Besoin des conseils avisés des plus fins limiers du fofo sur un boug trop timide envers la fille qui convoite

Note : 21

le 03.06.2022 par basile

16 réponses / Dernière par basile le 14.06.2022, 11h42

Pour celles et ceux qui veulent discuter et demander des conseils rencontres et séduction; comment faire avec cette fille ou ce mec; et plus généralement, comment pécho / trouver l'amour à l'ère du swipe left, notamment quand on est ni mannequin, ni un ninja de la drague.
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Bonjour. Voilà, j'ai besoin d'un conseil, c'est pour un ami (Non, c'est pour moi en fait ;).

Je suis un trentenaire timide, profil un peu intello (j’ai déjà écrit plusieurs bouquins, ainsi que du théâtre qui a pas mal marché…), mais capable aussi d'être un peu marrant, de faire le clown pour faire marrer les potes avec des “bons mots” : je suis meme quelqu’un d’assez populaire, mais qui n'a jamais été à l’aise avec les femmes, vraiment, incapable de sexualiser quand je leur adresse la parole. Les seules relations que j’ai eues c’étaient avec des nanas un peu du type “sapiosexuelles” et qui avaient fait ouvertement le premier pas.

Quand soudain… le sport! Ca été pour moi une révélation récente, je me suis mis (pour moi c’était un peu comme me lancer dans l’exploration spatiale) et ca m’a donné un peu plus confiance en moi, et par ailleurs je me suis inscrit à un cours de dessin (un truc que je voulais faire depuis longtemps). Au sein de ce cours, une nana, environ 30 ans, incroyablement belle, douce, grand yeux, cheveux soyeux, silhouette de rêve sur laquelle les hommes se retournent dans la rue.

“Ca te dit d’aller prendre un verre?”

Elle semble hors catégorie pour moi, mais chose complètement folle et inédite pour ma pomme, limite exploit en mode “yolo”, après avoir papoté lors des pauses du cours, je lui ai proposé de prendre un verre (une démarche digne de “l’étoffe des héros”), elle a accepté, j’ai essayé de me mettre dans la peau d’un personnage décontracté, et ca a marché à peu près, bonne complicité qui surgit.

La fois suivante, on va de nouveau prendre un verre, j’ai pris son numéro, son mail, c’était avant les vacances, ou on a un peu échangé à distance, conversations marrantesi, avec des emojis. Quand on s’est revu, je lui ai proposé d’aller au Louvre (tout ca se passe à Paris) pour s’entrainer à dessiner, elle a dit banco, ca a été d’abord reporté (elle n’est pas toujours très dispo, elle a un gosse qu’elle doit aller chercher tous les jours à la sortie de classe, qu’elle élève seule dans une banlieue distante - elle est séparée de son ex, le père du gamin, elle a une expérience de vie beaucoup plus large que la mienne à ce niveau) puis finalement cette visite s’est faite au début de cette semaine.

Ca s’est très bien passé selon mes critères, vraiment un bon feeling meme, au final on a très peu dessiné, on regardait des tableaux, et je la prenais par les épaules en commentant les personnages peints en disant des conneries, ca la faisait marrer, de vraies bonnes vibrations, j’étais bavard et inventif en flirtant avec elle, elle me regardait en souriant et disant : “Tu lis dans mes pensées”, une certaine tension sexuelle même, et j’étais pour ma part limite euphorique.

Dès le lendemain de cette visite a repris notre cours de dessin hebdomadaire, j’avais enfilé une chemise qui en fait ne m’allait pas très bien, j’étais limite engoncé dedans et pas à l’aise du tout, il faisait chaud, j’avais des auréoles de sueur sous les bras, je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer chez moi et me changer. Mais la miss, elle, semble encore sous le charme de notre escapade de la veille, vient me voir sans cesse aux intermèdes du cours pour papoter et me demander des trucs avec un grand sourire, et à la sortie me propose de but en blanc de chercher un magasin d’art pour acheter du matos à dessin. Moi, un peu pris au dépourvu, je dis : “oui, pourquoi pas?” Et on se retrouve à chercher sur nos smartphones. Finalement, je vois une boutique qui n’a l’air pas trop loin… mais se révèle un peu loin quand meme. On marche cote à cote mais j’ai perdu l’esprit (modestement) conquérant de la veille au musée, je focalise sur ma chemise en m’exagérant l’impression que je suis en sueur, j’ai l’impression que le fleuve Amazone coule sur mon corps et qu’elle va s’en apercevoir, limite névrose totale.

Défaite

Je me rends pourtant bien compte qu’il faudrait à ce stade faire autre chose, peut-etre escalader, la prendre par la taille, mais je suis incapable de rien, assailli de pensées contradictoires, ma conversation elle-meme en prend un coup, tout est plus laborieux. Les rues parisiennes sont alors très longues… A un moment, elle me dit : “En fait, je n’ai plus trop de temps, je vais y aller, mon fils ne va pas tarder à sortir de classe de toute facon” (il reste pourtant pas mal de temps). Je demande bêtement : “Mais moi je vais au magasin?” “Fais comme tu veux”, qu’elle me répond un poil agacée (qui ne le serait pas face à un empoté pareil?). J’essaie de sauver les meubles en disant : “je vais aller voir si il y a ce qu’on cherche, je te dirais”. On se quitte là-dessus, je dis : “faut qu’on retourne au musée la prochaine fois”, elle acquiesce, mais tout ca commence à sonner un peu téléphoné. Au lieu de l’avoir embrassée ou je ne sais quoi, je me retrouve à présent à aller tout seul à cette boutique, ce qui était pourtant sa vague idée de départ à elle, je réalise tout le ridicule de la chose, et de sombres pensées m’accablent. Le magasin est bien achalandé mais évidemment je n’en ai rien à foutre en fait. Je prends quand meme des photos et je lui envoie plus tard, elle me dit par SMS qu’en effet, ca a l’air très bien… Je vois bien que j’ai merdé en la faisant passer par ma passivité d’un certain enthousiasme de la veille à une envie de se casser.

Cet épisode date d’il y a trois jours, hier matin je lui envoie une photo d’une affiche dans le métro liée à un truc dont on avait parlé : pas un commentaire, réponse de sa part, rien. De mon coté, une petite voix intérieure me maudit sans cesse de la facon dont tout ca a tourné, je me refais le film avec masochisme, pense à elle tout le temps, là j’ai très mal dormi. J’appréhende presque de retourner au cours de dessin la semaine prochaine, je me dis limite que je ne devrais pas y retourner. Ou au contraire y aller, et faire mine de rien. Prendre un air dégagé et etre un peu distant, ou au contraire tenter quelque chose. J’aimerais revenir aux bonnes sensations qui se sont manifestées au musée, et effacer le dernier épisode, mais je ne sais pas, je ne sais plus quoi faire.

J’imagine que peut être certains vont un peu se marrer en lisant ce récit, j’ai l’impression d’avoir un peu le niveau d’assurance et de maturité d’un ado que je ne suis pourtant plus depuis longtemps. Quand je lis ici des récits de types qui abordent des femmes dans la rue et couchent en 10 minutes, j’hallucine pour ma part. Donc je suis un peu dans la position du cul de jatte qui demande à Mbappé des conseils pour envoyer la balle au fond des filets, mais j’aimerais bien un conseil, un avis, un point de vue un peu amical sur ce que je devrais faire la prochaine fois que je vais la voir, j’ignore qu’elle sera son attitude à mon égard, et si il est faisable de renverser la vapeur. Merci d’avance pour tout, portez vous bien, et ne me jugeez pas trop durement, on n’est pas tous égaux en matière d’aisance avec les personnes de l’autre sexe. Prenez tous et toutes soin de vous!
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  • [+1] La suite, vite ! le 03.06.22, 18h07 par Icecastle

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après avoir papoté lors des pauses du cours, je lui ai proposé de prendre un verre


Certaines personnes conseillent de proposer le rendez-vous avant de demander le numéro. Moi je fais l'inverse, je demande le numéro d'abord et je propose ensuite le rendez-vous par téléphone. C'est plus progressif je trouve. Mais bravo si ça marche pour toi de proposer le rendez-vous d'abord. J'espère que ça ne l'a pas mis mal à l'aise.
on regardait des tableaux, et je la prenais par les épaules en commentant les personnages peints en disant des conneries
A mon avis c'est maladroit de toucher à ce stade du rendez-vous. Moi je ne commence les kinos qu'une fois chez moi ou chez elle. Si tu touches trop tôt ça peut déclencher son anti slut défense.
Je me rends pourtant bien compte qu’il faudrait à ce stade faire autre chose, peut-etre escalader, la prendre par la taille, mais je suis incapable de rien
Non c'est maladroit de prendre par la taille une fille dans la rue avec qui tu n'as pas encore couché (même si c'est plus ou moins le troisième rendez-vous).
On se quitte là-dessus, je dis : “faut qu’on retourne au musée la prochaine fois”, elle acquiesce, mais tout ca commence à sonner un peu téléphoné.
Je fais l'amour soit à la première date, soit au pire à la seconde. Si il te faut trop de date, la fille va se laisser et ne plus vouloir te voir.
Cet épisode date d’il y a trois jours, hier matin je lui envoie une photo d’une affiche dans le métro liée à un truc dont on avait parlé : pas un commentaire, réponse de sa part, rien.
Ca dure trop longtemps. Tu aurais dû lui proposer d'aller chez toi (ou chez elle) après avoir bu un verre à la première date. Si elle ne veut pas, tu as le droit de faire une seconde date plus tard. Si ça ne marche pas à la seconde date, tu peux laisse tomber. C'est comme ça que je fais en tout cas.
un point de vue un peu amical sur ce que je devrais faire la prochaine fois que je vais la voir, j’ignore qu’elle sera son attitude à mon égard, et si il est faisable de renverser la vapeur.
Invite là une dernière fois et pendant le rendez-vous, propose lui d'aller chez toi (astuce : faire un rendez vous pas loin de chez soi). Une fois chez toi, il faut parler un moment et faire escalader les choses pour faire l'amour.

Bonne chance.

Mais sinon, à part cette erreur de ne pas l'inviter chez toi au bon moment, tu as l'air d'avoir fait un bon game 8)
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  • [+1] Merci ! :) le 04.06.22, 21h53 par basile

Lol, merci Icecastle, je remarque que tu passes sur les doutes que j'exprime pour surtout mettre en avant ce qu'il y a eu de positif malgré tout dans mon entreprise, c'est très finement joué, très "coach" comme attitude, en tout cas, ca me rebooste un peu la confiance donc c'est positif.
L'inviter chez moi, ca me semble fou comme truc (pour moi j'entends) mais plus j'y réfléchis, plus c'est en effet la seule chose à tenter, surtout qu'on s'est déjà pas mal parlé, on est allé au musée donc effectivement, il faut tenter de faire grimper la chose, ca va introduire du piment, on verra bien où ca ira.
Je te tiendrai au courant, que ca aboutisse ou pas.
Merci encore

J'ai l'impression que tu as raté une fenêtre de tir... ce n'est pas complètement perdu pour autant. Elle réagissait comment quand tu la prenais par l'épaule ? Elle a également initié des contacts physiques avec toi ?
Et question importante : tu es certain qu'elle est célib pour le moment ?

A ce stade, tu as deux possibilités :
- soit tu reprends un peu de distance, après tout tu lui as vendu un mec cool, donc tu devrais être relax et pas affecté par le fait qu'elle soit devenue plus froide. Continue à être courtois avec elle mais parle à d'autres personnes au cours, fais ta vie. Et tu vois si elle revient vers toi.
- soit tu pars du principe qu'elle est intéressée dans l'absolu et tu continues sur la lancée en l'invitant chez toi (ça te positionne clairement dans une dynamique de flirt, c'est à double tranchant dans le contexte d'un cours).
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  • [+1] Absolument le 03.06.22, 23h38 par FK
  • [+1] Merci ! :) le 04.06.22, 21h53 par basile

Je pense que la recherche du magasin était une occasion pour elle de passer un moment plus détendu avec toi, et ta nervosité ayant pris le dessus, ça l'a un peu refroidi, ou en tout cas décontenancé.

Tu peux lui laisser de la distance comme suggéré par Jalapeno (je te recommande la lecture de son journal), ou reproposer quelques chose de fun pour effacer ce premier loupé peut-être même en reconnaissant que tu n'étais pas aussi détendu que tu l'aurais voulu, et que peut-être cette autre sortie que tu lui proposes sera l'occasion pour vous deux de vous amuser en de meilleures circonstances.

Ça arrive à tout le monde de pas être dans le tempo, reste à voir si elle est prête à te donner une seconde chance, et ça tu ne peux le savoir qu'en lui proposant un truc sympa. Mets toi à sa place, demande toi ce qui pourrait la divertir, l'aerer, lui changer les idées - il faut que ça t'amuse aussi. Dans l'idéal, vous prenez du plaisir naturellement tous les deux, et tu n'as qu'à te laisser porter sans trop intellectualiser.
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  • [+1] Très intéressant le 04.06.22, 21h54 par basile
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

Visiblement ta nervosité est le soucis.
Du coup je choisirai l’option de continuer a la jouer cool et détaché. Je reprends un peu de distance. Et je recommence tranquillement à éveiller son intérêt.

Tu sembles vouloir construire une relation donc prends ton temps. Vous avez un motif pour vous revoir et tu as déjà ses coordonnées.

Bref, arrête avec les sms pour le moment. Range les rames. Et essayes de recommencer a kiffer vos moments.

T’es vraiment pas loin du but, elle semble intéressée. Faut juste revenir à ce qui a marché : du fun, des ambiances ou t’es à l’aise et tu sais te mettre en valeur.

Sois patient et crée tranquillement ta seconde chance.

Dernier point : je pense que ton côté stressé/névrosé l’a fait fuir, pas le fait de ne pas avoir tenté de mouv’.
Bref, montre maintenant que tu as un minimum d’intelligence sociale et laisse lui de l’air, recrée subtilement de l’intérêt.


Te monte pas le chou avec les mecs qui serrent une nana en dix minutes. Même eux te diront que ca c’est l’exception.

La nana semble avoir du niveau, de l’expérience, de l’intellect et une vie déjà bien chargée. Si tu veux lui donner envie de te découvrir va falloir lui proposer autre chose qu’un mec mal à l’aise dans ses pompes tout seul.

Si tu galères face a la pression, débrouilles toi pour rencarder d’autres nanas à côté. Ça entraine, ça change les idées, et c’est source d’opportunités. Ca t’évitera de la mettre sur un piédestal en te collant une pression de dingue. Et ça t’habituera au contact des nanas :) Qui sait tu pourrais y prendre goût :)

Dernier point : perso vis a vis d’elle, je ne mettrais pas de mots sur le malaise que t’as ressenti et ton comportement tendu. Pas d’excuses, pas de justification. Juste histoire que dans sa tete elle classe ca juste dans un « jour sans » en se demandant d’ailleurs si c’est pas elle qui a percu les choses ainsi. Expliquer/analyser/s’excuser c’est déjà lourd. Par contre si elle elle aborde le sujet, petite réponse tranquille comme quoi t’as pris un coup de chaud et t’étais en vrac. Vrai, crédible, simple. et vous passez a autre chose.
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  • [+1] Merci ! :) le 04.06.22, 21h54 par basile
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

Merci à tous pour vos réponses pleines de justesse et d'empathie, c'est très chouette.

@Jalapeno @FK @The_PoP Vos analyses convergent et sont très pertinentes. Pour répondre précisément à @Jalapeno : elle me laissait la prendre par les épaules, elle était relax, souriante mais non, elle n'a elle-meme initié aucun mouvement. Elle m'écoutait l'air amusée quand ca se produisait, car il faut dire que ca coincidait avec de brèves tirades où je la "branchais" mais où ca sonnait en meme temps de facon surprenante et drole, audacieux tout en étant un peu désamorcé dans le meme mouvement par l'humour. Je cultive ce style verbal à la fois coloré et absurde depuis toujours, ca donne d'ailleurs souvent une première impression de moi un peu "flamboyante", où je fais preuve de beaucoup d'agilité verbale, mais ca masque cependant un coté assez "insécure" qui ressort je pense par contraste à d'autres moments... C'est d'ailleurs tout l'enjeu pour moi de réussir à acquérir davantage de confiance intérieure, et d'une certaine facon plus de "simplicité" : une psy m'a dit une fois que 80% de la communication était en fait non-verbale et que notre perception des autres se basait sur cela sans meme que nous nous en rendions compte.

Sinon, non, je ne peux exclure totalement l'hypothèse qu'elle ne soit pas célibataire, j'en suis parvenu à cette conclusion parce qu'elle a l'air d'organiser sa vie quotidienne seule quand elle l'évoque, mais je n'ai aucune assurance définitive à ce sujet.

Je pense que ta suggestion de me comporter de facon cool et de voir un peu son feeling avant toute chose est plutot sensé. Comme tu le dis très bien, le fait de suivre ensemble un cours est un peu à double tranchant, car évidemment ca offre un motif presque automatique de se croiser, mais si ca ne débouche sur rien et finit en queue de poisson, ca pourrait etre galère de continuer du coup à devoir se voir pendant un an supplémentaire, alors que je suis clairement un peu tombé amoureux (c'est un peu comme les gens qui draguent des collègues de bureau, c'est à leurs risques et périls). Mais là les cours vont de toute facon bientot s'achever avec l'été, et si quelque chose doit se passer entre nous, ca se fera de toute facon en dehors de ce cadre.

Je viens d'ailleurs hier de recevoir un mail de l'administration me disant qu'il fallait se réinscrire lundi dernier carat pour continuer à suivre le cours à la rentrée prochaine. Je pense que je ne vais pas donner suite (et ca ne me coute pas trop, je ferai d'autres choses).

Je ne sais pas ce qu'elle (la fille du cours) fera d'ailleurs de son coté. Ce qui m'ennuierait c'est qu'elle soit d'ores et déjà sur la défensive et renonce à s'inscrire alors qu'elle tient à cette lecon de dessin, dans lequel elle semble plus impliquée que moi puisque elle se tape une heure dans les transports pour y venir, alors qu'elle a par ailleurs beaucoup de choses à gérer, y compris avec son fils, son job. Elle est assez admirable par bien des aspects, comme tu l'as deviné @The_PoP.

J'ai meme pensé à la lecture du mail de l'administration lui écrire pour lui dire : "Tu as vu que c'était lundi le dernier jour pour s'inscrire? De mon coté, je ne vais pas pouvoir à cause du boulot, etc. " pour qu'elle puisse faire son choix en toute tranquilité (c'est une situation qu'on a déjà évoqué, le fait que ce n'était pas facile de faire cohabiter ce cours avec les obligations professionnelles). Mais bon, je ne vais sans doute rien en faire, car ca risquerait peut-etre d'etre mal interprété et sonner un peu bizarre, je pense. Comme le dit The Pop, il vaut mieux arreter les SMS et ranger les rames. Et aussi, comme le dit @FK, retrouver du naturel, quelque chose de fun et ne pas surintellectualiser les choses.

Pour cela, le fait de faire de l'exercice ce week-end m'a fait du bien (c'est basique mais c'est une découverte très récente pour moi) et puis bien sur les échanges sur cette communauté, ca m'a aidé à etre plus serein et éviter de reste seul à me questionner et ressasser, ce qui est évidemment nuisible à tout point de vue. Donc, vraiment, merci encore à vous.

Trouve toi quelques rencards en parallèle et surtout oublie les envies de déclarations kamikazes…

En vrai c’est souvent plutôt chouette de rencontrer des femmes qui nous donnent envie d’y croire
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  • [+1] +1 le 06.06.22, 23h45 par basile
If you want to touch the sky,
Fuck a duck and try to fly !

@The_PoP Non, en effet, surtout pas de grandes déclarations solennelles, j'ai déjà payé par le passé le prix pour avoir pris au pied de la lettre les mauvaises bluettes hollywoodiennes où tout bascule au moment où le protagoniste soudain déclare sa flamme.

Le truc, c'est qu'il faut que je sorte de ma zone de confort qui est de me contenter de converser le plus brillamment possible, qui certes peut-etre bon à prendre mais s'il n'y a rien derrière, c'est un peu court (et ca peut meme etre un poil tete à claques)...

Mais sans pour autant que cette volonté de se montrer plus courageux équivaut à ce que ce soit le Seigneur des Anneaux dans ma tete, que je perde toute légèreté comme s'il s'agissait d'une épreuve ordalique, alors que ca doit rester quelque chose d'assez simple et fun.

Mine de rien, je me rends compte que je ne réussis pas bien à résoudre cette équation, mais tu as surement raison en disant que c'est en tachant d'avoir d'autres rencontres que je réussirai à ramener l'ampleur que je donne aux choses à de plus justes proportions.

Merci, j'aime bien la facon dont tu écris.

Je pense que tu maîtrises très bien ton approche et que ta personnalité te sert, tu as joué ton jeu naturel et elle était réceptive.
Ensuite, tu as mis de l'enjeu, parce que tu t'es imaginé que tu allais devoir "passer à l'acte", faire quelque chose de spécial pour "conclure", et surtout en fait, "bien débuter" cette relation. Alors que ça se serait passé tout seul si tu avais seulement joué ton jeu et laissé votre désir mutuel faire. Deux humains attirés l'un par l'autre dans un huis-clos finiront toujours par se rapprocher et se rentrer dedans, au propre comme au figuré. Des histoires de particules élémentaires et de collisions atomiques tout ça.
Elle a senti ton malaise alors qu'elle était ouverte et ça l'a peut-être vexée, ou déçue que tu ne sois pas ce que tu paraissais être.
Dans le premier cas c'est peut-être rattrapable. Dans le second c'est peut vraisemblable: on ne peut pas être cool et non cool, c'est mathématique. Si elle t'a vu non cool c'est ce que tu resteras pour elle, à moins d'effacer ça avec Panache.
Cela dit, il y a peut-être une troisième solution: elle a peut-être été perturbée par un facteur extérieur (un message?) sur votre chemin, et elle aura été gavée par autre chose quand tu seras revenu vers elle.

Je suis plutôt avec Jalapeno et The Pop sur le fait de ne pas s'excuser de ces derniers moments.
À la limite, tu peux lui dire l'air de rien que tu la sens "ailleurs" et que tu as bien envie de lui faire retrouver son sourire pour en profiter (pas juste "la distraire", tu es pas son bouffon, c'est "intéressé").
Tu peux accompagner la parole du geste en lui faisant un petit dessin en marge de votre cours, une petite caricature mignonne (pas un truc qui va/ risque de taper sur un défaut/ un complexe, sinon tu as une chance sur deux de te cramer). Plus genre "le chat Potté" que "South Park" quoi.
Histoire d'enterrer la hache de guerre en te moquant gentiment mais d'une manière touchante d'elle (après tout c'est supposé être "pour son bien"), pour pas passer pour un blaireau mais reprendre un peu d'ascendant.
Que le fond soit vrai importe peu, tu ne peux pas savoir ce qui se passe dans sa vie ou dans sa tête, tu ne peux que lui proposer des options. Et il vaut mieux que ça ait l'air porté par une bonne intention qu'être une mauvaise tentative de rattrapage en mode "non t'as rien vu, je me suis pas pris les pieds dans le tapis, en fait je suis beau gosse et je suis trop cool".
Donc refaire exactement le même sketch que "le musée", c'est du réchauffé et la magie est déjà perdue.
Il te faut prendre un nouvel angle, légèrement sur la même gamme parce qu'il ne faut pas tout jeter mais en la surprenant (et puis ça fait aussi "je suis plus préoccupé par toi que juste le fait de te serrer, mais je perds pas ma dignité". Et en lui disant qu'elle a un truc qui va pas mais "sans imaginer un instant" que ça pourrait t'être associé, elle va peut-être se dire que toi aussi tu étais ailleurs pour d'autres raisons. Ce que tu projettes sur les gens c'est souvent ce qu'ils te prêtent. De là vaut mieux projeter du positif).

Pour le reste, elle doit certes être belle et sympathique pour te mettre dans cet état, pour l'expérience, elle n'a qu'un gosse et une séparation, c'est pas non plus extraordinaire et parfois ce n'est pas réfléchi (ni même désiré. Et avoir un enfant c'est simple, il suffit de quelques fluides. L'élever c'est compliqué et ça tu n'as rien vu du résultat. Faire des effort c'est bien mais c'est un minimum, c'est normal, un gosse il a rien demandé. A minima ça montre qu'elle a quelques valeurs ou le sens des responsabilités, si elle fait pas ça à cause de l'image sociale que ça donnerait d'elle si elle "n'assurait pas"). Quant à l'intellect méfie toi de l'effet d'aura, elle est jolie et douce et sympa mais c'est pas pour ça qu'elle a un cerveau. On fait souvent l'amalgame parce que notre testostérone et nos biais nous aveuglent mais en vrai jusqu'ici elle n'a pas fait preuve d'initiative dans vos conversations, elle a surtout réagi à ta finesse, ta verve, tes bons mots.
En gros elle a été une invitée correcte dans TON show.
Donc relativise un peu, pas pour la dénigrer, mais parce que ce n'est pas parce qu'on considère les gens à leur juste valeur qu'on ne peut pas les aimer pour autant leur manière d'être, tout en restant objectif.

Bon courage pour la suite, et pour le reste, ne te prends pas la tête, c'est parfois plus magique de bien faire les choses pour que ça dure que de faire un tir dans la lucarne à la première minute de temps de jeu.
Tu vises plus le voyage autour du monde que le match aux limites très définies.

Au plaisir de te lire en tous cas.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Instructif le 08.06.22, 12h36 par VirtualBoy
  • [+1] Bien vu le 11.06.22, 16h58 par basile
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Salut la team ! Je reviens vers vous : étant nouveau dans cette communauté, j’avais été bluffé par la justesse de vos remarques et l’attention portée à mon propos. Je m’étais promis d’y revenir pour faire le point (Merci à toi @Onmyoji pour tes dernières remarques – l’idée de la caricature est assez cool, j’y avais déjà pensé, même si là ce n’est peut-être pas nécessaire par rapport à la situation - j’y viens justement).

Episode précédent

Voilà : je ne reviens pas trop sur tout ce qui a été dit précédemment, mais disons que je suis allé au cours de dessin cette semaine en essayant d’avoir le cœur plus léger possible et de rester digne en toute circonstance, même si je n’excluais pas que A. sois plus distante et me fasse un peu la gueule, vu 1) qu’elle m’avait lâché la semaine précédente en cours de route tandis qu’on se baladait pour trouver un magasin d’art, alors que je m’étais senti nerveux et empoté de mon coté. 2) qu’elle n’avait pas réagi à un SMS deux jours plus tard, où je lui envoyais une photo d’une affiche dans le métro susceptible de l’intéresser.

Beaucoup plus cool que je le craignais

Quand je suis arrivé au cours, il manquait plein de monde et A. n’était notamment pas là, ce qui me confirmait que peut-être quelque chose s’était bel et bien grippé (même si bien sur il peut y avoir un million de raisons pour une absence). J’ai taché, pour ne pas me laisser abattre, de porter mon attention sur H., qui est colombienne, a pas mal de charme et de classe, très artiste. Alors qu’on discutait, j’ai aperçu A. qui arrivait en retard du coin de l’œil, et sa présence m’a boosté positivement, j’ai fait un peu mon numéro devant tout le monde, prof compris, avec un développement un peu absurde et très humour noir sur la difficulté de dessiner les oiseaux vivants par rapport aux oiseaux morts… Ça a fait rire les gens, l’ambiance était décontractée.

Dès les moments suivants, à la première pause, A. est venue vers moi me demandant si j’avais passé une bonne semaine ? si j’étais retourné au musée ? qu’elle avait passé de son coté son week-end à « binge watcher » des séries... bref, mettant un million de sujets sur la table, enjouée et visiblement désireuse de papoter. Ça m’a même un peu surpris, je me suis dit qu’elle était peut-être contente de voir que je n’étais en rien affecté par le fait qu’elle avait été un peu froide (et j’ai remercié intérieurement @The_PoP , qui m’avait recommandé la semaine écoulée de stopper séance tenante ces SMS, alors que livré à moi-même, je serai peut-être revenu à la charge, basculant ainsi complètement en mode « relou de service »).

Bavardages lumineux entre deux coups de crayon

Le prof de dessin a en outre proposé qu’on aille pour une fois dessiner dehors dans un parc : sur le chemin, A. était vraiment joyeuse, m’entretenant de tout et de rien, la chimie était parfaitement revenue, comme si rien ne s’était passé. Quand on plaisantait, elle basculait même par moments dans une sorte d’euphorie douce et un peu enfantine, comme font les filles quand elle se sentent bien (mais moi-même je suis un peu comme ça aussi) au point qu’à un moment, je pouvais dire n’importe quoi, « regarde les gens qui font du Tai Chi là-bas », et elle partait dans un délire joyeux. En plus, au cours des deux heures qui ont suivi dans le parc, je veillais à aller discuter aussi régulièrement avec H. la colombienne : j'appliquais le principe élémentaire lu dans vos pages qu’il est bon de ne pas faire sentir à l'objet de son désir que l’on est 100 % à sa seule disposition… Ca fonctionnait bien, badiner avec l'une et l'autre, l'ambiance était cool, le soleil au rendez-vous, et A. avait l’air du coup vraiment contente de ces quelques moments d’échanges volés au cours (qui consiste quand même, je le signale par ailleurs, la plupart du temps à dessiner silencieusement des trucs).

Au terme de la séance, après être rester à discuter un temps avec le prof, A. et moi avons remonté la rue, moi lui expliquant que j’avais un travail de dingue, ayant un éditeur sur le dos qui attend que je lui envoie des premières épreuves pour un nouveau projet de bouquin (ce qui est la stricte vérité – et en plus, entre nous, comme je m’étais pris la tête la semaine dernière - voir mon premier message, je n’avais pratiquement rien foutu les jours précédents, me consacrant à faire du sport pour emmagasiner vaille que vaille un peu d’endorphine). Rassuré par le fait que les choses n’étaient donc pas aussi mauvaises, soucieux d’enterrer cette image de type mendiant son attention qui, je le craignais, s’était fixée la semaine écoulée, j’ai fait « Allez, je file » en claquant une bise à A., mon carton à dessin sous le bras, comme quelqu’un de visiblement appelé à de grandes destinées dans le monde. Elle me posait de nombreuses questions sur le projet de livre, ca l'intéressait. Après qu’elle m’ait dit « à la semaine prochaine », j’ai quand même lancé : « Si tu en as marre de bosser (A. se présente toujours comme accaparée, outre son fils, par la date prochaine d’un concours qu’elle prépare assidûment) et que tu veux faire un truc, fais-moi signe ». Ça se voulait prononcé sur le ton le plus nonchalant du monde, mais je ne suis pas totalement sur d’avoir sonné aussi détaché que je l'aurais voulu…

Bon, en tout cas, l’atmosphère avait été bien meilleure que je pouvais le craindre, c’était même un peu inespéré et pourtant, par certains cotés, je ne suis pas complètement optimiste. Je pense que je m’étais certainement exagéré la sensation de désastre qu’avait été cette longue quête du magasin à dessin, où je m’étais fait des nœuds au cerveau, mais rétrospectivement, je me dis aussi que j’avais en meme temps surestimé les points que j’avais marqués quand nous étions au Louvre.

De brefs contacts physiques pas si concluants

Pourquoi? J’ai bien réfléchi à ce que m’a dit @Onmyoji sur le fait que « Deux humains attirés l'un par l'autre dans un huis-clos finiront toujours par se rapprocher et se rentrer dedans ». Or, quand j’y pense, j’ai remarqué quelque chose : souvent enhardi par les bonnes vibrations de nos échanges, j’ai déjà enchaîné à plusieurs reprises par de brefs contacts physiques avec A. (les « kinos » si j’ai bien compris le langage ésotérique qui a cours ici:) ) : exemple, à un moment où elle me dit qu’elle a un peu la tête qui tourne, n’ayant pas mangé à midi, je lui porte la main au front, sourire en coin, en disant : « Tu as peut-être un peu de fièvre ? » Ou alors, ce moment où elle me parle de son tatouage sur l’avant-bras, et que je porte la main dessus en disant : « Et là, l’aiguille, ca a fait mal ? » en cherchant son regard... Tout ca est certes un peu fugace, mais elle ne réagit ni en bien ni en mal à ces tentatives de rapprochement, reste très « pokerface », continue à parler comme si de rien n’était mais en évitant cependant de me regarder, comme pour ne pas faire grimper la température.

Au vrai, j’ai l’impression d’avoir acquis très rapidement une certaine stature, une valeur à ses yeux à partir d’un ensemble de petits éléments (par exemple, elle est un peu métisse, racines africaines du coté d’un de ses grand-parents. Elle m’a fait part de son questionnement identitaire – pas totalement blanche aux yeux de certains, pas vraiment noire pour d’autres - la première fois qu’on a pris un pot, et je l’ai tout de suite renvoyé vers un livre d’une jeune autrice avec exactement le même « pedigree » qui parlait de cela avec beaucoup d’humour – chose précieuse par les temps qui courent sur ces sujets. J’ai envoyé à A. un lien d’une vidéo où elle présentait son livre de manière brillante, et A. en avait été visiblement enchantée, me disant ensuite : « c’est exactement ca », etc.).

Le geek et la bonasse : utopie matérialisable?

Vous avez tous insisté sur le fait que je ne devrais pas la mettre sur un piédestal, et vous avez parfaitement raison. D’autant qu’elle n’a pas que des qualités, si elle est très cool avec moi, elle n’est vraiment pas très chaleureuse avec les autres filles du cours (il n’y a que des filles, à part moi et le prof. Ça aide évidemment à ce que je me retrouve en point de mire. Ces cours d’art, de même que ceux de théâtre, sont incroyables à ce niveau pour qui veut rencontrer des femmes) : elles doivent la trouver un peu hautaine et distante.

Il faut bien s’imaginer que A. fait vraiment partie de la catégorie des super bonasses, j’ai jeté un œil à ses réseaux sociaux, elle a posé comme mannequin (pas pour des gros trucs, ça avait plus l’air d’être en mode coup de main pour les projets d’un ami). L’an dernier, elle bossait comme vendeuse pour une marque de fringues italiennes, elle m’a indiqué le nom écrit sur son court t.shirt qui lui moulait sa poitrine la dernière fois, avec l’aisance insolente des filles qui se savent super canon, sure de son effet.

Charme discret mais incertain de l’auteur timide

J’ai l’impression de bien la cerner, c’est quelqu’un d’assez volontaire par ailleurs et je sens qu’elle s’est inscrit à ce cours de dessin car elle voulait rencontrer des gens un peu différents, et dans ce sens, elle est un peu servie avec moi. J’ai l’impression qu’elle est fascinée notamment par mon activité d’auteur, et toute l’imagerie un peu profonde, voire (allons y d'un grand mot) « romantique », que ca trimballe – peut-être que ca la change des gens qu’elle croisait dans le milieu des fringues, tout simplement. Je ne suis pas quelqu’un de vraiment « connu », loin s’en faut, ni Beigbeder, ni Yann Moix, mais si on tape mon nom, on va tomber sur des pages et des pages d’occurrences, d’articles avec mon nom, et il y a des gens que ca fascine un peu.

Physiquement, je ne suis pas franchement moche, aucun défaut rédhibitoire, mais pas vraiment beau non plus, avec mes cheveux roux, mon visage allongé, mon regard un peu fiévreux, je ressemble à un musicien britannique un peu hanté, ce n’est pas vraiment la même vibe qu’elle. Peut-être que c’est ce qui lui plaît, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que mon coté timide et torturé transparaît par contre en réalité beaucoup, camouflé tant que bien mal par une loufoquerie de bon aloi, avec laquelle elle semble accrocher, mais qui ne la laisse surement pas dupe pour autant... A un certain moment de la dernière séance de dessin, H. (la Colombienne) m’a taquiné au sujet d’une tierce personne, une élève absente, personnalité assez bizarre que personne ne peut vraiment sentir, j’ai menti (mal) à son sujet en assurant que si, si, c'était quelqu'un de très bien, et A. qui écoutait derrière moi, a soudain dit en riant : « Même de derrière, je peux voir que tu rougis ! » C'était une plaisanterie mais c'était aussi probablement exact, et je suis sur que cette saillie lui a aussi été inspirée (meme inconsciemment) par le nombre de fois où depuis le début, je dois rougir dans mes interactions avec elle…

Conclusion provisoire

Donc je conclurai ce monologue interminable en disant qu’il y a une vraie proximité, que je ne suis pas sans valeur à ses yeux (le prof lui-même m’a l’autre jour parlé d’elle comme de ma « comparse » alors qu’il ignore qu’on s’est même vus en dehors du cours), mais que je ne suis pas sur qu’elle me voit comme potentiel amant pour autant (même si mes pensées invalidantes jouent aussi leur rôle dans cette vision des choses). Mais je ne peux pas rester non plus ainsi pourtant, à être simplement complice le temps d’un cours une fois par semaine. Comme dirait Lénine, « Que faire ? » Peut-être que cet état des lieux réactualisé vous inspirera de nouveau quelques réflexions fécondes et utiles, d’autant que je pense que vous pouvez bien saisir la teneur de la situation, par rapport aux portraits que j’ai brossés des protagonistes, que j’ai essayé de rendre aussi conforme que possible à la réalité.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] La suite, vite ! le 12.06.22, 13h29 par Jalapeno

On a un bon début de journal ici :wink:
Et ce que tu raconte est assez encourageant, a priori tu as encore toute tes chances.

Elle est sans doute super bonasse, mais ça ne veut pas dire qu'elle est inatteignable. De ton côté tu as un certain statut, une vibe d'artiste et pas mal d'intelligence sociale apparemment. D'un point de vue purement pragmatique et cynique je dirais, que comme elle a un gosse, sa valeur sur le marché des rencontres est peut-être même un poil inférieure à la tienne... bref, disons : un partout, balle au centre.

Tu verras si A. rebondis à ta proposition cette semaine. Si ce n'est pas le cas, reste détaché (voire encore un poil plus distant, tout en restant sympa et cool avec elle) au prochain cours et tu verras comment elle réagit.

Si aucun rdv ne se concrétise spontanément d'ici là : un bon plan serait de lui dire d'ici une semaine ou deux que tu as envie de faire une pause dans ton planning chargé et de boire un verre avec elle (ou une promenade dans un parc, ou autre chose où vous ne seriez que tous les deux et sans pression en terme d'horaire).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] 100% d'accord le 12.06.22, 20h47 par FK
  • [+1] Constructif le 13.06.22, 00h46 par Onmyoji
  • [+1] Yesssss! le 14.06.22, 11h40 par basile

Yep, je pense que, sans vouloir précipiter les choses, il te faut, par petites touches, intensifier votre relation et la faire évoluer vers quelque chose de plus consistant à ses yeux.

Ne pas "juste" rester le doux-dingue amuseur du cours de dessin. Il te faut, d'une manière ou d'une autre, lui faire voir l'homme, une profondeur (pas seulement intellectuelle).

La difficulté étant de ne pas forcer la chose, et de ne pas sonner complètement faux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 13.06.22, 00h46 par Onmyoji
  • [+1] Bien vu le 14.06.22, 11h40 par basile
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

"Que faire?"
Ne pas agir en cherchant ce qui va porter pour elle, mais agir en fonction de ce que tu veux vraiment.
Dans la même idée que FK, je dirais que tu dois un peu montrer qui est l'homme, et puisque tu es le centre d'attention de ces dames, ça pourrait être très simple pour toi de "diriger" un peu, de faire des propositions qui aient un impact sur le groupe (sans trop empiéter sur le domaine du prof, mais tu peux te permettre d'organiser une sortie "dessin" un week-end avec des intéressées, sans forcément sélectionner, ou de proposer un thème s'il cherche quoi vous faire faire...).
Mais tu l'as dit, tu as totalement du boulot à faire, et ça peut jouer en ta faveur, tu ne peux te permettre de rester suspendu à ses lèvres. Si elle est intéressée, que tu aies réellement marqué tant de points au musée ou pas, à un moment, tu as déjà fait pas mal de pas dans sa direction. Il est temps qu'elle y mette un peu du sien.
Ton intelligence, ta culture et ton métier faussent sans doute la donne: c'est finalement assez rare et tu as une notoriété, donc tu es fascinant, mais peut-être qu'elle n'arrive pas à se projeter avec toi dans le réel.
Peut-être qu'elle t'admire, qu'elle apprécie tes traits d'esprit, tes "ressources", mais peut-être que tu dois être un peu moins "l'intello" (je déteste ce mot, mais c'est utilisé sciemment), et un peu plus l'aventurier.
Un peu comme Sir Henry Jones Jr le prof est fascinant, mais beaucoup moins drôle et approchable qu'Indiana...
Après tout, un auteur qui n'aurait que de l'imagination, c'est un peu plus décevant qu'un auteur qui tire une part de sa verve et de ses histoires de ses propres anecdotes. C'est pour cela qu'on adore autant Cyrano, qu'on réimagine la vie de Beaumarchais en insolent, Shakespeare in Love et co...
Tu dois lui montrer que tu n'as pas que l'imagination mais aussi l'essence vitale, la dynamique, et que ce qui la fascine en toi, ce n'est que le produit secondaire de ce que tu es réellement.
Et peut-être donc laisser un peu de côté le culturel, l'art et la métaphysique, pour en revenir à la physique des corps, la dynamique des relations.
Vous avez parlé de votre "état des lieux", mais j'imagine qu'il serait utile d'aborder le sujet différemment, dans une optique plus "en relation, je suis ainsi/tu es comment?" (plus subtilement, mais tu auras saisi l'intention).
Partir de l'art, ça peut être pas mal, pour ça, puisqu'il y a d'innombrables histoires d'artistes et de muses, et que vous reproduisez un peu cette situation tous les deux. Puisqu'elle a fait du modelling, tu peux très bien en jouer, aussi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Très intéressant le 14.06.22, 11h41 par basile
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Un peu comme Sir Henry Jones Jr le prof est fascinant, mais beaucoup moins drôle et approchable qu'Indiana...
les deux se tapent Elsa ceci dit :lol:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Bien vu le 13.06.22, 02h38 par Onmyoji
  • [+1] Aha :) le 14.06.22, 11h41 par basile
Trouve ton courage. N'écoute que lui.
"L'instinct nous dicte le devoir, et l'intelligence nous donne les prétextes pour l'éluder ~ Proust
(c'est pas faux !)

Junior, c'est Indiana, je parlais des deux facettes du même personnage, mais en effet, une Elsa peut être ouverte aux deux types;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] C'est pas faux le 13.06.22, 02h42 par FK
  • [+1] :) le 14.06.22, 11h41 par basile
"Les gens déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

Je vois que ca connait ses classiques par ici. ;) Merci encore une fois pour vos conseils et analyses si plein de pertinence, vous visez très juste, c'est super de vous lire.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] La suite, vite ! le 14.06.22, 14h14 par Onmyoji

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