La contraception

Note : 19

le 26.03.2012 par Dywann

30 réponses / Dernière par Sathinelilly le 02.02.2016, 18h15

Le forum sexualité de FTS est accessible ici : http://www.frenchtouchseduction.com/forum-sexualite-positive
Voilà un sujet qui va faire rire certains d'entre vous mais auquel vous devriez vous intéresser un peu parce que vous êtes finalement tout autant concernés que nous.

La contraception, qu’est-ce que c’est ? Il y a différentes formes de contraception que l’on adaptera suivant la situation : adolescente, femme adulte, avec ou sans enfant, mère de famille, femme de plus de 40 ans et les habitudes sexuelles : couple stable, partenaires multiples, risque d’attraper une MST... Elles ont différents mécanismes d’action : soit elles bloquent l’ovulation, soit elles empêchent la fécondation, soit elles empêchent la nidation.

Un premier point que l’on va éclaircir très rapidement : le préservatif est le seul moyen de se prémunir contre toutes les MST et IST. Notons également que la transmission peut se faire sans pénétration, simplement par contact des muqueuses (parties génitales, bouche, anus).
Il existe des préservatifs masculins qui sont des étuis en latex à dérouler sur le pénis en érection juste avant un rapport sexue ainsi que des préservatifs féminins qui se présentent sous la forme d’une gaine lubrifiée munie d’un anneau souple à chaque extrémité : ce préservatif féminin permet aux femmes de maîtriser leur protection contre les MST sans demander l’avis de leur partenaire. Il peut rester en place quelques heures avant et après le rapport.

Passons aux choses sérieuses avec dans un premier temps, les contraceptions hormonales. Il existe des effets secondaires pour toutes les contraceptions hormonales dont nous allons parler par la suite : céphalées, nausées, prise de poids et tension mammaire chez certaines femmes.

La pilule oestro-progestative

Comment fonctionne-t-elle ?
Principalement en bloquant l’ovulation. Chez les femmes, les ovaires ont un certain “stock” d’ovules à produire au cours de leur vie. Les pilules bloquent cette production par la combinaison d’hormones : des oestrogènes et des progestatifs. Certaines agissent en modifiant l’endomètre (la muqueuse qui tapissent l’intérieur de l’utérus), d’autres en modifiant la glaire pour empêcher les spermatozoïdes de passer le col de l’utérus. Les micro-pilules agissent de même, bien que certaines bloquent également l’ovulation.

Il faut bien sûr la prendre tous les jours et à heures régulières. Un oubli de moins de 12 heures n’a normalement pas de conséquence, il suffit de prendre la pilule oubliée immédiatement et de reprendre la prise aux heures habituelles les jours suivant. Pour un oubli de plus de 12 heures, il faut également prendre la pilule oubliée et continuer la prise, mais une ovulation peut être survenue il faut donc coupler la contraception au préservatif ou aux spermicides par exemple.

Les avantages et les inconvénients.
Les avantages de la pilule sont bien sûr son efficacité dans un premier temps. Pour une prise normale et sans incidents (oubli, problèmes gastriques...), son taux de réussite est de 0,3%. Si le dosage est correctement adapté, elle est très bien tolérée ; le cas échéant elle peut provoquer une prise de poids, si le problème persiste il faut retourner consulter son médecin. Elle est également efficace dès la première prise et réversible dès l’arrêt contrairement aux légendes urbaines. Pour les femmes, aux cycles anarchiques, elle permet de le réguler, les règles étant déclenchées par l’arrêt d’hormones et arrêtées par la reprise. La pilule peut également provoquer de l’hyperchoresterolémie, des problèmes d’hypertension, chez les femmes ayant des antécédents, des accidents thrombo-emboliques et elle est déconseillée pour les femmes fumeuses après 35 ans.

L’anneau contraceptif

Comment ça marche ?
C’est un anneau en plastique médical de 54mm de diamètre que l’on met au fond du vagin en le pliant. On ne le sent pas et il ne gène pas pendant les rapports sexuels (d’expérience, certains le sentent mais il n’est douloureux pour aucun des deux partenaires). On le garde trois semaines et on le retire une semaine ; les règles arrivent pendant la semaine de retrait. L’anneau délivre une dose constante d’hormones oestro-progestatives de 3è génération comme une pilule à 15 microgrammes, il agit comme la pilule en bloquant l’ovulation et en modifiant la glaire cervicale.

Son efficacité est la même que la pilule : 99,35%. En cas d’expulsion ou de retrait volontaire de moins de 3 heures, il suffit de le remettre, si elle a lieu plus de 3 heures, il faut le remettre mais une ovulation a pu survenir, il faut donc utiliser un autre mode de contraception en complément. En cas d’oubli de retrait (ou de besoin), il est efficace encore 7 jours.

Les avantages et les inconvénients
Les avantages sont les mêmes qu’avec la pilule mais surtout, l’observance est meilleure qu’avec cette dernière puisque pendant 3 semaines, il n’y a plus à y penser. Il est très bien toléré par le corps et ses effets sont réversibles dès l’arret et permet de réguler les cycles.

Le patch

Qu’est ce que c’est ?
C’est un patch de couleur chaire de 20 cm2 que l’on porte pendant 3 semaines à raison d’un patch par semaine et d’une semaine sans patch que l’on peut poser à 4 endroits différents : l’abdomen, la face extérieure du bras, les fesses et la partie supérieure du torse (ne pas appliquer sur les seins). Il agit comme une pilule dosée à 20 microgrammes ; il bloque également l’ovulation et modifie la glaire cervicale.
Son efficacité est de 99,29% à condition d’être bien posé et sans oubli. Il est efficace dès le premier patch et aussi pendant la semaine d’arrêt. En cas de décollement, il est efficace encore 24h, au delà il faut le combiner à une autre méthode de contraception. En cas d’oubli de changement, il est efficace encore 48h.

Avantages et inconvénients
Les avantages sont quasiment les mêmes qu’avec l’anneau, bien que le risque de mauvaise prise est augmenté par la fréquence de changement. Il est très bien toléré et réversible dès le retrait et permet de réguler le cycle. L’inconvénient principal est qu’il est visible, le décollement survient dans 2 à 3% des cas.

L’implant

Qui c’est celui là ?
C’est un implant sous-cutané cylindrique de 4 cm de long et de 2 mm de large qui délivre en continue de faible dose de progestatif de synthèse de 3è génération : l’étonogestrel. Il est mis en place par un médecin pour une durée de 3 ans, sur la face interne du bras à l’aide d’un applicateur stérile après une anesthésie locale, il se retire également sous anesthésie locale à l’aide d’une incison de 2 mm avec une pince. Il est efficace à quasiment 100% dès le lendemain de la pose s’il est posé entre le 1er et le 5è jour des règles ou en relais avec une autre contraception hormonale.

Avantages et inconvénients
L’avantage principal c’est l’observance : pendant 3 ans plus question d’oubli ou de retrait involontaire. De plus, c’est un progestatif seul donc il est utile pour les femmes chez qui l’utilisation d’oestro-progestatif est proscrite. Les inconvénients sont néanmoins nombreux : les effets secondaires sont ingérables de femmes à femmes. Dans 27% des cas, des saignements surviennent en dehors des règles ; dans 19% des cas, c’est l’absence totale de règles qui est constaté (ce qui peut être très perturbant pour la féminité). Il peut y avoir des saignements prolongés dans 15% des cas, ce qui est souvent un motif de retrait. C’est aussi une des seules contraception avec laquelle est constatée l’apparition d’acné. Il est constaté également des affections hépatiques sévères pour les femmes avec des antécédents.

Lorsque j’en ai parlé avec mon gynécologue, il m’a avoué en avoir retiré plus dans sa carrière qu’il n’en a posé. De plus, il est bon de savoir que cette méthode nous est vendue comme étant révolutionnaire et moderne alors qu’elle est utilisée dans les hôpitaux psychiatriques et dans les pays pauvres depuis presque 40 ans puisque les femmes concernées ne sont pas dérangées par les inconvénients du moment qu’elles n’ont pas à gérer leur contraception.

Système Intra-Utérin hormonal (S.I.U ou stérilet hormonal)

Qu’est ce qu’elle dit ?
Le SIU se présente comme un stérilet avec un réservoir de 52 mg de lévonorgestrel. Il agit à 3 niveaux : il ralentit l’épaissisement de l’endomètre, il épaissit la glaire cervicale et chez certaines femmes, il ralentit l’ovulation. Il est mis en place par un médecin pour 5 ans pendant une consultation. Son efficacité est comparable à celle des pilules oestroprogestatives et se manifeste dès l’insertion. Son effet se dissipe quelques temps après le retrait et n’est donc pas immédiate comme avec les autres méthodes présentées.

Avantages et inconvénients
L’avantage est évidemment lié au fait que ce soit une contraception permanente comme pour l’anneau et l’implant. Les inconvénients sont par contre multiples : la plupart des femmes ont de petits saignements en dehors de la périodes des règles pendant les 3 à 6 premiers mois. En général le volume des règles diminue au fil du temps et au bout d’un an une femme sur 5 constaste la disparition totale des règles. Il est également rapporté des douleurs abdominales, de l’acné et autres problèmes cutanés, douleurs dorsales, tensions mammaires, céphalées, dépression, nausées et oedèmes. Il existe également des contre-indications telles que : infections génitales, affection hépatiques aiguë, thromnophlébite évolutive ou thrombo-embolie.

Néanmoins, comme pour l’implant, il existe également des femmes pour qui cette solution contraceptive est idéale et se déroule dans de très bonnes conditions.

Les progestatifs injectables

Quoi encore ?
C’est une injection en intra-musculaire d’un progestatif de synthèse en continu pendant 3 mois. Il agit en empêchant l’ovulation et en modifiant la glaire cervicale ainsi que l’endomètre. Son efficacité est de 99% à condition de bien respecter l’intervalle de 3 mois.

Avantages et inconvénients
L’avantage c’est qu’il n’existe pas de risque d’oubli. Les inconvénients sont les mêmes que l’implant : troubles des règles (absences, irrégularité, saignements en dehors des règles), céphalées, prise de poids, tension mammaires...

Idées reçue
La pilule fait grossir : OUI avec une pilule trop fortement dosée, NON avec une pilule faiblement dosée. La pilule donne des boutons : NON, elle est même utilisée dans certains traitement contre l’acné. Il y a un risque de cancer : la prise de pilule orale n’est pas associée à un risque accru de concert, d’autant que les femmes prenant la pilule ont un meilleur suivi médical donc un meilleur dépistage. La pilule doit être arrêtée quelques mois avant une grossesse : NON, si une grossesse est constatée sous pilule ou tout de suite après l’arrêt, elle peut tout à fait être menée à terme sans risque.

Il existe bien sûr plusieurs sortes de pilules, notamment avec des dosages différents, des hormones naturelles ou non. Finalement, la décision revient au gynécologue qui après une prise de sang sera le plus à même de vous conseiller et de vous orienter vers la plus adaptée.

Le stérilet ou D.I.U.

Comment agit-il ?
Le stérilet est un petit objet à forme variable (le plus souvent en forme de T) en plastique recouvert de cuivre pour plus d’efficacité. Le cuivre altère la fonction et la viabilité des gamètes empêchant leur rencontre pour la formation d’un embryon, il entraine également une réaction inflammatoire locale de l’endomètre. Il est posé par un médecin par le col au fond de l’utérus, en principe à la fin des règles mais il peut également être posé à n’importe quel moment du cycle en cas de contraception d’urgence (à poser dans les 5 suivants le rapport à risque). Il peut éventuellement être prescrit une médication quelques jours avant la pose mais pas d’anesthésie. Les fils du stérilet dépassent du col pour permettre le contrôle du dispositif par la femme ou le médecin. Son efficacité peut être de 3 à 10 ans suivant les D.I.U. Le retrait est indolore. Le stérilet nécessite une surveillance médicale une à deux fois par an. Son taux d’échec varie entre 0,1% et 3,1%.

Avantages et inconvénients
C’est une méthode non contraignantes, très efficace, dans la majorité des cas elle est bien tolérée et elle est réversible dès le retrait. Les inconvénients sont : des règles abondantes et longues avec certains D.I.U, possibilité de saignements et de douleur en dehors des règles, il existe des risques d’infection en cas de partenaire multiple et un risque d’expulsion.
Un stérilet doit se faire oublier, si les douleurs persiste il faut consulter un médecin.

Les contraceptions locales

Ca ne finit donc jamais ?
Cette catégorie comprend : les spermicides ainsi que les diaphragme et cape cervicale. Celles-ci sont tout de même beaucoup moins efficaces et sont à conseiller pour les femmes de plus de 45 ans, voulant espacer leur grossesses, qui ont peu de rapports sexuels, pendant l’allaitement mais surtout en cas d’oubli de pilule (ou tout autre méthode choisie) ou avec les préservatifs pour augmenter leur efficacité.
Les spermicides sont disponibles en pharmacie et se présentent sous forme d’ovules, de crèmes ou d’éponges, ils s’introduisent au fond du vagin avant le rapport sexuel et immobilisent les spermatozoïdes. Ils sont essentiellement composés de Chlorure de Benzalkonium. Ils ont un taux d’échec de 3 à 5%. Attention néanmoins, ils peuvent couler excessivement (glamour) et une intolérance locale est possible.
Le diaphragme et la cape cervicale se placent avant le rapport au fond du vagin, ils empêchent les spermatozoïdes de pénétrer dans le col de l’utérus et sont à utiliser avec des spermicides. La taille de la cape cervicale est à adapter selon si la femme est nullipare, primipare ou multipare. S’ils sont utilisés en complément d’un spermicide, leur efficacité est presque égale à celle d’un préservatif masculin. Leur mise en place est tout de même un apprentissage avec un médecin ou une sage-femme.

Les méthodes naturelles

Ce sont les moins efficaces
Le coïtus-interrompus est une méthode qui consiste à retirer son pénis juste avant l’éjaculation. Si le retrait n’est pas effectué à temps, il y a un risque de grossesse. D’autant qu’il est courant qu’avant l’éjaculation du liquide séminal contenant des spermatozoïdes s’écoule du pénis.
L’abstinence périodique : il s’agit de détecter la phase fertile du cycle menstruel et de s’abstenir de rapports pendant cette période ou d’utiliser des contraceptifs locaux. La durée de vie des gamètes est néanmoins aléatoire et une grossesse peut tout de même survenir hors des périodes de forte fécondité.


La contraception d’urgence

Une méthode qui doit rester exceptionnelle
La pilule du lendemain est à prendre le plus tôt après le rapport à risque, si possible dans les 12 heures. Au maximum jusqu’à 3 jours pour Norvélo et jusqu’à 5 jours pour ellaOne. La première retarde l’ovulation ou la perturbe si elle est sur le point de se produire, la seconde bloque ou retarde l’ovulation même lorsqu’elle est sur le point de se produire. Norvélo est disponible en vente libre auprès des pharmaciens et gratuite pour les mineures sur simple déclaration orale de l’intéressée (su prescription médicale elle est remboursée à 65% par la Sécu). Elle est également disponible dans les plannings familiaux (où elle est gratuite pour les femmes en précarité) et auprès des infirmières scolaires ; ellaOne n’est disponible que sur prescription médicale.


Voilà, je sais que c'est long, que c'est chiant et que finalement, ça ne vous intéresse que très peu. Mais il me semble qu'il est bon et important que vous soyez vous aussi informés des possibilités qu'il existe parce que c'est une discussion qu'il peut être plus facile à avoir pour certaines filles gênées par la question avec leur partenaire régulier.

Quoi qu'il en soit, il existe des milliers de femmes qui ont trouvé leur méthode de contraception et qui se portent comme des charmes : je suis la première à pouvoir en témoigner. Le mieux étant d'en parler avec un médecin qui sera le plus à même de vous orienter vers la méthode la plus adaptée.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] A lire le 26.03.12, 14h51 par Hank Chinaski
  • [+3] Merci ! :) le 26.03.12, 15h01 par achribu
  • [+3] Post responsable le 26.03.12, 15h44 par Tulpa
  • [+3] le 26.03.12, 15h59 par ailether
  • [+3] Merci ! :) le 26.03.12, 16h57 par Reborn
  • [+1] Bonne idée ! le 31.03.12, 15h54 par leo leo
  • [+2] Post de qualité le 01.05.12, 01h40 par Démosthène
- On a pas élevé les cochons ensemble, et si tout le monde se tutoie dans votre cambrousse de pouilleux il n’en est pas de même chez moi et j’attends un minimum de respect de la part d’une bande de cas sociaux qui acceptent sans broncher de regarder une tortue manger son assiette de laitue avec des couverts et de la mayonnaise.

- La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas. O. Wilde

Pour la pillule, attention également aux risques d'anevrismes liés à la cigarette. J'en avais vaguement entendu parlé et pas fait vraiment attention, mais j'ai une copine à qui c'est arrivée.. à 22 ans..

Encore une fois c'est un manque de pot statistique énorme , mais bon si vous fumez plus qu'un puit de petrole irakien, au cas ou chopez plutot l'anneau (ou autres)
moi je suis là : http://www.facebook.com/lafrange. SI vous n'êtes pas content vous savez ou me trouver!

She did it! C'est bien, je trouve que ça manquait vraiment à la section.

Quelques question qui me viennent en lisant :

"le préservatif est le seul moyen de se prémunir contre toutes les MST et IST"
Il me semblait qu'il existait des IST que même le préservatif n'évitait pas ?

- Pour les pilules, j'ai lu à plusieurs endroits que des soucis digestifs pouvaient également en affecter l'efficacité ? Par exemple, si on la vomit.

- Pour le stérilet en cuivre, j'ai lu à plusieurs endroits qu'un autre avantage était qu'il était efficace un peu avant sa mise en place (entendre par là, protéger contre une grossesse issue d'un rapport qui a précédé sa mise en place, jusqu'à quelques jours). Est-ce vrai ?

Alors en fait, les réponses sont dans le sujet mais j'ai pas dû être très claire donc je vais répondre :

- Pour la pilule, il s'agit effectivement des problèmes gastriques que j'ai évoqué : en cas de vomissement peu de temps après la prise de la pilule, par précaution pour le reste du cycle il vaut mieux utiliser un contraceptif local (diaphragme, spermicide, préservatifs...).

- Le stérilet peut effectivement être utilisé comme contraception d'urgence s'il est posé moins de 5 jours après un rapport à risque.

Pour les IST transmissibles malgré le préservatif il s'agit de celles qui se transmettent par la salive comme l'herpès par exemple.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 26.03.12, 16h35 par ailether
- On a pas élevé les cochons ensemble, et si tout le monde se tutoie dans votre cambrousse de pouilleux il n’en est pas de même chez moi et j’attends un minimum de respect de la part d’une bande de cas sociaux qui acceptent sans broncher de regarder une tortue manger son assiette de laitue avec des couverts et de la mayonnaise.

- La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas. O. Wilde

Très bon article ; sauf la partie où l'arrêt des règles serait soi-disant problématique pour la féminité de certaines... Bon, chacun vit sa vie comme il le souhaite et si certaines préfèrent saigner, ça les regarde, mais je précise que certaines pilules sont en prise continue et n'occasionnent donc pas de règles. D'ailleurs, il faut savoir qu'à la base c'était sous cette forme-là que devait se présenter la pilule, mais sous la pression de groupes religieux on a estimé qu'il fallait laisser aux femmes "leur féminité". Bref, comme tout cela est hormonal, on ne peut de toute manière pas parler de vraies règles lors d'une prise de pilule...
Enfin, tout ça pour dire que la féminité associée aux règles pouvait être compréhensible y'a 50 ans ; aujourd'hui... je reste dubitative. Je connais plein de femmes qui n'ont jamais leurs règles et en sont très heureuses (ça n'a rien de comparable avec la ménopause où le corps passe par des phases très pénibles et où cela signifie très nettement l'impossibilité d'une grossesse).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] +1 le 26.03.12, 21h51 par Lossenia

J'ai utilisé le conditionnel, c'est pas pour rien ;)

Personnellement et autour de moi (et je parle de 3 générations de femmes entre 70 et 20 ans), nous sommes perturbées et dérangées par le fait de ne pas avoir mes règles. C'est pas un moment que je kiffe particulièrement mais il est pour moi un indicateur de ma bonne santé générale (des aménorrhée peuvent être provoquées par le stress, la fatigue et la malnutrition par exemple).

De plus, vu le nombre de cas de grossesses non désirées sous contraception autour de moi, c'est aussi un soulagement mensuel. Cela dit, chat échaudé craint l'eau froide.
- On a pas élevé les cochons ensemble, et si tout le monde se tutoie dans votre cambrousse de pouilleux il n’en est pas de même chez moi et j’attends un minimum de respect de la part d’une bande de cas sociaux qui acceptent sans broncher de regarder une tortue manger son assiette de laitue avec des couverts et de la mayonnaise.

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Sauf qu'avec la pilule, on peut être enceinte et continuer à avoir des pertes de sang tous les mois... Preuve que ça n'a pas grand-chose à voir avec le bon fonctionnement du corps :wink:

Alors autant il arrive que des femmes aient effectivement toujours leurs règles (qui n'en sont pas vraiment) alors qu'elles sont enceintes autant il est prouvé que les aménorrhées peuvent être provoquées par un mauvais état de santé.

Les anorexiques, les boulimiques, les obèses morbides, les dépressives (et je parle de pathologies) présentent souvent un arrêt total ou partiel des cycles menstruels. Pas plus tard que le mois dernier, après avoir voyagé en Nouvelle Zélande et avoir joué sur les décalages horaires, je me suis fait une jolie frayeur !

Je ne dis pas que ne pas avoir ses règles n'est pas bon, j'explique pourquoi certains pour certaines femmes il est important POUR ELLES d'avoir leurs règles. Je ne dis pas que ce que tu as dit est faux, je nuance ton propos pour que ces messieurs puissent comprendre au mieux.
- On a pas élevé les cochons ensemble, et si tout le monde se tutoie dans votre cambrousse de pouilleux il n’en est pas de même chez moi et j’attends un minimum de respect de la part d’une bande de cas sociaux qui acceptent sans broncher de regarder une tortue manger son assiette de laitue avec des couverts et de la mayonnaise.

- La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas. O. Wilde

Certes, certes. Il n'empêche qu'historiquement ce sont bien des ligues chrétiennes qui ont poussé celui qui a breveté la pilule à ne pas la créer en continu... et qu'aujourd'hui d'autres pilules existent, qui permettent de ne plus avoir de règles, ce que je considère comme un confort assez génial.
Bref, chacun sa vision du truc ; mais on ne peut pas nier que les progrès de la médecine et de la science ont souvent eu pour but de nous améliorer l'existence, et cela, à mon sens, en fait partie. Oui, une femme en très mauvaise santé n'aura plus ses règles : mais doit-on attendre de ne plus saigner pour réaliser qu'on est anorexique ou obèse morbide ? Il y a d'autres signes qui ne trompent pas, bien avant l’aménorrhée, qui n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres (les anorexiques perdent leurs cheveux, ont les dents pourries si elles se font vomir, etc).
Un corps en bonne santé et fonctionnant normalement te fera souffrir d'un mal de crâne lancinant si tu es trop fatigué. Je suis bien contente de savoir qu'aujourd'hui, il me suffit de prendre une aspirine pour me débarrasser de cet inconvénient dont on se passe fort bien.
Au-delà de ça, j'insiste mais voilà : les règles générées par la pilule ne sont pas des règles prouvant quoi que ce soit de la bonne santé du corps. On parlait d'anorexie : une anorexique sous pilule saignera, parce que les hormones mises en place font saigner. En réalité, cet argument fonctionne lorsque les règles sont naturelles et non générées par une prise d'hormones (auquel cas elles sont aussi très souvent hyper douloureuses, longues et irrégulières : la joie d'un corps en bonne santé !).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 29.03.12, 18h06 par Lossenia

LuxLisbon a écrit :Au-delà de ça, j'insiste mais voilà : les règles générées par la pilule ne sont pas des règles prouvant quoi que ce soit de la bonne santé du corps. On parlait d'anorexie : une anorexique sous pilule saignera, parce que les hormones mises en place font saigner. En réalité, cet argument fonctionne lorsque les règles sont naturelles et non générées par une prise d'hormones (auquel cas elles sont aussi très souvent hyper douloureuses, longues et irrégulières : la joie d'un corps en bonne santé !).

Tout à fait vraie, cependant attention il est fortement recommandé d'arrêter la pillule au moins un mois dans l'année. En effet, toutes les règles provoquées ne sont pas naturelles comme très bien expliqué ci dessus, et c'est pour ce fait, qu'il est important de récupérer un cycle par an de naturel. Je vous confis suite à un expérience perso ;) alors les filles une fois par an des règles naturelles, les mecs une fois par ans des capotes ;) et le tour est joué !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Et puis quoi encore ? le 27.04.12, 19h17 par pastelle

Je prends la pilule depuis plus de 10 ans sans arrêt, je suis passée à l'anneau (diffusion continue) il y a 4 ans et mon bilan hormonal se porte à merveille.

C'est quoi ces conseils sortis de Doctissimo ?
- On a pas élevé les cochons ensemble, et si tout le monde se tutoie dans votre cambrousse de pouilleux il n’en est pas de même chez moi et j’attends un minimum de respect de la part d’une bande de cas sociaux qui acceptent sans broncher de regarder une tortue manger son assiette de laitue avec des couverts et de la mayonnaise.

- La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas. O. Wilde

A ça après on est toute différente, mais je peux t assurer que je le conseille fortement. Perso, 8 ans de pilule niquel et un matin ( enfin là j’exagère ) mais en un mois dix kilos en plus, les cheveux qui tombe, et tout ça grâce à ma chère pilule qui m'avait dérégler parce que je la prenais en continue malgré qu'elle soit adapter à cette utilisation. Après je dis ça...

OMG...
:pokerface:

C'était il y a combien de temps ? C'était quelle génération d'hormones ? Quel était le dosage ?
Non parce que bon, c'est la PREMIERE FOIS que j'entends ça et crois moi, j'en connais des filles qui prennent la pilule.
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- La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas. O. Wilde

Loulou888 a écrit :mais en un mois dix kilos en plus, les cheveux qui tombe
Jamais entendu parler d'un tel phénomène... On dirait plus de la lycanthropie...

Pour ce qui est des règles, de mon point de vue masculin, je trouve ça plus rassurant. Ça voudra dire dans la plupart des cas qu'il n'y a pas eu de loupés et que ma partenaire peut continuer à picoler et se faire des sushis. Même si comme disait LuxLisbon, règles et grossesses ne sont pas incompatibles, ça reste une particularité statistique.

En fait, ce sont les fausses règles hormonales provoquées par la pilule qui ne sont pas incompatibles avec la grossesse (et parfois en cas de déni mais là on rentre dans des cas très particuliers).

Et c'est là que c'est une exception. Le corps est tout de même intelligent et à partir du moment où il procrée, il arrête d'avoir ses règles, même "pour de faux".
- On a pas élevé les cochons ensemble, et si tout le monde se tutoie dans votre cambrousse de pouilleux il n’en est pas de même chez moi et j’attends un minimum de respect de la part d’une bande de cas sociaux qui acceptent sans broncher de regarder une tortue manger son assiette de laitue avec des couverts et de la mayonnaise.

- La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas. O. Wilde

Tout à fait vraie, cependant attention il est fortement recommandé d'arrêter la pillule au moins un mois dans l'année. En effet, toutes les règles provoquées ne sont pas naturelles comme très bien expliqué ci dessus, et c'est pour ce fait, qu'il est important de récupérer un cycle par an de naturel. Je vous confis suite à un expérience perso ;) alors les filles une fois par an des règles naturelles, les mecs une fois par ans des capotes ;) et le tour est joué !
Voilà un bon moyen d'être enceinte ! Fortement recommandé par qui ? Généralisation à partir d'un cas ?
Quelles sont ces croyances, diffusées par quels médecins ? J'aimerai bien connaître les références, publications médicales, qui permettent de donner des conseils de ce genre... JAMA, New England Journal of Medicine etc ?
Au fait, pour faire encore plus simple, le laboratoire qui fabrique le produit fournit une notice d'utilisation, mentionne-t-elle cette précaution d'usage ?

Hoax, plutôt !

Dywann a écrit :C'était il y a combien de temps ? C'était quelle génération d'hormones ? Quel était le dosage ?
Non parce que bon, c'est la PREMIERE FOIS que j'entends ça et crois moi, j'en connais des filles qui prennent la pilule.
Je ne suis pas un spécialiste (et pour cause) mais en tout cas, ma dernière (ex-)copine avais un sérieux problème de perte de cheveux lié à la pilule. Elle jouait pas à la prendre 24jours/24, mais là elle en est à tout tenter avec sa ginéco, niveau changement de traitement, pour que ça arrête. Ça a commencé lorsqu'elle avait arrêté temporairement de la prendre.

En tout cas, il existe effectivement des problèmes de perte de cheveux liés à des bouleversements hormonaux liés à la pilule. Il semblerait que c'est lié à une prédisposition génétique qui s'accorde mal avec certaines pillules/dosages hormonaux (après, j'y connais pas grand chose). Je ne connaissais pas le problème mais en faisant un tour sur internet, j'ai découvert que c'était le cas pour un certain nombre de femmes.
Est-ce que je t'ai dis
L'histoire de cet homme
Qui voulait tout
Des femmes, de l'opium...

Enter the motto.

Perso, je pense plus qu'il ne faut pas oublier que la pilule n'a rien de naturel. Alors je sais c'est bien, pratique et ça a révolutionné le monde des femmes. Je nie pas. J'appel pas à ce que toutes les femmes du monde l'arrête. Mais ça reste un procédé chimique qui n'est pas naturel pour le corps. C'est comme la pilule du lendemain, tu lis la notice et ce que ça provoque tu flippes un peu.

Après oui, la pilule peut provoquer ça, j'en suis la preuve. Et oui un très bon gyneco m'avait dit de l'arrêter une fois par an pour récupérer un cycle naturel et que mon corps ne s'habitue pas à ce produit de substitutions.

Après vous en faites ce que vous voulez, je suis pas là pour convaincre à vrai dire :wink:

Et tu va voir un autre gynéco, il te dira autre chose, etc.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [-3] Absolument le 15.05.12, 09h32 par Banshee
Enter the motto.

Verrouillé