Ceci n'est pas un carnet de séducteur.

Note : 210

le 25.03.2017 par Hillel

150 réponses / Dernière par Perlambre le 23.10.2018, 19h48

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
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Trop cogiter c'est une superbe qualité en soi pour la créativité et trouver des solutions mais imcompatibe dans les relations sociales je vais dire faut toujours avoir un cntrôle la dessus, pour parler de moi je suis quelqu'un qui pense beaucoup mais je voyais que ça me pourrisser mon quotidien donc j'ai mis les holla, c'était facteur d'anxiété, de projections dans le futur, anticipation des réactions des gens oh la pfff, j'ai bridés ça maintenant c'est beaucoup beaucoup mieux .

Impec , par contre il ne faut pas être une lesbienne en pleine cambrousse comme dans ma situation sinon la c'est mort, déjà que des bars "lambda" et c'est déjà compliqué pour un hétéro alors la

Tiens dérnière petite question en bar quand tu vois qu'il n'y a pas trop d'opportunités ta stratégie ou ton état d'ésprit Girl Power tu fais quoi:D ??, Tu lâches prise et t'éclates et tu te dis ça sera une prochaine fois ? Change d'endroits ?
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Tu dois être à l’aise avec le fait d’être mal à l’aise.
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THS a écrit :Tiens dérnière petite question en bar quand tu vois qu'il n'y a pas trop d'opportunités ta stratégie ou ton état d'ésprit Girl Power tu fais quoi:D ??, Tu lâches prise et t'éclates et tu te dis ça sera une prochaine fois ? Change d'endroits ?
Pour tout t'avouer, je ne vais jamais dans un endroit dans l'optique de choper, si j'y vais c'est surtout pour moi. Je ne suis clairement pas dans la vibe Pick Up Artist où je me donne des défis avec des Wings ou autre. Donc aucune raison de ne pas m'éclater, parce que c'est le but, de base. :)


Satine : Évolution compliquée, symptômes de ma PN, auto-sabotage, foirage complet

Bon, je pense que vous ne verrez pas les fruits d'une rencontre avec Satine. Voilà pourquoi:

On devait se voir avec Satine. Auparavant, il me fallait absolument entendre sa voix au téléphone, on l'a fait. Je pensais passer un coup de fil de 10 minutes, juste pour m'assurer que je n'allais pas vers un no man's land, mais on est restée 2h30 au téléphone parce que... c'était bien en fait. J'ai coupé la conversation parce que, de un, c'était pas le jour de notre rendez-vous, de deux, de mon expérience, mettre fin à une conversation téléphonique dans un des moments les plus intéressants est plus propice à faire grimper l'intérêt que quand elle redescend. Donc, j'avais reçu un message la seconde plus tard qui disait:
Satine: J'avais pas envie de raccrocher.
Message auquel j'ai répondu le lendemain parce que je ne l'avais pas vu (de trois, on ne s'excuse jamais). Bref, pour dire que jusqu'au moment du rendez-vous, je l'ai emmené sur des montagnes russes pour la faire pâlir d'envie de me connaître. Ce qui marchait plutôt bien puisqu'elle m'a envoyé un jour où j'ai fait silence radio:
Satine: Ne pas regarder mon téléphone toutes les minutes. Ne pas attendre ta réponse avec impatience. Ne pas t'envahir. Ne pas te saouler.
Sensualité aussi à foison, puisque les 70% de nos conversations tournaient autour du sexe. Il y a eu des complications de son côté (de santé, que je ne vais pas approfondir) qui ont conduit à annuler notre rencontre.

Après rétablissement, elle m'explique qu'elle est en déplacement pro dans [ville] durant une semaine. Et que, comme elle crevait d'envie de me voir quand même, de venir passer le week-end avec elle (et tous les fantasmes qui s'en suivent). J'ai accepté parce que je trouvais ça cool.

Entre temps, on a partagé plus d'intime, de personnel. En fait, elle s'est beaucoup dévoilée à moi. On parlait de son expérience avec les femmes et donc, elle m'a parlé de cette rencontre un peu traumatisante qu'elle avait eu avec une nana... qui la marquait encore même si c'était terminé depuis un an.

Bref, elle m'a décrit les grandes lignes de ses comportements et j'ai direct saisi que cette nana avait eu un comportement toxique, malsain, manipulateur envers elle. Qu'elle avait eu la même expérience que j'avais eu avec ma PN, sauf qu'elle, elle le sait pas. Ça m'a replongé le nez dedans. Elle me donnait trop d'armes et d'éléments pour une rechute "dans la peau de ma PN". Et c'est un truc que je ne supporte pas vivre comme expérience interne. Et son histoire là... gros mécanisme de défense.

Je lui ai sorti de nulle part que je ne viendrai pas. Que je n'allais pas faire des kilomètres pour voir une fille que je connais à peine et qu'on trouvera une autre occasion. Elle a pas compris, du tout. Totalement désemparée. Elle m'a dit d'accord, qu'on faisait comme je le sentais. Puis après je suis devenue froide. Genre vraiment beaucoup. Elle comprenait pas non plus. J'ai consciemment tout fait pour la faire fuir:
Satine: C'est moi ou il y a quelque chose qui a changé depuis que tu as changé d'avis pour [ville]? C'est peut-être juste une impression après tout...
Hillel: Non tu ne te trompes pas. Enfin, je ne crois pas.
Satine: Ok. J'ai dit quelque chose de mal?
Hillel: Oh non. C'est juste que j'ai besoin de "vrai". Donc qu'au bout d'un moment, je relâche un peu d'attention. Ce n'est pas contre toi.
Satine: Wow. Ok. Euh... je trépignais de te rencontrer mais là je ne reçois pas bien ce changement assez soudain. Je ne suis pas sûre de comprendre de quoi il en retourne ou d'avoir envie de chercher. Alors peut-être que c'était stupide de ma part. Je pensais avoir fait de mon mieux pour pouvoir te rencontrer et te découvrir. Visiblement pas. Alors je m'excuse mais je ne peux pas proposer mieux.
Hillel: D'accord. Tu fais comme tu veux Satine. Je ne t'impose rien. Si tu ne veux pas chercher plus loin je ne demande pas à ce que tu le fasses. Tu m'as posé une question et je suis honnête, c'est tout. Si ça te déplaît, d'accord, je l'entends. T'as pas à t'excuser. Moi non plus.
Satine: C'est juste que je suis pas à l'aise avec le chaud/froid. Donc si d'aventure tu avais envie que l'on discute de tout ça de vive voix... oui, avec plaisir.
Je lui ai dis que oui, je n'ai rien contre le fait de discuter. Je m'en suis assez rapidement voulue. De l'auto-sabotage dont j'étais l'auteure.

J'ai essayé d'arranger les choses derrière mais ça a foiré. A savoir que je l'ai laissé respirer quelques jours. Puis j'ai jaugé la température en envoyant un message anodin. Froideur. On a proposé de s'appeler d'ici là. J'ai relaissé couler. Puis j'ai tenté un message humoristique, alors qu'elle était en soirée. Au début petit sourire. J'ai continué parce que ça semblait prendre. Le but c'était de ne pas retomber dans le sérieux avant notre appel. De rester légère, de dire des bêtises pour faire rire, de détendre, d'apaiser la tension. C'est passé, jusqu'à ce qu'elle soit titillé sur un message qu'elle a pris au premier degré.
Hillel: Je ne disais pas ça sérieusement...
Satine: Roh! Merde. Pardon.
Hillel: Je vous excuse.
Satine: Chui nulle. Je suis d'un susceptible en ce moment c'est chiant, j'envoie dans la gueule de tout le monde.
Hillel: Tout va bien.
Satine: J'aime pas quand je suis comme ça.
Hillel: Hey, ça arrive, il y a des périodes comme ça où, juste, on a besoin d'envoyer chier. Puis après, tu laisses ça de côté et tu t'accroches à ce qui te fais sourire. Et moi de mon côté, j'arrêterai les blagues douteuses, haha.
Satine: Disons qu'avec la friction de l'autre soir, j'ai de l'appréhension et je suis sur la défensive. Raison pour laquelle j'ai envie de te parler de vive voix. Ça crée ça et je veux plus être comme ça.
Hillel: Être comment?
Satine: Ça. Susceptible. Désagréable. Je refuse juste catégoriquement d'entretenir une relation qui me conduit à être comme ça. Trop fait. A l’écœurement.
Hillel: Oh. Ça c'est encore autre chose. J'ai l'impression du coup que c'est plus "On continue et on se rencontre ou on laisse tomber". Donc on en parle demain, d'accord?
Satine: Oui oui. Évidemment, c'est pas le moment, avoir deux conversations en même temps... Comment veux-tu éviter les quiproquos [elle s'autocite]?
Hillel: Allez, profite de ta soirée. ;) Prends du bon temps, fais toi plaisir. En attendant demain, je te souhaite une bonne soirée.
Satine: Je t'embrasse.
On s'appelle demain. Donc voilà, je pense que j'ai foiré avant la rencontre avec une fille qui potentiellement aurait pu me plaire beaucoup. Game over.

:fuckyeah:

Faut sérieusement que je débloque mes mécanismes de défense.
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Et tu ne veux pas lui expliquer les raisons de ton blocage ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] C'est pas faux le 09.04.18, 21h45 par Hillel

Moumane a écrit :Et tu ne veux pas lui expliquer les raisons de ton blocage ?
C'est ce que j'ai fait... à ma manière. Je n'ai pas vraiment expliqué, j'ai pas même parlé de mon expérience et de mes appréhensions parce que, je ne voulais pas tomber dans le pathos auprès d'elle. Je me suis dit qu'en fait mes blocages ça ne concernaient que moi et que je n'avais pas à la faire participer à/lui faire subir ça. Je dois juste arrêter mes conneries si à un moment j'ai envie d'avancer. Me botter les fesses. Agir autrement, penser les choses autrement. En fait, j'ai pas besoin que ma PN, ou son souvenir, sabote mes relations (ou mes rencontres). Elle mérite pas cet honneur.

Donc je suis allée droit au but: Juste, que je ne tiens pas particulièrement au fantasme, que je veux la voir, en vrai, je veux qu'elle me voit, pour de vrai, et ça sera bien, et ça sera cool comme ça.

En tout cas, on s'est rabibochée au téléphone. Ouf! On a prévu de se voir la semaine prochaine. Libido +infini.

A vrai dire, je suis surtout impatiente de savoir ENFIN si notre alchimie est réelle. Je suis en suspense ultime.

P.S: J'avais vu ce film y a peu.
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Je ne sais pas si on peut parler de cul dans les journaux. Genre vraiment. Vous me censurerez si besoin.

Pour info pour ceux qui ont la foi:
Vaginisme.

Le vaginisme se caractérise par la contraction involontaire des muscles du périnée lors d’une tentative de pénétration. Cette contraction rend la pénétration du vagin impossible et occasionne des douleurs. La femme décrit une sensation d’échauffement, de brûlure, d’irritation ou une impression de lésions à l’entrée de son vagin lorsqu’il y a une tentative de pénétration.

Qu’est-ce qui cause cette douleur au périnée?

Pour plusieurs femmes souffrant de ce problème sexuel, la cause première est la peur d’avoir mal lors de la pénétration.

Cette peur, comme toute autre peur, provoque un état de tension musculaire généralisé à tout le corps. Or, chez les femmes souffrant de vaginisme, la tension sera particulièrement forte dans la région génitale et périgénitale (les cuisses, les fesses, l’abdomen et les muscles périnéaux).

Divers facteurs peuvent expliquer cette peur d’avoir mal. Par exemple, une femme qui a une faible connaissance de son corps et de ses organes génitaux peut avoir de la difficulté à concevoir qu’un pénis puisse entrer dans son vagin.

Elle a l’impression que le pénis est trop gros et trop long et que son vagin est trop petit et trop étroit. Cette fausse perception l’amènera à croire que la pénétration lui occasionnera des blessures et de très grandes douleurs.

Des expériences antérieures négatives peuvent aussi alimenter la peur de la pénétration. Une première tentative de pénétration faite de façon hâtive ou brusque pourra occasionner des inquiétudes à l’idée de recommencer. Un abus sexuel subi dans l’enfance, l’adolescence ou la vie adulte pourra aussi entraîner des peurs importantes et être à l’origine du vaginisme.

Chez certaines femmes, le vaginisme est en relation directe avec la grossesse et la maternité. La peur de la pénétration est présente, mais la cause profonde est une impossibilité ou une grande difficulté à se voir enceinte, à s’imaginer accoucher et s’occuper d’un petit bébé. Pour ces femmes, le vaginisme est en relation directe avec leur identité de femme et une certaine immaturité dans le développement de leur féminité.

Source: http://sexologues.ca/vaginisme/
J'avais déjà abordé plus ou moins dans mon journal que la pénétration m'était difficile. Parait que ça s'appelait "vaginisme". Je ne sais pas si c'est ça, mais c'est le meilleur mot aujourd'hui pour décrire ce que je vis sexuellement.

Ce qui me bloque principalement, c'est la peur d'avoir mal. Dès que je sens quelque chose s'approcher de trop près de l'entrée du vagin, je me ferme comme une huître.

La découverte des "symptômes" :

La première fois que j'ai essayé de mettre un tampon, il n'y avait rien à faire. La deuxième fois, je me suis dit qu'en forçant un peu ça allait passer. Résultat: J'ai eu super mal et je pouvais à peine fermer les cuisses ou m'asseoir.

Le pire c'était les visites chez le médecin. J'évitais les visites le plus possibles jusqu'aux nécessités impérieuses. Déjà parce qu'il fallait montrer mon sexe à un inconnu et que je ne savais pas ce qu'il allait en faire, ce qui n'avait pas tendance à me détendre, mais je le faisais. Ensuite parce que cet inconnu devait me tripoter et me pénétrer, alors que je savais que ça allait être difficile, mais je laissais faire parce que c'était nécessaire. J'ai parlé une seule fois de mon appréhension de la douleur, au tout début, puis, j'ai arrêté d'en parler quand il m'a fait comprendre que j'en faisais des caisses pour pas grand chose et que c'était pas acceptable l'idée que je sois mal parce que: 1/Il me voit toute nue 2/Il doit me pénétrer. Vu qu'il est médecin. Du coup j'avais honte, je me suis tût les fois suivantes et je le laissais faire en serrant les dents. Puis il s'énervait en braillant un "détendez-vous!" parce qu'il se sentait que la pénétration était difficile et que je me contractais. Sauf que je n'y pouvais rien, c'était incontrôlable. Le vagin se contractait tellement que j'avais de grosses douleurs plusieurs heures après la consultation. Bref.

Ce qui me posait le plus problème c'était durant mes rapports sexuels avec les femmes. Quand une femme tentait de me pénétrer avec un doigt, elle sentait la contraction, l’étau se resserrer. Pour moi, c'était douloureux, et je n'éprouvais aucun plaisir. Sauf que, va savoir pourquoi, même entre femmes, y'a un genre de réflexe du coït, comme si fallait forcément passer par là, et elles n'y vont pas main morte. Alors j'ai été amené à en parler avant tout rapport, qu'elles ne doivent pas me pénétrer sauf si je le leur demandais. C'était valable aussi pour ma première relation "longue", qui n'a jamais réussi à me pénétrer vraiment.

Tentative(s) de pénétrations sexuelles

Il y a une seule femme qui a vraiment réussi à le faire en me procurant un réel plaisir. C'était Emilie. Sous ses doigts, je fondais de plaisir, et je les réclamais plus que de raisons. Alors un jour, je me suis dit que peut-être qu'avec elle j'arriverais à "plus". Je lui ai dis que j'avais envie qu'elle me pénètre, avec un god ceinture. D'autant que je crevais d'envie qu'elle me prenne en levrette. Elle ça l'excitait. On était allée ensemble dans un sex shop, à faire le tour des gods. On a choisi le "double god", celui où il n'y a pas de ceinture (parce qu'elle n'en voulait pas), où le god est maintenu par une autre extrémité spécialement conçue pour s'insérer et rester dans le vagin.

Un soir on a essayé. J'étais tendue, forcément, parce que je savais que ça n'était pas ses doigts, mais un truc à la forme et l'apparence d'un pénis. Et l'imaginer me terrifiait. J'avais attendu le dernier moment, celui où j'étais le plus excitée, trempée, avec une envie extrême qu'elle me pénètre, tout pour lui permettre de réussir... mais non. Au moment où j'ai senti le god effleurer mon vagin, je me suis fermée comme une huître. Elle n'a pas du tout réussi à me pénétrer, même pas d'un cm, et on n'a pas forcé. On a essayé une deuxième fois: même résultat. Sauf que sérieux, j'en avais marre. Je me suis dit que ça bloquait au début mais qu'une fois que ça passerait, ça glisserait tout seul. Alors je l'ai sommé de forcer, d'y aller franchement, de toutes ses forces, que j'étais prête à le recevoir, de ne pas faire attention à mes résistances, je l'ai même guidée avec mes mains parce qu'elle avait trop peur de me faire blesser... et là c'est même pas moi qui l'ait arrêté. Juste, la contraction et la résistance était tellement forte que le god s'est simplement et purement plié, au point que ce qui était conçu pour rester dans son vagin est complètement sorti. Elle l'a décrit quelque chose comme:
Emilie : C'était vraiment hyper dur. Comme un mur très opaque. C'était impossible de te pénétrer.
J'étais au bout de ma vie. J'avais pourtant tellement, tellement envie qu'elle me pénètre. Je sentais ce désir insoutenable que je ne pouvais pas assouvir parce que j'avais cette putain de résistance psychologique face à laquelle j'étais impuissante. Je savais donc que forcer, même avec violence, ne servait à rien.

Je débloque: les résistances se lèvent.

Là ces derniers temps, avec cette découverte qu'est l'attirance que j'éprouve envers certains hommes, je veux absolument régler ce problème. Parce que clairement, quand j'imagine un mec, je n'attends pas de lui qu'il s'occupe uniquement de mon clitoris. En prime, j'ai décuplée mon envie et désir d'être pénétrée lors de mes rapports sexuels. Et je rêve toujours de ma levrette.

Alors j'ai pris rendez-vous chez un gynéco, déjà. Mais l'attente est de 3 mois. J'ai donc décidé d'y aller de mon propre traitement, en attendant. Voilà, j'ai acheté un god pour me faire des séances vaudous.

:awesome:

Pas un trop petit parce que, ce serait trop simple. Non, je voulais un truc à peu près réaliste, de la taille d'un pénis lambda, pour que le jour où je sois pénétrée par un vrai, je ne sois pas surprise ou prise au dépourvu. Les 2 premières fois que j'ai essayées, impossible. Je le faisais parce que j'en avais envie, hein, c'était pas systématique. Mais trop d'images négatives qui me venaient, trop de résistance psychologique. Je n'ai pas forcé cette fois-ci parce que, déjà je savais que ça faisait très mal de forcer, et ensuite, parce que je considérais que je n'étais pas censée souffrir autant "juste" pour être pénétrée, merde.

Et puis je ne sais pas trop pourquoi. Un jour s'est passé. Hop. Pas comme une lettre à la poste mais c'est passé. Pas entièrement mais un peu. Ça faisait mal alors je n'ai pas continué. Puis finalement, j'ai découvert qu'il y avait certaines positions qui favorisaient la pénétration. Relever le bassin par exemple. Mettre les cuisses dans une certaine position. J'ai donc pu le mettre entièrement. Pour vous ça sera peut-être rien mais, pour moi c'était genre WAOUUUU! Bon cela dit, j'éprouvais pas de plaisir particulier. En prime, je pouvais pas vraiment faire de va et vient. Pouet.

Finalement, le must, c'était il n'y a pas très longtemps. Il est rentré, je pouvais taper dans le fond, et en prime j'ai éprouvé un gros plaisir (bien que le clito est toujours de mise au bout d'un moment...).

Alors voilà. Je suis contente d'annoncer que mes résistances se lèvent et que depuis mes premiers pas dans ma vie sexuelle, mon vagin accepte enfin la pénétration. Ce qui fait que je suis moins "stressée" et plus ouverte à l'idée de baiser avec un mec. Passer de la pratique "nature morte" à la pratique "vivant".

Trouver le mec.

Maintenant il faut le trouver. Ce mec, là. Celui que je permettrais de rentrer dans mon intimité. Mais je ne me presse pas. Je veux quelque chose de spontané, dans le sens que l'envie me vienne en le rencontrant, et pas le contraire. Je ne veux pas fouiner sur le net ou une appli, parce que j'estime que je n'ai pas besoin de ça, d'autant que la forme "froide" et virtuelle d'internet a tendance à ne me faire associer le mec à une attirance, alors qu'en face à face c'est beaucoup plus palpable chez moi. Et puis, Satine est toujours dans mon collimateur, ce qui fait que je pense peu aux mecs et plus aux femmes.

Plusieurs choses me débectent:
  • Déjà physiquement, j'ai toujours été plus ou moins "exigeante"... J'ai longtemps cherché à "combattre" mon attrait à l'esthétique, mais... j'y arrive pas. Ça viendra peut-être un jour. Pas que je pense que c'est légitime mais bon, c'est un constat. Du coup je me sens attirée uniquement par les belles gueules, je fonds d'autant plus devant de jolis carrures, et j'accorde à peine un regard au mec moyen. Il y a pas foule de mecs que je trouve objectivement beaux et attirants autour de moi. Pourtant j'en croise et en rencontre des tonnes à la journée. Les potes de mes potes que je rencontre en soirée ne sont pas ouf, faut dire qu'elles les sélectionnes pas pour leurs belles gueules. Il y a Belle-Gueule, bien sûr. En dehors de lui, il y avait eu ce serveur à moustache au regard croisé durant un rencard.
  • Je ne sais pas si je peux dire que ça me donne de réelles chances, parce que comme dit dans plusieurs posts, j'ai pas full confiance en moi physiquement, je ne me considère pas comme une top modèle sulfureuse de base et je n'ai pas l'impression de pouvoir faire mieux, je fais déjà tout pour me mettre le plus en valeur. Mais je ne sais pas, j'ai l'impression qu'un joli mec sera plus exigeant physiquement qu'une jolie fille qui pourra s'accommoder de mon talent spirituel pour lui faire plus ou moins dire que je suis jolie. Puis, les compliments chez moi, ça rentre par une oreille et ça sort par l'autre, j'ai une sale manie de ne pas les intégrer. Donc si je devais me croiser dans la rue et me noter, je me donnerai honnêtement à peine un HB4. J'ai tellement l'impression d'être un boudin sur pattes, haha. Ce qui est contradictoire parce que, je pense qu'en partie, si je suis exigeante physiquement, c'est que je suis exigeante physiquement envers moi-même.
  • Il n'y a pas d'aspect sentimental en jeu. Dans le sens que je ne me projette pas dans une relation, même ouverte, même libre, même irrégulière avec un mec. Ce qui fait que c'est pur sexuel et qu'émotionnellement, ça risque d'être un peu plat plat.
  • Autant, j'ai 200% confiance en moi et ma valeur avec les filles, autant, avec les mecs je suis proche de 0%, parce que je ne les ai pas fréquenté de façon sexuée depuis... 9 ans? Sachant que les mecs ados avec qui j'ai eu des relations ne sont pas les mecs adultes. J'ai zappé une partie de mon apprentissage. Du coup, j'ai l'impression que je dois repartir de zéro en séduction, parce que j'ai tout à réapprendre et à tester, prouver et approuver, ce que je trouve chiant et peu réjouissant.
  • Les signes d'intérêt que je sais percevoir chez les filles, c'est totalement flou avec les mecs parce que, je ne sais pas si certains signes s'équivalent. Ce qui est assez drôle parce qu'à une époque je pensais l'inverse, jusqu'à ce que je maîtrise mon interaction avec les filles. J'en suis limite à me demander devant un mec: "Est-ce que ce gars est hétéro? Est-ce que j'ai une chance de lui plaire?". WTF.
Hillel retourne sur les bancs de l'école.

J'avais accompagné Belle-Gueule a une séance de sport, en salle. Pas pour m'y inscrire mais, parce qu'il me tannait pour que j'en essaye une avec lui. J'ai accepté, pour rire, et parce que je ne dis jamais non pour tester de nouvelles choses, de nouveaux endroits. Nouveaux parce que, j'ai toujours fait du sport "en club", dans des disciplines spécifiques, j'avais jamais testé le sport en salle. Honnêtement, c'est un peu obscur et incompréhensible pour moi haha. Et aussi parce qu'il me vannait à mort en disant que je ne tiendrai pas 10 minutes (faut dire que je suis fine, ce qui peut faire croire que). Bon, ce qui s'est passé, c'est que j'avais beau y aller à fond, accélérer le rythme, augmenter le nombre d'exercice, monter les poids... j'ai à peine eu la sensation de transpirer pendant que je voyais des gens à l'agonie, alors que chez moi, le sport se doit d'être insoutenable physiquement couplé à un vrai effort mental... mais bon, chacun son trip sportif.

Ce qui était surtout à noter, c'était le coach. Un belle-gueule 2. Yeux lagons, superbement foutu, sourire à croquer. Je faisais nécessairement la meuf débutante et maladroite pour qu'il s'occupe de moi. Je lançais des vannes à Belle-Gueule pour le faire rire, lui. Tout ça pour dire que aaaaah dieu, il était craquant. Limite, croiser le regard de Belle-Gueule alors qu'il n'avait aucune raison valable de me regarder, ça me faisait plus ni chaud ni froid. J'étais tellement dégoûtée qu'il me voit dans ce contexte, avec des habits de sport, la gueule à peine maquillée, les bouclettes en désordre, à faire des mouvements et des exercices tous sauf sexy. A côté, je voyais cette nana, qui n'est pas typiquement mon style parce que trop BCBG, mais qui avait deux fois plus de gueule. Et tu sais, toi t'es là, en mode Bridget Jones, au comble de l'anti sex appeal, à t'avachir comme une baleine échouée après une séance de gainage, et puis t'as cette putain de meuf bien foutue sous tout rapport, les abdos saillants, qui s'élance comme une gazelle sur les barres avec la voluptée d'une danseuse classique, objectivement deux fois plus canons que toi, qui attise le regard des mecs (dont Belle-Gueule) et qui relève sa poitrine de façon limite exagérée histoire qu'on la loupe pas, tout en tâtant avec "candeur" les muscles du coach. Et là tu te regardes et tu dis merde, regarde toi, t'as aucune chance, zéro pointé.

Bref, mon état d'esprit était :

1/ T'as aucune chance avec ce mec.
2/ Cette nana HB20 a déjà mis le grappin dessus et toi t'es HB4 donc mathématiquement, t'es out.
3/ Je ferai plus jamais de sport en salle.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 19.04.18, 10h25 par Mr.Smooth
  • [+1] Intéressant le 19.04.18, 18h52 par Moumane
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Alors, en vrac mais pas complètement dans le désordre :

- as-tu déjà songé à aller chez une gyné, une femme ?
Je pense aussi que tu peux obtenir des adresses auprès d'associations d'aide aux femmes qui ont été victimes de violences sexuelles, ou auprès de thérapeutes qui travaillent sur la sexualité, et choisir ainsi quelqu'un de sensibilisé à ce type de blocage, à qui tu pourras aussi faire part de ton histoire et de ton appréhension vis-à-vis de l'acte même de l'examen gynécologique.

- as-tu déjà songé à entamer une thérapie pour t'aider à dépasser le traumatisme du viol que tu as subi ?

- as-tu déjà songé à effectuer un travail, éventuellement thérapeutique, sur ton estime de soi ?

- as-tu déjà songé à te mettre un peu moins la pression ?

Alors, le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis vraiment pas une experte de la pénétration, mais plutôt que de commencer direct par le gode, pourquoi ne pas utiliser tes petits doigts ? Par exemple, une possibilité serait de chercher à activer quotidiennement cette zone, en te pénétrant une (ou plusieurs) fois par jour, avec un ou deux doigts, juste histoire de réactiver de façon bienveillante cette zone de ton corps, de dire à ton vagin : "coucou, je suis là, tu existes aussi et tu peux aussi me faire du bien, donc voilà, je voulais juste te dire bonjour, à la prochaine !"

Et sinon :
et en prime j'ai éprouvé un gros plaisir (bien que le clito est toujours de mise au bout d'un moment...)
Ça, je crois que c'est normal. En fait, d'après mes connaissances, le clitoris est toujours actif, puisque le clitoris n'est pas uniquement la petite "perle" visible, mais est aussi composé de membranes qui entourent le vagin (je ne suis pas sûre d'employer les bons mots), du coup j'ai déjà lu que le plaisir vaginal est en réalité aussi un plaisir clitoridien.
Donc si je devais me croiser dans la rue et me noter, je me donnerai honnêtement à peine un HB4. J'ai tellement l'impression d'être un boudin sur pattes, haha.
Mais pourquoi tu n'appliques pas à toi-même ce que tu écrivais sur les femmes dans le sujet sur les stéréotypes subis par les femmes ? C'est facile à dire, mais aime-toi peut-être... un peu plus ?
Autant, j'ai 200% confiance en moi et ma valeur avec les filles, autant, avec les mecs je suis proche de 0%, parce que je ne les ai pas fréquenté de façon sexuée depuis... 9 ans?
Mmm.
Honnêtement, je ne suis pas sûre que cela soit fondamentalement différent. Tu maîtrises très bien les codes avec les filles, alors pourquoi pas avec les hommes ?
Du coup, j'ai l'impression que je dois repartir de zéro en séduction, parce que j'ai tout à réapprendre et à tester, prouver et approuver, ce que je trouve chiant et peu réjouissant.
Et le plaisir dans tout ça ? La découverte ? Est-ce que tu t'aides vraiment en voulant te prouver quelque chose ?

Et là tu te regardes et tu dis merde, regarde toi, t'as aucune chance, zéro pointé.

Bref, mon état d'esprit était :

1/ T'as aucune chance avec ce mec.
2/ Cette nana HB20 a déjà mis le grappin dessus et toi t'es HB4 donc mathématiquement, t'es out.
Mmm ! Ah ben là, c'est un peu comme ce que j'avais écrit à un autre endroit de ton journal : le fouet, y a que ça de vrai.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 19.04.18, 22h17 par Hillel
  • [0] A lire le 20.04.18, 11h47 par Avalanche

@Moumane: Merci pour ton retour, toujours constructif. Je ferai mon propre retour quand je sortirai de mon méchant rhume de la mort et que je pourrai à nouveau mettre mon cerveau sur "on". Là il est en compote complet et en mode grosse feignasse, et je suis pas contente du tout parce que j'avais prévu plein de truc cool ce week-end et que j'ai l'impression que je vais devoir annuler et/ou réduire ma disponibilité en me faisant chier devant Netflix. Mais:
Mmm ! Ah ben là, c'est un peu comme ce que j'avais écrit à un autre endroit de ton journal : le fouet, y a que ça de vrai.
Ça me fait encore sourire/rire ton histoire de fouet haha! Tu me fais penser à une maman toute douce qui lèverait gentiment les yeux au ciel toute exaspérée face à la connerie de la jeunesse, qui dirait "t'es conne ma pauvre fille" mais qui caresserait les cheveux tout affectueusement.

(Gorafi et Putaclic cite : Le rhume aurait un principe psychoactif plus puissant que le THC!)
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

@Moumane:
- as-tu déjà songé à aller chez une gyné, une femme ?
Je n'avais pas pensé à me rapprocher des assos pour obtenir des adresses "sûres". C'est une bonne idée.
- as-tu déjà songé à entamer une thérapie pour t'aider à dépasser le traumatisme du viol que tu as subi ?
Oui, je me suis dit que je le ferai, avec toute la bonne volonté du monde. J'y réfléchirai plutôt pour la fin d'année (parce que le suivi thérapeutique, ça a un coût assez énorme). En attendant, je ne veux pas trop trop avoir à y penser avec un travail en profondeur.
- as-tu déjà songé à effectuer un travail, éventuellement thérapeutique, sur ton estime de soi ?
Pas spécifiquement sur l'estime de moi. Mais j'ai déjà rencontré pas mal de thérapeutes, psys, de tous les versants et tout bord, femmes, hommes, ça ne m'a jamais servi à grand chose, et à eux non plus. Honnêtement je suis un cauchemar pour les thérapeutes et j'ai vu chez eux plus d'une crise d'angoisse. Pas que je le recommande à d'autres gens, juste, ces méthodes sont pas adaptées pour moi, parce que je pense que j'ai un principe trop actif et lucide, et que j'ai toujours une marge supplémentaire d'évolution par rapport à ce qu'ils veulent proposer à un instant T. Aussi que j'identifie et m'adapte rapidement à leur mode de réflexion, d'analyse et de pensées, et donc que je sabote mes thérapies. Et c'est pas du tout volontaire, mais instinctif.

La seule m'ayant vraiment aidé étant la TCC pour gérer l'anxiété, j'adorais cette femme. Mais, elle n'était pas en capacité de me prendre en charge dans le cadre d'un suivi long. Donc au bout d'un moment j'ai arrêté de fréquenter ce milieu et j'ai appris à me gérer moi-même et j'évolue plus vite de cette façon. Il y a que l'aspect "violence sexuelle" où je sens que j'arrive à mes limites de "l'auto-gestion".

Il se trouve que niveau estime de moi, en dehors du physique, je vais bien. Mon perfectionnisme ne joue plus contre moi, mais avec moi.
- as-tu déjà songé à te mettre un peu moins la pression ?
En vrai, quand bien même je n'y arriverai pas avec les mecs, je ne serai pas malheureuse, il y a les femmes, surtout. C'est surtout ma sexualité à laquelle je tiens, mais, ce n'est pas si vital.
Honnêtement, je ne suis pas sûre que cela soit fondamentalement différent. Tu maîtrises très bien les codes avec les filles, alors pourquoi pas avec les hommes ?
J'imagine, comme potentiellement une fille qui a toujours vécu des relations avec des mecs perdraient sa maîtrise en allant vers des filles... En tout cas, c'est un truc que j'ai constatée avec les femmes que j'ai fréquentée qui étaient jusqu'à maintenant "hétéro-pratiquante".
Et le plaisir dans tout ça ? La découverte ? Est-ce que tu t'aides vraiment en voulant te prouver quelque chose ?
Je ne me prouve rien. Quand je dis "à prouver", je parle de façon de faire, efficiente ou non. Le découvrir en soit, c'est un plaisir, c'est vrai. Juste parce, je suis curieuse de nature et que j'aime les nouvelles expériences. Par contre devoir me retaper les questionnements sur la séduction, honnêtement ça m'épuise d'avance. Haha.

Puis il y a quelqu'un sur le fo' (j'ose pas citer haha) qui m'a dit un truc très juste et qui me parle, qu'en fait je désire qu'instinctivement les mecs, parce que mon conscient est "repoussé" par les mecs, donc que je suis attirée que par les mecs les plus attirants plastiquement. C'est vrai parce que finalement, pour le moment, l’émotionnel ne rentre pas en jeu. C'est une attirance "froide", purement animale, ce qui doit ressortir lorsque je parle de ça.

Maintenant, je me dis de plus en plus que je ne pars pas de rien, et que finalement, si j'ai appris et compris les bonnes "bases" de la séduction, avec les femmes, et pas juste frôlé les notions de façon superficielle, ça va aller vite avec les garçons.
Mmm ! Ah ben là, c'est un peu comme ce que j'avais écrit à un autre endroit de ton journal : le fouet, y a que ça de vrai.
<3

Pour cette question:
Mais pourquoi tu n'appliques pas à toi-même ce que tu écrivais sur les femmes dans le sujet sur les stéréotypes subis par les femmes ? C'est facile à dire, mais aime-toi peut-être... un peu plus ?
Je fais faire un autre post parce que ça "mérite" un post à part entière et que celui là commence à être longuet.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 21.04.18, 20h08 par Moumane
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Donc, réponse partie II:
Mais pourquoi tu n'appliques pas à toi-même ce que tu écrivais sur les femmes dans le sujet sur les stéréotypes subis par les femmes ? C'est facile à dire, mais aime-toi peut-être... un peu plus ?
C'est une bonne question. Du coup, ça va me permettre de verbaliser/conceptualiser mes appréhensions:

Je pense que... j'aime pas dire ça, mais, pour le moment, le mec "moyen" ne m'attire pas, en tout cas, pas au premier visu. Fin', je ne veux pas me prononcer trop vite parce que, peut-être qu'une certaine forme d'intelligence ou de féminisme chez un mec pourrait, mais, je suis en exploration.

Par "mec moyen" j'entends, un mec qui n'est pas moche, qui peut-être très beau, aussi, mais qui n'a pas travaillé de dingue son esthétique dans le sens du mec stéréotypé (et donc, ceux qui me plaisent actuellement).

Et que peut-être que ces derniers (peut-être un préjugé hein) s'attardent que sur des filles objectivement canons, choses que je ne pense pas être. Genre Belle-Gueule, sa nana, elle est canon.

Je pense que, peut-être, je peux plaire au "mec moyen", par constat. Du fait des remarques des hommes, du fait de certaines façons de me regarder, du fait d'être draguée dans la rue ou qu'on me mate à mon passage. Mais que je n'ai pas pu totalement confirmer parce que je n'ai pas eu de relations ou rapport de séduction avec des mecs depuis mon adolescence et que les mecs en question ne m'attirent ou ne m'attiraient pas jusqu'à maintenant.

D'ailleurs, pour l'histoire, Satine m'a dit que son mec était "deg'" que ça soit elle qui soit sur le point de me choper, et pas lui, en lui demandant si j'étais sûre que j'étais lesbienne (je ne lui ai pas dit pour les mecs...). Et c'est typiquement un mec "moyen". Je pensais qu'elle proposait en implicite un plan à trois, mais elle lui a fait comprendre que j'étais "la sienne" donc, pas touche. Si ça avait été un mec très stéréotypé, j'aurai cherché à la convaincre.

Hors, je me sens laide. Alors, peut-être que j'ai une dysmorphophobie, je n'en sais rien, pour moi c'est objectif et ce sont les autres qui ne le sont pas. J'ai juste intégré que j'ai eu suffisamment d'expériences avec les filles pour me convaincre superficiellement qu'elles peuvent me trouver... oui, belles, et du coup je ne me prends plus la tête pour leur prouver qu'elles ont tort si elles ont juste du caca dans les yeux.

Donc si on reste honnête, que je me repose au début à 70% sur mon physique parce que je sais que globalement, "pour une lesbienne", des retours que j'ai eu, j'imagine que je suis dans la moyenne, ou -peut-être- un poil au dessus, qu'en réalité j'ai eu peu de râteau et que globalement, même si je ne comprends pas vraiment vraiment pourquoi et que j'ai jamais su l'expliquer et que les réponses me satisfont pas et que je trouve pas que ça ait de sens, quand je rencontre des nanas attirées par les filles, même dans un cadre public (festival, espace public, manifestations...) c'est rare que je ne plaise pas ou que je n'attire pas des regards sexués de la part des filles attirées par les filles. Et que je sais aussi que très souvent, quand j'entre dans un endroit LGBT, je me fais draguer au moins une fois, et pas toujours de façon subtile, ce qui n'est pas le cas systématique de mes potes. Donc qu'à un moment, faut arrêter de jouer les connes.

Peut-être parce que les gens pensent qu'une lesbienne est forcément "moche" (dans le sens du pas stéréotypé esthétique) genre, dans leur tête on ressemble toutes à elle :

Image
Repeat: Je dis pas qu'elle est l'incarnation de la laideur, mais pas celle du stéréotype féminin. Parce qu'en prime, je connais des gouines qui la trouvent canon. Même si j'en fais pas partie.

Ce qui me rend "belle" par défaut, bref, j'ai tout plein de théories sur "pourquoi je plais physiquement" qui me fait parvenir à intégrer le fait que des gens puissent me trouver "belle" même si ce n'est pas le cas pour moi.

Sauf que tout ça, j'ai mis un temps immense à l'intégrer auprès des filles. Que je pouvais me trouver moche mais que les filles que je trouvais très attirantes pouvaient me trouver jolie (ce qui n'était pas encore le cas de l'époque avec Lucie). C'était même un sujet de dispute entre mes petites amies et moi, que je ne supportais pas qu'elles me disent que j'étais belle ou de vouloir me convaincre que j'étais belle, parce que j'avais l'impression qu'elles me mentaient, qu'elles se foutaient de ma gueule, et qu'elles faisaient preuve de pitié et ça me faisait mal. Et je pense qu'il se passe la même chose avec les mecs que je trouve très attirants, je me dévalorise parce que je ne me trouve juste pas belle.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 22.04.18, 15h15 par Moumane
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Hey Hillel !

J'arrive pas trop à trouver les bons mots pour décrire ce que je ressens quand je te lis. Je parle de ton dernier message. Tu sais je pense que la beauté c'est quelque chose de vraiment subjectif. J'ai des amis à qui des femmes plaisent et qui ne me plaisent pas. Et inversement. Chacun a ses goûts. C'est pas quelque chose de logique l'attirance. Et on n'est pas forcément attiré que par la beauté physique. Il y a parfois d'autres considérations qui vont faire que l'on est attiré par quelqu'un. Son caractère, sa personnalité, ses qualités ou même ses défauts.
Hors, je me sens laide.
Je pense que c'est plus ça le fond du problème. Comme je le disais plus haut le physique ne fait pas tout. D'abord essayer de se sentir beau c'est plus pertinent qu'essayer d'être beau. Il y a une nuance. Avoir confiance en soi. S'estimer comme tu le disais un peu plus haut.

Et dire que le physique ne fait pas tout ça ne veut pas dire non plus que le physique n'entre pas en ligne de compte. Je pense que physiquement il y a un minimum à respecter. Notamment SE respecter. Quelqu'un qui ne se lave pas, s'habille avec des vêtements sales, avec la barbe hirsute et tout le tralala, il ne plaira pas à grand monde. Et ce minimum à respecter il est facile à atteindre : prendre soin de soi (ça c'est séduisant).

Donc le fait que tu te sens laide c'est plus ça le vrai souci. Physiquement c'est suffisant d'être normale. Et comme tu le disais plus haut apparemment tu n'es pas laide puisque tu plais. Il faut que tu arrives à t'aimer, t'accepter. Peut-être également dépasser cette conception purement physique de la séduction. Te rendre compte que tu peux séduire avec ce que tu es plus que juste avec un physique. Et travailler sur tes insécurités. Travailler à avoir le meilleur état d'esprit possible. Essayer d'être belle de l'intérieure en somme.

Au plaisir de te lire !

Safrania95
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Instructif le 22.04.18, 00h54 par Hillel
  • [+1] Oui le 22.04.18, 18h16 par Moumane

J'ai longtemps eu cette impression de dismorphobie.
Je l'ai toujours en atténué. Je reçois beaucoup de remarque comme quoi je suis beau mec, mais j'ai toujours eu l'impression qu'on se fichait de moi.
Ca s'est atténué avec l'expérience et la raison : si j'ai attiré des filles qui me plaisaient, facilement et en quantité, quelque part c'est que ça marche, surtout si on me fait des compliments sur mon apparence.

Si t'es comme moi, c'est que t'es esthète, et que t'as l'impression que tout le monde a les meme standards esthétiques que toi, à fortiori les personnes que toi tu trouves belles.

Sinon fait cet exercice : si on te disais "t'es moche" tu le croirais vraiment? Moi a une époque oui, maintenant plus du tout. Meme si on me disait que j'étais moyen je passerai outre. Ca viendra avec de l'expérience et plus de solidité mentale! T'en fais. Le reste c'est essayer d'être rationel et serrer les dents et les fesses quand tu fais tes crises.
Pour être sincère j'ai fait une crise comme ça il y a 2 mois et ça faisais longtemps. Le lendemain c'était parti.

Je suis vraiment pas trop d'accord avec ce qui dit Safrania95 sur le subjectif. C'est ce qu'on dit souvent, mais les subjectifs se rejoignent, encore plus quand c'est pas des cas d'écoles et que c'est en live en soirée ou quoi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 22.04.18, 09h15 par Hillel
  • [0] Du grand n'importe quoi le 22.04.18, 11h28 par Onmyoji

Mr.Smooth a écrit :J'ai longtemps eu cette impression de dismorphobie.
Je ne sais pas si c'est vraiment le terme psychologique applicable.
La dysmorphophobie, c'est plus sur des choses objectives, du genre "ce bras t'appartient bien, ton genre biologique est bien mâle même si tu penses que cette bite est en trop sur ton corps, et tu n'es pas grosse parce que tu pèse 40kg pour un mètre soixante-dix".
Pour ce qui est de la beauté, c'est plus de la dissonance cognitive entre l'image qu'on de nous les autres et nous renvoient, et ce qu'on estime être nous même. Mais c'est pas intrinsèquement pathologique. Là tu fais avec, Hillel aussi, il y a des gens qui ne le font pas, c'est plus lié à des contextes comme la dépression où effectivement ce genre de névroses vont prendre plus d'importance. Mais c'est loin d'être comme la dysmorphophobie, où là tu n'as pas le choix de fonctionner ou pas, ou de trouver même si c'est pas un choix des choses dans ton environnement qui te prouvent le contraire de ce que tu penses. Le dysmorphophobe, si tu lui dis que tous les gens ont 2 bras 2 jambes, il te dira que tous les gens sont imparfaits comme ça ou qu'il n'est pas un humain standard. C'est un peu comme si tu prouvais 2+2=4 à un fou qui pense que 2+2=5. Vous (et moi) vous êtes plus dans le cas 2+2=4,5, mais comme des gens vous disent que c'est 4, vous pouvez bien abandonner la virgule pour jouer le jeu des règles mathématiques.

Après, pour les gens en dissonance cognitive, les choses se lissent avec plus de stabilité et de sérénité -je suppose qu'on peut y raccrocher ton terme de solidité-, mais ça n'a rien à voir avec la raison et le fait de le vouloir fortement, puisqu'on est toujours dans le domaine de l'impression. Et être très raisonnable ne veut pas dire que pour autant, on a plus d'aptitude à contrôler ses impressions.
De la même manière que les addictions, on ne les contrôle pas à la volonté, parce que c'est justement un des éléments de l'addiction de ne pas avoir le contrôle sur ses impulsions, parce que les changements neurochimiques changent l'influencent des zones néocorticales qui permettent la prise de la décision sur les zones "réflexes" qui agissent sur le contrôle de l'impulsion et la réponse aux incitations.
En gros, la dissonance ne s'estompe que si tu trouves une manière biaisée de fonctionner, par exemple en te disant que tu joues le jeu -comme Hillel-, ou en te disant qu'en fait, tu as changé et que maintenant tu exploites les standards de la société et tu es un meilleur toi -comme toi, alors que je suis pas sûr que tu aies changé de visage ou de taille par exemple, et on ne trouve pas quelqu'un beau uniquement pour ses abdos qu'on voit pas ou ses 20 kgs en trop en moins-. Et cela vous apporte plus de confiance car plus d'impression de contrôle, et donc vous projetez une meilleure image de vous plus valorisante. Ce qui te donne l'impression que plus de confiance corrige la dissonance, alors que ça ne fait que renforcer, et fournir une base de stabilité.
Mais on peut être très confiant en soi, et pourtant se détester sur certains points malgré des avis externes unanimes, et malgré une grande expérience.
Mr.Smooth a écrit : Si t'es comme moi, c'est que t'es esthète, et que t'as l'impression que tout le monde a les meme standards esthétiques que toi, à fortiori les personnes que toi tu trouves belles.
Pour ça on est d'accord sur un des mécanismes, mais je sais pas si c'est être esthète ou manquer de recul sur nos congénères.
Pour être sincère j'ai fait une crise comme ça il y a 2 mois et ça faisais longtemps. Le lendemain c'était parti.
Si tu estimes que c'était une crise, c'est que le problème existe encore, quand bien même tu récupères plus vite.
Tu as plus de résilience mais la faille subsiste.
Ce genre de choses, à mon sens, sont néfastes, parce que tant que ça persiste au fond et qu'on avance "en crabe", avec des solutions bancales, en se rassurant dans le regard des autres, puis dans une vision qu'on entretient par des conceptions de plus en plus alambiquées ou tranchées, ça reste la braise qui peut nous consumer un jour où on se sent comme du papier mâché au lieu de simplement faire une poussée de flammes sur une bûche qu'un évènement lui aura jetée.
Alors qu'en fait, c'est pas normal de se sentir moche au point où ça devrait nous empêcher de faire ce qu'on a envie. Parce que c'est pas un critère. Et même si c'est pas obligatoire ni même sain de se trouver parfait, ne pas s'aimer en intégralité, ça reste nocif, quand bien même on apprécie pas certaines choses.
Là, faudrait faire comme avec certains objets, vous aimez pas tel truc dans votre bagnole parce que c'est un peu tape cul, mais vous en changeriez pour rien au monde. Votre corps, c'est pareil.
C'est là où du travail sur soi peut être plus que nécessaire.
Je suis vraiment pas trop d'accord avec ce qui dit Safrania95 sur le subjectif. C'est ce qu'on dit souvent, mais les subjectifs se rejoignent, encore plus quand c'est pas des cas d'écoles et que c'est en live en soirée ou quoi.
Oui, là où il y a subjectivité, il y a forcément des consensus, ce qui fait qu'on aura une échelle basée sur des normes intrinsèque à ce qui est jugé, et à des normes extrinsèques qui les influencent (la culture, etc).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Instructif le 23.04.18, 19h20 par Hillel

Merci pour les conseils!

@Safrania95:
D'abord essayer de se sentir beau c'est plus pertinent qu'essayer d'être beau.
[...]
Donc le fait que tu te sens laide c'est plus ça le vrai souci. Physiquement c'est suffisant d'être normale. Et comme tu le disais plus haut apparemment tu n'es pas laide puisque tu plais. Il faut que tu arrives à t'aimer, t'accepter. Peut-être également dépasser cette conception purement physique de la séduction.
Merci pour le rappel. Et là je me dis: Mais oui en fait. Je crois que je suis tellement tombée dans la rationalisation des interactions-relations que je suis dans un genre de perfectionnisme (mais ça c'est limite structurel chez moi) à outrance et l'esthétisme en fait partie.

Disons que "arriver à s'aimer, s'accepter", je me demande ce que ça donne dans les faits, dans les actions.

En vrai c'est difficile d'être objectif sur soi-même, donc, j'imagine qu'il faut parvenir à être subjectif et se mentir en disant "mais oui t'es belle". Haha. Éprouver un genre de bienveillance. J'ai surtout été amené à me dire qu'en fait, "être pas beau", c'est pas grave, ça arrive et que si en étant moche tu plais à ceux que tu veux plaire, pourquoi est-ce que tu demandes à être belle en fait? Pour quel objectif? Est-ce que le but c'est que la Terre entière te trouve bonne? C'est ça qui m'apaise le plus. Mais ça tient pas sur le long terme quand je me retrouve face à quelqu'un.

Des fois je regarde les filles qui me plaisent et je me demande pourquoi elles m'attirent autant. Mais la comparaison, ça n'a rien de constructif parce que, quand je regarde ces filles, il y a de l'attirance que je n'éprouve pas pour moi. En prime, impossible de me comparer aux filles qui me plaisent parce que la plupart de ces filles sont caucasiennes (pas que, mais la plupart), même si "plastiquement" je peux trouver des filles comme moi jolies (et c'est ce qui me fait dire que j'ai rien de canon), j'ai du mal à ressentir de l'attirance pour des filles qui me ressemblent. C'est con mais j'aurai l'impression de sortir avec moi-même ou ma soeur et ça me bloque. Surmoi coucou!

Des fois je leur demande, quand j'ai pas trop peur de passer pour la nana qui manque total de confiance en elle et de perdre de la valeur à leur yeux. Genre: Ok, tu me trouves belle, mais, en quoi? Sauf que c'est pas rationnel. Le truc qui ressort le plus de façon verbale, ce sont mes yeux, ma voix, ma personnalité ou ce genre de truc subjectif. Hors, j'ai l'impression que les yeux, c'est un truc qu'on sort aux moches. Haha. Que moi, quand je me base sur de belles femmes, j'arrive plus ou moins à ressentir leur "aura" et à faire ressortir les détails de leur beauté, à le verbaliser. Donc, que c'est toujours mon job à moi d'identifier chez l'autre le facteur "attirant" dans mon physique.

Du genre, je fais de la photographie amateure, ponctuellement, et c'est un truc que j'adore faire, quand on accepte de s'y soumettre, les portraits (et les nus mais bon ça c'est autre chose...!). Pour la raison qu'il y a des gens que je trouve beaux et que je veux leur montrer comment je les perçois. Qu'en matant le résultat, les gens se trouvent effectivement plus beaux que ce qu'ils perçoivent d'eux-même parce qu'ils se voient avec mon regard. En fait, je joue avec la réalité pour transmettre exactement à l'identique l'aura qu'ils produisent chez moi. Donc que j'ai l'oeil pour trouver la beauté de quelqu'un.

Donc finalement, wé: comment savoir si on remplit les critères esthétiques/d'attirances des autres si eux-même n'arrivent pas à rationaliser et se penser? Et finalement, quand il y a des critères aussi flous et pas identifiables pour les autres, comment parvenir à se dire "mais oui t'es belle"? Moi j'aimerai bien des aspects physiques concrets, pour savoir si plus ou moins je m'en rapproche ou à quel point je m'en éloigne, parce que je n'ai guère envie de me mentir.

La seule façon que j'ai de me "sentir belle" finalement, c'est quand je me vois dans un regard sexuel. Quand je sens que je suis désirable aux yeux de quelqu'un. Parce que pour moi le désir outrepasse la question de beauté. Et forcément, plus on multiplie le facteur rencontre-désir sexuel, plus on est en phase avec l'idée d'être attirante.

Donc oui, que j'ai besoin des autres pour me sentir belle donc que c'est chiant.
Te rendre compte que tu peux séduire avec ce que tu es plus que juste avec un physique. Et travailler sur tes insécurités. Travailler à avoir le meilleur état d'esprit possible. Essayer d'être belle de l'intérieure en somme.
Donc je pense, finalement, que je dois expérimenter la réalité des garçons sur ce qu'une fille attirante est (en dehors du physique), pour savoir exactement la réalité de mes insécurités et entamer un travail dessus pour mettre en valeur les qualités que j'ai et pas focaliser sur les défauts?
Si t'es comme moi, c'est que t'es esthète, et que t'as l'impression que tout le monde a les meme standards esthétiques que toi, à fortiori les personnes que toi tu trouves belles.
Je ne sais pas si je suis esthète, mais si t'es pur esthète, et que t'as de haut standard esthétique, je devrais peut-être me soumettre à validation. Haha.

D'ailleurs maintenant que j'y pense, peut-être que je pourrai utiliser Belle-Gueule vu que c'est la belle gueule que je vis et lui demander de me dire objectivement et sans élan d'affection ce qu'il pense de mon physique et comment il pense que je pourrai me mettre mieux en valeur à ses yeux de mecs à belle gueule?
Sinon fait cet exercice : si on te disais "t'es moche" tu le croirais vraiment?
Beh... la réponse est peut-être con mais oui, d'ailleurs c'est le seul truc que je croirais. Haha. Du coup -> "Ca viendra avec de l'expérience et plus de solidité mentale!"

Bon, j'ai déconné en pavé, puis, j'ai rendez-vous et je vais me préparer, en me soumettant et testant entièrement le désir de quelqu'un, ça va me rebooster.

A plus!

Edit: Je viens de voir que tu as répondu Onmyoji, j'y jetterai un oeil plus tard!
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Si tu estimes que c'était une crise, c'est que le problème existe encore, quand bien même tu récupères plus vite.
Tu as plus de résilience mais la faille subsiste.
Je vois l'idée, mais je trouve la réponse vraiment exagérée, dans la mesure où ça arrive à n'importe qui de se sentir moins bien dans sa peau à un moment donné.
Le bonheur béat à 100% n'existe pas.
Ce qui différencie une personne forte d'une personne plus fragile c'est aussi comment elle répond à ce genre de moments qui sont inévitables, même quand objectivement t'as tout dans ta vie. C'est bien la notion de résilience, qui est très importante.
L'autre élèment c'est évidemment à quel point tu "t'attaques" via tes pensées et l'emprise qu'elles ont sur toi. Quand c'est faible, et très peu courant (en gros moi je m'étais coupé les cheveux trop courts alors que je les avait long et j'ai du m'habituer à mon nouveau look, que je préfère au final) il n'y a pas de quoi s'inquiéter.
ne pas s'aimer en intégralité, ça reste nocif, quand bien même on apprécie pas certaines choses.
En gros c'est toujours la même chose, c'est pas une histoire de principe mais d'éfficacité. Je suis constamment en recherche d'amélioration, je m'arrête jamais. Est-ce que de temps en temps je me trouve "pas assez"? Oui. Mais avec ce que j'ai vécu et que personne peut m'enlever, je sais être résilient d'une part tout en réduisant l'impact d'autre part.
La contre partie de cet état d'esprit c'est que ça te donne l'envie de sans arrêt avancer, parce que c'est cool et plaisant, et aussi parce que tu te mets une pression pour être plus fort et meilleur.

En ce sens, je suis sûr que Hillel a de ses bases là, pour preuve sa constante analyse d'elle même. Le tout c'est d'arriver à en faire un truc utile, un moteur, qui reste maitrisable et bénéfique.

En gros, la dissonance ne s'estompe que si tu trouves une manière biaisée de fonctionner, par exemple en te disant que tu joues le jeu -comme Hillel-, ou en te disant qu'en fait, tu as changé et que maintenant tu exploites les standards de la société et tu es un meilleur toi -comme toi, alors que je suis pas sûr que tu aies changé de visage ou de taille par exemple, et on ne trouve pas quelqu'un beau uniquement pour ses abdos qu'on voit pas ou ses 20 kgs en trop en moins-.
Ouais mais si t'as un visage bien de base et que tu perds ce qui te tires vers le bas..bah ? Enfin je comprends pas le sens de ta remarque.
La dissonnance s'estompe parce que :
>t'as du succès (le résultat)
>parce qu'objectivement t'es mieux
>parce qu'effectivement t'as aussi une pensée positive. Sauf que les pensées positives elles viennet plus facilement quand t'as du succès parce qu'objectivement t'es mieux.

C'est là où du travail sur soi peut être plus que nécessaire.
Là faudra aussi m'éclairer sur ce qu'est ce fameux "travail sur soi" si c'est pas ce que j'ai dit avant.
Oui, là où il y a subjectivité, il y a forcément des consensus, ce qui fait qu'on aura une échelle basée sur des normes intrinsèque à ce qui est jugé, et à des normes extrinsèques qui les influencent (la culture, etc).
Yep!
Donc finalement, wé: comment savoir si on remplit les critères esthétiques/d'attirances des autres si eux-même n'arrivent pas à rationaliser et se penser? Et finalement, quand il y a des critères aussi flous et pas identifiables pour les autres, comment parvenir à se dire "mais oui t'es belle"? Moi j'aimerai bien des aspects physiques concrets, pour savoir si plus ou moins je m'en rapproche ou à quel point je m'en éloigne, parce que je n'ai guère envie de me mentir
T'as surement une image de toi tel que tu aimerais être. Essaie de l'atteindre.
Personellement, quand je dis que je suis beau gars, au fond, j'en ai aucune idée. Vraiment.
Mais j'ai eu suffisament de preuves pour pouvoir m'estimer du bon côté de la barrière qui pique, donc je ne me pose plus la question. J'y vais avec le sourire quand je me rends à une date. Je peux parfaitement accepter de pas plaire ponctuellement, parce que je sais sur base de résultats que je peux trouver une personne qui me plait et me correspondra sans trop d'efforts.
Donc à un moment, la question ne se pose plus trop dans ton rapport à l'autre, et tu sais maitriser les rares moments de doutes.

Par contre la question se posera toujours de toi vis à vis de toi même, mais à mesure que tu apprends à compartimenter, ça te gênera plus trop dans ton rapport à l'autre.
Pour le toi vis à vis de toi, vois ça comme Sisyphe. Fais en une force pour toujours aller plus loin; On a que ça à foutre avant de crever.
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  • [0] C'est pas si simple le 28.04.18, 09h27 par Onmyoji

Satine : De la relation humaine au vivant.

J'ai vu Satine, pour la première fois. Je le savais hein, mais j'en étais pas sûre sûre parce qu'il faut toujours rester un poil rationnel pour éviter le trop plein de projection et les déceptions. Mais elle m'a plu. Beaucoup. Je ne dirai pas trop parce que c'était bien assez, mais très.

J'ai même pas envie de raconter les évènements ou le déroulé de notre rencontre. Il y a des trucs que je pourrai ressortir pour souligner le jeu de séduction et peut-être en faire profiter à d'autres, mais là juste, j'ai pas cette envie là. J'ai envie de laisser ça comme tel, sans analyse. J'ai juste envie de parler avec mon émotion.

Juste que ce que j'en tire, c'est qu'à son contact, je me suis sentie vivante. Pas genre "c'est la femme de ma vie et je vais tout quitter pour elle". Juste l'état, "vivante". Qui de l'état d'esprit ou bien de la personne était là la première, je ne sais pas. Mais quand on a couché ensemble, ce n'était pas juste physique ou spirituel ou sensitif comme c'est le cas depuis un moment avec les filles depuis Emilie. Mais émotionnel-vivant. Je m'attendais à de la baise sauvage, dans le sens du SM, ça l'a pas été. C'était sauvage en son sens, qu'on en avait toutes les deux diablement envie. Les gestes étaient lents et doux, parfois tendre et parfois moins, mais pas contenu ni doucereux. Je ne voulais pas juste baiser avec elle ou éprouver du plaisir ou en donner. Je voulais la sentir, partout, entièrement, savourer chacun de mes sens, chacun des siens. Je pourrai dire que j'étais dans un état amoureux, et peu importe les mœurs, peu importe ce que je pense de ce que c'est d'être "amoureux", pas dans le sens du commun, j'ai juste ressenti plein d'amour. Et plus on le faisait, deux fois, trois, quatre, plus je lâchais prise, et plus elle me faisait ce qu'elle a envie là tout de suite maintenant, et plus je la saisissais à mon tour pour lui faire ce que j'avais envie de faire, et plus on perdait le contrôle, et plus j'éprouvais de plaisir, et plus elle hurlait, et plus je fondais sous ses doigts, et plus j'avais envie de la regarder dans les yeux, vraiment, et plus on se rendait de sourire, et plus on était sensuelle et moins on était sexuelle.

Ce qu'on a fait, dont j'ai pas eu l'envie depuis longtemps, c'était de me reposer auprès d'elle. C'était de me coller à son corps encore chaud et moite alors qu'elle m'avait fait jouir, et de me lover dans son cou, dans ses seins, ou sur son épaule, ou sur ses jambes. Dessiner les contours de sa peau, lui donner de nouvelles envies. Découvrir ses cicatrices, ses marques, ses particularités. J'avais plus vraiment vraiment regarder une fille avec autant d'attention. Je voulais pas oublier, je voulais me rappeler de ce moment là.

Puis ce n'était pas que du sexe. C'était de l'humain, c'était une rencontre, c'était de l'intime. Je ne me projette pas, dans rien, avec elle. Déjà, parce que je sais pertinemment les limites de notre relation, et que justement parce qu'il y a ces limites, il n'y en a aucune. Et quand bien même, c'est pas de ça dont j'ai envie avec elle. Et je ne savais plus vraiment ce que j'attendais des autres, de nos échanges, de ce qui me manquait, mais là, en sa présence, j'ai su que c'était ça maintenant et pour toujours que je voulais vivre avec les autres. Je saurai pas le décrire en vrai.

J'ai aussi découverte une autre moi. Plus libre, moins prise dans les questionnements, plus dans le présent, en laissant de côté tout ce qui n'a en fait pas d'importance, mais dont je mettais des enjeux fondamentaux. Il y a des choses, je ne sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça. Et puis en fait on s'en fou, c'est comme ça que j'ai réagi.

J'ai pas réfléchi à si j'avais bien fait ou pas ou si j'avais été nulle et comment j'aurai pu faire. Il y a eu des moments où je me sentais bien et d'autres où je me sentais mal dans ma peau. Habituellement, une rencontre comme ça, je me serai posée des tas de questions et ça m'aurait fait me sentir mal (blocage, mécanisme de défense). Puis là non. Juste, j'ai accueilli, j'ai ressenti, je me suis imprégnée du sentiment que j'avais à l'instant T après cette rencontre.

J'aurai pu craindre qu'elle ne veuille pas me revoir, me demander si elle avait ressenti tout comme moi pareillement, par mécanisme de défense, par enjeu de l'égo ou du sentiment. Puis là, en fait, non. C'était pas ça qui importait. Ce qui importe c'est que c'était bien. C'était déjà tellement que je ne suis pas en état de demander quoi que ce soit de plus. J'étais émue, je suis émue.

Je lui ai dis ce que j'ai ressenti de cette rencontre, je lui ai dis ce dont j'avais envie, et même, que si c'était juste ça, comme ça, là, ce qu'on avait vécu, ça m'allait, c'est chouette, et je le garderai avec moi et ça me ferait sourire et que c'était suffisant. Elle, elle m'a dit ses mots à elle, puis ça : "Reste dans ma vie".

Et tout ça, c'est elle qui me l'a appris. Je n'ai pas de doute là-dessus, que ce que j'ai vécu venait d'elle. Ou de nous deux, mais d'elle envers moi. Et j'ai eu cette sensation étrange, que Satine, et parce que j'ai rencontré C., m'ont donné à elles deux le puzzle manquant à mon histoire, à ma construction, à mon développement présent et à venir. Ce qui fait que je suis en capacité maintenant de comprendre ce que sont les relations, la relation, entre les humains, dans leur essence. Qu'en fait, on a beau théorisé, apprendre de l'expérience, des erreurs, des réussites, être même très intuitif et lucide à soi-même et à soi seul, il y a un truc qui me parait indéniable, c'est que les relations que nous créons et entretenons avec les autres nous apprennent presque tout, parce qu'on apprend du vivant.

Que si on loupe ce vivant là, si on omet une histoire, une rencontre, si on se créée des blocages suffisants pour s'empêcher de les vivre, alors nous occultons une part importante de notre apprentissage, de soi, et il se peut que les actes que nous auront manqués, les relations que nous avons refusées, les rencontres que nous n'avons pas su vivre, seront et resteront les puzzles manquants à notre histoire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 23.04.18, 21h40 par Onmyoji
  • [+1] Intéressant le 24.04.18, 17h39 par Moumane
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Musique du moment. Insomnie du moment. Vous me permettez d'étendre mes pensées?

03:32.

Je sais qu'il fait encore noir, dehors. Réveil nocturne. Insomnies du moment. Je danse mais il n'est pas l'heure. J'ai des nuits courtes. Je pense et dois penser à des tas, pleins, de choses. Ma vie est bien remplie aussi, alors, j'ai pris le rythme. J'ai un genre de pulsion de vie. 3h, 4h, 5h de sommeil, c'est mon quotidien en ce moment. Ça m'arrive périodiquement. Je le ressens hein. Je m'épuise. Mon corps me le dit, ça s'accumule dans le dos. Je rêve d'un massage. En même temps je me sens bien, dans cette fatigue chronique. J'ai l'impression que tant que je suis fatiguée, c'est le signe que je joue aux meufs vivantes.

3:50.

Doubt mes petits. Avec Satine ça se passe bien. Je crois, elle me contredira si ce n'est pas le cas. On s'est revue. On continue de se découvrir. Elle aspire à ce que je sois à ses côtés, vraiment dans sa vie plus que juste "là". Mais il y a un truc qui ressort en ce moment chez elle que je n'imaginais pas au premier abord. Je pense qu'elle joue la nana qui a confiance en elle mais que ce n'est pas si simple dans les faits. Je suis arrivée, sereinement, toute heureuse de la retrouver, crève d'envie de l'embrasser. Mais elle m'évite. Non, en fait, elle me fuit. Froideur, distance, elle fait comme si je n'étais pas là. J'ai tenté une, deux trois approches, même réaction. Au bout d'un moment, j'ai bloqué mon élan, je me suis dit "Oh?". Je ne suis pas rentrée dans ce jeu là. Je suis restée naturelle, bien dans ma peau, même si j'étais franchement désorientée. Si on devait "juste" passer un bon moment ensemble sans qu'il n'y ait d'enjeu sensuel ou sexuel, faisons le comme ça.

Elle se détend petit à petit. Je fais des pas vers elle, tacticité, pour lui dire "hey, tout va bien", elle se laisse faire. Mais elle ne fait pas de pas vers moi. Tant pis. Je me retrouve à faire la cuisine. Elle se met derrière moi et me dépose soudainement des baisers dans le cou, des caresses dans le dos. What? Frissons. Je ne réagis pas. Elle me fait comprendre qu'elle aimerait que je reste auprès d'elle cette nuit. Je lui dis que je pense qu'il valait mieux que je parte après. Pas tant pour faire la nana vexée plutôt que ça ne me paraissait pas logique dans ce sens là. Elle se met à avoir les larmes aux yeux. Toutes ses angoisses remontent. Elle m'en parle, d'abord de tout sauf de nous deux. Je la contiens, la regarde bien dans les yeux et tente de trouver des mots tout doux pour l'apaiser. Puis la faire rire. Toujours dans la peau d'une bonne copine. Puis elle me parle de sa réaction avec moi aujourd'hui. De sa distance. Je lui ai dis que oui, elle a mit une barrière et que je l'ai ressenti, mais que si elle veut qu'on reste amie, ce n'est pas si grave. Elle me dit les mots "Peur de l'abandon".

Elle me fait penser à moi il y a quelques années en arrière, du coup. Celle qui a tellement peur d'être abandonnée qu'elle va pile dans ce qu'il faut faire pour être "abandonnée". C'est un genre de "droit de contrôle" qu'on pose sur l'incontrôlable. Un genre de test des limites de l'autre aussi: "Je vais me prouver et te prouver que ma peur est réelle et que tout le monde part un jour". Je lui dis:
Hillel a écrit :Mais Satine, ta peur te dicte exactement quoi faire pour que les autres aille dans son sens.
Elle le sait. Elle pleure. Je saisis son visage, j'essuie ses larmes, je l'embrasse, tendrement, affectueusement, je la regarde, je lui souris, et me comporte simplement comme si j'avais entre les mains une enfant qui s'est faite un bobo sur le genou. Quand une personne me fait part de ses angoisses, je n'ai plus tant envie que ça d'aller dans le sens de ses angoisses. Je ne cherche pas à l'alimenter. J'ai juste envie de montrer à quel point la vie est simple et légère. Qu'il n'y a pas de raison d'être si sérieux, si grave. "Tout va bien".

Après ça allait mieux. On a fait l'amour. Putain, qu'est-ce que j'aime sentir sa peau, me coller à son corps. Je crois que je ressens en fait bien plus de satisfaction à faire preuve de tendresse que de sexualité. D'avoir ce moment privilégié avec elle, comme suspendu dans le temps, où je me mets juste à fouiller les trésors que recèlent les particularité de ses formes.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 28.04.18, 15h03 par Moumane
  • [+1] Très intéressant le 29.04.18, 21h43 par Avalanche
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

On dirait qu'il y a comme une forme d'apaisement. Chez toi je veux dire. Cool.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Yep ! :) le 28.04.18, 16h52 par Hillel

Bridget veut grandir et prendre un peu plus de place.

Je ne suis pas pareille lorsque je suis en mode "Hillel", et lorsque je suis "Bridget". Hillel vous la connaissez. Elle est plus expérimentée, plus sérieuse, plus mature, paisible, introvertie, mais aussi dans l'hyper-contrôle, parfois ou souvent calculatrice, dominatrice, avec un sacré caractère de chiotte et a 40 balais dans sa tête. Bridget, j'en ai parlé de temps à autre.

Ma part Bridget n'a pas confiance en elle, genre vraiment pas, ni en sexe, ni en love. Elle est femme-enfant, immature. Elle est bourrée de complexe, mais elle est trop inconsciente de ses appâts sexuels pour s'en soucier vraiment. Elle est celle qui me fait agir et se rapproche le plus de la norme. Elle est maladroite, mais plus extravertie, peut tantôt provoquer l'attachement chez l'autre dans sa spontanéité, tantôt l'exténue. Elle joue les nanas naïves et innocentes mais en réalité, elle ne l'est pas tant que ça. C'est juste que ce trop plein de naïveté lui permet de ne pas montrer ce qu'il y a de trop dark en elle, et qu'elle préfère que vous l'ignorez. Elle préfère la vie à la mort. Elle est ma facette un peu superficielle, frivole, insouciante, et déjantée. Elle est aussi un poil hystérique.

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Belle-Gueule la définirait, je cite:
T'es complètement barrée comme nana.
Parce que oui, Bridget se met en mode "on" face à la gente masculine, particulièrement celle qui l'intrigue, l'attire ou au contraire, la terrifie. Elle est celle que j'ai cultivée lorsque j'étais adolescente.

Peut-être qu'avec le temps, je trouverai un compromis, un équilibre entre les deux.

Vous, les hommes.

Alors ok, je sais, j'avais dit que je fouinerai pas sur le net les mecs, et, je pense toujours que je n'ai pas besoin de ça si je me donnais un peu les moyens. En tout cas, c'est ce que dirait Hillel. MAIIIS je me rends compte que je n'ai honnêtement pas assez confiance en moi pour me lancer (dixit crise existentielle), que je n'ai pas tant de belles gueules autour de moi et que visiblement, devant une belle gueule (dixit coach) je m'écrase comme un caca.

Je suis vraiment très curieuse d'être dans un contexte de séduction avec les mecs et je suis pleine d'impatience parce que j'ai très très envie de vous (merci Belle-Gueule).

Alors OK LES GARS, je franchis le cap, je me mets officiellement sur le marché. Tranquillement.

Ça sera sûrement très lent, progressif, je vais certainement fuir au premier rendez-vous, le deuxième je me poserai la question, le troisième je me lancerai. Conclusion: Ne soyez pas dans les premiers.

Je veux voir comment vous vous débrouilleriez pour me donner envie de vous voir. Je vais jouer à la nana innocente et naïve qui ne sait rien de vos "méthodes" et faire comme si moi-même je n'avais jamais séduit de femmes.

Voir comment vous me séduiriez. Où est-ce que vous m'emmèneriez la première fois. Si vous m'embrasseriez au premier, deuxième, ou troisième rencard. Ou jamais. Si vous m'inviteriez à monter chez vous.

Si j'arrive à vous trouver intéressant ou attachant ou touchant au delà d'un physique.

Si je parviendrais à vous séduire comme je parviendrai à séduire une femme. Combien de temps vous serez capable de me résister, et combien de temps je mettrai pour vous dégoûter.

Comment vous réagirez quand je vous dirai "Tu sais que jusqu'à maintenant j'ai couché uniquement avec des filles?", si vous allez partir en courant, baver comme un obsédé, me dire des conneries homophobes, vous mettre au défi, faire comme si je vous avais annoncé qu'aujourd'hui je suis allée chercher du pain, ou pourquoi pas, que vous avez déjà couché avec des mecs et que c'était cool.

Voir comment vous chercherez à inscrire plus d'intimité entre nous. Comment au dernier instant, vous m'amèneriez à me convaincre de vous laisser entrer en moi, ou au contraire, comment vous prendrez ma main dans la figure, ou mes pieds dans vos couilles si vous me contraignez trop, et trop vite et que vous jouez les connards parce que je ne me laisserai plus jamais faire.

Si vous arrivez à dealer avec le fait que je suis une femme indépendante et libre et que je n'ai pas besoin de vous. Si vous acceptez de laisser une place aux femmes dans ma vie et si vous jouerez aux jaloux, ou bien, si vous proposeriez un plan à trois.

Je suis hésitante. Je n'ose pas. Je suis fébrile. Je me dis "merde, je ne suis pas sûre de vouloir que ça soit concret" et en même temps j'ai vraiment envie de franchir le pas.

J'ai eu mes premiers matchs, là. La première chose que je peux vous dire, c'est que c'est vachement agréable et plaisant de ne pas être momentanément du côté de celle qui doit séduire et de vous laisser galérer. Je vous fait un compte rendu de l'expérience dans un mois? Et ponctuellement si quelque chose d'intéressant se passe d'ici là.

Et là, c'est le moment où vous pouvez balancer vos conseils d'hétéros les coupains!
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Je vous fais un compte rendu de l'expérience dans un mois?
Bon ok, j'ai clairement sous-estimé la fréquence de l'expérimentation. Si je vous fais un retour dans un mois, je pense que je vais devoir sortir un e-book. Donc je vais mettre mes pensées en forme progressivement.

Je vais tenter d'aller dans le sens du constructif pour vous filer mes impressions et faire un retour sur "vos" façons de dragouiller une nana en plus de ce que je ressens (qui est assez chaotique de prime abord). D'abord l'impression "rencontre par internet", puis, quand j'aurai des rendez-vous, puis quand "vous" conclurez. Et quand vous conclurez pas. Considérez moi comme une presque infiltrée, mais dans votre camp.

N.B: Je pense être plus exigeante qu'une nana lambda. Juste parce que de base je suis homosexuelle, qu'aussi je connais assez bien comment séduire une femme pour "formuler" cette exigence, et que je mets la barre un poil plus haute pour avoir un rapport avec un homme. Ça fait beaucoup, je sais. Ça vouera peut-être à évoluer, c'est mes premiers pas. En même temps, je pense être plus compatissante aussi. Parce que je sais que c'est dur pour vous, pour nous, de séduire une femme, et que j'ai moins d'inconscience sur les pas que vous faites vers moi.

Compte rendu de Bridget. Jour 1,5.

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Je me suis mise sur le "marché" hier soir donc.

Comme je l'avais déjà expérimenté, les "like" montent vachement plus vite que pour les filles. Je me sens inondée d'opportunité. Ce qui est un peu effrayant dans l'idée.

Pour optimiser, j'ai pris la version où je peux voir les likes. Ça me permet : 1/De voir le genre de gars que je peux intéresser. 2/De gagner du temps, parce que je me rends compte que j'ai suffisamment d'opportunité pour trouver un mec plaisant. 3/Je suis une feignasse parce qu'il existe trop de profil hétéro et que ça m'épuise d'avance.

J'ai effleuré quelques 293 profils, en diagonal, depuis. J'ai dû momentanément bloquer la visibilité aux mecs. Ça fait trop à gérer pour moi et ça me déstabilise. Keep calm.

Parmi eux, un gars que j'ai reconnu que je croise au boulot assez peu, mais assez, et qui n'est jamais venu vers moi. Ça m'a étonné venant de lui. Le peu de fois où je l'ai croisé, il était d'une froideur incommensurable avec moi. Totale indifférence à mon égard, presque fuyant. Je ne comprends pas pourquoi on like une nana sur une appli alors que tu as la possibilité de lui parler directement.

Pour ceux que j'exclus d'entrée de mes interactions :
  • Il y a les mecs entre 45 et 60 ans. Autant je n'ai rien contre les gens plus âgés, autant là, ça me met vachement mal à l'aise.
  • Il y a ceux entre 18 et 21 ans. C'est con mais, j'ai l'impression d'intéresser des collégiens-lycéens, ne serait-ce que dans leur visage un poil trop lisse.
  • Il y a les mecs que je ne trouve pas beaux, tout simplement.
  • Il y a les mecs qui ne savent pas faire une phrase, même la plus simple et inintéressante du monde, sans faute d'orthographe dans leur profil.
  • Il y a les mecs un peu trop fleur bleue et gentillet, du type "relation sincère" blablabla.
  • Il y a ceux que j'appelle "kékés". Les gars qui se la joue bad-boy/cailleras/beaux gosses.
  • Les gars que je connais.
Pour ceux que j'intègre :
  • Il y a les beaux gosses de base, bien bâtis, qui, s'ils attirent les premiers mon oeil, dans les faits, m'effraient dans leur carrure et m'impressionnent un peu trop. J'avais malgré tout commencé à entamer une conversation avec l'un d'entre eux, mais son trop plein de confiance en lui et de narcisse inonde ma messagerie. Puis, on ne balance pas des negs de beaux gosses maladroits à une fille si tu ne sais pas son niveau de confiance en elle, même si tu penses que c'est ce qu'il faut faire avec les filles que tu trouves jolies (ou juste que t'es un péteux mais que j'ai un vrai caractère de merde et que j'ai horreur des matchos).
  • Il y a les mecs mignons, choupinet. Par contre, j'ai l'impression qu'ils sont vraiment très timides, pas confiants. Ils t'abordent une première fois puis, n'ose pas s'assumer durant la conversation. Avec eux, il faut creuser, sinon...
  • Il y a les mecs intellos et intéressants, mais un peu plat plat et mou du genoux que je suis obligée de mouvementer pour bousculer. Pas max de sensualité, de jeu. Ce qui me donne moyen envie de pousser les choses. Les mecs... soyez pas si sérieux. Votre intelligence, je la verrai et la sentirai sans que vous n'ayez à la verbaliser.
Dans l'ordre de mes préférences, je me tourne naturellement vers :

1/Les belles-gueules (mais pas BCBG, fashion).
2/Les sportifs.
3/Les barbus.
4/Les tatoués.
5/Les globes-trotteurs.
6/Les intellos.
7/Ceux qui font preuve d'humour.
8/Les gars dont la simplicité inspire.
9/Les jolis sourires.
10/Les jolis yeux bleus/verts (mais pas que).
11/Les musiciens.

Je me rends compte que je suis très (trop?) offensive et/ou active avec les mecs qui m'abordent. Relans d'Hillel. Je n'arrive pas vraiment à me laisser faire passivement. Déjà parce que la plupart sont mous, et parce que sinon je m'ennuie. Je ressens que ça fait bloquer et/ou grimper le manque d'assurance chez les mecs. Même pour ceux qui en avaient au prime abord, ils tiennent difficilement sur la longueur. On me suggère que ça pourrait être cool d'aller se boire des verres, mais sans l'assumer vraiment vraiment (par peur du râteau?). Ou bien on me parle pendant 20 plombes, on joue au faux interrogatoire qui traîne en longueur sans jamais proposer de concret. Ce qui me donne libre champ pour éviter que ça arrive. Là je rationalise, mais instinctivement, c'est ce que je ressens: ça ne me donne pas envie.

J'attendrais plutôt d'un mec qu'il me propose rapidement de se voir une fois qu'on voit que l'interaction se passe bien.

Il y avait un mec qui ne gérait pas trop mal, qui commençait même très bien, mais qui traîne en longueur. Je vous montre l'interaction :
Anthony: Je suis probablement le mec le plus cultivé de tinder. Si tu es réellement sapiosexuelle alors prépare tes mouchoirs.
Bridget : Anthony, tu es terriblement prétentieux, en plus d'être un pervers. Mais comme tu es le premier à me faire rire, je te pardonne gracieusement.
Anthony: Tu m'as tuée ahah.
Anthony: Je suis mort.
Anthony: Bref que lis tu en ce moment ? ?
Bridget : Je pourrai te le dire mais après, c'est moi qui risque de passer pour une perverse... tu me cites le tien en premier ?
Anthony: Avec zizir. (cite les livres) A toi
Bridget : Et bien, c'est très très sérieux. Toi aussi tu les comptes par trois? Sur ma table de chevet trône "Lolita" de Nabokov, "L'éducation sentimentale" de Flaubert, et "La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux" de Sade.
Anthony: Hum, ça me plairait que tu m'en parles un jour, autour d'un café, portant une veste en tweed. Tu tinteresses à la philosophie donc ?
Bridget : Pas vraiment. Ma philosophie s'arrêterait bêtement à "Bouffe la vie".
Anthony: Bouffe la vie, dans quel sens ?
Bridget : Bouffer la vie... l'aimer, vivre sans faire semblant, à fond, sans concession, des remords mais pas de regrets, rire très fort et beaucoup, faire suinter les corps, savoir que j'ignore tout et apprendre, prendre soin de moi, de ma tête, de mon corps, prendre soin des autres aussi, juste, être là, maintenant, tout de suite, et pas demain. Comment toi tu verrais ça?
(là, j'ai honnêtement fait un effort pour lui retourner la question)
Anthony: Pour résumer, en profiter totalement en ayant la force que la confiance en soit procure pour s'épanouir réellement. J'aime bien. Je dirai que je retire de la vie ce que j'ai envie d'en retirer mais sans tendance boulimique. J'ai envie d'apprendre, de découvrir, ne pas arriver à un âge avancée en me disant que je n'ai rien vu et rien su, que j'ai été frustré et haineux sans m'en rendre compte et surtout ne pas me dire que j'ai vécu la vie d'une manière qui fait qu'il me serait impossible d'en prendre conscience a un âge avancé, car cela serait la réalisation que je suis passé complètement a côté.
(ce qu'il m'a dit là, ça m'a plu. Ça renvoie l'image d'un gars sain, équilibré, et bon vivant)
Anthony: Ne m'en veut pas si tout ceci te semble être dis sans usage de jolie mots et de belles lettres mais disons que je n'aime pas me forcer. J'aime quand les choses comme ça me viennent naturellement, dans le moment. :)
Bridget : Je n'ai pas fait attention à tes lettres, c'est dommage que tu penses que ce ne sont pas de jolis mots. Moi je les trouvais jolis. La force, la confiance, apprendre, découvrir, ne pas être frustré et haineux, avoir du vécu, ne pas passer à côté, c'est déjà très chouette, non?
Anthony: Vu dans ce sens là, ça l'est, effectivement.
Anthony: J'en déduis que tu es quelqu'un qui fait un travail sur lui même, je me trompe ?
Anthony: Qui cherche l'accomplissement de soi peut être.
Bridget : Si ça te va, je te répondrai une autre fois? Là je fatigue et j'ai les yeux qui clignotent comme des stores vénitiens... ahah. Je te souhaite une belle nuit Anthony!
Anthony: Pas de problèmes. Bonne nuit
Anthony: C'est ça le problème de la masturbation intellectuelle, c'est chant et fatiguant.
Anthony: Au pire si tu as messenger, file le moi.
(Raison A : tu veux me jauger davantage physiquement. Raison B : Tu veux prolonger la conversation en dehors de Tinder dans un autre espace virtuel ce qui est con. Raison C : T'as pas eu les couilles de me demander mon numéro, de m'appeler un jour, et d'aller boire ce verre dans une veste en tweed.)
Je ne sais donc pas si à ce stade, je reprends les rennes en lui donnant mon numéro et en lui montrant qu'en fait, il y a plus simple que sa proposition bidon. Ce qui implique d'être active. Ou bien si je lâche l'affaire parce que je ne suis pas tant stimulée/curieuse que ça.

J'en viens aussi à me demander à quel moment je suis censée parler de mon côté libre, ouverte, homosexuelle + en relation avec des femmes. Je trouve que ce n'est pas anodin. J'imaginais en faire part davantage durant un rendez-vous, dans la continuité d'une conversation. Est-ce que c'est le genre d'info que vous aimeriez avoir très tôt ou vous vous en foutez dans les faits?

CONCLUSION

Beh, passer du côté des hétéros, ça a l'air en fait vachement simple. Limite, j'imagine qu'en tant que femme qui assumerait sa sexualité avec les hommes, un poil plus expérimentée, je pourrai avoir un plan cul tous les quatre matins en gérant à peu près bien. A ce stade, une rencontre tous les quatre matins. A confirmer en IRL. C'est soulageant d'être "prise pour cible" plutôt que de "viser la cible". Les mecs ont vachement plus de propension à t'aborder en premier et jouer avec toi que les nanas.

Il y a une sorte de "manque d'intérêt" à voir qu'il y a autant de mecs qui viennent vers toi. Alors que quand tu as un nombre plus restreint de possibilité, t'as plus tendance à accorder de l'attention aux gens. Je ne sais pas comment je vais gérer ça. Comment je vais faire le tri.

Qu'aussi, c'est dingue comme les mecs, même super mignons et qui ont tout pour plaire n'ont pas confiance en eux et ne s'assument pas. Je pensais que ce serait moi qui manquerait de confiance et que je galèrerai, mais force est de croire que les mecs se mettent très (trop) vite la pression et me mettent rapidement en position "du prix". Je commence donc vachement plus à rendre réel ce que je lis ici. Je vous comprends un peu mieux les gars.

Malgré tout, c'est difficile pour moi de jouer les "passives". J'ai envie d'attaquer et de prendre le relais très rapidement, mais je vais apprendre à me contenir puisque visiblement, ça effraie. Je vais donc plus essayer de tendre de grosses perches implicites pour qu'ils les saisissent et gérer mes frustrations.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 29.04.18, 12h17 par Moumane
  • [+1] Cool le 29.04.18, 19h04 par THS
  • [+2] A lire le 29.04.18, 21h39 par Allandrightnow
  • [+1] Intéressant le 05.05.18, 12h03 par Jalapeno
"Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement"
- Eleonor Roosevelt

Tu lui rentres littéralement dedans :lol: c'est cool, ça à le mérite d' initier le jeu au moins et lui ne bronche pas Mec tu as pas mal de ficelles, me*** alors , niveau charisme il peut revoir la copie.
L'ultime tentative qui sort de nulle part : Au pire si tu as messenger, file le moi.
Tu es attiré par un gars comme ça au vu de la conversation ? ça vole pas haut niveau estime/confiance/charisme, l'idée de reprendre " contact " te titille, on dirait ? .
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] ??? le 29.04.18, 19h50 par Mr.Smooth
  • [0] Tout ça pour dire quoi ? le 29.04.18, 21h40 par Allandrightnow
  • [0] C'est pas faux le 29.04.18, 22h19 par Hillel
  • [0] lol le 29.04.18, 23h00 par Lulla
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Tu dois être à l’aise avec le fait d’être mal à l’aise.
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