God knows I got to break free

Note : 94

le 03.05.2019 par Fred12

69 réponses / Dernière par Safrania95 le 05.07.2020, 23h09

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Partie 2 : Double date avec protection rapprochée

Le lendemain, on va boire un verre avec ses amis. Je garde en tête les leçons du game avec Fleur.
Pas de prise de tête. On est là pour passer un bon moment. S’il ne se passe rien ce soir, ce n’est pas grave.
Mais, en bon player, j’accorde quand même beaucoup plus d’attention à ses amis qu’à elle, et ils ont l’air de vraiment apprécier. Elle, a l’air de regretter un peu de les avoir amenés finalement. Malgré ma maitrise défaillante de la langue, j’arrive avec mon vocabulaire restreint à être le centre de l’attention, et je passe une excellente soirée. J’apprends de ses amis qu’Amanda s’est fait des mèches exprès en vue du date.
Amanda me dit qu’en fait c’est un double date. Je profite de l’occasion pour proposer de les laisser seuls. Mais ça ne marche pas trop. On se sépare donc.

Quelques minutes après s’être séparés, Amanda m’envoie un message pour me proposer de se revoir en tête a tête. On fixe au lendemain.


Partie 3 : Enfin en tête à tête…

Le lendemain, je fais monter la tension en la regardant toujours droit dans les yeux, en faisant des suggestions a caractère romantique/sexuel, en parlant tres pres d’elle et lentement. Elle me kinotte beaucoup.

C’est lors d’un cours de français improvise dans un parc que je lui apprends :
M (en français) : Veux-tu m’embrasser ?
Ne comprenant pas ce que je veux dire, elle répète la phrase avec un accent qui la rend incompréhensible. Je lui fais répéter. A mon grand damn, elle ne me demande pas ce que ça veut dire. Je finis par lui dire, et on s’embrasse.
Plus tard, elle me dit qu’elle veut qu’on prenne une chambre mais qu’elle ne peut pas ce soir. On se sépare donc sur ce, et on fixe un rdv au surlendemain.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien joué le 21.06.19, 08h31 par Onmyoji

Partie 4 : Entracte joueuse

Le lendemain, je sors à un bar dansant, seul. C’est ça le problème avec les amis de voyage. Ils vont et viennent.

Après avoir payé le taxi et les (hauts) frais d’entrée au bar, je me rends compte que presque toutes les filles sont venues avec leurs copains qui culturellement, sont d’une jalousie extrême. Même une courte discussion avec une fille peut vite aboutir à des menaces violentes. Beaucoup ont donc l’air snob alors qu’en fait, elles ont juste peur de leur copain. Danser avec ces filles-là, même de façon asexuée est donc hors de question.
Après avoir incessamment tourne dans le bar, danse seul, socialise avec le mec 45 ans qui est lui aussi venu seul (on est des espèces rares dans ce bar), j’aperçois une fille qui est très jolie et assise seule à sa table :
M : Toi aussi tu es là avec ton copain pour te protéger des méchants autres garçons qui viennent te parler?
E : Non, pas de copain, totalement libre
M : Cool ! Tu es venue seule? Tu m’avais l’air ennuyée, seule à ta table
E : Non, je suis là avec ma mère et son copain. Ils sont là-bas, en train de danser
M : Super l’ambiance. Ta mère est donc officiellement plus cool que toi :D
On continue à parler. Elle ne parle pas un mot d’anglais non plus. Ou plus précisément, elle prend des cours depuis deux mois, ce qui ne nous avance pas trop non plus. Elle a l’air de bien m’aimer et me pose des questions.
A un moment, sa mère arrive, et je lâche la fille pour ne parler qu’a sa mère. Surtout que je suis un garçon que les mamans aiment généralement bien :D Maman me divulgue et sa fille a pour hobby la natation. Je la regarde, et remarque qu’elle a en effet des épaules larges. Je garde la délicate remarque pour plus tard :lol:

Quand maman s’en va, je m’en remets à la fille et lui propose de sortir. Elle accepte. On continue à parler pendant 15 bonnes minutes.
M : Tu es satisfaite de ta soirée ?
E : Oui
M : Tu veux la rendre encore plus spéciale ?
Je m’approche pour l’embrasser. Elle m’évite. Les chaises sur lesquelles on est assis ne rendent pas non plus la chose facile.
Je garde mon calme et continue à parler comme si de rien n’était.
Elle n’a pas l’air de vouloir rentrer, ce que j’interprète comme un signe pour persévérer. De plus, elle me numclose. Après 15 minutes de conversation, en l’interrompant au milieu de ce qu’elle disait :
M : Tu embrasses comment, de 1 à 10 ?
Bon d’accord, celle-là je l’ai volée à Neil Strauss :D
E : 10
M : Je suis curieux de voir ça
E : Et toi, de 1 à 10 ?
M : 15
Je retente, mais elle esquive de nouveau
E : C’est qu’il y a un ami de ma mère juste à cote…
On s’éloigne donc un peu pour s’embrasser. En revenant, sa mère venait de sortir du bar et en nous voyant venait probablement de comprendre ce qui venait de se passer. Je lui parle comme si de rien n’était, avec un grand sourire. Puis ils s’en vont.

Je ne rappellerai pas la fille, par respect pour Amanda, qui même si elle n’est pas ma copine et ne le sera probablement jamais, s’est énormément investie pour moi, et déjà embrasser une fille derrière son dos me pose certains problèmes de conscience. Qu’en pensez-vous ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 21.06.19, 08h46 par Onmyoji
  • [+2] Like ! le 21.06.19, 09h03 par Jalapeno

Partie 5 : « Ne couche jamais avant le troisième soir »

Les filles adorent se concerter quant aux hommes et se donner des conseils pour se protéger d’eux. Ou au moins, pour se donner bonne conscience.
Et ce conseil idiot, je l’ai tiré d’une conversation entre deux filles dans une un film américain que j’ai vu il y a au moins dix ans, et qui prend désormais tout son sens.

Le lendemain, troisième date avec Amanda. Je garde en tête de l’embrasser le plus tard possible, pour faire monter la tension au maximum avant le sexe. On mange, on marche, puis, dans sa voiture, elle se jette sur moi et me fait des attouchements interdits :lol: .
Je suggère qu’on aille prendre une chambre.
Elle me dit qu’elle ne peut pas ce soir. J’insiste, en lui disant qu’on sera beaucoup plus à l’aise que dans sa voiture, ou tout le monde peut nous voir nous ploter. Elle finit par accepter, et on passe une nuit à la fois chaude et romantique, qu’elle ne regrettera pas.

Quel est l’instinct le plus fort ? Draguer ou se muscler ? La réponse ici

Je me traine en salle de sport après m’être contente d’exercices de chambre pendant des mois (je parle de muscu, bien entendu :D ).
Arrive à la salle, je ne me sens pas bien et trouve toutes sortes de raisons pour procrastiner le début de mon entrainement. Après tout, la salle ferme dans une heure et demie, c’est faisable de passer la soirée en ayant payé et sans s’entrainer…

Et je trouve une excellente raison de procrastiner. Une jolie fille s’entraine dans son coin, habillée de façon très professionnelle, avec les écouteurs de sport, le leggins moulant, et le soutien-gorge « de sport » qui en fait est bien plus sexy que les chaussures de sport.

M : Coucou, tu parles anglais ?
E : Non
Encore une…
M : Bon voilà, je suis nouveau ici, et j’ai besoin de quelqu’un pour me faire la visite de la salle
E (sourit) : Oui, et tu veux entrainer quoi ?
M (avec un geste de godzilla en colère) : Les pecs
E (m’emmène faire la visite) : Mais tu sais qu’il y a des coachs qui peuvent t’aider
M : Oui, mais tu as l’air quand même beaucoup plus sympa qu’eux
On a continué à parler pour se découvrir des tonnes de points en commun. Et on s’est tout naturellement numcloses.


Le point sur mes objectifs en séduction

1. Élargir les contextes dans lesquels je suis capable d’aborder : une fille en mouvement (le plus difficile pour moi), une qui travaille et qui n’a pas vraiment le temps, un groupe avec des mecs ou une fille avec sa famille
2. Pouvoir atteindre le hook point et attirer l’attention rapidement, sans avoir besoin d’être en situation ou la fille est posée et a le temps. Sans avoir besoin de contexte particulier quoi.
3. J’ai du mal à aborder plusieurs filles au même endroit. Surtout lorsque le contexte ne s’y prête pas. Par peur du regard des autres (« c’est un dragueur ») et aussi parce que j’ai l’impression que la personne se sentira moins particulière si je vais lui parler après une autre. Me forcer à aborder deux filles de suite à chaque fois.
4. Savoir ou trouver des filles qui ne veulent que du sexe ou des FF et rien de plus
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Wow le 22.06.19, 06h27 par Oldboy
  • [+1] Bien joué le 22.06.19, 16h03 par Onmyoji

Bien joué avec la fille du bar et sa mère, et bien joué avec Amanda, je ne crois pas que j'aurais eu autant de patience mais apparemment ça en valait la peine :mrgreen:
Vous allez vous revoir ? Il y a du potentiel pour quelque chose de sérieux ?
Sinon, pourquoi ne pas rappeler la fille du bar ?

Salut Jalapeno,

Ça en valait effectivement la peine. J'ai cramé beaucoup trop de filles par manque de patience. Dont Fleur que je regrette encore.
Le problème est aussi que celles qui exigent autant de patience sont celles qui recherchent des trucs sérieux ou sont plus conservatrices/moins ouvertes d'esprit. Mais l'expérience en valait la chandelle, et c'est un bon "entrainement" en perspective d'une future LTR.
Ou juste pour comprendre qu'une fille qui te fait un peu poireauter n'est pas forcement inaccessible ou désintéressée. Et pour faire la différence cruciale entre insistance et persévérance.

En ce qui concerne Amanda, je n'envisage pas du tout un truc sérieux avec elle. Je ne suis que de passage dans sa ville et ne me sens pas prêt et ne suis pas dans l'état d'esprit pour une nouvelle LTR.
Juste une amie avec sexe, une compagnie chaleureuse, une personne qui me fait découvrir la culture locale et qui partage ses amis avec qui je m'entends très bien. Mais on s'est bel et bien revus et on compte se revoir à nouveau.

Pour la fille du bar, je ne l'ai pas rappelée parce que je ne pense pas que j'assumerais de raconter ça à Amanda, vu son état d'esprit plutôt conservateur et son degré d'investissement dans le rapport. Même si elle est consciente depuis le début que ça se terminera bientôt, j'ai l'impression qu'elle développe déjà des sentiments, et j'ai tout sauf envie de blesser.
Sans parler du fait que je déteste mentir. Avoir une frame solide veut aussi dire être capable d’assumer tout ce que je fais sans rien cacher, à mes yeux.
Donc c'est bien dommage, mais je pense que je lui garderai l'exclusivité tant que je serai dans sa ville, c'est à dire encore une semaine environ.

Whaleshark a écrit :Pour la fille du bar, je ne l'ai pas rappelée parce que je ne pense pas que j'assumerais de raconter ça à Amanda, vu son état d'esprit plutôt conservateur et son degré d'investissement dans le rapport. Même si elle est consciente depuis le début que ça se terminera bientôt, j'ai l'impression qu'elle développe déjà des sentiments, et j'ai tout sauf envie de blesser.
Sans parler du fait que je déteste mentir. Avoir une frame solide veut aussi dire être capable d’assumer tout ce que je fais sans rien cacher, à mes yeux.
Donc c'est bien dommage, mais je pense que je lui garderai l'exclusivité tant que je serai dans sa ville, c'est à dire encore une semaine environ.

Tu vas te priver d'une expérience pour ne pas froisser l’ego d'une personne que tu ne reverras plus jamais dans une semaine ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 22.06.19, 16h03 par Onmyoji

Au départ j'ai eu le même réflexe que toi et puis je me suis rappeler que dans d'autres circonstances j'aurais des réactions similaires.
C'est de l'éthique personnelle.
Pas une barrière sur la manière de conceptualiser le monde ou de comprendre les relations.
Comme tout, ça peut se discuter, mais côté expériences Whaleshark a son lot, c'est pas vraiment comme si ça le poussait à l'inaction.
Il rencontrera d'autres filles d'ici là je pense car ce sera encore un challenge.
Après on peut se poser évidemment la question de savoir si tu ne risques pas d'être déçu avec Amanda si elle veut pas avancer car cherchant du sérieux, alors que tu veux profiter du moment et que c'est justement ce qu'offre l'autre (et que tu mettais en avant dans tes objectifs).
Donc même si c'est de l'éthique il y a une forme d'ambiguïté.
Je pense que tu peux toujours refaire une date avec Amanda et revoir Miss Liberté après.
Et en tous cas entretenir le contact avec les deux. C'est toujours bon d'avoir ce genre de connaissances ou amies dans d'autres pays. Surtout si tu es amené à y retourner...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 13.07.19, 07h31 par Whaleshark
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Ça fait un certain temps que je n’ai pas publié. Donc voici un petit refresh des dernières news. Après avoir passe encore une semaine avec Amanda, j’ai finalement quitté sa ville pour une autre ville. On a encore eu l’occasion de passer quelques autres bons moments ensemble, et on reste en contact. J’ai l’impression qu’après avoir rencontré autant de résistance avant de la rencontrer, elle s’est très vite attachée a moi et j’ai l’impression qu’elle a des sentiments. Je devrais retourner dans sa ville d’ici un mois, mais je crains que ça ne renforce ses sentiments et que ça ne la fasse souffrir quand je m’en irai à nouveau. J’ai beau beaucoup apprécier cette fille, je n’ai absolument pas en tête de me lancer dans quelque chose de sérieux avec elle. Donc à suivre…

Du point de vue des approches, je persévère, et essaie de me mesurer à ma plus grande crainte, celle de paraitre bizarre. Avec celle des mixed sets.
J’ai toujours du mal à être dans un endroit public sans avoir le besoin irrépressible de parler aux jolies filles. Quand j’aperçois une fille qui a l’air jolie mais qui s’avère moche, je suis en quelque sorte soulage.
Les endroits publics finissent par m'angoisser, sachant que je me sentirai oblige d'endurer l'experience anxiogene et pas toujours gratifiante d'approcher des filles.

Du point de vue de la lecture, j’ai terminé « The Game » de Neil Strauss. Le livre m’a donné une autre perspective sur le monde (apparemment révolu) des PUAs et de la différence entre eux et les naturals. Il m’a fait comprendre que contrairement à ces gens-là, je mise beaucoup plus sur l’inner game, ce qui me donne beaucoup plus de crédibilité en tant que personne et privilégie les relations plus sérieuses.

L’humour étant un mystère que j’ai toujours cherche à élucider, je lis « Double your Dating » de DeAngelo. En plus de donner une perspective étonnante sur ce que recherchent les femmes (je pense que le bouquin s’adresse plus aux jolies filles jeunes dans les sociétés occidentales), ça m’a donné l’idée d’entamer un autre bouquin qui explique comment développer ses talents de comédien. Work in Progress.

J’aime les serveuses. Va savoir pourquoi…


Changer de lieu ou de contexte me donne toujours un certain boost d’énergie quand je me sens à plat. Et cette fois, ça n’a pas manqué.

Le premier jour, je vais manger avec deux amis au resto. En commandant, la serveuse n’échappe pas à mon radar et je le confie à mes amis, qui n’ont pas tellement l’habitude de me voir approcher de cette façon. Approcher lorsque je suis avec des amis est toujours un challenge pour moi. Je suis très absolu dans mes relations avec les gens et quand je donne mon attention a quelqu’un, j’ai du mal à la lui retirer pour la tourner vers quelqu’un d’autre, qui plus est quelqu’un que je ne connais pas.
Et il y a la peur de merder qui devient plus forte encore lorsque le regard de gens que j’apprécie est pose sur moi.

Je mange un morceau, et une vingtaine de minutes après m’être assis dans le restaurant plutôt vide et déconne avec mes amis, je me dirige vers la serveuse qui a l’air de se faire plutôt chier sur son téléphone.
M : Tu parles anglais ?
E : Non
C’est une manie ici !
Tout de même, l’avantage quand je m’exprime dans la langue locale, c’est que malgré ma maitrise très approximative, j’ai une bonne excuse pour réfléchir à ce que je vais dire, et je parle très lentement et clairement.

Appelons la ville d’où je viens Springfield (oui, comme dans les Simpsons) et la ville ou je viens d’arriver Capitale (parce que c’est la capitale du pays).
M : Je viens d’arriver de Springfield. Là-bas, un ami de Capitale m’a dit que les plus jolies filles du pays se trouvent à Springfield.
Mais il s’avère que c’est faux… Tu as un très joli sourire.
E : (sourit)
On parle un peu.
M : Tu m’as l’air un peu mal à l’aise
E : Euh.. oui
M : Ça ne t’est jamais arrivé de te faire aborder comme ça ?
E : Mmmm, non. Si, en fait une fois
M : Et tu fais quoi a part travailler dans un restaurant ?
E : J’étudie la psychologie
M : Tu penses donc que je suis névrotique, psychotique, ou pervers ?
E : J’ai besoin de mieux te connaitre pour savoir
M : Et à part ça, tu sors de temps en temps avec des amis?
E : Pas trop, je n’ai pas beaucoup d’amis
M : Ah bon ? Mais pourquoi donc ? Es-tu perverse ? As-tu des problèmes dans ta vie ?
[…]
M : Bon je vais retourner à mes amis. Je dois t’avouer quelque chose.
E : ?
M : Je ne reviendrai plus jamais dans ce restaurant
E : Pourquoi ?
M : La nourriture est franchement mauvaise. Mais si tu veux qu’on se connaisse mieux, échangeons nos numéros
Elle accepte avec un certain enthousiasme.

Ayant récemment eu des mauvais retours en attendant trop longtemps pour envoyer un message, je décide d’enfreindre la règle des 24 heures et envoie un message le soir même.

TLDR: Phone game detaille avec cette fille, sans que ca n'aboutisse a grand chose pour l'instant

M : Coucou, c’est Whaleshark + <private joke>
M : Mon ex était psy aussi et elle avait tendance à analyser tout ce que je disais. Tu penses qu’on peut se connaitre sans que tu m’analyses ?
Ses réponses seront typiquement séparées de 12 à 48 heures chaque fois, ce qui n’est pas vraiment bon signe, surtout vu comment elle avait l’air de s’ennuyer quand je l’ai rencontrée.
E : Coucou ! Tu aimes les psychologues ?
E : Je n’analyse pas, j’essaie de connaitre les gens
E : Comment tu t’appelles ?
M (je ne réponds volontairement pas à sa dernière question): J’ai passé des moments merveilleux avec la première. Le seconde est peut-être jolie, elle doit encore prouver qu’elle est intéressante et pas perverse.
M : Peut-être nous rencontrerons-nous et tu essaieras de me mordre avec tes dents blanches
E (le lendemain): Mordre ? Lool non merci
M : Tu vois, tu me réponds comme si j’étais de la nourriture
M : Dis-moi. Aimes-tu faire des choses que tu n’as jamais faites ? Ou préfères-tu ta zone de confort ?
Pas de réponse. J’hésite à aller la revoir à son resto pour renforcer le lien. Mais la flemme et l’incertitude de la trouver là-bas me font renoncer.
Après trois jours, je la relance donc.
M : Dis-moi, tu n’aimes pas jouer un petit peu ?
M : Ou c’est juste que tu ne te sens pas à l’aise avec les personnes que tu ne connais pas ?
E : Jouer ? A quoi tu fais allusion ?
M : J’essaie de te connaitre de façon légère et amusante. Mais tu n’as pas l’air de comprendre
E : Commence par me dire ton prénom, si tu veux me connaitre
M : Whaleshark
E : D’où vient ce prénom ?
Je lui explique les origines de mon prénom. Puis elle me pose des questions sur ma famille, et sur la religion en général, et elle a l’air d’aimer parler de ça.
Moi, ça me fait royalement chier. Donc après avoir échangé quelques messages à ce propos :
M : Ne penses-tu pas que parler de religion aussi tôt est trop sérieux ? On n’a pas 80 ans…
E : Lool si un peu, mais c’est le sujet sur lequel on est tombés
M : Et si tu me répondais à la question que je t’avais posée ? (celle juste avant qu’elle arrête de me répondre)
E : A quoi faisais-tu allusion ?
M : Exemple. Si un jour on décide d’aller boire un verre pendant une heure. Te sentirais-tu à l’aise avec le fait que je suis un étranger que tu as connu de façon spontanée ?
E (2 jours après) : Peut-être avec le temps ça arrivera. En réalité, je suis très méfiante
M : A ce rythme, peut-être dans dix ans. De quoi as-tu peur ?
E : Je ne fais pas confiance aux gens. J’ai eu des mauvaises expériences.
On en est là. Je ne place pas trop d’espoir dans cette interaction, mais je suis curieux de voir ou ma persévérance me mènera. Et j’aimerais bien comprendre pourquoi elle est si peu avenante.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 13.07.19, 09h20 par Onmyoji

Apprends-moi à danser


C’était une soirée en boite avec des amis. Enfin, avec un ami qui avait une amie qui a ramené vingt autres amis.
Je commence la soirée du pied gauche. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai l’impression de danser comme une couille compare aux autres. Ou si c’est parce que leur conseils spontanés peuvent paraitre gentils mais ne font que renforcer cette impression chez moi. Ou si c’est parce certains d’entre eux ont pris des produits chimiques qui les envoient au septième ciel alors que de mon côté, la deuxième bière passe déjà mal.
Je me force à danser, mais j’ai l’impression que chacun danse pour lui. Et c’est là que je comprends que le nightclub n’a pas de sens sans sa dimension sociale. Que c’est cette dimension sociale qui fait de la musique un plaisir. Et ce soir, la dimension est plutôt asociale.

N’ayant pas trop le moral, je sors pour faire le plein de junk food. C’est tout ce que j’ai trouvé.
Should I stay or should I go ? La chanson resonne dans ma tête, et ce pour une bonne raison. Après de longues hésitations, je décide de retenter un last shot.

En faisant un tour dans la boite, j’aperçois une jolie créature debout, seule dans son coin. Je vais lui parler, je ne sais plus comment ça a commencé. Elle a l’air un peu déprimée.
Appelons la Violette. Elle est locale.
M : Qu’est-ce que tu fais ici toute seule ?
E : J’étais avec un mec. Il s’avère qu’il voulait plus qu’être mon ami. Et quand il a compris que je n’étais pas d’accord, il m’a laissée seule ici.
E : Est-ce que t’es gay ?
Deux fois en une semaine ! Y en a marre…

Je riposte donc :D :
M : Oui, comment tu le sais ?
E : Je le vois dans tes yeux. Tu n’as pas l’air affame en me regardant, juste sincèrement intéressé.
Et la fille précédente m’a dit exactement la même chose, mot pour mot.

Je garde l’ambiguïté en profitant de mon statut nouvellement acquis pour la regarder de façon très osée et faire monter la tension.

Je lui présente rapidement mes amis qui se trouvent vraisemblablement à une autre altitude que la nôtre. Puis on va danser au milieu de la boite. Sa présence me donne assez d’énergie pour nous insérer dans des groupes d’inconnus. Et forcer la timide à danser avec moi au centre de ces groupes.
Je parle à deux filles qui commencent à me draguer, ce qui ne tape pas dans l’œil de Violette, et qui ne manque pas de montrer son mécontentement.

J’emmène Violette a l’extérieur de la boite. Elle suit, ou que je l’emmène. On flirte un peu plus là-bas.
J’essaie de l’embrasser. Elle esquive. Une autre fois, autre esquive. Un troisième uppercut… elle est vraiment habile celle-ci.

Malgré mes tentatives gentiment déclinées, la situation n’a pas l’air de lui déplaire non plus, et quand c’est moi qui l’invite à revenir dans la boite pour danser, elle en profite pour bien se coller à moi, d’une manière qui ne laisse pas place au doute.
Elle se moque évidemment de ma façon de danser et essaie de m’apprendre elle aussi. Vilaine Violette !

Après un certain temps, je l’emmène dehors. On s’assoit sur un banc. Elle a froid, ce qui invite au rapprochement. Je la retente, quatrième esquive.
M : Pourquoi ? Je vois bien que tu en as envie.
E : Qu’est ce qui te dit que j’en ai envie ?
Elle continuera à me suivre ou je qu’aille. On se prend par la main, le bras, la nuque. Les gens jureraient qu’on est un couple. Mais secrètement, un couple qui s’abstient.

On se sépare alors que je commence à fatiguer. Je tente une dernière fois :
M : Tu veux venir dormir chez moi ?
E : (me regarde abasourdie)
M : Je veux dire comme des amis, sans qu’il ne se passe quoique ce soit entre nous. Juste profiter de notre chaleur corporelle pendant la nuit.
Ce sera niet.
Je vois bien qu’il y a quelque chose qui cloche ou qu’elle n’est pas d’humeur.
Je prends son numéro quand même avant de m’en aller.

Day 2

Pas très répondante ni très cool par SMS, on fixe quand même un date dans un bar la semaine d’après. Des maux de ventre me font presque annuler, mais, pas très convaincu, je décide quand même de laisser une chance au destin.
J’ai un quart d’heure de retard, elle en a une demie heure.
Elle arrive parfaitement décorée et peinte. Bon signe.
Elle est plutôt silencieuse toute la soirée. Quand je la taquine un peu, elle se vexe et fait la gueule, ce qui casse carrément l’ambiance. J’essaie de ne pas trop relever et de lui faire des compliments plutôt que de la taquiner. Elle est beaucoup plus réceptive aux compliments, comme si elle avait besoin d’une raison pour que je l’apprécie.
Elle boit beaucoup, beaucoup plus que moi, comme si c’était pour se laisser aller plus facilement. On se rapproche physiquement, mais rien ne se passe. Elle évite mes tentatives de m’embrasser mais ne montre pas de désintérêt ou de désir de s’en aller.
M (fatigue d’essayer) : Pourquoi tu refuses ? Si tu n’es pas intéressée, je ne comprends pas pourquoi tu ne rentres pas tout simplement chez toi
E : Écoute, je ne sais pas ce que je veux…
M : Bon, alors, rentre chez toi, réfléchis-y bien, et on se voit une autre fois
L’idée n’a pas l’air de trop lui plaire non plus. Comprenant qu’elle a besoin qu’on lui force un peu les choses, je finis par prendre son visage dans mes mains et l’embrasser langoureusement.

Le bisou a tout débloqué chez elle. Elle se met à m’embrasser avec encore plus de passion que moi, me dit qu’elle a très envie de sexe, et on se retrouve vite à chercher une chambre d’hôtel a 2h30 du matin.

Tout est plein, à part un hôtel moisi et beaucoup trop cher pour ce qu’il est. Fatigue et désolé de la situation, je paye pour nous deux, sans lui demander de partager, et on passe la nuit ensemble.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bien joué le 13.07.19, 09h19 par Onmyoji
  • [+1] Bien joué le 13.07.19, 11h16 par The_PoP

J'aime toujours autant ton journal. Belle fraicheur !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 23.07.19, 22h57 par Whaleshark
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

Pour ton premier post j'ai l'expérience que vouloir aller activement contre ses sujets ou fuir quand elle demande une info perso fait passer une mauvaise vibe.
Même si pour la religion tu le fais avec humour pour elle tu vas contre le flow naturel de la conversation.
L'idéal aurait été de ne pas en arriver là.
C'est aussi pour ça qu'au départ il faut faire un peu les sujets (je suis sûr que tu as entendu parler du 90/10).
Plutôt que d'éviter ce qui crée une suspicion chez elle tu peux jouer avec elle.
Lui dire "quel nom tu me donnerais et pourquoi? "
Ou alors commenter "c'est drôle l'influence des noms, si je te disais le nom du mec que tu as toujours kiffé mais jamais eu tu aurais une impression positive, si c'est celle du mec qui était amoureux transi de toi en sixième, tu me verrais comme ça même si j'étais aussi beau gosse que *insérer le nom de la star machin qui fait mouiller toutes les meufs de sa génération*".

En plus ça ouvre à d'autres choses. Plus ça s'intéresse à la psychologie de l'attraction plus c'est porteur.

Je remarque aussi que dans ta première interaction tu as beaucoup de questions fermées. Et qu'elles s'enchaînent. Tu devrais avoir plus de questions ouvertes, insérer des observations ou des affirmations ou des storytellings ou des vannes au milieu.

Pour l'humour je pense que finalement beaucoup se joue sur le fait d'avoir un socle commun et le même sentiment du caractère absurde, problématique ou étrange d'une chose ou situation. Tu peux regarder des stands up de plein d'humoristes, même ceux avec lesquels tu n'accroches pas. Au départ tu peux pratiquer en essayant de réinterpréter une vanne qui t'a plu dans ta situation, ensuite tu vas dérouler les choses plus naturellement.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] 100% d'accord le 13.07.19, 20h46 par Jalapeno
  • [+2] Merci ! :) le 23.07.19, 22h57 par Whaleshark
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

J'ai retrouvé ça pour toi, il me semblait bien qu'on en avait parlé:
http://www.frenchtouchseduction.com/boa ... 35333.html
Cf aussi le lien posté par Boubou dans le sujet qui donne encore des pistes
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

The_PoP a écrit :J'aime toujours autant ton journal. Belle fraicheur !
Merci!! :))


Salut Onmyoji,

Reponse tardive, je sais, mais on fait avec ce qu'on a :)
Onmyoji a écrit :Pour ton premier post j'ai l'expérience que vouloir aller activement contre ses sujets ou fuir quand elle demande une info perso fait passer une mauvaise vibe.
Même si pour la religion tu le fais avec humour pour elle tu vas contre le flow naturel de la conversation.
L'idéal aurait été de ne pas en arriver là.
En ce qui concerne le fait d'aller volontairement contre ses sujets. J'aime repondre qu'a une seule question quand elle m'en pose plusieurs. Histoire de ne pas faire diverger la conversation dans tous les sens et de garder un certain controle. De continuer a discuter en gardant un certain mystere aussi. Apres c'est peut etre une mauvaise strategie, mais j'aime bien que mes conversations sortent du commun et gardent un certain mystere. Ici, il est vrai que les locales y sont moins receptives (difference culturelle? mefiance?), mais ca a tendance a mieux marcher avec les voyageuses.
Onmyoji a écrit : C'est aussi pour ça qu'au départ il faut faire un peu les sujets (je suis sûr que tu as entendu parler du 90/10).
Plutôt que d'éviter ce qui crée une suspicion chez elle tu peux jouer avec elle.
Lui dire "quel nom tu me donnerais et pourquoi? "
Ou alors commenter "c'est drôle l'influence des noms, si je te disais le nom du mec que tu as toujours kiffé mais jamais eu tu aurais une impression positive, si c'est celle du mec qui était amoureux transi de toi en sixième, tu me verrais comme ça même si j'étais aussi beau gosse que *insérer le nom de la star machin qui fait mouiller toutes les meufs de sa génération*".

En plus ça ouvre à d'autres choses. Plus ça s'intéresse à la psychologie de l'attraction plus c'est porteur.
J'aime beaucoup le conseil. Ca permet de ne pas repondre directement et ca permet d'ouvrir la conversation. Mais c'est probablement plus pratiquable en conversation reelle que par textos ou il est preferable de garder une longueur de messages reduite.
Onmyoji a écrit : Je remarque aussi que dans ta première interaction tu as beaucoup de questions fermées. Et qu'elles s'enchaînent. Tu devrais avoir plus de questions ouvertes, insérer des observations ou des affirmations ou des storytellings ou des vannes au milieu.
C'est aussi beaucoup ma facon de raconter qui donne cette impression. Mais c'est vrai. Les questions fermees sont mauvaises au debut de l'interaction et tuent souvent la conversation. Et je les utilise trop.

NB: En me relisant, je ne retrouve pas tellement de questions fermees, en fait. Tu peux me donner un exemple?
Onmyoji a écrit : Pour l'humour je pense que finalement beaucoup se joue sur le fait d'avoir un socle commun et le même sentiment du caractère absurde, problématique ou étrange d'une chose ou situation. Tu peux regarder des stands up de plein d'humoristes, même ceux avec lesquels tu n'accroches pas. Au départ tu peux pratiquer en essayant de réinterpréter une vanne qui t'a plu dans ta situation, ensuite tu vas dérouler les choses plus naturellement.
Merci beaucoup pour tes conseils, ils sont tres pertinents, ainsi que l'article que tu m'as envoye. En conjugaison avec le livre de comedie que je lis, ca offre du bon matos pour travailler.

Mais ce qui me decourage beaucoup c'est qu'essayer d'aborder la vie de facon drole et creative demande beaucoup d'energie a mon esprit tres rationnel. Et meme si faire des choses nouvelles ou regarder la vie de facon drole est tres gratifiant, ce n'est pas quelque chose que je fais naturellement, mais plutot de facon forcee.
Du coup, quand j'essaie d'etre drole, on me regarde parfois de facon etrange et ca peut carrement detruire l'interaction, surtout si elle est nouvelle.

J'aimerais que cet illogisme et cette creativite deviennent un regard sur la vie plutot que quelque chose de forcé.

Pour le détail des questions fermées j'y reviendrai mais si tu es très logique c'est que tu sais faire des associations et des liens inhabituels.
L'humour c'est aussi relier des choses qui ne le sont pas, voir les choses en dehors de leurs limites raisonnables.
Mais en ayant l'esprit logique tu as toutes les ailes pour c'est des associations. Tu es très logique parce que tu sais quel lien s'applique et quel autre ne s'applique pas. Mais rien ne t'empêche de volontairement utiliser un lien peu solide pour faire de l'humour.
À vrai dire une partie de ce que je te dis là est plus ou moins ce que j'ai répondu à une nana un peu susceptible qui montait dans les tours parce qu'elle n'avait pas compris que je faisais du second degré et me trouvais donc bien lourd et me l'a fait savoir. Avec une explication de texte elle s'est adoucie, mais tout ça pour dire que l'humour fait aussi que même en étant subtil c'est un instrument avec lequel on communique. C'est bien de pas être lourd et de pas trop téléphoner les choses mais il faut pas que ce soit trop tiré par les cheveux, ou alors on doit faire passer que c'est maîtrisé pour ne pas donner l'impression d'être bête à bouffer du foin.

Donc effectivement si tu te retiens et qu'en plus tu es avec des filles d'une autre culture avec d'autres codes c'est plus dur.
Là effectivement c'est plus simple de jouer sur l'absurde, l'exagération, les implicites et les clichés universels (ou qui le deviennent si on est un peu exposé aux médias), que sur les mots avec les calembours, les doubles sens, les références culturelles chiadées et les clichés très locaux.

Dis toi que même un regard sur la vie ne dispense pas d'une volonté pour l'humour. La question est ouvres-tu les vannes ou pas?
Dans ma dernière date je pense qu'il y a quatre ou cinq moments où j'ai fait des trucs moches ou qui sont tombés à plat, ou qui l'ont faite rire alors qu'elle avait compris de travers. Mais je me foutais tellement d'être ridicule que je me suis même pas arrêté à ça ou eu un début de doute ou d'hésitation pour venir me pourrir le mood. J'enchaînais et c'est tout. J'avais envie de m'amuser, de m'exprimer, et de me donner un spectacle à moi-même. Même si l'autre ne te comprend pas ton enthousiasme peut être communicatif. C'est sûr que c'est mieux de pouvoir faire mouche et de déclencher l'émotion directement chez l'autre plutôt que par réflexion mais ce qui compte c'est le résultat et que tu te sois amusé.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Intéressant le 25.07.19, 19h17 par Whaleshark
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Après n’avoir pas posté pendant un certain temps déjà, je tiens à faire un petit résumé des deux derniers mois.

Beaucoup de choses ont évolué chez moi durant cette période, certaines de façon positive, et d’autres moins.

Cette période a été marquée par beaucoup de problèmes de sante, certains bénins, d’autres plus graves. Mon voyage se termine bientôt et l’enthousiasme du début s’est transformé en lassitude et en besoin de rentrer chez moi. Ces deux derniers éléments ont plus ou moins cassé ma motivation, et j’espère qu’une fois rentré, celle-ci me reviendra.

Du point de vue des filles, depuis mon dernier report j’ai couche avec trois personnes. J’ai rencontré les deux premières en boite, le même soir, alors que je passais ma première soirée sans absolument rien boire.

Cette soirée était pour moi un réel défi et je me suis surpris avec beaucoup plus d’énergie, d’enthousiasme, et d’audace que mes amis alcoolisés. Et le résultat était là.

Cependant, je me suis rendu compte que le fait de ne pas boire avait un espèce d’effet négatif sur moi. Alors qu’avec de l’alcool, l’excitation en présence de ces filles serait montée très rapidement, même après les avoir connues 5 minutes, le fait d’être sobre m’a mis une barrière qui m’a empêché d’être en confiance avec elles aussi vite. Le résultat a été de l’impuissance quand la première s’est amusée a mettre sa main dans mon caleçon au milieu de la boite. Et de l’impuissance à nouveau lorsque quand je me suis retrouvé dans un lit avec la deuxième.

L’expérience a été plutôt traumatisante. Et je me demande toujours si l’unique cause de cette impuissance inédite est juste le fait qu’on ne se connaissait pas assez bien ou si ça avait quelque chose à voir avec mes problèmes de santé et les médicaments que je prenais. Ou si je me suis juste lassé de coucher avec n’importe quelle fille.

Ce qui m’inquiète aussi, c’est que j’ai du mal à bander même en me masturbant. Et pendant une période, je prenais du Viagra avant chaque rapport, histoire de ne pas gâcher le moment. Et si je m’efforce de le faire de façon moins systématique a present, j’ai toujours un cachet bleu dans la même poche de mon portefeuille que les préservatifs, juste au cas où.

Passons à la troisième fille. La plus intéressante.
Je la rencontre alors que nous deux sommes assis seuls à un restaurant. Mes problèmes de sante font que je suis très loin d’être au top de ma forme, mais je la tente quand même, sans grande conviction.
Appelons la Kim. Sans allusion au dictateur nord-coréen, bien entendu.

Il y a une plutôt bonne accroche, même si elle garde une certaine distance avec moi. On discute une bonne demi-heure et je la numclose.
Conversation sur WhatsApp, elle a initialement l’air plutôt neutre et détachée, puis trahit des signes d’intérêt qui ne passent pas sous mon radar. On lutte plus ou moins pour trouver un rencard qui nous convient à tous les deux, et après en avoir fixe un, je me vois obligé d’annuler encore une fois à cause de ma santé.

On se donne finalement rdv pendant une heure un après-midi, et la conversation est chaude et amicale. On refixe un rdv, la nuit avant que je m’en aille.
Elle nous emmène dans un bar ou on est tous les deux seuls. Après un certain temps, elle m’annonce être mariée. Je ne la prends pas au sérieux et ça me fait bien rire.
On change vite de sujet. Puis, un couple d’amis à elle se pointe et s’assoit avec nous.

Après avoir quitté le bar, le couple d’amis nous suit de partout sans trop nous adresser la parole, et en gardant une certaine distance. Ils se bécotent comme s’ils venaient de se connaitre. Ils nous collent ou qu’on aille et je ne comprends pas vraiment pourquoi. Kim ne fait pas de remarque à ce propos et ça lui parait plutôt normal.

Je lui fais des papouilles sur le chemin et elle y est très sensible. Elle dit que ça l’excite et me supplie d’arrêter. De mon côté, je ne comprends pas tellement le problème à ce qu’elle soit excitée :D .

Ses amis finissent par nous souhaiter bonne nuit.
Ouf. Ils commençaient sérieusement à m’ennuyer.
Kim : Bon, on fait quoi maintenant ?
Sans dire un mot, je m’approche pour l’embrasser.
Elle esquive.
M : Je ne comprends pas cette situation. Il est évident que tu es attirée. Je le suis aussi, alors quel est le problème ?
Le problème ? Elle est réellement fucking mariée.
Mais elle a craqué pour moi.
Ses amis, inquiets de cette situation inédite chez elle, étaient en fait là pour s’assurer qu’elle ne fasse pas de connerie avec moi.

Je bloque. Ma première réaction est de lui dire au revoir et que je suis content de l’avoir connue.
Mais mon corps refuse d’être cohérent avec mes mots. L’attraction est trop forte.
Elle n’a pas non plus l’air d’avoir envie qu’on se sépare.

Donc on reste là, assis au milieu de la rue noire et déserte, à attendre que quelque chose se passe. Et la seule chose qui se passe, c’est la tension sexuelle qui ne fait que monter.

On finit par s’embrasser.
Mais pas de sexe pour ce soir.

Je m’en vais le lendemain, pour être de retour à la ville de mon précédent date Tinder (je ne me souviens pas quel est le surnom que je lui ai donné :D ).

Ça fait des semaines qu’on avait prévu de passer la nuit ensemble dans un endroit éloigné et romantique. Mais en arrivant, je me rends compte que toute l’attraction que j’avais pour elle s’est évaporée.
Je n’arrive même pas à l’embrasser, je suis très froid vis-à-vis d’elle. Et, malgré le fait qu’on dorme dans le même lit, rien ne se passe entre nous.

En réalité, l’image de Kim me hante.
Je suis reste sur ma faim avec elle et elle me plait comme peu de filles me plaisent.
Elle a une espèce de douceur et d’honnêteté que j’adore.
Certes, peut-être pas vis-à-vis de son mari, mais elle ne cherche pas à jouer de jeu ni à cacher son désir avec moi, et cette simplicité me plait.

Deux semaines plus tard, je revois Kim.
On couche ensemble et c’est franchement le meilleur coup de ma vie. J’aime tout chez elle. Notre connexion, son visage, son corps, son odeur, son énergie. Tout.

Elle ne tarde pas à me dire qu’elle m’aime. Ça ne me dérange pas, au contraire, je brule d’envie de lui dire la même chose.
Mais je me retiens. Ça fait trop peu de temps qu’on se connait.

Je me retiens jusqu’à ce que je ne puisse plus me retenir. Et je le lui dis.

Même si je n’arrive pas à voir comment dans ces circonstances, notre histoire puisse mener quelque part. Je m’en fous. Je l’aime.

Quand je raconte ça à mon ami, il dit qu’on est tous les deux cinglés. Elle en premier.
Il a surement raison. Mais le moment vaut de l’or.

Je suis très curieux quant aux problèmes dans son couple qui l’ont poussé à faire ça. Et ça devient rapidement clair.
Mari absent, pas de perspective d’avenir, personne à qui parler.
Autant de choses à surveiller pour ma prochaine LTR.

Je suis finalement parti. Voyage oblige. Et elle ne peut pas vivre cette idylle trop longtemps sous peine d’être démasquée et de ne pas en sortir émotionnellement indemne.

J’insiste pour qu’on limite nos contacts par téléphone, pour ne pas la mettre en péril, et pour éviter qu’on tombe tous les deux dans ce puits émotionnel ou on ne peut pas arrêter de penser à l’autre et vivre normalement.

Mais malgré cela on reste en contact. On a des plans pour éventuellement se revoir, mais ce sera au minimum dans six mois. Et j’aimerais bien mettre mes sentiments un petit peu en standby pour ces six mois. Si je pouvais lui trouver une remplaçante digne de ce nom, les choses seraient bien plus simples.

En attendant. Depuis que je l’ai embrassée, j’ai perdu une grosse partie du désir que je pouvais avoir pour d’autres filles. J’en ai bel et bien embrasse certaines depuis, mais je n’ai couché avec personne. Ce, malgré 4 ou 5 belles opportunités.
Je les ai tout simplement laissées passer sous mon nez. Mes standards ont été propulsés vers le haut et j’ai cette espèce de croyance qu’une fille qui ne me plait pas suffisamment ne me fera pas bander.

Embrasser ou coucher avec une fille n’est plus tellement quelque chose que je recherche de façon aussi intensive qu’avant. Mon désir sexuel est plus bas et si rien ne se passe avec une candidate potentielle, je n’ai plus cette frustration que je pouvais avoir auparavant.

Mes interactions sont aussi beaucoup moins joueuses et beaucoup plus sérieuses que ce qu’elles étaient. Et d’une certaine façon, j’ai l’impression que tout ça casse un peu l’attraction nécessaire pour aller plus loin avec une fille que je viens de connaitre.

Des recherches récentes que j’ai fait sur les maladies sexuellement transmissibles m’ont aussi rendu un peu paranoïaque et diminuent grandement mon envie de coups d’un soir. Et même mon envie de casual kiss (Herpes… berk).

Tous ces éléments font que ça fait déjà un petit moment que je n’ai couché avec personne et encore plus de temps que je n’ai couche avec personne d’autre que Kim.

Cette situation m’inquiète de plus en plus et j’ai peur qu’elle persiste sur le long terme. C’est aussi pour ça que j’en parle ici.

A te lire j'ai l'impression que tu fais une espèce de saturation face à la drague systématique. C'était devenu une fin en soi et maintenant que tu as rencontré une fille qui te plait vraiment, tu n'as plus envie de coup d'un soir.
Si avec Kim tout s'est bien passé au lit, tes problèmes d'érections sont sans doute d'origine psychologique...
Pour les MST, ben oui, prudence évidemment : capote au minimum. Pour les casual kiss, je pense que le principal risque c'est de choper une hépatite, surtout si tu es en Asie. L'herpès, c'est pas si dramatique, en fait il y a de fortes chances pour que tu l'aies déjà, même sans symptômes apparents, tout comme 67% de la population mondiale :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Très intéressant le 26.09.19, 14h37 par Whaleshark

Pour les baisers tant que tu es vacciné contre l'hépatite B si tu évites l'herpès (gaffe aux nanas avec des fonds de teint trop épais, signe d'un truc à masquer souvent), et la mononucléose (mais passé l'adolescence la prévalence de la maladie est moindre...), tu devrais être ok...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 26.09.19, 14h54 par Whaleshark
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

C'est dingue comme le fait de partager mon ressenti ici et écouter vos conseils me permet de me remettre les idées en place aussi rapidement.

Le lendemain de mon post (après trois semaines sans sexe et deux mois sans sexe avec une autre personne que Kim) j'ai rencontré une fille dans un musée et on a couché ensemble le soir même. J'ai longtemps hésité, mais j'ai finalement réussi à le faire sans pilule bleue.

Le surlendemain, alors que cette fille mettait trop de temps a se manifester pour qu'on se revoie, j'en ai rencontré une autre dans un restaurant.

Sa beauté m'a impressionné (elle avait carrément un visage de mannequin) et j'étais sûr que ça m'empêcherait d'arriver a quoique ce soit.
Deux heures après on s'est retrouvés a jouer a cache-cache a l'étage sombre d'un hôtel qui n'avait pas d'électricité. Le bisou dans le noir et le sexe n'ont pas tardé non plus. Sans parler de la conversion super sympa et de la perspective de rester en contact.
Et le fait que je suis le premier inconnu avec qui elle couche depuis qu'elle s'est séparé de son copain, ce qui est très valorisant.
Avec elle, j'avais trop peur de ne pas assurer et j'ai pris ma dernière pilule de viagra. Je ne compte pas en racheter et j'espère que je n'en aurai plus besoin. J'ai vraiment peur de développer une dépendance psychologique a ce truc.

Autre réflexion : c'est fou a quelle point une réussite en entraîne une autre. La première réussite m'a donné assez de confiance et d'énergie pour que ça se passe.

Cela dit, Kim reste fortement dans mon esprit et mes sentiments pour elle augmentent de jour en jour. On se parle régulièrement mais la distance et la perspective que lointaine de se revoir sont très frustrantes. Peut être que c'est aussi ça qui renforce nos sentiments mutuels...

Quant aux ONS c'est toujours sympa de coucher avec une inconnue de façon imprévisible, mais je remarque que dans ces cas là, le sexe n'est jamais transcendant. Dû au manque de confiance mutuelle, de connexion, et de connaissance des préférences sexuelles de l'un et de l'autre.
Et souvent, les filles ne veulent pas donner suite a un ONS et préfèrent s'en aller le soir même pour ne plus rester en contact. Ce que je ne comprends pas vraiment et avec quoi j'ai du mal.
La deuxième et la troisième fois sont généralement bien meilleures que la première.

A te lire j'ai l'impression que tu fais une espèce de saturation face à la drague systématique. C'était devenu une fin en soi et maintenant que tu as rencontré une fille qui te plait vraiment, tu n'as plus envie de coup d'un soir.
Certes, j'en fais une saturation. Mais le fait de la pratiquer me rassure, me fait passer des bons moments, me donne confiance en mon avenir sentimental, et me donne le sentiment que je progresse et que je comprends des choses. Et ça a élargit beaucoup mon cercle social.
Donc les raisons dépassent de loin le sexe et peut être que mon appétit sexuel ne suit pas ma motivation au développement personnel.

Je me force, car quand je ne drague pas, je suis en manque. Ce qui est une situation un problématique pour envisager une potentielle ltr.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Constructif le 26.09.19, 16h52 par Onmyoji
  • [+1] Ça va aller le 26.09.19, 19h28 par Jalapeno

Un petit état des lieux...

On fait les valises

Alors voilà, mon voyage est terminé. Je repasse par Paris quelques jours avant de rentrer définitivement chez moi (je n'habite pas en France).

J'ai plusieurs mois de voyage à mon actif. En réalité, je voyage depuis que je me suis separé de ma copine.
Et si commencer un voyage seul juste apres la séparation d'une LTR aussi longue était extrêmement éprouvant, revenir à la réalité pour tout reconstruire de zéro le sera tout autant.

Je vais devoir recherher un nouvel empoi, un nouvel appart, probablement habiter dans une nouvelle ville et donc devoir me reconstruire un cercle d'amis.
Nouveaux passe-temps, nouvelles habitudes, nouvelles fringues, nouveau véhicule.

Nouvelle copine?

Starting from the very scratch.

C'est à la fois terriblement excitant et franchement effrayant.


Le beau Paris

Mon séjour à Paris marque la fin de l'exotisme du voyage, dans un contexte socialement très fermé et paranoïaque vis-à-vis des inconnus (à l'opposé du contexte du voyage), dans un environnement stressé, fatigué et râleur.

Désolé les parisiens, mais c'est franchement mon ressenti.

Ce soir, c'est samedi soir. En voyage, je sortais minimum une fois par semaine, regulièrement deux voire trois. Aujourd'hui, je n'en n'ai même pas l'envie. Ni les amis avec qui partager ce moment.


Ma vilaine ex

Je reparle parfois avec mon ex.
J'aimerais qu'elle redevienne la meilleure amie que j'ai jamais eue.
Sans pour autant que ce soit romantique. D'ailleurs me remettre avec elle serait probablement un cauchemar.
Je veux juste retrouver l'amie que j'appréciais tant. D'autant plus que la séparation s'est faite en de relativement bons termes.

Mais je n'arrive pas à avoir une conversation normale avec elle. Depuis qu'on s'est separés, je parle à un mur.
Je ne la reconnais pas. Tout ce qu'elle fait pue la manipulation et le désir de me faire souffrir.

Même si on ne se parle que rarement, elle essaie de se la jouer désintéressée et méchante alors que je suis toujours franc, honnête et gentil avec elle.
Son comportement me fatigue et m'attriste. Je pense qu'elle n'a pas vraiment tourné la page et compense son mal-être par de la méchanceté.

Et moi, je ne recherche qu'une amitié pure et sincère avec une personne avec qui j'ai beaucoup d'atomes crochus. Ce qui, après autant d'itinérance dans le monde et d'instabilité, me manque énormément.


Re Paris

Revenons à Paris.
Qu'on se mette d'accord, je ne compte pas choper qui que ce soit ici. Je n'y reste pas assez de temps et n'en n'ai pas vraiment l'envie.

Mais Paris, c'est à mes yeux le dernier niveau du jeu de la drague de rue.
Celui où tu affrontes désespérement le gros monstre qui te tue en deux secondes et demie.

Et dans ce cas là, le gros monstre, c'est la fille dans un coin du wagon de métro, sur son smartphone, avec son gros casque et des lunettes de soleil sur le nez. Ne levant jamais les yeux.
Celle qui ne te répondra pas quand tu iras lui adresser la parole, te faisant passer aux yeux de tous pour un connard.

D'ailleurs, en parlant des autres, j'aimerais bien apprendre un peu à me foutre de ce qu'ils pensent de moi.
Parce que si aborder une fille seule et statique est pour moi presque devenu un jeu d'enfant, le faire quand tu deviens l'attraction de la journée de dix personnes n'est pas sans rappeler le fait de se jeter dans le vide avec un élastique pour te sauver quand tu arrives à vingt mètres du sol.

Pourquoi l'opinion de dix personnes avec qui je partage un wagon pendant un quart d'heure et que je ne reverrai jamais plus est si importante à mes yeux? Ces mêmes personnes qui ne lèveront pas le petit doigt si je fais une crise cardiaque ou si je me fais aggresser.
J'en sais rien. Mais ça fout quand même les chocottes. C'est irrationnel.

La peur de passer pour un harceleur, un barratineur, un mec sans crédibilité qui va adresser la parole à ces pauvres petites femmes sans défense?
Va savoir...


Hé Mademoizelle!!

Avant-hier, j'ai abordé deux filles en direct dans le métro. Devant tout le monde.
Elles étaient visiblement fermées, mais j'ai gentiment insisté avec le sourire. Et j'ai fait preuve de répartie. Le tout en parlant fort et de façon assumée.

Si l'une préférait se lobotomiser le cerveau à Instagram au lieu d'accorder de l'attention à l'évènement le plus intéressant de sa journée (de sa semaine? de son mois?) - une façon subtile de m'envoyer me faire foutre - l'autre avait quand même l'air curieuse et intéréssée, mais le contexte de l'inconnu dans le métro la rebutait, visiblement.
Et l'excuse du copain n'était franchement pas convaincante :D

Je me suis fait traiter de mec très bizarre par l'une, de mec très osé par l'autre.

Et une femme à côté me lançait ce regard qui disait:
Il est pourtant très sympathique ce gars, et a franchement pas l'air méchant, c'est quoi leur problème?

Malgré le rejet, le sentiment d'humiliation qui a parcouru mes veines pendant les deux minutes qui ont suivi s'est vite transformé en énergie pétante. Parce que j'ai relevé le challenge de façon propre et professionelle.
Et que si c'était à refaire je l'aurais fait exactement de la même façon.


Le lendemain, mon regard croise celui d'une vendeuse dans un magasin de vêtements. Elle approche.
E: Vous avez besoin de quelque chose?
M: Non merci :)
E: Sûr?
M: Oui. Vous avez juste attiré mon regard parce que vous êtes jolie.
Visiblement genée, elle se barre.
Mille milliards de mille sabords, dans quel monde vit-on?
Je viens de te faire un compliment sincère, spontané, et désintéressé, et tu n'essaies même pas de l'apprécier un petit peu? Ou juste dire merci par exemple.


Il est vrai que ce besoin d'aborder dans les lieux publics est devenu obsessionel.
Ca m'inquiète un peu, à vrai dire.
Mais c'est un peu ma façon de me rassurer sur mes social skills.
De faire face à cette peur de redevenir quelqu'un de timide et coincé.
De me dire que le jour où je rencontrerai une fille qui me plait vraiment, elle ne m'impressionera pas, et j'aurai les moyens d'en faire ma copine si besoin est.

Quelque chose de grave docteur?


Kim <3

En parlant de fille qui me plait vraiment.

Je reste en contact régulier avec Kim. Elle est très amoureuse et j'ai l'impression d'être sa drogue, sa façon de s'échapper de sa vie de couple pour rêver de quelque chose de meilleur. Même si elle ne compte pas se séparer de son mari.

Je pense beaucoup à elle, peut-être même un peu trop, et je me demande si cette distance et ces barrières entre nous ne risquent pas d'engendrer de la frustration et un besoin inassouvi plutôt qu'autre chose. Et si j'arriverai à retomber amoureux tout en étant en contact avec elle.
Si cette fille n'est pas un fardeau émotionnel malsain qui ne me mènera nul part.

Ou si je devrais arrêter de réfléchir et profiter des moments que je peux avoir avec elle. Même si un écran incassable nous sépare.

Et maintenant que le plaisir de l'échange n'est plus aussi intense, je commence à ressentir de la culpabilité pour son mari, qui, s'il découvre ça un jour, tombera probablement de très haut.

Lorsque l'excitation n'est plus là, mes valeurs essaient de reprendre le dessus.

Et je me fais gronder.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 06.10.19, 05h06 par Onmyoji

Je te souhaite bon courage pour cette nouvelle phase. Tu as quand même un esprit aventureux et de la ressource pour rebondir.
Après c'est compréhensible que la transition ne soit pas facile.
Concernant ton ex tu es plein de bonne volonté mais laisse tomber. Là où tu vois le fait qu'elle réagisse parce qu'elle est blessée je vois surtout le fait que ce n'est pas une très bonne personne bien différente de ce que tu imaginais. Atomes crochus ou pas par ailleurs.
Quant à Kim, quel âge a-t-elle ? Depuis quand est elle mariée ? Honnêtement ça sent le plan foireux. Déjà parce que si elle n'est pas capable d'aller vers toi au lieu de faire un mariage moisi mais qu'elle vous utilise tous les deux pour se sentir exister c'est pas quelqu'un qui sait comment mener sa vie. Ensuite parce qu'elle n'est probablement pas fiable avec toi comme elle ne l'est pas avec son mari. Et si elle est coréenne, si j'ai bien saisi l'allusion, il est courant pour les femmes là bas de faire un mariage de situation (c'est vrai dans la culture japonaise aussi et sur ces deux points ça se recoupe pas mal). Leur interprétation du féminisme... ça expliquerait que tu sois le bol d'air mais il ne faut pas espérer avoir plus. Parce qu'elle ne s'enfuira pas de sa cage dorée pour toi.

Pour Paris, je pense qu'il y a deux choses :
Effectivement c'est un field de merde, j'ai eu grave du mal à me lancer et les rares fois où je l'ai fait même en prenant des précautions pour pas que la nana se sente bloquée etc ça le faisait pas. Alors j'ai peut-être perdu mes skills d'abordage mais pas ma politesse et mon respect, donc être reçu comme si j'étais une racaille ça fait un peu chier. Et même demander un renseignement alors que tu es grave en galère peut être suspicieux...
Ensuite je pense que krs compliments trop directs sur le physique et être trop à l'aise ça joue certainement dans le malaise des nanas. Je pense que si tu avais dit à ta vendeuse qu'elle avait un 'je ne sais quoi de captivant' (le mot Charme ayant pris une connotation négative à cause des wesh), ça aurait pu mieux passer. Pour le fait que tu sois "osé"; peut-être de la calibration? Si les filles sont plus jeunes et que tu arrives en leur parlant avec le même genre de délire qu'en Asie ça passe peut-être moins? L'origine des filles peut aussi jouer, la culture d'origine reste forte dans certains coins d'île de France et évidemment même si pour la culture française ça passe pour d'autre tu es un mec sale, chelou ou tu passes pour un satyre. Choisir des endroits où la fille n'est pas bloquée avec toi et faire du situationnel reste mon meilleur pari. Ça minimise de beaucoup les réactions parce que l'abordage est transparent.
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