God knows I got to break free

Note : 94

le 03.05.2019 par Fred12

69 réponses / Dernière par Safrania95 le 05.07.2020, 23h09

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
En tant que célibataire tout frais, et après une crise de procrastination aigue, j’ai moi aussi décidé d’ouvrir le fameux journal qui commencera forcement par des approches timides, courtes et un peu embarrassantes, et qui je l’espère, suivra la courbe d’apprentissage typique qui est propre à toute discipline, la séduction inclus.

Le but étant d’acquérir une compréhension plus ou moins complète de la dynamique du pick-up dans la plupart des contextes, une aisance avec les filles dans les situations les plus ardues, et fort accent sur l'inner game. Ma pire hantise étant de devenir une machine a reciter des routines superficielles et répétées, sans spontanéité et sans la personnalité qui va avec.

Je ne me présente plus, j’ai déjà écrit quelques posts a tonalité psychothérapeutique qui décrivent pas mal ma situation et mes motivations durant les derniers mois.

En bon parano de la privacy, j’omettrai volontairement dans mes histoires les détails qui ne contribuent pas directement à la compréhension de la dynamique sociale, comme les noms, lieux ou professions.

Le titre est inspiré de la célèbre chanson de Queen. La libération fait référence a la libération de la peur des femmes, des normes sociales parfois désuètes et contre productives, et à l’élargissement constant de sa zone de confort.

Donc commençons par le commencement…
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bienvenue ! le 03.05.19, 20h59 par Safrania95
  • [0] La suite, vite ! le 03.05.19, 22h57 par Annah6878
  • [+1] La suite, vite ! le 03.05.19, 23h22 par Lulla
  • [+1] Bienvenue ! le 03.05.19, 23h38 par Thedaze
  • [+1] Bienvenue ! le 04.05.19, 00h15 par Perlambre
  • [+1] Bienvenue ! le 04.05.19, 17h26 par James_Aubrey
  • [+1] Bienvenue ! le 06.05.19, 21h01 par The_PoP

Quelqu'un qui cite Queen est forcément le bienvenu sur FTS :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] lol le 03.05.19, 23h05 par Safrania95
  • [0] 100% d'accord le 03.05.19, 23h38 par Thedaze

btw, Bohemian Rhapsody, le film, on en parle ?
On est ok qu'il est loin d'être parfait, et que ça frôle le blasphème par moments, mais putain, quel pied. Toujours les meilleurs qui partent les premiers.

(fact : dans le champ "Religion", sur mon profil Facebook, j'avais mis, en 2006, et ça y est toujours : "i believe in Freddie Mercury")

Alors, suite à un vilain bug sur mon profil qui m’a bloqué l’accès à tous les forums et à peu près toutes les fonctions de FTS juste après avoir posté ce premier message, j’ai dû créer un nouveau profil. C’est mieux comme ça vu que je n’aimais pas tellement le pseudo du premier.

@FK : Heureux que le deuxième fan de Freddy Mercury ne soit ni plus ni moins le créateur de FTS en personne :D . Je n’ai que moyennement aime le film, mais le génie musical est à mon gout inégalé.


Chapitre 1

Se jeter dans la fosse aux lions parisienne

L’arrivée à Paris après une longue période de voyage aux confins du globe est un réel choc. Les visages enfoncés dans leurs smartphones des parisiens fatigués, stressés, et fermés dans le métro ou dans la rue contrastent vraiment avec les soirées à la guitare au feu de camp, les voyageuses qui se laissent volontiers aller avec toi sur la plage après quelques kinos et un chouia d’alcool dans le sang, et les gens de tous horizons qui ont tous envie de faire ta connaissance et connaitre ton histoire à toi aussi. Sans parler des locaux qui travaillent souvent dix fois plus dur que les Français, mais qui, malgré tout, ne ratent pas une occasion pour t’envoyer un sourire et s’ouvrir à toi.

Durant mes voyages, mon opener favori était tout simplement devenu « Bonjour », que les locaux ne corrigeaient pas de façon hautaine en « Bonsoir » lorsque je n’avais pas fait gaffe a l’heure. A Paris, j’ai vite réalisé qu’il fallait être très chanceux pour qu’un simple « Bonjour » dans un endroit public me renvoie un sourire et une envie chaleureuse de parler et de me connaitre. Donc début de game infiniment plus compliqué. Mais je souris en me disant que la difficulté élevée me fera plus rapidement progresser. Un peu comme faire des abdos avec 10 kg sur le torse. Enfin… jusqu’à ce que j’essaie pour la première fois.


La première accroche

Je suis en train d’attendre le métro en jetant des coups d’œil timides à gauche et à droite pour trouver une première cible qui me permettra d’enlever la rouille entre les neurones associés a l’art du pickup dans mon cerveau (il reste a scientifiquement prouver leur existence). Et de désensibiliser un petit peu mon corps a l’extraordinaire force paralysante de l’adrénaline.

En voila une. Elle a l’air plutôt pas mal (sans plus), mais surtout très snob. Ne décolle pas les yeux de son portable, ne regarde pas autour d’elle, rentre dans le métro et s’assoit à la place des asociaux (cf les strapontins près des portes).

Je suis assis juste derrière elle, et me demande qu’est ce que je vais bien pouvoir lui dire. En indirect, je suis un inconditionnel du situationnel. J'aime son caractère naturel, innocent et spontané. Mais franchement, la, je ne trouve vraiment rien de spécial qui puisse justifier une approche.
La tension monte… Une minute passe, deux minutes, cinq minutes. La peur et l’appréhension ne font que s’accumuler. Elle, est dans son monde, sans faire attention au buildup émotionnel dans mes tripes. Et après beaucoup trop de temps d’hésitation, je me dis :
« Fuck it, j’y vais »

Je me lève, et me positionne en face d’elle.
M: Bonjour
E: (Enlève un écouteur, sort de sa position d’escargot qui cherche à se protéger d’un prédateur, et me regarde en mode « encore un boulet, qu’est-ce qu’il me veut lui ?»)
M: Je fais un exercice et j’ai besoin de ton aide (j’ai un problème à vouvoyer les gens de mon âge). Le principe est d’aller parler avec des gens que je ne connais pas, spontanément.
E: (D’un air agacé) Peut-être, mais non parce que là je suis fatiguée
M: (La regarde d’un air un peu déçu) Bah oui mais la réaction de rejet, c’est le genre de réaction qu’il faut pas avoir dans ce genre d’exercice
E: Ouais mais bon, tu te rends compte que c’est un peu bizarre ce que tu me dis la?
M: C’est vrai, mais c’est pas méchant
E: Et pourquoi tu fais ça ?
M: Ça permet d’augmenter la confiance en soi en surmontant ses peurs
E: Ouais mais désolée parce que la je suis fatiguée, et je sors bientôt
M: Moi aussi je vais pas tarder a sortir (quel niais !)
Je vais me rasseoir a ma place, tiraillé entre la satisfaction de l’avoir tentée, et la déception du rejet. A la sortie du métro, j’aperçois une racaille bourrée qui a l’air d’emmerder une fille. Spontanément, je me dirige vers eux pour m’assurer que ça ne dégénère pas et pour sortir la fille de l’embarrassante situation, en mode Spiderman qui envoie les voleurs en prison. Juste au moment d’arriver, l’échange entre eux se termine (grâce à moi ? on ne saura jamais) et la fille s’en va.

Le mec, avec un air très agressif, et comprenant que je suis venu lui casser son coup, me cherche :
Lui: Eh toi là-bas, t’as un problème ?
M: (Continuant à marcher, sans le regarder) Aucun problème
Lui: (D’un air encore plus agressif) Eh je te parle ! Je t’ai demandé si t’avais un problème
Je m’arrête net, me tourne vers lui et le regarde droit dans les yeux, avec un air presque menaçant, en lui redisant très lentement, avec une confiance que je ne connaissais pas chez moi :
M: Je t’ai dit qu’il n’y a aucun problème
Lui: (Se calme) Ah ok mon frère, bonne soirée ! (me serre la main)
Pauvre type.

Je pense que la confiance salutaire que j’ai eue n’était pas sans lien avec le pic d’adrénaline surmonté quelques minutes auparavant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bienvenue ! le 04.05.19, 17h51 par Annah6878
  • [+1] Yesssss! le 04.05.19, 18h16 par Safrania95

Metro, rebelotte. En rentrant, je capte du regard un groupe de quatre filles très jolies en train de parler en anglais. J’approche, en me disant qu’un groupe se sentira moins menacé par un inconnu qu’une fille seule.
M : (en anglais, plein d’énergie et de sourire) Bonjour, vous êtes Anglaises ?
Elles : American
Je m’y trompe toujours.
M : Ah j’étais sûr que votre accent était anglais. Alors voilà, je rentre d’un long voyage, et je suis encore sous le choc de la froideur sociale parisienne. En fait les voyageurs me manquent. Donc me voilà :D . D’où vous êtes aux US ?
Elles me regardent, décontenancées. Comme on regarde un extra-terrestre en fait. Après réflexion, peut-être que « Bonjour, je m’appelle E.T. » aurait mieux marche. Au moins, j’aurais pu closer en leur disant « E.T téléphone maison ».

Elles me répondent de façon froide et molle. Dans ce mélange d’ignorance et de d’agacement qui caractérisent ces fois ou tu veux te débarrasser du vieux dans la rue qui pue l’alcool, te raconte n’importe quoi et te colle un peu trop.
Elles me disent qu’elles descendent à la prochaine station. Je fais une grimace de mec déçu à outrance. J’apprendrai qu’en fait elles sont en stage à Paris et sont là depuis déjà plusieurs mois.

Coïncidence avec le snobisme ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Aha :) le 04.05.19, 18h16 par Safrania95

C’est un après-midi ensoleillé. Je me dis que je vais profiter de ma visite à Paris pour redécouvrir l’une des plus belles villes du monde. Une de mes conquêtes est censée me rendre visite dans quelques jours et il faut que je sois à la hauteur de mes capacités de guide que je lui ai tant vantées.

Après avoir trop longtemps cherché un vélib’ infructueusement, je vais me promener dans un des innombrables parcs parisiens pour me dégourdir les jambes. En chemin, je me souviens d’un exercice d’un bootcamp sur FTS que j’avais lu il y a des années de cela. Je dis bonjour a tous les passants, en les regardant droit dans les yeux. Plutôt amusant de voir les gens essayer de se souvenir de moi sans trop y arriver.

Puis je vois un grand groupe de personnes qui jouent à un jeu étrange sur la pelouse. Et deux filles très mignonnes debout à proximité, qui ont l’air de faire partie du groupe. J’applique la fabuleuse règle des trois secondes et m’approche. Je parle au premier mec sur mon chemin pour lui demander a quoi ils jouent. Puis je bifurque sur les deux filles.

On échange quelques mots. Je leur demande pourquoi elles ne jouent pas. Elles me retorquent qu’elles ont trop joué et qu’elles en ont marre. Mais elles m’encouragent à jouer aussi.

J’hésite. Je ne connais personne dans le gigantesque groupe. Elles me kinottent en me poussant pour m’introduire dans le jeu. Donc j’y vais. Je joue 10 minutes puis retourne vers elle :
Elles : Alors c’était bien ?
M : J’ai perdu a peine après avoir commencé :D
E: :lol:
Une des deux me plait beaucoup et me regarde avec ce regard brillant que j’aime interpréter comme si l’attraction était réciproque. Stratégie oblige, je me concentre sur celle qui me plait moins.

On fluffe un peu sur le jeu.
Et puis, il y a cette satanée barrière psychologique qui m’empêche de changer de sujet par rapport a l’opener. Qui me fait me sentir malhonnête si elle comprend que ma vraie intention était en fait différente de l’excuse de l’opener. Si elles comprennent que je suis venue les draguer en fait.
Donc je m’éjecte, un peu effarouché.
Celle qui me plait : Peut-être qu’on se reverra un de ces jours…
M : (Intérieurement) Si seulement…
Enfin une interaction plus réussie que les précédentes...
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  • [+1] La suite, vite ! le 04.05.19, 18h16 par Safrania95

Whaleshark a écrit : La première accroche
M: Bonjour
E: (Enlève un écouteur, sort de sa position d’escargot qui cherche à se protéger d’un prédateur, et me regarde en mode « encore un boulet, qu’est-ce qu’il me veut lui ?»)
M: Je fais un exercice et j’ai besoin de ton aide (j’ai un problème à vouvoyer les gens de mon âge). Le principe est d’aller parler avec des gens que je ne connais pas, spontanément.
E: (D’un air agacé) Peut-être, mais non parce que là je suis fatiguée
M: (La regarde d’un air un peu déçu) Bah oui mais la réaction de rejet, c’est le genre de réaction qu’il faut pas avoir dans ce genre d’exercice
E: Ouais mais bon, tu te rends compte que c’est un peu bizarre ce que tu me dis la?
M: C’est vrai, mais c’est pas méchant
E: Et pourquoi tu fais ça ?
M: Ça permet d’augmenter la confiance en soi en surmontant ses peurs

E: Ouais mais désolée parce que la je suis fatiguée, et je sors bientôt
M: Moi aussi je vais pas tarder a sortir (quel niais !)
Cette nana n'était pas particulièrement ouverte à l'idée de parler à un inconnu mais ton approche du début me semble pas mal du tout. Par contre, y a de quoi être décontenancé avec la question "pourquoi tu fais ça".

Là où tu lui donnes une raison honnête, sortir du jeu instauré au départ ne t'a pas rendu service je pense. Pas qu'il aurait fallu insister mais que dans ce cas précis être redevenu sérieux après un si bon départ ça a beaucoup compté pour la fin je pense.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Yep ! :) le 04.05.19, 18h54 par Jalapeno

Yo Whaleshark !

Tu me sidères pour un mec rouillé. Il y a visiblement certaines peurs que tu n'as pas. Parce qu'aborder une meuf seule et même un groupe dans les wagons du métro c'est pour beaucoup de monde quelque chose de vraiment difficile. Et encore plus dur en étant seul sans personne pour se motiver.

Chapeau !

À mon avis tu as de bonnes bases pour réussir.

Je t'encourage à 100% et peut-être une sortie à deux un de ces quatre si ça te tente !

Bon courage ;)

Safrania95
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 15.05.19, 08h32 par Whaleshark
Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Whaleshark a écrit :Celle qui me plait : Peut-être qu’on se reverra un de ces jours…

-> Là tu prends le numéro direct man, y a pas à réfléchir.
Je suis assis juste derrière elle, et me demande qu’est ce que je vais bien pouvoir lui dire. En indirect, je suis un inconditionnel du situationnel. J'aime son caractère naturel, innocent et spontané. Mais franchement, la, je ne trouve vraiment rien de spécial qui puisse justifier une approche.
J'avais le même problème : envie d'aborder, dans le métro, souvent à la suite de regards appuyés, mais je ne trouvais pas quoi dire, comme tu dis "rien qui puisse justifier une approche".
Et en fait "j'avais envie de te parler" est un opener tout à fait valable et peut-être le meilleur dans ces moments là.

Tiens lis ça: aborder-a-froid-sans-contexte-vt39081.html


Ton opener "je fais un exercice pour parler aux gens" ça fait trop bizarre je trouve, normal que la fille t'envoie bouler.

Bonne vibe, continue :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bonne idée ! le 05.05.19, 23h00 par Onmyoji
  • [+1] Bonne idée ! le 15.05.19, 08h32 par Whaleshark

Annah6878 a écrit :
Cette nana n'était pas particulièrement ouverte à l'idée de parler à un inconnu mais ton approche du début me semble pas mal du tout. Par contre, y a de quoi être décontenancé avec la question "pourquoi tu fais ça".

Là où tu lui donnes une raison honnête, sortir du jeu instauré au départ ne t'a pas rendu service je pense. Pas qu'il aurait fallu insister mais que dans ce cas précis être redevenu sérieux après un si bon départ ça a beaucoup compté pour la fin je pense.
Salut Annah,

Tu as raison, je pense que répliquer avec humour et hors contexte aurait été plus efficace. A la base, j’étais tellement anxieux que je ne voyais même pas ça comme un jeu mais comme une façon sincère d’aller parler a quelqu’un. Mais c’est vrai que ce même opener dit de façon playful aurait probablement été bien plus efficace. A la base, j’étais tellement anxieux que je ne voyais même pas ça comme un jeu mais comme une façon sincère d’aller parler a quelqu’un. Mais c’est vrai que ce même opener dit de façon playful aurait probablement été bien plus efficace.

Safrania95 a écrit :Yo Whaleshark !

Tu me sidères pour un mec rouillé. Il y a visiblement certaines peurs que tu n'as pas. Parce qu'aborder une meuf seule et même un groupe dans les wagons du métro c'est pour beaucoup de monde quelque chose de vraiment difficile. Et encore plus dur en étant seul sans personne pour se motiver.

Chapeau !

À mon avis tu as de bonnes bases pour réussir.

Je t'encourage à 100% et peut-être une sortie à deux un de ces quatre si ça te tente !

Bon courage ;)

Safrania95
Merci Safrania95, c’est très encourageant
Je me sens rouillé du point de vue de la rhétorique et de la technique, mais ça fait déjà pas mal de temps que j’ai adopté comme paradigme d’affronter mes peurs, qu'elles soient sociales ou autres. Je pense vraiment qu’affronter ses peurs et faire tomber ses propres barrières est la une excellente façon d’avancer dans la vie et d’en tirer satisfaction. La peur est toujours là, mais je l’ignore.

En ce qui concerne les sorties ensemble, j'apprécie beaucoup la proposition et j'aurais beaucoup aimé, mais j'ai déjà quitté Paris malheureusement et je ne prévois pas d’y revenir dans les semaines à venir. Donc pour l'instant ca va pas etre possible
Syd_ a écrit :-> Là tu prends le numéro direct man, y a pas à réfléchir
Je n’avais pas le sentiment d’avoir assez échangé avec elle pour justifier que je lui demande son téléphone. L’échange restait quand même relativement court et timide. Et même si elle me l’avait donné, je pense pas qu’elle aurait voulu me revoir. On était encore au stade d’inconnus. Mais dans une autre situation peut-être.

Syd_ a écrit :J'avais le même problème : envie d'aborder, dans le métro, souvent à la suite de regards appuyés, mais je ne trouvais pas quoi dire, comme tu dis "rien qui puisse justifier une approche".
Et en fait "j'avais envie de te parler" est un opener tout à fait valable et peut-être le meilleur dans ces moments là.

Tiens lis ça: aborder-a-froid-sans-contexte-vt39081.html


Ton opener "je fais un exercice pour parler aux gens" ça fait trop bizarre je trouve, normal que la fille t'envoie bouler.

Bonne vibe, continue :)

J'ai lu. Plein de bons conseils. Merci beaucoup!
Le "j'avais envie de te parler" j'aime bien, ca sonne naturel, honnete et assume. Tout ce que j'aime. Je vais essayer.

Et oui, c'est vrai que l'opener était bizarre mais je me suis dit que c'est mieux ça que de rester bloqué dans son coin sans rien faire.

Partie 4: Le premier numclose

Petite journée shopping dans Paris. Malgré toute la critique que j’ai pour cette ville, il est difficile de faire mieux du point de vue shopping, avec une immense variété de produits pour tous les budgets. Et de filles pour les acheter.
Donc me voici rattrapant le retard accumulé à l’autre bout du monde.

Dans le métro (oui, encore lui), j’aperçois une jolie fille debout en face de moi en train de parler au téléphone. Cependant, je dois bientôt sortir. Je guette la fin de sa conversation, qui n’arrive que lorsqu’il me reste une demie station. Celle-ci me servira d’échauffement.
Je me lève, m’apprête à sortir (true time constraint), puis lui lance :
M (avec un sourire) : Vous allez vous cramer le cerveau à force de parler au téléphone dans le métro
Pas terrible mais c’est tout ce que j’avais.
E (sourit) : Parfois on est bien obligée
M : En fait, dans le métro les ondes passent très mal, du coup, le téléphone émet à pleine puissance, et quand c’est aussi près du crane…
Comme vous l’aurez surement remarqué, j’aime beaucoup déballer mon côté intello. Moyen de se mettre en valeur ?
E et M : [Blablabla pendant les 30 secondes restantes]
Bizarrement, et en contradiction avec beaucoup de théories, je remarque que c’est souvent les plus jolies qui sont les plus ouvertes à la conversation. Je vois ça à la fois comme une question d’estime de soi, et je suppose que beaucoup de mecs « normaux » sont intimidés d’aller leur parler. Elles apprécient donc ça d’autant plus.

Je continue mon shopping pour arriver dans un magasin de sport. En me dirigeant vers le vendeur pour lui demander des informations, je remarque qu’une fille vient de me prendre la place. Elle me plait en beaucoup de points, mais a un gros sac sur le dos et est habillée comme pour aller faire de la rando.

J’interromps le vendeur deux secondes pour lui poser une petite question. Puis, je me moque légèrement du gros sac que la fille a sur le dos. Ça la fait rire. Et enfin, je retourne à mes achats.

Après deux minutes à hésiter entre deux paires de lunettes de soleil, et à me demander comment je vais l’aborder, j’approche doucement ma cible :
M : Tu ne trouves pas qu’elles me vont trop petit ?
E : Non franchement elles sont bien
Fluff de deux minutes sur les lunettes.
M : Et sinon, qu’est ce qui te prend de te promener avec un sac aussi gros et des chaussures de rando dans Paris ? On n’a pas idée de faire une chose pareille.
Elle m’explique qu’elle n’habite pas à Paris, qu’elle y est juste en transit pour partir escalader une montagne dans les Pyrénées. Une aventurière, j’aime ça.
On enchaine sur le fait que j’aime aussi beaucoup voyager et on échange nos expériences. Je sens qu’une connexion se crée. Elle me touche beaucoup, ça me met un peu mal à l’aise, il faudra d’ailleurs que je bosse là-dessus un de ces jours. Elle m’approche de près en me parlant, et a un sourire au beau fixe. Tous les indicateurs au vert. Il manque plus que le sergent de la NAVY pour me hurler « Go ! Go ! Go soldier ! ».

Les clients passent et nous demandent de l’aide plusieurs fois en s’imaginant qu’on est des vendeurs. Je l’incite à jouer le jeu et à leur donner des conseils mais elle ne se mouille pas.
E : C’est à cause de ma tenue. Je suis tellement mal habillée.
M : Tu es très bien habillée voyons. Regarde t’as pas une tache. On dirait que tes vêtements sont neufs.
Moi, quand je suis habille comme ça, je suis en général plein de boue et de sueur.
Et puis, si ça peut te consoler, moi aussi je suis mal habillé aujourd’hui.
Elle me regarde, je me regarde. Et je réalise que ça faisait longtemps que je n’étais pas aussi bien sapé. On rigole.
A posteriori, je me dis que ça aurait été bien de kinotter à ce moment-là, mais je n’étais pas encore assez à l’aise et encore un peu dans la torpeur liée à la peur d’approcher.
E : Non, au contraire toi ça va 
La conversation commence à un peu trop durer. Et mon temps commence a presser. De plus, je ne veux pas qu’on s’éternise dans cette situation.
Je numclose en lui parlant de son métier.
M (franchement pas convaincu): Bon bah si un jour j’ai besoin d’une <son metier>…
E : Oui, on peut échanger nos contacts
Elle se numclose et insiste pour me numcloser également. Un petite PUA celle-là :D .
Au moment de m’en aller, je me souviens de cet article que j’avais lu sur l’importance du time bridge.
Je me retourne :
M : Tu t’en vas à quelle heure demain ?
E : Pourquoi, tu veux m’appeler pour vérifier que je ne rate pas mon train ?
M : Non…
E : Ou alors tu veux m’accompagner à la gare
M : Y a écrit Uber sur ma tête ?
E : :D Alors quoi ?
M : Je me disais que si tu t’ennuies ce soir, on peut aller prendre une bière ensemble
Si tu t’ennuies ? Je pouvais pas la faire plus ado timide dans les films américains ?
E (embarrassée): Je suis invitée à dormir chez quelqu’un ce soir, et ça me met mal à l’aise de sortir alors que c’est le seul moment où je serai là. Mais tu restes à Paris jusqu’à quand ?

Nos dates ne coïncident pas. Tant pis.

Le lendemain matin, elle m’envoie un message :
E : Coucou Whaleshark ! Juste pour te dire c’était sympa de te rencontrer hier. Je viens d’arriver à la gare. A une prochaine fois !
Pour conclure cette partie, je me rends compte que souvent, lorsque les pickups sont réussis (ici et dans d’autres contextes que je ne relate pas sur ce thread), les filles éprouvent beaucoup de gratitude quant au fait que j’ai fait le premier pas pour briser la glace et leur ai montrée un certain intérêt. Ça contraste beaucoup avec l’anxiété avant l’approche et la peur de déranger ou d’être lourd.

Un bon point à garder en tête.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Like a boss ! le 06.05.19, 21h12 par The_PoP
  • [+1] Bien joué le 07.05.19, 04h26 par valll
  • [+2] Génial le 07.05.19, 06h47 par Onmyoji
  • [+1] Bien joué le 08.05.19, 08h40 par Oldboy
  • [+1] Bien joué le 08.05.19, 17h24 par Syd_

J'ai adoré ses répliques sur l'appel ou la gare. Je ne sais pas si c'était des tests ou des perches mais tu as bien géré, en étant pas dans la justification et en suscitant sa curiosité sans en faire trop.
Son embarras étant peut-être lié au fait d'être bloquée et de ne pas pouvoir répondre positivement.
C'est très bon tout ça.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Yo.

Que dire...j'admire ta pugnacité. J'ai pas le moindre début d'expérience en street picking, mais j'approuve et j'applaudis de mes 3 mains. J'ai un pincement au cœur au souvenir du temps ou ce forum regorgeait de journaux comme le tiens. Certes, y'avait beaucoup de mythos mais ça vendait un rêve.

Plus concrètement, tu essaies en dehors de la rue ? Je veux dire, dans des lieux dédiés, type boite ou bars. Ou fêtes privées. Je suppute qu'une fois à l'aise en dehors de tout contexte adéquat, une drague en des endroits propices devrait être relativement facile.

Onmyoji a écrit :J'ai adoré ses répliques sur l'appel ou la gare. Je ne sais pas si c'était des tests ou des perches mais tu as bien géré, en étant pas dans la justification et en suscitant sa curiosité sans en faire trop.
Son embarras étant peut-être lié au fait d'être bloquée et de ne pas pouvoir répondre positivement.
C'est très bon tout ça.
Merci beaucoup :)
Oldboy a écrit : Yo.

Que dire...j'admire ta pugnacité. J'ai pas le moindre début d'expérience en street picking, mais j'approuve et j'applaudis de mes 3 mains. J'ai un pincement au cœur au souvenir du temps ou ce forum regorgeait de journaux comme le tiens. Certes, y'avait beaucoup de mythos mais ça vendait un rêve.

Plus concrètement, tu essaies en dehors de la rue ? Je veux dire, dans des lieux dédiés, type boite ou bars. Ou fêtes privées. Je suppute qu'une fois à l'aise en dehors de tout contexte adéquat, une drague en des endroits propices devrait être relativement facile.
Salut Oldboy,

Merci de tes encouragements, ça donne vraiment envie de continuer !
Dans le passé j'ai pas mal essayé en boite, mais j'ai généralement du mal avec le fait que la communication verbale soit difficile. Et j'ai vraiment du mal à m'y prendre sans les mots.
Et la danse n'est pas trop mon point fort.

Quant aux bars, j'y vais généralement avec des amis (pas des wings) et je n'aime pas trop transformer un échange avec des gens que j'apprécie en session de sarge improvisée. Surtout que la plupart des gens de mon entourage ne connaissent pas mon intérêt pour la sarge.

Dans d'autres contextes qui s'y prêtent plus, je n'ai généralement pas trop de difficulté à aller parler aux inconnues, surtout quand j'ai une bonne excuse pour le faire, et le challenge est plus de créer de la conversation, de l'intérêt, et de la tension que de surmonter les premières barrières de l'approche. Cependant, le regard des autres pèse plus dans le cas d’un contexte fermé que dans un contexte ouvert, ce qui ajoute tout de même une certaine difficulté a la tâche.

Chapitre 2

Premier kclose (et plus encore) en SPU

Changement de contexte.

Après quelques jours à Paris je décide de repartir pour de nouvelles aventures.
Et me voici, fatigué et après un long périple, après avoir à peine atterri, dans un train en route vers mon hôtel. Avec pour seule compagnie un sac a dos contenant un condensé des affaires absolument nécessaires à ma survie et à une apparence qui se détache un minimum de celle du SDF.

Je scrute les environs, en quête de la personne qui me permettra de tirer ma prochaine leçon en SPU et de me donner l’impression d’avoir fait encore un pas en avant.
Ce que j’ignore encore, c’est que cette personne me donnera bien plus que ce que j’attends d’elle.

J’entends une fille a quelques sièges de moi, qui parle au téléphone sans trop de gène d’être entendue par le reste du wagon silencieux. Je me retourne pour voir du coin de l’œil si elle vaut le coup. Et en effet elle est pas mal du tout.
Donc forcément, j’hésite.

Aborder des inconnues, c’est comme sauter d’un avion.
La première fois donne l’impression d’une épreuve insurmontable, qui te met tellement mal à l’aise que ça peut facilement te gâcher l’expérience.
La seconde fait déjà bien moins peur, et tu peux même te surprendre à rassurer les gens à tes cotes qui n’en sont qu’à leur première fois.
Chaque fois est moins anxiogène que la précédente, mais il reste toujours, même chez les plus chevronnés en la matière, un embryon de peur qui ne s’en ira jamais, et qui est facilement surmonté par la décision prompte et résolue de sauter, quoiqu’il arrive.
Celui qui ne sautera pas pendant un long laps de temps devra affronter de nouveau les peurs du débutant avant de retrouver la confiance d’antan.

Deux minutes d’hésitation. Principalement occupées à réfléchir a l’opener qui justifiera mon déplacement sur la moitié du wagon pour adresser la parole à la minette.
Je me lève, abandonne mon sac a dos dans les tranchées, et m’approche.
Je réalise qu’elle a continué sa conversation téléphonique bruyante avec deux autres femmes assises à cote d’elle.
M (toujours avec le sourire) : Dis donc, tu en fais du bruit. Les gens autour doivent déjà connaitre toute ta vie, non ?
Elles : [Rigolent]
M : J’ai de la patience, je me dis que tu vas t’arrêter, mais non. Tu veux devenir célèbre dans le wagon ou quoi ?
Elle rigole et m’invite presque immédiatement à venir m’asseoir à cote d’elle. Je fais mine d’hésiter un peu puis m’exécute.
Elle me raconte sa conversation au téléphone, ses problèmes de cœur avec son ex, me montre une photo de son nouveau copain...
J’ai le droit à la totale alors qu’on se connait depuis environ une minute trente.
Elle est un peu plus jeune que moi et je me rends vite compte qu’elle a un caractère vraiment exubérant, a la limite du bizarre.
E : Tu veux appeler mon ex pour le rendre jaloux ?
M : Euh… Non
Je précise que son ex venait de la rappeler pour la supplier de se remettre avec elle, ce qui rend l’acte encore plus cruel.
E : Tu me trouves comment ? Moi je te trouve mignon
E : Tu veux qu’on aille au ciné ensemble ? Ou alors faire un billard ?
E : Si tu refuses je demande aux mecs derrière. (S’adressant a eux, sans aucune honte) Vous voulez venir avec moi ?
M : T’es pas un peu folle ? On se connait depuis à peine dix minutes. Et t'as un copain je te rappelle.
M : Tu es tout le temps comme ça ?
M : T’as pris quoi comme drogue ? Ça a l’air d’être puissant comme truc

Après pas mal de questions extrêmement directes de la sorte qui n’ont pas manque de me mettre bien mal à l’aise et de me faire adopter une réponse de HB harcelée, je me dis que ce serait quand meme dommage de rater la soirée marrante qui s’annonce. Donc après avoir bien vérifié que ses propositions étaient sincères – et a ma grande surprise, elles l’étaient – j’accepte.

M : Ok, ok, on va faire un billard. Mais pas trop longtemps, je dois rentrer à l’hôtel, j’ai un long voyage derrière moi.
E : D’accord. Mais c’est toi qui payes.
M : Hein ? C’est quoi ce deal ? On ne sort pas ensemble à ce que sache. Moitié moitié.
Elle insiste. J’insiste. Si elle veut que je paie, qu’elle se trouve quelqu’un d’autre.
Elle finit par accepter à contre cœur.
Et on y va.
M : Juste une partie, hein ?
Une fois en chemin, elle commence à me chauffer de façon pas normale.
Elle se colle à moi et me fait des suggestions sans la moindre ambiguïté. Le genre de trucs que tu peux dire en rigolant à ta pote si tu as assez d’alcool dans le sang. Mais franchement pas à un inconnu dans la rue que tu connais a peine.
Très vite, elle cherche à me kcloser en pleine rue. J’hallucine.
Je résiste un peu, et puis…

« You live only once »

Je me lâche.
Elle n’embrasse pas très bien.
Elle me prend par la main comme si j’étais son copain. On va faire ce fameux billard.
Les deux parties concernées (moi et elle) n’ont absolument aucun intérêt dans le billard au passage, et y sont absolument nuls.

En plein milieu de la partie :
E (un peu ennuyée) : Tu veux qu’on aille aux toilettes ?
Puisque ça marche comme ça ici, ma foi.
On y va.
On fait toutes sortes de cochonneries qui finalement n’aboutissent pas à un fclose. Mais on n’était pas loin.
On sort, on finit notre partie, et on s’en va. Elle veut que je vienne chez elle.

Elle commence à me faire un peu peur et je deviens méfiant. De plus son needyisme et le fait que je ne la connaisse pas si bien et qu’elle ne veuille pas s’ouvrir plus que ça quant à sa vie personnelle ont gardé mon niveau d’excitation relativement bas. Je sais, je suis une vraie gonzesse parfois.

Je décline et on se sépare sans échanger nos numéros.


NB: Elle a quand même réussi à me faire payer l'entrée au billard, la petite sotte
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Wow le 11.05.19, 15h44 par valll
  • [+2] Boom le 11.05.19, 21h27 par Syd_
  • [+1] Fichtre ! le 12.05.19, 09h47 par Jalapeno
  • [+1] La suite, vite ! le 14.05.19, 05h35 par Onmyoji

Premiers essais en Direct Game

Partie 2

Je rentre de ma « partie de billard » pour rejoindre mon hôtel.
Un petit sourire en coin après ce moment sympathique qui était aussi l’exemple parfait appliqué a une fille d’un game très sexué (elle a très clairement montre ses intentions depuis le début) mais sans valeur (elle était mignonne mais sans plus, j’ai fini par me demander si elle était équilibrée mentalement, et était clairement needy). Sur le coup j’avais envie de coucher avec, mais après coup pas de regret de ne pas avoir gardé contact (une forme de Buyer remorse).

La dernière fois que j’ai abordé en direct était il y a quelques mois, dans un avion. C’était une de mes premières fois. J’étais tétanisé avant d’y aller mais l’échange avait été très playful, et a vite abouti sur une très bonne connexion et une tentative de kclose de ma part, quoique ratée (elle m’a annonce être lesbienne au moment de l’embrasser).
Quoiqu’il en soit, ce fut un moment génial et j’ai gardé un bon contact avec la fille en question.

Encouragé par vos réponses positives, je me dis qu’il est temps de s’y remettre.
Parce que le challenge est encore plus grand et que je vois ça comme la façon la plus naturelle d’aller parler à quelqu’un qui ne se trouve pas à proximité.
A peine fatigue de la fille du billard, j’en capte une autre du regard qui monte dans le bus. Elle est très élégante et me tape dans l’œil.

Cette fois ci, j’hésite encore plus que d’habitude. Elle est vraiment à l’autre bout du bus, juste derrière le conducteur et entourée de pas mal de gens.
Je me lève pour aller demander une info au conducteur. En me retournant, je fais mine de l’apercevoir pour la première fois :

M : Salut
E : Salut
M : Tu vas aussi à <ville> ?
E : Oui
M : Tu veux quelqu’un pour te faire la conversation jusque-là ?
E (sourit) : Allez
Le conducteur (qui a entendu) : Si vous voulez parler, allez au fond du bus, parce que je n’arrive pas à me concentrer sur la route sans quoi
Je la regarde. Peu de chances qu’elle accepte de bouger à ce stade de l’interaction.
M (au conducteur) : On ne parle pas fort
Lui : Bon d’accord
Je m’assois. On fluffe. Je la taquine un peu. Elle réagit positivement mais garde une certaine distance. Après un bon quart d’heure, elle descend du bus, on se dit au revoir.
Je ne sens pas que la situation et l’interaction soient propices pour numcloser.
Et j’ai du flair. Son copain l’attend à l’arrêt de bus.

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Le lendemain, je parle à une fille qui est assise en face de moi dans le bus.
Je l’accoste en lui proposant de partager les gâteaux que je mange.
Ça ouvre la discussion mais la connexion entre nous n’est pas assez bonne pour donner suite. De plus, un des plus gros inconvénients des transports en commun, c’est que l’interaction peut se terminer a n’importe quel moment, de façon imprévisible, par le simple fait que la cible doit sortir à son arrêt.
Et c’est ce qui s’est passe.

Je m’habitue donc à toujours aborder le plus tôt possible dans ce genre de contexte, pour gagner du temps en plus de diminuer l’anxiété.

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Par la suite, je me retrouve de nouveau à attendre le bus dans un grand hall. Vous me demanderez probablement pourquoi j’aime autant les transports en commun pour draguer.
La réponse est que je n’ai pour l’instant pas tellement d’autre cadre pour faire des rencontres, et que ça me permet de ne pas avoir l’impression de retarder une fille en lui faisant la conversation, vu qu’elle est là de toutes les façons.

Il est tard et le hall est silencieux. Je suis assis. A quelques mètres en face de moi, deux filles assises et scotchées sur leur téléphone.
Les deux me plaisent. Je me dis que je parlerai à la première qui lèvera la tête.
Une minute, deux minutes, cinq minutes… Aucune ne décroche. Fichue technologie.

Au lieu de cela, deux filles attendent debout un peu plus loin, en parlant. Elles ont l’air plutôt enthousiastes et souriantes, mais ne me plaisent que moyennement.
J’y vais quand même pour le sport.
M : Salut
Elles : Salut
M : Le hall est très silencieux et vous êtes les seules à parler ici
Elles : Tu veux qu’on parle moins fort ?
M : Non au contraire. J’ai vingt minutes avant que mon bus n’arrive et j’aime bien faire la conversation aux gens
On discute, avec le sourire. Elles sont sensiblement plus jeunes que moi. Les deux filles qui m’intéressaient à la base décrochent de leur téléphone et nous observent.
Au bout d’un moment, une des deux s’en va. Je reste donc avec la deuxième.
Je lui propose d’aller s’asseoir. Elle suit.
On s’assoit en face a face, elle choisit une place qui laisse pas mal de distance entre nous.
La discussion s’enlise. Elle commence à écrire des textos sur son téléphone, ce à quoi je ne trouve pas de réaction appropriée, qui ne me fasse pas passer pour quelqu’un qui quémande son attention en attendant qu’elle termine. A part utiliser mon téléphone également.
Il y a aussi des blancs que je ne sais compenser autrement qu’avec questions généralistes et sans beaucoup d’intérêt du point de vue du game.
Puis son bus arrive aussi. Pas de réelle connexion, pas de numclose.
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Autre accoste dans un bus avec une fille assise à ma proximité :
M : Salut, ça va ?
M : J’ai un problème, je ne suis pas capable de rester assis dans les transports en communs sans parler aux gens. Je m’ennuie sinon.
M : Tu vois ces gens un peu bizarres qui parlent aux inconnus ? J’en fait partie. Et en plus tu es assise à côté de moi donc tu l’as cherché.
Je devrais arrêter de me justifier comme ça et assumer le fait que je l’aborde, comme un grand. Vous en pensez quoi ?
Elle rigole, mais j’apprends vite qu’elle rejoint son copain. Ce que je fais mine d’ignorer.
Elle est un peu plus vieille que moi, et j’en sens qu’elle a une meilleure ouverture d’esprit que les précédentes.
Je la taquine un peu sur sa façon de s’habiller :
M : J’aimerais faire une remarque sur ta façon de t’habiller mais il ne faut pas que tu le prennes mal
E : Oui ?...
M : Le long gilet avec le mini-short ce n’est pas très cohérent. On dirait que tu ne connaissais pas trop la température dehors et que tu as décidé de pas prendre de risque en mettant les deux.
E : [rigole]
Elle sort relativement tôt ce qui fait que l’interaction est coupée sans donner suite. Dommage.

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Cette fois-ci, je suis assis dans le bus, et la fille n’est pas loin du tout. Le problème, c’est qu’en hésitant, celle qui m’intéresse sort. Je scrute le bus, a la recherche de quelqu’une qui pourrait la remplacer.
A l’autre bout, une fille de dos dont je ne vois que les cheveux mais qui a tout de même l’air mignonne – même si parfois on a des mauvaises surprises – apparait dans mon champ de vision.
J’y vais presque sans hésiter.
Je m’assois en face d’elle (les sièges sont à distance raisonnable, c’est moins envahissant comme ça), et m’adresse à elle instantanément :
M : Salut
E : [surprise, cherche à se rappeler d’où elle peut bien me connaitre]
M : Avant que tu demandes, non, on ne se connait pas. Quand je suis dans le bus, j’aime bien parler aux gens, et tu m’avais l’air sympa, donc je me suis dis que tu étais la bonne personne.
Elle, toute gênée, sourit et rougit. Elle ne sait pas trop quoi répondre.
Comme a chaque fois que j’aborde une fille en public, il y a des badauds qui observent. Et cette fois, c’est le mec a cote, que je capte du coin de l’œil, et qui a l’air à la fois curieux et bluffé de mon audace.
Je rigole intérieurement.
J’enchaine directement sur la première question qui me vient.
M : Donc, ou vas-tu comme ça ?
Elle n’a pas beaucoup de conversation. Pour compenser mon insécurité quant à ma rhétorique, j’ai tendance à poser plusieurs questions relativement communes d’affilée, jusqu’à ce que je trouve une perche qui me permette d’enchainer.
Cette fois ci comme beaucoup d’autres, la technique s’est avérée mauvaise, et le tout s’est termine par un joli blanc qui lui a donné l’opportunité d’écrire son petit texto, me détournant forcement le regard.
Comme ça fait pas mal de fois que ça m’arrive, je fais une autre tentative désespérée :
M : Tu sais, ce n’est pas facile d’aller parler a des inconnues comme ça. La plupart des gens n’osent pas le faire. Ce serait bien si tu pouvais alimenter la conversation aussi…
J’ai honte en pensant que j’ai pu dire un truc aussi merdique et needy. Mais je l’ai dit.
Elle me sourit d’un air de dire « Oui ? Qu’est ce que tu veux que je te dise ? C’est toi qui es venu me parler je te rappelle » et après quelques secondes sans rien dire, se rebranche sur son mobile.

Je baisse les bras, impuissant, et je m’en vais.

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La dernière, c’était encore une fois dans le bus. Pour tous ceux qui auraient des doutes, je tiens à repréciser que je ne vis pas dans un bus.
En rentrant, je croise du regard une fille qui me tape dans l’œil directement, physiquement parfaite a mon gout. J’hésite à m’asseoir directement en face d’elle, et n’y vais finalement pas, en remarquant qu’elle est assise à une place pour handicapés. A l’arrière du bus, une autre jolie fille ne se trouve pas loin de moi. Donc approche potentiellement facile.
Elle n’est cependant pas aussi attirante que la première. Je me demande bien sur laquelle m’orienter. Après courte réflexion, je choisis la deuxième, plus difficile.
Je vais poser une question au chauffeur afin de justifier le déplacement, puis en revenant, croise son regard, et m’adresse à elle, en remarquant qu’elle se promène avec un sac a dos similaire au mien :
M : Coucou, tu rentres de voyage ?
E : Non, c’est juste ma façon de transporter mes affaires
M : Ah bon ! Quand je suis rentre dans le bus, j’ai vu ton sac, et je me suis dit que ce serait cool de parler avec toi…
E : [Me coupe avant même que je finisse] Vas-y, assieds-toi
M : …mais tu es assise à une place handicape
Elle n’avait pas fait gaffe et se sent un peu embarrassée.
M : Mais c’est bon t’inquiète pas, il n’y a pas l’air d’en avoir dans le bus :D
On discute une dizaine de minutes. Principalement du fluff.
J’ai du mal à sortir autre chose, a sexuer, à me détendre, à rigoler, à provoquer. Même si je suis parfois dans un mood qui y est propice, je reste un grand complexé de ma rhétorique défaillante et de mon sérieux.
Même si je me vois comme quelqu’un de cool et d’ouvert d’esprit, je trouve que mon sens de l’humour est très limité, et je n’ai absolument aucune idée de comment travailler là-dessus. Le pire est quand je me force à faire rire, et que ça met tout le monde mal à l’aise.
Et puis de nouveau un blanc, un texto, deux textos, cinq textos, un malaise de ma part, et des questions que je lance désespérément pour relancer une conversation que je vois déjà comme tombée a l’eau.
Elle sort.
Il faudra qu’on m’explique pourquoi c’est toujours elles qui sortent en premier.


Conclusions :

1. Avoir l’air normal est le plus important. Croire en son opener et le plus gros prérequis pour sa réussite

2. Eviter les interrogatoires dès le début. Ça casse toute la magie et le mystère. Ça montre qu’on est trop attache à la conversation, trop tôt

3. Parfois, enfreindre la fameuse règle des 3 secondes pour réfléchir à un opener plus crédible peut valoir le coup

4. Assumer le fait qu’on vient la draguer et qu’on est intéressé par elle. Ne pas se perdre en justifications pour excuser le fait qu’on lui parle.


J’apprécierais beaucoup de recevoir vos critiques également :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] La suite, vite ! le 14.05.19, 07h01 par ChantePaul
  • [+1] Cool le 15.05.19, 17h24 par Oldboy

Pas de critiques pour ma part, tu as déjà l'essentiel, la volonté d'aborder.
Ton point 3 m'est très familier. Un opener cohérent avec soi ça donne beaucoup de confiance et pour la fille ça passe mieux. Puis en général faut pas 107 ans pour le trouver quand tu as l'habitude.
C'est plus gênant au début, parce que tu trouveras pas souvent et tu laisseras filer la fille.

Pour le reste, plutôt que des questions génériques il vaut mieux oser l'originalité, pas en mode interrogatoire mais "observation".
Moi la plupart du temps je brodais au départ sur la chose qui me servait à aborder.
Si c'était sur ses vêtements, je développe la pensée autour de ce que ça suggère de sa personnalité, et comment ça la différencie des gens. Si on pense à la théorie ça la qualifie un peu rapidement mais mon expérience est que tu as déjà pas mal de valeur ajoutée en abordant, tu es un mec qui se détache aussi du reste dans sa conversation, et son mode de pensée, donc tu as de l'attract et tu peux te permettre un compliment indirect sous forme de généralité, c'est à double tranchant pour elle: elle peut voir que tu as une certaine exigence et que si tu lui donnes du positif, si tu la connaissais mieux tu réagirais peut-être pareil que les autres nanas avec qui tu les compares indirectement. Si tu lui plaîs un minimum au delà de ta valeur ajoutée, elle fera sans doute un effort pour se montrer sous son meilleur jour. Souvent aussi elle va trouver une observation fine et réagir pertinemment. Parce que l'idée c'est aussi de balancer des choses qui sont évidentes mais que les gens n'osent pas forcément observer comme telles. Jouer sur la satire et la parodie c'est parfois très bon. Tu peux aussi aller vers un truc surréaliste. Ton hall de gare? Une île déserte sur laquelle vous êtes 4 naufragés. Le contrôleur ou un mec qui se pointe? Un indigène qui vient vous bouffer (et c'est encore meilleur en jouant sur le contre-emploi, si le mec est tout fin et fait peur à personne et a l'air très guindé. Éviter si ça ressemble à un cliché raciste par contre). Dans ces cas là tu peux aussi jouer avec la pop culture et lancer des références à des films. Ça crée de la complicité quand elle capte. Genre "en fait je dis en train d'imaginer que tu es une jolie fille mais je parle à mon ballon". là tu fais un compliment fort mais osef, c'est "virtuel". Et en plus d'être morte de rire, elle fera sans doute un effort pour rentrer dans le jeu ou te prouver sa réalité. Sinon tu peux l'inciter à te pincer, insister parce que tu sens rien pour ensuite lui demander de se faire pardonner quand elle y va trop fort - plus c'est con, plus c'est drôle-.
Par le passé on parlait de hook. L'accrochage.
Au début de la conversation c'est 90/10. C'est normal que tu fournisses le matériel.
Faut parler jusqu'à ce qu'elle accroche ou que tu sentes que c'est négatif. Si c'est flottant et pas creepy tu cherches à atteindre le point où elle accroche ou celui où tu seins qu'il faut pas insister. Mais si déjà elle réagit et te laisse la porte ouverte quand tu vas l'aborder elle pense pas que tu vas la saouler.
Alors tu hook soit en lui tendant des perches (appâts/"bait", genre question qui implique son opinion controversée par exemple)
soit en lui montrant assez d'aspérités et de brillance pour qu'elle s'accroche à toi parce qu'il y a quelque chose qui lui parle spontanément (ce qui m'a toujours paru plus solide et moins sujet à buyer's remorse).
Ce qui n'accroche pas, ne décolle pas c'est ce qui est terne, lisse.

Sinon pour ta conversation tu sais observer et écouter. C'est plus qu'il n'en faut. Pense juste à parler sur un plan plus émotionnel, même de sujets rationnels. Pas parce les femmes sont émotionnelles seulement comme ça se disait avant mais parce que l'affect, l'expérience intérieure, c'est plus intéressant qu'un exposé ou juste la logique dans la plupart des contextes. Tu peux rester logique, c'est pas ce que je dis. Mais le langage est important, les tournures, les mots. Parle à leurs sens, à leur ressenti. Ne soit pas trop factuel.
D'ailleurs les bons profs, pas juste brillants, sont ceux qui font ça. Les autres ne captent l'attention des seuls gens très brillants ou très motivés à les comprendre mais ça reste une moins bonne expérience.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Merci ! :) le 15.05.19, 08h30 par Whaleshark
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut Onmyoji,

Merci pour cette explication. J’avoue qu’il est rare de trouver des gens qui expliquent l’humour et la repartie de façon aussi précise, et je te remercie pour ce post de qualité. Si je pouvais noter plus, je l’aurais fait. J’espère que j’arriverai à appliquer ses principes.


Ai-je l’air gay ?


Me voilà en train d’aller prendre une glace avec un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps. Il est gay, et on rentre dans un débat sur la virilité et la féminité.
Malgré le cliché répandu des gays à tendance efféminée, il ne rentre pas du tout dans cette catégorie, et s’il ne me l’avait jamais dit, je ne l’aurai probablement jamais deviné.
Ce que j’aime chez cet ami, c’est que contrairement à la majorité des gens, il n’a aucun problème à dire les choses franchement, même celles qui sont à priori blessantes. Beaucoup de gens verront ça comme un défaut et un manque de tact, mais je vois ça comme quelque chose de génial et de rare.

Dans notre débat, il me dit qu’il trouve que j’ai quelque chose d’efféminé dans mon comportement et dans mes manières. Que j’ai une façon de me comporter très douce et délicate, qui n’est pas sans rappeler celui d’une femme.
Ce point me perturbe depuis déjà quelques mois. Il n’est pas le premier à me dire ça. Beaucoup de filles me le disent, certaines mêmes après les avoir closées. Je n’ai jamais vraiment compris à quoi elles faisaient allusion.
Et ça me dérange d’autant plus que j’ai conscience de l’importance d’un comportement viril dans le mécanisme de la séduction. Que ça chauffe beaucoup les filles.
Une fois, en demandant à une fille plus d’explications, elle m’a tout simplement dit qu’il n’y avait aucune agressivité dans mon comportement, et que c’était typique des femmes. Je lui avais répliqué que l’agressivité est une mauvaise chose autant chez les hommes que chez les femmes et qu’il n’y a pas de raison d’en avoir. Ce à quoi, elle m’avait répondu :
E : Au lit, l’agressivité peut être une bonne chose
C’était juste avant de fcloser :D

Au passage, j’aimerais beaucoup avoir votre avis sur le sujet.

En arrivant, je remarque que la serveuse du restaurant juste à côté de notre marchand de glaces est parfaitement à mon gout. Je le fais remarquer à mon ami.
Malheureusement, il n’est pas du genre à parler aux inconnus et a même un certain côté anti social.
On arrive chez le glacier, on commande et je socialise avec les vendeuses. Une d’entre elles accroche directement (le fameux hook dont Onmyoji parlait), mais je la lâche parce que mon ami a déjà été s’asseoir et n’a pas la patience – ou est trop timide – pour leur parler.
En mangeant notre glace, je suggère à mon ami qu’on aille aborder la serveuse qui me fait beaucoup d’effet. Il est très réticent mais j’insiste, parce que l’opener que j’ai en tête se base aussi sur lui.
Il finit par accepter.
Le restaurant est encore vide et j’intercepte la serveuse dans ses allers-retours :
M : Bonjour
Elle s’arrête très près de moi et en face. Je garde le eye contact.
E : C’est pour deux personnes ?
M : On ne vient pas manger. Juste discuter.
M : Je m’appelle Whaleshark et voici mon ami <ami> (qui n’aime pas trop ça et garde une certaine distance). On a une devinette.
E : (curieuse) Oui ?
M : Alors voilà, un d’entre nous seulement est gay. On aimerait savoir quel est ton intuition.
Mon ami, à qui je n’avais pas dévoilé l’opener, explose d’un rire qui témoigne aussi d’un certain malaise. Elle rigole aussi.
Elle nous regarde cinq secondes et suppose que c’est moi qui suis gay.
Quand je lui dis qu’elle se trompe, elle va voir son collègue et lui fait la même devinette. Lui aussi pense que c’est moi.
M : Vous exagérez, quand même les gars. Je ne suis pas gay, c’est lui !

Après s’être un peu éloignée, elle revient, gênée de s’être trompée, et dans un éclat de rire qui rend ses propos presque incompréhensibles, me dit :
M : Mais j’ai dit ça parce que t’es mignon
Sur le moment, je ne comprends pas ce qu’elle dit et lui demande de répéter (plusieurs fois), ce qu’elle refuse de faire. Puis une des vendeuses du marchand de glaces (une à laquelle je n’avais pas parlé) s’introduit dans la conversation :
La vendeuse : Elle a dit ça parce qu’en général, les heteros n’ont pas l’audace d’aborder une fille comme ça. Il n’y a que les homos qui le font.
Bon à savoir… Elle a jeté cette phrase juste avant de s’en aller. Mon ami aussi en bon anti-social s’est éloigné, et ma cible s’est remise à son travail.
Je reste seul avec le serveur. Je me dis que je peux m’en servir pour réintroduire la serveuse dans la conversation. On fluffe mais la conversation ne va pas très loin. Mal à l’aise, je décide donc de m’en aller.

En revenant voir mon ami, il est un peu vexé que je ne lui aie pas annoncé la couleur de l’opener avant d’y aller, et étant très susceptible, la comparaison physique entre nous deux l’a mis mal à l’aise.
Il me dit aussi que j’aurais dû prendre le numéro de la serveuse, car à ses yeux, ça ne faisait aucun doute qu’elle était intéressée. Et enfin, il me dit que j’ai rougi en allant lui parler et que ça se voyait que je me sentais mal à l’aise.
Moi, je ne me suis pas senti particulièrement mal à l’aise, et je n’ai pas non plus senti que la serveuse était particulièrement intéressée. C’est pour ca qu’il est bon d’avoir un « wing ».

En partant, je décide de retenter ma chance avec la serveuse et de lui demander son numéro, mais le restaurant est déjà bondé, et elle est trop occupée pour m’accorder de l’attention. Je vais pour la saluer mais passe trop de temps à attendre qu’elle se libère, et quand elle se libère, ce n’est que pour une fraction de seconde qui ne me laisse pas le temps de tenter quoique ce soit.

Tant pis, une fois de plus.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Like ! le 15.05.19, 16h00 par Jalapeno
  • [+2] Encore! le 15.05.19, 16h15 par BirdonTheWire
  • [+2] La suite, vite ! le 15.05.19, 18h50 par Onmyoji
  • [+1] Bien joué le 16.05.19, 06h26 par valll

Voulez-vous danser avec moi ?


Soirée salsa. Je suis débutant en la matière.

Malgré mon manque notable d’expérience, j’ai le temps en une soirée de danser avec presque la moitié des filles dans la salle. L’ « opener » est universel, utilisé par tous les mecs présents ce soir, et dans ce contexte, il passe parfaitement avec la plupart des filles :
« Voulez-vous danser avec moi ? »
Ou, dans sa version simplifiée :
« … ?»
Qui, accompagné du langage corporel adapté, est une variante muette de la question ci-dessus.
La plupart des filles acquiescent si tant est qu’elles soient disponibles. Certaines sont aussi désagréables et envoient gentiment balader.

La fille dont je vais vous parler a décidé d’inverser les rôles, et de me voler mon unique opener pour m’inviter à danser, de façon très spontanée.
Et me voilà en une fraction de seconde face à elle, très proche, les yeux dans les yeux, les mains dans les mains, et vu son physique, j’espère aussi que mes lèvres finissent bientôt dans les siennes.
Mais on n’en est pas là.

E : Comment tu t’appelles ?
M : Whaleshark, et toi ?
E : Pauline
M (lui lâche les mains et recule) : Oh non, je ne peux pas danser avec toi
E : Pourquoi ?
M : Tu as le même prénom que ma DRH. J’ai l’impression que c’est un entretien d’embauche du coup
E (rigole) : Oui, c’est exactement ça, un entretien d’embauche
Donc cette danse qui ressemblait plus à un slow improvise qu’a de la salsa est devenu le théâtre de notre « entretien d’embauche ».
Je la complimente sur le fait qu’elle soit venue vers moi, que c’est quelque chose de rare chez les filles d’avoir ce genre d’initiative envers les hommes.
Elle essaie de mener la danse, je la remets à sa place en lui disant que c’est ma responsabilité en tant qu’homme. Rien de misogyne, c’est juste les règles de la danse.
Quand je ne l’entends pas a cause de la musique, je la rapproche de moi en lui tirant les mains pour me parler dans l’oreille.

Le eye contact est intense, presque hypnotique.
Après avoir dansé-discuté pendant dix bonnes minutes, je lui propose d’aller s’asseoir à un endroit où on peut s’entendre.
Elle accepte. Yes !
E : Alors, puisqu’on est en entretien d’embauche, parle moi un peu de toi
M : Qu’est ce que tu veux que je raconte ? Toi parle-moi de toi :D
On continue à parler et à rigoler sans rien se raconter de personnel. On ne se connait pas, mais on se parle comme si on se connaissait depuis toujours.
Si les circonstances étaient autres, j’aurais senti la situation propice au kclose.
On se touche beaucoup. Je la taquine sur son nom de famille qui rappelle celui d’un vilain du cinéma.
Elle me parle d’une série que je regarde.
M : Stop ! Si tu me dévoiles la fin, tu peux être sûre de ne plus jamais me connaitre
E : (rigole)
Je me rends compte que je parle quand même un petit peu trop. A un moment, on a un petit blanc et elle me dit qu’elle doit partir.

Elle se lève pour prendre ses affaires. Après m’être demandé pendant quinze secondes comment je vais numcloser, je me lève simplement et lui tends mon téléphone sur le menu des contacts, avec un sourire.
Elle me le donne. Chouette :D

36 heures plus tard…
M : Coucou, c’est Whaleshark de la Bachata. Je voulais savoir si j’ai passé le premier entretien d’embauche
E : Coucou. On est en processus de vérification. Tu vas devoir amener encore quelques papiers.
M : Papiers, vérifications… Ce n’est pas une perte de temps tout ça ? Si j’étais toi, j’inviterais le candidat a un deuxième entretien avant qu’il ne s’en aille à l’étranger
E : Loool. Et pourquoi le candidat recherche-t-il un emploi s’il part à l’étranger ?
A ce stade-là, j’ai compris que :
1. Elle joue à mon jeu, et on a tous les deux très bien compris quel était le sous-entendu
2. Elle recherche un truc sérieux
3. Je vais devoir trouver un moyen de la convaincre de venir en date sans lui mentir sur le fait que je ne suis pas particulièrement ouvert au l’option du couple. Et ça ne va pas être tache facile.
M : On a une DRH méfiante
M : La confiance est très importante dans les relations de travail
M : Ecoute, je ne connais pas le candidat, mais je parierais qu’il prévoit de revenir dans un délai acceptable
E : Qu’est-ce qu’un délai acceptable ?
M : Entre trois semaines et trois mois. Je n’ai pas encore de réponse exacte.
M : Asseyons-nous dans un bar tranquillement, et posons-nous nos questions. Si ça marche entre nous, très bien. Sinon, on se sépare en tant qu’amis.
M : De toutes les façons, je suis sur qu’on passera un moment génial
E : Où voyages-tu ?
M : J’ai déjà répondu a trop de tes questions et je ne connais encore rien de toi.
E : Loool tu me fais rire. Et tu n’as encore répondu a aucune de mes questions
M : Tu ferais une bonne interrogatrice a la police.
M : Je ne parlerais pas sans mon avocat
E : Prends-en un bon parce qu’il va souffrir
Et là, je me demande qu’est ce qu’il peut bien manquer pour obtenir ce foutu date. Elle a l’air très intéressée, rentre dans mon jeu, est curieuse.
Je lui ai déjà propose plusieurs fois et elle esquive mes propositions.
Et le temps presse, je m’en vais bientôt.
Peut-être n’a-t-elle pas l’impression de me connaitre assez bien ? Je réserve cette partie pour le date, pas envie de faire connaissance par textos.
Peut-être ne l’ai-je pas assez complimentée et elle ne comprend pas pourquoi je m’intéresse à elle. Essayons.

Je lui envoie ca:

Image
M : Maintenant je t’imagine comme ça. Je savais que tu as une initiative qui te rend spéciale (allusion au fait qu’elle m’ait invité à danser), mais maintenant je sais que tu peux être tout aussi bien cruelle.
M : Ecoute, cette conversation est très sympa, mais j’ai un peu de mal avec les conversations virtuelles.
E : Tu as du mal avec les conversations tout court (fait allusion au fait que je ne réponde pas à ses questions)
E : Qu’est ce qu’on va faire de toi ?
Las de tourner autour du pot, je tente le tout pour le tout.
M : Je vais te le dire. Ce soir à 20h je serai à <bar>. J’aimerais bien que tu viennes et qu’on profite d’une petite heure ensemble.
Si après un quart d’heure, je vois que tu n’es pas là, on pourra juste espérer que dans un futur très aléatoire, on ait une autre opportunité de partager nos vies complètement folles.
Bisous
Je me suis rendu compte que mon anglais m’a fait écrire une boulette. En disant « partager », je voulais dire « parler de ».
Zut, elle va croire que je veux me marier avec elle maintenant.
Bon voyons quand même sa réaction. Peut-être que l’idée ne la dérange pas :D
E : Non, je ne viendrai pas, j’ai un examen cette semaine. Ne m’attends pas espèce de cinglé :D
M : Dommage. Quand j’étais étudiant, je bossais aussi dur que toi, et j’ai dû renoncer a beaucoup de choses dans ma vie. Aujourd’hui je comprends que c’était une erreur.
E : Oui, non, mais ou et donc or ni car, blablabla...
E : Quand j’aurai moins de boulot, je viendrai avec plaisir.
M : Je m’en vais dans deux jours.
M : Au passage, je viens de me rendre compte que j’ai fait une erreur en écrivant. En disant, « partager nos vies », je voulais en fait dire « parler de nos vies ». Je ne suis pas aussi fou que ça.
E : Dommage, j’aimais ta folie
E : Ou tu voyages ?
M (comprenant que je n’aurai pas de date pour le confort) : A <pays>
E : Waouh ! Et tu vas ou après ? Avec qui ?...
Bref, on en est là. Malgré le fait que le feeling était excellent, j’ai l’impression que quelque chose a cloché quelque part dans mon game mais je n’arrive pas à savoir quoi.
Est-ce le manque de confort et le fait que je cherche à garder le mystère sur ma personne jusqu’au bout ?
Ou alors le fait qu’elle ne voie pas de perspective pour une LTR ?
A-t-elle peur de se laisser aller trop rapidement ?
Ou encore, l’excuse des examens est-elle réelle ?

Gros point d’interrogation…

Le fameux hook


C’est un voyage en train habituel. Je viens de penser à un nouvel opener et j’ai envie de le field-tester. Il est plutôt couillu dans son genre, et j’ai la chair de poule en y pensant.
En marchant pour choisir ma place, je trouve ma prochaine dulcinée (potentielle :D ).
Je ne m’assois pas à cote d’elle, mais vais plutôt aux toilettes pour revenir deux minutes après.

En revenant, je la retrouve assise à la même place :
M (timidement) : Coucou, je peux m’asseoir ?
E (avec un air un peu hostile) : Euh… Oui
Je m’assois en face d’elle.

Erreur numéro 1 : s’asseoir directement avant même qu’elle n’ait montré un quelconque signe d’intérêt. Ça fait mec lourd qui ne va pas la lâcher.

Mais j’étais trop timide pour sortir mon opener à haute voix, debout devant tout le monde. Donc je me suis assis quand même.
M (déjà tout rouge) : Hum, alors voilà, ça va peut-être sonner un peu bizarre, mais, heu…
Je ne trouve pas mes mots. Je note qu’il serait bien de les répéter avant, mes nouveaux openers géniaux.
M : Bon, je suis un peu timide
M : Voilà, supposons que tu te promènes dans un lieu public et que tu croises quelqu’un qui te plait beaucoup. Comment tu l’aborderais ?
E : Hein ? Pourquoi est-ce que je parlerais à quelqu’un dans la rue ?
M : Chacun a les personnes qu’il connait, son cercle social, sa famille, ses amis, les amis de ses amis…etc. Mais ça reste généralement plutôt restreint.
Et si ton âme sœur se trouvait au contraire dans la rue, ou dans le train par exemple ? Statistiquement, il y a plus de gens, donc c’est plus probable que ça arrive
E : Attends, attends, tu parles de moi la ?
Si on devait comparer mon visage a une pauvre tomate ébouillantée, on ne ferait probablement pas la différence.
Je souris, et détourne le regard.
M : Mais non, je ne parle pas de toi
E : Parce que, je te préviens, j’ai un copain
M (faisant comme si ça n’apportait absolument rien au débat :D) : D’accord, tu as un copain, et alors ?
Elle s’adoucit un peu, comme si elle s’était donné bonne conscience.
E : Je ne comprends pas pourquoi tu me demandes ça. Tu apprends la séduction ou quoi ?
Quand on me prend pas préparé à devoir mentir, je fais généralement ça très mal. Je deviens tout rouge et ne sais pas trop comment réagir. Mais cette fois, je suis déjà tout rouge et déjà paralysé par la peur. Elle ne fait donc pas vraiment la différence.
Je la regarde comme si je ne comprends pas de quoi elle parle, et elle n’insiste pas, visiblement convaincue que non, je ne suis pas un apprenti PUA :D .

Elle me pose plein de questions. Ou vais-je, que vais-je y faire, pourquoi, comment, quel âge… Blablabla. Et comme j’ai la bonne réponse a toutes ces questions, elle baisse progressivement sa garde, convaincue que je suis peut-être quelqu’un de normal finalement.
M : Donc, comment tu aborderais un garçon, toi ?
E : Je ne sais pas, je ne pense pas que je le ferai. J’attendrais qu’il vienne vers moi.
M : Donc tu serais prête à potentiellement louper l’occasion de ta vie ?
E : C’est comme ça que les filles fonctionnent
M : Faux. J’ai connu des filles qui avaient beaucoup d’initiative, et c’est celles que j’ai le plus appréciées.
E : Non mais moi aussi j’ai de l’initiative. Ça m’arrive parfois d’aller vers des garçons.
Yes !

Je lui demande comment elle a rencontré son copain. Elle me le raconte avec plaisir, puis m’avoue ne pas être sûre de l’aimer, et qu’elle se sent souvent attirée par des gens autour. Je partage mon opinion avec elle, basée sur mon expérience avec mon ex, et elle est très curieuse de l’entendre.
Beaucoup de gens dans cette situation auraient envie de l’encourager à le quitter, pour se la taper.
Mais je ne l’ai pas fait. Je lui ai sincèrement dit que je pensais que ressentir de l’attraction pour d’autres personnes en étant en couple était normal et qu’il ne fallait pas s’en inquiéter outre mesure.
J’espère que mon avis était sage.

Je sens son regard devenir brillant et l’hostilité du début transformée en intérêt qui ne demande qu’à grandir de façon exponentielle.

Je ne suis pas le genre de mec qui sépare une fille de son copain. Je trouve ça immoral et j’en ai moi-même souffert par le passé.
Mais je continuerais bien à flirter avec elle, juste pour voir jusqu’où ça peut aller.

Malheureusement, le train vient d’arriver à ma station, et je dois descendre. Pas question de continuer, vu qu’elle m’a demandé où je m’arrêtais.

Je descends sans numcloser mais avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Par le passé, je suis tombe sur des filles pas intéressées et mon game n’y a rien changé.
Ou bien des filles intéressées de base.
Et là, pour la première fois, je tombe sur une fille pas intéressée, et mon game l’a rendue intéressée.

Et ça, et ça vaut de l’or [Zazie, 1995]
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Bien joué le 18.05.19, 15h16 par Onmyoji

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