Besoin de votre aide pour une décision importante

Note : 7

le 25.05.2020 par kurtis28100

6 réponses / Dernière par Deadpool le 19.08.2020, 17h51

C'était plus simple du temps de papa & maman. Pour celles et ceux qui veulent échanger autour de la vie de couple et des relations, et des différentes formes que tout ça peut prendre. Polyamour ou monogamie, relations libres, jalousie, engueulades dans la cuisine, routine, infidélité, la totale.
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Je suis en couple depuis un an et demi. J'ai 26 ans.

Ma compagne vient d'apprendre qu'elle à une sclérose en plaque ainsi q'un début de cancer du col de l'utérus. ( opération nécessaire qui à 1/2 chance de ne plus pouvoir porter d'enfant ou dans le meilleur des cas des accouchements prématurés)

Ces deux choses cumulés sont dur à supporter pour moi, je vous laisse vous renseigner sur ces maladies avant de répondre, n'ayant pas le cœur à tout vous décrire ce qu'elles sont.

Nous nous aimons encore mais je ne serai pas capable de l'aider si la maladie la rattrape.

De plus je quitte notre région dans deux mois pour m'installer à 300 kms de là ou nous sommes actuellement.

Elle me dit qu'elle peu ne rien avoir toute sa vie et que si je la quitte c'est sur un "si jamais il t'arrive ça".

Je ne sais pas si le cœur doit l'emporter sur la raison, car l'emmener avec moi signifierai l'éloigner de tout et espérer qu'elle n'ai rien toute sa vie.

Selon vous dois-je briser notre couple ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Courage le 25.05.20, 23h45 par Jalapeno

Pas facile de te conseiller dans ce genre de situation assez extrême.
La maladie bouscule vos projets. Quelle place accordes-tu à cette femme dans ta vie ? Quelle place accordes-tu à la paternité ? Quelle est ta capacité d'empathie et de soutien ?
C'est un choix que tu devras faire seul, qui va te définir en tant qu'homme, avec les valeurs que tu défends.
Je pense que le minimum est au moins de l'accompagner durant la phase de diagnostic et de s'assurer qu'elle est bien entourée, qu'elle est en sécurité émotionnellement et matériellement si tu n'es pas capable de la soutenir dans cette épreuve.
Courage à vous deux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Oui le 26.05.20, 14h28 par Perlambre

Bonsoir merci de votre réponse.

Pour répondre aux questions,

au niveau de la place que je lui accorde, c'est simple je tiens beaucoup à elle, vraiment, nous avons vécu beaucoup de choses ensemble en peu de temps.
Concernant la paternité j'y tiens également beaucoup, pas tout de suite mais plus tard. Elle par contre à déjà une enfant donc cela sera plus simple pour elle que pour moi même si elle souhaite avoir d'autres enfants.
Enfin concernant l'empathie j'ai de grosses difficultés à comprendre ce qu'elle ressent. Je ne suis pas comme ça de nature, quand nous en avons parlé et qu'elle me demandait justement de m'imaginer à sa place je lui ai répondu que moi je l'aurai quitté en apprenant la maladie pour ne pas la faire souffrir. Nous ne partageons donc pas le même point de vue à ce niveau.

Elle a fini sa phase de diagnostic en février, maintenant il ne reste qu'un suivi d'évolution de la SEP. C'est surtout mon propre déménagement et la date qui se rapproche qui nous a fait parler de tout cela.
Je lui ai donc fait part de mon intention de la quitter pour ne pas l'éloigner de sa famille, de ses amis, etc.
Elle fait tout pour que je revienne sur ma décision et que nous restions ensemble.
Ayant encore de forts sentiments pour elle, je n'arrive pas à faire un choix.
Je ne sais pas lequel est le bon, à mes yeux dans les deux cas elle souffre, je ne sais plus quoi faire.

J'ai une question à te poser : es-tu vraiment bien renseigné sur ces maladies et leurs suites ?

Je ne parle pas des symptômes. Je parle de ce que ça implique réellement au quotidien, de comment ça se passe - comment vivent deux personnes ensemble avec cette maladie, qu'est-ce qui change, qu'est-ce qu'elles font, quelles sont leurs entraves réelles dans leur vie de tous les jours, quelles sont au contraire toutes les choses qu'elles peuvent continuer à faire et à vivre.

Parce que j'ai l'impression que c'est ce qui te manquerait pour prendre ta décision. Tu sembles plutôt avoir des peurs, et une vision très très noire de la maladie (ta conjointe a l'air moins pessimiste que toi). Peut-être que tu as une connaissance médicale du sujet (liste des symptômes etc.) mais dans ton cas, ce qu'il t'en faudrait c'est surtout une connaissance humaine.

Humaine = concrètement, comment se passe la vie d'un malade, qu'est-ce que ça implique pour ceux qui vivent avec lui, qu'est-ce qu'il lui sera réellement possible de faire/pas faire, vivre/pas vivre, que peut-on faire, etc. etc. J'ajouterais aussi que la médecine est en perpétuelle évolution et qu'on a toujours de l'espoir.

Si tu as envie de rester avec ta copine mais n'oses pas par peur de ce qui vous attend, parle avec des gens du corps médical, avec des malades aussi (il y a la magie d'internet, des groupes et des forums, tu peux aller parler de tes peurs avec des gens atteints de SEP ou leurs conjoints, voir concrètement comment se passent leurs vies, s'ils sont réellement tombés dans les affres que tu sembles craindre). En ayant un point de vue plus réel, plus étayé sur votre possible vie commune à venir, tu serais plus en mesure de prendre une décision cohérente.

Je connaissais deux personnes qui sont tombées amoureuses alors que l'une des deux avait une SEP. Elles ont entamé une histoire en connaissance de cause. A chaque fois que je les avais croisées, elles rayonnaient de bonheur, débordaient de projets et d'anecdotes... Aux dernières nouvelles (je n'en ai plus de directes) je crois qu'ils sont toujours ensemble (ça doit faire genre une dizaine d'années) et il ne me semble pas que celui des conjoints atteint soit réduit à l'état de légume.

Si les histoires d'amour étaient réservées aux gens sains, ça serait bien triste.

Si tu n'aimes pas assez ta compagne pour te projeter avec elle (pas de jugement de ma part, des fois on n'aime pas assez quelqu'un pour s'imaginer avec "pour le meilleur et pour le pire", c'est comme ça et ce n'est de la faute de personne... en plus vous n'êtes pas ensemble depuis très longtemps), alors eh bien laisse tomber et passez tous les deux à autre chose. SEP ou pas, je suis persuadée qu'elle peut retrouver l'amour si tu n'es pas la bonne personne (tu n'as pas besoin de te "sacrifier", au cas où tu penses que c'est ce que tu devrais faire).

Ah, et tu sais quoi, dans un couple où l'un des deux est malade, celui qui "porte" l'autre n'est pas toujours celui qu'on croit.

J'ai moi-même eu à dealer avec une maladie très pénible (je ne donnerai pas de détails) et j'ai déjà eu à gérer les réactions de gens plus faibles que moi là-dessus (plus paniqués, plus hystériques, plus dans le mélodrame que je ne l'étais moi-même genre oooooh c'est horrible ce qui pourrait t'arriver), c'est lourd.
Avant de t'imaginer en train de la gérer elle, il faut déjà que tu saches te gérer toi et TES peurs.


Je ne sais pas lequel est le bon, à mes yeux dans les deux cas elle souffre, je ne sais plus quoi faire.
Bien sûr qu'elle va souffrir d'une rupture, mais elle n'est pas plus en sucre que toi et on est tous capables de se remettre de ce genre d'épreuve.

La question n'est pas : est-ce qu'elle va souffrir ou pas. La question c'est ce que TOI tu veux vraiment. Tu ne peux pas rester avec quelqu'un par charité ou pour lui épargner du mal (sinon, ça vous reviendra dans la figure tôt ou tard parce que tu te seras emprisonné dans une situation qui ne te correspond pas et que ton couple s'en ressentira de toutes façons, bonnes intentions ou pas).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bonne idée ! le 26.05.20, 10h47 par Jalapeno
  • [+1] En effet le 26.05.20, 14h31 par Perlambre
  • [+3] Post de qualité le 19.08.20, 20h30 par Allandrightnow

Question difficile.

Sans jugement de valeur, si tu envisages déjà de partir à l’annonce de ces maladies, part.

C’est effectivement une épreuve. Et une épreuve ou les mecs se barrent plus souvent. Statistiques connues.

Là il y a en plus un cumul de difficultés. Et tu ne sembles pas assez attaché à elle pour ne pas te poser la question. Hors c’est au début que c’est sensé être le plus facile. Si tu te poses la question maintenant, plus tard ce sera probablement ingérable niveau regrets/remords/reproches.


Ceci dit oui tu vas passer pour le salaud égoïste de l’histoire. Ce qui n’est pas non plus juste. Mais quand même, que tu mettes en avant la « souffrance » de l’accompagnant face à la souffrance du malade c’est franchement limite en terme d’empathie. Cela ne me semble par fair play de ta part de lui reprocher de ne pas prendre la décision de te quitter alors que l’épreuve et la terrible nouvelle c’est bien elle qui la prend dans les dents directement et toi qui déménage... et qu’elle est peut être juste plus attachée à toi que l’inverse.

Bref, courage à toi. C’est pas simple. Fais les choses bien. Tu sembles pouvoir gérer une rupture propre.
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

Salut,

Tu tiens à elle ou tu l'aimes?
C'est totalement différent dans ce cas.
Si tu l'aimes du plus profond de ton coeur c'est ton devoir de la soutenir et l'aider dans cette épreuve.
Si ce n est pas le cas effectivement tu ferrais mieux de la quitter.

En ce qui concerne la paternité si elle ne peut plus avoir d'enfants il y a plusieurs solutions à ça.

Écoute ton coeur.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 19.08.20, 17h44 par Onmyoji

Juliette+++ a écrit :
19.08.20
Salut,

Tu tiens à elle ou tu l'aimes?
C'est totalement différent dans ce cas.
Si tu l'aimes du plus profond de ton coeur c'est ton devoir de la soutenir et l'aider dans cette épreuve.
Si ce n est pas le cas effectivement tu ferrais mieux de la quitter.

En ce qui concerne la paternité si elle ne peut plus avoir d'enfants il y a plusieurs solutions à ça.

Écoute ton coeur.
Salut,

Ne crois tu pas que si tu l'aimais, tu ne te poserais pas la question?

Et je ne juge pas, mais prend au contraire la mesure de l'épreuve, pour elle ET toi.

Si cela arrivait (je touche du bois) à une soeur, un frère, une mère, un ami proche, quel serait ton premier élan?

Si ce n'est pas le même, il vaut mieux vous éviter l'avenir qui pourrait être le votre.

Je te souhaite tout le courage possible.

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