Récits de l'été

Note : 53

le 06.06.2021 par BirdonTheWire

30 réponses / Dernière par BirdonTheWire le 05.02.2022, 00h03

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Sur la volonté et la discipline Onmyoji, je ne sais pas si c’est une évolution normale, mais j’ai l’impression d’avoir beaucoup plus de mal à me mobiliser qu’avant. Je vis sur mes acquis en quelques sortes. J’ai l’impression que mes mauvaises habitudes sont figées comme du béton qui vient de sécher alors que j’étais beaucoup plus malléable avant (c’est peut être ça vieillir hahaha ?).

Tu as raison pour le reste. Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’avais entrepris un truc ou pratiqué une activité pour mon pur plaisir, détaché de l’impératif de me prouver un truc (ou de prouver un truc aux autres…)

En fait ma plus grande peur était d’apparaître aux yeux des autres comme un gros marginal, à la périphérie de la « vie sociale ». Si j’avais une meuf j’ai bien peur qu’elle découvre mon quotidien assez solitaire, éloigné des mondanités et de la dynamique et qu’elle me largue parce que je ne pourrais pas la divertir sur la durée du coup.

J’ai aussi peur de garder cette amertume que j’ai eu en datant ces filles là. Quand je vois mon entourage avec leurs relations qui roulent, leurs projets à deux, leurs mariages qui se profilent et mon sentiment d’inachevé, ça me travaille un peu. Je n’ai pas mis les efforts qu’il faut là où il faut au bon moment. Par exemple je me suis beaucoup réfugié dans la lecture ce qui m’a fait une culture solide et étendue (le plus humblement) et je ne comprends que maintenant que ce n’est pas « rentable »

Ne me comprenez pas mal par contre, je ne me renie pas loin de là. J’aurais juste aimé être « normal » partout et pas très en retard là où il faut et très en avance là où c’est superflu.

L’idée que j’ai est de ne pas chercher à changer fondamentalement qui je suis (ça ne marche pas sur le long terme) mais à essayer de compenser un truc déficient (ici mon manque d’opportunités) par un autre. Il me reste à savoir comment…
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Aha :) le 28.08.21, 12h43 par Nonchalance

Je pense qu'il faut que tu trouves un moyen d'expression externalisé. Pour l'instant tout ce que tu fais est gardé dans ta tête mais si t'arrives à emmener ton univers intérieur à l'extérieur, ça change la donne.

Ça peut être des textes, des vidéos, de la musique... Il y'a beaucoup d'emphase dans les réseaux sociaux pour montrer qui on est et bon, la plupart du temps c'est une déformation de la réalité pour se montrer à son avantage donc dis toi que y'a peu de gens qui sont vraiment aussi intéressants et aventuriers qu'ils ne le laissent paraître, c'est juste... du paraître.

Je n’ai plus beaucoup mis à jour ce journal. Je n’avais rien de pertinent à dire.

Ma dernière relance sur les applis de rencontre a donné quelques péripéties absurdes :
-une fille qui se révèle en personne bien moins belle et beaucoup plus bavarde que ce qu’elle a laissé paraître. Des idées arrêtées sur tout, de l’incohérence entre ces mêmes idées. Une assurance et un mépris qui laisse voir son peu de vécu (milieu favorisé et études de commerces aussi…). J’ai joué le jeu et j’ai fini par l’embrasser…sur la joue. Son regard déçu s’est assombri quand je lui ai clairement et explicitement dit en face qu’il n’y aura rien de plus entre nous. J’en avais clairement plus rien à foutre, peut être les premiers symptômes de la rage…
-De longues et passionnantes discussions avec une fille intelligente et drôle. Suffisamment en tous cas pour me faire passer au-dessus de son surpoids. J’annule un premier rendez-vous à son initiative par indécision. J’en reprogramme un deuxième. Elle accepte avec joie. On continue de discuter. Mon humour déjà noir et incorrect glisse de plus en plus, elle en redemande. Un malaise s’éveille en moi quand elle commence l’autodérision sur la bouffe et son poids. J’y participe puis me retiens. Je pense à toutes les fois où je ne me suis pas respecté par le passé, à courir et me rabaisser pour les faveurs d’une fille qui ne me respectait pas du tout et qui s’en foutait de moi. Et je suis ici dans cette position de cette chaîne alimentaire, à ne pas respecter une fille éduquée, bien élevée, drôle sous un mince prétexte. Elle me relance tous les jours, prolonge les discussions, s’intéresse à moi et je m’en fou. La société est féroce, elle aime l’odeur du sang. Je finis par couper court avec un message assez lâche. Je n’en suis pas fier.
-Je vous épargne une fille de 33 ans célibataire qui a été tellement « blessée » par le passé par tous ces « pervers narcissiques » qu’elle ne voulait pas me rencontrer au début. Mais « tu comprends, tu es tellement beau gosse ». J’ai aimé un petit moment tous ces compliments et puis elle reste très jolie avec une voix éraillée et grave de fumeuse à faire tomber un saint. Je n’ai pas poursuivi, je reste quelqu’un de très prudent et tous ces drapeaux rouges…
-Une étudiante américaine, riche, éduquée, fêtarde avec l’insta qui va avec. On discute bien et le jour du rdv elle me pose un lapin, mon premier. Je sirote quand même mon verre de rouge dans ce bar que j’apprécie. Je me barre après 20 min d’attente. Elle ne m’a plus jamais contacté et moi non plus. Sur le coup je n’ai rien senti, tant pis pour elle. Un peu plus tard je me suis trouvé assez pathétique à perdre temps, argent et énergie à poursuivre une récompense qui n’existe pas. Tous ces swipes, matchs, discussions, dates insipides pour « participer au grand tout » des relations et du sexe, pour « profiter de sa jeunesse ». Des filles, j’en ai réussi à baiser quelques unes et le plaisir éphémère que j’en ai tiré est dérisoire. Ce jeu de rôle permanent à perfectionner un profil à jouer sur des leviers conversationnels et comportementaux, à comprendre ce qui marche pour moi, mon profil…tout ça je l’ai compris et c’est un peu derrière moi.

D’où la conclusion de ces récits. Je me suis motivé à aller à l’encontre de peurs et de réflexes anxieux pour me prouver des choses. Je me suis rassuré qu’après quelques année bien merdiques, j’ai réussi à sortir la tête de l’eau, suffisamment en tous cas pour rencontrer des inconnues et m’affirmer en tant que mec sexué. Je reviens de loin et je me rends compte maintenant d’une chose : j’aurais pu me mettre en couple si j’avais envie, j’ai plu a des filles et même certaines n’étaient pas mal. Mais pour rencontrer, séduire et garder une fille qui me fait vraiment envie, qui me motive à tout ça, c’est un autre niveau. Je dois (et j’ai déjà entamé) travailler sur moi-même, mon état d’esprit, mon estime de moi-même, mon corps, mon style….
Vous pouvez vous moquez de ma petite sagesse, il faut parfois palper certaines choses pour bien les intégrer.
Ça fera peut être l’objet d’un journal en bonne et du forme, peut être juste des synthèses.
Deux citations que j’aime bien, en guise de rideau :

« Faire l'amour avec une femme qui ne vous plaît pas, c'est aussi triste que de travailler. »
Jean Anouilh

« Ce sentimentalisme imbécile combiné avec une férocité pratique, représentait la pensée dominante du siècle [...] » À Rebours, Huysmans
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien vu le 01.11.21, 03h20 par Jalapeno
  • [+1] Bravo ! le 01.11.21, 07h54 par Onmyoji
  • [+1] Post de qualité le 02.11.21, 08h47 par Esope

Après toutes ces rencontres tu ne les as faites que sur des applis et c'est pas tout à fait pareil dans le sens où les rencontres dans un milieu plus palpable, dossier sensoriel, s'inscrivent dans une dynamique moins éphémère. C'est vraiment difficile de faire des rencontres dans la durée et dans le plaisir en ne passant que par les applis, presque tout le monde y est blasé. Les femmes par les multitudes d'offres qu'elles reçoivent sans parvenir à obtenir ce qu'elles cherchent et les hommes par le manque d'opportunités.

Ce que je comprends aujourd'hui vu qu'on a un peu le même parcours dans la séduction, c'est que il faut télécharger le bon logiciel social pour être capable de profiter des rencontres et de ce qui en découle. C'est à dire que à part les exceptions extrêmes, c'est quand même beaucoup plus facile de séduire quand on est pas un peu marginal, plutôt solitaire, plutôt réfléchi, plutôt casanier... Et adopter les bons codes dans la façon de parler, de s'habiller, d'interagir avec son prochain... Si tu ne ressembles pas aux autres, que tu ne communiques pas comme les autres et que tu n'as pas la même vie que les autres, sans être exceptionnel, même en étant plutôt bien dans sa peau, plutôt stable et plutôt BG, tu n'es pas ASSEZ attirant pour profiter de ce que la séduction a à proposer.

Au final, c'est ce que tu veux vraiment qui décide de où tu en es après avoir éliminé tous les problèmes habituels (pas moche, pas con, bonne hygiène, socialement acceptable). Si tu en es où tu en es aujourd'hui, blasé, c'est que tu ne veux pas faire les efforts en plus pour être baisable (sortir plus souvent, avec des potes qui aiment sortir, faire des activités propices aux rencontres, atteindre un physique/un style vestimentaire qui te démarque des autres...) Le problème étant que ton détachement, cet état blasé ne prends pas en compte ton besoin naturel de compagnie et de sexe. Et ce besoin va revenir au galop mais tu seras toujours dans ta petite vie bien pépère, bien rangée, ce qui t'emmènera à réessayer de brancher des femmes qui sont aussi blasées que toi et qui recherchent la même excitation que toi et qui tombent sur des gens comme toi, comme elles, comme nous, dans leur vie bien pépère, bien rangée qui ne donne pas envie d'apprendre à connaître l'autre et de baiser. Et ainsi ira le cercle vicieux...

Enfin, je me projette beaucoup dans ce que je dis mais j'ai l'impression que je suis pas loin de la vérité. Mais si j'ai tort en ce qui te concerne, désolé du pavé ha ha.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 01.11.21, 03h22 par Jalapeno
  • [+1] Bien vu le 02.11.21, 08h49 par Esope

@Nonchalance, je te remercie pour tes retours précis, je te réponds en plusieurs points :
-Ce que je n’ai pas précisé, c’est que j’ai réussi à faire 2-3 rencontres hors applis et la facilité avec laquelle j’y pouvais jouer et interagir m’a découragé. Ça n’a pas à chaque fois abouti bien sûr, mais j’ai été beaucoup plus motivé et malgré que ça a pu échouer, ça m’a quand même donné la pêche et de l’espoir. Il n’y a pas ce côté télescopé, presque forcé où il fait créer du lien ex nihilo et être vigilant à la congruence. J’étais dans mon milieu naturel, elles aussi et j’étais beaucoup plus spontané. Ce gap m’a conforté dans mes intuitions et a accéléré le fait de quitter les applis pour un bon moment. Je suis passé de 1 match au tout début à des dizaines régulièrement en optimisant le profil puis à partir de là de 1 date sur 10 matchs à 1 date sur 3 à 5 matchs ce qui est pas mal. C’est juste l’impression d’avoir atteint un plafond de verre qui ne me satisfait pas. Et je ne suis pas du genre à croire que « me vider les couilles » est une nécessité à ma survie, très loin de là.

-Ce que tu dis sur le fait d’être solitaire et casanier est très vrai. J’ai cru peut être naïvement qu’en étant un être humain décent avec une vie stable et cadrée ça allait en quelque sorte suffire, ça allait remonter à la surface en paraphrasant Hugo. Je me considère comme assez respectable et ayant été du côté d’une sale barrière, je ne me vois pas être féroce dans les rapports de forces permanents que sont les relations sociales. J’ai sous estimé le fait de devoir être mon propre commercial et me créer une image facilement identifiable à « vendre » aux filles qui m’intéressent. Je suis trop simple et direct, trop bon trop con parfois et ça me dessert. C’est là le travail que je dois fournir, me faire violence contre mes tendances naturelles.

-Ça rejoint le fait que je suis d’accord avec toi sur les filles avec qui ça accroche le plus finalement : les mêmes profils blasés aussi, aux vies bien rangées qui ne m’intéressent pas ou des filles déçues et qui veulent rebondir sur un « gars gentil » comme moi. Ça me fait doucement rire. Encore une fois, je considère que c’est aujourd’hui que démarre le « vrai » apprentissage et travail, avant je ne faisais que rattraper le tir vers la normalité la plus triviale. J’ai bien sûr raté plein de trains comme celui d’Instagram, de groupes d’amis avec habitudes régulières…et à côté de ça j’ai développé une culture, des goûts spécifiques et des compétences solides qui ressortent parfois pour le plaisir de celles/ceux qui m’accompagnent. Mais comme tu dis, ce n’est pas assez et c’est bien dommage. Je suis encore entrain de l’avaler.

Je ne suis pas tout à fait convaincu que le problème vienne du fait que tu ne cherches pas à te promouvoir. Bien sûr cela pourrait t'ouvrir des possibilités mais tu pourrais aussi tomber dans une recherche d'efficacité et de "toujours mieux" comme sur ton profil.
Rien ne dit que ce n'est pas cette optimisation plutôt que le milieu lui-même qui favorise cette psychologie de la part des femmes rencontrées, même si bien sûr, les sites de rencontres eux-mêmes favorisent certaines approches des rencontres.
Si tu es naturellement casanier, il vaut mieux trouver quelqu'un qui s'accorde à cela que chercher dans un milieu où tu trouveras des personnes très actives. Parce que dans la longueur ça ne tiendra pas.
Il ne faut pas sous-estimer que tu reviendras sans doute à ton naturel une fois le besoin passé. À moins que ça te gêne toi-même.
Mais si c'est une tendance naturelle et un goût il y a peu de raison de changer. Il vaut mieux trouver une compagne qui soit compatible avec cela et te plaise aussi. Si les filles de ce type ne te plaisent pas mais que ton naturel n'est pas une fuite ou un défaut, ça va être compliqué pour toi.

L'autre point c'est qu'il vaudrait mieux savoir ce que tu recherches en fait, pour savoir où le chercher et comment. Je pense que tu as une idée assez précise, mais est-ce que cette envie est tienne ou la réponse à tes errances du passé, une contradiction à cette image que tu as de ton ancien toi?
Il faut se méfier, quand on évolue radicalement on a tendance à rejeter certaines choses qui font partie de nous parce qu'on les voit comme des symptômes de nos erreurs passées, mais il y a un juste milieu à trouver.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

@Onmyoji
Tu as raison de souligner une chose : je ne sais pas ce que je veux vraiment, je leur fais perdre du temps à celles qui veulent du sérieux et je suis trop mou et mesuré avec celles qui veulent du fun. Mon profil évoque plutôt du sérieux, du « rangé ». Et surtout je ne sais pas ce qui me plaît vraiment comme filles. D’où la dissonance cognitive, les indécisions et les attentes un peu contradictoires et exagérées peut être.
Mais si d’un coup je savais, je ne pense pas que je puisse faire quelque chose de ce savoir. Va-t-il me rendre plus efficace ? Je ne suis pas sûr.
Je pense que tu as une idée assez précise, mais est-ce que cette envie est tienne ou la réponse à tes errances du passé, une contradiction à cette image que tu as de ton ancien toi?
Et c’est là un point important que tu soulèves : j’ai fais ça je pense pour me prouver des choses, pour exorciser certaines peurs notamment le fait de n’avoir pas les expériences qu’il faut à mon âge. Et une fois l’urgence ou l’angoisse vaincue, tout ça m’a semblé absurde et contre-productif. Je m’en veux un peu d’avoir utilisé ces filles, au fond de moi je n’avais rien à foutre d’elles.

J’ai peut être internalisé à tort qu’être casanier est un défaut plus ou surtout moins socialement acceptable, qu’il vaut mieux être extraverti qu’autre chose et surtout pour séduire.

Tout ça à été très mécanique, je voyais mes activités sur les applis comme un jeu vidéo presque, une espèce de déréalisation dans la manière d’aborder la chose (une fille à réussi à me sortir qu’on devrait s’arrêter, alors qu’on avait un bon feeling, parce qu’elle ne se voyait pas dire à ses amies et ses parents qu’elle a rencontré son mec sur une application). Ce sont mes maigres rencontres réelles, fortuites pour le coup qui m’ont enthousiasmé le plus et pour lesquelles j’avais de l’énergie. Point sur lequel il faudra travailler.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 02.11.21, 22h23 par Onmyoji

Est-ce que tu n'es pas dans un entre-deux parce que finalement n'ayant pas de positionnement, cela te permet d'en trouver un par défaut qui te permette de ne pas t'enthousiasmer de trop face à une rencontre et ainsi de la garder à distance.
Je n'ai pas l'impression que tu aies besoin d'être en couple. Plus que c'est une envie parce que tu as l'impression que c'est la suite logique et peut-être aussi à cause de l'implicite pression sociale à un certain âge.
Mais sinon tu m'as l'air d'avoir encore besoin de découvrir, de voir ce qui te plaît ou non.
Et quand tu saurais, ça débloquerait à mon sens pas mal de choses parce que tu saurais te positionner.

Pour le reste aucune expérience n'est vaine et ça t'a sans doute évité d'entretenir des névroses. Pour le reste, tant que tu ne leur as pas fait délibérément du mal, ce que tu as fait c'est le jeu des rencontres. On ne traite vraiment bien que les personnes auxquelles on tient. Elles jouent en toute connaissance de cause.

Après je te dis pas qu'il te sera possible d'avoir de vraies rencontres sans bouger de chez toi, mais si tu es casanier, préfère les rencontres en soirées entre potes que celles en bars ou en boîtes à créatures de la nuit.
Aussi, pour l'enthousiasme, il y a peut-être aussi le regard que tu portes inconsciemment sur les sites, et effectivement le fait que s'y concentrent certaines populations au profil suivent étrange ou déglingué. Mais méfie toi quand même de la réalité, tu vas avoir de l'énergie, l'impression que ce que tu vois sur les sites n'a pas cours, mais ces deux réalités sont étroitement liées et certaines personnes seront aussi tarées ou décevantes bien que trouvées en vrai.
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

J’ai un fonctionnement très binaire. Je passe des mois en ermite, à me noyer dans mon esprit, à y pourchasser des fantômes et des mirages, puis je me lasse et d’un coup recommence à revoir du monde en masse. La batterie s’épuise et ça recommence. Je suis productif dans mes « périodes » mine de rien parce que je fonctionne à l’obsession.
Je me suis posé la question d’un trouble thymique un moment, mais je ne rentre dans aucun critère diagnostic palpable, Dieu merci.

Tout ça pour dire que je reprends petit à petit les rencontres avec les filles, même si ce n’est pas notre saison préférée à tous. Un peu d’applis, un peu à côté. J’essaie encore d’inverser le ratio, ça vient petit à petit. C’est surtout lever le blocage de séduire dans son cercle, son boulot quand c’est pas casse gueule qui m’a été rentable, pas autant augmenter la quantité de rencontres. J’essaye de moins compartimenter ma vie aussi.

2 dates prévus cette semaine, je vais tacher d’être clair sur mes intentions rapidement pour ne pas laisser entendre de promesses que je ne peux pas tenir (la fameuse « qu’est ce que tu cherches »). Je suis assez détaché du résultat en soi au final. Le sex n’est pas ce qui me procure le plus de plaisir dans tout ça.
Il faut se résoudre à croire que mon bonheur ne réside pas dans l’entrejambe des femmes. Qu’il ne réside nul part d’ailleurs, que c’est plus la paix de mon âme que je cherche. Ce que j’ai pourchassé avant (la validation, le désir de l’autre, même l’affection) sont temporaires et dérisoires et c’est la loi de l’univers. Pas mal d’introspection ces derniers mois, forcément fallait que ça sorte.

Je vous tiens au courant.

« Séduire une femme, c'est à la portée du premier imbécile. Mais il faut aussi savoir rompre ; c'est à cela qu'on reconnaît un homme mûr. » Milan Kundera
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] La suite, vite ! le 07.01.22, 11h07 par Onmyoji
  • [+2] La suite, vite ! le 07.01.22, 19h38 par FK

Je me présente donc à ce rendez vous du début du mois. Elle a 2 ans mon aîné. Je suis maladroit et pas fluide parce que ca fait plusieurs mois que je n’ai pas pratiqué la séduction. Je peine à être dans le ton. Elle a quand même l’air emballée. On s’embrasse. C’est une brune mate très jolie. Je ne suis pas plus attiré que ça au final. Une chose m’interpelle, elle est trop dans la projection : on va faire si, on va faire ça. Elle me complimente abondamment. Ça me refroidit. Elle finit par me demander ce que je cherche et je lui réponds sincèrement « rien de sérieux ». Elle rentre dans une colère sourde et ne comprends pas ma réponse, elle commence à me faire la morale, à descendre ma « mentalité », mon « état d’esprit ». J’ai rarement mis autant en colère une fille je vous l’avoue. Je ne bronche pas et m’apprête à fuir littéralement en marchant vite et en lui souhaitant une bonne continuation. J’entends un « connard »partir dans mon dos, heureusement qu’elle ne sait pas viser.
Je m’en veux ensuite parce qu’en lisant nos échanges par messages deux jours avant, je me rendais compte de tous les signes avant coureurs. Bref, encore une meuf à problèmes d’applis. Je suis devenu plus radical depuis et je trie par message au moindre faux pas…


Deuxième date, plus jeune que moi. Je ne suis pas plus en phase avec mon moi-même de l’été. Je ne trouve pas mes mots, mon jeu mental, je cale. Elle finit par parler de son ex et évoque leur relation encore ambiguë mais bizarre. Elle a de jolis iris verts mais un passif amoureux très suspect. Des signes de mauvaise estime de soi, d’anciennes relations toxiques. Pas le moindre contact physique. La conversation décolle complètement et finit par devenir éthérée, intellectuelle. On parle des relations amoureuses en général, de la vie en général, de sexe en général. Les idées se toisent. C’est une guerre de tranchée. L’intimité et la connivence s’éloignent. Elle prétexte un dîner pour partir, je ne la retiens pas, paie sa part, je ne m’y oppose pas.
Je ne m’en veux pas du tout pour ce date manqué. Elle était moins jolie qu’en photo et ce qui m’a plu (sa ligne de mâchoire, ses sourcils dessinés) a disparu avec sa rupture et son laisser aller conséquent. Je vous passe les détails sur ses parents divorcés, sa relation chaotique avec son père, ses multitudes de « potes » mecs….j’ai écouté tout ça, plus par curiosité que par intérêt, je n’ai pas cherché à orienté la conversation. Elle supprimera le match par la suite.

Troisième date. Conversation fluide par message, ton relâché et argotique. L’endroit que j’avais prévu initialement est fermé, je la déroute en urgence vers une autre terrasse, elle atterrit à vélo. Plus jolie que sur ses photos (assez rare pour le souligner). On se met tous les deux assez à l’aise au fur et à mesure de la conversation. Je n’initie pas de contact physique, je juge ça inapproprié dans l’immédiat. On parle de choses insignifiantes, de relations intimes, de famille, de politique et de religion. Elle a fait sciences po et a lu pas mal. Je fais mon numéro d’anar de droite misanthrope et corrosif. Elle accroche, en rit et en joue. J’oublie un peu le temps et on reprend un verre. Elle vient d’un milieu bourgeois et moi aussi, on se comprend sur les détails diaboliques. Finalement on sort se promener à mon initiative, elle a froid et je la prends avec un bras contre moi en marchant pour la réchauffer. Elle me regarde et rapproche son visage du mien. On s’embrasse. On s’embrassera ensuite en rigolant comme des gamins sur un banc. Il fait nuit en semaine, il n’y a personne. Je pense à des vers de Paroles que j’ai lu quand j’étais plus jeune. Je prends enfin un peu de plaisir et de fierté. Non pas que je score ou quoi que ce soit, mais bien par progrès, par vengeance sur moi-même. On s’embrasse de plus en plus passionnément. Elle me ramène chez elle. Vous imaginez la suite…
Étonnement elle ne m’a pas parlé de ce que je cherchais, de « nous », pas d’ultimatum à la con prématurés ou de conditions de vente. Je me sens véritablement à l’aise et ma nature un peu directe, honnête sans concessions ressort. Ça l’amuse. On prévoit de se revoir sans aucune pression. Parfois il faut prendre autant que possible de cette période chanceuse et réfléchir après. A voir….
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Bien joué le 04.02.22, 23h16 par FK

La dernière rencontre est un peu particulière.
Pendant l’été j’accepte une mission ponctuelle bien rémunérée pour arrondir mon budget. On me colle une jeune diplômée sans expérience. Je suis professionnel, sympa mais sans plus. Je fais le taf sans me poser plus de questions que ça. Je lui laisse gentiment mes coordonnées sans arrière pensée, au cas où des problèmes spécifiques à mes compétences apparaissent plus tard. Je l’oublie ensuite.
Il y a quelques semaines elle me recontacte. C’est typiquement le genre de conversation dont on ne devine pas le motif derrière/le service à rendre, du badinage inutile. Je ne cherche pas à relancer, elle mène la conversation et me propose un verre que j’accepte. Je l’ai en face de moi, ses traits fins, ses mèches blondes, sa pâleur et le dessin de son menton pointé vers l’avant. Bref, elle me plaît toujours autant, m’a plu immédiatement mais le contexte de la rencontre a fait que je m’étais éloigné de toute séduction. Je reste prudent et détaché, froid. Je regretterai plus tard de n’avoir pas montré plus de passion, d’enthousiasme. Comprenez moi : je tiens à ma réputation dans mon milieu professionnel, j’ai peu d’expérience sentimentale positive et j’ai encore moins l’habitude d’une fille qui prend l’initiative. Il y a de quoi être septique.
Elle me met à l’aise, mène le date et initie le contact physique. Je sais le petit effort de l’embrasser et ça arrive naturellement. Je me relâche et on s’embrasse passionnément. Elle m’avoue plus tard que pour elle, on s’est tout de suite plu et « elle ne voulait pas passer à côté » de cette rencontre. Je suis ravi. Elle m’avoue ensuite être déjà en relation depuis 1 an et qu’elle a explicitement dit à son mec qu’elle ne veut plus d’exclusivité et qu’elle compte me voir. C’est un peu la douche froide même si sur le coup, je ne le montre pas. On compte se revoir mais certaines choses me travaillent…

Autocritique :
J’ai sous estimé la mémoire musculaire de la séduction, les automatismes qui marchent pour soi et qui permettent de se mettre dans le bon état d’esprit. Quand je ne cherche pas du tout à faire des rencontres pendant longtemps, j’oublie tout ça et forcément ça donne quelques ratés. D’un autre côté, mon introspection, mon investissement sur moi-même me donne un sentiment de maîtrise qui n’est pas fabriqué. Je n’ai plu besoin de béquilles, de principes/règles pour avancer. Je fais beaucoup plus ce qui me plaît qu’avant et je l’assume, j’en prends les responsabilités.
Ceci étant dit, je suis tombé dans une espèce d’idéalisation de cette rencontre faite hors appli. Les autres filles ne me servent qu’à ne pas perdre pied face à cette blonde espiègle qui m’enivre. Ce forum doit être un contradicteur alors je le dis sincèrement : je me suis projeté avec elle dans ma tête et là elle me lâche qu’il y a quelqu’un d’autre en même temps. Je ne perds pas la face mais je me pose la question de mes réactions : ego ?
D’un autre côté : peut être que c’est une période trouble dans son couple et je ne sers que pour se rassurer, s’évader, passer le temps mais tout rentrera bientôt dans l’ordre et elle ne me recontactera plus. Ça me fait chier parce que mon attirance est sincère. J’en ai un peu marre de passer pour le second choix/plan de secours. J’ai en plus pas l’expérience de ces « relations » non-exclusives, je ne sais pas comment gérer émotionnellement, logistiquement. Si je veux poursuivre, quelles sont les limites et les pièges ?
J’ai indéniablement progressé en séduction mais plus grosses sont les prises, plus gros sont devenus mes problèmes. Ça me rappelle mon moi d’il y a quelques années qui galérait et qui surévaluait tout ça. Quelle est la valeur ajoutée à la vie ? Je ne sais pas. Il y a de quoi en rire sérieusement, le sort est bien ironique ce soir.

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