Bullet journal

Note : 96

le 24.08.2020 par Onmyoji

94 réponses / Dernière par Citadin le 14.06.2022, 12h19

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Je me reconnaîs beaucoup dans ce schéma cyclique, ce laisser aller et en même temps, cette volonté vaine de s’organiser pour lutter, inexorablement.

Les phases euphoriques existent aussi et ça m’a fait poser la question d’un trouble (cyclo)thymique (un peu comme tu décris, ou le rythme de ta perception est en dent de scie).
J’ai écarté cette hypothèse rapidement d’un point de vue purement pathologique parce que clairement je n’y étais pas (et bien sûr je ne pense pas que tu y es).
Mon premier « truc » a été justement de relativiser les choses, de remettre à sa place : c’est bien la perception du réel qui est euphorique ou lasse, pas le réel lui même.
Ça m’a aussi permis de poser des repères très concrets dans mon quotidien, même le plus trivial. Je me suis dit : rien ne compte s’il ne se matérialise pas réellement.
C’est de ça que découle une humilité dans les exigences que maintenant je m’impose et qui neutralise l’auto-flagellation.

J’ai repris du coup d’anciens journaux/écrits privés pour me rendre compte que j’ai « progressé » malgré moi, malgré ce que je veux croire. C’est à dire que j’arrive mieux à prédire un résultat réel à partir d’un rêve ou à mieux organiser le chemin. Plus important encore, j’arrive à mieux « stabiliser » la machine : les episodes euphoriques sont de moins en moins grisants, ils ont moins ce côté ascenseur.

Quand je commence à beaucoup lutter contre moi même, je me remémore un principe que j’ai eu, celui des « bulles de réalité ». C’est à dire que je ne suis qu’un aspect possible de ce que je peux être à cet instant donné, avec ces conditions données. Mais ce qui me revient intrinsèquement n’est qu’une petite partie du mélange qui donne cet aspect. Je me dis que cette bulle va changer (ce qui arrive toujours, c’est l’entropie ;) ) mais je devrais retenir et essayer de cultiver uniquement ce que je crois être bénéfique dans une autre bulle. Ne pas transposer en bloc, ne pas jouer un rôle monolithique. Ça me rappelle la difficulté de ne pas adopter les mêmes comportements avec les mêmes personnes, même plusieurs années après.

Mes autres « trucs » ça a été des réflexions plus générales, philosophiques et spirituelles (sans tomber dans une doctrine ni un culte, ni un auteur) sur la place que j’occupe dans la vie, celle des autres et celle de ma lignée. Savoir recevoir un héritage (matériel et/ou symbolique) et se dire que je ferai de mon mieux pour le retransmettre intact voir augmenté, ou se dire que tu te démèneras pour ne pas rendre le travail de ceux qui ont précédé vain...

Je termine sur la notion de pure plaisir, vite oublié quand on découvre la séduction, le développement personnel. On se met à faire des trucs pour des résultats, pour cocher des cases, des to-do, des bucket lists...bordel, avant je pouvais plonger dans un sujet, un projet, une tâche qui m’attirait pendant de jours, des semaines et m’y donner à fond. Ce qui a manqué je crois est le manque de cohérence globale de tout ça, de « plan » plus général, de fond ou ce moment de pure plaisir le fait avancer sans souci de ma part.

Voilà j’espère que ces quelques réflexions te serviront. Je n’allais pas te servir un YOLO (ma vision de la vie est assez pessimiste). En y regardant de plus près, c’est d’autant plus difficile lorsqu’on a des scrupules en quelque chose.

Toujours autant un plaisir de te lire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Pertinent le 16.10.20, 00h23 par Onmyoji

Man in the Mirror
Salut Focus, Merci pour ton intervention, c'est intéressant.
Mon premier sentiment, c'est que la coupure est plus nette qu'une simple difficulté de mobilisation. Je crois que j'ai changé, perdu certaines aptitudes en route. Intellectuelles ou émotionnelles. L'envie, l'enthousiasme, l'émerveillement, l'obstination, la discipline, la capacité à gérer plein de choses à la fois pour vraiment m'investir quand je dois faire des efforts.
Je ne survis que sur mes acquis, mais je suis sur la pente descendante, et ça ne me plaît pas du tout:
-Je vivote à chopper des nanas "au hasard" (bon, pas complètement, mais sur mes 20 dernieres rencontres avec un intérêt, on va dire qu'il y en avait deux qui étaient dans mon premier choix, et environ 4 qui me plaisaient vraiment. Toutes les autres, c'était de l'intérêt moyen, ponctuel, spécifique, mais avec potentiellement de gros désaccords de fond, des red flags...
J'ai pu avoir aucune des nanas que je trouvais au top (ça m'arrivait avant), et seulement la moitié de celles qui me plaisaient vraiment. A contrario, sur les 14 qui restaient, j'ai bien dû en chopper 10 (parce que forcément, pour les 3/4, c'était réciproque, contrairement aux nanas qui m'intéressaient plus).
-Dans le domaine pro, je tire encore mon épingle du jeu parce que je reste original et multicartes, mais sinon pour vraiment progresser, quand j'ai enfin le temps, j'ai pas souvent la motivation suffisante et/ou l'énergie/la persévérance, alors même que c'est souvent pas difficile.
C'est surtout que j'arrive plus à prendre à bras le corps des défis réels.
Et ça me pèse de savoir que tous mes détours m'ont ralenti, que tous ces efforts que je dois faire maintenant, si je les avais fait quand j'en avais la capacité je serais excellent. Au lieu d'être "correct", "utile", mais un éternel second couteau.
-J'ai toujours cultivé ma vie artistique comme un jardin secret, un moyen de faire quelque chose de beau juste pour moi ou les gens que j'aimais, pourtant plusieurs fois, des femmes qui avaient elles-mêmes une sensibilité artistique m'ont dit que je devrais en faire ma vie. J'ai toujours reculé parce que j'arrive pas à monter au delà de ça, à abattre les efforts nécessaires pour vraiment progresser. Je peux improviser des textes de ouf avec des inspis passagères, je peux avoir des idées de scénarii vraiment chiadés, mais quand il s'agit de créer un truc cohérent, malgré un univers riche, ça part en sucettes, et ça manque de l'ingrédient majeur qui fait dépasser le stade de l'amateurisme un peu inspiré.
L'insatisfaction chronique, elle vient de là, et du sentiment que c'est en partie ce qui m'empêche de me réaliser; même si je sais aussi que je ne veux pas me lancer parce que trop d'efforts (alors que "j'en ai déjà assez fait, pour quel résultat"), d'emmerdes, d'espoirs déçus.
Je ne supporte pas la médiocrité, la mienne encore moins.
J'ai beau savoir que je peux être bon, ce n'est pas suffisant. Et si je rame, quand j'ai toujours eu l'habitude de ne devoir faire aucun réel effort (je travaillais beaucoup, mais je n'ai jamais rencontré de mur à ma compréhension), c'est pire. Mon manque d'accomplissement, je le sens là. Je sais que je vis sans doute dans mon idéal, et que je ne suis réellement que ce que je suis maintenant, et je sais aussi que si j'étais réellement sur ma voie initiale, je serais sans doute un type peu recommandable mais j'ai le sentiment que j'aurais pu être bien plus et que ce n'est pas rattrapable, pas parce que je ne pourrais pas encore bifurquer, même si le monde tel qu'il est fait y résisterait beaucoup, mais parce que je ne peux pas rattraper ce temps perdu, où j'aurais pu grandir là-dedans.
Ma pente est sans doute vers le passé, même s'il n'a pas été clément avec moi. Sinon côté éthique, je suis satisfait, au moins, je suis fidèle à mes convictions, et mon boulot est utile pour les gens, de ce côté-là je ne me plains pas. Après, pour ce qui est de la "certitude d'un plan d'existence supérieur", mon idée est que la vie a le sens qu'on lui donne, mais justement, me sentir médiocre, ne pas être quelqu'un qui a le pouvoir de réellement changer les choses par lui-même, c'est sans doute ce qui m'empêche de me lancer dans mes efforts aveugles et inarrêtables du passé.

Peut-être que cette apathie pas si ponctuelle vient effectivement de ce déficit d'alignement entre ce que je veux être et ma capacité à me bouger assez, ou de ma réalisation que malgré mes efforts, je n'y arriverai pas, quand ma "nature profonde", ce serait d'être plus haut, ou de me vouloir comme tel.
C'est marrant que tu cites les samuraïs, j'ai lu il y a longtemps certains ouvrages du Bushido. Je devrais peut-être recommencer mes lectures. Mais comme je le disais avant, je fais peut-être comme eux, je m'idéalise sans doute a posteriori, parce que je suis trop pragmatique pour ne pas penser que si finalement, je ne me retrouve pas où tout le monde m'attendait, c'est que je n'en avais pas toutes les capacités. Au final, ça sert à rien d'être le plus fort physiquement sur le ring si tu n'as pas le mental.
Merci beaucoup pour tes pistes (et ce que tu me livres ici).

BirdOnTheWire:
D'abord merci. Tu as raison, je ne me pense pas maniacodépressif, si je fais cette référence c'est parce que souvent on dit que les gens qui sont plein de bonnes résolutions et enthousiastes sans rien mener au bout sont vraiment comme ça.
Ce qui est certain, c'est que je dois agir sur ma santé mentale.
Et agir sur ma perception aiderait sûrement. D'abord, pour une question d'objet (s'intéresser au présent/au futur, plutôt qu'au passé), de procédé (chercher les moyens d'atteindre son but plutôt que comparer les moyens que j'avais avant, ou que je pense avoir eu). Si je prends le réel pur, je sais qu'objectivement, j'en ai encore sous le pied (que ce soit réellement une fraction de ce qui existait avant ou pas, c'est un autre problème), le problème étant (en plus) que je l'utilise mal.
J'ai aussi certainement besoin de "repères de satisfation", ou de "mesure objective". De revoir le passé pour voir combien j'ai progressé sur certains aspects.
"Rien ne compte s’il ne se matérialise pas réellement."
Oui, j'agrée totalement. Mais ça a plutôt tendance à me déprimer, dans le sens où je pense m'être gâché lamentablement (en matière d'étude, j'étais toujours dans le top 5%, mais en poursuivant ma voie rêvée j'ai fait des erreurs par naïveté, parfois par négligence, et certains de mes très médiocres condisciples ont aujourd'hui une richesse, une liberté et tout ce qui accompagne cela (femme, santé parfaite, etc), parce qu'ils ont pris des voies médiocres humainement mais productrices de pognon, et en faisant des "boulots à la con" qui rapportent quand tu es sans scrupules). Et ça a beau remonter, aujourd'hui j'approche un cap fatidique, et ça me travaille beaucoup donc. Surtout si je pense à justement ce que je pourrais laisser comme trace. Si je devais fonder une famille (bon, faudrait encore trouver la bonne, et qu'elle soit pas pressée), qu'est ce que je laisserais, à part une tristesse mal rentrée de ne pas vraiment avoir brillé, et de grands principes dont je n'ai pas su être à la hauteur?

Pour les « bulles de réalité », c'est très Jungien, je m'y retrouve bien.
Et effectivement, il faut essayer de mettre le masque que l'on veut, pas celui qui s'impose à nous par "réflexe"/adaptation au moindre effort. Quand tu parles d'adopter les mêmes comportements avec les mêmes personnes, même plusieurs années après, ça me fait totalement penser à ça. Malgré les gains de confiance, le savoir acquis, se reprojeter tellement en arrière.

Le plaisir, tu as raison, c'est ce qui me guide le plus. Avec le sentiment de résistance, la chose que je peux résoudre et par laquelle je veux pas me laisser dépasser. Là, je peux tourner 3 semaines sur un truc comme ça nuit et jour. Mais dès que ça devient du long terme, fastidieux, pas difficile mais trop engageant en comparaison, j'ai plus de carburant. Je suis incapable de faire ça, quand je l'aurais fait avant parce que "c'était nécessaire".
La nécessité aujourd'hui, je la relativise tellement, du fait que je m'en sors toujours en pouvant biaiser, par des usines à gaz, des hacks, des coups de Jarnac. Mais ce n'est pas avec ça que je peux accomplir des choses, juste les maintenir, ou obtenir des succès ponctuels.
Merci beaucoup.

The 100th Window
Bon, ces derniers jours, j'ai pas été en capacité de trouver d'autres exutoires à mes envies de rencontres, donc je me suis fait quelques sessions swipes.
La trentenaire Geek et Sexy a répondu, il y a un intérêt, mais je la sens sollicitée, casanière, et un peu sauvage. Bref un truc qui fait que je dois relancer la conversation au bout de quelques jours quand ça s'arrête d'un coup sans trop savoir pour quoi alors que c'était dynamique et qu'elle avait l'air de kiffer. Avenir incertain.

Une nana de 20 ans tout juste, swipée "par erreur": elle est jolie, mais cette fois là j'ai dérapé, je lis toujours le profil avant de swiper, elle me semble très jeune dans sa tête, elle est étrangère et très croyante (pas "croyante à la française") avec des aspects lourds, c'est clair qu'elle n'a pas lu ma présentation, sinon elle irait voir ailleurs. Elle a dû déraper aussi, je sais même pas si j'ai envie de lancer la conversation...

Sinon j'ai un trio de presque quarantenaires qui ont réagi à des messages, mais pas encore pu avoir une vraie conversation live, et le "mailing" sur ce site, ça marche très peu. Une seule m'intrigue, pour les autres j'essaie de faire jaillir un truc de la source, mais pour l'instant elle semble tarie.

Une autre trentenaire peut-être créative, dont j'aime bien la présentation, mais qui ne me plait pas vraiment dans certaines valeurs, et aussi physiquement. à voir ce que ça donne en vrai, juste pour faire connaissance.

Et une dernière, chinoise, tradeuse ou responsable d'investissements en tous cas, dans une grosse banque qui a des filiales ici, presque trop mannequin et stylée pour être honnête (j'ai vu au cours des années des dizaines de profils de chinoises ultra stylées -n'ayant pas un truc spécial pour les asiatiques, c'est parlant parce que ça veut dire qu'elles sont vraiment bien-, et toujours super niveau d'étude et dans des jobs à fric, ça sent vraiment le scam, mais ça peut aussi être un effet de population ou d'une politique). Mais qui s'exprime comme une personne réelle, avec des défauts, des points intéressants ou drôles. Pas trop le style de conversation que j'attends d'un bot ou d'un scam. à voir. Si je peux je la date "après 21h" dès que je reviens dans les lumières parisiennes. On verra si elle me garde dans son loft pour m'éviter des ennuis;)

Avoir eu certaines conversations m'a permis aussi de lâcher quelques mises au point, je me sens mieux, même si l'interlocutrice a été hermétique.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut Onmyoji,

Est ce que tu te régénères assez? J'ai ce souci aussi. Lorsque je ne consacre mon énergie qu'à des tâches matérielles, qui ne m’élèvent pas, ou obligatoires et franchement inintéressantes. La joie me manque, le fun existentiel. C'est peut être ton cas? Je me suis rappelé - récemment - de l'importance de prendre du plaisir, régulièrement, pour me maintenir à flot et ne pas me mécaniser. Parce que comme tous ceux qui aspirent à beaucoup, j'ai parfois tendance à négliger le peu, qui pourtant aide à tenir jusqu'au beaucoup, et parfois au delà.

Le contact social. L'injection sociale plutôt. J'ai besoin, alors qu'il se peut que cela me coûte ou me repousse sur le moment, de me réchauffer à la flamme de gens avec des vies pleines, des buts, de l'énergie. Comme un silex qui a besoin de se frotter à un autre pour s'embraser. Je crois comprendre que tes interactions du moment ne remplissent pas toutes tes attentes. C'est peut-être une piste à creuser? Moins, mais mieux?

Pour ce qui est de ce sentiment d'écrasement par la quantité d'efforts que représente, ou semble représenter une échéance, je connais aussi. Ce découragement avant même d'avoir commencé - alors que je "déboitais" quelques années en arrière, cette brûlure quand tu inities et que tu agis avec l'envie de tout planter dans l'instant...C'est pour moi lié au dépassement des limites dans le passé. Régénération encore.

Prends peut-être le temps, mets de côté, au moins provisoirement, tous tes objectifs, investis dans ton plaisir, ton repos et ta sérénité. Une fois que tu auras repris du poil de la bête, que tu t'en seras remis sous le pied, ca repartira. Sans mettre d'abord la barre trop haut, puis en accélérant. Ça m'a pris deux ans...Il y a deux ans, je n'en avais plus rien à foutre de rien, j'étais cramé, je me demandais si ça valait la peine de continuer à avancer, de faire l'effort. Pour qui, pour quoi, au final. J'en ai bavé, j'ai pris du recul, je me suis regardé et ça repart, doucement, mais ça repart.

C'est ce que je te souhaite. En ne t’inscrivant surtout que dans le périmètre des choses qui font sens pour toi. C'est je pense la clé pour un profil comme le tien, et comme le mien. Peut importe si ça semble te priver de ce que d'autres ont amassé. Serais tu aussi riche qu'eux, que tu serais moins heureux, car éloigné de ton centre. C'est parfois difficile à accepter, mais je préfère moins et mieux / valable pour moi que l'inverse. Et le plus dur, avec mon agilité et sans doute la tienne, est de résister à l'envie de relever le challenge uniquement par jeu, même en sachant qu'on irait sur des terrains étrangers. Et dans mon(ton?) cas, étranger signifie sans air et sans eau...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Intéressant le 23.10.20, 07h19 par Onmyoji
  • [+2] Intéressant le 24.10.20, 19h09 par Esope
"Franchis d'un pied ferme la limite de l'ombre, droit comme pour une parade, et souris, même, si tu y parviens"

- Celui qui veut le butin doit avoir une volonté ferme-

Merci. J'ai sans doute beaucoup de leçons à tirer de ça.
Pour le peu mais mieux, c'est aussi ma philosophie, mais je cherche le trèfle à quatre feuilles dans le champ. Et dans ma vision ça nécessite d'initier beaucoup de contacts, même si c'est ensuite pour faire vivre ce qui ne nécessite pas d'énergie pour avancer. Parfois aussi je dois être intuitif et investir un peu dans l'espoir d'un retour intéressant.

Pour le dépassement des limites c'est clairement ça. Et c'est aussi lié à l'éthique. Je suis content de respecter mon éthique mais ça me renvoie à des vieux démons et ça me frustre, parce que quand j'ai souffert dans ma vie, j'ai souvent eu le sentiment que c'était mon éthique qui créait le problème, ou l'accentuait, et que je finissais perdant par loyauté, ou autre valeur, pour pas être un salaud ou même limite (ex: si j'avais couché avec une de mes collègues, on serait peut-être ensemble, ou en tous cas j'aurais pas le regret de me sentir un sous-homme avec elle. Pourtant je sais que j'ai pas pris un risque qui clairement craint, mais d'un autre côté quand elle me raconte son passé, et ses soirées, je pense qu'elle a un total contrôle sur elle-même et qu'elle aurait pu m'arrêter si elle avait voulu (surtout que j'aurais pas fait ça juste au physique).
Parce que là je paie un peu par mes galères, donc je me sens pas mieux d'avoir eu une éthique. Et je suis pas plus proche de mon centre maintenant en faisant ce que je fais qu'en faisant ce qu'ils auraient fait. À l'exception du côté philanthrope de mon taf.
En conséquence je m'arrache plus puisque tant d'effort pour me niquer à la fin, ça m'use pour rien. Et j'ai plus assez de carburant pour alimenter la flamme.
Donc clairement mes objectifs pro là ils sont juste sur pérenniser et négocier proprement au vu de ma valeur ajoutée de travailleur obstiné (quand c'est pas pour moi) qui connaît des dossiers et fait le taf de deux, pour gratter plus en gardant la sécurité de l'emploi.
Pour le reste c'est de trouver un mécanisme externe de correction et de soutien (parce que je suis pas compétent. Mais je trouve pas ce qui me convient).
Et de vivoter sans pression, mais en mettant l'accent sur le positif et l'amélioration invisible, avec des micro efforts qui coûtent moins que de pas bouger.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Effectivement le 23.10.20, 09h33 par Focus
  • [+2] Intéressant le 24.10.20, 19h11 par Esope
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Je trouve ça aussi important ce mécanisme externe de soutien, la "vmc" de l'esprit.

Difficile de le trouver en effet..

Il y a une posture d'évitement qui marche, celle de se mettre au service des autres, d'un groupe, pour devenir dépositaire de ce groupe, peut-être le fais tu dans ton travail. Cela te permet de te sortir de toi, de t'effacer dans le processus. Ce faisant, tu oublies tes propres problèmes. Mais ce n'est qu'un pansement.

Je lisais récemment un article conseillant de consacrer le maximum de temps à sa joie, en occupant au maximum son temps avec ce qui nous nourrit, nous rend heureux. C'est peut-être ça la vocation.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] En plein dans le mille le 24.10.20, 05h11 par Onmyoji
"Franchis d'un pied ferme la limite de l'ombre, droit comme pour une parade, et souris, même, si tu y parviens"

- Celui qui veut le butin doit avoir une volonté ferme-

Hello,

Est-ce que tu te ressens digne et capable de donner envie à une femme de vivre une relation durable et de fonder une famille avec toi ?

Est-ce que tu visualises le fait qu'une femme ferait des éloges sur toi à ses amis ? Qui parlerait de toi comme d'un mec avec qui elle pourrait se poser ?

Concernant ton travail, que fais-tu ? Ou alors, si cela pose un problème de confidentialité de le révéler sur un forum, que font tes anciens camarades de promo qui ont pris "des voies médiocres humainement mais productrices de pognon" ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] ??? le 23.10.20, 12h09 par Focus
  • [+1] Constructif le 24.10.20, 05h11 par Onmyoji

Focus a écrit :
23.10.20
Je trouve ça aussi important ce mécanisme externe de soutien, la "vmc" de l'esprit.

Difficile de le trouver en effet..
En fait je pensais surtout à un professionnel, un psy, pour m'aider. Je trouve pas (déjà faut quelqu'un qui ait des horaires compatibles, puis le feeling et la compétence. Parce que jusqu'ici pour en avoir visité quelques-uns j'ai souvent eu l'impression qu'ils ciblaient en fonction de leurs projections...
Il y a une posture d'évitement qui marche, celle de se mettre au service des autres, d'un groupe, pour devenir dépositaire de ce groupe, peut-être le fais tu dans ton travail. Cela te permet de te sortir de toi, de t'effacer dans le processus. Ce faisant, tu oublies tes propres problèmes. Mais ce n'est qu'un pansement.
Et c'est ce que je fais à perpétuité. Je suis plus foutu de me motiver pour moi mais m'arracher parce que je le dois pas de soucis...
Je lisais récemment un article conseillant de consacrer le maximum de temps à sa joie, en occupant au maximum son temps avec ce qui nous nourrit, nous rend heureux. C'est peut-être ça la vocation.
Heureusement mon job me plaît. Mais même les trucs que je kiffe faire artistiquement, parce que je me sentais bon, je ne les pratique plus ou presque, et je ne me cultive plus à leur sujet. Le seul truc qui me reste c'est écrire, surtout quand je drague sur des sites d'ailleurs. Et que le feeling passe.
Axelos a écrit :
23.10.20
Hello,
Est-ce que tu te ressens digne et capable de donner envie à une femme de vivre une relation durable et de fonder une famille avec toi ?
Dignité ou pas l'expérience m'a montré que je suis pas forcément fait pour ça...
Et j'en parle un peu au dessus, je pense que je suis peut-être trop exigeant pour ce que j'ai à offrir (en termes d'envies et de possibilités).
Est-ce que tu visualises le fait qu'une femme ferait des éloges sur toi à ses amis ? Qui parlerait de toi comme d'un mec avec qui elle pourrait se poser ?
Alors les éloges ça m'arrive et m'est arrivé dans des situations inattendues. J'ai des amies intimes et ex qui ne sont jamais avares d'un compliment, et des flirts ou plans cul qui ont souvent un mot gratifiant. Parfois pour les flirts ça dure que jusqu'à la rencontre mais on va dire que ça m'arrive aussi dans le sens inverse, quand je ne suis pas emballé, on ne peut pas se défaire de l'attraction physique...
Même une nana avec qui je bosse et suis en deep fz me douche de compliments face à mon équipe.
Après effectivement, j'ai pas souvent entendu du "tu es tout ce que j'attends, je pourrais passer ma vie avec toi". Et c'était pas toujours des nanas venant de qui ça faisait plaisir, même si j'ai aussi eu un trio de nanas parmi mes plus belles histoires qui auraient voulu se marier avec moi ou poursuivre si l'on avait pu.
Concernant ton travail, que fais-tu ? Ou alors, si cela pose un problème de confidentialité de le révéler sur un forum, que font tes anciens camarades de promo qui ont pris "des voies médiocres humainement mais productrices de pognon" ?
Disons qu'à l'origine j'aurais pu être dans la recherche médicale pour sauver des gens, et que la plupart de mes condisciples sont devenus des marketeux cautions scientifiques de marques de merde qui ne font pas de science mais en mettent les mots sur leurs produits pour leur donner un air de légitimité. Ou des commerciaux de la même eau. Et ils n'ont pas de soucis.
J'étais clairement pas attiré par la tune parce que la recherche publique c'est pas ça, mais j'espérai quand même être assez bon pour vivre de mes découvertes parce que ça c'est assez valorisé même en France. Au final au fil des erreurs de parcours et de casting j'ai fait que des trucs utiles pour l'humanité, mais jamais directement de la recherche.

Je suis surtout manager pour formuler des besoins à des gars qui font ça à ma place (quand des fois je serais mieux à la leur). Je le fais bien et j'ai résolu de nombreuses fois des situations de blocage ou trouvé les bons mots pour en parler et vendre mes projets, dans mon job actuel je suis clairement une pièce importante. Mais je suis bloqué parce que je ne fais que peu de science (et donc baisse (ou doit bosser en supplément pour ne pas perdre et j'ai pas la force) en valeur marché et en compétence), parce que dans mon domaine c'est la merde avec la crise et que j'ai de toute façon eu ce job qu'au bagou et pas aux diplômes,
Et si j'ai été premier dans un concours de circonstances ça ne se reproduira pas tous les jours.
Donc je peux pas avoir plus de sécurité financière, et j'ai pas trop envie de quitter le navire parce que le job m'intéresse quand même (hormis le fait que j'ai grimpé trop vite dans une case un peu trop décentrée de ce que j'aurai voulu être la moitié de mon activité, et pas 20% comme donneur d'idées, et comme mec qui fait la suggestion magique quand tout est bloqué (parce que c'est pas moi qui en retire le mérite)) et que mon équipe directe est très bien (et ça va vaut cher).

Donc pour conclure sur la réponse à ta question de fond, non, j'ai pas l'impression d'être à la hauteur de ce que j'exige en terme de réalisation. Peut-être de valeurs et "richesse intérieure" mais je suis pas assez présomptueux pour penser que ma personnalité soit si spéciale. Et le mental c'est bien joli mais tout le monde peut être génial dans sa tête. Ce qui compte c'est le concret, le potentiel c'est du vent.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

En vous lisant Onmyoji et Focus, j'ai vraiment l'impression que je ne suis pas le seul à traverser ou à avoir traversé une espèce de crise existentielle, et je me retrouve pas mal dans vos posts.

Pour moi, c'est en partie mes valeurs et mes désirs qui ne sont pas toujours compatibles entre eux et qui ne cadrent pas aux attentes de la société, de mes pairs: l'argent, le statut, le prestige, la voiture rutilante et les fringues de marque... je m'en fous royalement. Je suis un espèce d'idéaliste, altruiste et je suis exigeant, plus avec moi-même qu'avec les autres.
Je donne de ma personne pour faire le bien autour de moi, mais je dois bien admettre que cette quête est assez vaine, et son impact quasi-nul.

Bref, toujours les questions du bonheur et du sens de la vie qui reviennent de temps à autres ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bienvenue ! le 24.10.20, 23h59 par Onmyoji

Dignité ou pas l'expérience m'a montré que je suis pas forcément fait pour ça...
Et j'en parle un peu au dessus, je pense que je suis peut-être trop exigeant pour ce que j'ai à offrir (en termes d'envies et de possibilités).
Oui mais tu sembles également avoir envie de fonder une famille et d'avoir un enfant.

Or, si tu n'est pas convaincu qu'une femme puisse trouver en toi des qualités qui lui donnent envie de se projeter avec toi, comment cela pourrait-il se produire ?
même si j'ai aussi eu un trio de nanas parmi mes plus belles histoires qui auraient voulu se marier avec moi ou poursuivre si l'on avait pu.
Et elles, quelles qualités trouvaient-elles chez toi ? Qu'est-ce que qui faisait qu'elles se projetaient à très long terme avec toi ?

Par rapport à ton boulot, tu as fait le choix de l'éthique. Cela peut être attirant pour une femme qui cherche un homme avec qui faire des enfants, le côté "lui il a des valeurs qu'il pourra transmettre". Qu'en penses-tu ?

Faire des choix éthiques, ou favorisant l'intérêt pour son travail ou la qualité de vie, suppose souvent de renoncer à des envoyées salariales. Mais cela n'empêche pas de gagner un revenu honorable et d'avoir une sécurité financière.

La sécurité financière, ce n'est pas qu'un CDI avec un gros salaire. C'est aussi notre employabilité ou notre manière de gérer nos revenus.

Il faut que ce que tu as en toi sorte, en tous cas commence à sortir. Peu importe si ça ne te semble pas abouti dans un premier temps. Donne ce que tu as, ne le garde pas à l’intérieur...

Cela ne fera qu’alimenter ce sentiment de dépréciation ou te frustrer. C’est ce que je fais de mon côté, déçu au départ de ma production mais de plus en plus fier de tenir la distance et même de la qualité de mon travail au bout du compte.

Je lis un bouquin qui s’appelle l’obstacle et le chemin (une resucée des préceptes stoïciens sauce dev perso) mais foutrement bon! Je le conseille pour relativiser tout ce merdier ambiant et jusqu’à notre propre foutoir.
"Franchis d'un pied ferme la limite de l'ombre, droit comme pour une parade, et souris, même, si tu y parviens"

- Celui qui veut le butin doit avoir une volonté ferme-

Esope a écrit :
24.10.20
En vous lisant Onmyoji et Focus, j'ai vraiment l'impression que je ne suis pas le seul à traverser ou à avoir traversé une espèce de crise existentielle, et je me retrouve pas mal dans vos posts.
J'ai toujours voulu faire plus, mais l'insatisfaction d'échouer et de ne pas être à la hauteur de mes attentes est sans doute devenue pire que de ne rien faire...
Pour moi, c'est en partie mes valeurs et mes désirs qui ne sont pas toujours compatibles entre eux et qui ne cadrent pas aux attentes de la société, de mes pairs: l'argent, le statut, le prestige, la voiture rutilante et les fringues de marque... je m'en fous royalement. Je suis un espèce d'idéaliste, altruiste et je suis exigeant, plus avec moi-même qu'avec les autres.
Je donne de ma personne pour faire le bien autour de moi, mais je dois bien admettre que cette quête est assez vaine, et son impact quasi-nul.

Bref, toujours les questions du bonheur et du sens de la vie qui reviennent de temps à autres ;)
Le sens doit être celui que tu veux qu'il soit. Il n'y en a pas d'autre, parce que pour l'individu, la vie n'a pas de sens, si ce n'est celui qu'il veut ou peut lui donner. Déjà que globalement, ce n'est pas sensé, alors si on prend chaque vie, c'est à toi de voir.
Pour les contradictions, apprends à les arranger entre elles. Ou à passer sur le fait qu'elles existent.
On peut avoir des idéaux et des envies incompatibles, sans pour autant être un traitre à son idéal.
Tant que ce n'est pas de la faiblesse, c'est ce qu'il y a de mieux à faire.
L'impact de tes actions est peut-être nul, mais ce qui compte c'est que l'impact sur toi n'est pas nul.
"Le mal triomphe quand les hommes de bien renoncent". Si on se dit que "ça sert à rien", on ne fait plus rien.
Axelos a écrit :
25.10.20
Oui mais tu sembles également avoir envie de fonder une famille et d'avoir un enfant.
Or, si tu n'est pas convaincu qu'une femme puisse trouver en toi des qualités qui lui donnent envie de se projeter avec toi, comment cela pourrait-il se produire ?
En fait je sais que je peux faire illusion, c'est bien le problème.
Qu'elles soient convaincues ou pas, je pense que dans la longueur, même si j'ai de nombreuses facettes,
celles qui sont "autistes", solitaires, sont majoritaires et prépondérantes.
J'adore aller à la rencontre des gens, faire des choses avec.
Mais je n'en ai plus l'envie, plus l'envie de me renouveller, de faire l'effort.
Je saisis ce que me porte le courant.
Mais je ne prendrai pas ma barque pour aller jusqu'à la mer.
Et elles, quelles qualités trouvaient-elles chez toi ? Qu'est-ce que qui faisait qu'elles se projetaient à très long terme avec toi ?
Je pense qu'elles me trouvaient les qualités de leurs manques, de leurs épreuves.
J'étais le flambeau dans la nuit de leurs nuits de défaite, de problèmes, de pleurs.
Elles me trouvaient libre (la bonne blague), spirituel, intellectuel, sensuel, etc.
Mais dans la longueur, soit c'était pour moi que ça n'allait pas (parce qu'en fait, la nana vivait dans un couple avec sa projection de moi, ou alors je n'avais pas de sentiments pour elle alors qu'elle était dingue de moi, et ça je pouvais pas, être avec quelqu'un qui m'idéalise alors que je suis trop lucide sur moi et ai trop conscience de mes limites et de mes échecs, de ma place trop circonscrites aux abysses), soit c'était pour elles (quand la projection a laissé de manière trop évidente place à la réalité, ou quand la réalité a rappelé à la fille les obstacles entre nous, et parce que passée la passion, je manque de l'impulsion pour ne pas me laisser aller à mes tendances d'ours).
En vrai, même si j'ai une vie intellectuelle intense, je me contente de très peu, je m'occupe facilement, je n'ai pas besoin de nouveauté, je la fabrique...
Mais pour une vie de couple, ça ne va pas. Il faut de la découverte, de la nouveauté, un effort d'ouverture au monde (alors que le monde et son déclin me font chier)...
Par rapport à ton boulot, tu as fait le choix de l'éthique. Cela peut être attirant pour une femme qui cherche un homme avec qui faire des enfants, le côté "lui il a des valeurs qu'il pourra transmettre". Qu'en penses-tu ?
Certes. Mais la tune, ça reste un facteur, dans tous les cas. Je connais pas de meuf qui soit contente de subir cette éthique, même quand elle est d'accord avec toi. La contradiction est naturelle, et je n'en veux pas à celles qui se sont barrées parce que l'ascétisme et les contraintes, ça vend pas du rêve.
Et pour un gosse c'est pareil, quand tu peux pas lui offrir ce dont il rêve, et qu'il est obligé de faire une croix sur ses rêves d'enfant, quel père tu es? Même si tu l'aimes...
C'est de la merde, c'est pas un cadeau à faire à un gosse. Comme d'ailleurs ce futur.
à vrai dire, même si je me dis qu'il faut continuer à lutter pour ne pas laisser le monde devenir le repère des médiocres, en fait, à mon échelle, je sais que c'est mort. Et faire porter ce poids à ton enfant, c'est pas quelque chose de bien, il devrait pas hériter de ça. C'est le destiner à une vie de malheurs. Même si on lui offre des valeurs, on en fera un pariat, un malheureux, insatisfait. Car on ne peut tenir de telles positions dans ce monde.
Faire des choix éthiques, ou favorisant l'intérêt pour son travail ou la qualité de vie, suppose souvent de renoncer à des envoyées salariales. Mais cela n'empêche pas de gagner un revenu honorable et d'avoir une sécurité financière.
La sécurité financière, ce n'est pas qu'un CDI avec un gros salaire. C'est aussi notre employabilité ou notre manière de gérer nos revenus.
Certes, mais ce n'est pas toujours possible. Même sans faire d'erreur. Quand je parle plus haut d'ascétisme, en réalité on en est pas loin.
Focus a écrit :
26.10.20
Il faut que ce que tu as en toi sorte, en tous cas commence à sortir. Peu importe si ça ne te semble pas abouti dans un premier temps. Donne ce que tu as, ne le garde pas à l’intérieur...
Le premier temps est depuis longtemps passé. Mon problème, c'est de viser des pics mais n'être qu'à un plateau...
Cela ne fera qu’alimenter ce sentiment de dépréciation ou te frustrer. C’est ce que je fais de mon côté, déçu au départ de ma production mais de plus en plus fier de tenir la distance et même de la qualité de mon travail au bout du compte.
Je me satisfais de quelques traits d'esprit, mais ça me rend encore plus amer de ne pas réussir à élever réellement le niveau.

Je lis un bouquin qui s’appelle l’obstacle et le chemin (une resucée des préceptes stoïciens sauce dev perso) mais foutrement bon! Je le conseille pour relativiser tout ce merdier ambiant et jusqu’à notre propre foutoir.
Merci.
Je note.

Armistice
Finalement, ne rien faire c'est sûrement le meilleur moyen que j'ai trouvé de ne pas me faire la guerre.
Mais je me sens merdique d'avoir renoncé, donc au final il n'y a jamais une bonne solution.
Alors j'ai accepté d'être insatisfait comme issue, maintenant je fais les choses quand l'envie ou l'obligation se pointent, mais je ne les cherche pas.

Black Coffee
Ma nouvelle application m'a balancé une douzaine de contacts, des filles en majorité jolies et qui laissaient présager d'avoir une personnalité au moins sympathique, mais finalement je n'ai récupéré qu'un numéro, la situation de conversations en suspens n'a pas évolué. Soit j'ai perdu l'inspiration, soit elles étaient ailleurs.
De l'autre côté, j'ai eu quelques contacts spontanés, mais essentiellement des femmes que d'emblée, je peux pas envisager, pour des raisons physiques ou idéologiques.
C'est donc clair que je vais être plus tranchant dans mon texte, j'attire trop de nanas qui ne sont pas telles que celles qui m'attirent. Sans doute parce que ce que j'ai à offrir ne leur correspond pas ou plus.

Sinon, j'ai discuté avec une inconnue sur facebook. Elle avait fait deux posts que je trouvais bien en réponse à un abruti, je l'avais remerciée au détour d'une réponse, le gars est revenu en étant agressif, et comme je l'ai calmé elle m'a écrit pour me remercier à son tour.
Je comptais lui écrire pour sympathiser car elle était de toute évidence intelligente et ça me fait du bien de parler avec des gens qui ont des horizons pas limités au bout de leur nez,
et j'ai découvert avec surprise qu'elle m'avait écrit.
S'en est suivi une conversation assez drôle. Bien sûr, ça ne mènera nulle part (elle est dans une ville éloignée et apparemment elle y est bien, et on doit pas être dans la même phase de nos vies), mais ça m'a fait du bien, aussi éphémère que cela soit.

Black Books
Je continue à cocher les cases de ma todo list "d'améliorations", de choses à faire pour me donner l'impulsion et changer mon chemin.
Le sport est toujours mon ami, depuis quelques temps j'écoute des trucs qui me donnent envie de retourner me frapper, m'affuter dans le sang et la douleur.
Je joue avec des choses et plus que m'insupporter de ne rien aboutir, je commence à avoir la fierté de ne pas avoir envie d'être une merde qui remonte et me pousse. ça ne durera pas, mais dans l'intervalle, ça me fait un peu avancer, ça me force à faire bouger les lignes.
Je lis, aussi, pour me redonner le panache que j'ai oublié.
Sinon je vous rassure, je m'éclate bien quand même en dépit du confinement. Mais j'ai soif de plus.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut Onmyoji,

La soif de plus...Tout es là. Soit y aller, soit se replonger dans le quotidien, le prosaïque en l’investissant de cette dimension transcendentale. Choix difficile, à défaut de pouvoir réunir les deux, visée supérieure et hédonisme facile.
"Franchis d'un pied ferme la limite de l'ombre, droit comme pour une parade, et souris, même, si tu y parviens"

- Celui qui veut le butin doit avoir une volonté ferme-

Guedin
Expliquons sans phrasé les spirales que j'ai dans la tête [...] j'ai une haine de psychopathe d'être si commun...

Ça fait un moment que je n'ai pas écrit ici parce que j'aurais rabâché les mêmes choses.
J'ai fini l'année comme je l'ai commencée, avec un sens aigu du lieu commun.
Je n'ai pas pris de résolution, comme tous les gens qui se pensent différents. Ou qui sont apathiques. Mais j'ai fait quelques projets, notamment celui de pour une fois, je pas laisser stagner quelque chose dont je suis fier. Et d'utiliser toutes mes émotions négatives pour me pousser, puisque même si je déteste cette perspective, c'est encore ce qui marche le mieux pour moi.

Je ne reviens pas sur la liste de blanchisserie de mes derniers contacts, ils en sont restés à ce niveau. Par flemme, désintérêt, soupcon d'orgueil, et absence de la négativité et du nihilisme qui me feraient aller vers quelqu'un pour m'en servir, même si elle aurait ce qu'elle veut au passage, prise dans l'illusion d'une relation.
J'ai d'ailleurs rapidement désinvesti cette seconde appli chiante, et peu intéressante, à peu près aussi vite que l'idée saugrenue que tant qu'à recevoir des propositions malheureuses, je devrais quand même en tirer parti. Mais me taper des dates de merde pour me faire inviter dans des endroits cools ou atypiques et me donner l'envie de sortir de ma retraite, au final il y a moins de bénéfices que de désagréments.
Et puis je me sentirai trop comme une putain à faire ça et j'ai trop de fierté pour accepter ça de moi-même.

Pourquoi je viens écrire si je suis de cette humeur que je ne souhaitais plus retransmettre ici?
Parce que globalement ça va, et si aujourd'hui Morphée a encore décidé de me faire faux bond, c'est pour d'autres raisons, car des choses que j'ai décrites plus haut, je tire mon parti et je ne suis pas mécontent puisque finalement, je me suis tenu à mon éthique sans même essayer, mon naturel reste trop fort pour lutter, dans le pire comme le meilleur.

Juste que j'ai fait une rencontre.

In the mood for love / The ring
Je passe sur la designer japonaise qui ressemble comme deux gouttes d'eau à mon ex (j'avais pas vu avant car elle avait le masque sur son profil), qui est 10 ans plus jeune mais pourrait en être un copié collé. Elle a envie de me rencontrer quand elle reviendra en Février si elle peut avec le confinement.
Elle a quelque chose de touchant, elle est sexy, etc, mais j'ai peur de ne pas l'apprécier pour elle-même. Ou de la détester pour une autre. Merde, les deux premières syllabes de son nom sont les mêmes que l'autre...

Bons baisers de Russie
Non, La Rencontre, c'est Mina. La parfaite russe. Parfaite tout court. Qui m'écrit, à moi.
Sait jouer de son violon comme de ses mots. Je l'avais likée au milieu d'un océan de swipe à gauche, bonne pioche. Je n'écris pas, par lassitude. Même âge, même inclinaisons mentales, elle me dit de suite "merci pour cette lecture rafraîchissante, j'ai ri, et je voulais te le dire même si nous ne serions pas compatibles".
Teasing over 9000. Je le sais, elle sait que je sais. En deux salves, coups de semonce, elle me donne son numéro. Nous nous appelons dans la foulée. 6h.
Elle est tout ce que j'aime et je ne suis pas à la hauteur. Mais elle m'admire à cause de mon attitude tranchante, sans compromis. Pourtant, je sais qu'elle me teste, m'allume, cherche à voir si je suis l'Homme, car elle en a marre des fragiles féministes (en la paraphrasant à peine). Et dans son regard je peux l'être, car je peux toujours la prendre à contre-pied. Mais elle est à des années lumières de moi. Elle parle cinq langues et deux dialectes couramment, a une culture qui m'apprend des choses à chaque détour, et ça m'arrive une fois tous les dix ans de rencontrer quelqu'un de ce style. Je jongle pourtant, la mets en défaut, la maintiens en alerte. Mais je n'aime pas mon manque d'honnêteté. J'ai envie de détruire ce mirage car je sais que si pour l'instant je ne l'aime pas (elle a quelques défauts dans sa perfection, c'est qu'elle pousse presque trop loin les curseurs. Elle sait parler et a confiance en elle et est assertive, mais elle m'a placé une ou deux pointes de sentiments de supériorité sortis de nulle part (J'admets sa culture mais elle a jugé son talent sur certaines choses supérieur au mien, sans même avoir de quoi juger, et était convaincu de cette évidence selon elle. Puis quand je lui ai fait remarquer, elle m'a dit de ne pas me comparer à une femme. Ok. J'ai beau être convaincu qu'on est différents, dans la pensée ça ne me paraît pas être une preuve de faiblesse de se mesurer à tout le monde. Et elle n'admet pas quand elle a tort, un peu comme moi mais sans objectivité, et là ça craint. ). Elle n'a pas peur de montrer qu'elle est sollicitée en permanence, et malgré sa profonde croyance (un problème pour moi en soi, surtout quand elle considère la religion comme égale à la science), elle n'est pas à l'abri des incartades de ce que j'ai lu (parce qu'en gros ce serait à moi de la soumettre ou de l'impressionner assez pour qu'elle n'ait pas envie d'aller ailleurs). Comme elle croit que je suis un Don Juan, je sais bien où ça mène.
Puis comme elle connaît sa valeur, et une culture des belles choses, elle a les attentes matérielles en accord. Et à moins que le BTC atteigne 3 milliards (par coin), j'aurai du mal à suivre. J'aurai du mal à assurer derrière ses ex qui étaient tous de vrais hommes accomplis, prestigieux. Et d'habitude je ne me compare pas aux autres, mais en fait j'ai du mal à voir ce qu'elle me trouve, pourquoi elle me trouve beau, "magnifique", "génial". À part pour l'opération séduction*.
J'aime aussi profondément échanger avec elle, il y a cinq ou six niveaux de lecture à ses messages et tout autant de réactions à y apporter. Elle m'inspire même si elle se refuse à être une muse...
Mais souvent je dis un truc pour illustrer un point de vue et elle est à fleur de peau. Elle a failli pleurer deux fois dans notre première conversation, et s'est vexée autant. Ça fait beaucoup. Ça me rappelle beaucoup mon ex et c'est un red flag (Adéquatement? plus à-propos, mais je la garde quand même cette mauvaise vanne).
D'un côté elle veut qu'on soit amis parce qu'elle cherche un mari et un géniteur (elle veut un enfant, c'est l'âge selon elle. Elle n'a pas besoin de papiers- c'est pas mon cliché et c'est elle qui a démystifié la chose immédiatement- donc je la crois sans problèmes) et sait que je ne suis pas dans cette inflexion (un peu pour les mêmes raisons qu'au dessus, je ne me sens pas d'amener un gosse dans ce monde avec mes limitations. Et surtout pas dans un délai aussi court). Et elle veut s'établir ailleurs alors que je veux rester ici.
De l'autre elle a envie de moi, me tease sexuellement de manière ouverte, rajoute de la distance entre nous, bref une masterclass de push pull selon l'école russe, qui est aussi forte dans la discipline qu'aux échecs.
Je vois bien où ça mène mais j'aimerai éviter parce qu'elle serait déçue et ce serait une union et une famille qui en pâtiraient.
Donc j'hésite même à la rencontrer pour le plaisir, car un "accident" est si vite arrivé.
Après, même si sa connaissance aiguë de la psychologie (elle est psy) et sa connaissance des hommes l'aident à me cerner et à tirer les fils pour me faire réagir, il a peut-être une part de sincérité là-dedans. Mais sans doute pas à ces degrés.
De mon côté, malgré les défauts, j'avoue que je retiens en majorité sa bonne personnalité (même si sans religion, sans mauvaise foi et sans besoin de me tester en permanence, ce serait la femme parfaite). Effectivement je pourrais en faire mon amie. Mais je n'aurais que de nombreux regrets pour ces revers de fortune.
Pour une fois qu'on ne m'aborde pas avec une question débile ou que je n'attire pas une "j'aime les voyages, les terrasses et faire la fête avec mes ami.e.s", ce n'en est que plus décevant. En fait je pense qu'elle me douche de compliments parce qu'elle me trouve des intérêts (et elle se trompe), mais que c'est ça qui la pousse à vouloir m'utiliser. Et j'aimerais briser cette image pour voir où ça peut aller vraiment une fois le mirage perdu.
Je sais que ça tuera probablement la chose car aucune femme ne nous pardonne de perdre son respect mais voilà...
Je préfère ça à une adulation réelle ou feinte, pour de mauvaises raisons.

Madrugada
Du côté d'une autre frontière, quelques échanges avec Gabriella à son initiative. D'abord pour m'inviter (encore) dans son fief quand nous serons libres (j'accepte, comme d'habitude), puis pour me raconter aussi une rencontre qui date de quelques temps et qui s'est concrétisée. En me sortant négligemment "il a mon âge, on est au même point, il a sa boîte...". Alors qu'elle me demande toujours son âge comme pour se corriger et vérifier qu'il est trop haut, qu'elle me parle de bouger de Paris, et qu'elle s'étonne que je ne sois qu'employé.
Je me fais toujours des idées mais là il y a une accumulation de clichés.
Soit. Que me réserve la suite? De la revoir en janvier.

American Psycho
Ça m'a au moins donné la motivation d'évoluer.
Mon service au boulot est sur la sellette, soit faire des résultats significativement plus hauts et inatteignables avec les moyens qu'on nous donne. Ce qui signifie être viré à plus ou moins brève échéance, un ou deux ans. Est-ce que je vais attendre?
Non.
Qu'est-ce que je vais faire? Aucune idée. Peut-être bien m'éloigner de Paris. Ou pas, puisque dans ma branche c'est le seul endroit où je trouverai le salaire que je souhaite.
Ça m'a donné envie de me perfectionner aussi, de rattraper tout ce que j'ai perdu ou laissé passer par apathie.
Pour plein de mauvaises raisons, mais qu'il en soit ainsi.
Cela dit, encore une femme ou deux que j'estime, et qui pour une raison ou pour une autre, ne sont soit pas souhaitable, soit finalement sur un autre chemin. Pour ce problème là je ne crois pas qu'il y ait de solution, le temps ne faisant qu'aggraver mon décalage avec les femmes de cette classe.
Je vais devoir revoir mes exigences à la baisse.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Ces meufs elles sont à Paris ou elles te contactent depuis leur Japon / Russie natale ?
Avec la russe, vu que tu n'as apparemment rien à perdre, tu pourrais faire cette expérience de ne pas jouer un personnage et d'être toi-même ?
Là j'ai l'impression que tu joues son jeu et tu es ce qu'elle veut que tu sois... Soit elle est vraiment intéressée par qui tu es réellement (et vous êtes vraiment compatible), soit ça se cassera forcément la gueule à plus ou moins court terme, non ?

La japonaise était en France mais a dû repartir (elle m'avait contactée avant).
La russe est née en France, c'est pas une motivation territoriale.
Pour le fait que je joue le jeu, c'est le jeu que je joue d'habitude, mais là je me sens surclassé.
Après elle sait très bien qui je suis sur un certain nombre d'aspects incompatibles entre nous et je ne tais pas mes opinions. Juste que côté séduction, et pas connaissance, sa culture me dépasse de loin, elle a une vie plus intéressante, des ex plus intéressants, des aspirations plus grandes.
Alors dans le dialogue, je me laisse pas dépasser, parce que j'ai en intelligence et en gouaille ce qu'il me manque en lettres. Je sais lui poser les bonnes questions et retourner ses perspectives.
Mais pour vivre avec c'est pas seulement une question de volonté. Ne serait-ce que le pied sur lequel elle vit, ses activités etc. Ça c'est pas encore un point qu'on a discuté, parce que ça s'y prête pas, mais des fois elle me lâche des infos et je vois que je suis pas dans la même cour.
Et dans tous les cas, son côté un peu anti social (pas psychologiquement, politiquement, et je dis ça en étant pas fanatique de tout ça), son côté religieux, et un peu instable psychologiquement (ironie),
Ça me casse le truc.
Et je comprends pas sachant qu'elle connaît nos divergences (notamment dans les plans de vie), qu'elle me sorte le grand jeu comme ça et me tease à fond
(Et là j'ai même pas commencé, qu'elle en est déjà à l'érotisme dans les messages)...
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Sympa ton journal, je me retrouve aussi dans quelques problématiques.

Je te pose quelques questions, dis moi si je me trompe :
Tu n'aimes pas vraiment l'image du mec plus vieux avec une fille plus jeune qui n'aurait pas encore la tête remplie de bêtises?
Tu ne te sens pas à l'aise avec une femme que tu considères out of your league?

As tu une idée de ce à quoi tu dis oui?

Sinon, et là c'est juste une remarque : Il ne faut pas oublier qu'au delà d'un pouvoir totalitaire et d'une tradition bigote ou hypocrite, ou ignorante, la religion a aussi été source de réflexions très poussées, profondes, et inaccessibles avec le simple "procédé rationnel". La france anti-cléricale nous l'a fait oublié.
Quand Pascal disait que "le coeur a ses raisons que la raison ignore", ça ne veut pas dire que le coeur fait n'importe quoi, mais qu'au contraire, que le coeur peut savoir ou comprendre là ou la raison limite. Donc selon lui, être rationnel, faire un bon usage de la raison, c'est accepter cela, et donc croire.
Il y a ce que l'on peut déduire ou prouver, et il y a tout un autre champ au-delà, accessible, mais non prouvable, qui peut être une source de force ou de génie.
Donc pas seulement Pascal, mais aussi Max Planck, Einstein, Tesla, Darwin, Hubert Reeves sont religieux, ou encore Corneille, Racine, Rousseau Voltaire, et puis Mohamed Ali, Connor Macgregor, Khabib Numegomedov. :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien vu le 04.04.21, 21h00 par Allandrightnow
  • [+1] Intéressant le 06.04.21, 00h53 par Onmyoji

Merci.

Pour répondre à tes questions et tes remarques (il faudra que tu me dises ce qui en particulier, t'as évoqué ces questions):
Je n'ai aucun problème avec l'image que je peux donner en raison de mes choix, tant que je pense que je les fais pour les bonnes raisons.
De ce point de vue, je n'ai aucun problème à m'intéresser à des femmes plus jeunes, si elles me plaisent.
J'ai plus de problème par contre à me laisser aller à de la facilité, à draguer des femmes plus jeunes et effectivement un peu creuses, qu'il est facile d'intéresser, d'époustoufler, en les "remplissant" de mon univers, car elles n'ont aucun autre référentiel.
Toutes les jeunes filles ne sont pas aussi "faciles", j'en ai conscience, et j'ai aussi pour philosophie qu'on ne gagne aucun point dans la vie à se mettre pour rien des difficultés. Mais j'ai un certain nombre de besoins et de valeurs, et le fait de ne pas céder à la facilité, de ne pas m'abaisser à certaines médiocrités, en font partie.
J'avoue aussi que j'ai toujours du mal à recevoir des compliments ou des gratifications de manières que je trouve imméritées ou de personnes déplaisantes ou qui ne m'inspirent rien.
Ainsi, ces derniers jours, j'ai eu l'occasion de croiser quelques jeunes filles dans mon voisinage et pour je ne sais quelles raisons, sans doute le confinement qui leur tape sur le système, j'ai eu droit à force sourires ou œillades assez joueuses de certaines, et la perspective d'être vu comme un potentiel casse-croûte par certaines d'entre elles ne me transportait pas plus que cela, parce qu'il n'y a rien dans mon aspect en général, et encore moins actuel, ne devrait évoquer cela si elles n'étaient pas gravement en manque du fait d'une vie sociale à l'arrêt.

Quant à mon ressenti avec une femme que je considères hors de ma ligue, cela relève des mêmes raisons, je me dis que je ne le "mérite pas", que je n'ai rien qui puisse générer ce genre d'attentions, d'émotions. Je me sens comme un imposteur. Et je n'aime pas cela.
Je n'aime pas qu'on m'idéalise, par le passé cela a toujours mal tourné.

Ce à quoi je dis oui?
Une femme intelligente, mignonne, sensuelle, avec qui j'aurais dans les grandes lignes une bonne complicité et des envies similaires en termes de feuille de route, des opinions/valeurs qui soient compatibles, si ce n'est identiques (parce que ce n'est pas ce que je veux, j'aime la différence, mais la compatibilité, en terme de fonctionnement de couple, est essentielle. Et si j'aime beaucoup la plupart des profils littéraires, la plupart d'entre elles n'ont aucune capacité à être aussi logique, à accepter la raison comme guide, et ça, c'est un problème pour moi).

Concernant l'anti-cléricalisme, la philosophie, la religion:
je ne nie pas l'apport de la religion dans certaines réflexions, mais si l'on considère les problèmes qu'elle cause, qu'elle a causé, son inutilité actuelle et la conformation d'esprit qu'elle engendre, et qui est un boulet dans notre société, ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de trouver chez quelqu'un avec qui je partage ma vie, surtout quand la dévotion est marquée et entrave les choix, le raisonnement.
C'est comme une femme qui croit dur comme fer aux horoscopes (ou sa version "moderne" pour pseudoscientifiques, le MBTI), même si elle pense que ça nous rend parfaitement compatibles et qu'elle sera totalement dévouée pour cette raison, c'est un repoussoir.

Il est de nombreux philosophes athées et pas des moindres. Quant à ton interprétation de Pascal, je dirais que "la raison ne limite pas le cœur" mais qu'elle n'a pas nécessairement accès aux sources des impulsions du cœur. Qui ne fait pas forcément mieux, donc, simplement d'autres référentiels.
Après, oui, on peut faire du name dropping de gens illustres, mais combien d'Einstein, Planck, Reeves, pour tous les dévots, bigots, fanatiques, ou simplement perdus de la religion comprimés entre leurs envies et leur foi?
Quant à Tesla, il était singulièrement barré et avait imaginé plusieurs armes de destruction massive avant l'heure, je ne crois pas qu'il s'agisse d'un bon exemple. Et si j'aime ces auteurs, ou sportifs, leurs œuvres ou leurs performances ne rendent pas pour autant valables leurs approches personnelles.
Ali, Mc Gregor ne sont pas particulièrement des exemples, même si aujourd'hui on aime bien considérer des personnages comme Ali seulement au travers de facettes uniques qu'on porte aux nues en fonction des besoins politiques actuels. Pour moi, il n'aurait pas été moins bon en étant Cassius Clay, il a eu une pertinence politique en son temps, mais pour autant, ça n'en fait pas un penseur ou un mentor à suivre.

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Many little pieces
J'en profite pour revenir sur la fin des deux dernières histoires que j'ai narrées ici.
La Japonaise a fini par me ghoster, probablement par perte d'intérêt et car elle ne pouvait revenir ici, étant bloquée dans son pays.

Quand à Mina, elle a très rapidement montré des facettes plus que désagréables.
Bien sûr, j'avais toujours un intérêt certain pour elle, mais elle s'est rapidement mue en drama queen, insistant sur des reproches liés à mon attitude ne voulant pas s'impliquer trop rapidement, ne pouvant être trop disponible (je bossais comme un fou en phase confinement, elle était en arrêt, désœuvrée, prise dans sa dépression). Elle commençait à me jouer la partition du passé difficile, tout en alternant avec ses comparaisons à ses ex.
Si elle m'admirait toujours je ne sais pour quoi, elle commençait aussi à avoir des phases où elle me dénigrait quand je montrais des signes de désaccord avec certaines de ses opinions, ou de la colère et de l'aigreur, à me reprocher d'être un connard ou un enfant (car je ne voulais pas m'engager avec elle après quelques heures de discussions).
Elle finit par me harceler de messages dès que je ne répondais pas à une injonction matinale, en mode mi-désespérée, mi-en colère blessé/faux adieux.
J'ai fini par couper court, m'expliquant sans m'excuser (de quoi, d'abord?), ce qui poussa sa furie à son paroxysme et l'engagea à me bloquer.
Je suis déçu, évidemment, mais je pense que j'ai aussi évité une situation très désagréable.

Malgré une absence presque totale d'implication dans mon profil récemment, J'ai eu des rafales de matchs, mais des conversations creuses, ou pas de conversations (je me demande pourquoi elles me matchent, si c'est pour ne pas écrire -quand elles ne m'intéressent finalement pas plus que ça, si je découvre des éléments qui n'étaient pas à l'origine sur leur profil, pour que j'écrive moi-même ou que je fasse un effort d'imagination, même si j'assure le minimum syndical et que ça doit dépasser le "salut, ça va" de quelques kilomètres de hauteur).
Donc, je n'ai eu qu'un ONS, avec une fille qui m'avait annoncé la couleur. C'était assez dommage, mais elle devait repartir vers sa vie d'étudiante à l'étranger, et voulait garder un "souvenir français". J'ignore bien pourquoi elle n'avait pas pu en trouver un autre normalement, mais j'ai arrêté de chercher des raisons aux gens, je vois ce que j'en tire, tant qu'il n'y a pas de problème de fond.
Mon précédent plan cul a montré des signes d'intérêts renouvelés, mais nous n'étions pas dans la même région quand elle a eu ces réminiscences.
à voir ce que cela donnera.

Je vais essayer de refaire mon profil, pour quelque chose de plus simple, car je me rends compte que mon "filtrage" ne porte pas plus ses fruits, et que je dois "tester sur pièce".


Lebanese Blonde
G. m'a renouvelé ses invitations, mettant en avant d'autres bons côtés à aller chez elle; et je suis de plus en plus proche d'y céder.
Je ne veux pas risquer des complications professionnelles, ou romantiques, mais je sais que ce sont plus les secondes que les premières qui sont un risque.
Elle m'aime bien mais ne veut à mon avis qu'une relation de plaisir avec moi, car elle a quelques déconvenues avec ses rencontres elle aussi, mais si elle cherche du sérieux, elle garde un côté très libre, et ne veut pas se sentir enchainée. C'est plus de mon côté, avec mes sentiments pour elle, elle qui m'a touché il y a si longtemps déjà, quand j'étais au fond du trou et que je faisais bien des efforts pour ne pas le montrer. C'est un jeu dangereux, mais j'aurai des regrets si je ne cède pas à l'invitation, pour voir ce qu'il arrive.


Dark Necessities
On m'a demandé dernièrement si je n'étais pas difficile?
Peut-être, par rapport à ce que j'ai à donner.
Mais j'avoue ne pas avoir eu l'impression dernièrement de pouvoir l'être, car au final, je n'ai fait aucune rencontre qui me mette en défaut, qui me touche, et que je rejetterais pour de mauvaises raisons.
Je connais ma valeur, j'ai décidé de faire pas mal de choses pour évoluer et c'est un travail que je mène depuis pas mal de temps, même si mes efforts ont été inconstants, et entravés par quelques éléments indépendants de ma volonté.
Donc je ne surestime pas les femmes que je pourrais intéresser.
J'essaie aussi de ne pas vivre dans le passé, entre bien et mal, car j'ai eu aussi bien des relations très enrichissantes, que destructrices, et je ne veux réagir ni en fonction des unes, ni en fonction des autres.
Je pense que mon insatisfaction par rapport à une éventuelle relation, serait en premier celle que j'aurais par rapport à moi-même, j'essaie donc de les résoudre, avant de pouvoir réellement m'ouvrir. Mais je sais aussi que je veux éviter certaines erreurs passées, donc j'essaie de ne plus oublier certains facteurs de l'équation comme avant (d'où ma recherche)...
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

[Disclaimer : Ce que je dis n'engage que moi. Je parle avec autorité comme si je savais tout, mais ce n'est que pour essayer d'exprimer au maximum ce que je ressens. Tout cela doit être pondéré en se rappelant que ce n'est qu'un avis, le mien, et qu'il n'engage que moi.]

Ce qui m'a fait te poser ces questions, c'est que pour être avec l'autre, la situation est binaire :

Soit l'on aime à prendre une jeune, vierge de tout contenu, et l'on aime à se déverser en elle, à la remplir de notre substance.
Soit l'on aime à être avec un autre qui est réellement un autre, qui donc nous challenge, mais aussi nous échappe et qu'on ne peut pas comprendre dans sa totalité.
Alors, il faut savoir à quoi on dit oui, et lâcher du leste sur le reste, sachant que l'autre ne sera jamais nous.

Une réponse éclairée sur le fil a résumé tes envies, ("ce à quoi tu dis oui") par le mot densité, et tu as abondé dans son sens. Il me semble que ta Mina était plutôt dense. C'était même "La parfaite russe. Parfaite tout court". On ne peut pas faire plus dense qu'avec l'adjectif parfait. Elle semblait aussi correspondre aux trois premiers mots qui te viennent quand je te demande à quoi tu dis oui : Une femme intelligente, mignonne, sensuelle.

Sauf que...
Si l'on peut exclure la jeune vierge que l'on remplit métaphoriquement, à l'image de tes jeunes voisines qui te semblent trop faciles et sans intérêt,
tu as aussi exclu cette parfaite russe, qui parle sept langues, te semblait au début trop bien pour toi mais en fait est totalement disponible pour s'engager, continue à t'admirer mais aussi te dénigre. Et elle te dénigre par les différences que tu affirmes. Elle est impulsive et prête à s'engager sur un coup de coeur alors que tu es plus rationnel et ne vas pas t'engager après quelques discussions. Mais exactement de la même façon, tu la dénigres sur ce qu'elle a de différent de toi, d'abord la religion puis son côté émotionnel.

J'ai comme l'impression qu'en focalisant chacun sur ce en quoi l'autre est différent, vous affirmez avec force votre différence, vous l'exacerbez même. Ainsi ton côté rationnel t'empêche de t'investir avec une fille que tu trouvais parfaite parce que c'est trop rapide (mais si elle est parfaite?) et son côté émotionnel se transforme en drama queen qui se justifie de son passé pour te harceler et t'insulter.
Vous n'êtes au fond pas si différent. Mais vous n'êtes pas non plus semblable et vous avez tous les deux bloqués sur vos différences et non pas sur tout ce qui vous rapprochait. Vous avez voulu prouver à l'autre qu'il y avait différence, et que la bonne différence, elle est de votre côté.

Ca peut sembler grotesque venant de quelqu'un qui t'analyse à la vue de quelques messages, mais tout cela manque d'humilité. Personne n'est parfait, où comme aurait pu dire Forest Gump (ou Blaise Pascal), n'est parfait que la perfection.
Si l'on oublie ça, on ne vit pas des relations avec les autres, on vit en se comparant aux autres pour essayer de se prouver inconsciemment que si perfection il y a, c'est chez nous qu'il faut la chercher. Alors on a une haute estime de nous, mais aussi une mauvaise pour toutes les fois où on s'observe n'être pas parfait.
On veut au fond être admiré, mais on se sent comme un imposteur quand c'est le cas.

Si je me permets de te dire tout ça, c'est parce que tu conclus par "Je pense que mon insatisfaction par rapport à une éventuelle relation, serait en premier celle que j'aurais par rapport à moi-même, j'essaie donc de les résoudre, avant de pouvoir réellement m'ouvrir."

Je suis d'accord avec toi, mais tu n'enlèveras pas cette insatisfaction en augmentant ta valeur. Puisque comme tu le dis, tu connais ta valeur, et elle te donne d'hors et déjà accès à des femmes d'une haute valeur (symbolique avec les jeunes voisines ou plus profondes avec Mina). Ce n'est pas avec le travail que tu résoudras ça. Tu me sembles te juger supérieur à la moyenne dans la majorité des cases qu'on pourrait cocher sur une liste rationnelle. Et pourtant...

C'est aussi en ça que le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Tu ne t'épanouieras plus à mon avis grâce à la seule raison. Tu vises un absolu qui surpasse de loin tout ça. Bonne recherche.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 06.04.21, 00h54 par Onmyoji

Je vois bien où tu veux en venir et j'ai bien conscience que la différence s'apprivoise. J'ai lâché par le passé du lest, même parfois sur des choses importantes pour moi, et au final ça m'a coûté et j'ai vécu quelques situations que je qualifierai pudiquement de "pénibles".

Mais tu te bases ici sur une première impression que j'avais eue, tout en soulignant un certain nombre de red flags qui par ailleurs se sont révélés être pertinents.
Le besoin désespéré/démesuré d'attention, l'instabilité, les sautes d'humeurs...
Quand quelqu'un te fait une crise parce que tu as mis une heure à répondre à un sms alors que c'était un bonjour assorti d'un rebond sur notre précédente conversation, que c'est d'ordre littéraire et que tu es censé bosser, donc tu vas pas lui rejouer Apostrophes là de suite en sms, je pense que mon sentiment de "drama queen" était justifié.
Pour la religion, ça ne m'enchantait pas, parce que ça prenait beaucoup de place dans sa personnalité, et ne t'en déplaise, ça occultait ses facultés de raisonnement. J'ai eu des ex croyantes et ça ne me dérangeait pas, on pouvait avoir des désaccords sur certains points, ce n'était pas un problème. Là, pour elle, c'en était un, parce qu'elle trouvait que je ne "pouvais pas être vraiment un grand homme sans être religieux, alors que j'étais pourtant un homme de qualité" (sic). Aussi parce qu'elle ne pourrait se marier avec quelqu'un qui ne serait pas de sa confession (alors que je lui avais bien dit que dans tous les cas, le mariage ce serait sans moi).


Une femme intelligente, mignonne, sensuelle. Oui. Sur ça elle l'était.
Mais si je précise "avec qui j'aurais dans les grandes lignes une bonne complicité et des envies similaires en termes de feuille de route, des opinions/valeurs qui soient compatibles"
c'est parce que j'ai testé les opinions/valeurs divergentes (sur l'honnêteté, la justice, la société, l'implication envers les autres ou son travail, l'amitié, l'amour, etc). J'ai aussi testé des relations où la femme n'était pas synchrone avec moi en termes d'envie et j'ai été malheureux ou j'ai fait des malheureuses, et je n'aime pas rendre malheureuse une femme que j'aime beaucoup sur certains plans.

Si je mentionne aussi que les gens qui n'ont pas de capacité à "accepter la raison comme guide" sont un problème pour moi, c'est parce que je m'en colle pas mal dans mon boulot, des gens qui fonctionnent au "gut feeling", qui ne jurent que par "l'instinct", et qui sont tout sauf éclairés, ils sont juste foireux et incapables d'accepter un avis qui provient d'un décorticage rationnel de la situation. J'ai aussi eu des copines qui pensaient guider leur vie au travers d'horoscopes, qui prenaient toutes les croyances débiles du starter pack néo-hippie (le nucléaire/les vaccins/les IA/la médecine occidentale... c'est mal, tout en croyant à des trucs débiles comme être capables de faire du "magnétisme", même quand elles se démontraient elles mêmes qu'elles n'y arrivaient pas.
C'est sur ce plan là, que j'ai besoin de raison.
J'ai aucun problème avec les gens spirituels, je viens d'avoir une conversation de 3h avec une amie aussi rationnelle que moi sur le couple, la perpétuation de ce que l'on est, etc, qui était plus spirituelle que les clones de mathieu ricard et autres adeptes d'ersatz de religions, ou au contraire de personnes à fond dans leurs religions traditionnelles.

J'ai aussi eu des conversations intéressantes avec des personnes érudites en la matière.
Mais en général, elles s'en foutent qu'on trouve une autre voie, au contraire.
Les seuls gens qui ont vraiment un problème quand on remet la croyance en cause, en général, ont des difficultés à réfléchir en dehors de ce cadre.

Et si "j'exclus" des personnes, c'est parce que soit leur intérêt ne me semble pas légitime ou d'une source qui m'intéresse (si les jeunettes s'intéressent à moi parce qu'elles sont en manque, jouer à être leur toy boy ça va pas forcément me faire plaisir), soit parce qu'elles sont en réalité des personnes avec qui je ne veux/peux pas être (et les dramas parce que tu as dit un mot de travers et les relations où tu dois marcher sur des oeufs en permanence pour que l'autre pète pas des crises et te rende fou ou malheureux, ou se fasse du mal, désolé, mais j'ai déjà donné, donc pas désolé de les esquiver quand elles se présentent).
Je n'exclus pas sa différence, mais ses comportements dingues/de merde.
Crois-moi, je regrette la connivence qu'on pouvait avoir, ses valeurs sur certains points même si ça s'accompagnait de défauts que je trouvais pas forcément engageants, mais ce qui m'a repoussé, malgré toute cette "perfection" (elle n'était pas parfaite, même d'emblée, je le savais, par contre elle avait tout ce que je peux attendre, mais par contre elle avait aussi des choses en excès), ce sont les côtés rédhibitoires.
Désolé pour la métaphore, mais si tu trouves qu'une femme parfaite est comme la meilleure pizza du monde, là y avait un bout de merde en supplément.

Oui, elle était peut-être trop bien pour moi si je me place du côté de ce que j'avais à lui apporter, mais le fait de vouloir me mettre en permanence en balance avec ses ex, de me faire des reproches sortis de nulle part quand je disais un truc qui lui convenait pas (là, elle reprenait des choses qui sur le moment, ne l'avait pas faite bloquer, au contraire, pour les tourner négativement), qui passe en une heure de la déclaration d'amour poignante au déversoir de haine, tout ça parce que je ne réponds pas à un sms que je n'avais pas vu (et elle le savait, elle n'avait pas de confirmation de lecture, et elle savait aussi que je passais ma matinée en réunion importante).
Je n'ai pas de problème avec les émotions, j'ai un problème avec les comportements pathologiques. Plusieurs fois, j'ai demandé à des collègues de travail de lire nos conversations de bout en bout pour leur demander leur sentiment, pour savoir si c'était moi qui comprenais rien ou si elle disait des choses étranges ou si elle avait des réactions déplacées. En fait, je n'ai même pas orienté mon propos, et elles m'ont toutes répondu qu'elle était hystérique, bizarre, ou qu'elle cherchait à me manipuler.
Je n'ai aucun problème à ce qu'on dise ce qu'on a sur le coeur, ou qu'on me fasse des reproches justifiés (je veux bien entendre des reproches sur le fait que je puisse paraître préoccupé par autre chose, que je veuille prendre mon temps pour m'impliquer -même si j'ai des raisons que j'ai expliquées pour ça, et qui sont tout à fait sensées-, etc. Par contre en prendre plein la tête parce qu'elle me demande mon avis sur un texte d'un auteur qu'elle apprécie, et que sans le descendre, je dis que je suis en désaccord avec son propos, je trouve ça moyen).

Mon côté rationnel m'empêche de m'investir avec quelqu'un que je trouve parfaite parce que je sais que la première impression ne résiste pas au temps, et que ce temps que je prends me permet de voir les imperfections rédhibitoires comme celles que j'ai constaté, et les autres auxquelles je peux me faire avec le temps. Donc, oui, c'est toujours trop rapide quand c'est à marche forcée, qu'on veut que tu emménages au bout d'un mois, faire des enfants au bout de trois, ce genre de choses.
J'ai aimé beaucoup de femmes qui avaient pourtant des choses que de prime abord je n'aimais pas.
Je sais maintenant ce qui peut passer même si ce n'est pas mon goût premier, et ce sur quoi, même si ça se passe en bonne intelligence au début, ça ne mènera à rien.
Donc, si, on était très différents, au final on avait moins de points communs que de différences, dans les valeurs et l'attitude, si ce n'est nos goûts. J'aurais été ravi de constater que sa religion n'était pas un obstacle, que ses émotions soient un apport à notre relation et pas un poison visant juste à me punir dès que je n'étais pas aussi infatué d'elle qu'elle de moi.
Le problème, c'est qu'elle m'avait idéalisé tandis que moi, j'attendais de voir qui elle était vraiment sous l'emballage plaisant. Je sais qu'on a tous des défauts, j'en suis bien conscient.
Mais là on parle de choses qui dépassent la recherche de perfection ou pas. Même sans chercher une femme "aussi complète", et en la trouvant par hasard, je n'en aurais pas voulu avec un caractère et des partis-pris pareils.

Pour l'humilité, je ne me fais pas de souci, je ne m'estime pas d'une valeur immense, au contraire, je me sens chanceux de toutes mes bonnes relations passées.
J'ai juste envie d'une relation qui m'apporte plus que si je suis tout seul.
Si je dois me disputer pour des conneries, me sentir mal, être puni (littéralement, en me faisant la gueule, en recevant des insultes, des menaces de me tromper, des comparaisons à d'autres mecs ou des violences physiques plutôt que psychologiques) chaque fois que Mme se sent insultée, je ne joue pas.
Je n'ai pas besoin de me prouver que la perfection est de mon côté, je me sens très imparfait, c'est vraiment pas le problème, j'aimerais bien au contraire trouver l'accord parfait.
Quant à l'admiration, quand elle touche des choses pour lesquelles je me trouve légitime, je n'ai aucun problème pour ça et la plupart des femmes le sentent assez, ou me connaissent assez, pour savoir quand c'est pertinent. Et quand je parle de mon insatisfaction, c'est par rapport à celles qui ne me captent pas aussi bien.
Mais si Mina avait eu comme seul problème de me faire des compliments que je trouvais immérités, je m'en serais largement accommodé...
Et là, la question est bien par rapport à moi, par rapport à ma légitimité à recevoir certains compliments, ou à mériter l'attention de certaines femmes. Pas dans l'accès effectif que je peux avoir (hasardeux, ou entaché de problèmes).
Ce que j'ai envie de corriger de mon côté, c'est cette "illégitimité", et aussi ma valeur pour que les femmes que je pourrais estimer "de qualité" soient vraiment "de qualité" et pas pleines de défauts cachés pour contrebalancer, parce qu'en vrai une femme de même "qualité" sans vices cachés ne s'intéresserait pas à un mec comme moi. Et que si je tombe sur des désaxées ou des nanas compliquées qui savent pas ce qu'elles veulent, c'est parce qu'une femme de qualité, saine et bien dans sa peau, donc d'une réelle haute valeur, ne peut pas être intéressée par moi à l'heure actuelle. Celles qui passent sur les défauts, mais qui ont un intérêt intellectuel etc, si elles ne sont pas déjà avec un mec, c'est parce qu'elles ont un défaut...

Et je ne cherche pas à m'épanouir que par la raison, j'ai aussi une spiritualité, mais elle ne m'empêche pas de raisonner, et mon problème par rapport à la raison, ce n'est pas une personne qui peut être fantasque, c'est une personne qui n'a aucun contact avec la réalité objective mais qui l'ignore et qui vit dans un délire intérieur qui n'a que peu de connexions avec notre monde.

Donc, oui, je crois que tu as un peu brûlé les étapes, et mal interprété la plupart des choses à mon sujet.
Cela dit, merci pour ton intervention, elle a au moins le mérite de me challenger, car cette question de la différence, j'y ai beaucoup réfléchi et je n'y ai aucune réponse simple car dans les relations passées où j'ai accepté certaines choses que je n'aimais pas de prime abord, ce n'est pas forcément ce qui a été rédhibitoire à la longue ou qui a causé la rupture, c'est pour ça aussi que j'ai essayé de beaucoup mettre d'eau dans mon vin, de vraiment cerner ce sur quoi je ne peux céder.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Welcome to the Titty Twister
J'ai toujours aimé ce film, une nuit en Enfer, parce que ça symbolise bien tout ce que peut être la vie, sombre, drôle, tarée, et complètement inattendue. Tu as l'impression d'être dans un thriller ou un remake de western moderne, tu passes les portes d'un bar et ça se transforme en tout autre chose.
Et tu rencontres Salma Hayek^^.
Bon, toutes proportions gardées, évidemment, la vie réelle ayant sa propre démesure.
J'ai passé trois bons mois après l'épisode Mina dans ouvrir mon appli. Ça me gonflait, et ça me gonfle toujours. J'ai toujours des profils qui ne me correspondent pas du tout malgré les pourcentages de match très élevés qui m'envoient des messages spontané (je suis dans le malentendu le plus gros de l'Histoire je pense).
Néanmoins j'ai eu deux contacts intéressants, aussi. Bon, je pense que la période joue, et ça s'est fait très rapidement. J'ai pas eu à jouer ou manœuvrer, c'était assez clair que c'était pour l'éclate et du one shot, et donc on a pas creusé sur des potentielles frictions psychologiques, on s'est concentrés sur les corporelles.
L'une, Sandra, était une étudiante en marketing qui voulait changer de voie suite aux "révélations" du confinement, elle avait mentionné un questionnement et j'ai répondu un peu par l'absurde, sans même espérer de réponse (parce que c'était tellement con que je me suis dit qu'elle serait pas plus intéressée, mais parfois faut que l'humour sorte), elle a voulu se rencontrer assez vite et j'ai pensé que ça pouvait être un fake, mais j'étais pas loin, et ça faisait longtemps que j'étais pas sorti (mentalement) de ma caverne.
Nous avions prévu un dîner chez moi devant une série, et je vais donc la chercher à la gare - elle était quand même très apprêtée pour une soirée netflix:)- pour la ramener chez moi, mais elle a remarqué un point de vue une centaine de mètres avant et à voulu s'arrêter. C'était désert car un début de soirée juste avant le couvre feu et donc plus désert encore que d'habitude.
Elle m'a demandé de lui prendre une photo devant, j'étais amusé, j'ai cru qu'elle n'avait voulu s'arrêter que pour ça. Néanmoins, j'en ai pris plusieurs puis je lui ai parlé de l'intérêt que je trouvais à chaque photo, en appuyant mes propos de légers contacts ou de regards. Quand je lui ai rendu son téléphone, ses doigts se sont refermés sur les miens, et c'est un peu comme si ça l'avait court-circuitée. De l'autre, elle a chopé le col de ma veste et m'a embrassé... Ce qui aura suivi aura agréablement transformé ma vision de l'endroit. On a fini par arriver chez moi pour prendre une douche et reprendre une nouvelle fois les hostilités. Finalement elle est restée jusqu'au lendemain soir, j'ai eu droit à un réveil royal et en plus elle a fait le petit déjeuner.
On a un peu discuté et jamais bien sa personnalité a priori, quand je l'ai raccompagnée jusqu'à chez elle pour lui éviter des longueurs au retour, elle m'a passionnément emballé, et j'ai beaucoup aimé.
Après on a rediscuté mais elle m'a dit qu'elle cherche pas plus, elle ne voudrait pas se fixer ni même d'un plan cul ou enchaîner les mecs, c'était juste que je lui avais proposé un fantasme et qu'elle avait voulu vivre ça, mais qu'elle avait peur d'être déçue si on remettait ça, et qu'elle aurait un peu honte aussi.
Je ne pensais pas avoir été décevant (et en général je sais quand je peux l'être), mais je me dis que si elle a apprécié le moment, je ne dois pas être physiquement le genre de mec sur lequel elle flashe et qu'elle sortirait pas avec moi naturellement. C'est marrant parce que le premier truc qui m'est venu quand elle a dit ça, c'était pas de penser à "honte d'elle-même", donc j'ai balancé une vanne ironique et elle a corrigé, mais même si j'ai confiance en moi ça reste un noyau dur en moi, ce problème de manque de valeur aux yeux des nanas que je pense avoir.

La deuxième, Caroline, était une jeune trentenaire qui a un boulot similaire au mien, qui sortait d'une rupture et voulait s'amuser. Alors je l'ai rejointe quelques soirs chez elle et la qualité de mon travail en a certainement un peu pâti... mais hier elle a annulé notre week-end parce qu'elle a trouvé un mec qu'elle pense sérieux (j'ai jamais dit que je ne l'étais pas) et avec qui elle veut essayer. Ça m'a fait marrer qu'elle me dise qu'elle me rappellerait, sinon.
Mais me voilà avec un week-end à occuper. L'avantage c'est que je vais pouvoir honorer une invitation d'une amie.

Battle for the sun
Bon, c'était bien marrant, mais ça ne répond pas à mon envie profonde même si je ne boude pas mon plaisir, loin de là. J'ai gravement kiffé cette absence de prise de tête et ce grain de bonne folie après les précédentes. Et même si je voyais pas forcément du sérieux avec (encore que, Sandra était du "girlfriend material" a priori), j'aurais bien prolongé l'expérience.

Cela dit, je poursuis mon travail sur moi-même, je fais du sport et je me stabilise. J'ai pas encore un psy digne de ce nom, et la seule en qui j'ai confiance en termes de compétences, c'est une jeune amie pour qui j'ai un goût prononcé, et je n'ai pas envie de lui raconter toute ma vie...
J'ai quelques projets un peu plus concrets, en plus des cryptos, je vais investir dans de la pierre, c'est pas aussi bon et je devrais peut-être tout mobiliser dans la crypto pour faire mieux mais je veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier vu que j'ai eu des performances limitées (j'ai fait qu'un x2, en rentrant pourtant tôt mais trop progressivement, et si j'ai eu de bons calls sur la longueur ou en day trading, pour le second ça me prenait trop d'énergie et je devenais dingue et encore plus stressé, aussi je faisais ça quand c'était ultra volatile, et sinon j'ai raté les périodes les plus intéressantes et j'ai pas choisi les bonnes alts, à part link, les montées ont été brèves et j'ai souvent manqué le coche de la prise de profit, dommage donc car c'était des feux de paille). Maintenant je ferais mieux mais bon, c'est plus la bonne période.
Donc d'ici un an ou deux je vais sans doute avoir un endroit plus stylé pour poser mon cul et c'est pas mal.
Je manque un peu de régularité sportive.

Mais surtout quand je me relis, je me rends compte que psychologiquement j'ai mis le doigt dans mes derniers récits sur des choses assez justes, que je confirme. C'est vrai que j'ai toujours du mal à mettre fin à des relations ou à accepter qu'elles ne vont nulle part. Qu'elles changent de statut, en amitié (même avec des hommes), ou en amour.
J'ai parfois de l'espoir que ça change et redevienne comme avant et je me fais du mal. Finalement il me faut parfois quelques claques par la réalité pour faire le deuil. J'ai aussi quelques histoires inachevées qui sans me hanter, mettent la barre, pas forcément trop haut parce que je ne voudrais pas moins, mais occupent une partie de mon attention. Et récemment, j'ai eu cinq de ces amies/ex qui m'ont annoncé des mariages, exils sans retours et/ou enfants, et si l'adieu n'était pas explicite, voire inconscient pour certaines, ça m'a piqué. Fait saigner même.
C'est sans doute cet espoir à la con qui dans certaines relations qui vont nulle part, m'empêchent de lâcher l'affaire et de ne plus considérer ces nanas comme des options.
Alors qu'en réalité, des vraies, aujourd'hui j'en ai peut-être trois, mais pas sans conséquences ou complications.
Et ça me retient pour prendre conscience du fait que le bouger sur moi c'était bien et nécessaire, mais que je dois retourner vers les autres, que je serai jamais vraiment prêt ou totalement à la hauteur/ valeur irréaliste que je veux. Je sais que ma logistique n'est pas favorable et je peux pas vraiment la changer, mais je dois ménager d'autres opportunités, même s'il y a des barrières, parce que je sais qu'une fois que j'ai des rencontres, j'ai pas de problème pour capturer l'attention et éventuellement séduire si la nana n'est pas repoussée et que je ne suis pas totalement paralysé. C'est un peu dommage de se dire que finalement je vais aller vers "moins", mais c'est un besoin dans un premier temps, je veux juste plus que la nana sexy, trouver "le grand amour" c'est déjà arrivé mais c'était pas forcément gérable, ou je l'ai mal fait, et j'ai peut-être besoin de reprendre mes marques sur autre chose de moins impliquant pour moi, même si je veux quand même que ce soit passionné et intense.
Je peux pas tourner en rond ou persister à vivre dans l'espoir et le regret de mes échecs, ou même l'insatisfaction de ma propre valeur, mon sentiment de fumisterie prononcée, ma lutte pour des combats déjà perdus.
Je sais pas si c'est les cachets qui me font écrire ça ou la lente réalisation au travers de mes interventions ici (en général, pas que sur mon journal), et ailleurs, mais si je veux vraiment être mieux, c'est à ça que je dois arriver. Pas être plus beau, intelligent, cultivé, drôle, intéressant, friqué, avec une meilleure valeur sociale.
Ça veut pas dire que je vais m'arrêter de lutter pour ça aussi, mais ça me servira à rien si 90% de mon énergie interne est consumée en permanence dans de la lutte interne. Parce que tout bien pesé je suis pas trop dégueulasse et j'ai un cerveau et des atouts dans des domaines variés. Donc je peux me filer 5/10, me dire que je suis suffisant, et agir au lieu de m'enfoncer.
Et c'est bien ce que je compte faire. Jusqu'à la prochaine dépression ou que mon esprit se focalise à nouveau sur des choses qui n'ont rien à voir, en tous cas.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 29.05.21, 11h44 par The_PoP
  • [+1] Intéressant le 29.05.21, 15h58 par Esope
  • [+1] Constructif le 30.05.21, 20h31 par Jalapeno
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

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