Clichés sur les Antidépresseurs.

Note : 9

le 19.06.2016 par BadGoodGuy

3 réponses / Dernière par Shark0000 le 29.12.2017, 11h02

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
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Salut, ça fait longtemps que je me suis pas connecté sur le forum, et je reviens pour vous parler de mon expérience (qui n'est pas finie) avec les Antidépresseurs.

On a eu le droit a un lot de clichés (les plus connus) sur les Antidépresseurs (qui ne sont pas forcément faux mais j'y reviendrais) qui sont pour la plupart injustifiés tels que :

- L'inefficacité des antidépresseurs, dus à l'accoutumance, donc la tolérance de notre corps au traitement, qui rend moins efficace voire pas du tout.

C'est vrai qu'il y a des problèmes dus à l'accoutumance aux Antidépresseurs, donc j'en ai conclu qu'il fallait changer de traitement en raison de cette accoutumance. Mais avant de faire le con, et d'arrêter le traitement mieux vaut voir son psy qui conseillera d'augmenter les prises ou de passer à une dose supérieure.


- La dépendance physique aux antidépresseurs, risque de rechute après la fin du traitement.


Il est vrai que beaucoup de gens ont peur qu'après la fin du traitement, une rechute fait surface qui ramènera le malade à la case départ. Mais il y a quelques facteurs qui causent ces rechutes, tels que l'arrêt brutal du traitement, alors qu'il faut l'arrêter graduellement (à voir avec son thérapeute).
Moi j'ai fait l'erreur d'arrêter quand je me sentait bien, et donc ça m'a couté une rechute, en gros j'ai du repartir sur 6 mois de Prozac après 6mois de Seroplex (Dépression et hyperphagie).
Du fait de négliger le suivi psychologique, car après un traitement, on est en rééducation, faut apprendre à vivre sans le traitement, et soigner les causes de cette dépression (j'y reviendrais) afin de s'en débarrasser, il faut y aller au cœur du problème. Les antidépresseurs ne font pas le boulot, travail sur soi de mise. Et les AD ne sont pas comme les Anxiolytiques, ils agissent en continu.


-Certains se mettent aux AD sans savoir pourquoi. Ce qui cause l’inefficacité du traitement et donc crée une remise en cause sur son efficacité.


Il ne faut pas oublier que pour prendre des AD, il ne faut pas confondre dépression et déprime. Une déprime n'est qu'une passade (rupture, décès, perte d'emploi, saison de pluie etc...) et la dépression un cas pathologique, dû à un manque de sérotonine dans les neurotransmetteurs cérébraux. Qui est bien entendu causé par les facteurs de la déprime, mais en général une dépression, se caractérise par une plaie profonde, et pour trouver cette plaie, il faut des remises en question, et un suivi psychiatrique, et un travail sur soi comme cité plus haut.


Pour conclure :

Il est vrai que certains ont connu des mésaventures avec ces traitements, des rechutes, des envies suicidaires (ce qui est mon cas), des crises d'hyperphagie. Mais avant de prendre ces antidépresseurs, il faut toujours trouver des solutions et bien sûr un suivi psychologique est de mise avant toute démarche médicamenteuse. Et j'ai vu sur un forum quelque chose qui m'a fait rire et à la fois frappé. Les AD ne sont pas des drogues certains pensent que ça fait planer, mais un AD a juste pour but de faire la re-capture de la sérotonine afin de l'envoyer dans les neurotransmetteurs. La sérotonine est une substance qui permet entre autres de réguler les émotions.

Faut pas confondre avec les amphétamines que prennent les TDA/H, qui ont pour but de stimuler le cerveau et qui ont un effet similaire à la cocaïne.

Je n'ai pas parlé des effets secondaires, car ils sont nombreux et différent du type de personnes (poids, âge, sexe, morphologie et beaucoup de facteurs). Et ça ce n'est pas un cliché mais bien une réalité, donc tout a un prix, les AD soignent certes mais il y a des effets indésirables.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Instructif le 17.08.16, 00h04 par DiversityHD
  • [+1] Ca va mieux en le disant le 22.08.16, 20h56 par Marshall Ombre
  • [+1] Post responsable le 23.08.16, 08h45 par Aristophane
  • [+1] Intéressant le 23.08.16, 13h00 par Rickhunter

Bonjour BadGoodGuy.

Moi qui exerce la profession d'infirmier en service psychiatrique depuis bientôt cinq ans, je peux confirmer que les antidépresseurs ne sont pas la panacée.

Il faut effectivement les prendre pour ce qu'ils sont: un palliatif chimique, fort utiles quand ils sont utilisés à bon escient chez les malades dont la pathologie est bien identifiée, et à un stade sensible à la thérapeutique ( en l'espèce le versant pharmacologique de cette thérapeutique).

Il faut aussi tenir compte du fait que, pour une même classe d'antidépresseurs, un(e) patient(e) ne ressentira pas les mêmes effets d'une molécule à l'autre.

( On consultera avec intérêt les rapports de l'ANSM ( anciennement AFSSAPS) de 2006 ( http://ansm.sante.fr/Dossiers/Traitemen ... raph_14461, sur le " bon usage des médicaments dans le traitement des troubles dépressifs et des troubles anxieux de l'adulte")).

Les antidépresseurs seront d'autant plus efficaces qu'ils représenteront une facette d'une prise en charge pluridisciplinaire ( psychothérapies et psychanalyse. Arthérapie. Méditation. Balnéothérapie. Electroconvulsivothérapie ( ECT, autrement appelée " traitement par électrochocs") ==> dans le cadre de la prise en charge de formes résistantes à la chimiothérapie seule).

En n'oubliant pas non plus le savoir-être et l'empathie, indispensables aux professionnels médicaux et paramédicaux, afin de leur permettre de prodiguer les meilleurs soins aux patient(e)s!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Post responsable le 23.08.16, 10h29 par Onmyoji
  • [+2] Instructif le 23.08.16, 12h59 par Rickhunter
Aristophane's touch: " aussi peu que possible, mais autant que nécessaire"...

==> " SPUDO: la voie du pick up"...

Up the irons!

Salut Aristophane,

c'est une évidence, les médicaments ne sont que de passage.

Et toutes ces personnes qui ont arrêté les AD, pour au final rechuter, alors qu'ils allaient mieux en les prenant, c'est juste un peu le reflet d'un travail comportemental qui n'a pas été fait correctement, du moins ce n'est que mon avis perso, car en général, si on a réussi à régler son problème après un traitement AD, normalement le risque de rechute biologique se ressentira quelques jour, car il faut habituer le corps à ce qu'il ait un niveau de sérotonine régulé.

Il ne faut pas oublier que problème biologique et psychologique, tout est lié. Si on se sent mal psychologiquement il va de soi et c'est garanti à 100% que l'on n'ira pas bien biologiquement (neurotransmetteurs).

Et franchement pour ma part, le traitement AD a été un fiasco pour moi, vu qu'il était inefficace dans le sens où ce n'était pas de la dépression qui me tuait mais un TDA/H (Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité). Et ironie du sort, je me moquait des traitements amphétamines (et ses dérivés), mais au final cela fait 6 mois que je prends du Concerta LP 54mg, et je ne me suis jamais senti aussi normal.

Il va de soi, qu'un médecin qui ait une bonne relation avec son patient, ça augmente considérablement les probabilités de guérisons, qui sont de base, assez haut (sortir d'une dépression est certes, pas évident mais ce n'est pas insurmontable).

Après pour ce que j'ai pu apprendre des molécules (ISRS), de mon expérience personnelle, et de ce que j'ai pu voir autour de moi, corrigez-moi si je me trompe.

je sais que :

Seroplex : Dépression/Anxiété/TOC
Prozac : Dépression (mais un peu moins fort)/Troubles alimentaires, TOC

Bref, sur ce bonne soirée ! Et ça fait longtemps, je ne me suis pas connecté.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Très intéressant le 26.02.17, 20h36 par Nidwazo

Bonjour

Je réponds à ton sujet car je suis dans le même cas

J ai fait un burn out (boule, hyperstress, personne de mon côté, action ou il me tennais responsable ..... ) pas facile en 14 mois ce staff m as détruit

Être sous AD n est pas simple, envie de rien (no sorti, no sex et quand tu le fais avec ta femme , ca dur des heures et tu ne prend pas de plaisir) sans compter une petite prise de poids

Au bout 1ans 1/2 je fais un point sur vie , je diminué progressivement la paroxedine et l exomyl (j était à de très forte dose en mode zombie) repris le sport et la j ai recontacter une femme qui me plaisait, avec plaisir elle m as répondu , je ne lui ai caché mon burn out , et elle m as proposé de boire un café (en plus elle est séparé et moi avec ma femme c est très bof)

avez vous des petits conseils

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