Val découvre le monde : Chapitre IV

Note : 38

le 30.09.2019 par valll

55 réponses / Dernière par Jalapeno le 31.05.2022, 03h55

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Yo val, on passe mais on ne commente pas toujours tu sais :D

Faut vraiment que tu remettes de la légèreté dans ton jeu et tout, parce que ça doit clairement se sentir, je me rappelle toujours des nanas avec qui j'échangeais qui disaient qu'elles sentaient quand un mec était frustré ou autre. Essaye d'enlever ces bad mood de toi, ça te seras bénéfique franchement.

Après concernant ton passage en grece il y a des moments bien wtf, mais ça fait des expériences à raconter, des récits à partager!
Dans tout ça j’ai eu pas mal de réflexions et de déceptions aussi par rapport aux gens avec qui j’étais. La plupart des mecs avec qui j’était étaient vraiment des types super mais sur certains sujets importants d’actualité ils étaient aux antipodes de mes valeurs. Dans le lot j’ai rencontré un super-facho pro-armes, et un type qui me lâche un « Chacun ses problèmes. » quand on parlait des commerçants en faillite à cause du Covid. Chacun a le droit d’avoir son avis, mais c’était un peu dommage de penser de truc comme : « Ah il est trop cool ce mec. Mais quelle éducation de connard il a. »
tu ne connaissais pas non plus ces gens, au final vous partagiez juste un moment, ce n'était pas forcément tes potes ou autre, donc parfois il faut savoir faire abstraction de ça, même avec des potes très proches ça peut arriver.

Tu pars faire quoi à Lille?

Bon courage à toi en tout cas :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 18.08.20, 09h51 par The_PoP
  • [+1] Yep ! :) le 22.08.20, 18h23 par valll
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"

Hey Bumble ! Ça fait plaisir de voir que tu traînes toujours par ici ! ;)
T'as carrément raison, il faut que je retrouve ce mood fun et léger mais j'ai l'impression d'accumuler des convictions de mec blasé des relations. Faut que je me démerde pour transformer tout ça en quelque chose de positif ! Sûrement en me mettant plus en situation, en me confrontant à la réalité du terrain de manière plus franche. Le street pick up m'avait beaucoup aidé à l'époque et je suis sûr que ça ne me ferait pas de mal de m'y remettre, même si je ne le sens mais alors pas du tout. Mais bon, j'suis un Toulousain à Lille alors faut croire que tout est possible !


Le bout du monde !

De mon point de vue, si la Terre était plate, le bord serait à Boulogne-Sur-Mer. Dans l’Nord du Ch’nord ! Autant dire que c’est assez atypique comme endroit.

Donc cela fait maintenant presqu’un mois que je vis à Lille. J’ai déménagé pour des raisons professionnelles ; une mission super intéressante qui fait de l’expérience et une belle ligne sur le CV. Donc j’applique une autre facette de mon métier et j’aime ça, j’avais besoin de changement ! En plus je bosse avec un collègue avec qui je m’entends super bien donc c’est au top.

A part le boulot et bien je me sens comme une fleur à Lille ! Bien là où je suis. Il a suffi de deux semaines à Lille pour me rappeler pourquoi j’ai mis autant de temps à me sentir bien à Bordeaux. Je m’excuse d’avance auprès de tous les Bordelais, mais les Lillois sont tellement cools !

Ducoup j’ai déjà rencontré pas mal de gens, notamment en allant au very bout de la Terre avec ma pote Flow, une fille que j’avais rencontré l’année dernière aux vendanges. Alors c’est des fous furieux ceux qui habitent cette région c’pas possible autrement ! C’est tellement ambiancé, culturel et chaleureux à la fois qu’on ne peut que s’y sentir bien accueilli. Bref, pas la peine de vous raconter la soirée qu’on a passé avec ses potes !

Il faut bien que je vous parle de mon nouveau logement aussi. J’hésitais à retourner en coloc ou à m’installer tout seul. Mon choix final s’est porté sur une coloc. Une coloc de 16 personnes bordel ! So far c’est régal, je m’accoutume assez rapidement à ma nouvelle chambre et ma toute petite salle de bain privée. C’est grand luxe ! Puis mes colocs sont tous assez cool, la plupart sont en fin d’études donc c’est un peu difficile de tenir le rythme soirées / boulot quelques fois, mais je sais (enfin) dire non quand il le faut donc pour l’instant, pas de soucis de ce côté-là.

La semaine dernière était assez mouvementée d’ailleurs !


Rencontre, bar et BBQ.

La cerise sur le gâteau avec cette coloc, c’est que j’habite à vraiment à côté d’une salle d’escalade. Val dans deux mois il est taillé comme jamais ! Non, en vrai je suis tout fin, je resterai tout fin à part si je suis un régime très strict à base de BEAUCOUP de nourriture et de musculation pure…

Du coup un jeudi soir je me suis pointé à l’escalade pour une petite séance avec des colocs. Tout se passe bien. Les muscles se tendent, le corps sue et la respiration s’accélère. La salle était peu remplie et il y avait cette rouquine qui grimpait seule, en nous observant de temps en temps.

Nos regards se croise et j’arrive à la féliciter de loin d’un exploit dont j’ai été témoin. Mes colocs et allons grimper un peu à l’étage et en revenant dans la salle principale, je fonce directement vers elle et entame une conversation légère. Elle bafouille « salade d’escalade » à la place de « salle » donc on se tape une barre et la tactilité est déjà au rendez-vous. On parle un peu avant de se dire « à une prochaine ». Je m’éloigne un peu et la petite voix dans ma tête me lâche un « Non mais Val t’es sérieux là ? ».

J’effectue donc une rotation à 180° suivit de deux pas assurés avec une certaine malice dans le regard.
Moi : Hey, ça te dirais pas que je prennes ton contact pour qu’on puisse se faire une séance la semaine prochaine ?
Elle : Hein ? Ehuu, oui tu peux prendre mon Facebook !
Suite à ça nous avons fixé une séance à deux le mardi suivant. La salle était quasi-vide, rien qu’à nous et nous avons pu en profiter pour commencer à nous connaitre un peu. Elle me fait franchement marrer et passer un bon moment ! Son caractère colle bien avec son look, elle est grande et fine avec une tête de chasseuse de trésors. J’ai cherché un personnage de BD qui lui ressemble complètement car j’ai carrément l’image en tête, mais sans succès. Alors pour vous donner des pistes d’imagination sans trop détaller son physique je vous dirais « archéologue historienne chemise lunettes vieux film Indiana Jones style », démerdez-vous avec ça !

A la fin de la séance je lui propose de se boire un verre vendredi soir, ce qu’elle accepte sans hésiter ! Enfin je la raccompagne à quelques pas de chez elle et sur le trajet la tactilité revient. On se dit au revoir et je la quitte sans arriver à discerner l’impression que je lui ai laissé.

Le lendemain je suis sorti prendre une bière à la demande d’une de mes colocs. On devait se retrouver des amis à elle dans un bar. Je partais bien déterminé à ne pas tomber dans un traquenard car j’avais un truc important à faire le lendemain matin ! Mais vous connaissez l’histoire. Je suis finalement rentré à une heure après une bonne soirée au cours de laquelle j’ai rencontré des gars cools, j’ai tapé la discute à une superbe blonde du groupe et j’a bien déliré avec ma coloc. Coloc mignonne qui est assez tactile avec moi d’ailleurs.

J’ai quand même glissé une proposition plutôt claire à la fille avec qui j’avais pas mal déconné. Proposition claire qui sera clairement écartée ! C’est le jeu.
Et comme j’avais pas avait été assez actif cette semaine, on s’est fait un BBQ de colocs jeudi soir ! Comme cette coloc est une auberge Espagnole, avec les squatteurs, anciens colocs et amis de colocs on se retrouve vite à beaucoup quand on organise des trucs. C’était super cool et la soirée était riche en alcool et jeux hots ! C’était une bonne surprise de retrouver cette ambiance de la fête. J’aime bien cette coloc haha !


Fin de la semaine, dénouement et situation finale.

Vendredi soir, mon date avec la rouquine de l’escalade se rapproche, ce pourrait être l’apogée de cette semaine ! Un peu avant l’horaire du rendez-vous, elle m’écrit qu’elle a revue des copines de longue date et qu’elles sont toujours au bar, elle me propose de les rejoindre. Aucun souci pour moi, je trouve ça plutôt cool même !

Arrivé là-bas et après avoir fait connaissance avec ses deux copines, je me rends compte qu’elle nous laisse à trois et qu’elle reste penchée sur son téléphone la plupart du temps. Bon, heureusement, je m’entends super bien avec ses copines et on déconne bien ! Finalement la soirée passe et je vois bien que quelque chose cloche ! Au final, j’apprends qu’elle a un mec depuis huit ans, que c’est exclusif et tout ! Alors me sentant un peu con, et vu qu’on parlait de drague et tout, je clarifie la situation en expliquant que je croyais avoir un ticket avec elle et me rendre à un date ! Deux de ses copines pensaient qu’elle aurait pu être plus claire, et elle et son autre copine pensaient que ce n’était jamais nécessaire de préciser qu’on n’était pas dispo.

Au final j’ai quand-même passé une bonne soirée, grâce à ses copines cools principalement. En revanche aucune d’entre elles n’étaient à mon goût, dommage ! Et sur le chemin du retour j’ai eu une montée de seum pas possible. J’étais franchement deg car j’étais à quand même très sûr de moi quant à cette fille ! Elle m’a écrit pour s’excuser de n’avoir pas été très claire et j’ai répondu que j’avais eu les boules mais que j’y survivrait. Ouf ! Du coup on se retrouve à l’escalade ce soir, parce que quand même je sens qu’on ferait de bons potes.

La bise les p’tits loups !



M. <3
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Like a boss ! le 24.08.20, 14h30 par Bumble

Comme dit, fait des potes, soit sociable, attire du monde autour de toi, développe le bon état d'esprit le reste viendra. Relis toi le journal de OLFFF et Raven tu verras comment réagir dans un good mood suite à un refus ! :lol:
J'ai une pote à lille qui est passée par bordeaux, elle m'a confirmé ce que tu dis :lol:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Bonne idée ! le 03.09.20, 23h44 par valll
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"

Remuer.

Hey, moins je glande, plus j’ai de choses à pondre ici ! Et j’aime bien ça !

Vendredi s’était achevé par un retour à la maison la queue entre les jambes, mais pas celles de la
rouquine ! :D

Mais c’était quand même cool de traîner avec elle et on s’est revu pour grimper le lendemain. On a
fait une bonne séance mais on a passé pas mal de temps à se taper des barres et raconter des
conneries. Je la trouve vraiment cool ! Et elle est un peu bizarre des fois mais c’est mignon. On est
tous un peu bizarre de toutes façons. Du coup j’ai bien envie de garder contact avec elle. Même en
dehors de l’escalade. Pour faire des sorties, rencontrer ses potes bref, faire des trucs de potes quoi !

Après la grimpe je suis sorti en ville avec un coloc pour rejoindre des potes à lui. Et arrivé au bar juste
après avoir fait du sport, j’étais KO. J’avais juste envie d’écouter sans trop parler et d’attendre qu’on bouge ou change d’endroit. Non mais dans un bar c’est bien plus crevant de devoir rester assis à sa table que de devoir danser à travers la foule pour aller chercher son verre !

Et on a finalement bougé ! Petite remontée d’énergie mais pas suffisante pour changer le reste de
ma soirée. Dans le second bar on a rencontré d’autres gens, une nana est venue me voir, toute
contente et carrément pompette ! Alors on s’est présentés, j’ai essayé d’enchaîner et ça n’a pas pris
car elle est retournée voir sa pote ! Lol, pour sa défense, je devais avoir l’air de me réveiller d’une
grosse sieste à ce moment-là.

La soirée passe, je tape des fléchettes avec un coloc, je ne parle pas vraiment à grand monde et après
qu’on ait foutu un peu de de bordel dans le bar (et franchement le barman a été vraiment cool avec
nous), on décide de bouger.

Mais revenons en a madame X qui m’avait parlé en début de soirée… Je ne vous raconte pas les
détails de cette histoire mais il y a eu un sauvetage et du vomit sur 500 mètres. Bref, soirée
marrante, mais qui aurait pu être la soirée parfaite pour rencontrer du monde ! Bon, j’étais crevé, ça
arrive.


Un dimanche après-midi.

J'avais toute la journée devant moi pour me dire que mon weekend n'avait pas été très productif en terme de nana. En général le weekend je suis toujours en vadrouille quelque pars ou occupé avec des trucs perso, du coup je voulais profiter à fond de ce weekend pour profiter de Lille !

Donc je suis passé faire un tour à la boulangerie, puis comme en route j'avais plus faim je suis passé chez l'coiffeur. Je pensais aux rares fois où après les cours j'abordais les jolies filles de Toulouse ! Donc en rentrant j'ai réouvert quelques journaux légendaires de ce forum et BAM ! Une douche, un peu de crème, du métal à fond dans les oreilles et en route pour une balade !

Au final j'ai bien bafouillé pour la première et et les quatre autres se sont bien passés et étaient super agréable ! Dans le lot, j'ai eu le numéro d'une rouquine assez cool qui était avec sa copine. Mais daaaaaamn, je compte pas lui envoyer de message après avoir capté qu'elle était à peine majeure.

C'était super cool et j'étais assez content de m'être chauffé comme ça, de nulle part ! Je me demande bien pourquoi j'ai pas fait ça plus tôt. C'était parfait pour un dimanche, et je me suis réveillé lundi matin plein d'énergie !

Et après le taff, pour continuer sur ma lancée, je suis retourné me balader en centre ville. Rien en vue jusqu’à ce que deux jolies filles garent leurs vélo et en descendent. Une blonde et... Une rousse ! Encore ! Et celle-ci m'a franchement tapé dans l’œil avec son teint clair, ses yeux bleus claire et deux tigres sur son t-shirt blanc... Wow ! Pas question qu'elle s'évapore dans la nature.

J'y vais confiant, calme, et ça passe bien. Elle était très contente et la blonde avait des étoiles dans les yeux de voir un jeune homme - en l’occurrence moi - aborder sa copine de cette manière-là. Après quelques pirouettes et un grand sourire, j'obtins enfin le numéro tant convoité !

Un petit message, une petite réponse ! Yeah, c'est check.


Keep movin' young man !

C'était presque trop facile cette remontée d'énergie, que serait la vie sans quelques obstacles ? C'est pour ça que deux jours après avoir choppé le numéro de RouquineOne - celle que je place en tête sur le podium de la sexytude - j'ai été envoyé en déplacement à répétition. Entendez par là un itinéraire sur deux semaines qui me fait faire un presque tour de France : frontière Belge, Toulouse, Bordeaux, Normandie !

Alors en soi je fais pas mal de truc intéressants et j’acquiers beaucoup d'expérience. Par exemple, le déplacement en Normandie n'était pas obligatoire, mais c'est une belle opportunité d'apprentissage dans le domaine de la formation. Et comme je voudrais devenir formateur dans ma boite, bah go !

Le contre-coup c'est que crécher d'hôtel en hôtel, de passer de ville en ville et d’enchaîner les trains et les avions, c'est fatiguant et déprimant à la longue... C'est un peu deux semaines qui se résument à boulot - dodo - boulot - dodo. Parce que le métro fait aussi parti du boulot dans ce cas. Donc il me tarde d'en avoir fini avec ces déplacements pour me concentrer un peu sur ma vie. Et reprendre ce putain d'élan d'énergie que j'ai sorti de je ne sais où avant de partir !

J'ai envoyé un message à RouquineOne quelques jours après notre rapide rencontre.
Salut R-One ! J'espère que tu t'es bien remise de ta soirée. Si t'es toujours partante pour une bière en terrasse j'ai un créneau de libre vendredi en fin d'aprèm !
La réponse est arrivée deux jours plus tard.
Salut, je suis désolée je suis assez mitigée. J'ai pas vraiment envie de commencer quelque chose en ce moment et je suis pas la vendredi. Encore désolé.
Ce à quoi j'ai répondu (pensant que c'était un message de RouquineTwo aka R2 - parceque ça fait RogueOne et R2D2 et que je trouve ça vraiment trop cool !)
No worries ! C'est déjà super sympa de ta part d'avoir répondu. Profites bien de ton année !
Mais après deux jours, regrettant toujours d'avoir lâché l'affaire si bêtement - à cause d'une erreur sur la personne - j'ai joué ma carte chance !
Hey ! C'est bon j'ai pu annuler le cheval blanc, le dîner aux chandelles et revendre la bague 35 carras que j'avais l'intention de t'offrir. J'ai même brûlé la liste de noms que j'avais prévu pour nos futurs enfants. Donc on est bon pour prendre une bière qui ne t'engage pas à commencer quelque chose ! Je reviens sur Lille dans deux semaines, tiens moi au courant si tu changes d'avis d'ici-là !
Miracle tenté.
*Bruit de dés*
Miracle réussi. Félicitations !

Oh bah si y'a plus d'enfants dans les plans tout va bien ! Par contre la bague t'es pas obligé de la revendre, j'ferais un effort t'inquiètes je la garde ! On se dit quoi dans deux semaines ?
Alors pour par craquer mon slip j'ai attendu quelques jours avant de répondre (puis on se parle à deux trois jours d'intervalle à chaque fois donc bon). Et j'ai quand même bien craqué mon slip !
Ahah ! Ok j'essayerai de récupérer la bague mais y'a moyen que je passeur ouzbek qui la possède me demande au moins un rein en échange ! En attendant - si je survis - j'te propose de réserver ton samedi ou dimanche aprèm. Y'a un bar du vieux Lille que j'aime bien, en plus j'ai une bière gratuite à prendre là-bas ! J'espère que t'es ouverte à tout type d'activité ; patinoire artistique bourré, danse place de la bourse, etc... Tiens mon au courant !
Too much pressure kiddo, too much pressure...

Un simple « On se dit samedi ou dimanche aprèm, j'te refile la bague, on bois une bière l'air de rien et on ne se revoit jamais. » aurait amplement suffit.

Enfin, on verra bien si elle est assez maline pour fuir maintenant. Si on se retrouve vraiment en date c'est qu'elle est barjo. Et j'aime ça.

De toute façons j'ai tonne de plans, de soirées et de weekend à droite à gauche qui se préparent donc j'aurais vite fait de me changer les idées et de pas avoir le temps ou l'énergie pour draguer de la nana... Comme d'hab quoi. Ouais les soirées c'est un bon endroit pour draguer mais pas mes soirées ! Puis si je vais voir les passantes dans la rue c'est parce qu'en soirée j'arrive pas à enlever le message d'alerte sur ma gueule qui dit « Attention, mec gentil. Il a peur des filles, se fait bercé comme un bébé et même pour 100 balles il osera pas vous toucher. »


Teaser.

Une amie revue après 10 ans, rien n'a changé, la taquinerie et la tension qu'il y avait à l'époque sont intacte.
Une jeune fille qui à pris ma place dans mon ancienne coloc, que je revois demain pour l'anniversaire d'un des locataires.

J'essayerai de faire en sorte qu'elles soient les protagonistes d'histoires croustillantes. Promis j'essayerai !


Sur ce, tchao la bise !

Je n'ai pas réussi à en parler à mon entourage, ni aux personnes touchés de près ou de loin. Après quelques semaines, même si j'ai du mal, je décide de l'écrire ici. J'en ai besoin.

Je suis revenu sur Toulouse pour soutenir mes amis d'enfance, nous voulions être ensembles. Nous avons perdu une amie de très longue date. Victime d'un attentat... Une fille souriante, aimante qui se battait pour rendre le monde meilleur, qui étudiait la paix à l'université, qui voyageait. Elle était en mission humanitaire. Pour la paix. Le monde a besoin de gens comme elle.

Je n'ai pas les mots, ni la rage pour écrire plus.

Tu resteras dans nos cœurs et nos mémoires,
Repose en paix.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 04.09.20, 08h56 par Onmyoji
  • [0] Courage le 04.09.20, 09h50 par Jalapeno
  • [0] Courage le 04.09.20, 17h00 par The_PoP
  • [0] Courage le 04.09.20, 22h23 par Bumble
  • [0] Courage le 05.09.20, 02h50 par FK
  • [0] Courage le 06.09.20, 17h09 par Aristophane

Field report et autres conneries : Partie 1

La très jolie R-One n'avait pas répondu à mon dernier message, son numéro ainsi que les quelques autres que j'avais choppé dans la rue ne seront pas restés longtemps dans mon répertoire. Faut bien faire de la place pour les autres !

Du coup j'étais sorti un samedi pour m'acheter une tondeuse (histoire d'entretenir ma pilosité faciale plus proprement qu'avec une paire de ciseaux), et pourquoi pas faire quelques approches. Mes journaux préférés et certains articles du forum m'avaient vraiment donné envie de me reprendre en main pour ce qui est de la baise et des histoires de love.

Je vais donc me balader un peu au hasard et décide d'entrer dans la plus grande librairie de Lille voir si quelque chose m'inspire. C'est à ce moment-là qu'un éclair de génie accompagné d'une défenestration d'égo a traversé mon esprit : il faut que j'achète The Game ! Le livre maintes et maintes fois cité par la communauté, que par orgueil je n'ai jamais voulu lire.

C'était une première d'admettre que si je n'ai baisé qu'une seule fois en presque deux ans ce n'est pas parce que que je ne rencontre personne, c'est parce que que je m'y prends comme un pied pour séduire. Je pensais juste que je baisais pas parce que je ne me bougeais pas le cul. Je pensais que comme j'étais capable de chopper assez souvent il y a deux, trois ans, j'étais bon en séduction et je n'avais pas grand chose à revoir. Mais que nenni mon ami, je suis simplement une tanche de la drague qui a besoin de revoir les bases et de se remettre sévèrement en question. J'étais quand même super gêné en passant en caisse...

Cette nouvelle acquisition m'a rendu tout fier et tout excité. Mais en sortant de la librairie, j'ai eu peur que ce ne soit qu'un prétexte pour bouffer des théories saugrenues et ne pas aller au charbon. Du coup, pour m'assurer du contraire, je suis allé dire bonjour à cette jolie asiatique qui attendait un peu plus loin tout en tapotant sur son téléphone. Elle a vraiment apprécié l'initiative mais elle était déjà prise ! Une si jolie nana, ça ne m'étonne pas.

Non loin de là, je m'arrête devant un type qui jouait si bien de la guitare que tous les gens qui passaient par là s'arrêtaient aussi. Parmi tous ces gens j'aperçois deux filles assises sur un muret. L'une d'entre elles était métisse asiatique et latine. Yeux noirs, peau mate, craquante quoi ! Il m'a fallu un moment avant de les aborder, il faut dire que l'artiste faisait de la super-bonne musique et je n'arrivais pas trop à m'en détacher. Puis, quand il a joué une musique que j'aimais moins, je suis allé me présenter à ces jeunes filles. L'introduction classique que je ne fais pas trop évoluer les a quand même touché. Après quelques minutes de déconne, j'obtins le numéro de cette jolie métisse. Problème, elle habite sur Paris. Plus gros soucis, le message que j'ai reçu dans la soirée...
Désolée mais je crois que vous vous êtes trompé de numéro.
Aaaalalala, ces meufs alors ! Elles me vendront toujours du rêve. Bref, sur le chemin retour je refais une approche qui s'est soldée par le classique "C'est gentil mais j'ai un copain."

Résultat de cette journée : je suis content, énergique et j'ai envie de continuer comme ça !


Exutoire.

Approcher toutes ces filles a réveillé ma libido. La vraie, pas celle qui est rassasiée après deux branlettes. Et cette vraie libido, ça fait presque deux ans qu'elle attend (big-up à cette belle black qui était telle une oasis au milieu du désert). Je bouillonne d'une bestialité sans nom et déverse toute cette énergie dans l'escalade. En ce moment je me tape trois à quatre séances par semaine, mes bras gonflent à vue d'œil, mon niveau augmente peu à peu mais surtout, ma hargne est à son summum. Je me lance bien plus de défis qu'avant et l'abandon est un mot que je proscris une fois mes chaussons aux pieds.

Le hic c'est que je grimpe souvent jusqu'au sang... Que mes tibias soient couverts de croutes encore c'est pas très grave car avec ces températures je me balade en pantalon, par contre vous verriez l'état de mes mains, c'est pas joli joli ! Des croutes, de la corne, des cicatrices, bref. Un vrai champ de bataille qui pourrait en répulser plus d'une ! Moi je serais répulsé en tout cas. N'empêche, à force d'y aller je rencontre pas mal de monde là-bas et je discute à peu près à chaque fois avec de nouvelles personnes. Et chose que je ne pige pas trop, pas mal de copines de mes colocs veulent venir grimper avec moi. Même si ça se fait rarement vu que mes dispos sont carrément différentes des leurs, c'est toujours une bonne accroche pour éventuellement les recontacter (ce que je ne fais pas en fait).

Je grimpe assez souvent avec mon équipière la rousse. Celle qui semblait libre alors qu'elle est en couple depuis plusieurs années. Elle fait bel et bien partie de mon cercle social à présent, il est temps de lui donner un nom. On t'appellera Magma, comme le magma. On a fait pas mal de trucs ensemble. Je l'ai notamment invité, elle et ses potes, à fêter son anniversaire chez moi, ou une grosse soirée était déjà en place. Elle a vraiment apprécié le geste, tout le monde à passé une superbe soirée et je lui ai offert une bonne mangue en prévision de sa gueule de bois du lendemain ! Ses copines m'adorent !

Quelques jours plus tard elle m'a confié que son mec l'avait déçu en ne venant pas a son anniversaire. Le gars vit à Paris depuis peu donc ils ne se voient pas très souvent. Je ne suis pas très ouvert quand il s'agit de parler de son mec, j'ai l'impression d'empiéter sur son territoire. En fait toute la situation est malsaine car d'un côté j'apprécie vraiment cette fille, de manière sincère et je ne me permettrais pas de tenter quelque chose avec elle. J'ai pas envie de foutre le bordel dans sa vie. Mais d'un autre côté je ne peux pas m'empêcher de jouer la séduction avec elle et je la sens super réceptive à ça. J'ai envie de la pousser à bout, qu'elle craque ! Je veux franchir ses défenses et la conquérir pour une seconde, une minute ou une nuit. C'est malsain et je pense que je devrais installer un peu de distance entre nous. Arrêter les échanges de messages qui durent jusqu'à une heure du matin, d'arrêter de s'envoyer des photos, d'éviter les sorties où l'on n'est rien que tous les deux. Bref, arrêter de prendre la place de son mec.

Grimper encore plus hard sera mon exutoire.
*Flash info : fermeture des salles de sport. Welcome to the post-pandemic fitness guys !*


Field report et autres conneries : Partie 2

Comme l'union fait la force, que l'amour triomphe toujours et que notre quête est noble, j'ai contacté des gars du forum qui vivent sur Lille. Le but étant de réchauffer le cœur des femmes et de colorer leurs nuits en ses temps tintés de gris. Les tribus elfiques du sud furent les premiers à se joindre à nous. Puis ce fut au tour des nains et des fées. De cette union sans précédent, naquit la communauté de la Chouffe. Putain je me suis trompé d'histoire ! Désolée...

Bref, le FTS Lille Crew, fraichement nommé mais pas par moi (tu as toujours le copyright si tu me lis poto) se réunit donc pour la première fois autour de trois bières, car nous étions trois. Je remarque que je raconte de plus en plus de conneries dans ce post, que quelqu'un m'arrête.

Plus sérieusement (lol), on a bien parlé. De nos animaux de compagnie, de comment arroser un eucalyptus et de pâtes au pesto. De rien de tout ça mais surtout de petites chattes, de nos histoires de street pick-up, de nos relations et de nos visions du game. C'était super intéressant car on a tous les trois un écart d'âge assez important. Moi, je suis le bébé, donc je prends note quand les grandes personnes parlent.

On se planifie assez rapidement des sessions de street et c'est très lâchement que mis un plan à mon nouvel associé, au profit d'une séance d'exutoire. J'avais passé une journée ras-le-bol au boulot où on m'avait filé des responsabilités que j'ai eu du mal à assumer. Prochaine fois je réfléchirai à deux fois avant de me porter volontaire pour aider la boite.

Mais ce n'est que partie remise ! Dimanche (mon jour préféré pour faire de la rue), je devais retrouver l'autre membre du FTS Lille Crew (j'adore vraiment ce nom). Étant un peu en avance, je décide de me chauffer en abordant une fille sur un vélo, qui attendait son copain. Mais rien ne m'arrête et j'aperçois deux copines qui faisaient des photos dans un parc.
Val : Bonjour. Herm, excusez-moi d'interrompre votre séance photo mais... Je devais absolument vous dire que je trouvais la photographe trop mignonne et j'espérais pouvoir faire sa connaissance. Moi c'est Val !
Après deux courtes minutes de conversation, arrive la question qui me bute à chaque fois.
Photographe : Et toi, t'es étudiant ici ?
Val : J'ai fini les études y'a deux ans, je suis venu à Lille pour le taff. Je vais devoir y aller là mais j'aimerais vraiment prendre un verre avec toi un de ces jours. T'aimes la bière ?
Photographe : Mais ! Évidemment que j'aime la bière ! C'est d'accord. Mais ehuu... T'as quel âge ?
Val : Ahah ! Tu me donnes quel âge toi ?
Photographe : Je sais pas ! En plus t'as un masque.
*Welcome to the post-covid SPU guys.*
Val : Alors je fais deux pas en arrière et te laisse découvrir mon visage. C'est très gênant tu sais !
*Je m'exécute.*
Photographe : Aaaaah mais je sais pas ! Je suis trop nulle à ça !
Val : J'ai 25 ans. Et toi ? T'es pas mineure au moins ?
Photographe : Aaaah mais non oh ! Bon ok, 25 ans ça va. J'ai 21 ans moi.
Val : Je prends ton numéro alors. Bonne après-midi les filles !
C'était bien. Très bien. Et je vois déjà l'assurance et la répartie revenir au fil des abordages.

J'ai abordé un autre groupe de deux filles qui se baladaient et celle qui n'était pas ma cible m'a jeté un regard assez perforateur. Je sentais qu'elle pouvait à tout moment me sauter dessus et m'arracher la mâchoire. Ca à pris du sens après quand j'ai appris qu'elles étaient en couple. Oupsi !

Puis mon compagnon de rue est arrivé et gros big up à lui pour son premier abordage ! Ça s'est fait avec des couilles et sur une cible tellement fraiche que j'aurais passé deux minutes à bégayer avant de lui lâcher un mot ! En un mot, j'ai très hâte de refaire des sessions avec eux, et aussi un peu en solo héhé !


Mes dames de Paris.

J'étais en transit à Paris il y a deux semaines. Je marchais tranquillement sur ces longs tapis roulant qui vous font aller plus vite, quand une jeune femme m'indique qu'elle aimerait me dépasser car je marche à deux à l'heure. Je la laisse donc gentiment passer et la redépasse dans le escaliers, car je trottine presque toujours dans les escaliers. J'ai du lui sortir une connerie du genre "Tu me dépasses, je te dépasse... On danse ?" car on s'est mit à parler jusqu'à arriver dans le métro. Elle est artiste et intéressante, alors par curiosité je prends son Insta pour voir ses créations. C'était bien sympathique comme interaction.

J'aime bien être dans Paris. Ça doit venir du fait que j'ai attendu 24 ans pour enfin mettre les pieds dans la capitale de mon pays. Maintenant, à chaque fois que je m'y pointe j'ai l'impression d'être un touriste qui vit le cliché Français. Je me prends un café en terrasse, je vais au marché, je regarde les pigeons et les gens qui passent, et ça emplit mon cœur de joie ! Du coup j'ai profité d'un autre déplacement professionnel pour y passer le weekend. J'écris cet article assis sur un siège en velours, au bord de la fenêtre dans l'appartement Parisien d'une amie d'enfance. Et même si la vue est moche, je kiffe ça !

J'avais prévu de voir pas mal de monde ce weekend mais mon planning à subit une petite interférence quand en début de semaine j'ai été contacté par ma nouvelle connaissance. Elle me dit qu'à travers mon profil Insta (qui comporte 5 photos dont une où on devine mon magnifique boule qui se cache derrière un emoji), elle à pu découvrir mon prénom, mon visage et "le reste". Je savais que cette photo de moi chez les nudistes ferait fureur ! Elle m'informe également qu'on pourrait prendre un verre ensemble si jamais je repassais sur Paris.

Écoutez, j'aime mes amis très fort, mais ça fait un moment que j'ai pas baisé. Alors vous allez tous revoir vos emplois du temps et vous arranger en fonction de mes plans à moi ! Faut que j'aille boire un coup avec cette nana. Au final rien ne s'est passé comme prévu et je me suis retrouvé trempé en tenue de travail, au beau milieu d'un vernissage en centre-ville. Mais j'étais avec cette fille et nous allions pouvoir faire plus ample connaissance. Je lui propose alors de manger un bout au restau avant de rejoindre la pote qui m'héberge. C'était sympa et j'ai été agréablement surpris en découvrant les fines lèvres qui se cachaient derrière son masque depuis tout ce temps. *Welcome to the post-covid dating guys !*

Je suis finalement rentré chez mon hôte pour passer la nuit et la journée du lendemain. J'ai profité de cette journée pour revoir une super amie qui apparaît au début de ce journal sous le doux nom de Rinnie ! Toujours aussi belle, toujours aussi envoutante, mais toujours aussi bavarde. Même si je lui faisais une déclaration d'amour un genou à terre elle ne s'arrêterait pas de parler. Un jour je devrais essayer de l'embrasser pour voir si ça la fait taire ! Mais on n'a eu qu'une courte demi-heure pour se voir. Ensuite je retrouvais celle qui m'avait tant intrigué la veille. Je la rejoignais chez elle pour diner, et bien que je sois naïf et encore jeune, je savais très bien comment la soirée allait se terminer ! Mais ce serait un défi car elle m'a l'air plus vieille et plus expérimentée que moi, je ne la sens pas non plus très joueuse ni tactile, donc je devrais m'adapter.

Les courgettes vapeurs tièdes étaient... Rassasiantes. Mais le vin blanc était très bon et c'était le coup de pouce dont j'avais besoin pour me détendre un peu. Ce qui devait arriver arriva, et nous nous retrouvâmes dans son lit bien assez tôt ! Et plus nous nous touchions, plus je savais qu'elle était plus âgée, plus mature et plus expérimentée que moi. Je me suis senti croqué, capturé, sans défense et totalement mis à nu. J'avais peur de ne pas être suffisamment vigoureux, imaginatif et je manquais soudain de confiance en moi ! Je pense qu'elle a trouvé ça touchant, et même sans trop me guider, elle avait l'air assez satisfaite de nos ébats. Comme je suis malin j'avais quand même assuré le coup en me relisant l'article sur le cunni parfait. Les deux choses les plus importantes de cet article, celles grâce auxquelles j'ai eu un "pas mal", étaient qu'une femme a aussi envie de bisous, de câlins et de caresses. Et qu'il faut prendre son temps, genre beaucoup de temps. Donc big-up à la rédactrice, une Parisienne te remercie.

Nous avons aussi passé une douce matinée et j'ai finalement trouvé le courage de transgresser une règle de politesse en lui demandant son âge. Elle à douze ans de plus que moi, je me suis bel et bien fait capturer ! Peu après mon départ elle m'a envoyé un message en me disant qu'elle avait vraiment aimé ma présence, qu'on pouvait se revoir si je le souhaitais et qu'elle comprendrait si son âge me dérangeait. Chose plutôt cool : son âge ne me dérange pas du tout, au contraire. Elle est agréable, intéressante, sexy et vous vous doutez que j'ai passé un superbe moment sous sa couette ! Je repasserai à Paris plus tôt que prévu à mon avis.

Sur le chemin de la gare j'ai fumé une clope, et c'était cool. Puis un vieux monsieur et venu commenter l'inscription sur mon pull. Cet homme avait quelque chose d'intriguant donc j'ai voulu creuser un peu la conversation. Et croyez le ou non mais l'homme d'origine Franco-Italienne parlait avec moi en anglais, et quand il m'a demandé quelle autre langue je parlais, il s'est mit à continuer notre conversation en japonais. J'étais sidéré... L'homme parlait pas moins de neuf langues, dont le chinois et l'arabe ! Et le clou de cette rencontre, c'est qu'il prétendait être l'oncle de Carlos Ghosn ! Je n'ai aucune preuve de ses dires mais c'était quand même très convaincant. Il a cependant refusé de me dire où se cachait son neveu en ce moment, mais j'ai tenté ma chance ! Bref, tout à fait improbable. Signe d'une bonne journée.

J'ai aussi eu un petit message de la photographe. Elle vient d'apprendre qu'elle a le covid et qu'elle est assez dégoutée. Je ne sais pas si c'est vrai ou si c'est une technique de répulsion mais une chose est sûre : c'est efficace. Hors de question que je la touche, même pas avec un bâton !

J'ai fini mon weekend dans la capitale entre promenades et soirée chez les amis de mon hôte ! Un restau chic qui m'a coûté un bras et de la bonne musique ! Une grosse semaine de boulot en prévision, et après ça, d'autres petits post croustillants devraient apparaître ici.


La bise Parisienne !


P.S. : Confession.

J'ai menti cette semaine, je viens me confesser. J'ai loupé deux heure de boulot et fait deux-cents kilomètres avec la voiture du boulot pour aller chercher des papiers d'identité que j'avais oublier sur mon dernier chantier. Mes collègues sur place ne les ont pas trouvé. Ces papiers étaient sur moi tout le long... J'ai dit à tout le monde qu'ils étaient tombés sur ma place de parking. Pardonnez-moi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] La suite, vite ! le 28.09.20, 08h19 par Bumble
  • [+1] Like ! le 29.09.20, 09h08 par Jalapeno

Presque trois mois depuis ma dernière venue ici. Paradoxalement, le temps passe étrangement vite cette année. Entre coloc, boulot et confinement je me retrouve à vivre une routine qui va à 200 à l’heure.

Looking back, I’m pretty happy de l’évolution de ce journal.


Neocore Eyes Contact

C’était en Octobre, des colocs et moi avons été invités à une soirée à quelques pas de chez nous. Soirée électro et visual art organisée par une asso qu’on connait bien ! C’était vraiment cool de participer à un évènement comme celui-ci et de connaitre vraiment plein de monde sur place. En plus ma coloc Djuz était avec nous, et nous avions passés la semaine précédente à fortement se rapprocher. Pendant l’apéro avant de rejoindre la soirée c’était vraiment plein de jeux de regards et de batailles de jambes sous la table !

La soirée battait son plein et lors d’une conversation avec Djuz – qui m’avait parlé de consentement un million de fois – je lui demandai si je pouvais l’embrasser. Elle hésita puis me répondit qu’elle n’en voyait pas l’intérêt et que nous étions tout les deux défoncés. Elle n’avait pas tort à ce sujet.

Cette soirée électro clandestine était tout de même la première expérience de partage de la fête que nous avions fait entre colocs. J’ai découvert un peu plus Zilou et Loulou et ils m’ont également un peu plus découvert. Plus on partage d’expériences différentes avec une personne, plus on la connait j’imagine. Et nous vivons à 16 donc il faut du temps et un paquet d’expériences pour apprendre à se connaître. C’était magique de se savoir en groupe dans cette soirée !

Je n’ai pas eu de mal à prendre le refus de Djuz avec légèreté et nous en sommes restés-là. Malheureusement j’ai remis le sujet sur la table quelques jours après, à la laverie. Ce pu*ain de besoin de verbaliser tous mes questionnement et émotions... Un moment très gênant pour tous les deux, et j’en était la cause. Evidemment, c’était le pas de trop qui nous a conduit à bien nous éloigner. Les jours qui ont suivi nous sommes restés un peu à l’écart l’un de l’autre mais peu à peu nous étions retournés au point de départ. Des câlins et une vibe palpable entre nous. Je n’avais juste pas compris que cette vibe n’était aucunement sexuelle.


16 pers. Cluster

Le temps passe vite à Lille et c’était un soir de semaine qui devait être comme les autres : repas, jeux, bédo, dodo. Mais de nulle part une soirée d’anthologie est survenue ! Quelques potes de la coloc ou anciens colocs s’étaient remmenés pour passer dire bonjour pour certains et boire une bière pour d’autre. Mais il a semblé que tout le monde avait apporté un petit quelque chose et était apparemment chaud bouillant pour une soirée bien arrosée ! En plus on avait reçu Just Dance ce jour-là. J’ai dévoilé mon meilleur déhanché pour faire tomber les barrières de la belle Eléa, une coloc. Et pourquoi pas celle de sa pote d’ailleurs. Sa pote me jetait pas mal de regards à vrai dire, et quand nous nous sommes retrouvés seul dehors dans le froid, elle n’a pas proposé de rentrer avec les autres mais a préféré engager la conversation.

A cette soirée, nous étions beaucoup, et le lendemain à peine, un des colocs nous dévoile qu’il ne se sentait pas bien ces derniers jours et qu’il venait de recevoir un résultat de test PCR positif. L’agence régionale de la santé à immédiatement réagit et je ne sais par quel miracle aucune des personnes présente à la soirée n’a été contaminée. Mais nous avons tous été cas contact avec une semaine de confinement très strict et un examen PCR à la fin de la semaine. Pendant cette semaine nous nous devions de respecter les distances de sécurité entre nous, et franchement, être enfermé à 16 et ne pas pouvoir se toucher, c’est vraiment pas facile. Nous regardions un à deux Harry Potter par jours et plus les épisodes passaient, plus Djuz finissait couchée contre moi pendant le film.

Pour finir, un soir ou Djuz et moi regardions les étoiles depuis notre terrasse, je lui reposa la même question.
Djuz ? J’peux t’embrasser ?
Ceci sans même la regarder ou passer mon bras sur son épaule. J’avais visiblement tout mis en œuvre pour prendre un second stop. Je lui ai alors dit que c’était rien et que je ne l’embêterais plus avec ça. Ce qui me laisse avec cette impression de me saboter presque volontairement. De foncer dans le mur pour tuer le désir et les suppositions…


Shinyfish.

Pour me changer les idées je suis retourné passer des weekends avec cette belle dame de Paris. C’est la première fois qu’une relation ne me donne pas l’impression de m’emballer trop vite. Pour le moment c’est très simple avec elle, nous échangeons juste quelques messages de temps en temps et comme je suis celui qui se déplace, je suis aussi celui qui choisit quand on se voit et elle ne me met aucune pression par rapport à ça. Ça nous fait plaisir de se voir de temps à autres, le reste du temps on vit nos vies respectives en toute liberté. Ça me rappelle un peu la relation que j’avais avec Amy, en 2017.

Nous avons passés un weekend sous le sigle de l’art, ou elle m’a présenté ses projets professionnels, m’a permise de découvrir son monde au travers d’expositions et de vente privées dans le 2e arrondissement ! Une belle escapade aux airs de jeunes amoureux qui s’agrémentait de délicieux macarons et de petits brunch maison.

Malgré notre différence d’âge nous nous intéressons beaucoup aux centres d’intérêts de l’autre, et je crois que c’est une des choses que j’apprécie le plus dans cette relation. J’ai redécouvert l’art et l’importance de manifester grâce à elle.

Un truc qui me chiffonne, c’est que je ne ressens pas autant d’envie de baiser qu’avec mes précédentes relations. Et même en dehors de ce contexte, j’ai depuis quelques mois l’impression de préférer la masturbation à l’amour à deux.

Je me demande si cela ne vient pas du fait de la manière dont je vis mes relations sexuelles… Il faut que je vous dise que plus les années et les expériences passent, plus j’éjacule rapidement. Au début ça allait mais là ça devient impossible. C’est quand j’ai littéralement tenu trois allers-retours que l’alarme à sonner dans ma tête ! Il faut faire quelque chose, j’aime trop la baise pour passer à côté.

Ce jour-là je lui en ai parlé, car même si c’était frustrant pour elle, j’arrivais toujours à la combler autrement. Mais je n’étais pas comblé moi-même et dans l’incapacité de le faire… Pendant qu’elle nous préparait un verre de vin blanc je recherchais sur internet des exercices de tantra pour les nuls. Nous avons choisi avec grand enthousiasme l’exercice qui proposait de faire gouter des aliments à l’autre et de se concentrer sur le goût de cet aliment. Coup de chance, nous avions achetés deux entremets pâtissiers plus tôt dans l’après-midi. La dégustation à deux, oh ça m’excite presqu’autant que des préliminaires. Nous avons mis un CD de Souad Massi, puis nous avons dansé doucement. Nous nous sommes déshabillés lentement et avons dansé nus en nous caressants peu à peu. Cette fois-ci ça n’a pas duré le temps d’une musique mais de l’album. Et j’ai pris du plaisir, énormément ! J’étais aussi comblé.

Trois mois que je la fréquente de temps à autre, je ne sais pas trop vers quoi ça se dirige mais je suis d’avis de Carpe Diem.

D’ailleurs là je vais finir le weekend chez-elle. A+ !

Déjà de retour. C’était bien cool !


Mind-mashup, 2nd lockdown edition - by Siagnot.

Ah, je viens d’écrire le chapitre suivant et ça va mieux ! Je peux reprendre celui ça avec un esprit posé. Loin de moi les Karakuri.

Un peu plus haut je disais que ce qui fait les liens entre les gens sont les expériences partagées. Bon bah je vais encore vous parler de la coloc.

Il faut dire qu’ayant été confinés ensemble, on en a fait des trucs ! Des colocs mystérieusement disparus dans une maison hantée pour une chasse au trésor incroyable. Une soirée action secrètes ou n’importe qui pouvait être ton ennemi et te kill. Des repas communs à gogo dans cet ordre : Lundi tartiflette, mardi raclette, mercredi welsh. Depuis c’est salade et plats du monde.

Dans tout ça nous avions aussi un projet de longue date finement préparé : soirée festival psytrance ! Les atelier colorations lumière noire, facial peinture et l’ingestion de quelques substances de ce bon vieux Dr. Hofmann ont sonné le début de la soirée.

A 21h, quand on pensait tous qu’il était 5h du mât, on a compris qu’on partait pour une sacrée aventure !

C’était vraiment compliqué pour tout le monde au début. Les interactions entre nous presqu’impossible, on arrivait peu à peu à grapiller des instants de partage.

Puis presque par hasard nous avons commencés des dessins sur une grande feuille de papier.

Les feutres glissants et tapants au fil de la musique.

La peinture à la main, les lumières. Les dessins qui prennent forme et évoluent.

Le les peintures fluorescentes qui s’en vont et reviennent… Les dessins des uns, s’immisçant peu à peu à ceux des autres.

Dessiner tous ensembles hors du temps. Nous avions notre bulle, nous n’étions plus vraiment seuls et nous pouvions nous perdre dans les dessins des autres comme si nous lisions leurs esprits.

Malgré nos sérieux doutes sur le niveau de réussite de notre dessin, nous fûmes agréablement surpris du résultat ! Ayant omis ce détail sous les lumières ultraviolettes, le fait est que nous utilisions tous des feutres de couleurs différentes. Pour un rendu final vraiment plaisant !

Ce qui est sorti de ma tête est un paquet de visages géométriques difformes. Ça me faisait vraiment bizarre car je n’ai jamais su dessiner de visages de manière détaillée comme là.

Fouhh…! Ils sont intenses quand même les festosh de coloc !

Merci les potes - By Siagnot.


The next weekend

The next weekend – mais genre quand même le weekend avant que j’aille voir Shinyfish pour la dernière fois – c’est un peu parti en fiesta avec les colocs.

J’ai l’impression que ce post tourne en boucle. Bref.

Ça faisait quelques temps que je pensais voir des signes d’intérêts de la part d’Éléa.

Ok, là ce post tourne vraiment en boucle !

Des câlins, de temps en temps des bisous. Je vois bien que c’est sa manière d’être et qu’elle le fait aussi aux autres. Mais je kiffais quand même de plus en plus son parfum, son sourire et sa façon d’être.

Ce soir-là on a bien bu et bien dansé ! Je me souviens maintenant, c’était la soirée de Noël avant Noël parce que personne ne sera là pour Noël. On à fait un père-noël mystère et j’ai eu un tutu rose jaune et bleu sur lequel j’avais flashé quelques jours auparavant.

Ne vous posez pas trop de questions. Mais du coup j’ai passé la soirée en chemise (car on avait dit on joue le jeu on s’habille) – tutu (car merde il est cool mon tutu !)

Et par un moment d’ivresse un peu trop poussé j’ai profité qu’on ne soit plus que tout les deux pour me cramer comme jamais quelqu’un ne s’est cramé dans l’histoire de l’auto-cramage.
Val : Éléa, ehuu… J’voulais profiter qu’on soit rien que tous les deux pour te dire ehuu… Voilà tu me plais de plus en plus.
*Regards.*
Éléa : Ohhh ! Mais Val !!!
*Val détourne vite le regard et part faire la vaisselle la tête baissée.*
Val : Te sens pas obligé d’me répondre. J’voulais surtout te le dire.
Éléa : Merci de ton honnêteté, j’pense que t’avais besoin de me le dire.
*Elle s’approche pour me faire un câlin.*
Le lendemain nous ne nous sommes quasiment pas adressé la parole. Je compris ainsi ma lâcheté de lui balancer ça en ne lui laissant pas d’explications ni le temps de me dire son ressentis.

Une seule chose à faire maintenant pour ne pas gâcher une bonne entente : rester soi-même, lui laisser le temps de digérer et de comprendre que c’est ok de mon côté.

La semaine est passé et nos interactions sont peu à peu revenue à l’état ou elles étaient avant mon magnifique crash.


Mind-blowing Karakuri !

De la musique de fou-furieux dans le casque, 21h01, en direct sur mon journal.

La méca pure c’est cool quand c’est simple.

Quand les barres fléchissent, que les fils s’allongent et que le système subit des chocs en permanence, ça devient touchy.

J’ai littéralement passé la journée à essayer de faire fonctionner un des équipements de ma boite que je monte sur chantier.

C’est un problème car l’équipement doit être prêt pour vendredi dernier et qu’il ne sera vraisemblablement pas prêt vendredi prochain.

Bref, ça et le fait que je doive faire littéralement 3 choses à la fois me font enchainer les journées de 12h et je commence à être fatigué ! Et puis j’aime bien être fier des équipements que je ponds, là tant qu’il ne marche pas je n’en retire aucune satisfaction.

Sinon malgré ça mon boss m’a à la bonne ! Mais c’est du business, c’est juste parce que je suis juste dans une position critique et difficilement remplaçable pour l’heure.

J’ai grand besoin que ça se calme parfois. Les clopes s’enchainent aussi vite que les journées. Je ne cuisine même plus qu’une fois par semaine (merci la cantine et les repas coloc).

Un proverbe dans le milieu…

Vaut mieux avoir de la chance qu’être bon.


Mrs. Shepherd

Mrs. Shephred c’est ma cliente sur un projet qui se déroule à merveille (tout est relatif dans le milieu rappelez-vous). Elle a presque mon âge et on bosse ensemble quasiment tous les jours.

On est assez jeunes et inexpérimentés et le projet est tout de même assez chaud. Du coup y’a eu des tensions au début qui se sont transformés en chamailleries et qui maintenant ressemblent surtout en taquineries (quand c’est pas grave) et en tons très secs (quand c’est la merde).

Le fait est que malgré un accent du Nord un peu douteux, elle est plutôt mignonne Mrs. Shephred ! Et j’aime bien son caractère de merde quand elle panique.

Plus tôt dans la semaine, elle est venue s’asseoir à ma table (faute de place à la table de ses collègues). C’était cool car pour une fois on a pu parler d’autre chose que de chantier et de colis UPS perdus (ouais je fais du contre-placement de produit).

Et je trouve que là aussi, dans un contexte un peu moins client-fournisseur, on s’entends plutôt bien ! J’en ai alors profité pour lui proposer d’aller boire un coup lorsque le projet sera livré, avant qu’elle ne parte vers de nouveaux horizons professionnels.

Elle m’a répondu que son collègue ne viendrait pas – je n’avais pas l’intention de l’inviter de toutes façons – mais qu’elle était partante.

C’est sur cette belle note, à 23h37, que je clos ce post et m’en vais m’écrouler dans mon pieu.


Bisou.
P.S. : Déso pour les fautes, je me relirais plus tard. Peut-être.

Pour la route les potes !





    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Like ! le 16.12.20, 07h55 par Jalapeno
  • [+1] La suite, vite ! le 16.12.20, 14h48 par Bumble

Yo val
Sympa le récit et tout ce que tu racontes autour.
Coloc a 16 gods c’est énorme :lol:
Par contre, pourquoi tu as toujours ce besoin de verbaliser cette attachement ? C’est pas forcément fun. Tu mets une pression sur l’autre. Alors que si tu le verbalisait pas forcément, ça enlèverait cette pression et permet de mieux rebondir je trouve. Enfin c’est mon avis..
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord le 17.12.20, 07h41 par The_PoP
  • [+1] Effectivement le 22.03.21, 11h06 par valll
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"

Entre flemme et fermeture des salles d’escalade, je m’ennuie. J’aurais pu écrire sur ce journal un peu plus tôt mais j’avais vraiment la flemme. Maintenant que mon ennui a dépassé ma flemme, me voilà en train d’écrire. Plutôt que de déblatérer mon état dépressif toxicomane à l’instant T, faisons un petit tour de ce qu’il s’est passé en ce début d’année 2021.


À 899 kilomètres de là.

Avec certains colocs et anciens colocs nous avions prévu de partir une semaine au ski, dans un chalet familial que l’on nous prêtait. J’étais totalement partant pour prendre une partie des gens en voiture, et les autres nous rejoindraient en train.

Je vais paraître stupide mais je n’avais absolument pas pensé à jeter un œil à la carte de France avant d’accepter de faire un Lille – Grenobles avec cinq personnes dans ma vieille 206 poussiéreuse. Autant vous dire que je n’étais pas serin quant à nos chances d’accomplir ce trajet.

C’est après 12 heures de routes, deux personnes récupérées en chemin, un contrôle douanier qui m’aura coûté 20 balles d’herbe et une périlleuse ascension chainée dans la nuit que nous arrivâmes au chalet. Nous étions neufs au total et le feu était déjà allumé par les voyageurs ferroviaires.

C’était un endroit magique au cœur des montagnes alpines. Une atmosphère loin des villes que je n’avais pas connu depuis plusieurs mois maintenant. Je parle de ce petit air frais qui rend les rayons du soleil encore plus agréables que d’habitude lorsqu’ils réchauffent ta peau.

Malgré le fait que le séjour n’ait duré que trois jours pour moi, je me suis tout de même bien amusé. Nous avons tenté de conquérir la montagne à pied, pour profiter d’une belle descente en ski, en snow et même en luge pour certains ! À notre grande surprise, nous sommes montés bien plus haut que ce que nous avions parié.

C’était encore un plaisir de se retrouver avec eux dans cette aventure. Un groupe soudé et fonctionnel qui donne vie à l’expression « un pour tous et tous pour un ».


Le soleil sur tes cheveux blonds.

Une coloc avec qui il nous est arrivé d’être un peu proches, Sol, s’est retrouvée expédiée à Toulouse contre sa volonté. La pauvrette est passée d’une coloc de 16 à un appart solo dans une ville qu’elle ne connait pas en pleine crise sanitaire…

C’était l’occasion de profiter d’un weekend ou je retournais voir ma famille pour lui faire découvrir la région ! Nous avons commencé par un apéro improvisé, mais brillement réalisé, car toute la clique de mes meilleurs potes était là ! Guytk, Dadou, Nuno, Guizmo et Jireu pour une soirée de ouf ! Ne voulant pas se contenter des horaires du couvre-feu, nous avons tous dormis sur place. Guytk a insisté pour dormir dans la baignoire…

Après une nuit plutôt serrée entre Sol et Jireu, il était temps de remmener tout le petit monde au village. Sol et moi étions presqu’aussi proche qu’à la coloc. Mais ceci sans la coloc et avec un petit air de printemps, je ne cacherai pas que ça m’a un peu chauffé !

C’est quand, entre dix heures et midi, nous avons faits une petite sieste dans mon lit que j’ai décidé qu’il faudrait tenter quelque chose avant que ce weekend ne se termine. Dans l’aprèm nous avons mangé chez mon père puis je l’ai remmené chez elle. Elle m’a invité à visiter son appart et après avoir fait un bref tour nous nous retrouvions affalés sur le canapé.

Ça commençait à faire un bail que je n’avais pas « tenté un truc ». Alors doucement, mon visage approchant sa bouche, ces mots se sont échappés :
Val : Je peux… Essayer un truc ?
Sol : Val, t’es sur ?
Non, je n’étais pas sûr, et nous ne sommes pas allés plus loin. Mais rien de grave, rien de remis en cause entre nous. Elle comprit que c’était ce petit air de printemps et le gout d’un week-end dans le sud qui m’avait un peu remué les hormones !


Les choses que je ne te dirai jamais.

La coloc a pas mal bougé ces dernières semaines. Beaucoup de départs, beaucoup d’arrivées et ça commence à se stabiliser un peu. Je suis rentré du ski avec Djuz que je remmenais à Paris. Je ne pourrais pas appeler ça un road trip mais plutôt un chouette retour de vacances ! On a pu parler des changements à venir à la coloc, de nos affinités et nous avons encore échangé sur les choses profondes de nos vies. C’est vraiment bien d’avoir rencontré Djuz, j’éprouve énormément d’affection à son égard et ça me fait du bien de l’avoir dans les parages de ma vie.

Parmi les nouveaux arrivants il y a ce mec, un pote d’Éléa qui été déjà venu à la coloc. Lui et Djuz ont certains potes d’Éléa en communs et ils ont rapidement passé du temps ensembles à la coloc avant que le gars n’emménage. Du coup moi je l’ai un peu mauvaise. Réflexion à la con mais j’ai l’impression qu’il vient mettre ses pattes dans la relation privilégiée que j’avais avec Djuz. La base de la jalousie, rien de grave. Tout ce que j’ai à faire c’est de me replier un peu, de passer à autre chose le temps que ça passe et de continuer à profiter des quelques moments plus intimes qu’on partage.

En plus le mec est cool.

Les jours passent et se ressemblent autant que des cigarettes, et je m’attache de plus en plus à l’idée de vivre quelque chose d’unique et de privilégié avec Djuz. Je me créé l’illusion d’une échappatoire à cette vie monotone. Une fiction ou on partirait sur la route, elle et moi, pour ne jamais revenir.

J’ai envie de l’écrire ici car il m’arrive de le penser assez souvent. Je suis tombé amoureux de Djuz. D’un amour bizarre, d’une manière distante. Je suis tombé amoureux de cette idée qu’elle puisse être ma sauveuse et me libérer de ma prison. L’harmonie entre nous est telle que je n’aurais pas peur de partager ma vie avec elle. Et c’est paradoxal car cette harmonie vient du fait que nos valeurs partagées sont la liberté, le détachement et l’apport à l’autre. Le contraire de ce qu’implique ce rêve de relation fermée et privilégiée que je me fais de temps à autres.

Donc j’ai beau énormément l’aimer, je suis dans un grand délire. Ce que je veux dans mes rêves n’est clairement pas ce dont j’ai besoin. J’ai besoin de renouveau, d’objectifs, de saveurs, de passion ! J’ai besoin de voyage, j’ai besoin d’inconnu, j’ai besoin de risques ! Et bien qu’il soit rassurant de faire tout cela avec quelqu’un, c’est bien tout seul que j’y arriverai. Et ainsi nous pourrons conserver l’harmonie qu’il y a entre nous.

J’aime ton visage, ton sourire me fait fondre. Il nous arrive de nous comprendre sans un mot, juste par un regard. On s’exprime, on s’écoute. Et je me sens bien à tes côtés. Et puis t’es belle Djuz, à mes yeux t’es à tomber par terre !


Mrs. Shepherd, aka. Éphy’s blues eyes.

Mrs. Shepherd n’est plus ma cliente et c’est officiel. Je l’appellerai Éphy à présent. Et après l’avoir satisfaite à l’usine, j’aimerais beaucoup pouvoir la satisfaire au lit.

Je l’ai invité à passer une soirée à la coloc, c’était un soir ou mes colocs avaient prévu de fêter mon anniversaire. Elle et sa copine se sont pointées armées de bières et de rouge à lèvre écarlate. On peut sentir son regard qui vous transperce juste en lui ouvrant la porte.

La soirée s’est très bien déroulée, bien que l’état de motivation générale ne fût pas à son apogé. J’ai bien bu avec Éphy mais malgré ça, je m’étais mis dans la tête de ne pas trop lui accorder d’attention. Surement par peur d’être rejeté ou de me dévoiler. Mon plan a donc bien marché, je me suis saboté en bonne et due forme et j’ai le bref souvenir d’elle assise à un coin de la table à attendre que quelque chose se passe.

Elle et sa pote sont parties assez tard et semblaient quand même vouloir rester un peu. Mais elles avaient carrément bu trop tôt trop vite et la fatigue les assaillaient à présent !

Elle m’a dit qu’elle avait passé une très bonne soirée et nous échangions par message les quelques jours suivants. Elle me fit la promesse de m’inviter chez elle la prochaine fois qu’elle ferais un truc.

Malheureusement elle ne sembla pas tenir cette promesse, je suis alors retourné à la charge et nous avons planifié une petite balade dans un parc où elle était sensée me faire découvrir les endroits secrets de ce dernier. Ça aurait été un très bon moyen de nous rapprocher si la météo et son travail ne lui avaient pas servie d’excuse pour annuler.
Éphy : Coucou ! Il pleut demain et je ne sais pas si tu te rappelles mais tu dois écrire un superbe mémoire de sciences humaines en dernière année… Je suis en retard d’une semaine. Partie remise ?
Val : Ça roule ! Bon courage.
Le sur-lendemain…
Éphy : Merci ! Bon bah on aurait pu y aller finalement… Mais si ça peut te rassurer j’ai vraiment fait le mémoire tout le week-end, c’était pas méga fun… Bon courage pour la semaine !
Val : Ahah, pas de soucis. Je suis quand même allé me balader samedi, il faut croire que j’avais vraiment envie de sortir. Bon courage pour la semaine à toi aussi !
Son besoin de me rassurer me fit entrevoir une pointe d’intérêt de sa part. Mais son silence radio qui dure depuis ce dernier message, qui date maintenant d’une semaine, me laisse penser qu’elle est passée à autre chose. Je devrais peut-être revenir une énième fois à la charge mais j’aimerais bien que ce soit de son initiative cette fois.


« Laisse-moi te montrer que Paris est la plus belle ville du monde. » - Shinyfish

Entre tout ça je continue à passer quelques week-ends intimes avec Shinyfish. Cela fait maintenant six mois que cette relation est née, et il était prévisible que les choses allaient devoir changer.

Il y a trois mois je vous disais ceci :
Pour le moment c’est très simple avec elle, nous échangeons juste quelques messages de temps en temps et comme je suis celui qui se déplace, je suis aussi celui qui choisit quand on se voit et elle ne me met aucune pression par rapport à ça.
Et sur l’oreiller, après quelques câlins amoureux, elle me fit comprendre que la position d’attente dans laquelle elle était la faisait parfois souffrir et que notre relation n’évoluait que très peu. J’étais d’accord avec elle. Dans le contexte actuel, et vu la distance qui nous sépare, nous trouvions difficile de créer de nouveaux souvenirs, de partager de nouvelles expériences, de se câliner dans d’autres lieux que son appartement.

La question était de passer à la vitesse supérieure ou non. Après six mois à se fréquenter, je ne lui témoigne que très peu d’attachement. Je n’ai aucun mal à être affectueux avec elle mais en aucun cas je suis sentimental. Pas de « Tu me manques. », les messages mignons se font très rares et les seules fois ou j’arrive à transparaitre un peu sont sur l’oreiller où en la regardant dans les yeux je lui murmure qu’elle est belle.

Je comprends alors entièrement son sentiment, comme si elle s’était rendue vulnérable tandis que moi je me barricadais. Il était est que je doive faire un choix : m’exposer un peu plus à mes sentiments ou m’en aller.

Nous avons poursuivi ce weekend où elle s’était mise en tête de me prouver que Paris était la plus belle ville du monde. Elle m’a donc emmené voir des endroits aussi étonnants que charmants. Nous avons pu profiter du soleil et d’un banc sur le pont des Arts. Sur ce banc nous fîmes la rencontre d’un type qui était venu s’asseoir pas loin de nous. Il nous aborda suite à une interaction plus qu’expéditive avec un père de famille bien mal éduqué.

Je m’étais directement bien méfié de ce gars sympa et très intriguant. Shinyfish lui trouverais peut-être quelque chose de plus que moi ! Et pourquoi vient-il nous voir si ce n’est pas pour récupérer le numéro de ma copine ?

J’ai laissé ces pensées de côté, sachant pertinemment qu’elles ne sont que le fruit de mes insécurités face au couple. À la place j’ai pris part à la conversation et – avec beaucoup d’efforts – je me suis intéressé à lui. Il était sorti de chez lui avec pour objectif de jouer de son instrument dans la rue, nous l’avons donc encouragé à nous faire part de ses compostions.

Peu après un type un peu plus vieux et une très jeune hispanophone qui l’accompagnait nous ont rejoint en nous demandant s’ils pouvaient nous accompagner au djembé. Finalement, notre petit concert improvisé fit s’arrêter quelques personnes fort agréables. Puis le temps passât et Shinyfish me proposât de quitter nos amis d’un instant pour finir notre petite balade Parisienne.

J’ai envie d’aller plus loin avec Shinyfish ! On s’entends bien, j’ai beaucoup de mal au lit mais on arrive à en parler, et elle me fait rire. Et une fille qui me fait rire c’est une fille avec qui je veux être. Je l’ai invité à découvrir mon monde et ma coloc si elle le désire. Et en Avril nous avons prévu un petit week-end escalade dans le sud avec Guytk et sa copine !


Bonsoir Val.

Bonsoir Val.

La rencontre de ce charmant inconnu, sur un banc du pont des Arts avec Shinyfish, m’a poussé vers un questionnement qui ne pouvait que m’aider à être meilleur.

Tentons d’être plus factuels. Je me méfie des gens qui s’ouvrent aux autres, ceux qui parlent du bonheur, de l’Homme, de la guerre ou de l’amour. Ceux qui savent aborder les grands sujets de la vie. Ceux qui parlent de philosophie.

Ils s’ouvrent comme je voudrais parfois le faire. Mais de mon point de vue, aborder ce genre de sujet devrait prendre du temps et de la réflexion. Cela devrait être construit, il faudrait prendre de s’écouter l’un l’autre, de se poser des questions et de faire l’effort de se comprendre.

Finalement, j’attends beaucoup de mes interlocuteurs si l’on aborde ce genre de conversations profonde. Et pour m’exposer, il faut aussi que je leur fasse confiance sur le fait qu’ils me comprennent.

C’est ça que je me cache quand je fais des semblants de modestie ou de désintérêt envers une personne ?

En somme, je remarque qu’il me faut de plus en plus de temps pour me sentir libre avec les gens. Libre de m’exprimer, libre de mettre des mots sur mes pensées. J’ai mis quatre mois à apprécier mon coloc Kick, le genre d’ex male-alpha de la coloc et pareil pour Poupou. Deux garçons super sympas et intéressants, avec qui je passe de superbes moments aujourd’hui. Même chose pour Vegvi avec qui j’ai été infiniment cordial pendant deux premiers mois avant qu’on délire ensemble.

De quoi ais-je peur finalement ?

J’ai réfléchi deux minutes après avoir écrit cette question et rien ne vient. Il faudra y penser plus tard ! J’ai bien deux idées en tête mais ce me paraît un peu farfelu.

La peur du rejet.

Whaat the fuck ? Je m’en branle du rejet j’ai déjà plein d’amour de partout.

La peur d’être déçu par les gens.

Naaaah come on… Mes standards ne sont pas très élevés non plus hein ! On peut être amis sans avoir de discussions profondes. J’imagine.

La peur de se rendre compte en échangeant avec l’autre, que quand bien même on a tout pour être heureux on ne l’est pas ?

Wesh je sais pas si j’ai envie d’ouvrir cette porte, là maintenant... Laisse-moi tirer une latte.

Sur une échelle de 1 à 10, j’estimerais mon niveau de bonheur à 8. Souvenirs de voyage magnifiques, une petite girl friend d’année pandémique, un bon boulot qui me rapporte de l’argent et de l’expérience. La meilleure colocation ever !

J’ai malheureusement été interrompu dans ce fil de pensée. Et avoir écrit et réfléchi à tout ça m’a rassuré.

Mais je reviens à mes pensées et si je prends un autre angle de vue je dirais que mon niveau de bonheur est à 4. Mes amis sont dans le Sud et la dynamique de groupe s’est envolée. Je me sens prisonnier de mon travail. Privé de mes libertés et de mes sports. Je n’arrive pas à me projeter avec ma copine et je sens constamment un manque, une attirance, des désirs inassouvis ou des besoins d’affection de la part des autres filles. Je me sens aussi adulte mais trop sérieux, parfois ennuyant et de temps en temps un peu con. Et comme tout adulte qui travaille je me répète que je repartirais à l’aventure dans des pays fous ! Comme avant !

Je sens que je touche du bout des doigts, quelque chose d’intéressant.

Je réalise que j’ai une image fictive qui revient souvent. Un Val qui serait resté sur la route, en voyage autour du monde. Un Val qui ne serait jamais rentré du Japon, un Val qui aurait pris l’avion pour un autre pays au lieu de rentrer. Et qui aurait tracé sa route comme ça, au fil des rencontres et des opportunités.

Ça me revient peu à peu. Quand j’écoute les gens intéressants et rêveurs parler, je compare ma vie à celle qu’elle aurait été si je n’avais pas arrêté de voyager. Je pense que me retrouver face à ces gens-là c’est me retrouver en face du Val qui était au Brésil, au Canada, puis au Japon. Un jeune voyageur insouciant et rêveur. Putain ça me manque ! Et ça m’enrage. Ça m’enrage car j’ai l’impression, quand je le vois, que ce Val ne fait désormais plus partie de moi, ou alors il dort.

Pourquoi dormirait-il ?

J’ai pas eu besoin de réfléchir deux minutes pour trouver la réponse cette fois. Il s’est exilé quand il s’est promis de grandir pour Misa. Deux ans plus tard, la transformation est effective. Il est temps de se retransformer.

Vers quoi ?

Vers un quelqu’un de libre et de satisfait. Vers quelqu’un qui rêve ! J’ai fait ce que j’avais à faire, maintenant j’ai le temps et j’ai l’envie.

Wait… Ais-je le temps ?

Avoir le temps c’est aussi procrastiner. J’ai l’impression de tourner autour du pot…

Toute cette introspection pour me demander si je démissionne ou pas ? Je crie bullshit !

Arrêtons-nous là. Résumons.

Sois plus avenant avec les mecs de ton entourage. Les filles ne sont pas à toi Val !
Les filles t’aiment !
Exprime-toi. Exprime-tes réflexions avec insouciance. Libère-toi de ton propre regard.
Sois avenant avec les filles qui te plaisent. Assume-ton attirance. Tente ta chance !
Assume de pouvoir être attirant.

Je veux faire un volontariat international et j’ai encore deux ans pour trouver le bon. Il faut juste continuer à les épier et à postuler.

Projette-toi en poste à l’étranger. Et surtout postule, ne t’arrête pas. Ais-envie de nouvelles rencontres. La plupart des rencontres sont éphémères de toute façon. Mais certaines restent à jamais dans nos cœurs et de rares fois elles peuvent rester dans nos vies également !

Rêve !

RÊVE !


Des bisous, à bientôt !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] LFG ! le 22.03.21, 18h59 par Bumble

J'ai l'impression que tu fais deux "erreurs" systématiques avec tes friendzones à répétition avec crash and burn parce que tu n'y crois pas.
La première c'est que tu cherches à reproduire un truc qui a bien, ou pas trop mal marché, avec des nanas qui t'ont tenu à coeur.
Sauf que le contexte backpackers + étrangères + étranger cool (ça c'est toi) + milieu déphasé + auberges de jeunesse ou boulots d'itinérants,
C'est pas reproductible quand tu vis avec les gens, que tu vas rester avec eux et que tu perds tous tes bonus de cool.
Ici tu es juste un français, un "coloc", un voisin. Tu n'as rien de spécial en soi, par ta simple existence.
Et tu dois donc montrer que tu es spécial.
(Alors je me souviens pas de la phase avant tes voyages en Asie et autres, donc mon regard peut être entaché d'erreur mais il me semble que tu étais plus offensif...)
Mais toi, et on aborde la seconde erreur, tu persistes à utiliser "le vase clos" pour essayer de te rapprocher. Comme si ainsi, tu ne t'impliquais pas trop, tu ne t'exposais pas, donc si tu prends un rejet c'est moins grave.
Alors OK, je rapproche ça aussi de tes expériences où tu as été plus intime avec les filles et où ça n'a quand même pas marché.
Mais si j'étais à ta place, je préférerais être rejeté pour ce que je suis, histoire de dire que s'il ne se passe rien c'est parce qu'on est pas compatibles (même si c'est unilatéral), plutôt que parce que je n'ai pas fait l'effort de réellement montrer qui j'étais pour ne pas m'exposer, pour ne pas risquer le rejet (et ça ne marche pas, c'est juste "générique").
Parce que mon impression est peut-être biaisée mais j'ai le sentiment qu'à part regarder des films ou des séries, boire des coups avec et faire quelques balades, il n'y a rien de bien sérieux dans tes tentatives, pas de jeux délibérés, de tentatives de leur montrer ton attirance, de les impliquer dans ton jeu, pas de tentative de construire une vraie intimité (servir de coussin ou de doudou à une nana ça ne compte pas).

Au final quand tu y vas, tu n'y crois pas vraiment parce que tu sens bien que le mood n'est pas là de leur côté, après tu y vas parce que ce serait vraiment pas gérable vu ton attirance de pas le faire, mais c'est tout.
J'ajouterai pas que tu as peut-être peur de réussir (parce que ça te forcerait à faire des choix dans un contexte plus fixé? Parce que là ça mettrait en exergue celles à qui tu tenais mais avec qui ça n'a quand même pas marché?), mais c'est pas impossible non plus.

Pour moi, il y a au moins la moitié de ces râteaux dégueulasses que tu aurais pu éviter en faisant les choses proprement.
Aussi, arrête de leur demander la permission. C'est anti sexy au possible, même si elles te disent le contraire, ou que c'est l'époque, elles ont pas envie de le décider.
Je dis pas qu'il faut leur imposer ta volonté ou faire juste ce que tu veux et voir après, hein, pas du tout, bien au contraire.
Seulement, tu dois leur donner une envie qui va se passer de verbalisation. Quand tu sens que c'est le moment, tu t'approches doucement, tu lui prends la main ou la joue, tu marques une pause histoire de lui faire sentir qu'elle peut s'échapper (en lui faisant bien sentir que ton contact s'évanouit, s'allège), tu lui souris, tu te rapproches, tu remarques une pause et là tu fais monter la température avec le regard.
Tu peux balancer une connerie pour détendre l'atmosphère ( "attends, je sais plus si j'ai mangé de l'ail à midi", "va falloir que tu m'aides pour finir, je viens de me bloquer le dos", "on est pas bien, là...", ce qui te passe par la tête).
Mais tu lui demandes pas si tu peux l'embrasser. C'est CP level. Elle veut pas tAller jusqu'à cauchemarder d'une tromperie, alors qu'il t'a fait un gosse, qu'il a une maison avec toi, c'est un souci qu'il te faudrait régler. donner la permission. Elle veut avoir suffisamment l'envie pour pas se poser la question. Parce que la raison c'est généralement pas sexy, l'émotion ça c'est romantique ou passionnel.
Donc généralement mieux connoté au niveau de nos pensées (faut pas oublier, le cerveau a conscience de ce qu'il fait, quand il réfléchit il sait qu'il réfléchit, quand il ressent c'est pareil. Et il va attribuer une meilleure valeur en général aux émotions, en plus du fait qu'elles ont tendance à contourner la rationalité, pour la simple et bonne raison que l'on utilise sa pensée pour tout un tas de trucs rédhibitoires (corvées etc). Alors qu'une émotion positive elle est positive et quand elle est reconnue comme telle sauf tournure d'esprit particulière on va généralement pas se bloquer. Donc si au fond elle en a envie, elle va se laisser aller.
Pas se poser 50 questions ou se dire que "c'est pas la bonne décision" parce qu'on peut toujours trouver une raison bidon pour pas faire un truc quand on est pas convaincu (et elles le sont pas vu que tu fais pas l'effort de les séduire).

Essaie de faire les choses différemment, tu auras des résultats différents. Reproduis les mêmes schémas, tu enchaîneras la même situation. Adapte toi à chacune.
Et j'ai même envie de te dire, prends les choses à contre-pied. Sois plus chill avec les nanas que tu poursuis comme ton ex cliente, et joue plus le jeu avec tes colocs avec qui tu vis des huis-clos, parce que ce sont elles les plus susceptibles de te mettre en FZ.
Les autres, elles savent que tu es pas là pour juste devenir pote, mais faut que tu montres que c'est sans pression, que tu es pas à fond, mais avec juste des pointes de "je vais te faire kiffer si tu me donnes l'occasion".
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Très intéressant le 23.03.21, 10h53 par valll
  • [+1] Constructif le 28.04.21, 19h43 par Jalapeno
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut Onmyoji ! Comme toujours tu pointe du doigt des choses intéressantes. J'ai relu ton conseil quelques fois depuis que tu l'a écris et je trouve que tu me donne de bonnes pistes pour avancer dans ma séduction. J'ai envie d'assumer pleinement mes attirances, de faire monter la tension ! Vite que ça réouvre, que l'on aille au sport ou au bar et qu'on fasse des rencontres ! Multiplier les essais !


Justice.

Je bossais pas mal ces derniers temps, des journées courtes mais critiques pour l’avancées de nos projets. Et c’est mentalement épuisant de se pointer chez un client, puis chez l’autre sans être plus accompagné que ça par mes collaborateurs. En plus c’est toujours pour faire un tas de missions complètement à côté de ma fiche de poste (soutient commercial, maintenance et installation d’équipements, acte de présence, tampon entre le client et mon bureau d’étude).

Bref… Je me sens un peu comme le bétail de l’époque, qu’on offrait au père de la mariée…

Non même pas en fait, je me sens comme la mariée. Vendue et abandonnée à son sort.

J’avais deux installations à faire un vendredi et je voulais vraiment me réfugier chez Shinyfish pour un weekend dans notre bulle d’intimité. J’ai réussi à finir mon taff en début d’aprèm et j’ai direct pris la route pour rejoindre ma belle.

J’arrivé au péage proche de Paris…
Gendrame : Bonjour monsieur d’où venez-vous et où allez-vous ?
Moi : Bonjour monsieur, je viens de Lille et je vais à Paris.
Gendarme : D’accord, garez-vous sur le dispositif, on va vous faire un dépistage pour alcool et stups monsieur.
Ah oui, il serait judicieux de préciser que comme à mon habitude je m’étais roulé et fumé une longue cigarette à laquelle j’avais ajouté un peu de weed pour passer le temps sur l’autoroute.

Bon je n’ai pas cherché à faire le malin. Le maître-chien s’est un peu énervé quand je lui ai dit que je n’avais aucun produit stupéfiant sur moi. Il a littéralement retourné ma caisse pendant que les flics me passaient un coton dans la bouche.

Bref, cerise sur le gâteau je n’avais ni ma carte grise, ni mon assurance, ni mon attestation, ni mon contrôle technique. Donc en vrai je leur ai filé mon permis en disant que ce n’était pas fait pour moi d’avoir une voiture.

Alors j’ai quand-même trouvé ça super drôle comme situation : de me retrouver comme un con sur le bord de la route, sans permis, et de voir ma voiture partir en dépanneuse.

Résultat à 18h, au lieu d’être conforté dans les doux bras de Shinyfish, j’étais à l’autre bout de Paris avec mes valises bien trop lourdes à taper un stop à l’ancienne !

Mais merde quelle sensation de retrouver la galère. Les trajets où tu n’es plus en contrôle de rien mais dépendant des bus, des trains et des autostops.

J’ai enfin réussi mon expédition jusqu’aux portes de l’appartement de Shinyfish et nous avons passé un super weekend rien qu’à nous. J’adore nos échanges. Elle me fait rire, relativiser, prendre conscience, et surtout, j’arrive à bien m’exprimer avec elle.

Mettre tout le reste de côté, et profiter à fond de nous.


Mission.

Le lundi suivant la suspension de mon petit papier rose, c’était direction le siège social à Bordeaux pour une semaine. J’espérais secrètement que mon boss me propose un licenciement ou une rupture conventionnelle à la suite de mon crime. Mais que nenni. Mon boss s’est exclamé « Ah merde ! » et mon manager s’est foutu de ma gueule…

Puis on m’a proposé d’aller animer un workshop la semaine suivante en Italie. J’étais naturellement super intéressé, rien que pour m’évader de la routine. J’avais du mal à croire que le mec qui se faisait arrêter pour conduite sous stups la semaine précédente, était là, en business trip à l’étranger…

Le workshop en Italie était vraiment trop cool ! En plus j’y suis allé avec un collègue un peu dans le même délire que moi, on avait un super hôtel et la carte de la boite pour le vin et les gnocchi.

Entre tout quelques histoires marrantes :

On nous a fait remplir 50 papiers pour l’entrée sur le territoire et sur le site client… Papiers que personne ne nous a jamais demandé. Juste on les a montrés à un gars de l’embarquement qui savait pas trop si il devait nous laisser passer ou pas…

Seul un mec du workshop parlait anglais. Alors maintenant je me trouve un peu con d’avoir cru que n’importe qui pouvait parler Italien du moment qu’il faisait de grands gestes.
« Pué cortar la barra a doué mil ocho milimetros s’il vous plait ? »
Je tiens à présenter mes excuses à la langue italienne ainsi qu’à toutes les personnes qui ont saignées des yeux en lisant ceci.

Malgré ça ma semaine à Bordeaux n’a pas aidé mon envie de quitter l’entreprise… Trop de petites choses accumulées envers certains de mes collaborateurs qui ont juste été refoulés comme le veut le monde de l’industrie.

La fois où on a perdu plusieurs heures de travail car le bureau d’étude n’avait pas confiance aux tests et solutions réalisés sur place.

La fois où on nous a envoyé un équipement pourtant très simple, qui n’avait même pas été testé et ou rien n’allait. Cette fois-là nous nous sommes vraiment sentis pris pour des gros cons.

Les fois où je n’ai pas pu prendre mes congés « au cas où on a besoin de toi ».

Toutes les fois où les gars du bureau d’étude se prennent les sujets trop intéressants et nous refilent les merdes…

La fois où de 18h à 19h30, mon collègue, mon team leader et moi nous sommes faits sermonnés – à moitié à raison – par mon boss.

Malgré tous les autres bons moments que j’ai passé au cours de mon expérience, les soirées au bar, les fou-rire au bureau ou à l’atelier, la satisfaction d’un challenge accompli… Malgré tout ça mon corps me crie de m’en aller.


Shinyfish.

Comme ça faisait plusieurs semaines que nous ne nous étions pas vus, j’avais décidé de l’inviter passer un weekend à la coloc. Histoire de pimenter un peu notre relation ! Oui, car notre relation manque grave de piment je trouve.

Enfin, j’adore quand on se retrouve chez elle. Mais c’est toujours ça qu’on vit, et rien d’autre... Et je ne sais pas si c’est la conséquence de ça mais au lit j’ai de plus en plus de mal à assurer. Ou alors je débande dès que c’est le moment de rentrer, ou alors j’éjacule bien souvent bien trop vite à mon goût. Et à son goût aussi puisqu’on en a discuté. Heureusement que j’ai d’autres cartes à jouer, mais ça fait chier quand-même.

Bref, du coup je suis allé voir une sexologue qui m’a posé des questions puis qui m'a refilé un post-it qui me laisse carrément dubitatif quant au niveau de compétence de cette femme. Le post-it :

- L’emmener en weekend et profiter d’un hôtel chouette.
- Ne plus utiliser de capotes.
- Proposer des jouets (je lui avais déjà proposé en plus).
- Lui demander quelle est exactement notre relation (exclusive / non-exclusive).
- Prendre du plaisir !
J’étais stressé le jour de l'arrivée de Shinyfish à Lille. Je me suis senti bloqué, dans mon espace avec mes colocs, de devoir passer tout le weekend avec elle. Enfin... J'avais envie de la voir, mais pas là, pas ici et c'était très bizarre. Ce weekend que j’attendais avec impatience n’allait finalement pas être aussi plaisant que prévu.

C’était bizarre. Que faire maintenant que nous sommes réunis ? Profiter de notre terrasse, aller se balader, cuisiner… Tout ce qu’on fait quand on est chez elle quoi. Nous avons quand-même passé deux belles soirées jeux de société avec une coloc que j’apprécie vraiment de plus en plus. Le genre de personne dont on ne peut que sous-estimer la profondeur aux premiers abords mais qui se trouve être très intéressante quand on la découvre.

J’étais quand-même content que Shinyfish voie où je vis et rencontre les gens avec qui je vis. Mais ça n’allait pas. Le premier soir, quand nous nous sommes couchés je n’avais pas envie de l’embrasser, de lui faire l’amour. Je voulais juste lui faire un petit câlin et m'endormir de mon côté du lit. Bon ma libido à retournée sa veste au petit matin, c’est déjà ça !

Le jour de son départ est arrivé et je ne pouvais pas la laisser partir sans avoir dissipé ce malaise qui avait pesé dans l'air tout le weekend.

Je lui ai expliqué que je ne m’étais pas senti à l’aise, que je préférais quand on était chez elle. Elle était d’accord avec moi, elle aussi préférait quand cette relation était dans son appartement ou dans les rues de Paris. Une relation rien qu’a nous, une bulle coupée des autres.

Quelle période étrange… Elle est rentrée chez elle mais je n’arrive pas à déterminer ce que je ressens… Il me tarde de la revoir et de retrouver notre cocon.


Éphy.

Comme si l’univers voulait que je me change les idées après ce weekend pesant, j’ai enfin décroché un date avec Éphy. Ces six mois de travail auront finalement porté leurs fruits ! Je pense que je l'aurais à l’usure, ahah !

Nous nous sommes rejoints à la gare en vélo. En y repansant j’aurais pu attaquer sur une touche d’humour en lui proposant de tout quitter et de sauter dans un train pour aller élever des alpagas en Ariège ! Mais bon l’humour spontané c’est pas mon fort tous les jours en ce moment.

Elle m’a emmené dans un square un peu pourri ou on s’est posé sur une murette. Elle m’avait apporté une bouteille de 3 Monts 75cl et s’était réservé une petite cannette de Heineken. J’ai apprécié le geste de me laisser la 3 Monts d’ailleurs !

C’était la première fois qu’on se retrouvait seuls dans un cadre personnel et je vous avoue que ça m’a un peu déstabilisé. J’avais un peu peur de lui montrer une autre personne que celle que je suis au boulot. Puis je me suis souvenu qu’elle était venue à mon anniversaire héhé… Donc pas la peine de me cacher j'étais cramé !

On a alors parlé de tout et de rien mais la configuration physionomico-spatiale de nos corps respectifs n’était pas propice au contact. Du coup bah j’étais obligé de profiter qu’elle se foute de moi pour la pousser à l'épaule. *** Voix off de commentateur sportif. *** : ET BAM, sous vos yeux ébahis la maîtrise parfaite du rapprochement physique spontané en milieu urbain par l'imprévisiiiiiible VAAAAAAAL !!!

Bref, je lui ai touché l'épaule. Deux fois. 8)

Mais à un moment les flics ont commencés à pointer leurs nez et ça nous à rappelé qu’il était temps de rentrer. Elle m’a proposé de remettre ça la semaine suivante et je l’ai mise au défi de me trouver un endroit encore plus pété que celui dans lequel elle m’avait emmené héhéhé !

J’avais complètement oublié cette histoire de couvre-feu et ce rendez-vous s’est fini sans que je ne m’y attende vraiment. Je regrette alors un peu de ne pas avoir été plus assumé et entreprenant avec elle. Mais c’est peut-être une bonne chose finalement ! Maintenant je sais exactement ce que j’ai à faire.

D’ailleurs, idée de sujet pour notre futur rendez-vous en terrasse que je note ici pour pas oublier :
Val : Je sais pas si c’est de la lenteur ou de la persévérance…
Éphy : Quoi ?
Val : Bah… J’sais pas toi mais, c’est quand même la première fois que j’me retrouve en date avec une fille, six mois après lui avoir proposé !
Éphy : Ah oui ! Je me souviens, on avait mangé ensemble ce jour-là ! J’ai trop eu envie de t’embrasser d’ailleurs sur le coup. *** Et là, BAM ! Roulage de pelle intensif sur fond muiscal stylé. Disparussion en fondu. ***
La date du deuxième rendez-vous est vite arrivée et je dois dire que ce jour-là j’étais vraiment pas d’attaque. J’avais pas d’énergie, j’avais pas envie d’y aller, j’avais peur. Bref…

L’heure approche… Je prends une douche pour me laver. Je m’habille. Je me déshabille. Je reprends une douche pour me réveiller. Je me rhabille. Je me fais beau devant le miroir. L’odeur de ma cire à coiffer me rappelle la découverte de la séduction, les sessions de street, les premiers dates. Ça me motive ! Ça me motive à chaque fois ces odeurs ! Ça me rappelle l’assurance, l’envie de séduire !

J’enfourche mon super vélo et passe le pas de la porte. Et là… Laisse tomber la drache que j’me suis tapé ! Une bonne averse Lilloise comme on les aime.

Bon du coup, connaissant un peu Éphy depuis le temps, j’avais bien pressenti que note sortie serait annulée. Mais bon j’étais déjà trempé et je n’avais vraiment pas envie de rentrer m’enfermer à la coloc...

Je suis en manque de nature grave là ! Alors la pluie s’est calmée et je suis allé à mon parc préféré. Quelques rayons de soleil se sont montrés et j’ai pu profiter de cette atmosphère incroyable pendant quelques minutes. C’était tellement bon ! Je pouvais pédaler et étendre mes bras jusqu’au ciel pour sentir toute la fraicheur et la douceur de l’air glisser sur mes mains. S’infiltrer dans mon col, caresser mes joues ! Cet air frais, qui traverse mes narines, ma gorge et qui s’engouffre dans mes poumons. Je me sentais très calme.

Au même moment Éphy me proposait de reporter à la semaine suivante. Pour l’emmerder un peu je lui ai répondu que j’étais trempé et qu’elle abusait de pas venir, parce qu’un banc tout mouillé dans le froid c’était quand-même le meilleur endroit au monde pour boire une bière. Elle m’a dit que non et que je lui payerai une bière en terrasse à la réouverture.

Donc je viens de me tremper pour rien et en plus je lui dois une bière. J’ai un peu l’impression de m’être fait entubé là !

Finalement j’étais soulagé, et cette averse aura été pour le mieux ! Je ne voulais pas d’un date avec Éphy ce jour-là. Quelque chose me tracassait à propos de tout ça et j’ai su, à ce moment-là, qu’est-ce qui n’allait pas et pourquoi cette averse m’avait sauvé.


Shinyfish, épilogue.

Je suis rentré à la coloc et j’ai passé un coup de fil à Shinyfish. Nous ne nous étions pas écris depuis une bonne semaine, ça faisait du bien de l’avoir au téléphone.

Ce soir-là nous nous sommes séparés. C’était bien entre nous mais ça manquait de love.

C’était agréable de se quitter comme ça. Nous étions d’accord, compréhensifs envers l’autre. Quelques mots doux, des remercîments, un peu de mélancolie et surtout de la confiance de part et d’autre.

J’ai ressenti le désir de plonger la passion romantique d’une rupture en regrettant les bons moments et en jetant tout son corps dans les bras de l’autre. Le désir de se voir une dernière fois pour consumer la passion que l’on peut trouver dans un aurevoir. C'est plus simple de créer des émotions dans la tristesse.

J’ai même hésité.
Mais je l’ai laissé s’en aller, sans changer d'avis, sans lui montrer la moindre hésitation, car je savais que c’était la bonne chose à faire. Et le désir d’un drame romantique s’en est allé avec elle.

C’était une belle histoire, je suis heureux de l’avoir vécu du début à la fin, et j’en garderai tous les souvenirs.


Fuite.

Que me reste-t-il maintenant ?

J’ai perdu mon permis de conduire et j'en vient même à me demander si je ne l'ai pas fait exprès avec toutes les fois ou j'ai conduit en étant positif à l'herbe. Je trouve que c'est une bonne chose qu'on m'ai retiré le droit de conduire, je ne pouvais pas m'empêcher d'ignorer la loi et le risque. Je suis con, on m'aide en m'enlevant le permis. Ca me permets d'être plus écolo, de me débarrasser de ma voiture, de prendre plus l'air. Et moi j'arrive à le voir comme ça et ça me va, et je pense vraiment que j'écris ça en toute sincérité... Mais quand je vois les réactions des gens autour de moi je me demande si y'a pas un truc qui cloche chez moi.

Bon j’ai plus de copine… Mais en vrai je suis absolument sûr que c'est une bonne séparation et que y'a pas de mal à être célib de toute façons.

Il me reste ce travail qui me bloque et m’emprisonne l’esprit. Je le sens. Je ne veux pas rester ici. Je ne veux plus retourner dans cette usine immonde. J’ai besoin de renouveau.

Et je fume trop en ce moment. L'usine du client et mon entreprise sont quasiment en pause et je passe beaucoup de temps à la coloc, avec les autres ou dans ma chambre. Et je fume énormément de weed… Tellement que j’ai dû m’obliger à réduire drastiquement cette dernière semaine. Je n’aurais pas pu dater Éphy dans cet état. J’ai commencé à réduire le jour où Éphy m’a posé un lapin, le jour du coup de fil avec Shinyfish. Je n’ai pas fumé le lendemain et je savais exactement pourquoi je voulais arrêter pendant quelques jours.

J’avais besoin d’être en forme pour faire ce que je voulais faire. Et je me suis senti en forme et déterminé. J’étais sûr de moi. Alors j’ai appelé mon patron pour lui exprimer mon souhait de m’installer à Toulouse.

Il me refuse la rupture conventionnelle, il voudrait que je reste et il pense que je fais une erreur. Erreur ou non, je sais qu’il parle dans son intérêt, et ma décision est déjà prise. Je le regretterai peut-être, mais je suis en accord avec ça. Je préfère regretter d’avoir essayer autre chose, plutôt que de me reposer la question dans un ans et d’avoir perdu un an.

Du coup, sous réserve que je change d’avis d’ici-là, je poserai ma démission lundi ou mardi. Et non je n'ai aucun plan pour l'après, juste des idées.

Je me sens déjà plus en forme, plus vivant. Je me projette et j’accueille ce nouvel inconnu à bras ouverts. Je me sens tellement confiant. C’est peut-être une connerie, mais c’est là que je me retrouve.

Je retrouve le Val dont je vous parle de temps en temps. Celui en quête de nouvelles expériences, de nouveaux lieux et de nouvelles personnes ! Celui qui à confiance en son chemin et en ce qui l’univers lui présentera.

J’en ai parlé à ma tatie, ma plus ancienne conseillère de vie. Elle sait que je veux quitter ce travail, changer de voie, voyager, sortir du mode de vie à 35h. Et elle m’a dit que je fuyais, et je la crois dans un sens.

Mais je me suis senti allégé lorsque j’ai perdu mon permis, je me suis senti serin après avoir rompu et aujourd’hui, j’ai demandé à quitté mon emploi et je me sens vivant, curieux et en harmonie avec mon chemin de vie.

Je suis conscient que je suis un maître dans l'art de l’auto-sabotage et de la fuite en avant, oui. On l’a vu avec l’abandon de thèse pour aller au Japon, la drogue, les auto-stops que je préfère aux transports en communs… Mais je pense que la fuite en avant ça peut aussi être une façon de vivre quelques parties de sa vie.

Je souhaite que ma vie soit multicolore, pas monotone, pas spécialisée, pas implantée. La vie ne se vit pas d’une traite ! Il y a des grandes périodes. Il y a des périodes où l'on va sur le rivage pour se reposer, et d'autres périodes ou on se jette simplement dans le torrent de la vie en attente d'un prochain rivage. Et là je ne veux plus être imperméable aux aléas de la vie.

Et j’étais tellement coincé dernièrement, par tout le confort que m’apporte la période dans la quelle je suis, que pour en sortir il m’a fallu me mettre au pied du mur. Voilà Val, t'es à poil, avance. Je fonctionne comme ça. Ce n’est certainement pas la meilleure manière de gérer sa vie mais je trouve que pour le moment je ne m’en sors pas trop mal.

Et puis surtout je me retrouve dans ce mode de fonctionnement. Je ressens de l’empathie pour moi-même, de la compassion et de l’indulgence... Et même si je me trouve présomptueux en disant ça, j'aime bien avoir cette faculté de pouvoir tout lâcher quand bon me semble. De simplement sauter dans le vide avec le sourire aux lèvres...

Il y a deux ans j’étais en Thaïlande avec mes deux meilleurs amis, autour d’un bon verre dans un endroit très calme ou il n’y avait que nous, et nous avions une discussion très profonde au sujet de la liberté. Et je me souviens avoir exprimé que pour moi, un des éléments fondamentaux de la liberté intérieure était le pouvoir se détacher de ses possessions, de son statut et de ses relations, du jour au lendemain en était en accord avec ça, sans un regret.

Je ne prétends pas avoir raison à ce sujet, je pense même qu’il y a de grandes chances pour que je me plante. Mais pour l’instant c’est quelque chose qui me parle toujours. N’avoir plus rien que soi c’est être libéré de tout. Bien sûr je présente ça aux extrêmes et je pense qu’il y a un équilibre à trouver entre tout. Mais ça me parle.

Et ne craignez rien pour moi, j’ai quand-même assuré mes arrières avec un peu d’argent de côté, assez pour subvenir à mes besoins en cas de dépression ou si une phobie du travail se développe chez moi. Par contre j'aurais du mal à convaincre mes parents à ce sujet.

J’ai envie de nature, de culture et de social. Et ça tombe bien je suis dans une ville qui a déjà été élue Capitale Européenne de la Culture. Je commence à mettre le nez dehors très vite, promis.


Allé des bisou les petits chat !




valll a écrit :
15.05.21

Je me sens déjà plus en forme, plus vivant. Je me projette et j’accueille ce nouvel inconnu à bras ouverts. Je me sens tellement confiant. C’est peut-être une connerie, mais c’est là que je me retrouve.

Je retrouve le Val dont je vous parle de temps en temps. Celui en quête de nouvelles expériences, de nouveaux lieux et de nouvelles personnes ! Celui qui à confiance en son chemin et en ce qui l’univers lui présentera.

Mais je me suis senti allégé lorsque j’ai perdu mon permis, je me suis senti serin après avoir rompu et aujourd’hui, j’ai demandé à quitté mon emploi et je me sens vivant, curieux et en harmonie avec mon chemin de vie.
Ce passage est cool :). Et non, ce n'est pas de la fuite en avant. C'est de l'aventure et tu as raison de faire ça. Il faut suivre ses envies. Je trouve ça courageux d'avoir quitté ton travail sans assurance derrière.

En fait, pour avoir vécu tellement de galères de cet ordre sans les chercher, je te souhaite juste que ça soit pas un boulet pour toi plus tard. Parce que la vie se fait pas d'une traite certes, je suis très bien placé pour le savoir, mais on traîne quand même le même paquetage, avec tout ce que ça implique...
Tu devrais aussi apprendre à apprécier ce que tu as et ne pas bouder ton plaisir. C'est pas qu'une question de statut ou de confort, ce sont des choses que tu as méritée par tes efforts d'avant. On arrive pas à pratiquement une thèse sans bosser par exemple. Ça ne doit pas t'empêcher de continuer d'avancer et mériter autre chose, mais ne gâche pas tes efforts.
Si tu te sens forcé inconsciemment de tout saborder chaque fois, tu n'es libre que de choisir sur quelle rive tu sautes, pas de choisir vers où tu vogues.

Quant au reste, putain mec, conduire drogué, tu mérites pas que perdre ton permis, tu mets d'autres vies en danger tu sais? C'est pas une nouvelle et c'est déjà arrivé. Que tu fasses tes conneries solo quand ça n'affecte que toi, vas-y, lâche toi. Mais ça ça craint.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Absolument le 16.05.21, 09h44 par The_PoP
  • [+1] 100% d'accord le 16.05.21, 18h59 par Bumble
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut Val,
[Petite parenthèse]
Ca a déjà été mentionné au-dessus et tu en es conscient, mais je dois le dire aussi: rouler sous l'emprise de stup (ou d'alcool, ou de certains médocs), c'est dangereux pour toi, ok, mais tu mets les autres en danger aussi. Alors agis comme un adulte responsable, merde!
[Fin de la petite parenthèse]

Sinon je connais bien ce sentiment de fuite, un peu auto-destructeur que tu vis en ce moment. On s'ennuie ou on n'aime plus sa vie, alors on casse tout, on coupe les ponts et on va recommencer ailleurs. Je l'ai déjà vécu quelques fois (et ça me traverse en ce moment), le besoin de repartir d'une page blanche. Rien n'est plus libérateur et plus enthousiasmant. La simple liberté!

Profites-en pour redéfinir tes priorités, et je te souhaite de trouver une situation qui te conviendra mieux...

[Réflexion à moi même qui s'applique peut-être à toi aussi]
Par contre n'oublie pas que vivre ses rêves, c'est bien, mais que la vie se construit aussi et demande de la persévérance. Repartir constamment de zéro ne permet que de rester assez superficiel.

Onmyoji a écrit :
16.05.21
Quant au reste, putain mec, conduire drogué, tu mérites pas que perdre ton permis, tu mets d'autres vies en danger tu sais? C'est pas une nouvelle et c'est déjà arrivé. Que tu fasses tes conneries solo quand ça n'affecte que toi, vas-y, lâche toi. Mais ça ça craint.
+1 Oui, ça c'est vrai. Je ne l'ai pas fait remarquer mais c'est vrai que tu mets des vies en danger. La weed, ça ralentit les réflexes.

Esope a écrit :
16.05.21
[Réflexion à moi même qui s'applique peut-être à toi aussi]
Par contre n'oublie pas que vivre ses rêves, c'est bien, mais que la vie se construit aussi et demande de la persévérance. Repartir constamment de zéro ne permet que de rester assez superficiel.
Je suis d'accord mais en même temps, on peut avoir une vie bien remplie, épanouie et mourir satisfait en ayant rien fait d'autre que voyager. Il y a des grands voyageurs qui n'ont fait que ça toute leur vie.

Au final, il n'y a aucune obligation à "construire" quelque chose. Je crois que c'est une chose dont on se persuade un peu par conformisme, un peu parce que l'entourage nous presse d'avoir un statut, un travail, un.e copain.ine, des enfants...
Et que c'est dur de résister à cette pression.

La vraie barrière pour moi, ce sont les finances. Si on n'a pas de problème d'argent, de quoi vivre sans avoir besoin de travailler et que l'on souhaite ne rien faire d'autre que voyager ou s'amuser, pourquoi s'en priver ?

En revanche, si ce n'est pas le cas, il faut trouver un équilibre entre liberté et niveau de vie acceptable pour soi-même.

Salut à tous. Merci Alex_B, Onmy et Esope pour vos réponses. Elles sont d’autant plus intéressantes que vos points de vue sont différents. Après tout, il y a autant de façons de vivre sa vie qu’il y a d’être humains sur Terre. Il faut juste trouver celle qui nous correspond.

Je tiens à vous faire une petite update par rapport ma consommation d’herbe au volant. Là vous allez me détester, mais c’est la deuxième fois qu’on me retire le permis à cause de ça. Je n’irais pas en prison car les faits remontent à huit ans. Mais cette fois j’ai compris que j’étais incapable de me gérer. Alors je ne me permettrais pas de racheter une voiture tant que j’aurais une consommation d’herbe régulière. Je suis reconnaissant qu’on me retire le permis, je perçois ça comme une aide.

Et c'est marrant car depuis que j'ai entrepris l'écriture de ce post, il y a trois semaines, j'ai emmené ma consommation à presque rien. Je sens que la prochaine fois que je serait tenté d'en acheter, il sera crucial de résister. Je suis sur la bonne voie.

Je vous laisse avec ce post qui commence à dater un peu, la suite et la corrections des fautes d'orthographe arriveront bientôt.


Tout est calme.

Je suis rarement enjoué par les soirées à la maison… Enfin, de moins en moins en tout cas. Les premières étaient excitantes, on rencontre de nouvelles personnes, on apprend à connaitre ses colocs… Mais à force on trouve qu’elles se ressemblent toutes. Et au fil du temps, les échanges deviennent de moins en moins prenants, jusqu’au jour où l’on se retrouve au milieu de la soirée, à n’avoir envie de parler avec personne…

Le lendemain de mon coup de fil avec mon boss, celui où je lui exposais mon désir de partir, une soirée s’est improvisée à la coloc. C’était un jeudi mais plein de monde était venu, d’anciens colocataires pour la plupart.

Je ne sais pas ce qui a changé ce soir-là, mais je me sentais d’attaque ! D’attaque pour faire la fête, raconter des conneries aux gens et savourer les moments qu’on partage. Peut-être était-ce le fait d’avoir entamé ma démarche de démission, le sentiment de commencer quelque chose de nouveau qui ouvre la porte à toutes les opportunités !

Ce soir-là j’ai festoyé jusqu’au petit matin ! J’avais repéré une fille aux airs asiatiques qui me plaisait bien. Je me suis bougé les tripes pour l’aborder, lui parler, d’une manière ou d’une autre. Et sans même y penser, j’étais en train de la taquiner, ma conversation ne s’arrêtait pas après deux phrases, et je la sentais réceptive.

J’étais content de moi, mais au vu de la quantité d’alcool qu’elle buvait, je savais que ça s’arrêterait là. C’était elle qui ne pouvait plus communiquer qu’avec le mur de la terrasse. Je l’ai retrouvé par hasard dans un couloir, essayant tant bien que mal de nettoyer son vomit à mains nues. En bon gentleman je l’ai emmenée dans la salle de bain la plus proche et j'ai appelé la personne qui l’accompagnait.

Je me suis bien amusé le reste de la soirée, et c’est une petite victoire de ne pas s’être couché à dix heure du soir comme je le fais le plus souvent.

Le weekend suivant j’étais invité à fêter les 30 ans de ma pote Flow, à quelques rues de chez moi. Connaissant son tempérament très fort et provocateur, je n’étais pas rassuré à l’idée de me pointer chez elle et de rencontrer ses amis.

Comme à mon habitude, je suis venu avec pour seule motivation que de faire acte de présence pour ma pote. Je suis arrivé assez tôt et après avoir dit bonjour à tout le monde, je me suis installé entre deux gars dont un que j’avais déjà vu. Ils ont fait les premiers pas pour me parler mais, à croire que je suis chiant à mourir, après trois minutes de conversation, le mec à ma gauche parlait aux filles à coté de lui, et celui à ma droite s’était également retourné pour parler aux personnes à côté de lui.

Je n’étais pas très surpris et je commence à être habitué au mode spectateur. Seul au milieu de tous, les conversations me passant au travers, être devenu totalement invisible. Être spectateur de la vie que je loupe. J’essaye d’être indulgent avec moi-même ; je suis venu, j’ai répondu aux questions qu’on m’a posé et j’ai même essayé de relancer mes interlocuteurs. Si cela ne suffit pas, c’est qu’un travail de fond est à faire. Si mes interactions sont si fades c’est que l’énergie que je dégage est fade au possible.

Je cherche à m’abreuver dans l’océan mais l’eau provient des sources.

Si mon énergie est fade, c’est que j’ai perdu goût à la vie.

Mais il y a cette perspective de renouveau qui me nourrit d’entrain !

Alors la soirée s’est doucement installée, et j’ai peu à peu discuté avec tout le monde, je me suis amusé ! J’ai même réussi à délirer avec une fille qui me plaisait ! Finalement les rayons du soleil ont commencé à apparaître et une nouvelle journée, une bonne journée pouvait commencer.

Je suis rentré chez moi à l’aube et j'ai trouvé deux de mes colocataires qui avaient passé la nuit entre le Ricard et Super Smash Bros. Ensembles nous avons pris les vélos pour profiter de l’air matinal au parc. Bien-sûr, à cette heure-ci, aucun de nous n’était là pour rattraper l’autre.

Les soirées qui se finissent par une balade à vélo au petit jour, ça faisait longtemps que je n’en avais pas fait. J’étais très content ! J’avais survécu à tout ça et je m’étais amusé !

Cela était-il dû à cette perspective de renouveau, ce saut sans parachute ? L’envie de savourer les derniers instants de sa vie ?


Chercher au mauvais endroit.

Je devais poster ma démission le lundi ou le mardi suivant et ça m’avait empêché de dormir tout le week-end. Je n’avais pas encore démissionné que je me voyais déjà en danger de précarité. Et pour quoi faire ensuite ?

Me mettre au pied du mur me ferait forcément avancer. Mais n’y a-t-il pas d’autres façons plus intelligente d’avancer ?

Si je suis arrivé jusqu’ici, c’est que mes efforts ont été récompensés. Et je serais bien bête de gâcher tout ça en empruntant la voie de l’abandon alors que je pourrais avancer en faisant quelques efforts.

Et comme par magie, c’est devenu une évidence qui remplaçait l’évidence des jours précédents.

Ce que je cherche ne se trouve pas dans la démission. Je veux toujours quitter mon emploi, mais pas fuir ma vie.

Et j’ai aussi trouver la force de me battre pour ne pas partir les mains vides. L’entreprise va mal, cela fait plusieurs semaines maintenant que je suis en activité partielle. Si la situation n’évolue pas, mon patron devra licencier des gens.

Et quand bien-même je suis lui suis reconnaissant du travail et de l’expérience que j’ai obtenu grâce à lui, je n’oublis pas que j’ai travaillé trois mois gratuitement pour intégrer cette boite, que j’ai déménagé, que je n’ai pas compté les heures sup, que j’ai stressé les week-ends et que je me suis impliqué à 150% dans mes projets. Donc je ne partirais pas les mains vides, pas sans avoir essayé, ça serait trop facile et trop bête.


L’amoureux imaginaire.

J’ai souvent été très proche de Djuz’ et elle occupe une place particulière dans mon cœur depuis que l’on se connaît. J’avais eu un crush sur elle lorsque l’on a commencé à vivre ensemble, mais il avait vite été essuyé par un refus de sa part.

Cela n’avait pas détérioré notre relation pour autant, au contraire. Nous étions de plus en plus proches, à certains moments. Du moins, c’est ce que je croyais. Car chaque période où nous sommes proches, de plus en plus proches, est accompagnée d’une période de grand éloignement. Il se passe parfois plusieurs semaines sans que nous ne nous accordions plus qu’un bonjour.

Tandis qu’elle se rapprochait des autres hommes, je me sentais frustré, trompé. D’où mon éloignement. Je ne veux pas qu’elle ait à subir la morosité d’un bon ami jaloux. Ma seule échappatoire est de prendre mes distances.

C’est dernièrement que j’ai compris que c’est le même schéma qui se reproduisait depuis notre rencontre. On se rapproche, on se confie, on se câline… Et peu à peu son odeur m’enivre. J’ai envie de croquer son sourire. Et soudain plus rien, comme des aimants dont on aurait inversé les pôles. Et je commence à voir les autres garçons qu’elle aime, qu’elle câline, avec qui elle s’amuse souvent plus qu’avec moi. Et ça me frustre, ça me rend jaloux. Je lui en veux même, parfois, de ne pas m’aimer comme elle m’attire…

Alors que faire quand on vit avec une personne qui nous plaît, et qu’on n’arrive pas à faire taire ses désirs ?

Là, on a passé la matinée dans une chambre. Elle à lire, moi à écrire, on a partagé un joint et une mangue, et maintenant elle se repose dans le lit. Elle m’a dit que je pouvais la rejoindre si je voulais faire une sieste. Et même si je sais qu’il n’y a rien de son côté, je vais quand même aller profiter des dix minutes qu’il reste avant que son réveil sonne pour partager le plaisir d’un sommeil à ses côtés…



Aucun contact, et c’était agréable, mais je n’ai pas repris l’écriture de ce journal juste après. Une bonne semaine s’est écoulée avant que je ne m'y replonge.

Le jour suivant cette petite matinée passée avec elle, nous étions soudain plus distants et je me sentais énormément touché. Je ne sais pas quels sont les mécanismes qui me font réagir de la sorte mais j’observe en moi de la jalousie et de la peur. En particulier les jours où elle ne va pas très bien car ces jours-là elle se tourne vers d’autres personnes, d’autres lieux et elle a juste besoin de se détourner un peu de la coloc.

Et j’ai bien conscience que mes réactions émotionnelles sont irrationnelles, que comme tout un chacun elle a une vie et voit d’autres personnes et que je n’ai aucune légitimité à attendre d’elle un comportement en particulier. Mais malgré cette conscience, la moindre de nos interactions ou non-interactions peuvent faire basculer mon moral pour une journée entière.

Alors, plutôt que de lui en parler, je garde ça pour moi et je m’éloigne lorsque je me sens trop affecté. Je ne pense pas que lui en parler soit une bonne chose. Et pour lui dire quoi d’ailleurs ?


L’eau vient de la source.

J’ai repris mon vieux journal du Japon pour corriger les fautes, le mettre en forme, etc… Oui, je fais ça sur mes journaux. Et bien que dans l’ensemble je sois un peu déçu d’y avoir inscrit principalement les choses négatives au détriment de tous les souvenirs incroyables que j’ai de cette expérience, ça me fait bien sourire de relire certains passages. Et je voulais revenir sur ce message, de Vouncy, qui m’a particulièrement touché, encore plus aujourd’hui qu’à l’époque.

« Ce qui est certain c'est que dans 10 ans tu regardera ces moments de doute avec un petit accent circonflexe dans le sourcil en te disant "mais pourquoi je me suis mis dans des états pareils" ?
Continue la méditation. Trouve ta solidité intérieure, celle qui te fait sentir bien dans ce que tu es.
Signé la vieille. »

Et c’est assez marrant car, effectivement je m’étais mis dans des états pas possibles, mais je suis indulgent avec moi-même sur ce point. J’ai beaucoup appris sur moi-même, en particulier sur mes illusions et mes peurs.

Mais ce qui était très marrant en lisant ce message, c’est que je l’ai lu le jour ou j’ai compris que je faisais encore fausse route !

Je m’explique… Cela faisait quelques semaines que le moral était un peu à plat. Manque de motivation, ennui et l’impression de passer à côté de ma vie. Il manque quelque chose ! L’année n’a pas aidé mais je sentais que quelque chose de plus profond clochait.

J’étais parti faire un tour en vélo un dimanche, je voulais pédaler le long de la Deûle jusqu’à me sentir bien, loin de tout, en pleine nature. Mais j’avais beau pédaler, il était impossible de distancer les constructions de la ville et de nouveaux travaux s’élevaient toujours au loin.

Je fus contraint de m’arrêter sous un pont lorsqu’une puissante averse a décidé que j’étais allé trop loin. La pluie se faisant plus douce, je décida de rentrer. Qu’importe si je suis trempé, ce n’est que de l’eau.

« Qu’est-ce que je cherche au juste ? »

Et ça m’est apparut comme une évidence. Comme si cette simple question avait appuyé sur un switch dans mon cerveau. Juste, sois heureux, et la vie sera belle.


Passer à l’action.

J’avais encore une fois dû batailler pour me faire une place dans l’emploi du temps d’Éphy. Je la retrouvais, elle et sa collègue Stella, dans un bar en fin d’après-midi.

On a tranquillement échangé autour de ce verre et Éphy n’arrêtait pas de se plaindre de sortir trop, de boire trop et d’être dans un coma perpétuel la journée.

J’ai dû mentionner mon histoire avec Shinyfish au bout d’un moment, et la réaction d’Éphy fût assez surprenante…
Éphy : Mais t’avais une copine ? Et tu ne me l’as pas dit !
Stella : *La regarde d’un air de dire « De quoi elle se mêle celle-là ? »*
Val : Ben écoute, oui j’avais une copine, une douce relation de confinement.
Peu après Éphy devait nous quitter, et Stella et mon profitions de cette occasion pour aller boire un dernier verre dans un autre bar.

Stella, seule avec moi, ne tarda pas à aborder le sujet croustillant.
Stella : Bon… Éphy ?
Val : Quoi Éphy ?
Stella : Ben elle te plait ou pas ?
Selon Stella, si Éphy me plait il faut que je me bouge le cul, car rien de viendra d’elle. Cette conversation était pleine d’espoir pour moi, j’étais en position d’agir, et Stella me le confirmait !

J’aime bien Stella, elle a des traits de caractère d’Éphy ; frontale, froide et une touche de beauf de temps en temps. Mais Stella à un peu plus les pieds sur terre, elle travaille depuis plus longtemps qu’Éphy, qui est encore étudiante d’ailleurs.

Enfin, j’ai recontacté Éphy quelques jours plus tard et j’ai réussi à me caler avec Stella un mercredi aprèm entre son diner de promo et une réunion professionnelle. Elle m’avait expressément dit :

« Je ne serais pas dispo cette semaine… Tu peux me reproposer la semaine prochaine s’il te plait ? »

Sauf que, karma oblige, mon employeur m’avait demandé de travailler ce jour-là alors j’ai dû annuler. La veille j’apprends que mon intervention chez le client est annulée, je recontacte alors Éphy et elle m’annonce avoir prévu autre chose entre temps.

Lassé de devoir lui courir après, et voyant bien que je passais en dernier sur la liste de ses priorités je lui ai répondu gentiment : « Pas de soucis, à la prochaine. »


La suite de tout ça arrivera bien assez vite, en attendant ; Des bisous !

Sortie cul-turelle entre colocs.
Val : Une blonde baise avec sa fucking machine devant son chien-chien… Quoi ?
Éléa : Oui oui, prenez les places pour ça, ça va être génial !
Val : Nico ? Djuz ? Des places pour vous aussi ?
En chœur : Oui oui !
C’était un des évènements du festival organisé par une des colocs, un festival d’art contemporain et de social.

Du coup j’ai eu la bonne idée d’inviter Stella et son mec à se joindre à nous. Stella arriva seule, son mec s’étant rétracté après avoir lu la description du spectacle.

Peut-être que j’aurais dû la lire moi aussi. Vingt longues minutes d’un porno vraiment pas ouf en compagnie de tes colocs et d’une amie de ta cliente…

Imaginez juste ces silences et bruits visqueux entrecoupés de cris de plaisirs bien trop monotones…

Le truc cool c’est qu’on était tous d’accord pour dire que ça ne nous avait absolument pas excité, mais alors vraiment pas !

Bref, ce porno était naze (à mon goût) !


Ten days to madness.

C’est une histoire courte.

Eileen a rejoint notre colocation le premier week-end de Juin. J’étais là le jour de sa visite. A travers son masque, elle m’avait renvoyé une énergie positive, agréable. Lorsqu’elle nous a quitté, j’ai dit à mon coloc qui lui lèguerait sa chambre, que je l’aimais bien. Sous-entendu qu’elle pourrait me plaire. Mais j’étais loin de penser que ça le pousserait à faire passer sa candidature en priorité.

A son arrivée, j’ai de suite eu l’occasion de partager des moments rien qu’avec elle. Le premier matin nous avons nettoyé et réagencé la terrasse par exemple. Les jours suivants nous avons beaucoup discuté. Et plus nous discutions, de nos visions de l’être humain, de nos objectifs, de nos voyages… Plus elle me plaisait. Un esprit clair, une femme indépendante, les pieds sur terre. Une personne très dynamique, qui n’a pas peur d’avancer seule, qui pense à son bien-être.

Nous nous sommes baladés, nous sommes allés à des évènements culturels, nous avons cuisiné ensemble. Nous avons fabriqué un banc en bois, nous sommes allés à l’escalade. Tout ça rien que tout les deux la plupart du temps.

Nous allions au marché le dimanche matin, et faisions des courses communes pour la journée, pour se concocter une bonne salade de fruits ou acheter des galettes Turques.

Chaque nouveau matin, nous nous retrouvions pour un café, alors que les autres colocs travaillaient ou roupillaient. Et chaque nouveau matin, nous planifions notre journée en duo.

Et plus les jours à ses côtés s’enchainaient, plus j’avais de mal à ne pas penser à elle. En plus de sa beauté exubérante, son énergie et sa positivité m’ont fait quitter terre. Un crush d’adolescent. J’ai ressenti toutes les émotions ; la joie, la peur, la jalousie, l’espoir, le désespoir et l’euphorie.

Je les ai ressentis de manière telle que j’étais épuisé chaque soir. Ne sachant pas si j’avais envie de rire ou de pleurer. Je n’avais qu’une envie, c’était de m’enterrer pour que le cauchemar s’arrête. Mais chaque matin, c’est le rêve reprenait.

Je suis même allé dormir avec mon coloc un soir, tellement je me sentais bizarre. Je n’ai pas eu besoin de lui en parler, il savait. D’ailleurs les autres colocs ont bien vu que quelque chose se passait. Et tandis que j’en avait parlé aux plus proches, une autre coloc m’a demandé s’il se passait quelque chose entre nous.

Ce n’était pas clair pour moi. Suis-je entrain de rêver seul, ou sommes-nous victimes d’un coup de foudre ?

Je voulais prendre un peu de recul, passer moins de temps avec elle. Ce que je fis l’espace d’une journée. Mais… Colocation et complicité oblige, je n’ai pas tardé à reprendre mes activités avec elle.

Je lui avais peu à peu fait de doux compliments, je l’avais un peu questionné sur ses goûts en termes de partenaire. Je la taquinais beaucoup et la tactilité entre nous était clairement monté d’un cran. Je lui prenais souvent les mains et nous nous retrouvions souvent à coté, voir collés, d’une manière qui me paraissait naturelle. Il est arrivé que nos visages soient très proches par moments, et dans ces moments je n’avais qu’une envie qui était de prendre son visage entre mes mains et de l’embrasser comme au cinéma.

Hier soir nous avons fait une soirée à la coloc. Aménagement de fan zone pour le match, invités et tout le tralala. Tout se passait bien, j'étais au top de ma forme et Eileen semblait s’amuser aussi.

Vers 23h, après avoir célébré la victoire, je lui chuchote à l’oreille : « On va la voler cette palette ? »

Nous en effet repéré une grande palette sur un chantier pas très loin et nous avions pour objectif de nous en servir pour fabriquer un deuxième banc. Les vieilles chaises de la terrasse prennent trop de place lorsque nous recevons des invités.

Elle me regarde de ses yeux bleus écarquillés : « Maintenant ? - Oui, maintenant. »

Nous laissons derrière nous les cris, la musique et les foules excités, pour nous retrouver seuls, dans des rues grouillantes de supporters solitaires...
Une fois le chantier atteint, je décide de me glisser sous les barrières pour commettre mon crime. Elle préféra escalader. Bon choix aussi.

Alors que nous constations que notre butin avait disparu, un gars passât par-là. On se retrouve à se cacher dans l’ombre, derrière les roues d’un tractopelle démesuré. Nous étions là, silencieux et presque blottis l’espace d’un instant.

Le silence autour de nous. Je l'ai regardé et j'ai doucement abaissé son masque sous son petit menton. Je m'approchais de ses lèvres, lentement… Et son regard à quitter le mien, et peu à peu son visage s’est détourné de moi lui aussi...

Dans la continuité de mon geste, mon front est venu se poser contre son épaule et j’ai laissé s’échapper un petit rictus d’ironie.
Val : J’avais envie d’essayer, ne t’en fais pas je suis un grand garçon.
Eileen : Désolé.
Val : Tu n’as pas à être désolée. T’inquiètes.
Après être rentré bredouille de notre escapade, nous n’avons pas tardé à rejoindre nos chambres respectives. Et avant de plonger nos âmes dans le pays des rêves, elle m'a écrit quelques messages que je te laisse lire.
Eileen : Désolé pour la situation, j’espère que ça ne créera pas de gêne entre nous.
Val : T'inquiètes. Ces dix derniers jours ont été assez intenses pour moi et j'avais juste besoin de l'exprimer. Je risque d'être un peu distant dans les prochains jours, mais pas de gêne.
Eileen : Ça marche.
*** Quelques minutes plus tard… ***
Eileen : C’est de ma faute j’ai été naturelle et j’ai pas pensé à ce que ça pouvait générer en face.
Val : T'es pas responsable des interprétations de la personne que t'as en face. En vrai t'inquiètes pas, tout va bien.
Nous nous sommes croisés ce matin, trente secondes. Elle était au téléphone et j’ai bien vu que quelque chose n’allait pas.

Elle venait d’avancer son départ pour Paris de un jour, et partait donc sur le champ.

Alors pris d’inquiétude pour elle, je l’ai rejoint à sa voiture pour lui demander si elle partait à cause des évènements de la veille. Elle a été vague et brève et je n’ai pas très bien compris ce qu’elle m’a dit. Alors je lui aie répété, avec mon sourire le plus compatissant, que tout allait bien, que j'avais juste eu besoin de m'exprimer et que j'étais assez grand pour me gérer. Qu’il ne fallait pas qu’elle s’inquiète à ce sujet.

Je pourrais m’inquiéter, mais ça n’apportera rien de bon. J'espère juste qu'elle sait que les moments que nous avons passés ensemble étaient honnêtes et qu'ils n'étaient pas exclusivement motivés par mon attirance pour elle.

Mais je connais cette situation. Je laisserai faire le temps, et je lui montrerai qu'on peut toujours passer de très bons moments ensemble, sans attente. Que d’être plus que des potes n’est pas une condition nécessaire à notre relation.

Et aujourd’hui je me sens libéré d'un énorme poids.

J'ai du mal à comprendre pourquoi j'ai ce besoin, impulsif, de faire savoir à toutes les filles qui me plaisent, qu'elles me plaisent. Mais j’ai passé trop de temps dans l’espérance, dans l’incertitude. J’ai loupé trop d’occasions d’exprimer mon désir avec trop de filles !

C’était dix jours de kiff ! Et je suis content d’avoir vécu tout ça pleinement, jusqu’au bout.

Je ne veux plus me taire. Je veux m’exprimer à présent. Et si tu me plais, je te le montre.

Ce soir je vois Éphy qui est revenue à la charge en début de semaine pour qu’on prenne un verre ensembles. Ça fait presqu'un an qu'on se connait maintenant. Je lui ferais savoir à elle aussi, qu’elle me plait. Et si elle n’est pas contente, c’est pareil !


Les choses que tu m’as dites.

Plus-tôt cette semaine, j’avais dit à Djuz’ que j’avais besoin de lui parler, d’avoir un peu de réconfort. C’était quand je voulais m’enterrer pour ne plus jamais avoir à faire à mes émotions démesurées.

Nous nous sommes installés dans ma chambre. Elle, assise sur le canapé, et moi, au pied du lit.

Elle avait bien remarqué mon attirance pour Eileen, et ne tarda pas à souligner que je lui avais consacré tout mon temps ces derniers jours.

Ça m’a fait du bien de parler de tout ça à Djuz’. Quand j’eus fini de tourner et de retourner la question dans tous les sens, j’invitais Djuz’ à me parler à son tour si elle le souhaitait.

En réponse à ça elle m’a parlé de nous.

Je ne m’y attendais pas. Je ne pensais pas être une source de questionnements pour elle. Mais elle, tout autant que moi, a du mal à comprendre pourquoi nous nous sentons si proches un jour, et que nous nous évitons le lendemain.

En tête à tête avec Djuz’, à parler de nous, à s’ouvrir l’un à l’autre… Se regarder dans les yeux, se faire confiance, se sourire… Un moment que j’aimerais pouvoir retranscrire ici dans les moindres détails.

Nous avons alors tourné autour du pot longtemps, et sans trop savoir où nous voulions en venir…

Elle me raconte que lorsqu’on est très proche, elle panique car elle se pose des questions auxquelles elle s’interdit de penser.

Je lui explique que quand je sens qu’elle s’éloigne, je la laisse faire et je fais de même pour me protéger. J’admet au passage que j’apprécie cette tendresse que l’on partage, et que ça me fait de légers pincements au cœur quand elle s’éloigne.

Nous employons le terme « agréable » pour qualifier nos câlins, nos moments de proximité.

Puis, j’ai senti nos barrières. Et j’ai voulu les briser. J’ai eu besoin de m’exprimer, auprès de toi Djuz’ !
Val : Djuz’, je crois que c’est évident en fait, ce qu’il se passe entre nous.
Djuz’ : Comment ça ?
Val : Eh bien… Ca fait une demi-heure qu’on parle de notre relation, et il y a clairement un sujet que nous évitons.
*** Regards. ***
L’attraction physique que j’éprouve pour elle. La tension sexuelle qu’il y a dans nos câlins et jeux.

Elle me confirme qu’elle la ressent aussi, et que c’est surement ça qui lui fait peur.

Elle me raconte qu’elle vit sa sexualité de manière très libre et qu’elle a souvent peur de blesser les gens en allant trop loin avec eux, sans que ça ne dure dans le temps.

Elle m’explique que si elle couche avec quelqu’un un jour, et qu’elle ne montre rien le matin suivant, ça ne veut pas dire qu’elle ne considère pas la personne.

Et au milieu de tout ça, il y a cette phrase qui caresse mon égo et m’enflamme les synapses…
Djuz’ : Tu comprends ce que je veux te dire Val ?
Val : Ehuu… Pas certain d’avoir compris non…
Djuz’ : Je ne ressent pas la même chose quand je te fais un câlin que quand j’en fais aux autres.
Le surlendemain nous avons reparlé de cette conversation mais je ne savais pas vraiment quoi lui dire. Je lui ai parlé des fois ou j’avais voulu l’embrasser. Elle savait, depuis ces moments, qu’elle m’attirait et que je ne comptais plus l’embêter avec ça.

Nous avons eu quelques moments de partage depuis, des moments affalés sur le même fauteuil ou sur le lit à se faire des chatouilles. Ces moments sont plus explicites qu’avant. Ils m’excitent et elle le remarque.

Je suis impatient de voir comment cette relation évoluera, mais ça réveille en moi des choses qui peuvent tout faire capoter… L’envie d’une petite amie, une sensation de solitude… La peur aussi.

Le sentiment de me raccrocher à Djuz pour ne pas rester seul, sans chaleur corporelle pendant un temps.

Le sentiment qu’il serait tellement simple de tomber amoureux d’elle.

Laisse faire le naturel. Profites de ces moments.


Auto-fracture.

Il faut croire que je suis assez con pour forcer sur une prise jusqu’à me péter le métacarpe. Donc après avoir entendu un magnifique « clac » dans ma main et être retombé au sol, je me suis naturellement dirigé vers le bar pour prendre un demi avant de filer aux urgences.

Quatorze heures plus tard j’étais sur la table d’opération, mon bras inerte entre les mains des deux chirurgiens qui m’ont retapé. C’était incroyable d’entendre toute l’opération. Je me chiais littéralement dessus un peu avant, mais j’étais vraiment excité de voir le travail de pros qu’ils allaient faire !

En moins d’une heure ils m’avaient posé des élastiques, vissé une plaquette de titane sur l’os et recousu le tout. Chapeau bas !

Juste à un moment un des chirurgiens à cru qu’il avait percé trop gros, j’ai failli m’évanouir.

Je me retrouve 15 jours avec la main droite immobilisée. Et je suis droitier. C’est assez marrant car c’est un panel de nouveaux challenges qui chaque jour se présentent à ma main gauche ; se rouler une clopes, manger, faire sa vaisselle, se torcher, jouer aux cartes, écrire ce journal.

Petit tips les mecs : changer de main c’est comme changer de copine !


Du besoin de créer.

Mon boss doit être fou. D’abord je lui annonce que je veux me barrer alors que je suis en chômage partiel depuis plus d’un mois, et maintenant que l’activité reprends je me choppe un mois d’arrêt maladie…

Tout ce temps pour moi m’a permis de faire et de penser à plein de choses. Entre autres, une succession d’évènements ont fait naître une idée en moi.

Cela a commencé le jour ou Eileen est arrivée à la coloc. Elle s’est tapée une motivation matinale pour nettoyer la terrasse. Je suis venu l’aider et ça m’a motivé pour fabriquer la table basse dont la coloc à besoin depuis plusieurs mois maintenant. En plus ça me ferait consommer les palettes qui pourissent dans le fond.

Petite mise en place ; table de travail, place, outils… Bref ! C’était super mais j’aurais aimé avoir plus de matériel à ma disposition pour aller plus loin dans ma conception et rajouter des options stylés, genre un tiroir wesh ! Car concrètement faire juste une table basse c’est trois planches et quatre vis…

Quelques jours plus tard je me suis pointé dans une boutique étrange car j’avais besoin de faire réparer le pédalier de mon super vélo. Le principe de cette boutique était simple :

« On met les outils et le matériel à ta disposition, on te conseille, mais c’est toi qui répare ! »

Pour un gars comme moi c’est le bonheur ! Et j’ai pensé qu’un endroit comme ça pour fabriquer ma table ou de l’ameublement ce serait génial ! Malheureusement, la fablab le plus proche semble refuser la création de meubles et aucun commerce aux alentours ne proposent ce service.

Du coup ben je me suis dit que j’allais le faire. Ou au moins essayer. Même mettre un tout petit pied dans le processus de création d’entreprise pour voir à quelle montagne j’ai à faire.

Je vous avoue que cette histoire de main pétée à mit un sacré coup dans mon élan mais ce n’est que temporaire.

J’écris pas à pas mon business plan, je me renseigne, je parle du sujet aux gens autour de moi pour voir s’ils ont des conseils, des expériences ou des idées. Et ce qui est assez incroyable c’est que chaque personne à qui j’ai pu en parler m’a appris quelque chose !


Sur ce les loulou, j’ai le bras gauche qui commence à fatiguer…
Je vous fais des bisous !

Je pense que plusieurs intervenants l'ont déjà souligné, mais c'est ouf comme tu répètes toujours le même schéma avec les nanas qui ont le "malheur" de passer un peu trop de temps avec toi :mrgreen:
  1. tu passes beaucoup du temps avec une coloc / amie / fille rencontrée en voyage
  2. tu en tombes plus ou moins amoureux alors qu'elle t'as déjà friendzoné
  3. tu tente un move maladroit
  4. rateau
  5. malaise pour tout le monde

C'est LE truc que tu dois débugger en priorité si tu veux avancer au niveau affectif.
Comprendre pourquoi ces nanas ? Par facilité ? Parce que tu interprète leur proximité comme un signe d'intérêt ?
Et puis agir pour que ça ne se reproduise plus :
soit en te focalisant plutôt sur des nanas en dehors de ton cercle d'amis / colocs.
soit en étant plus clair et plus rapide concernant tes intentions vis à vis d'elles.

Bon rétablissement et bonne chance dans ton projet d'entreprise :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] +1 le 24.06.21, 14h28 par Bumble

Jalap m’a devance ! C’est clairement la même impression que lui que j’ai en lisant tes posts !

Il faut que tu tentes avant franchement ! Quitte à affirmer les choses plus rapidement.

Pour la main, t’inquiète on s’y fait ahah! Par contre tu rigoleras moins quand on te retirera la plaque/vis pour en avoir eu une sur le 5ème meta l’opération à côté était gentille (et pourtant il avait loupé l’anesthésie et comme c’était une opération rapide, ils m’ont juste fait un shoot de morphine ^^ )
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"

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