Je me sens fébrile au moment de draguer

Note : 3

le 13.10.2019 par Romain1997

12 réponses / Dernière par Romain1997 le 19.10.2019, 19h25

Pour celles et ceux qui veulent discuter et demander des conseils rencontres et séduction; comment faire avec cette fille ou ce mec; et plus généralement, comment pécho / trouver l'amour à l'ère du swipe left, notamment quand on est ni mannequin, ni un ninja de la drague.
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Au moment où je décide d’aller séduire une fille j’ai un problème que j’ai depuis le début, je suis pas parvenu à l’anéantir malgré tous mes essais et tous mes efforts
Je vous donne l’exemple type de cette situation que je vis de façon récurrente, je vais décrire le processus étapes par étapes pour que vous voyez précisément
0- Situation initiale: J’ai une détermination très forte à m’améliorer dans le domaine de la séduction, je me dis « je vais y arriver, j’ai pas peur, je vais faire tout ce qui faut pour que ça marche »
1-Je vois une fille par laquelle je suis attiré
2-J’entre en contact avec elle et je prends la température pour voir ses réactions
3-Je prends son numéro ou son snap
4-Je commence à faire « monter la pression » avec l’humour, avec la « sexualisation », je lui rentre dedans même des fois, je la contredis, j’essaye d’être le pôle opposé à elle, je « creuse ma place dans sa tête », bref je drague comme je peux
5-Je commence à lui parler d’un rendez-vous, souvent elle dit oui
6-Le rendez-vous a lieu et ça passe ou ça casse

Je précise que certaines étapes peuvent se passer dans un ordre légèrement différent

Donc tout au long de ces étapes y’a une envie qui monte, le désir augmente, normalement je sens que le siens augmente sinon je continue pas, le miens aussi

Sauf que plus je me rapproche de la dernière étape plus j’ai peur, plus je suis tendu, plus j’ai une pression en moi, je stresse, j’ai peur que ça marche pas
Et c’est ce qui arrive la plupart du temps: ça marche pas

Donc le cercle vicieux se met en place dans ma tête, et plus j’avance plus j’ai tendance à reproduire les erreurs parce que mon cerveau prend un mauvais plis, des mauvais automatismes

Je suis un garçon qui s’est toujours beaucoup mis la pression pour tout, les amis, l’école, le sport, le travail, l’échec me fait très peur, j’ai la phobie de l’échec et cette phobie se nourrit de mes échecs

Plus j’échoue, plus je suis paralysé et crispé pour l’essai suivant
A mesure que j’échoue, j’ai encore plus de pression et de peur pour la fois suivante

Et chose très importante à préciser: plus la fille me plait, plus mon angoisse est grande
Souvent l’angoisse apparait au moment même ou je vois une fille qui me plait, tellement elle me plait.
C’est comme si y’a un esprit mauvais qui s’insère dans mon cerveau et qui me dit « t’en a envie de cette fille mais jamais t’y arrivera, tu va rester bloquer »

En gros dans ces moments je perds ma contenance, je perds mon estime de moi-même, je perds ma confiance, je suis déstabilisé et paniqué et je me sens très faible
Parfois je transpire, parfois je sens mes jambes faibles

Ce cercle vicieux est très fatiguant et je veux en sortir, j’y travaille beaucoup mais je n’ai aucune méthode
J’ai lu des trucs mais ça a pas marché

En plus je sais que ça se joue souvent à pas grand chose, mais y’a une espèce de parasite dans mon subconscient qui m’empêche d’exploiter mes vraies capacités, qui veut me faire échouer

Je ne sais pas comment faire si vous pouvez m’aider ça serait très salutaire
Merci
Salut

Je suis exactement dans ton cas. Je n'ai pas la solution, hélas...


Bien à toi
Ce sont des filles que tu rencontres en ligne ou IRL ?
Jalapeno: surtout en ligne, mais dans l’optique de concrétiser en IRL bien sûr
Je relance le sujet
Je re-relance le sujet
Y’a vraiment personne qui peut apporter une aide?
La seule solution c'est de te détacher du résultat. Il faut que tu kiffes les moments que tu passes avec elles, même si tu n'arrives pas à conclure. C'est comme quand tu joues à un jeu vidéo pour la première fois. Si tu n'arrêtes pas de te dire: "Là il faut que j'appuie sur x, là c'est rond, là il faut que je saute..." Tu n'y arriveras jamais. À un moment, il faut que t'ais assez intégré ce que t'as à faire pour t'en affranchir et le faire quand il faut le faire et que tu puisses profiter de ce que tu fais.

C'est pareil dans la séduction. Même quand t'es mauvais en séduction (comme moi) quand tu t'amuses vraiment avec la personne qui est en face de toi (comme moi), que tu es vraiment présent et que tu kiffes le moment présent, la vibe comme disent les autres, là tu as tout gagné. Et même quand tu perds, t'es pas trop dégoûté parce que tu as kiffé jouer.

Voilà, c'est la seule solution que je connais pour s'affranchir de ce que tu nous décris. Courage!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Oui le 19.10.19, 08h51 par Perlambre
  • [+1] Bien vu le 23.10.19, 21h31 par Allandrightnow
A ben ça c’est le genre de réponse qui m’intéresse beaucoup
Mais du coup ça me pose tout de suite une nouvelle question, peut être que vous ou quelqu’un d’autre avez la réponse: Si mon objectif n’est pas de conclure, vais-je conclure?
Comment je fais pour vouloir une chose sans la vouloir, tout en la voulant, etc...?

Parce que discuter avec une fille c’est bien, mais coucher avec elle c’est mieux
Et j’ai pas tellement prévu de passer ma vie future sans conclure
Donc c’est très paradoxal dans ma tête

Est ce que le fait d’appliquer votre conseil va réellement augmenter ma capacités à conclure, ou est-ce que c’est juste une astuce pour moins souffrir de mon manque de capacités à conclure?
Ce que Nonchalance dit (avec raison à mon avis), c'est que tu peux / doit prendre plaisir dans le processus, pas uniquement dans l'objectif. Tu peux essayer de voyager en vélo jusque Katmandou, mais la route jusque Strasbourg sera déjà intéressante. Bref, outre les métaphores foireuses, commence par le commencement, c'est comme ça qu'on avance.
Non elle est très bonne votre métaphore
Mais est-ce qu’on a un meilleur « rendement » si je puis dire en fonctionnant ainsi? Où est-ce juste un palliatif psychologique pour supporter l’échec?

Parce que je ne cherche surtout pas à me rassurer vainement, mais à progresser concrètement, et à obtenir du résultat
Si tu prends plaisir au processus, tu seras bien plus décontracté en présence d'une fille, ton langage non verbal meilleur donc plus de chance de plaire. Laisse tomber l'idée du rendement car c'est le plus sûr moyen de stresser donc contre-productif.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Absolument le 23.10.19, 21h31 par Allandrightnow
Je comprends ta problématique. Effectivement c'est plus facile de réussir quand t'en as vraiment rien à foutre. J'ai une mentalité je m'en foutiste donc c'est plus facile pour moi mais si ce n'est pas ton cas, tu peux adhérer à l'adage: "Fake it till you make it."

Dis toi que pour l'instant, ce sont tes hormones qui te contrôlent: baiser, baiser, baiser... Quand t'es désespéré, ça se sent, tout le monde le sait. Et c'est pas du tout sexy, ça ne donne pas envie. Détache toi de cet impératif. Le moyen le plus sûr serait de baiser effectivement mais tu peux aussi faire d'autres choses que tu kiffes et emmener cette énergie et ce kif dans tes dates.

Tl;dr: tu te trimballes avec une énergie sombre et désespérée. Il faut que tu parviennes à être plus attirant et ça passe par kiffer ta life et ce que tu fais au moment présent.
Perlambre: Ok si vous le dites je vais essayer

Nonchalance: Dans ce cas si c’est vraiment plus efficace je vais tâcher, mais c’est vraiment pas raccord avec ma personnalité donc je sais pas comment je vais faire
Vous me dites que vous êtes jmenfoutiste, je suis exactement le contraire :lol:
La vie doit être vachement cool comme ça
En fait j’ai remarqué un truc: quand je couche, pendant quelques temps après avoir couché je suis zen et donc je n’ai plus cette pression et je drague plus facilement, mais au bout d’un moment ça retombe
Ça fonctionne que comme des cercles vicieux

Je dois préciser que pendant longtemps j’ai été sous antidépresseurs et que j’ai arrêté en janvier 2019, donc depuis janvier je me prends tous les effets du sevrage dans la gueule, j’étais déjà tendu de nature et la c’est pire

Est ce qu’il existe des choses, des substances, des aliments, habitudes alimentaires, n’importe quoi qui puisse m’apporter la sérénité ET l’efficacité? Parce que peut-être que j’ai des carences aussi, si j’avais un régime optimal ça irait sûrement mieux (je suis loin d’avoir un régime optimal, je mange mal, j’apaise ma colère avec le chit des fois, je me fais du mal)

Je veux être détendu sans être un légume parce que je veux conclure
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