne connais pas sassez le contexte de la conversation et je n’ai pas non plus connu de personne manipulatrice du coup. J'essaie vraiment de parler d’un point de vue extérieur, mais peut-être qu’avoir lu rapidement ton journal me fait faire des liens qu’un mec comme lui n’aurait pas pu faire sans support. Je pense simplement que te voir être sur la défensive suffit à dire que tu as vécu suffisamment de choses dans ta vie pour te montrer aussi méfiante. Ce n’est pas de la peur, mais comme tu dis, peut-être de la crainte.

Enfin, je pense pas que ce soit seulement une question d’ego. Je pense qu’il a pas su comment se comporter avec toi parce qu’il a eu peur d’avoir un comportement « inapproprié » (tu as l’air sur la défensive/ déçue d’une certaine manière, il a peut-être voulu t'éviter le discours type je vais te rassurer/ te montrer que je vais réussir à te guérir pour ne pas se montrer intrusif justement).

Raison pour laquelle j’ai tendance à penser qu’il s’est intéressé à ton rapport aux autres pour savoir comment « s’adresser » avec toi. Je sais pas si c’est le même mec, mais si c’est lui qui a dit « Et toi, est-ce que quelqu'un prend soin de toi ? Est-ce que toi tu t’occupe de toi aussi ? car avec tout ce que tu donne tu mérite de recevoir un peu je pense. », mais si c'est le cas ça relèverait plutôt d’une remarque saine à vrai dire. Un mec plutôt sain qui cherche un moyen de communiquer avec toi sans trop envahir ton espace privé, sans trop chercher à te questionner, et qui veut se baser sur tes relations extérieures pour apprécier ton rapport aux autres, la place que tu leur alloue, les intentions qu'ils te tendent, et pourquoi pas ton état actuel, à savoir, "est-ce que tu vas bien Hillel ? Car je vois que tu n'as pas l'air dans ton assiette."
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Oui le 05.05.18, 19h15 par Moumane
  • [+1] Intéressant le 08.05.18, 02h00 par Hillel

D'abord, merci à tou.te.s pour vos temps de lecture et les réflexions que vous me proposez. Parce qu'honnêtement, des fois je me trouve redondante, haha.

Je ne réagis pas à tout parce que certaines pensées me poussent à l'introspection et que je digère l'information. Et qu'honnêtement je ne sais pas. Comme ceci par exemple:
Sur l'acceptation du fait que ton corps soit l'objet de désirs, tant chez des hommes que chez des femmes ?
Sinon:
Est-ce que l'idée du désir sexuel des hommes envers ton corps t'occasionne la même sensation d'envahissement que l'idée du désir sexuel des femmes envers ton corps ?
Oui. Quand elles me dépersonnalisent. Ou quand elles tombent successivement sous mon charme sans que je ne comprenne pourquoi, dans le sens qu'il n'y a pas d'autres raisons possibles que des qualités purement physiques qu'elles me trouvent qui pourraient me faire faire et faire dire n'importe quoi, que je sois bête comme mes pieds, méchante comme une sorcière, ça irait.
Es-tu certaine que les femmes soient plus naïves et fleur bleue que les hommes ? N'est-ce pas une construction mentale de ta part que tu as conçue pour te défendre, pour te réfugier, comme tu le dis ?
Non, je ne pense pas qu'elles le sont plus. J'ai connu des hommes très fleur bleue. Je crois que les hommes peuvent mettre une grosse carapace pour faire "viril" mais qu'en vrai, ils le sont autant. Qu'ils l'expriment moins. Il n'y a qu'à lire les gars qui postent ici. Ça m'est aussi déjà arrivé de blesser intimement, affectivement, des hommes, donc, je m'en rends bien compte.

Mais c'est leur fleur bleue, leur naïveté à elles dont j'ai envie en ce moment. La façon dont elles, elles l'expriment.
Est-ce que tu te sens obligée de quelque chose lorsque tu sens que quelqu'un éprouve une envie sexuelle de toi ?
Hm, posé comme ça, si je reste honnête avec moi-même, je dirai que oui: La satisfaire. Mais ces derniers années, j'apprends de plus en plus à me détacher de ce schéma et parfois je pose des gros "non, là j'ai pas envie, laisse moi".

@Avalanche: Ah mais, je serai ravie que tu partages ta façon d'envisager la séduction avec les hommes, même de façon globale. Comment tu perçois ça de ta place. L'idée de mettre un profil sans photo, c'est une idée plaisante. A tester (quand j'aurai ré-envie...).
Tu as essayé de comprendre les raisons de ton comportement ? Qu’est-ce qui est à l’origine de tes craintes ?
J'essaye mais des raisons il peut en exister plein. Je fouille, je repère, j'accueille, j'observe. C'est compliqué de travailler à la source à ce stade je pense. Parce qu'il y a trop de questions en suspens. Ne serait-ce que cette dualité entre mes doutes et la certitude de mon attirance pour les hommes.

Pour ceci:
« Et toi, est-ce que quelqu'un prend soin de toi ? Est-ce que toi tu t’occupe de toi aussi ? car avec tout ce que tu donne tu mérite de recevoir un peu je pense. »
Non, ce n'était pas lui. Ça suivait dans une conversation où un mec me parlait de son désir de trouver une nana et de partager une vie de couple. Quelque chose de très stéréotypé. Ça aurait été certainement très cool pour une autre nana d'entendre ça, mais je n'en suis vraiment plus là dans mes rapports affectifs, et je trouve ça toujours étrange de dire ça à quelqu'un que tu ne connais pas. Et je pense qu'un mec assez typique/traditionnel dans ses relations ne serait de toute façon pas très compatible avec moi. Puis, il me faisait la remarque que je "mériterais de recevoir" (ce que je trouve étrange dans l'idée, cette notion de mérite) parce que je fais un travail dans le sens du "don" (c'est en tout cas ce que pense ceux qui ne travaillent pas dedans), pas tant parce qu'il me sentait mal. Fin', c'est pas le genre de truc que j'exprime réellement dans mon quotidien.
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Douceur.

Image

En fait, je n'ai pas d'autres mots plus jolis à proposer que ceux de Barthes:
Étreinte

Hors l'accouplement (au diable, alors, l'Imaginaire), il y a cette autre étreinte, qui est un enlacement immobile […] . Dans cet inceste reconduit, tout est alors suspendu : le temps, la loi, l'interdit : rien ne s'épuise, rien ne se veut : tous les désirs sont abolis, parce qu'ils paraissent définitivement comblés.
C'était un moment. Juste, un instant, de quelques minutes, de quelques heures. De douceur. De partage et d'affection désintéressée. La chose dont j'avais vraiment et le plus envie et besoin en ce moment sans l'avoir déterminé au préalable. Voilà, c'est ça.

C'était une nuit, avec C. Nous avions passée cette nuit chez des amis, parce que la fatigue nous empêchait de pouvoir penser décemment à reprendre la route. J'ai abdiqué alors que je savais que nous aurions mieux dormi ailleurs. Je dors mal quand je suis dans un environnement inconnu. Ou trop ouvert. Ou qu'il existe trop d'espace pour m'atteindre pendant mon sommeil, et pas assez pour préserver mon intimité. Trop d'insécurité. Elle aussi a du mal à dormir dans ce contexte. Là cette nuit, on s'est retrouvée toutes les deux avec cette angoisse nocturne. Je croulais de fatigue et elle aussi.

C'est étrange de dormir dans le même lit que quelqu'un sans qu'il n'y ait de sexe, ou sans même y penser. Mais voilà, avec elle c'est possible. Comme on ne réussissait pas à dormir, on a discuté, pour se rassurer que tout allait bien. Je lui ai raconté une histoire comme à une enfant. Une histoire japonaise que j'affectionne. On a essayé de dormir. Impossible. Une heure, deux heures... on n'y arrivait pas. Je la sentais et la voyais, se tourner, se retourner, être trop vivante pour quelqu'un censée sommeiller, et moi je gardais les yeux trop ouverts.
Hillel: Tu n'arrives pas à dormir C. ?
C. (silence) : Non. Toi non plus?
Hillel: Non... je connais un bon moyen d'aider quelqu'un à dormir mais... il ne faut pas que tu t'en sentes gênée.
C. (silence) : Dis moi...
Hillel: Tu connais les papouilles du crâne?
C. (rit) : Les papouilles du crâne?
Hillel: Tu ne connais pas les papouilles du crâne???
C. (rit): Ah non pas du tout.
Hillel: Non mais, vraiment? Ta grand-mère ou ta mère ou n'importe qui ne t'a jamais caressé les cheveux pour t'aider à t'endormir?
C. (rit): Non...
Hillel: Bon... C. Tu veux que je te fasse des papouilles du crâne ?
C. (silence): Oui...
Je lui caresse les cheveux. Tout affectueusement. Lentement. Elle a les cheveux parfaits pour des papouilles du crâne. Doux. Je ne sais pas combien de temps j'ai fait ça. Faire des papouilles m'endors aussi. A un moment j'ai senti que je tombais d'autant de fatigue, et que ma main s'est reposée à côté de ma tête.

Et là, étrangement, C. m'a saisit la main. Je pensais, pour la déplacer, ou par inadvertance. Mais, non. Elle a saisit ma main et elle l'a serré. Pas assez fort pour me faire mal, et pas assez légèrement pour que je l'enlève. Alors j'ai serré mes doigts autour des siens. Et on a juste passé le reste de la nuit, comme ça. A s'endormir, comme, plus paisiblement, en s'étreignant les mains.

On n'en a pas reparlé le lendemain. On a pas posé de questions là-dessus. Pas posé de mots. C'était de ça dont j'avais besoin et c'est de ça dont elle avait besoin.

"Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre."

- Roland Barthes.
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  • [+2] Like ! le 08.05.18, 07h22 par Onmyoji
  • [+2] Like ! le 08.05.18, 07h22 par Onmyoji
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Les hommes

Lors d'une soirée.

Je ne m'étais pas apprêtée ce soir là. En style "rien à foutre". Je voulais tout renvoyer sauf quelque chose de sexy, ou de beau, ou d'accessible. Je n'ai pas cherché à me plaire ou à plaire. Dans le sens que j'ai chopé des vêtements amples, que je m'étais nonchalamment attachée les cheveux, et que je n'étais pas franchement maquillée. Je me sentais donc intouchable, inatteignable.

Je me suis retrouvée en petit comité avec, à vrai dire, peu de monde que je connaissais intimement. Il y avait trois données dans l'équation qui m'étaient inconnues. Des hommes. Je me sentais en minorité féminine et je n'ai pas tant l'habitude que ça, de sentir comme un étau se resserrer sur moi.

En fait, j'ai trouvé cette situation étrange parce que, si j'ai trouvé cette situation inconfortable et que je me sentais inaccessible, j'ai malgré tout senti que le regard de ces hommes, par rapport à ceux que j'ai l'habitude de recevoir, n'était pas le même. Ça m'a intrigué durant la soirée plus que mes interactions réelles avec eux. Qu'il y avait quelque chose de différent qui se jouait. Ou bien c'est moi qui l'ait perçu différemment. Parce que j'avais la sensation que je faisais partie de la mécanique. Que j’intégrais et renvoyais des codes, autrement, de disponibilités sexuelles à la gente masculine et qu'ils en jouaient, qu'ils se saisissaient l'information et la reformulaient, me la renvoyaient.

Je ne sais pas comment l'expliquer. Je ne comprenais pas tant que ça ce que vous m'aviez dit plus haut, sur la façon de communiquer des "codes". Mais là si, je pense que, c'était ça. Que je reprenais un genre de "pouvoir" sur leurs désirs dont je m'étais détachée des années en arrière (période adolescente). Même pas de façon calculée.

Bref, trois gars qui tentent de te connaître, de te faire rire, de te toucher, de créer une ouverture dans ton espace intime, particulièrement dans mon état d'esprit actuel, ça avait tendance à me mettre mal à l'aise, mais que quand bien même, je sentais bien que ces signes, je les renvoyais.

Le premier a tenté plusieurs approches maladroites en testant mes réactions, mais il a vite perçu mon indisponibilité. Il n'a donc pas creusé plus loin. Ce que je trouve intelligent et appréciable. Le deuxième était plus... rentre dedans? Offensif. Il a emboîté le pas sur les autres à son arrivée. Il n'a pas compris mes prises de distance de toute la soirée, à me coller de plus en plus, à se rapprocher "innocemment" de moi et de mon intimité, à tenter de faire preuve d'esprit en me matant du coin de l'oeil pour voir si ça me faisait réagir, ou bien en tentant de me faire rire mais faire un flop. Malaise.

Au début je pensais que j'étais peut-être mauvaise langue et qu'il voulait "juste" faire ma connaissance (même si bon dans les faits, j'ai quand même un peu appris à repérer les signes de potentiel attirance). Que je divaguais. J'avais simplement glissé à une nana durant la soirée que: "C'est étrange à dire mais... ce gars me met un peu à l'aise, je ne sais pas trop pourquoi...", pour lui signifier que je voulais qu'elle me tire de l'embarras parce que je n'arrivais pas à me débarrasser de lui. Sauf qu'en fait, son béguin a été perceptible par les gens extérieurs. A la fin de la soirée, il me fait la bise en déposant sa main de façon appuyée sur mon bras tout en me disant :

"J'ai été enchanté de te rencontrer. J'espère qu'on se reverra bientôt et que tu passeras me voir?"

Je regarde les autres, et en fait, cette situation était tellement inconfortable et surjouée qu'il y a eu un énorme silence et que les gens autour nous mataient, ce qui me rendait encore plus mal dans ma peau. On me fait une grimace d'empathie (les femmes, surtout), certains en rient. Je lui dis: "Et bien... si je reviens par là et que t'es là oui... ça peut arriver qu'on se... recroise?". Je ne savais pas quoi dire d'autres, je ne voulais pas l'humilier en public. Mais je crois que c'était un peu raté.

Le troisième, c'était le réservé, celui avec qui je me suis sentie le plus à l'aise et que j'ai trouvé le plus intéressant. En fait, honnêtement, je me suis dit qu'il était gay... haha. Parce qu'il me montrait de l'intérêt sans y donner un caractère sexuel. Qu'il arrivait à dégager cet "humour", cette "complicité" avec moi, femme inconnue, sans y dévoiler un jeu de séduction. Donc, je ne me suis pas particulièrement défendue de lui. En fin de soirée, quand j'étais honnêtement pompette donc plus joyeuse et extravertie, et après le départ du gars "offensif", il s'est dévoilé, a fait plusieurs pas vers moi, et j'ai plus interagi avec lui. Je l'ai trouvé honnêtement très drôle et, il y avait une complicité entre nous. Il cherchait à me faire rire, à me faire plaisir, à entrer dans mon univers, sans être oppressant ou bourrin à creuser sa place, mais c'est arrivé assez tard dans la soirée et j'ai fini par partir. En fait, je ne sais pas si son intérêt évident était le signe d'une attirance (parce que j'ai vraiment pensé qu'il était gay pendant toute la soirée et qu'il était pas sexuel pour un sous), mais, il faisait partie de la donnée que je "renvoyais des codes, autrement, de la disponibilité sexuelle à la gente masculine et qu'il en jouait, qu'il se saisissait de l'information et la reformulait, me la renvoyait. ". Bon, finalement, une nana a fini par me dire qu'il était hétéro (mais je suis toujours convaincue qu'il est refoulé. Haha). Cela dit, je serai bien ravie de le recroiser en soirée.

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La première chose à dire c'est qu'en fait, je trouve que c'est pas inintéressant, quand on cherche à séduire, d'être dans une dynamique de groupe et d'un genre de "rivalité" de l'instant. Parce que, je pense que je ne me serai pas tant intéressée que ça ou accordée mon attention à ce gars réservé, s'il n'y avait pas eu avant lui le mec bourrin. Qu'en fait, quand tu vois quelque chose de très lourd et pesant, t'accordes deux fois plus de beauté au sujet quand tu te retrouves face à de la légèreté.

La deuxième, c'est que j'ai ressenti qu'il y avait de nouveaux enjeux entre les hommes et moi. En fait, que je ressens qu'il y a une barrière chez moi qui s'effrite, non pas qui se brise, mais que je dégage autre chose, en aura, en implicite. Qui ne se définit pas dans un maquillage ou des vêtements ou des talons hauts. Ce qui n'est pas désagréable dans l'idée. Plutôt intrigant même. Et ce qui était d'autant plus plaisant, c'est que je me sentais... belle. En fait, qu'on me renvoie que je suis "belle" esthétiquement ne me renvoie pas à ma beauté, mais que lorsqu'on me renvoie à une "attraction" plus naturelle, je me sens vraiment "belle".

Et que j'en viens à me dire que c'est assez dingue ce qu'on peut provoquer chez l'autre rien que par l'énergie, ou l'attitude, ou la posture, ou l'état d'esprit qu'on dégage, même en étant franchement dégueux, dans la question des attirances genrées. A quel point on en vient à modifier les perceptions "instinctives", presque "animales" chez l'autre rien que parce que toi même tu renvoies quelque chose d'instinctif et d'animal.

Voilà, c'était mon moment futile du jour.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Intéressant le 10.05.18, 19h52 par Onmyoji
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Se re-découvrir.

J'ai grandi. J'ai mûri. J'ai pris de l'âge. J'ai pris de l'expérience. J'ai appris, des erreurs. Je suis plus forte. Je me suis endurcie. C'est chouette parce que je suis plus sereine aujourd'hui. Ça pue parce que je tends vers l'annihilation. Trop, peut-être?

Je disais plus haut que je ne savais pas pourquoi je me sentais pas heureuse là. Au delà du fait que je sois foncièrement depressed, ce qui manquait à ma vie. Ce qui clochait. Et là, tout de suite, ce dont j'ai envie, c'est de retrouver la femme que j'étais, et que j'ai perdu quelque part entre ma période d'adolescence et la période où j'ai dû apprendre à jouer l'adulte.

Depuis 3-4 ans, j'ai le sentiment de m'être perdue. Perdue à vouloir tout rationaliser, à vouloir prendre trop de recul sur les choses, bien que j'en ai les capacités. Pour me défendre, me protéger en fait. Pas contre les autres. Contre moi. Ma sensibilité, mes instabilités, mes insécurités. A ce qu'on me renvoyait d'immaturité, d'irresponsabilité, d'égoïsme, d'instabilité. A vouloir jouer à l'adulte, l'adulte équilibré, l'adulte sain, l'adulte épanouie et en réussite sociale. A jouer la femme sérieuse, ambitieuse, carriériste. A "ça va bien maintenant tes enfantillages". Perdue à vouloir faire taire ce foutu "trop".

J'ai replongé dans mes écrits, du passé, comme je le fais, souvent. Souvent quand j'ai le sentiment de me perdre quelque part, dans ma chronologie. C'est pas juste de par ma peur de perdre la mémoire et le souvenir, de la dépersonnalisation totale et entière. C'est aussi pour me rappeler, pour soupeser, mesurer mon état d'avancement. Qui j'étais, qui je suis, qui je veux devenir. Je garde des traces de l'expression de mon être, finalement.

Il y avait cette femme. En trinôme amoureux, mais plutôt en rôle de maîtresse. Elle s'empêchait de vivre des choses avec moi, même pas par rapport à sa copine. Sa copine routine. Sa copine sécurité. Sa copine matérialité. Mais par induction morale. Par ses jugements de valeur. Et finalement, je l'ai compris plus tard, par sa peur de ma liberté, de mon indépendance, de ne jamais pouvoir me capturer et de me voir m'enfuir. Et puis il y avait moi, là, le "trop". La trop. Je bousculais ses codes. Je bousculais sa vie. Je l'ai senti. Elle m'a demandé ce que je voudrais pour nous. Pour elle, pour moi. Je lui avais dis:
Peut-être, qui sait, si on avait échangé un baiser ce soir là... Tu sais, lorsque nos fronts se touchaient. Nos nez. Notre respiration l’une contre l’autre. Ta bouche se situait, je le sentais, à quelques millimètres de mes lèvres. Peut-être que si on s’était embrassée, on se serait rendue compte qu’il n’y avait que de l’amitié. Mais ça, comment peut on le savoir ? C’est cet interdit... Cet interdit de savoir. D’avoir le cœur net. Est-ce qu’il pourrait y avoir une histoire ? Est-ce qu’on tomberait amoureuse ? Est-ce qu’on vibrerait ? Est-ce que ça me transformerait ? Mais si on me montre autre chose, si on me montre que ça peut être beau et idyllique, alors, je me dis que je n’ai pas à accepter d’avoir peur de la vie. C’est peut-être pour ça que j’ai peur de m’enfermer dans une relation. Que je veux garder ma liberté. Je veux garder cette part de cauchemar, bien présent dans mon esprit. Je veux continuer à me sentir profondément seule, tout en goûtant au plaisir d’être avec l’Autre. C’est peut-être le seul compromis que j’ai trouvé. Je suppose, j'ai parfois du mal à me nuancer.Je ne te demande pas de quitter ta copine... Je demande à savoir. Pourra-t-on se rapprocher, partager d’autres moments ensembles, rire aux éclats, discuter pendant des heures interminables, s’ouvrir l’une à l’autre, se rendre transparente, se regarder dans les blancs des yeux en sentant, en le sentant ce fil invisible qui nous relie, ce lien étrange dont tu parles, et ne se voir que comme des amies ? Tu me demandes ce que je voudrais ? Permets-moi d’éprouver des sentiments pour toi. Laisse toi en éprouver pour moi. Cesse de vouloir faire ce qui est bien, ou juste, la justice n’existe que dans l’esprit de celui qui la conçoit. Mais fait ce que tu souhaites au plus profond de toi, comme si tu n’avais qu’une vie, et que cette vie, elle se vivait maintenant, ou jamais. Ecoute ton cœur, ton corps, et ton esprit. Ne cesse pas d’avoir peur, mais prends du courage. Ne te freine pas d’impossible, mais ouvre toi aux opportunités. Laisse nous nous dire ces mots qui nous brûlent les lèvres. Laisse-toi me voir et me regarder dans les yeux sans honte. Ne rougis pas de ce que tu ressens, mais enivre toi. Délecte toi, love toi dedans, regarde moi, parle moi, serre moi dans tes bras, étouffe moi s’il le faut, effleure moi, touche moi, caresse moi, embrasse moi, mords moi, attache moi, fais moi l’amour, fais moi du bien, fais moi du mal. C’est ça que je veux. C’est toi, sans ombre, sans secret, sans écran, sans censure, sans interdit, sans barrière, sans chaîne. Mais toi, entière, sincère, vivante. Je cherche, je veux trouver cette personne si passionnée que je sens en toi. Je veux la découvrir, je veux qu’elle sorte de cette personne qui ne sait plus où elle va, plus ce qu’elle veut, qui se laisse vivre, qui s’éteint, qui se laisse aller au bon vouloir de la vie, je veux te voir, te sentir vibrer, te voir sourire réellement, t’entendre rire aux éclats, t’entendre dire que ta vie est telle que tu l’as toujours voulu.
J'ai relu et je me suis dit, bêtement "Ce n'est pas possible que ça soit moi qui lui ai écrit ça". Je ne me reconnais pas quand je relis ces quelques lignes. Je me reconnais dans celle à qui je les adressée. Je me demande qui est cette femme, si sensible, si pleine de vie, de rage de vaincre, si prête, si faite pour vivre. Aujourd'hui, je ne pourrai pas exprimer un tiers de ça, à personne. Si on me demande ce que je voudrais, je dirai tout au plus "Tu fais comme tu veux, je m'en fou, prends toi en charge". Elle me manque cette femme que j'étais. Je me manque. Je voudrais retrouver cette sensibilité. Je voudrais vivre ma vie à bras le corps. Tout est paisible maintenant. Qu'est-ce que j'étouffe. Ce que j'aimerai brûler de nouveau. Ce que j'ai de feux éteints. J'ai le sentiment de me laisser vieillir. De ne plus être capable d'animer quoi que ce soit chez moi ou chez l'autre. De garder rien que pour moi et égoïstement mes richesses intérieures.

Et puis il y a une autre femme que j'étais. Celle qui s'avouait :
D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été viscéralement attirée par les plaisirs sexuels. Ce n'était pas de la nymphomanie (qu'on ne saurait confondre), mais une forme d'épicurisme : tous les bons plaisirs, je les prends. Faire l’amour, je le vois comme un truc un peu charnel, un peu salissant, violent, je veux salir l’autre avec ma langue, ma bouche, mes doigts, mon sexe, et je veux qu’il me salisse. Et c'est cela même qui me dicte ma façon de faire l'amour avec les femmes, cela même qui me permet de la toucher et d'en éprouver du plaisir, alors qu'elle ne me touche pas. Je me représente ses plaisirs, le plaisir que je peux apporter à son sexe. Je fais attention à chaque détail, je suis une fine observatrice. J'observe le rythme de leurs cambrures, les moments où elles ne se contrôlent plus et ne cherchent plus la pudeur, comment leurs corps réagissent avec une caresse, une pénétration, une morsure, un frôlement, à des mouvements doux, à des mouvements sauvages... Je veux qu'elles éprouvent du plaisir, et les plaisirs qu'elles éprouvent, je les ressens sur moi. La recherche de l'osmose.

A force de rencontre, je me rends de plus en plus compte que les "belles" femmes me déplaisent. Celles qui décrochent des torticolis aux gens dans la rue. Celles qu'on admire, qu'on désire, et jalouse en même temps. A côté desquelles on se sent toujours laide. Leur beauté finit par me lasser, m'ennuyer. Elle est figée,elle n'évolue pas. Ou bien il y a de ces belles femmes qui pourrissent à vue d’œil, leur visage se décompose et devienne laids quand on apprend à les connaître. Alors qu'il y a de ces beautés humbles mais perceptibles, dans un regard, un sourire, une fossette, des mèches de cheveux, une façon de bouger les mains, une nuque à découvert... des détails qui leur donnent un charme, bien à elles, et à force de les contempler, d'observer finement, en détail, ce qu'elles semblent ignorer, nier, ça brille. Elles sont belles en tout et ne le savent même pas, pas encore. Et chaque jour, un peu plus, leur beauté éclate, à force de cette humilité. Et à l'intérieur, des trésors, multiples, intenses. Et ce sont tout ces détails. Ce sont ces femmes là qui me plaisent. Rien d'arrogant, ni d'extravagant. Juste quelque chose qui ressemble à une délicieuse volupté. Les relations amoureuses que je peux entretenir avec ces femmes, je le vois un peu comme des trésors, que je me garde de détériorer, que je sublime : C'est mon émotion humaine matérialisée. C'est la névrose obsessionnelle que je n'ose avouer que par des jeux de lumière, des matières étranges, des beautés qui surprennent, c'est rendre le laid beau, et le beau laid, c'est découvrir son humanité.
A force de vouloir prendre du recul sur l'idée de la Femme, de vouloir les faire descendre de leur piédestal, de me mettre en posture de celle qui domine, de chercher à faire taire mon âme romantique, en ne me laissant jamais être surpassée, je sens mes relations manquer de naturel, de spontanéité. Je ne prends pas le temps d'embrasser toute ma palette émotionnelle. Je ne me laisse plus tant que ça surprendre par une femme. Je ne lui accorde plus tant de beauté. Je ne me laisse plus être atteinte quand elle disparait de ma vie. Je ne leur donne plus de place particulière dans ma vie. Satine oui, elle avait réveillé ça chez moi. Ça éclatait tellement que j'avais même plus les armes pour les maîtriser. J'accueillais en moi toutes les émotions qu'elle me provoquait, mais je n'arrivais pas à les saisir, c'était trop envahissant, ingérable. Ah oui, parce que, j'ai mis fin à notre relation (pas pour ces raisons à proprement parlé mais, qui sait, peut-être?).

Alors oui, il s'agit pas de faire déferler sa sensibilité dans une tempête émotionnelle. Ça, c'est l'adolescence. Mais quand les gens me sortent que "beh oui, les choses doivent être paisibles, tranquilles, cool", je pense pas qu'ils se rendent compte à quel point je suis intense et à quel point je fais baisser en intensité ma sensibilité, à quel point je me fais mourir pour leur ressembler. C'est pour ça que j'adore ces femmes qui manquent totalement de filtre. Qui pleure 5 fois dans l'heure, qui défaillent de désespoir devant une injustice (ou un même un chien qui mourrait dans un film, tiens), qui hurlent de colère au premier mec qui ose leur manquer de respect. Parce qu'elles se permettent des choses que je ne me permets plus de faire. Je me projette.

Alors ce que j'ai envie, c'est de refaire le chemin à l'inverse. Comme un petit Poucet, grappiller les indices et remonter à la source de mon enivrement, de mes joies et raisons de vivre. Un jour j'ai lu quelque chose comme :

"Quand vous voyez un adulte, gardez en tête qu'il est simplement l'enfant qui a grandit".
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Wow le 10.05.18, 20h07 par Onmyoji
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Oui. Quand elles me dépersonnalisent. Ou quand elles tombent successivement sous mon charme sans que je ne comprenne pourquoi, dans le sens qu'il n'y a pas d'autres raisons possibles que des qualités purement physiques qu'elles me trouvent qui pourraient me faire faire et faire dire n'importe quoi, que je sois bête comme mes pieds, méchante comme une sorcière, ça irait.
Il peut y avoir une autre raison, qui n'est pas liée à l'individu, mais à l'évolution de l'espèce humaine.

La pulsion sexuelle est un moyen sélectionné par l'évolution pour assurer la reproduction et la survie de l'espèce humaine.

Le sentiment amoureux et l'attachement (à son partenaire, à son enfant, à ses parents, à ses amis) aussi.

Du point de vue de la survie de l'espèce, il vaut mieux favoriser des pulsions et émotions chez les individus en court-circuitant si besoin leurs facultés de raisonnement, de manière à mettre en mouvement les individus, au risque qu'ils subissent des conséquences négatives qui les auraient peut-être freiné dans leur mouvement vers l'autre si les facultés de raisonnement avaient pris le dessus.

Du coup, peut-être que c'est une explication possible au fait qu'un individu puisse éprouver du désir sexuel ou un sentiment amoureux envers un autre sans raison.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 10.05.18, 20h39 par Hillel

-Alex a écrit :
Oui. Quand elles me dépersonnalisent. Ou quand elles tombent successivement sous mon charme sans que je ne comprenne pourquoi, dans le sens qu'il n'y a pas d'autres raisons possibles que des qualités purement physiques qu'elles me trouvent qui pourraient me faire faire et faire dire n'importe quoi, que je sois bête comme mes pieds, méchante comme une sorcière, ça irait.
Il peut y avoir une autre raison, qui n'est pas liée à l'individu, mais à l'évolution de l'espèce humaine.

La pulsion sexuelle est un moyen sélectionné par l'évolution pour assurer la reproduction et la survie de l'espèce humaine.

Le sentiment amoureux et l'attachement (à son partenaire, à son enfant, à ses parents, à ses amis) aussi.

Du point de vue de la survie de l'espèce, il vaut mieux favoriser des pulsions et émotions chez les individus en court-circuitant si besoin leurs facultés de raisonnement, de manière à mettre en mouvement les individus, au risque qu'ils subissent des conséquences négatives qui les auraient peut-être freiné dans leur mouvement vers l'autre si les facultés de raisonnement avaient pris le dessus.

Du coup, peut-être que c'est une explication possible au fait qu'un individu puisse éprouver du désir sexuel ou un sentiment amoureux envers un autre sans raison.
En ce qu'il s'agit des sentiments amoureux, je ne sais pas. Quand je parle de dépersonnalisation, je parle surtout des premiers instants où je rencontre une femme, et que je sens bien qu'elle voue une sorte de culte à ma "beauté" (parce qu'elle le verbalise, la plupart du temps), ce qui fait que je sais grosso modo que j'aurai beau être vraiment dégueulasse avec elles, bête, conne et méchante, ça les fera à peine réagir.

Par contre -Alex, je suis parfaitement ton raisonnement et il se tient, mais, ça me rend toujours perplexe quand on continue à assimiler le sexe à des mécanismes d'instinct de survie de l'espèce ou à la reproduction. Ça ne me semble pas si logique que la pulsion sexuelle soit le caractère de notre évolution, à ce but (il en fait partie, on est d'accord), ou même que notre corps ou notre psyché ait pu un jour se former de sorte à pouvoir constituer tant de fantasme, de projection et de "déviance" autour du sexe, et alors qu'on est même en capacité d'éprouver de l'attirance sexuelle pour des personnes de même sexe (qui, on est d'accord, empêche la reproduction) dans ce seul but.

Je suis contre aussi cette idée parce que quand je fantasme le corps d'une femme, quand j'envie le corps d'une femme, il n'y a rien chez moi biologiquement parlant qui pourrait faire parler mon désir de concevoir un enfant avec elle... Déjà parce que je n'ai pas la possibilité biologique de le faire donc que je ne me projette pas dans la parentalité ni ce qui permettra à mon enfant à travers elle et à travers moi et à travers nous de bien grandir, ensuite parce qu'il n'y a pas de complémentarité possible entre son corps et le mien pour que ça puisse se faire.

Franchement en tant qu'homo (bi, pans, on s'en fou), la survie de l'espèce humaine, j'en ai pas grand chose à faire, mes petits plaisirs sexuels égoïstes prennent déjà bien assez de place dans mon esprit, haha.

Je pense, peut-être bêtement, que le corps et l'esprit est à la recherche du plaisir, de produire en masse les dopamines pour atteindre la jouissance et finalement l'orgasme, de faire marcher le circuit de récompenses, et qu'à la vue d'un corps qu'on trouve esthétiquement, psychiquement, émotionnellement, ou intellectuellement excitant, la nana aura beau être repoussante, il n'en restera pas moins que l'idée de pouvoir mettre en pratique son désir sexuel, purement animal, reste, et nous donne la possibilité de mettre de côté ses qualités humaines dégueux (quand bien même repoussant) dans le seul but de pouvoir éprouver ce plaisir là.

J'imagine aussi peut-être des raisons sociales, où traîner aux côtés d'une nana qu'on ne trouve même que objectivement et pas assez subjectivement jolie, c'est toujours plus flatteur et ça te met bien plus en valeur qu'une nana envers qui on a du mal à s'avouer qu'elle est belle, si tant est qu'elle va dans le sens contraire des normes de beauté.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 11.05.18, 15h38 par Perlambre
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

La survie de l'espèce n'est pas assurée uniquement par la procréation.

Le sexe procure du plaisir, et crée des liens forts entre les individus. On peut supposer que cela participe à la cohésion et à la survie de l'espèce humaine.

On peut aussi supposer que le fait que tout le monde fasse des enfants menacerait la survie de l'espèce, et que l'évolution aurait favorisé une certaine proportion d'individus ne se reproduisant pas, pour réguler et éviter trop de compétition.

Bref, je ne suis pas spécialiste, et la question est loin d'être tranchée au niveau de la recherche scientifique.

Quoi qu'il en soit, la plupart des individus semble être doté d'un appareil à pulsion sexuelle qui peut se réveiller à tout moment de manière explosive et court-circuiter la Raison.

La rencontre de certains individus déclenche parfois une attraction impérieuse et une furieuse envie de sexe.

Le pourquoi de cela, on est loin d'y avoir répondu.

Ce n'est que mon interprétation, mais je pense qu'il doit y avoir là des raisons qui dépassent notre individualité et nos facultés intellectuelles.

Réfléchir à cela de cette façon peut participer à diminuer le malaise ressenti à l'idée d'une personne qui éprouve un désir envers toi qui ne te paraît pas justifié, donc pas légitime d'une certaine façon.

Une personne peut ressentir du désir sexuel envers toi, sans te connaître et quel que soit ton comportement envers elle, car elle est équipée, comme la plupart des individus, de la fonction de série "pulsion sexuelle impérieuse", sans qu'on sache exactement pourquoi.

Et je te dis ça en sachant à mon modeste niveau ce que ça fait d'être l'objet d'une envie impérieuse de baiser de la part d'une femme, prête à tout pour assouvir ce besoin. C'est moins fréquent dans ce sens là, mais ça arrive parfois, et c'est effectivement surprenant voire déstabilisant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Oui le 10.05.18, 22h01 par Hillel
  • [+1] Intéressant le 11.05.18, 09h02 par Jalapeno

il n'en restera pas moins que l'idée de pouvoir mettre en pratique son désir sexuel, purement animal, reste, et nous donne la possibilité de mettre de côté ses qualités humaines dégueux (quand bien même repoussant) dans le seul but de pouvoir éprouver ce plaisir là.

C'est très vrai, autant le reconnaître. C'est d'autant plus drôle que nous pouvons nous retrouver pris en sandwich entre ce que l'on souhaite intellectuellement d'une relation et la réalité d'une attirance irrésistible pour parfois le premier venu.
Accepter sa dualité n'est pas toujours simple, surtout un fois le plaisir pris et la porte claquée sur un partenaire éphémère.
Perso, sans regretter puisque assumant mon désir de base, je ne me suis néanmoins pas toujours sentie très fière du moment, parfois vaguement nauséeuse, souvent heureuse aussi que l'autre dégage rapidement...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] En effet le 14.05.18, 22h16 par Hillel

Vous me permettrez de m'éloigner un peu des questions de sexe, de love pour parler de mon troisième sujet préféré: le professionnel.

J'ai eu une évaluation professionnelle pour faire le bilan ce que j'ai fait jusqu'à maintenant (depuis quelques mois). J'ai horreur des évaluations. J'ai l'impression de me retrouver à nouveau devant des jurys au moment de passer mes concours, mes examens. Je n'aime pas non plus être le centre de l'attention et qu'elle soit toute concentrique. Je stressais évidemment, même si je savais et sais reconnaître mes qualités professionnelles, j'ai toujours l'impression d'avoir une marge de manœuvre. Je suis perfectionniste.

Mes deux hiérarchiques, là, devant moi, à m'attendre au tournant. Un silence appuyé. Et finalement, que des éloges. Tant d'éloges que j'étais sidérée, le souffle coupé. J'ai bien ressenti à deux trois moments que mon chef était très émotionnel dans ce qu'il disait. C'est ça qui m'a le plus choquée je crois. Que je puisse provoquer autant d'émotion dans mon travail. Susciter autant d'admiration, presque d'envie, de bienveillance, de gratitude, de reconnaissance si et tellement légitimée.

Passant les détails de mes qualités professionnelles, ce qui m'a le plus amené à réfléchir, ou bousculée, c'était ce qu'on me proposait en perspective d'évolution. Parce que si je peux percevoir le reste, ça j'ai du mal à me l'avouer. Que je peux aller, très, loin. Même si, en réalité, on me l'a toujours dit. Tous les tuteurs, employeurs, que j'ai eu, m'ont toujours plus ou moins fait sortir du lot, et en me disant que je ne pouvais pas en rester "là". Qu'il sentait chez moi un potentiel infini. Et là, on me parle réellement d'aller le plus loin possible dans ma fonction. A envisager sur le long terme de devenir cadre, chef d'équipe, de passer des concours, parce que mon évolution est presque indécente tant elle est fulgurante pour, je ne fais que citer, mon âge et un temps si réduit. Mon chef me dit : "Tu n'as pas la trentaine et il ne me semble même pas qu'à ton âge, j'étais autant".

Je ne sais pas. J'entends, je sais, peut-être, au fond, que c'est vrai. Mais j'en suis encore à un stade où je n'arrive pas à accepter que je sois légitime dans ce qu'on me propose.

La vérité c'est que j'ai toujours été une branleuse de première. Que les bonnes notes ou les prix que j'ai raflé à des concours à la con plus jeune, je ne les ai pas eu, ni mérités par mes qualités de persévérance ou de travail, par mon entêtement ou la sueur de mon front. Et d'ailleurs, aucun jeune ou élève ne disait le contraire: je méritais pas, c'était injuste. J'allais, comme on dit, "au talent", ou bien on pensait que je trichais.

Et pourtant, qu'est-ce qu'on a projeté sur moi d'attentes. Je ferai S, je ferai de grandes études universitaires, je serai médecin, avocate, chef d'entreprise! Mais on ne me demandait jamais ce que, moi, je voulais faire, je voulais être. Si on m'avait demandé, j'aurai dit que je ferai une école de cinéma. J'aurai dit que je deviendrai comédienne dans des pièces de théâtre. Mais j'étais pauvre. Et quand t'es pauvre, vraiment vraiment pauvre, que t'as frôlé l'expulsion et que t'en as au moins vécu les menaces, alors que les autres se préoccupent de savoir quel menu Mcdo ils vont choisir, comment ils vont dépenser leur argent de poche semainier ou mensuel, de vivre leur premier apprentissage du monde social, à sortir avec les amis au ciné, à boire des coups en cachette, à s'acheter la dernière fringue de chez les Galerie Lafayette en te pavanant comme un paon, à mettre en valeur ta super piscine dans ta maison 4 étoiles, wé, ils peuvent se permettre de penser à leur avenir et à ce qu'ils veulent en obtenir.

Mais toi, ta seule grande grande préoccupation dans la vie, c'est de savoir s'il reste assez de pain pour manger, et que tu te demandes pourquoi ta mère elle a jamais faim alors qu'elle bouffe jamais. Te procurer des bouteilles d'eau parce que t'as pas de quoi te laver chez toi, et parfois profiter des douches sur la plage quand personne peut te regarder. Quand tu vis avec des bougies, et encore, quand des bougies tu peux t'en acheter. Qu'à chaque fois que tu vois un camion en bas de chez toi, t'as peur qu'on vienne te dégager, voler tes affaires, et que t'ose même plus rentrer chez toi de peur de te faire prendre et qu'on te reprenne les clés. Dans cette situation, t'as pas le temps de penser à ce que tu veux faire ou obtenir de la vie. Tu veux juste survivre. Tu te demandes chaque jour comment tu peux faire pour ramener de l'argent à la maison. Tu bosses durant l'été alors que tes potes profitent de la plage, et l'argent que tu gagnes, il n'est pas pour toi, mais pour elle. Tu décides de quitter l'école avant d'être adulte parce que tu te dis que c'est pas l'école qui va t'aider à te nourrir, à les nourrir. Que t'as besoin de gagner de l'argent pour sortir ta famille de la misère, sans t'avouer que c'est toi que tu veux sortir de la misère. Que tu rêves dans un coin sombre de ta chambre à une vie où les choses auraient été plus simples, plus tranquilles. Où tu aimes tes amis, sans en venir à les haïr de jalousie et d'envie.

Mais je n'avais jamais rien foutu pour mériter mes prix ou mes notes. Ça fait ne que 2-3 ans que je me dis que je mérite vraiment la place que j'ai acquise professionnellement. Où je me dis que je me suis vraiment donnée à fond et que je suis fière de là où j'en suis, quand je regarde d'où j'ai démarré. Mais c'est toujours un peu difficile quand on projette de grandes attentes sur moi. Je me sens pas légitime. Je veux pouvoir me prouver que j'ai bossé d'arrache-pied pour mériter la place que j'ai, et non pas qu'on se repose sur mon prétendu potentiel. Et parfois, j'évolue tellement vite que je me freine volontairement, comme au temps où j'étais l'école. Où je me sabote pour ne pas paraître trop chanceuse, illégitime dans ma réussite. Et trop souvent, je pense à ceux qui sont restés dans la pauvreté, qui galèrent, et j'ai honte de vivre correctement, de manger à ma faim et même de me payer des restaurants, de me faire plaisir, de voyager, d'avoir de l'épargne et une stabilité professionnelle dans laquelle je me sens épanouie.

Sauf qu'en fait ils ont raison. Les opportunités je dois les saisir, plus les fuir. Je ne pourrai pas passer ma vie à me mettre en échec ou à me soucier du potentiel et des capacités de chacun pour ne pas les heurter. C'est comme ça, j'ai des capacités, que je ne comprends pas toujours. Je dois me permettre de réussir, et d'accepter qu'il y a des choses que les autres perçoivent chez moi qui, visiblement, dépassent leurs attentes, et que c'est clair que parfois j'ai aucun mérite parce qu'il y a des choses du domaine de l'innée, mais que finalement je n'ai pas de raison de ne pas apprécier ce que je suis, aussi, et de tirer parti de mes capacités.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Bravo ! le 16.05.18, 02h15 par Avalanche
  • [+1] La suite, vite ! le 16.05.18, 05h04 par Onmyoji
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

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