A la recherche de l'équilibre parfait

Note : 27

le 21.02.2022 par Eloxford

22 réponses / Dernière par Eloxford le 28.04.2022, 12h04

La vie est faite de virages, d'obstacles à surmonter, d'audace, de surprises et de rencontres décisives. Racontez votre histoire, entrez dans la légende; partagez vos cheminements, vos interrogations, vos rencontres, vos aventures - foirées ou réussies, c'est pas le plus important - et recevez les avis et conseils des autres membres.
Bonjour à tous !

Je me suis récemment rendu compte que cela faisait plus de 10 ans que j’avais découvert ce forum. Au départ, j’y ai recherché des méthodes de travail. Puis je me suis intéressé aux posts liés au développement personnel, qui traitent de relations avec les autres, ou encore d’intelligence sociale. Ensuite aux forums plus orientés séduction, où j’ai pris des conseils précieux pour progresser. Enfin, plus récemment, j’ai fait un petit tour sur le forum vie pro.
Ce forum ne remplace pas une thérapie.
Ça va mieux en le disant. Toutefois et sans vouloir exagérer, ce forum m’a offert un nombre incroyable de réponses à toutes les questions que je me suis posées à un moment donné de ces dernières années. A chaque fois que j’étais dans le flou sur une des thématiques citées au-dessus, je suis venu ici, les choses se sont éclaircies et j’ai pu repartir de l’avant avec de bons outils.

Aujourd’hui j’aimerais faire cet exercice d’introspection, commencer d’abord à vous partager un peu mon cheminement jusque-là, mais aussi et surtout mes interrogations du moment concernant mon couple, mes envies de séduction à coté et...les fois où j'ai craqué. Un sujet qu’il m’est difficile d’aborder IRL pour plusieurs raisons.

NOTE PREALABLE : Je ne me sens pas forcément à l’aise avec l’exercice. N’hésitez surtout pas à me faire des remarques cash pour améliorer la lecture, le contenu.. j’ai envie que ça vous intéresse et que ça vous donne envie de participer

Préambule : rétrospective rapide – des embuches

J’avais 21 ans lors de mon inscription. A l’époque, en termes de filles, mes seules expériences étaient une relation longue vers la fin du lycée. Ma première, j’avais 17/18 ans. C’est elle qui a tenté de me séduire pendant plusieurs mois, sans signes d’intérêt de ma part : elle ne me plaisait pas + manque de confiance en moi. Après avoir couché une première fois ensemble, je me suis attaché. Nous sommes restés un an ensemble. Après cette année, elle m’a finalement larguée. Une année non pas d’amour, mais d’une dépendance affective démesurée et maladive. Associée à une jalousie possessive complètement irrationnelle. Mon bien-être et ma raison de vivre dépendaient uniquement de cette nana. Même avec le recul je n’ai jamais réussi à expliquer pourquoi je m’étais attaché à cette fille de cette façon. Quand elle m’a logiquement largué, j’avais l’impression que le monde s’effondrait sous mes pieds. J’étais paumé, le gout à rien, malheureux en toutes circonstances, … je vous la fait courte, la période a été très compliquée, je n’arrivais pas à remonter la pente. Finalement, à force de, j’y suis parvenu.

Au bout d’un peu plus d’un an, j’ai réussi à passer à autre chose, et j’ai rencontré à mes 19 ans une deuxième fille avec qui je suis resté près de 3 ans. Une relation un peu plus équilibrée, mais où je suis retombé dans mes travers : une possessivité maladive, une jalousie systématique dès qu’elle parlait à d’autres mecs. Pendant cette relation, j’ai pris conscience que cette situation ne pouvait durer, à la fois pour elle, et pour moi. Je me suis efforcé, forcé même, à être beaucoup plus détaché et je m’en foutiste sur des situations qui m’auraient auparavant rendu malade. Ça a tellement été un succès que j’ai carrément fini par me détacher de cette nana, et nous nous sommes séparés.

Au-delà de ça, sur le reste : j’étais dans le flou de mes études, dans le flou pour mon avenir, un zéro en interactions sociales, aucune intelligence sociale, et très très limité en séduction. J’arrive à 21 ans avec quasiment aucun vrai ami, aucun confident, ni même côté famille. Très peu d’expériences sexuelles, sentimentales, même en termes de drague. Pour je ne sais quelle raison, je suis fermé comme une coquille d’huitre : j’ai extrêmement de mal à partager mes ressentis aux gens, à partager mes émotions, mes souhaits… peut-être par peur d’être jugé, par peur de me livrer, de montrer mes faiblesses. Je suis craintif, froid et arrogant vis-à-vis des gens qui s’intéressent à moi.

Aujourd’hui, j’ai bientôt 33 ans.

J’ai eu d’innombrables aventures sentimentales et sexuelles. Ces 11 dernières années se divisent en deux catégories ; une période de séduction où je me suis senti à l’aise comme jamais (j’ai d’ailleurs fait un ou deux FR rapides ici : viewtopic.php?f=59&t=34036&p=344177#p344177, ici : viewtopic.php?f=52&t=25790&p=344169#p344169, et bien sur mon EPIC FAIL ici :
viewtopic.php?f=144&t=26972&p=359466#p359466 )

J’ai aussi un cercle de connaissances solide et varié. J’ai voyagé dans de nombreux pays. J’ai une situation professionnelle stable et confortable.

Je suis en couple hétéro et exclusif, (et épanoui !), depuis plus de 6 ans maintenant. La relation est saine en tous points. Je ne peux honnêtement pas rêver mieux.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir parcouru un chemin incroyable, mais aussi d’avoir presque atteint cet équilibre parfait que je recherche toujours

A suivre : l'équilibre parfait : comment ça ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] La suite, vite ! le 21.02.22, 18h19 par Jalapeno
  • [+2] Like ! le 21.02.22, 18h29 par FK
  • [+1] La suite, vite ! le 21.02.22, 20h40 par Icecastle
  • [+1] Bonne idée ! le 21.02.22, 21h42 par Onmyoji
  • [+1] Like a boss ! le 24.02.22, 13h17 par The_PoP

EPISODE 1 : EQUILIBRE PARFAIT ET COUPLE

Je vais vous détailler ce que j’appelle un équilibre parfait pour que vous compreniez mon état d’esprit, le titre de mon récit, et surtout certains des objectifs de mon journal. Peut-être vais-je enfoncer une porte ouverte mais ça ne fait rien.

L’équilibre parfait, c’est ce qui me permet d’être épanoui et heureux. Il peut se représenter par exemple sous la forme d’un diagramme circulaire, avec plusieurs parties pondérées en pourcentage. Chaque partie représente une pondération de ce qui est important pour moi dans ma vie : travail (x%), couple (y%), relations sociales (z%), loisirs… Le total fait 100%, quand tout est au beau fixe. Ce qui est important pour l’équilibre, c’est que les % soient répartis le plus équitablement possible. Si l’une des parties s’effondre (ex : ma nana me largue), les autres me permettront de tenir, car tout ne tourne pas autour d’une seule. J’aurais aussi pu prendre comme métaphore un tabouret à plusieurs pieds.

Mais bref, je pense que vous avez compris !

Cet équilibre parfait, je ne l’ai pas encore totalement atteint, pour deux raisons :
  • Mon TRAVAIL prend une place beaucoup trop importante dans ma vie ; dès qu’il y a des mauvaises nouvelles, des choses relous à gérer… je cogite, je m’inquiète, je rumine… mon sommeil se dégrade, ma patience aussi, bref mon bien-être vacille=> ce ne sera toutefois pas le sujet principal de mon journal, j’ai pas mal avancé de mon côté sur ce point et j’ai un travail perso à faire, des solutions à appliquer
  • Côté COUPLE, je me pose de plus en plus de questions, sans que ce soit négatif pour autant => c’est plutôt sur ce point que j’aimerais axer mon récit. Je me poste des questions sur
- La façon dont il va évoluer ces prochaines années (gosses, déménagement à prévoir…etc) : soit je n’arrive pas à me projeter (par ex dans le cas du gosse, si gosse elle souhaite avoir, ce qui ne me surprendrait pas parce que nous avons le même âge et que notre horloge biologique n’est pas la même) ; soit je peux me projeter, mais je n’ai pas envie d’être moteur parce que je suis neutre (ex : s’il faut déménager). Et j’ai peur que ce comportement soit bloquant pour ma nana au bout d’un moment
- Les difficultés que j’ai à mettre sur la table certains sujets sérieux avec elle : le cul par exemple, ça fait presque 7 ans qu’on est ensemble et j’ai comme une gêne à en parler, dire ce que j’aimerais, l’entendre dire ce qu’elle aimerait… c’est con je sais, mais c’est très fréquent que je ressente une gêne à parler de certains sujets un peu profonds / sérieux avec certaines personnes, peur de me dévoiler, peur d'aborder un sujet "gênant".. je ne sais pas;
- Certains points de différence que nous avons, notamment un : pour le dire vite, j’ai toujours été un gros fêtard, comme elle lors de ses études. Sauf qu’en grandissant, elle s’est assagie, moi non. Je sors souvent : bar, clubs, apparts, afters… j’ai une vie sociale très riche, j’aime rencontrer des gens nouveaux et décompresser, j’aime lâcher la rampe de temps en temps, parfois peut-être un peu trop. Dans ces moments-là, la tentation séduction est très, très forte. Mais je tiens bon.
- Également au niveau séduction :c’est aussi là-dessus que j’aimerais insister un peu. Malgré quelques rares écarts (1 fc au tout début puis 5 kc depuis) que je raconterai pourquoi pas dans un récit spin-off, je m’efforce d’être fidèle, car madame est catégorique sur un point : infidélité = rupture. Mais je suis parfois piégé entre l’envie de revenir un peu dans le game tout en ayant peur de perdre ma relation actuelle, de décevoir ma nana, de la rendre triste, ce que je ne souhaite pour rien au monde.

Je le répète : pour l’instant ma relation me convient à merveille. C’est une relation équilibrée, une relation passionnée, avec beaucoup d’affection, de confiance, de respect mutuel, du cul… avec très, très peu d’ombres au tableau. On partage des moments tantôt anodins, tantôt qui sortent du lot… mais qui sont, dans les deux cas, des moments de simplicité, de complicité et de bonheur extrême.

Tout ça pour dire que ce journal sera ma quête d’équilibre parfait. Avec mon récit et je l’espère votre participation, j’espère pouvoir trouver des réponses aux questions que j’ai soulevées plus haut, sur les 4 "points couples" que je soulève et qui seront mon angle d'attaque.

Je partagerai les situations futures qui seront liées à ces 4 points et à cette quête d’équilibre, qu’elle me fasse reculer ou avancer dans le bon sens. Je partagerai pourquoi pas quelques anciennes situations vécues qui m'ont troublé dans cette quête.

Cette quête n’est peut-être qu’un idéal que je n’attendrai peut-être jamais, car il sera sans doute voué à évoluer… mais au moins, ça me permet de garder le cap, comme le disait très pertinemment @Jalapeno ici : viewtopic.php?f=144&t=43610&p=442387&hi ... al#p442387
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] La suite, vite ! le 21.02.22, 21h03 par FK
  • [+1] Intéressant le 21.02.22, 21h55 par Onmyoji
  • [+2] Sympa :) le 22.02.22, 13h28 par Fauve noir
  • [+1] Intéressant le 24.02.22, 13h22 par The_PoP

EPISODE 2 – fluff, kino puis friendzone

Je me retrouve un vendredi soir à partager un pot avec des collègues de boulot. Des collègues d’une ville où je suis exceptionnellement en déplacement. On se donne rdv dans un premier bar où je rejoins un collègue vers 19h. Nous taillons le bout de gras en attendant les autres. On se retrouve rapidement à 9/10 autour de la table, et tout ce petit monde commence à être bien éméché.

Parmi les présents, une collègue à la trentaine bien tassée, brune, avec de belles formes.

*flashback contexte*

On travaille dans la même entreprise depuis moins d’un an, dans deux localisations différentes = il n’y a donc aucune interaction physique, à une ou deux petites exceptions près sur lesquelles je vais revenir.

Pour chaque nouvelle entrante, je jette toujours un coup d’œil à la fois au trombinoscope d’entreprise et aux réseaux sociaux. C'est évidemment ce que j'ai fait pour elle.

Arrêtons-nous une seconde sur point ; je me dis, pourquoi faire ça ?

Il vous faut savoir que je suis quelqu’un de très rationnel. Je ne laisse que très peu de choses au hasard. Plus je grandis, et plus les décisions que je prends sont le fruit de réflexions muries et réfléchies, que je prends seul, grâce à un travail PERSONNEL de collecte d’information à droite, à gauche, que je mélange avec mes valeurs, ma vision du monde, et qui aboutissent à une décision avec laquelle je suis à l’aise. Tout ce que je fais, je sais POURQUOI je le fais, cela me permet d’être en paix avec moi-même, mais surtout ça me rassure. J’aime bien être maître des choses qui m’arrivent, et pouvoir les expliquer. Bon ça, c’est pour que vous connaissiez mieux mon état d’esprit.

Je reviens donc à la question initiale : POURQUOI regarder ces photos ? Qu’est-ce que ça va m’apporter ? On se trouve là dans une des choses que j’aimerais tirer au clair dans ce journal. Moi, qui suit très rationnel, qui vous explique plus haut que j’ai la meilleure des relations, qu’est-ce que ça peut bien me foutre d’avoir des collègues de travail moches ou bien gaulées ? Est-ce que c’est de la curiosité ? Est-ce que c’est pour m’imaginer que si j’étais solo, je pourrais aller flirter avec telle ou telle personne ? Est-ce que c’est pour voir si la fille en question vaudrait clairement un exceptionnel petit écart (kc, fc…) ? Est-ce que c’est parce qu’au fond de moi, je suis en quête de la relation /la personne la plus parfaite possible, et que j’essaie de mesurer cette éventualité à chaque nouvelle rencontre ? Est-ce que c’est pour flirter avec les limites de la fidélité ? Pour voir si je plais toujours ? Ou est-ce que c’est pour d’autres raisons que je ne veux pas m’avouer : me mettre dans une situation où je craque, mais où c’est la nana qui décide, et que je sois dans une situation où je SUBIS la situation ?

BREF j’aimerais avoir des réponses à tout ça. Car comme vous l’aurez compris, ne pas pouvoir l’expliquer, ça me rend fou ^^


Bon, conclusion sur les photos : elles sont prometteuses.

Nous avons eu l’occasion de nous croiser une fois à un évènement d’entreprise l’été dernier, qui a duré plusieurs jours. Comme je partais sur une impression prometteuse (les photos), j’avais envie de faire sa rencontre mais sans arrière-pensées. Et quand j’ai envie d’être sociable avec les gens, j’y arrive très bien, je m’en donne les moyens, et si le courant passe on peut vite arriver à une situation de complicité très forte, très rapidement. Si la complicité est réciproque bien évidemment.

Je créée du lien, je m’intéresse, je fais des compliments… Je passe plus de temps avec elle, dans nos activités, nos ateliers… à lui écrire, qu’avec n’importe quelle autre personne avec qui je suis pourtant plus proche.

Je la sens réceptive à tout ça, mais clairement hard-to-get, et ça me plait. Vous avez sans doute déjà vécu ça, il doit y avoir plein de FR qui vont dans ce sens ici sur FTS donc je vais sans doute dire une évidence pour beaucoup d’entre vous, mais plus c’est galère, plus j’ai envie d’y aller. La récompense n’est que plus belle. Du coup j’insiste, je la colle davantage, etc. On fluff, on kinote .. la tension monte jusqu’à un point.

PRECISIONS : Evidemment s’il y a un « NON » catégorique, ou d’autres signes de refus => je n’insiste pas. Je ne fais pas dans le harcèlement. Mais parfois, on a affaire à des filles qu’il faut travailler au corps, mais sans être lourd pour autant… j’espère que vous voyez la nuance !

Finalement, le périple se termine là-dessus : on a créé du lien, on s’est rapproché, on a vu qu’on avait des atomes crochus, mais ça s’arrête là.

*fin du flashback*

Retour au pot du vendredi soir. Je savais d’avance qu’elle serait là, mais j’étais neutre sur sa venue et ce pour deux raisons :

  • J’étais là pour me marrer avec les gens que je n’avais pas vus depuis un certains temps
  • J’avais également l’impression d’avoir « fait mon temps » avec elle, c’est-à-dire vivre ce que j’avais à vivre
En écrivant cela, je crois avoir une partie de réponse aux questions que je soulève ci-dessus : j’ai besoin de fréquenter des gens de manière générale. Je suis quelqu’un qui aime les interactions, les discussions, etc. surtout quand elles sont franches et abouties (j’y reviendrai dans un prochain épisode). Parmi ces gens, parfois se trouvent des nanas, et la différence majeure c’est qu’à la déconne s’ajoute très souvent pour moi un côté séduction, qui change la nature de l’interaction.

Avec cette nana, j’ai le sentiment que j’ai vécu ce que j’avais à vivre, c’est-à-dire une complicité temporaire qui n’ira pas au-delà du kino. Peut-être est-ce ce que j’ai besoin de vivre : me créer des tentations, avec des limites : limites à la fois en termes de contenu (pas de kc, pas fc) mais aussi en termes de durée.

Je reviens au pot dans le bar. Afin d'éviter tout dérapage, j'ai immédiatement pris des précautions : aucune relance de discussion, regard fuyant, etc. ça a marché jusqu’au moment de quitter le bar => à la fermeture, j’ai clairement exprimé à tout le monde mon souhait d’aller au pieu, à la fois parce que j’étais usé, mais aussi pour être certain de ne pas me retrouver dans je ne sais quelle situation que j’aurais regretté

A l’annonce de mon départ avec le groupe sur le trottoir, son comportement est devenu incontrôlable : elle a commencé à durement me coller pour m’inciter à rester, à continuer la soirée dans un club non loin. Devant mon refus d’obtempérer, elle adopte l’attitude inverse et me somme de quitter les lieux si je n’apprécie pas sa compagnie. Devant son attitude ultra lourde et insistante, je saisis l’occasion pour fuir en courant dans la rue. Alors que j’avais pris 20 ou 30 mètres d’avance, je l’entends qui me court après, hurlant mon nom. Après m’être caché derrière plusieurs voitures pour finalement prendre une rue adjacente sans qu’elle ne s’en aperçoive, je tourne dans plusieurs rues au hasard pour brouiller les pistes.

Après un ultime coup de fil de sa part où je lui confie être « expert en fuite », je prends contact avec un autre collègue pour lui dire que s’il est possible de revenir dire au revoir dans de bonnes conditions à tout le monde, je fais demi tour.

C’est ce qu’il s’est finalement passé, et la soirée s’est pour moi terminée sans autres encombres.

Du coup ce que je retiens de tout ça :
  • J’ai initialement envoyé des signaux positifs lors de notre première rencontre, à mon initiative, pour finalement mettre un gros stop derrière => pas hyper cool de ma part ? même si j’ai le droit de changer d’avis
  • Peut-on affirmer que j’ai « joué » avec elle, et que je lui ai légèrement manqué de respect ?
  • Pour moi, ce type de « flirt » me convient totalement, je n’ai pas l’impression d’être infidèle, mais comment le prendrait ma nana ?
NOTES: je suis preneur de toutes remarques concernant le fond ou la forme. S'il faut que j'abrègre, que j'aère, que je précise plus certains points, que je mette plus de conversation, ... n'hésitez pas, j'ai envie que la lecture soit agréable :)

A suivre : EPISODE 3 : weekend de débauche et tentations
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Très intéressant le 23.02.22, 21h33 par Onmyoji
  • [+1] La suite, vite ! le 24.02.22, 00h34 par Jalapeno
  • [+1] La suite, vite ! le 28.02.22, 10h29 par Icecastle

Je me suis retrouvé dans le côté rationnel que tu affiches. J'aime bien aussi envisager certaines collègues comme ça. De la même manière, ça peut me conduire à certaines rencontres impromptues ou pas mais que je vais cultiver.
Je ne vais pas nécessairement jusqu'à vérifier leurs
réseaux mais parfois ça sert.
Je vois ça comme de la "préparation mentale". N'être pas trop surpris et laisser mon cerveau fantasmer assez inconsciemment sur la rencontre pour avoir de bons scénarios de réactions à avoir (sans doute parce que ça m'aidait à gérer mon stress des rencontres initialement). Ça n'enlève rien à ma spontanéité, je ne me fais pas de game plan, j'ai juste l'impression que c'est ce qui arrive à un niveau inconscient. Parce que je n'ai pas de bonnes explications conscientes à part "évaluer mon harem potentiel" (et là c'est dérisoire) et "me faire plaisir aux yeux ou à l'ego parce que mon boulot est suffisamment bien pour que les nanas qui y bossent soient de qualité"

Pour le reste, cette nana est une furieuse quand même. Et/ou tu lui as fait du charme sacrément plus que ce que tu veux bien l'admettre.
C'est dangereux dans un contexte de travail de se retrouver dans de telles situations.
Plus que pour ta relation même. Mais ça pourrait aussi te retomber dessus à ce niveau là.
Faut comprendre un truc: si pour l'approcher tu n'as pas été franc sur ta non liberté (à distinguer de prison, mais à voir si tu as remplacé facilement le terme), et que tu as travaillé à vaincre des résistances, plus elle aura résisté et plus elle sera engagée, sinon elle aurait coupé court. Elle résiste à la fois à ses impulsions et cherche à connaître la sincérité de tes émotions affichées, de tes intentions. Ce qui signifie un grand engagement pour elle.
Et si tu vas jusqu'au physique, c'est très probable qu'avec les bonnes circonstances, tu aurais pu coucher avec. Le problème étant que beaucoup de gens sont éduqués à penser que le physique est la chose la plus précieuse qu'ils ont à donner alors que c'est leur esprit et qu'ils devraient faire le distinguo. C'est tellement frappant que j'avais fini par en faire un de mes éléments de séduction, inconsciemment, parce que je me rendais comme que si elles rentraient dans cet état d'esprit je gagnais des points et que ça les préparait à ce que ce soit léger ou du moins pas un engagement direct. Évidemment c'est un filtre aussi.

Mais ce que tu as fait c'est un peu de l'allumage. C'était pas cette intention là mais l'effet et le même puisque tu as cherché à la séduire et créer une connexion avec.
Puis silence, puis en sa présence, le comportement totalement inverse: très sociable avec les autres, grand vide pour elle. Tu aurais été normal avec elle sans être taquin et séducteur elle aurait pu se dire comme toi que c'était juste l'instant qui vous avait rapproché.
Là elle a dû prendre ça comme un message ou une réaction à votre absence de poursuites "dans le réel" aka en dehors du cadre de votre évènement d'entreprise. Et si ce n'était pas de son fait, ou si elle attendait après toi parce qu'en tant que fille elle ne ferait pas le premier pas, ça a pu raviver les choses voire les exacerber. Tu lui as fait un bon "freeze out" des familles en public sans rien n'y laisser paraître et elle a dû se dire que tout le monde le voyait. Et elle a pu aussi être piquée au vif quels que fussent ses sentiments préalables (m'est avis que tu lui as laissé une forte impression quand même et qu'elle se voyait bien avec toi pour une nuit ou la vie), ton comportement "punitif" l'a peut-être incitée à être douce et très ouverte pour te radoucir (c'est ça le "truc" qui est aussi la perte des gens qui subissent ça en contexte pervers: il n'y a pas besoin d'avoir réellement été responsable d'une mauvaise chose, ou de sentir qu'on l'est, il suffit de croire que l'autre réagit mal parce que nous avons fait quelque chose de mal, qu'importe ce que c'est et qu'importe que ce ne soit que dans sa tête, on veut réparer. C'est évidemment moche et dévastateur. Et même appliqué de manière justifiée c'est généralement pas quelque chose que je ferais volontairement. Si j'en suis à devoir punir l'autre de ses comportements c'est qu'elle vaut pas le coup. Après si elle devait faire amende honorable rationnellement et pas sous l'impact psychologique du coup, c'est différent).

Quant à ce que tu cherches, je dirais que tu as un gros besoin de te prouver que tu es encore dans le game et pas acquis, que tu ne t'oublies pas et que tu as encore ta liberté de choix. Si ça te suffit ça va mais il faut être conscient que tu risques de vouloir faire grimper les enjeux. Ou de te prendre à ton propre jeu, parce que là tu rencontres des femmes qui sont passives, et sensibles à ta séduction, mais il y en a que tu devras travailler pas pour qu'elles cessent d'être hard to get mais pour vraiment les gagner.
Ton attitude et ton revirement avec celle-ci est peut-être une protection: tu savais que tu pourrais aller trop loin et inconsciemment tu tues tout désir car tu tiens plus à ta copine. Il faut savoir que notre cerveau "défend" l'être aimé en nous faisant trouver les autres partenaires potentiels moins attractifs. À ton niveau c'est peut-être a posteriori.
Ça fait beaucoup d'hypothèses mais en tous cas je suis curieux de te lire plus avant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Il y'a du vrai... le 24.02.22, 09h11 par Eloxford
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Merci pour ta réponse, tu vises très juste sur beaucoup de points.

Pour revenir sur son comportement, j’ai clairement « joué » avec elle lors de cet évènement en ne pensant qu’à moi. Je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt sur ce coup : j’ai fait ce que j’avais à faire, ce dont j’avais envie et besoin, en me fixant une limite. Je suis sans doute volontairement resté ambigu sur ma situation personnelle de couple. Sa réaction ne m’étonne pas, elle est juste le résultat de ce que j’ai semé, comme tu l’as très bien expliqué.

Pour étayer un peu ce comportement, je vais peut-être passer pour l’égoïste et le co**ard de service, mais ça ne fait rien… dans les situations comme celles-ci (et je précise : pas de manière générale dans mes relations avec les gens ni avec mes conjointes), c’est-à-dire dans les situations où je drague des nanas tout en sachant que je ne voudrais rien de sérieux avec elles, j’ai tendance à ne penser qu’à mon bien-être à moi seul. Je fais ce que j’ai envie et besoin de faire à un instant T, et basta.
Onmyoji a écrit :
24.02.22

Quant à ce que tu cherches, je dirais que tu as un gros besoin de te prouver que tu es encore dans le game et pas acquis, que tu ne t'oublies pas et que tu as encore ta liberté de choix. Si ça te suffit ça va mais il faut être conscient que tu risques de vouloir faire grimper les enjeux. Ou de te prendre à ton propre jeu, parce que là tu rencontres des femmes qui sont passives, et sensibles à ta séduction, mais il y en a que tu devras travailler pas pour qu'elles cessent d'être hard to get mais pour vraiment les gagner.
Ton attitude et ton revirement avec celle-ci est peut-être une protection: tu savais que tu pourrais aller trop loin et inconsciemment tu tues tout désir car tu tiens plus à ta copine. Il faut savoir que notre cerveau "défend" l'être aimé en nous faisant trouver les autres partenaires potentiels moins attractifs. À ton niveau c'est peut-être a posteriori.
Ça fait beaucoup d'hypothèses mais en tous cas je suis curieux de te lire plus avant.
Je commence à comprendre ce que je cherche, ce que tu dis n’est pas faux, mais c’est plus profond : je reviens sur ce que j’ai écrit au début de mon épisode 2 : dans le flashback, j’indique ne laisse que peu de choses au hasard, que je prends mes décisions rationnellement, etc et je maintiens tout ça. Mais parfois, j’ai juste envie de laisser les choses m’échapper. J’ai envie de laisser les évènements se dérouler au hasard, j’ai envie de me laisser aller et d’être dans un comportement d’insouciance générale. Mais cela ne peut pas se faire sans limites… les limites que je me fixe, dans certains aspects de la vie ce sont les miennes, mais dans le cas des relations avec les autres filles, ce ne sont pas tant mes limites qui sont importantes, ce sont celles de ma nana. Ce qu’elle est capable d’accepter comme « écart ». La ligne à ne pas franchir, c’est celle-là.
Onmyoji a écrit :
24.02.22


Ce problème étant que beaucoup de gens sont éduqués à penser que le physique est la chose la plus précieuse qu'ils ont à donner alors que c'est leur esprit et qu'ils devraient faire le distinguo.
Ce que tu dis là est criant de justesse, je suis content que tu le soulèves car je n’y avais jamais réfléchi comme ça. Ma nana non plus d’ailleurs ; pour elle, c’est totalement l’inverse. La limite : c’est donc celle du contact physique.

Hello, question.
Tu dis que tu aimes chauffer sans aller au bout.
Ne serait-ce pas plutôt réellement que tu crains le rejet et que tu t'ejectes précocement tant que tu es encore en contrôle ? Ne serait-ce pas une façon de flatter ton ego sans le mettre en danger ?
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

Hello FK

Je ne pense pas que ce soit pour flatter mon égo car

- Mon égo n'a pas (plus) besoin d'être flatté ; je sais qu'il y a des filles à qui je plais, d'autres à qui je ne plais pas. Et ça sera toujours comme ça
- Plus simplement, je pense avoir besoin de ce type d'interactions avec les filles. Des interactions où il y a "plus" qu'un simple contact amical. Mais je ne pense pas que cela serve nécessairement une cause précise, comme flatter mon égo, ou être sur que je plais encore malgré ma situation verrouillée de mec en couple. C'est juste une activité que j'aime bien, une activité agréable, avec laquelle je me sens à l'aise... je sais pas si je peux le dire comme ça

Si je m'éjecte précocement, c'est plutôt pour éviter de faire des choses que je risque de regretter par la suite

Mais bon, je reste modéré dans ma réponse et peut-être admettrais-je prochainement que l'égo y est un peu pour quelque chose, au fil de mon introspection !

Oui pas de problème, ce n'était pas une question piège. Juste, garde à l'esprit que l'esprit est très doué pour le mensonge et se voiler la face ;)
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

EPISODE 3 : weekend de débauche et tentations

Partie 1/2 : Vendredi soir

Le vendredi soir, c’est toujours la même histoire. Je suis en quête d’évasion, d’insouciance, de voyage dans un autre monde que celui de la semaine. L’objectif est de se laisser aller, et de perdre le contrôle et la rationalité des évènements que je m’applique comme vous le savez à ne pas laisser au hasard. A ce titre, je vous conseille le film Human Traffic : on est clairement dans le thème.

Le vendredi soir, la rengaine est toujours la même : que fait-on ? Que prévoit-on ? Où va-t-on ? Et avec qui ?
Pour une fois, le programme était huilé depuis quelques temps.

Je rejoins plusieurs personnes dans un bar 1 où nous fêtons des retrouvailles entre connaissances et potes de longue date. Il y a moitié nana, moitié mecs. Tous maqués, avec ou sans leur +1. Comme les gens ne s’étaient pas captés depuis longtemps, les discussions tournent autour de sujets généraux de la vie de tous les jours (situation familiale, emploi, blablabla..).

Je ne suis pas à l’aise avec ce type de discussions :
  • J’ai du mal à parler de moi, je suis toujours un peu gêné et sur la retenue… peur de donner l’image du mec qui parle trop de lui (moi moi moi), qui se vante ou qui se plaint…bref j’ai du mal à rester sérieux et concentré longtemps dans ce types de discussions et je me débrouille toujours pour les faire dévier sur le ton de la vanne, de la provocation (légère !) et du second degré = c’est mon passe-temps favori. Le revers de la médaille, c’est qu’il n’est pas facile pour les gens de créer du lien avec moi, et inversement.
  • J’ai également du mal à m’intéresser aux autres de cette façon ; je n’arrive pas à poser des questions « bateaux » de façon sincère. A vrai dire, je préfère discuter d’autre chose, quelque chose de profond, où on partage nos connaissances, nos expériences, nos points de vue, nos désaccords ; qu’on s’écharpe sur le sujet si besoin, avec une ouverture d’esprit illimitée, avec passion… mais sans animosité ! Ma théorie, c’est que si j’arrive à avoir une discussion de cette nature avec quelqu’un, qu’on est sur un échange endiablé mais qui reste sain, sans animosité, sans arrière-pensées => c’est le graal. Au moins, on est fixé sur nos atomes crochus, et derrière, je suis sûr de m’intéresser SINCEREMENT à la personne sur les sujets plus bateaux.

    Qu’en pensez-vous ? Bon, il faudrait faire un fork sur le sujet !
Mettons ce cas en pratique avec une fille du groupe que je connais peu qui a lancé la conversation avec moi.
Eloxford ! Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu !
S’il existait un bouquin « les relations sociales en 100 phrases bateau », celle-ci serait aisément dans le top 5. J’interprète cette phrase comme un « j’ai envie de lancer la discussion, je ne sais pas quoi te dire, mais j’ai envie de te parler ; donc, je vais mettre la première pierre de notre discussion, mais à toi d’en construire l’édifice. »

Bon là je fais preuve de mauvais esprit... C’est vendredi soir, j’ai bu quelques verres. Je suis plutôt dans un bon mood. Et après tout, si je vois le verre à moitié plein, j’ai en face de moi quelqu’un qui s’intéresse à moi… pas le peine de cracher dans la soupe.

Nous continuons donc sur des discussions qui tournent autour du taff, de nos situations personnelles ; On balance quelques vannes, quelques phrases légères. Mais sans plus.

Bien éméché, je bouge avec quelques potes en comité réduit vers l’appart d’un pote de pote de la soirée. J’aime être une pièce rapportée d’une pièce rapportée à un évènement => c’est la garantie de deux choses :
  • Être sur à 100% de rencontrer des gens d’un cercle totalement inconnu, des gens totalement nouveaux, et ça me plaît
  • Avoir l’assurance qu’en tant que personne inconnue de la soirée, les probabilités pour que des nanas s’intéressent à moi sont plus fortes. Ça m’est arrivé plein de fois et j’avais trouvé la sarge beaucoup plus simple.
Arrivé à l’appart, le tableau est beaucoup plus plaisant. Les gens sont festifs, drôles, ouverts. Il y a pas mal de belles filles et je ne peux pas m’empêcher de sortir le radar pour en « choisir » une ou deux dans ma tête, avec qui si j’avais été seul, j’aurais tenté le coup. Notamment une brune avec un super visage, et un sourire à craquer.

On ne s’attarde pas plus ici et on lève vite l’ancre tous ensemble vers un club, et je me retrouve dans le taxi avec cette nana et une autre. J’engage la discussion avec elle sur des sujets très classiques, afin de tendre des perches à mon tour pour la laisser faire un peu la discussion. J’ai appris ici (et sur le terrain !) qu’en séduction, il y a des signaux très positifs : regards, sourires, façon de parler… elle en envoyait pas mal, et elle a sans doute dû se dire que moi aussi. Toutefois, ce sont juste des signaux et pour aller plus loin, il faut passer aux steps d’après : du kino, des compliments, discuter de choses plus profondes… mais là, c’est le level au-dessus et dans ma situation (et je crois savoir qu’elle était dans la même) je n’avais pas envie d’être à cette initiative. Pourtant, il y a quand même une petite envie… mais toujours cette limite que je me refuse à franchir, et je crois avoir eu le sentiment qu’elle aussi.

Résumons : on est là dans un moment privilégié, le courant passe bien, il y a des atomes crochus, nous sommes un vendredi soir, en quête d’insouciance et de lachage de rampe le temps d’une soirée. Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas céder à ces petites envies passagères, et exploiter le gisement de ce moment agréable jusqu’au dernier carat ? J’ai l’impression qu’on se fixe des limites à un moment où on est là pour justement ne pas s’en fixer, ne pas y penser, laisser faire les choses telles qu’elles viennent sans penser aux conséquences... au final, serait-ce si grave ? Ce n'est qu'une parenthèse...

La soirée se terminera au club, sans encombre ni autres rebondissements. Comme un sentiment d’inachevé.

A suivre : partie 2/2 "Samedi soir"
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] La suite, vite ! le 05.03.22, 10h39 par FK
  • [+1] Bien le 07.03.22, 22h21 par Onmyoji

Il est cool ton journal.
Je me trompe peut être, c'est peut-être une impression fausse, mais j'ai vraiment l'impression que tu es dans le survol, que jamais tu n'atterris vraiment, que tu t'ejectes / bounce avant que le contact ne devienne autre chose.

Je veux pas être lourd donc je reviendrai pas dessus mais pour l'instant c'est l'impression que j'ai.

En tout cas, continue :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 05.03.22, 14h31 par Eloxford
  • [+1] +1 le 06.03.22, 07h59 par Icecastle
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

Non non tu n'es pas lourd. Au contraire ça me fait plaisir de voir des gens réagir et participer. En plus sur le fonds, tu n'as pas tort du tout. C'est clairement l'attitude que je décris dans mon journal.

Maintenant ceci étant dit :

- je vais essayer de mettre plus de détails sur certaines interactions que j'ai avec les nanas
- je vais faire un récit spin-off d'une ou deux fois où je me suis "éjecté" comme tu dis, mais en étant allé plus loin.. ^^
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Cool le 05.03.22, 14h37 par FK
  • [+2] La suite, vite ! le 05.03.22, 16h18 par Onmyoji
  • [+1] La suite, vite ! le 06.03.22, 08h02 par Icecastle

Samedi soir (2/2)

Après avoir passé la journée du samedi à végéter, on se donne rdv chez un pote pour la soirée, entre proches connaissances cette fois-ci, avec pour objectif de passer l’intégralité de la soirée/nuit chez ce même pote. Ce que nous fîmes.

Ma nana est présente, + d’autres personnes, mecs, filles, et surtout une « nouvelle » amie qui a intégré mon cercle de connaissance il y a peu.

Physiquement, cette nana, c’est exactement mon style et je n’en suis pas du tout insensible. Même en termes d’attitude et de personnalité. Enfin, pour le peu que je la connaisse, car comme elle me plait carrément et qu’elle fait partie de mon cercle de connaissance, j’ai en quelque sorte un mécanisme de défense qui s’est activé : je me débrouille toujours pour ne pas parler trop longtemps avec elle, ne pas créer trop de liens, ne pas trop interagir… alors même que d’un point de vue amical, j’en aurais envie. Mais je n’ai pas envie d’être tenté d’aller plus loin, et je n’ai pas envie non plus de risquer qu’elle m’envoie des signaux, car je ne saurais pas comment me comporter. Elle fait partie de mon cercle de connaissance et le risque de mini dérapage est trop, trop grand… du coup la solution ultime = pas se parler… c’est radical, c’est sans doute complètement con parce que si ça se trouve je ne lui plait pas beaucoup, mais c’est je trouve la solution moins risquée, de mon côté en tous cas

Seulement voilà, comme je l’explique ci-dessus dans la partie 1/2, le weekend c’est, pour les gens que je fréquente et pour moi-même, une échappatoire ; une sorte de monde parallèle dans lequel on met un peu de côté notre côté rationnel.

Plusieurs fois pendant la soirée, j’ai eu envers cette fille l’exacte attitude dont je fais le reproche plus haut. Je lui ai tendu des perches, j’ai amorcé des discussions, dans l’espoir que ce soit elle qui commence le flirt. Sauf qu’évidemment, il y a eu 0 répondant. Pourtant j’ai quelque peu insisté. J’ai lancé 2 ou 3 discussions banales, pour tester sa capacité et son envie à aller au-delà. Pour tester son envie (ou non) de flirter avec moi.
Mais rien n’y a fait.

Je n’ai pas été trop insistant, trop lourd, ou trop direct. Les discussions que j’ai lancé, je les ai lancé à des intervalles trop éloignés pour que ça sous-entende un réel intérêt.

Je vous la fais courte, mais cette nana est en pleine rupture. Une rupture plutôt relou à gérer d’un point de vue logistique et sentimental. Et puis pendant nos discussions, elle m’a confié que pour elle, le couple était quelque chose de primordial. Un objectif numéro 1. Là-dessus, je lui réponds sur le ton de la vanne (mais sérieux quand même…) que si jamais je me libère, c’est elle que je viens voir direct ! La-dessus, mon objectif était à la fois de lui faire un compliment sur son physique et ses qualités (qui lui faciliteront tôt ou tard à trouver quelqu’un de bien), mais aussi évidemment pour lui permettre flirter à son tour = 0 répondant à nouveau.

Bon y’a deux raisons à ça
  • Et d’une le flirt ça m’a pas l’air d’être son état d’esprit
  • Et de deux, faire ça alors qu’elle est bien pote avec ma nana.. ça serait vraiment complètement con de sa part

Je sais pas trop où ce truc va me mener. Mon gros côté rationnel me dit qu’il vaudrait mieux que je calme le jeu tout de suite, mais mon tout petit côté insouciant me dit qu’il faut parfois suivre ses envies sans penser aux conséquences…

La soirée se terminera là-dessus. Au prochain épisode… je ne croise pas souvent cette nana, disons une fois par mois.

Conclusion de tout ça :
  • Je fais preuve d’une lâcheté incroyable : envoyer des micro signaux pour laisser la personne venir, afin que la « connerie » vienne d’elle = attitude assez récurrente de ma part, ça me permet de me dédouaner un peu mentalement
  • Je joue sur terrain glissant
  • Toujours pas d’explications très rationnelles à cette attitude de ma part, si ce n’est le plaisir du côté séduction, que je trouve agréable ;
  • Je cherche à me mettre dans une situation et un état d’esprit où je joue avec les limites du flirt, tout en limitant le risque, mais en essayant d’aller le plus loin possible : pour m’entrainer mentalement à gérer tout écart, tout sentiment de regret le lendemain (très dur pour moi) ; pour le dire autrement, pour aller à chaque fois à un step au-dessus, mais considérer mentalement que ce step est « acceptable » et que donc, il n’occasionera aucun regret => j’ai l’impression qu’un jour, avec de la pratique, ce stade sera atteint et que je pourrais flirter sans pression, aller plus loin et sans regrets…hyper malsain j’ai l’impression…
  • Conclusion des conclusions : le jour où le crime pourra être parfait, et où je pourrais le gérer mentalement, j’ai l’impression qu’il sera commis
A suivre : ECART ACCIDENTEL ET ALERTE ROUGE (récit spin-off)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] La suite, vite ! le 07.03.22, 22h21 par Onmyoji

J’ai lu et j’aime ton journal. Je trouve ton développement intéressant. Tu joues peut être quand même un drôle de jeu.

Eloxford a écrit :
07.03.22
Je sais pas trop où ce truc va me mener. Mon gros côté rationnel me dit qu’il vaudrait mieux que je calme le jeu tout de suite, mais mon tout petit côté insouciant me dit qu’il faut parfois suivre ses envies sans penser aux conséquences…
Là par contre non. Il y a un mois, tu faisais partie de ceux qui m’ont mis un petit coup de pied au cul et m’ont aidé à franchir un cap. Et tu l’as fait en mettant en avant ton côté rationnel. Je viens donc te le rappeler ici.
Tu m’as l’air d’être vraiment épanoui dans ton couple ; tu n’as pas l’habitus du loup solitaire, ta femme est catégorique sur l’infidélité ; cette amie fait partie d’un cercle social amical. Il y a là tous les ingrédients qui, objectivement, me font dire que charmer cette femme est une bien mauvaise idée.

Et ce d’autant plus, qu’à la lecture attentive de ton journal, il s’agit plutôt de trouver des sensations de séduction, d’éprouver des limites. Et pour le coup, elle ou une autre, ce sera la même chose. Tu as j'en suis certain bien d'autres occasions d'éprouver les limites, plus facilement et plus sainement.

Si tu as su le faire pour moi, tu sauras le faire pour toi.
Eloxford a écrit :
07.03.22
Je cherche à me mettre dans une situation et un état d’esprit où je joue avec les limites du flirt, tout en limitant le risque, mais en essayant d’aller le plus loin possible : pour m’entrainer mentalement à gérer tout écart, tout sentiment de regret le lendemain (très dur pour moi) ; pour le dire autrement, pour aller à chaque fois à un step au-dessus, mais considérer mentalement que ce step est « acceptable » et que donc, il n’occasionera aucun regret => j’ai l’impression qu’un jour, avec de la pratique, ce stade sera atteint et que je pourrais flirter sans pression, aller plus loin et sans regrets…hyper malsain j’ai l’impression…
Ah. Plus généralement – et attention je n’engage personne, et surtout pas toi, à faire quoi que ce soit, ce sont ici des motifs généraux.

Ce que tu racontes là me fait penser à deux mécanismes à prendre en compte

Un mécanisme interne/auto-centré : le sentiment de culpabilité, celle qui te fait dire tout ce que tu te dis sur les limites que, si j’ai bien compris, tu cherches à explorer. C’est sain car la culpabilité est un poison. A mon sens, l’homme individué doit se débarrasser de ces scories morales, seulement nécessaires au bon maintien du groupe. Personnellement, la culpabilité je l’ai flingué mais cela peut être plus ou moins aisé, prendre plus ou moins de temps selon les hommes. Je constate seulement que tu t’engages sur ce chemin. C'est tout à ton honneur. D'ailleurs, regarde bien: ne serait-ce que vouloir explorer en dehors du cadre la réveille car cette saloperie est toujours à l'affut.

Un mécanisme externe/orienté vers les autres : c’est la contrepartie et le contre argument à ceux qui ne comprendrait pas bien la recherche précédente. Tuer la culpabilité ne veut pas dire devenir un parfait connard. Car le mécanisme externe est simple : c’est la mesure de la souffrance infligée à l’autre. C'est la prise en compte évidente des sentiments, du ressenti, des contextes, des acteurs.

Pour internaliser cette dialectique, on retombe un peu sur les très bonnes remarques (Pop, FK) sur un autre sujet et qui se retrouvent ici comme prérequis indispensables: 1. nécessité de l'empathie 2. processus général non adapté aux bas de plafond, pas de bazooka à un gamin de 10 ans, pas de confiture aux cochons en somme.

Dans ton cas, il me semble que ce petit duo peut te parler et t’amener à reconsidérer ta situation. Tu peux très bien t’exercer à détruire la culpabilité en ne faisant souffrir personne, ou le moins possible. Dans la dernière situation de ton journal, on est quand même dans une balance pas fofolle.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Constructif le 07.03.22, 22h21 par Onmyoji
  • [+1] Instructif le 08.03.22, 12h43 par Eloxford

Mais parfois, j’ai juste envie de laisser les choses m’échapper. J’ai envie de laisser les évènements se dérouler au hasard, j’ai envie de me laisser aller et d’être dans un comportement d’insouciance générale. Mais cela ne peut pas se faire sans limites… les limites que je me fixe, dans certains aspects de la vie ce sont les miennes, mais dans le cas des relations avec les autres filles, ce ne sont pas tant mes limites qui sont importantes, ce sont celles de ma nana. Ce qu’elle est capable d’accepter comme « écart ». La ligne à ne pas franchir, c’est celle-là.
C'était quelque chose que tu m'avais répondu.
Tu es très rationnel, mais cette fille, c'est du "fait exprès": elle te plaît, tu as envie de voir. Comme déjà dit, tu risques de te brûler les doigts.
D'autant qu'il me semble que d'un côté, tu cherches à acquérir une maîtrise face à ces envies, mais tu ne me sembles pas avoir envisagé ce qu'il se passera si tu cèdes à l'une d'elles au cours de tes "tests".
Je pense que ce besoin de "chaos", d'imprévu, c'est quelque chose qui te fait défaut dans ta vie, en particulier dans ta relation: ta copine, si je ne me trompe, te semble acquise, hors incartade mise à jour.
Mais elle est peut-être trop constante pour toi.
T'a-t-elle déjà surpris? Fait-elle cet effort?
Je peux comprendre qu'on ait besoin de renouveau et qu'on aime la rencontre, j'y ai toujours tenu aussi dans mes histoires, mais comme dans ton discours, tu me sembles avoir une aversion pour la routine.

En parlant de ça, pour moi tu n'as pas besoin de botter en touche sur les sujets bâteaux. Une de mes réponses préférées à "qu'est-ce que tu fais dans la vie?", c'est tout sauf mon boulot, et quand les filles comprennent pas que c'était un message subliminal et me coupent au début, je leur dis que je ne me définis pas que par ça, et que c'est pas forcément le plus important. Pareil pour le reste, on peut s'intéresser au cheminement intellectuel et émotionnel des gens au travers de sujets bidons. Tu m'as l'air doué pour de la conversation émotionnelle, tu pourrais très bien appliqué cela à d'autres sujets, ce n'est qu'une question d'angle.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Oui le 08.03.22, 14h19 par Eloxford
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Merci pour vos réponses.

Dans le cas précis que je raconte dans mon dernier récit, je vous l’accorde c’est un comportement complètement irrationnel voire irresponsable. Et ce pour toutes les parties concernées. Il va donc falloir que j’arrête ce petit manège sinon ça pourrait très mal tourner et en plus ça ne va rien m'apporter de bon. Merci par ailleurs de me remettre les idées en place sur ce point..

Par ailleurs, mon côté rationnel, je le maintiens. J’avais mis en avant ce côté-là pour te répondre @Paul car il n’apparaissait pas vraiment dans ton récit à toi de prime abord (ou alors : pas assez à mon goût). Et plus que de mettre un coup de pied au cul, j’avais aussi besoin de comprendre pourquoi. Dans mon cas ici, il y a c’est vrai une contradiction entre le côté rationnel que je mets en avant, et mon dernier récit.

Cela dit ce que je souhaite plus généralement mettre en avant ici, ce que j’ai mis en avant dans les autres récits, et ce qu’il y aura encore en avant dans les suivants, c’est que je suis précisément (en tous cas à l’heure actuelle) en pleine contradiction, et j’espère que ce journal me permettra de la surpasser, et de trouver le bon équilibre. Afin que cette contradiction se transforme en quelque chose d’un peu plus rationnel.

Je m’explique :

D’un côté j’indique que ma relation me convient à merveille, et je le maintiens à 200% (Et d’ailleurs @Onmyoji ma nana n’a aucun effort à faire. Elle répond présente à tous les trucs sur lesquels je l’attends, elle n’a rien à se reprocher. J’ai clairement trouvé en elle ce que je recherche chez une nana et ce que dont j’ai besoin dans une relation. En ce sens, une aversion pour la routine de manière générale oui, mais pas dans mon couple. Bref celle-là, faut pas que je la perde, donc s'il le faut je ne ferai aucun écart, mais passons là-dessus).

Toutefois d’un autre côté, ce que je recherche, en parallèle, c’est de voir s’il est possible ou non de faire quelques écarts, de continuer le « game », dans une certaine mesure bien sûr : et c’est cette mesure que j’essaie d’évaluer, et à deux niveaux :
  • Premier niveau : sur ma capacité à gérer mentalement mes écarts, et définir précisément quels sont les « écarts »
  • Deuxième niveau : évaluer la capacité de tolérance de ma nana sur ces écarts, tout en sachant quelle est SA définition des écarts
Pour l’instant, c’est formel : j’ai un sentiment de culpabilité trop important rien que d’y penser, et ma nana est catégorique, vous le savez.

Et la plusieurs réflexions me viennent :
  • Ce côté catégorique est-il une sorte de « cadre officiel (sociétal) » qu’on se fixe la plupart du temps lorsqu’on est en couple, pour limiter au maximum les écarts ? Et si écart il y a, attention à ce qu’ils n’apparaissent jamais au grand jour au risque de tout voir s’effondrer ?
  • Ce côté catégorique peut-il évoluer avec le temps et l’évolution à la fois des deux personnes qui composent le couple individuellement, et du couple en lui-même ? Y a-t-il une sorte de « tolérance » qui se met en place peu à peu, selon la durée du couple, ses épreuves, l’ouverture d’esprit de chacun, etc. ?
  • Pour moi : impensable de parler de ce sujet ouvertement en couple ; la balance bénéfice / risque est trop déséquilibrée (=> coucou le côté rationnel ici)
  • Faut-il préférablement (pour les deux parties du couple) se concentrer sur le premier niveau, et se définir soi-même une « limite » ? (préférable pour minimiser la souffrance infligée à l’autre, @Paul pour reprendre ce que tu as cité)
Sinon tu as raison @Paul je n’ai pas l’habitus du loup solitaire. A la fois parce que je ne suis pas un coureur de jupons, mais aussi parce que le peu d’habitus que j’ai, bah je l’ai mis au placard par nécessité, par scorie morale comme tu dis. Mais j’aimerais savoir s’il est possible de trouver un entre-deux… si ce n’est pas possible, ce n’est pas grave : le choix sera vite fait et je clôturerai mon journal ^^ mais j'ai quand même envie d'aller plus loin dans cette recherche

Je m’arrête la dans mes réflexions pour le moment !

EPISODE 4 : dérapage contrôlé

Bon. Ce que je vais vous raconter est tout frais.

Je retrouve ce soir-là une grosse dizaine de personnes dans un bar festif. Je ne connais pas la plupart des gens, à part quelques potes et puis cette « nouvelle amie » que j’évoque dans l’épisode précédent. On va l’appeler L.

J’arrive avec un pote à la tablée pour la saluer. Elle n’était pas censée être de la partie ce soir-là.
L : Bah c’est quoi ces têtes d’enterrements que vous faites ? Cachez votre joie...
Moi : C’est-à-dire qu’on ne s’attendait pas à te voir, laisse-nous encaisser …
Là-dessus, elle se vexe. C’est pas grave, on gèrera ça plus tard. Je vais à l’autre bout de la table pour discuter avec d’autres gens. Je bois une bière. Puis deux.

Puis je me retrouve à nouveau à discuter avec L.
L : franchement j’ai trop mal pris ton attitude de tout à l’heure. Je pensais qu’on était amis et vous, vous tirez la tronche quand vous me voyez… comment je dois le prendre ?
Là-dessus je lui dis qu’elle en fait trop. Que mon attitude n’était pas hyper enjouée en effet, mais que ce n’était pas contre elle, c’était une vanne, et ce n’est pas le plus important. Le plus important sont les moments passés ensemble depuis notre rencontre, les vannes, les discussions… et qu’il fallait qu’elle arrête de se formaliser pour si peu. Elle me fait malgré tout comprendre qu’elle a besoin que je m’excuse. Je m’exécute puis nous finissons par passer à autre chose.

Je commande une troisième bière.

Après quelques discussions bien animées avec des potes :
Pote 1 : Franchement si j’étais celib, L j’essaierais bien de me la faire !
Moi : Ouais ! C’est sur qu’elle est pas mal…
je reviens discuter de banalités avec L. Elle me dit qu’elle a changé d’approche sur le célibat depuis qu’elle a multiplié les dates infructueuses avec plusieurs beaux mecs. Elle rajoute qu’il n’y a personne à sa guise dans ce bar. Là-dessus je commence à lui donner mon avis sur les mecs en présence, mais aucun ne trouve grâce à ses yeux.

Dans la foulée, on boit un, puis deux shooters.

Afin de ne pas éveiller trop de soupçons auprès de mes potes à rester trop longtemps à discuter avec L, je m’éclipse dehors avec d’autres pour cloper.

En revenant, pour continuer la discussion qu’on a laissé juste avant, je lui demande quel est son style de mec, puisque personne ne semble lui plaire ici. Elle fait ma description. Je lui rétorque que ça ne devrait pas être trop dur de trouver chaussure à son pied, car j’ai un physique très banal…

Là-dessus, je m’éclipse à nouveau pour discuter avec d’autres potes.

Puis je la retrouve accoudée au bar.
L : T’as une tête à faire des conneries.
Moi : quel genre de conneries ?
L : tu sais très bien quel genre de conneries…
Moi : tu me connais très mal.
L : Ce n’est pas faux. Mais c’est l’impression que tu dégages.
Moi : En tous cas tu serais bien la dernière personne avec qui il serait de bon ton de faire une connerie.
L : Pourquoi ? Je ne te plais pas ?
Je marque un silence. Bien sûr qu’elle me plait, mais depuis qu’on se connait, j’ai tout fait pour éviter de me retrouver dans cette situation. J’ai joué le mec distant, pas intéressé. Je m’en suis tenu au strict minimum des politesses. J’ai tout cherché sauf à créer du lien. J’ai gardé de la distance, par précaution. Parce que j’étais sûr de ne pas arriver à discuter avec elle « normalement », juste comme une pote. Et maintenant, me voilà complètement rôti, seul à seul avec elle, à commencer à fluffer…
Moi : bien sûr que tu me plaît. Tu es tout à fait à mon goût. Mais tu as bien conscience que rien ne peut se passer ? Ni maintenant ni plus tard ?
L : Oui…
On continue la soirée dans ce bar où ça commence vraiment à devenir débaucheland. Je blague avec mes potes, je prends une quatrième bière.

Tout en restant discrète vis-à-vis des autres, elle commence clairement à me kinoter sévère. Je sais pas où me mettre. A ce moment-là je suis complètement paumé. Elle est ultra canon et dans d’autres circonstances, on serait rentré illico pour finir cette histoire en bonne et due forme. Mais là, je n’y pensais même pas.
Je descends aux toilettes boire un coup d’eau. Là-dessus, je la croise.
L : Faut que t’arrête de jouer avec moi..
Moi : Pardon ?
L : Tu me fais du charme sans te dévoiler… je ne sais pas quoi penser..
Moi : il n’y a rien à penser… il ne se passera rien ce soir. Tu sais qu’il ne peut rien se passer.
L : Pourtant là je n’ai envie que d’une chose, c’est que tu me plaques contre le mur..
Moi : ça ne se produira pas.
L : Tu n’en as pas envie ?
Moi : ce n’est pas une question d’envie. Bien sûr que j’en ai envie. Si la situation était différente, on serait déjà en train de s’emballer, mais ce n’est pas possible.


Je repousse plusieurs de ses tentatives de kcloses, sans grande conviction, drivé par l’once de rationalité qu’il me reste à ce moment-là

Au moment de la fermeture, je décide de partir un peu devant pour prendre l’air. La voilà qui me rejoint.
L : Pourquoi tu te prives de faire ce dont tu as envie ?
Moi : car je sais que demain, je vais le regretter…
L : c’est sympa pour moi …
Moi : ce n’est pas contre toi et tu le sais très bien..
Tout ce petit manège a duré quand même 2 bonnes heures. 2 bonnes heures à me chercher, me kinoter, me faire des regards de fou. Tenter de me kclose.

Je lui attrape les joues et la colle contre le mur. Je lui dis que j’ai envie de la même chose qu’elle. On se kclose goulument. Je profite du fruit défendu pendant quelques secondes, et interromps la scène suite à l’arrivée de potes qui ne nous ont pas rodé.

Je salue tout le monde en hâte et fait le trajet du retour tout seul, en me demandant à quoi tout cela a servi ?
Arrivé chez moi, je mets mon téléphone à charger. Il s’était éteint. Je me fous en calbut dans l’optique d’aller me coucher, je me brosse les dents et allume mon téléphone.
3 appels en absence.
1 message
L : vient me retrouver. Il faut qu’on parle.
Moi : parler de quoi ?
L : de tout ça. C’est important.
Moi : Pas ce soir.
Elle insiste plusieurs fois pour que je la rejoigne chez elle. Je refuse. Elle indique plusieurs fois que c’est pour « parler ». Devant son insistance, je finis par céder en me disant naïvement que ça peut être l’occasion de conclure tout ça en restant bons amis. De battre le fer tant qu’il est chaud.
Je me rhabille et me mets en route. Sur le chemin, j’appelle un pote pour assurer ma couverture. Je lui balance tout et compte sur lui le lendemain, au cas où. Il me dit que c’est n’importe quoi. Que je suis trop naïf. Qu’elle est complètement pétée et qu’elle n’a aucune intention de « parler », mais de finir le travail commencé au bar. Il me dit de faire demi-tour. Que ça va foutre le bordel dans le groupe de potes et dans mon couple.

Là-dessus, je lui rétorque que quelles que soient ses intentions, je suis sur des miennes. Je vais chez elle, on parle, je pars. Aussi simple que ça.

J’arrive dans son appartement. EVIDEMENT elle n’avait aucune intention de parler. Je la retrouve sur son canapé.
Moi : Bon. Tu voulais qu’on parle
L : Mais pas du tout. J’ai envie qu’on finisse tout ça la maintenant et qu’on regrette plus tard. J’ai envie de toi.
Moi : ça ne se produira pas… je suis déjà allé trop loin. J’ai perdu 1h de sommeil à venir ici en espérant parler, mais il n’en est rien
L : mais tu t’attendais à quoi ?
Moi : pas à ça, excuse-moi d’être naïf…
L : si tu ne veux rien, alors va-t-en
Là-dessus, je file. Sur le chemin du retour, gros remords. Tout ça pour quoi ? Pourquoi ai-je réussi à me maitriser tout ce temps, mais à craquer pendant l’espace de 10 secondes ? Les 10 secondes de trop.
Le lendemain, on s’est eu au téléphone quelques secondes. On efface les messages, elle s’excuse, je lui dis que quand une erreur est commise, il y a deux personnes, elle dit que c’est de sa faute. On décide d’oublier tout ça.

CONCLUSION :

Je vous ai raconté tout ça à chaud. Je n’ai pas de conclusion particulière cette fois-ci, je n’ai pas réfléchi à tout ça. J’ai juste un gros sentiment de culpabilité qui va me servir de leçon pendant un bon moment… Je sais pas trop où me mettre. Ni que penser. Je me suis déçu.

Alors déjà, tu sembles doué, tu sais comment faire, bravo.

Mais tu le fais à tort et à travers, pour les mauvaises raisons.

A jouer avec tes sentiments / émotions, et avec ceux des filles, tu vas provoquer beaucoup d'amertume, de culpabilité, de frustration et d'incompréhension, de ton côté et du leur, ...

C'est un jeu certes plaisant pour l'ego, mais destructeur in fine.

Si tu chauffes de manière répétée une fille, et que tu l'amène au point d'ignition, c'est pas cool et pas respectueux de couper court, d'un coup.

Les gens aiment pas trop qu'on joue avec leurs émotions, et tu vas leur faire mal, et te faire mal en retour. Et à force le risque c'est de te bâtir une réputation de connard / pervers narcissique.
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

FK a écrit :
18.03.22
Alors déjà, tu sembles doué, tu sais comment faire, bravo.

Mais tu le fais à tort et à travers, pour les mauvaises raisons.

A jouer avec tes sentiments / émotions, et avec ceux des filles, tu vas provoquer beaucoup d'amertume, de culpabilité, de frustration et d'incompréhension, de ton côté et du leur, ...

C'est un jeu certes plaisant pour l'ego, mais destructeur in fine.

Si tu chauffes de manière répétée une fille, et que tu l'amène au point d'ignition, c'est pas cool et pas respectueux de couper court, d'un coup.

Les gens aiment pas trop qu'on joue avec leurs émotions, et tu vas leur faire mal, et te faire mal en retour. Et à force le risque c'est de te bâtir une réputation de connard / pervers narcissique.
Qu'est-ce que je peux répondre à ça ? Rien du tout, tu as raison. C'est difficile de prendre les bonnes décisions en anticipant, en amont, sans se prendre les pieds dans le tapis, sans en subir les conséquences. C'est dans cette optique-là que je m'efforce, année après année, d'être le plus raisonné possible dans mes prises de décision. Mais parfois, ça m'échappe, comme ce soir-là.

Je précise toutefois que je ne chauffe personne. Par contre si on me chauffe, oui, j'ai du mal à pas être réceptif. Et je m'arrête à un moment donné car je me rends compte de ma connerie. Mais j'aimerais bien savoir comment tous les mecs/nanas en couple font quand ils se trouvent dans une soirée bien arrosée, avec une nana / un mec ultra canon en train de les draguer.. dans la théorie évidemment la plupart des gens répondront qu'ils mettent un stop.. mais dans la pratique, n'allez pas me dire que c'est aussi évident... Je ne me cherche pas d'excuses. Mon comportement est inapproprié, je le concède bien volontiers. Mais il me semble que les choses ne sont jamais aussi simples que ce qu'on voudrait qu'elles le soient. Je vais chercher un peu des sujets qui abordent ces questions dans le forum

Je précise toutefois que je ne chauffe personne. Par contre si on me chauffe, oui, j'ai du mal à pas être réceptif. Et je m'arrête à un moment donné car je me rends compte de ma connerie.
Ok, j'avais pas perçu ça comme ça. Tu t'es laissé tenter du coup (dans ce cas précis). Ca arrive, c'est humain.
Mais j'aimerais bien savoir comment tous les mecs/nanas en couple font quand ils se trouvent dans une soirée bien arrosée, avec une nana / un mec ultra canon en train de les draguer.. dans la théorie évidemment la plupart des gens répondront qu'ils mettent un stop.. mais dans la pratique, n'allez pas me dire que c'est aussi évident...
C'est pas évident du tout, beaucoup cèdent à la tentation (et après, culpabilité, OU PAS, etc).

Mais disons que, dans l'idéal (et je conçois que ça soit pas facile, parce que alcool, hormones, etc), SOIT tu es prêt à aller jusqu'au bout et tu vas au bout, soit tu sais que tu veux pas / peux pas / dois pas, et dans ce cas, c'est toujours mieux de pas laisser croire à l'autre que tu vas aller au bout, mais plutôt, de mettre un stop le plus en amont possible. Même si je sais bien que c'est plaisant de jouer, je vais pas dire le contraire. C'est pas facile.

Mais si ça devient une habitude, un mode de fonctionnement, ça devient un comportement problématique (pour toi et pour les autres). Je suis pas avec toi en soirée donc je sais pas si c'est un mode de fonctionnement; je juge pas, je voulais juste souligner ce travers potentiel pour attirer ton attention là dessus.

Je ne me cherche pas d'excuses. Mon comportement est inapproprié, je le concède bien volontiers. Mais il me semble que les choses ne sont jamais aussi simples que ce qu'on voudrait qu'elles le soient.
Clairement pas facile (et à l'inverse : facile de glisser et d'aller trop loin). Après tout, notre cerveau baigne dans les hormones et la Nature VEUT qu'on dérape.
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

Avant de commencer cet épisode, j’aimerais repartir de deux faits contradictoires mais bien établis :
  • Je suis dans une relation hétéro depuis près de 7 ans et celle-ci se passe à merveille en tous points de vue pour l’instant
  • Je me retrouve parfois confronté à une envie de séduction, mais sans aller plus loin que le fluff ou le kclose (le fclose ne m’intéresse pas plus que ça)
C’est de cette contradiction qu’est né mon journal. Cette contradiction ne m’empêche pas de vivre, ni ne me déprime ou remet en question mon couple. Mais elle soulève dans ma tête pas mal de questions : est-ce possible d’être en couple tout en continuant à draguer ? Quelles limites doit-on se fixer : les siennes ? Celle de son conjoint ? Un peu des deux ? Dois-je me forcer à me mettre des barrières ? Suis-je un parfait co**ard?

En mettant à l’écrit mes aventures, j’aimerais répondre à ces questions mais aussi aboutir à un équilibre entre ces deux faits contradictoires, un équilibre avec lequel je me sente à l’aise mentalement.

EPISODE 5 : sans remords

Je me retrouve un samedi soir en before, à boire des coups avec mes acolytes de soirée. Ils vont tous en club après mais j’ai décidé de passer mon tour cette fois-ci ; marre de toujours commencer à profiter de mes dimanches vers 14h…

Ayant mis en jeu ma participation à la soirée à un pari que j’ai finalement perdu, je suis finalement le mouvement.

On se retrouve au club vers 00H30. Il y a du monde, la musique est bonne et je suis dans un bon mood. On commande un gin to pour commencer puis je vais direct cloper dehors avec un autre groupe de potes que j’avais pas vu depuis longtemps et que je savais sur place. On taille le bout de gras pendant un petit moment, puis une nana m’aborde, brune, souriante, légèrement éméchée ; appelons-là T
T : Excuse-moi, tu serais pas homo par hasard ?
Eloxford : c’est marrant parce que c’est hyper fréquent qu’on pense que je sois homo. Ou qu’on espère, je ne sais pas.. au début ça me faisait chier mais maintenant ça me fait rire
T (rires) : non mais ne le prends pas mal, c’est juste que j’ai un pote qui te trouve hyper canon
Eloxford (je me retourne pour le voir) : en effet il est magnifique lui aussi.. quel gâchis que je sois pas homo !
La-dessus elle se barre et je continue à discuter avec le groupe, mais elle revient à la charge quelques minutes plus tard en me disant que je ressemble à je ne sais plus quel acteur. Je vais chercher sur google pour voir si c’est flatteur ou pas, pour voir si je suis d’accord ou pas aussi. En effet il y a une légère ressemblance. Je commence à chercher une ressemblance aussi pour elle… mais je n’en trouve pas.. On discute de choses en tous genre puis son état d’ébriété (ou autre…) faisant, elle change tout de suite la nature de la discussion
T : est-ce que ça t’es déjà arrivé d’avoir un crush instantané pour quelqu’un mais ne rien pouvoir faire ?
Eloxford : genre craquer pour qqn mais ne pas pouvoir le/la draguer ?
T : oui tout à fait
Eloxford : je ne sais pas… en général, j’ai tendance à ne rien me refuser, donc si une nana me plaît vraiment, à commencer par le physique/l’attitude et si je vois qu’en plus elle a plein de qualités autres, oui, il y a des chances pour que j’y aille. Sauf si je suis en couple, là oui c’est différent
T : je serai tentée de dire la même chose, mais je suis mariée (elle me montre son alliance) et j’ai l’impression de l’avoir fait trop tôt… d’être passée à côté de certaines choses, comme ce soir où j’aurais bien envie de me laisser aller par exemple… mais je ne peux pas
Eloxford : est-ce que tu ne penses pas que c’est la situation festive de ce soir qui te fait dire ça ? Tu as l’impression d’avoir été « verrouillée » trop tôt par ta situation, mais au final est-ce que tu ne gagnerais pas à essayer de t’en contenter ? Sauf si tu n’es pas heureuse dans ta relation mais c’est autre chose
T : je suis très heureuse dans ma relation, mais dans les situations comme ce soir, j’aimerais ne pas être « verrouillée » comme tu dis
Eloxford : je comprends mais attention à ne pas idéaliser la situation ce soir, et à faire des choses que tu regretterais demain…
T : tu as quelqu’un toi ?
Eloxford : oui
T : depuis combien de temps ? ça se passe bien ?
Eloxford : depuis presque 7 ans et ça se passe à merveille !
La discussion continue un peu sur le même thème. Elle était assez tactile à ce moment-là ; me prends le bras pour mieux me parler à l’oreille. Ponctuer certaines de ses phrases par du kino… Mes potes finissent par nous rejoindre. On déconne tous ensemble avec son groupe de pote également. Je m’efforce de « groupiser » la situation ; je sais pas comment le dire autrement, mais en gros essayer de créer du lien avec tout le monde, et aussi que tout le monde créée du lien avec tout le monde, en mode « on s’est tous rencontrés » et pas seulement « T a rencontré Eloxford ». Voilà c’est la seule «distance » ou barrière que j’ai mise à des signaux quand même LARGEMENT exploitable si j’avais voulu…

*pause réflexion*

A ce moment-là je me dis que je suis content que des gens / des nanas inconnus m’abordent en soirée. Ça veut dire que je dois dégager quelque chose de positif. Mais du coup ça me met en difficulté, ça me met dans une situation où je peux déraper alors que je n’ai pas l’impression de le chercher.. ou alors je fais trop d’eye contact ? Je suis trop sociable ? Je devrais peut-être mettre des grosses barrières dès qu’une nana me parle ou m’envoie des signes d’intérêts ?

*fin de la pause*

T et ses potes finirent par rejoindre le bar/piste de danse. Je reste un peu avec mes potes pour raconter rapidos toute cette amusante rencontre. Puis nous repartons nous aussi sur la piste, nous rapprochant un peu du dj booth. Je croise T en chemin
T : si besoin, on est tout au bout du bar
Eloxford : ...ok !
Je danse et déconne avec mes potes tout en ayant consommé d’autres verres. (Je ne sais pas dans quelle mesure ce détail apporte à mon récit mais au moins je me dis qu’au fil de la lecture du journal vous pourrez me cerner davantage…).

T revient me voir en riant
T : y’a ma pote qui est en train de brancher un mec. Elle m’a chargé de juger les mecs qui l’abordent et de lui dire s’ils sont recommandables ou non
Eloxford : et lui il est recommandable ?
T : J’arrive pas à dire…
Eloxford : et moi je suis recommandable ?
T : Toi oui, tu peux aller la voir si tu veux
Eloxford : non je ne peux pas !
T : Pourquoi ?
Eloxford : bah parce que je suis maqué déjà, tu le sais. Et puis quitte à fauter maintenant c’est avec toi que ça devra se produire.. sinon je me sentirais mal !
La-dessus elle sourit elle se rapproche de moi. Elle tente un kclose mais je décale mon visage. Nous nous enlaçons sur la piste, et je lui dis à l’oreille de ne rien faire qu’elle pourrait regretter demain. Elle me dit qu’elle ne regrettera rien et qu’elle passe déjà une super soirée, qu’elle a fait de supers rencontres…
On s’écarte un peu mais elle reste à proximité. Les gens sont proches les uns des autres. Nous restons proche l’un de l’autre. J’essaie de rester discret car mes potes sont pas loin et j’ai pas très envie qu’ils me rodent. Je joue sur terrain glissant. Je suis dans ma ville d’habitation, des gens peuvent me connaître, et je suis avec mes potes. J’aimerais ne pas trop déraper.

Je me décale un peu de façon à être caché par la foule. J’enlace T par les hanches. Elle me prends les mains, me les carresse ; elle se retourne pour me regarder. Je l’enlace et la kclose au milieu de la foule et de la musique qui bat son plein. C’est doux, c'est agréable… elle est hyper tactile et moi aussi.

Après quelques minutes de pas de danse supplémentaires, je lui dis que je dois m’en aller. Elle me raccompagne à l’entrée.
Eloxford : tu as passé une bonne soirée ?
T : oui, grâce à toi.. tu es sur de ne pas vouloir rester ?
Eloxford : Oui, on est déjà allé trop loin et tu le sais. Je suis content d’avoir fait ta rencontre, profite bien de la fin de la soirée
Là-dessus je rentre à pieds chez moi avec pas mal de réflexion en tête, que je vais vous exposer :

En conclusion :
  • Je repense à ce que @FK a dit où je m’éjecte => oui là on est en plein dedans. Je m’éjecte avant d’aller plus loin c’est sur. J’ai relu une réponse que tu m’as dit plus haut et qui m’interpelle : soit on va au bout, soit on met un stop le plus tôt possible. J’estime qu’il faut être prêt, quand on drague, à essuyer un « stop » de la part de l’autre personne et ce à tout moment. La, c’est moi qui met un stop à cet endroit-là, peut-être l’aurait-elle mis un peu plus tard ? C’est le jeu pour les deux côtés non ? On n’est pas OBLIGE d’aller au bout, quelle qu’en soit la raison ? Moi en tous cas j’ai l’impression d’avoir trouvé ma limite, elle me convient bien même si je suis d’accord, ça fait peut-être des déçues… mais après tout je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt : je pense d’abord à moi dans tout ça
  • Je pense tout de même que je devrais être plus « discret », c’est-à-dire de ne laisser aucune preuve derrière moi, d’éviter d’avoir ce genre de comportement dans ma ville d’habitation, avec un photographe sniper de soirée qu’il convient d’esquiver, ou encore devant mes potes (car je n’ai pas à leur imposer ça d’une part, et d’autre part je me sens pas à l’aise qu’ils détiennent une information pouvant potentiellement me nuire)
  • Si j’aime le game, devrais-je me concentrer sur les filles maquées, pour me retrouver à rencontrer des gens « comme moi », c’est-à-dire qui sont prêts à faire quelques écarts, sans avoir envie d’aller plus loin (et du coup ça minimiserait le risque de faire des déçues, ou encore passer pour un pervers narcissique comme tu le disais plus haut FK)
Vous trouvez mes réflexions malsaines ou pas ?

Hâte de vous lire et de balancer la suite

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