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[A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 03.09.14
par Cellar Door
Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Lorsqu’on a envie de "garder sa liberté", de pouvoir fréquenter plusieurs partenaires en même temps, on arrive très souvent en terrain miné.
Pour la petite histoire presque l’ensemble des nanas avec qui j’en ai parlé, de tout âge et milieu socio-professionnel, ne peuvent concevoir le poly-amour dans leur vie. Pour ne rien faciliter, les nanas semblent plus conditionnées que les hommes pour voir l’amour avec le sentiment d’exclusivité.
En ce sens tout ce qui s’apparente à une recherche de relation libre ou de sexfriend/plan cul nous est souvent retourné à la figure par un « NO WAY, JERK !! ». Problématique.

Quand on se retrouve à se faire rembarrer plusieurs fois d’affilé parce qu’on a eu l’honnêteté de dire clairement au premier rdv ce que l’on cherche, il arrive un moment ou mentir (par omission) devient la seule solution qui nous parait possible. On se met alors à ne plus en parler avant la/les relations sexuelles et plusieurs semaines plus tard.
Evidemment cela conduit à des situations très difficiles, lorsqu’on doit mentir, lorsqu’on doit cacher des messages, ou lorsque l’autre découvre avec retard notre vision de couple et se retrouve en larme + possible trauma en bonus.

Comme nous sommes ici sur FTS pour apprendre à mieux vivre ensemble, je vais proposer quelques pistes de réflexion et arbitrages afin d’améliorer les rapports H/F lorsque l’un des deux est en recherche d’une relation libre.


1) Avant le 1er date

De manière générale, je pense qu’il n’est pas pertinent de parler de ce que l’on recherche en terme relationnel AVANT un 1er rdv en tête à tête.
Sujet à éviter donc, lors d’une rencontre en soirée d’amis, une rencontre dans un bar / club, et idem en rencontre sur internet.

Parce que c’est trop tôt, parce que l’on se situe dans une phase d’attraction, de fun, et donc sans trop de projections dans le futur.
Personne ne pourra vous en vouloir d’avoir gardé sous silence ce sujet à ce moment-là de la rencontre.
Au contraire, je trouve que les femmes qui cherchent à se rassurer sur ce sujet très tôt ont tendance à saborder la séduction en mettant sur le tapis un sujet trop sérieux trop tôt.

C’est également pour cela qu’il n’est pas dérangeant de coucher le premier soir avec une nana rencontrée en club, lui dire le lendemain qu’on souhaite la revoir mais sans rien de sérieux, sans qu’elle le prenne comme une trahison.

2) Les premiers rendez-vous

Pour les premiers rendez-vous, il me parait encore trop tôt de parler précisément du type de relations que l’on recherche.
Par contre je pense que notre manière de voir les relations ne doit pas être caché, il ne faut pas jouer le rôle du futur mec bon à marier si ça n’est pas ce que l’on est.
Il faut faire passer un message, faire passer l’idée qu’on est « du genre ouvert ».

Pour cela il va falloir calibrer son discours à la personne que vous avez en face de vous.
Toutes les femmes sont différentes et leurs attentes / acceptations en terme d’hommes et de relations ne sont jamais les même.
Avant de dire ce que l’on veut, il convient déjà de savoir ce qu’ELLES veulent. Puis de s’adapter.
Si vous tombez sur une nana qui vous sort qu’elle cherche l’homme de sa vie, en mode princesse Disney et coup de foudre à nothing hill, il va être difficile de lui dire que vous recherchez une relation libre d’entrée de jeu. Idem si vous vous rendez compte qu’elle zieute votre portable dès que des noms de filles apparaissent sur vos messages reçus, en faisant les gros yeux.
Par contre si vous tombez sur une fille qui vous parle de ONS, de plans culs, alors vous allez pouvoir aborder le sujet sans trop de risques de la faire fuir. Logique.

Outre la calibration, l’utilisation de tierces personnes et de sujets imagés permettent efficacement de parler du sujet sans avoir à en parler à la première personne.
Par exemple j’utilise régulièrement le fameux « j’ai un couple d’ami qui … » pour parler de libertinage. C’est une manière moins brutale de faire passer des messages sur sa personnalité, sans avoir à dire d’entrée de jeu qu’on est un libertin.

J’utilise également beaucoup la projection future, par exemple en répondant « pour l’instant ce n’est pas quelque chose que je conçois, mais dans le futur pourquoi pas … ». Cela fait moins peur, et on arrive à des réponses plus ouvertes de certaines nanas disant alors « dans quelques années pourquoi pas ».

Autre réponse intéressante, c’est mettre en avant les avantages d’une relation ouverte pour la fille.
« si ma copine trouve du plaisir dans le fait de flirter/coucher avec un autre homme, je ne vois pas pourquoi je voudrais le lui interdire. »
Beaucoup vous répondront que si elles sont amoureuses, il leur parait inconcevable de vouloir d’un autre homme. Mais quand vous les travaillez sur le sujet, elles finissent souvent par vous sortir une anecdote prouvant le contraire.

Tous ces sujets que vous pouvez aborder lors des premiers rendez-vous permettent à la nana de savoir à qui elle a à faire. Elle sait que vous êtes un mec ouvert, mais elle sait aussi que vous êtes super cool, honnête, et qu’elles adorent passer du temps avec vous.
Elles ne se posent pas encore la question de savoir si vous êtes l’homme de sa vie, elles veulent juste profiter avec vous. Tout va bien.

3) La définition de la relation et de l’exclusivité

Arrive le moment, après les premières relations sexuelles / après un certain temps passé ensemble, ou le besoin de définir la relation se fait sentir.

A ce moment-là, la nana sait très bien quel type d’homme vous êtes. Il ne sera alors pas choquant que vous parliez de prendre votre temps, de ne pas vous projeter et de profiter au jour le jour.

Il reste cependant LA question épineuse à bien définir : on est d’accord qu’on a le droit d’aller voir ailleurs hein ?

Premier cas, la nana le comprend d’elle-même.
Une telle relation ne demande pas d’exclusivité, ça coule de source.
Il n’y a même pas besoin d’en parler clairement, cela est dit à demi-mot à travers des discussions.
Exemple : « Ah mais ce mec il est à fond sur toi ! Tu vas lui répondre ? Tu vas le revoir ? »

Deuxième cas, ça n’est pas bien clair pour la nana et il va falloir en parler de la manière la plus posée et ouverte possible.
Parfois une fois la précision faite, on se rend compte que cela ne la dérange pas plus que ça et qu’au moins les choses sont claires. Parfait pour tout le monde.

Troisième cas, la nana se fait jalouse et nous fait comprendre qu’elle n’accepte pas de partager.
Si vous en arrivez ici mes amis, j’ai bien peur de vous dire que vous avez atteint le point de non-retour de cette relation.
Il va falloir lui dire que vous n’êtes pas prêt à vous rendre exclusif pour le moment.
A elle ensuite de prendre sa décision ;
Soit en dépit de ses craintes elle veut quand même vous revoir.
Soit elle pleure toutes les larmes de son corps et s’en va en courant. La bonne nouvelle étant qu’elle souffrira certainement moins que si vous lui aviez menti depuis le premier jour.

Nous demandons à ce que l’on respecte notre vision de libertinage, respectons donc nous aussi la vision d’exclusivité.
La bonne nouvelle, c’est qu’en procédant comme je l’ai décrit ici, on fait en sorte de mieux se comprendre et se respecter les uns les autres. L’autre bonne nouvelle étant qu’on augmente considérablement le nombre de nanas prêtes à vivre ce type de relations que si on l’avait sorti de but en blanc lors du premier date.

4) La suite de votre relation

Ici pas de conseil particulier, la suite n’appartient qu’à vous.

Vous mettre en couple exclusif, vous mettre en couple ouvert, rester sur une relation ouverte entre plan cul et couple. A vous de voir. A vous d’écrire votre histoire !

Cet article a été écrit sans avoir vécu moi-même une relation totalement libertine.
N’hésitez pas à intervenir pour compléter / enrichir certains passages que vous jugerez pertinent.

Merci pour votre lecture !

Re: Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 03.09.14
par amelia
Retour après une bonne semaine de silence, histoire de réfléchir un peu et je tombe sur ce super sujet!

Merci beaucoup Cellar, tu réponds très exactement à mes interrogations depuis 3-4 mois.
J'avoue ne pas être contre expérimenter une relation non exclusive mais j'ai beaucoup de mal à exprimer cette envie. Après comme ça reste encore une idée vague et pas un projet forcément obligatoire, ça ne me gêne pas pour le moment.

J'ai taté le terrain avec les différents mecs rencontrés en date ces derniers mois, mais aucun ne semble ouvert à ce type de relations et ils semblent généralement surpris voire choqués que je puisse en parler (j'ai utilisé la méthode " j'ai des amis qui..."). Encore que leur moyenne d'âge était comprise en 24 et 30 ans.


Quand j'ai eu le malheur d'aborder le sujet en soirée avec des potes ayant tous 20 ans sans m'impliquer pour autant, je me suis retrouvée face à un mur. Impossible d'avoir une discussion sur le sujet.


Je retiens tes conseils, et si j'arrive à quelque chose, je te le devrais ;)

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 04.09.14
par MaryeL
Très bon article qui me fait du bien en ce moment!

Tu donnes de très bons conseils également.

En fait avec le titre, je m'attendais plutôt à un article qui parlerait de comment gérer ses histoires simultanément, incluant les ressentis, les problèmes pratiques, etc.
Du coup, si je peux me permettre, j'aimerais ajouter quelques pensées en vrac sur les relations non-exclusives, d'après mon expérience personnelle.
Mes conseils concernent surtout le "soi-même", ils sont plus liés à la situation personnelle car au final, les premières personnes concernées, ce ne sont pas vos rencontres, mais bien vous-mêmes. Les relations de non-exclusivité, ce n'est pas forcément quelque chose de facile et il ne faut pas s'y lancer sans y réfléchir un peu et être au clair avec soi, surtout.

En fait de toute ma vie je n'ai jamais eu à aborder le sujet de la non-exclusivité. Ca a toujours été comme ça dès le début, et c'est comme si ça c'était passé justement à cause de mes prédispositions (et celles de mes partenaires) à ne pas pouvoir se mettre en couple. Au final c'est aussi quelque chose qui rapproche, j'ai l'impression. Dans tous les cas, j'ai toujours puisé suffisamment de bonheur et d'affection auprès de petites relations belles et si simples, et je n'ai jamais ressenti le besoin de quelque chose de plus complexe.

Une relation non-exclusive n'est pas un "plan cul", ce n'est pas une relation "facile" au sens de se décharger de toute implication et de toute responsabilité par rapport à l'autre. Ca reste une relation entre deux personnes qui ont du plaisir à s'aimer, et il est important de respecter cet autre, sa vision des choses, sa façon de nous aimer. Il est aussi important de parler de ce qu'il se passe. D'essayer de comprendre ensemble pourquoi on vit comme ça, si ça nous plaît, tout le temps. S'assurer que ça nous satisfait tous les deux de la même manière et avec la même intensité. Pour l'exemple, un amant m'a dit dernièrement: "Moi je n'ai plus l'énergie d'être sur tous les fronts, de vivre plusieurs histoires en même temps. Mais toi tu as bien raison d'en profiter, et je suis très content que tu le fasses." J'ai trouvé ça super cool, d'autant que je ne lui avais pas forcément parlé d'autres histoires, donc j'ai vraiment pris ça comme un feu vert.
Il est important de savoir respecter le jardin secret de l'autre, son silence, son histoire; savoir parfois mettre de côté ses curiosités, ses frustrations; savoir où se situent nos limites, et celles de l'autre. Savoir reconnaître notre incapacité à aller plus avant, à gérer nos sentiments ou les leurs; être capable d'en parler et de remettre les choses à leur place; si besoin, mettre fin à la relation. Et ça n'est pas toujours facile. C'est beaucoup de don de soi, et ça n'est pas juste une façon de se satisfaire égoïstement.

Ces conseils sont plutôt généraux et probablement redondants, puisqu'ils décrivent une forme de savoir-vivre pas forcément lié aux relations amoureuses… Mais je pense qu'on ne le rappelle jamais assez souvent. Typiquement pour ce genre de relations dans lesquelles on a l'impression de ne pas avoir d'obligations et d'être "libre".

Je me dis aussi qu'il est bon d'insister sur le fait qu'au final, la non-exclusivité n'est pas une pratique qu'on veut essayer ou non, mais que c'est plutôt un état qui s'impose à nous. On ne choisit pas ses sentiments pour une personne, on ne choisit pas d'avoir envie de se mettre en couple avec ou non. On peut réfléchir à la question et se dire, comme Amelia, que dans un futur proche ça pourrait nous arriver et qu'on y serait pas foncièrement opposé, mais il ne faut pas vouloir à tout prix l'essayer, car on peut vraiment y laisser ses plumes.


Voilà, c'était ma contribution un peu moralisatrice, et un peu chiante, parce que c'est dur de parler de tout ça sans avoir l'air sérieux et rabat-joie, mais j'espère qu'elle pourra être utile à certains malgré tout.
Profitez bien de vos sexualités! :-)

Et encore bravo Cellar pour l'article!

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 04.09.14
par Cellar Door
Super intéressant MaryeL ton témoignage, effectivement la manière de vivre une relation non exclusive avec quelqu'un / plusieurs partenaires mérite qu'on s'y attarde. Je vais m'y pencher pour témoigner également.


@MaryeL et Amelia, c'est marrant de voir que ce sont les filles qui répondent en premier à ce sujet. Comme quoi, je devrais fréquenter plus de nanas en provenance de FTS haha

J’ai écrit cet article avec une vision masculine, partant du principe que c’était surtout les hommes qui voulaient ce type de relations. C’est intéressant de voir d’une part que ça n’est pas toujours le cas, mais d’autre part que vous pouvez être confronté au même problème dans le sens inverse.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 04.09.14
par Ash
Très bon article.

Oui, en parler tout de suite est souvent contre-productif.

Une fille peut tout à fait se dire: je veux une relation amoureuse.
Mais dans les faits, si la relation tire plutôt vers une relation sex-friends, elle peut aussi s'en contenter.

La meilleure posture est celle qui consiste à dire qu'on est ouvert, de manière à ne pas se fermer des portes:
- "Pourquoi pas?"
- "On verra comment ça va évoluer."

Un mec qui annonce la couleur tout de suite, ça peut paraître suspect: genre c'est juste pour une nuit.

Il faut donc rester un peu flou, en attente.
Et soyez attentif à comment elle réagit face à d'autres relations libres.

Et je cite MaryeL, c'est très bien dit et c'est important de la rappeler:
Une relation non-exclusive n'est pas un "plan cul"*, ce n'est pas une relation "facile" au sens de se décharger de toute implication et de toute responsabilité par rapport à l'autre. Ca reste une relation entre deux personnes qui ont du plaisir à s'aimer, et il est important de respecter cet autre, sa vision des choses, sa façon de nous aimer. Il est aussi important de parler de ce qu'il se passe. D'essayer de comprendre ensemble pourquoi on vit comme ça, si ça nous plaît, tout le temps. S'assurer que ça nous satisfait tous les deux de la même manière et avec la même intensité.
Il est important de savoir respecter le jardin secret de l'autre, son silence, son histoire; savoir parfois mettre de côté ses curiosités, ses frustrations; savoir où se situent nos limites, et celles de l'autre. Savoir reconnaître notre incapacité à aller plus avant, à gérer nos sentiments ou les leurs; être capable d'en parler et de remettre les choses à leur place; si besoin, mettre fin à la relation. Et ça n'est pas toujours facile. C'est beaucoup de don de soi, et ça n'est pas juste une façon de se satisfaire égoïstement.
* ça dépend du sens qu'on donne à l'expression plan cul

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 05.09.14
par Sathinelilly
MaryeL a écrit :Les relations de non-exclusivité, ce n'est pas forcément quelque chose de facile et il ne faut pas s'y lancer sans y réfléchir un peu et être au clair avec soi, surtout.

Absolument, c'est loin d'être anodin.
Est ce que ça peut vraiment convenir à tout le monde?
Cela ne nécessite pas uniquement une large ouverture d'esprit, il faut accepter de ne pas être le seul responsable du bonheur et du bien être de l'autre.
L'avantage que certains pensent y trouver , c'est la réduction de la charge d’investissement affective , dans ce cas c'est surtout une façon de se protéger. Est ce vraiment une bonne raison de se lancer?

MaryeL a écrit :Une relation non-exclusive n'est pas un "plan cul", ce n'est pas une relation "facile" au sens de se décharger de toute implication et de toute responsabilité par rapport à l'autre. Ca reste une relation entre deux personnes qui ont du plaisir à s'aimer, et il est important de respecter cet autre, sa vision des choses, sa façon de nous aimer. Il est aussi important de parler de ce qu'il se passe. D'essayer de comprendre ensemble pourquoi on vit comme ça, si ça nous plaît, tout le temps. S'assurer que ça nous satisfait tous les deux de la même manière et avec la même intensité. Pour l'exemple, un amant m'a dit dernièrement: "Moi je n'ai plus l'énergie d'être sur tous les fronts, de vivre plusieurs histoires en même temps. Mais toi tu as bien raison d'en profiter, et je suis très content que tu le fasses." J'ai trouvé ça super cool, d'autant que je ne lui avais pas forcément parlé d'autres histoires, donc j'ai vraiment pris ça comme un feu vert.
Il est important de savoir respecter le jardin secret de l'autre, son silence, son histoire; savoir parfois mettre de côté ses curiosités, ses frustrations; savoir où se situent nos limites, et celles de l'autre. Savoir reconnaître notre incapacité à aller plus avant, à gérer nos sentiments ou les leurs; être capable d'en parler et de remettre les choses à leur place; si besoin, mettre fin à la relation. Et ça n'est pas toujours facile. C'est beaucoup de don de soi, et ça n'est pas juste une façon de se satisfaire égoïstement.
Ce passage est excellent MaryeL, la liberté se prend autant qu'elle se donne. Si on vit les relations sans exclusivité en se contrôlant, en se frustrant, ça n'a pas de sens.

MaryeL a écrit :Je me dis aussi qu'il est bon d'insister sur le fait qu'au final, la non-exclusivité n'est pas une pratique qu'on veut essayer ou non, mais que c'est plutôt un état qui s'impose à nous. On ne choisit pas ses sentiments pour une personne, on ne choisit pas d'avoir envie de se mettre en couple avec ou non.
J'hésite un peu sur ce point.
Est ce vraiment une question de type de relation ou d'état d'esprit des intéressés? Après tout le principe de non exclusivité peut s'adapter à tous les schémas de relation tant que les deux protagonistes sont d'accord.


Merci Cellar pour ton article et toutes mes excuses MaryeL, je ne voulais pas noter 0 mais +3, j'ai rippé;)

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 05.09.14
par Le Narrateur
(Eh Bien.. En premier message je fait un pavé.)

Je vais poursuivre certaines points abordés ici.


Tu as raison de dire que les relations non exclusives sont difficiles, c'est tout à fait le cas.
Cependant, tout comme on peut dire que la raison n'est sans doute que peu de chose face à l'importance de certains sentiments -qui ont ce pouvoir de nous emporter hors de la réflexion posée- les vraies motivations pour concevoir une relation libre ne sont peut-être pas celles que l'on croit.

Il est juste de dire que la relation libre est souvent conçue et cantonnée à une espèce de chimère impossible, qu'au final, elle ne serais qu'une espèce de protection contre la réalité assez dure du couple classique.
C'est peut être pour cette raison qu'elle a si mauvaise image, c'est qu'elle est vue plus comme une échappatoire à un modèle vue comme objectivement parfait (à savoir la relation monogame durable) , et non pas comme un modèle alternatif.


Les raisons de ce rechignement tiennent tout simplement à une question qu'il serais judicieux de se pauser: le pourquoi de la relation.

Je viens de découvrir et d'arriver sur ce site; Et si souvent, dans les cas que j'ai pu lire ça et là, la question centrale est souvent le comment de la relation, c'est à dire, comment on obtient un lien avec l'autre, une autre question intéressante est celle du pourquoi de la relation, à savoir, ce que nous cherchons -au fond- dans une relation, outre la compagnie de l'autre.

C'est étonnant, car si on se limite à concevoir une relation amoureuse comme le fait d’éprouver du plaisir à côtoyer une personne qui nous attire, à parler avec lui, lui faire l'amour, à vivre des choses, on se rend compte que c'est pourtant le modèle des relations libres qui est le plus à même de remplir ce dessein: je suis avec un tel, une telle, parce qu'il m'attire. Je partage mon temps avec lui, mais la véracité et la profondeur de notre lien n'est en rien incompatible avec le fait de partager un lien analogue avec tel ou telle autre personne.
Concevoir les relations amoureuses comme le fait Cellar Door, ou moi, c'est concevoir les relations amoureuses comme on le fait pour les amitiés.
J'ai plusieurs "meilleurs amis". Je partage un lien fort, unique et vrai avec ceux ci. Il est vrai qu'une légère préférence pourra apparaître, mais elle est plus fonction des émotions du moment, et m'apparait comme négligeable au vu des liens qui existent toutes choses égales par ailleurs.

Bien.

Suffit-il de se plonger dans le monde des relations pour se rendre compte que les gens cherchent bien plus que d'avoir un lien vrai et fort; que s'y greffe une myriade de motivations.
Des peurs, des espoirs.


Ton intervention est intéressante, Sathinelilly, parce qu'y ressort des points que je voulais aborder.
Cela ne nécessite pas uniquement une large ouverture d'esprit, il faut accepter de ne pas être le seul responsable du bonheur et du bien être de l'autre.
L'avantage que certains pensent y trouver , c'est la réduction de la charge d’investissement affective , dans ce cas c'est surtout une façon de se protéger. Est ce vraiment une bonne raison de se lancer?
Oui, enfin, c'est un peu caché dans ton intervention mais ce qu'il ressort, de ce "seul responsable", c'est cette envie d'exister dans l'autre.
L'autre apparaît comme un miroir.
Loin de moi l'idée de dire que c'est absolument nocif, mais ce n'est pas, par exemple, ma conception des relations. Ça l'eut été naguère (lire il y a deux trois ans).

Il y aussi ce besoin de sécurité: être avec l'autre pour ne pas être seul.
Être avec l'autre pour se sentir "fini", un peu comme dans le mythe que raconte Aristophane dans le Banquet: la légende de la moitié perdue.

Je suppose que la jalousie et le besoin de sécurité découlent d'un manque de soi, et à titre personnel, je considère que le meilleur moyen de vivre une relation de qualité, c'est d'abord avoir une relation de qualité avec soi même.


Toute cette digression pour en venir à ceci: la conception des relations aujourd'hui découle de deux facteurs.
Un facteur qualitatif, à savoir, l'idée que l'on se fait de la relation idéale, et qui dépends directement de notre "pourquoi" des relations, nos motivations.
Un facteur quantitatif: si une majorité de personne recherche telle relation, de fait, par jeux de culture et de vision, cette relation sera vue comme légitime.

De nos jours, la relation monogame est vue comme celle légitime par excellence car elle est validée quantitativement.

Les relations libres sont vue d'un œil perplexe parce que, qualitativement, elles répondent à un autre jeux de motivation que la relation monogame, et parce que, quantitativement, peu de gens se sentent près à observer et à vivre selon ce jeux de motivations.


En conclusion et pour répondre au sujet, il suffit de se sonder pour savoir ce que l'on recherche dans une relation.

Ce que l'on doit retenir, c'est que loin d'être un "sous modèle" de la relation monogame, une chose tronquée, la relation libre est un modèle a part entière.
Ce n'est pas une solution d'entre deux, c'est une autre conception des relations amoureuses, dotée de ses règles propres- plus floues et adaptables, pour le meilleur et le pire.
C'est sans doute ce dernier point qui pourra faire peur: en l'absence de règles rigides, c'est par l'intelligence personnelle, le recul et le savoir vivre que l'on tranche les différends et les litiges.
C'est à la fois très responsabilisant, mais cela nous mets face à nous même: nos peurs, nos espoirs en ligne direct.

Ce passage est excellent MaryeL, la liberté se prend autant qu'elle se donne. Si on vit les relations sans exclusivité en se contrôlant, en se frustrant, ça n'a pas de sens.
Oui, c'est l'illustration parfaite des cas où la relation libre est vécue "à défaut de", voir pire, est vécue alors même que nos motivations (du moment ou ancrées) seraient mieux servies par des relations monogames.

D’où l'importance, dans le cas des relations libres peut être plus qu'ailleurs, d'être en parfait terme avec soi même. L'autre doit être prit pour ce qu'il est, et non pour un outil afin réaliser un modèle de relation.

Peut-être ais-je été trop cavalier en disant que ces derniers traits n'ont d'importance que dans les relations libres, je pense ,en outre, qu'ils sont important dans chaque type de relation.



En conclusion, amener les gens à penser le "pourquoi" de leur conceptions, les inviter à se pencher sur leurs motivations, est peut être le meilleur moyen de s'ouvrir vers d'autres modèles de relations.

Je pense m'arrêter d'écrire ici, c'est assez :)

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche du Non Exclusif

Posté : 05.09.14
par MaryeL
Sathinelilly a écrit :
MaryeL a écrit :Je me dis aussi qu'il est bon d'insister sur le fait qu'au final, la non-exclusivité n'est pas une pratique qu'on veut essayer ou non, mais que c'est plutôt un état qui s'impose à nous. On ne choisit pas ses sentiments pour une personne, on ne choisit pas d'avoir envie de se mettre en couple avec ou non.
J'hésite un peu sur ce point.
Est ce vraiment une question de type de relation ou d'état d'esprit des intéressés? Après tout le principe de non exclusivité peut s'adapter à tous les schémas de relation tant que les deux protagonistes sont d'accord.

Evidemment c'est une question d'état d'esprit, je ne voulais pas dire l'inverse.
Ce que tu dis est vrai, c'est relativement adaptable. Mais dans le fond ça me paraît très lié à ce qu'on ressent pour la personne et avec quelle force, et non pas juste à une envie de "tester un truc cool": ça me paraîtrait complètement fantasque de se dire, avec son tout nouveau partenaire "bon allez on essaye la relation non-exclusive?" juste parce que c'est à la "mode", et sans en ressentir le besoin mais parce que ça nous paraît cool, et alors qu'on ressent un amour exclusif pour elle.
Pour moi ça vient du fait qu'on ressente la non-exclusivité, indépendamment de notre volonté, avec telle personne. "J'aime cette personne, et j'aime les moments qu'on passe ensemble, mais ça ne m'accapare pas, je ne ressens pas le besoin et/ou l'envie qu'elle prenne trop de place dans ma vie, je me rends compte que j'aime toujours les autres, …"

C'était ça que je voulais dire :)

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 05.09.14
par Terrigan
MaryeL a écrit :Ces conseils sont plutôt généraux et probablement redondants, puisqu'ils décrivent une forme de savoir-vivre pas forcément liée aux relations amoureuses…
Le Narrateur a écrit :en l'absence de règles rigides, c'est par [entre autres] le savoir vivre que l'on tranche les différends et les litiges.
Vous me faites plaisir Image

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Ash
Petite anecdote que je vous fais partager:

Une pote me raconte qu'elle est allée à une soirée Meetic. Elle y est allée un peu à reculons, appréhendant un peu ce genre de soirée où on va lui sauter dessus tout de suite et ne pas lui laisser le temps de respirer. D'autant plus qu'elle est plutôt exigeante, il lui faut un mec comme ci, comme ça, grand, qui fait de la muscu, etc...
Surprise, un mec l'aborde suffisamment en douceur et arrive à la mettre en confiance. Autre surprise, il lui plait. Ils discutent quasiment toute la soirée ensemble. Ils échangent leur numéro et se voient pour un autre rendez-vous quelques jours après.

Le deuxième rendez-vous se passe bien. Il est plus entreprenant, ils s'embrassent. Elle lui demande ce qu'il recherche et elle explique de son côté qu'elle ne recherche rien de particulier, qu'elle est ouverte. "On verra bien".
En gros, pour décoder, elle est ouverte à une relation pour s'amuser, mais aussi à une relation amoureuse si ça se passe bien.

Elle lui propose pour le troisième rendez-vous de se boire une bouteille de vin, dans un parc pas loin de chez elle.

Le mec était donc très bien parti pour la chopper chez elle.
Sauf que... Il a fait une belle bourde...

La veille, il lui envoie un sms:
"Dans six mois, je vais devoir partir dans un pays étranger, donc ce serait mieux qu'on ait une relation libre. :) ;)"

Devinez-quoi, elle ne lui a pas répondu et ils n'ont jamais eu de troisième rendez-vous.

- Première erreur, être exagérément honnête alors que ce n'était pas nécessaire. Elle avait déjà dit par des périphrases qu'elle était capable d'accepter une relation légère. Pourquoi vouloir insister dessus?
- Deuxième erreur, ne pas laisser à ma pote la possibilité de choisir la relation qu'elle veut. Le fait qu'il lui impose une relation avant tout pour le cul, ça l'a froissée, elle s'est dit que le mec ne cherchait que ça. Elle m'a dit que si elle avait accepté, elle se serait dévalorisée: elle aurait été le pur plan cul, ce dont elle ne veut pas.
- troisième erreur, trop d'empressement. Il aurait pu lui dire quelques rendez-vous plus tard, en lui disant, en face à face, éventuellement sur l'oreiller, avec une mine désolée et contrite: "je viens d'apprendre que je vais devoir partir à l'étranger pour mon travail d'ici quelques mois.". Même si ça aurait été un peu mentir, ça serait passé beaucoup mieux.

En conclusion, soyez patient, n'abattez pas vos cartes de cette manière. Soyez fin et malin. Etre honnête c'est bien, mais ne tombez pas dans l'excès ! Et quand une fille vous dit qu'elle est ouverte sur le type de relation, inutile d'enfoncer le clou au risque de vous cramer !

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Blusher
Le gars manque de tact, soit. Mais j'ose espérer que son mode de communication deviendra un jour la norme. Car à regarder du côoté de ses torts à lui, on aurait tendance à oublier qu'une large partie du problème dans l'histoire que tu racontes ce sont les insécurités de ton amie.
"Dans six mois, je vais devoir partir dans un pays étranger, donc ce serait mieux qu'on ait une relation libre. :) ;)"
Relation libre, cela ne veut pas dire "pur plan cul."

S'il ne lui avait pas dit, elle s'en serait plaint aussi. Mais bon en jouant sur l'escalade des engagements elle aurait continué à le voir.
Le fait qu'il lui impose une relation avant tout pour le cul, ça l'a froissée, elle s'est dit que le mec ne cherchait que ça. Elle m'a dit que si elle avait accepté, elle se serait dévalorisée: elle aurait été le pur plan cul, ce dont elle ne veut pas.
Question subsidiaire: le sexe c'est dévalorisant? Bref, elle a encore du boulot ta pote.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Cellar Door
Disons que certaines phrases, certains mots, sont traumatiques lorsqu'ils sont exprimés dans le mauvais contexte et au mauvais moment.

L'ignorer, c'est se fermer de plus ou moins 95% des femmes sur terre.
Blusher a écrit :Bref, elle a encore du boulot ta pote.
Comme la très grande majorité des individus de notre société. Deal with it, comme on dit.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Sclavie
Je suis assez d'accord avec la réflexion de Blusher. Il me semble que le plus important dans une situation comme celles-là est d’être sincère, avec soi-même et avec l'autre. La sincérité exprimée dans la douceur et le respect paye toujours.
Pourquoi attendre si l'on est sur de soi et même si l'on se pose soi-même des questions, pourquoi ne pas les exprimer en toute sincérité?
On est plutôt pour une relation libre? Autant l'annoncer de suite si on est honnête, avec le risque de ne passer aucune nuit avec la personne si elle n'est pas dans cet esprit-là. Et bien tant-pis, pas de relation, c'est préférable je pense à une relation qui tourne mal et où quelqu'un va souffrir.
D'autant que si l'on est dans l'esprit libertin, donc multi-relations, on doit être capable d'assumer un échec de séduction et de vite s'en remettre en allant voir ailleurs... Ou alors c'est qu'on n'est pas très clair(e) avec soi-même...
Tout peut se dire et tout peut s'entendre dès le départ, à plus forte raison si l'on n'est pas encore investi émotionnellement.
Croire qu'en annonçant la couleur au 1er RV c'est se "griller" auprès de la plupart des femmes relève un peu d'un manque d'assurance, je trouve, et d'une méconnaissance de la psychologie féminine: une femme préfèrera toujours qu'on lui dise la vérité quelle qu'elle soit et le plus tôt possible afin de savoir où elle va. Ne rien dire parce qu'on sent que la personne attend une relation exclusive n'est pas très honnête vis à vis d'elle, c'est un peu vouloir la "manipuler" pour arriver quand même à ses fins, est-ce que ça vaut vraiment la peine?

Je trouve que l'exemple évoqué par Ash est très sain, dans le sens ou le partenaire a annoncé la couleur assez vite et de façon plutôt respectueuse, en posant la question. Pour moi, il ne s'est pas "planté", au contraire, il a évité de perdre du temps et de l'énergie pour rien et il a été honnête.
La réaction de l'amie est plus ambiguë: elle s'est sentie blessée car pour elle: "libre" = "plan sexe" alors que cela voulait peut-être dire "sans engagement", tout simplement.
Pour moi, la seule erreur du jeune homme, c'est le sms. A éviter absolument dans ce cas-là. Il aurait été bien mieux d'en parler afin de s'expliquer.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Blusher
"Dans six mois, je vais devoir partir dans un pays étranger, donc ce serait mieux qu'on ait une relation libre. :) ;)"
Le fait qu'il lui impose une relation avant tout pour le cul, ça l'a froissée
Je rejoins Sclavie sur le fait que c'est maladroit de le faire par sms. Avec un peu d'expérience, ça passe presque à tous les coups à condition de demeurer empathique et respectueux. Surtout, dans un souci d'honnêteté les mecs ont tendance à insister sur l'absence d'engagement plutôt que sur tous les autres bénéfices de la relation.

Un beau jour le Sultan se réveille et fait part à un de ses conseillers du rêve qu'il vient d'avoir:

Je viens de rêver que je perdais chacune de mes dents l'une après l'autre.

Le conseiller s'empressa de partager avec le Sultan son interprétation de ce rêve:

Cela signifie que vos proches vont décéder les uns après les autres. La perte de chaque dent symbolisant la perte d'un être cher.

Furieux, le Sultan le fit exécuter sur le champ pour son impertinence.

Un autre conseiller fut consulté. Ce dernier lui fit à son tour part de son interprétation du rêve:

Vous jouissez d'un grand privilège, celui de la longévité. Vous allez vivre plus longtemps que vos proches!

Le Sultan le couvrit de largesses.

La façon d'annoncer une nouvelle importe finalement autant, sinon plus, que la nouvelle elle-même.

De la même manière, si vous annoncez:
Je veux te revoir mais sans nous engager. Je ne veux pas être exclusif.
Vous n'aurez pas les mêmes réactions qu'avec quelque chose comme:
Chaque fois qu'on se voit, c'est un moment de plaisir partagé. Je souhaite qu'on continue et tu peux compter sur mon support et mon affection. Je souhaite aussi qu'on puisse préserver notre liberté et faire des rencontres si nous le voulons.
Field testé :wink:

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Blusher
D'autant que si l'on est dans l'esprit libertin, donc multi-relations, on doit être capable d'assumer un échec de séduction et de vite s'en remettre en allant voir ailleurs... Ou alors c'est qu'on n'est pas très clair(e) avec soi-même...
Le polyamour par exemple n'est pas du libertinage, le terme "libertinage" s'appliquant généralement à des relations extra-conjugales purement sexuelles.

D'ailleurs quand tu parles de "polyrelations" force est de constater que nous le sommes désormais tous à différentes mesures. Simplement, la convention est encore de faire cela de manière séquentielle plutôt que de manière concomitante. Encore que 32% des Françaises et 55% des Français reconnaissent avoir déjà trompé leur partenaire...

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Ash
Le gars manque de tact, soit. Car à regarder du côoté de ses torts à lui, on aurait tendance à oublier qu'une large partie du problème dans l'histoire que tu racontes ce sont les insécurités de ton amie.
Elle a des insécurités, c'est évident.
Mais comme l'a fait remarquer Cellar, c'est le cas de la plupart des nanas.
Mais j'ose espérer que son mode de communication deviendra un jour la norme.
C'est vite oublier que les filles ont besoin de faux-semblant, de périphrases, d'illusions de magie, de rêve, de fantasme.
Ce mode de communication va à l'encontre de tout cela. En dehors du manque de tact.

Et ce malgré qu'elle était open pour une relation libre dès le départ, pour juste : "s'amuser".
Même pour une relation libre, même pour une relation sex-friends, préserver le flirt est important. Et dans le flirt, on n'abat pas ses cartes comme ça et surtout pas par sms.
Relation libre, cela ne veut pas dire "pur plan cul."

S'il ne lui avait pas dit, elle s'en serait plaint aussi. Mais bon en jouant sur l'escalade des engagements elle aurait continué à le voir.
Pour elle non plus. Mais le fait de le dire, tel quel, peut faire peur.
Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a un certains nombre de mecs qui ne cherchent qu'à tirer leur coup sans s'intéresser à la fille. Ils sont juste là pour baiser et point barre.
Question subsidiaire: le sexe c'est dévalorisant? Bref, elle a encore du boulot ta pote.
N'être prise que pour le sexe, si la fille a des insécurités, oui elle peut se sentir dévalorisée.
Chaque fois qu'on se voit, c'est un moment de plaisir partagé. Je souhaite qu'on continue et tu peux compter sur mon support et mon affection. Je souhaite aussi qu'on puisse préserver notre liberté et faire des rencontres si nous le voulons.
J'insiste sur le fait qu'elle était déjà open sur une relation libre. Elle le lui a dit par des périphrases qu'il a été incapable de décoder.

Et Le flou, l’ambiguïté, ça peut aussi marcher.
Les choses n'ont pas forcément besoin d'être dite tout le temps ! Elles doivent être dite lorsqu'il est nécessaire qu'elles soient dites.
Faut savoir s'adapter. Être fin, sentir comment l'autre aborde les choses, etc...

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Blusher
Et ce malgré qu'elle était open pour une relation libre dès le départ, pour juste : "s'amuser".
Même pour une relation libre, même pour une relation sex-friends, préserver le flirt est important. Et dans le flirt, on n'abat pas ses cartes comme ça et surtout pas par sms.
Le flirt, c'est la montée du désir, rendre l'explicite implicite, une danse qui se danse à deux... Bref, tout cela n'apparaît pas dans son message effectivement comme je l'ai mentionné.
Pour elle non plus. Mais le fait de le dire, tel quel, peut faire peur.
Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a un certains nombre de mecs qui ne cherchent qu'à tirer leur coup sans s'intéresser à la fille. Ils sont juste là pour baiser et point barre.
C'est là qu'est le problème. Un mec qui drague, s'il a besoin de déployer autant d'efforts pour coucher avec une fille, ce n'est pas parce que les filles n'aiment pas le sexe ludique. C'est parce qu'une vaste majorité de mecs considèrent plus ou moins les femmes comme des objets et pas grand chose d'autre (parfois idéalisés, parfois méprisés, parfois les deux).
Non seulement ça mais elles sont durement jugées par les mêmes abrutis quand elles se lâchent. Dans certains pays elles sont même lapidées en place publique. Alors oui, elles se méfient. C'est compréhensible.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Blusher
Et Le flou, l’ambiguïté, ça peut aussi marcher.
Les choses n'ont pas forcément besoin d'être dite tout le temps ! Elles doivent être dite lorsqu'il est nécessaire qu'elles soient dites.
J'ai mis non parce que c'est potentiellement super toxique.
En matière sexuelle par exemple, c'est une bonne idée de verbaliser pour s'assurer d'un consentement enthousiaste plutôt que de jouer l'ambiguïté et la surprise.
J'insiste sur le fait qu'elle était déjà open sur une relation libre. Elle le lui a dit par des périphrases qu'il a été incapable de décoder.
Je vois ce que tu veux dire. Le mec a l'air un peu binaire en effet. Cela vient certainement d'une bonne intention d'ailleurs.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 16.09.14
par Ash
Super toxique? Tu y vas un peu fort.

Je nuance ton propos qui va plutôt vers le tout verbalisé. Autant je suis d'accord avec le fait que verbaliser est souvent nécessaire, autant toujours tout verbaliser peut être contre-productif.

Ça dépend.
Quand la fille est déjà dans une éventualité de relation libre, ce n'est pas forcément nécessaire de verbaliser. Tâter le terrain, sentir comment l'autre se sent avec ça, la faire parler de ce sujet sans abattre ses cartes ça peut être plus pertinent.

Par contre, si la fille attend du mec qu'il soit clair, qu'il soit honnête, alors bien évidemment qu'il faut verbaliser !
Les choses n'ont pas forcément besoin d'être dite tout le temps ! Elles doivent être dite lorsqu'il est nécessaire qu'elles soient dites.

Re: [A] Gérer les rencontres lorsqu’on cherche une relation ouverte

Posté : 17.09.14
par Cellar Door
Blusher a écrit : La façon d'annoncer une nouvelle importe finalement autant, sinon plus, que la nouvelle elle-même.
On est bien d'accord.

Et de la même façon, il y a un moment idéal pour annoncer ce genre de choses. Le dire trop tot ou dans un mauvais contexte, peut être très mal interprété.

Au final on est bien d'accord et cet article a pour but d'aider à bien annoncer la chose. Pour que la relation soit perçue en face comme une opportunité de plaisir présent et de liberté, et non comme une proposition dégradante d'objetisation sexuelle.