Des bouquins à conseiller ?

Note : 76

le 28.12.2011 par FK

230 réponses / Dernière par Oldboy le 26.07.2019, 18h37

Une question que vous avez toujours voulu poser aux autres, et qui ne concerne pas les relations amoureuses ? C'est ici.
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Lecture terminée il y a peu, le premier roman du journaliste algérien Kamel Daoud "Meursault, contre-enquête" (Acte Sud).

Kamel Daoud s'intéresse au personnage de l'"Arabe" assassiné par Meursault dans le roman d'Albert Camus "L'étranger" en le nommant et en lui donnant un frère cadet qui, 70 ans après les faits, monologue ivre dans un bar d'Oran.

Cette suite de "L'étranger" est un roman contemporain proposant un questionnement sur la condition humaine, vue avec les yeux d'un algérien d'aujourd'hui. Ce n'est ni un pamphlet politique, ni un pastiche. Mais des perspectives tant sur l'oeuvre de Camus que sur l'histoire de l'Algérie.

Passionnant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Intéressant le 09.09.16, 17h21 par Onmyoji
  • [0] Like ! le 20.09.16, 11h20 par Blusher
Je voudrais partager avec vous mes incontournables, tous genres confondus, peut-être que certains ont été déjà cités :

Cent ans de solitude, Gabriel García Marquez.
Un véritable chef d'œuvre ! Cet écrivain est un génie (n'engage que moi :) )

Tristes tropiques, Claude Lévi-Strauss.
Coup de foudre intellectuel, mon livre de chevet, particulièrement rigoureux et humaniste

Cahier d'un retour au pays natal, Aimé Césaire.
Plus qu'un poète, un père fondateur. On assiste à une prise de conscience, un éveil. La plume est en plus originale et aiguisée

Bonne lecture !
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  • [+1] Like ! le 19.09.16, 21h13 par Bouba
Churg je viens de finir Cent ans de solitude. Je ne pensais pas le voir posté ici.

Oeuvre unique, magnifique épopée. J'ai adoré, je ne sais pas si je recommande, c'est particulier, et plutôt dense, mais ce livre m'a transporté.
Voici un livre qui sort du lot au milieu d'oeuvres d'un genre que j'adore : le post-apocalyptique.

QUINZINZINZILI, de Régis Messac.

Le titre est indigeste, et le contenu propre à retourner l'estomac.


L'histoire est racontée par un vieil homme, seul survivant avec une bande de gamins à un cataclysme brutal.
Le ton est résolument sarcastique et cynique : le vieil homme se contente d'observer ces gamins réinventer l'humanité, ou plutôt la laminer totalement, sans jamais lever le petit doigt pour les aider, sans jamais tenter de les orienter.

Un livre ironique, désabusé, pessimiste, halluciné, dur et tendre, drôle et dérangeant.

A côté, le fameux "sa majesté des mouches" est une comédie légère.
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  • [0] Intéressant le 20.09.16, 17h52 par Aristophane
Bonsoir Haskeerlos.

Pourquoi ne pas lancer un topic sur le post-apo ( à moins qu'il y en ait déjà un)? Cela me parait un domaine intéressant, aussi bien sur un plan littéraire, cinématographique, ou sur le plan de l'ambiance et des inquiétudes actuelles, et du succès sans doute lié du post-apo ( ex.: " the walking dead")?
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  • [0] Bonne idée ! le 20.09.16, 19h31 par Jalapeno
Aristophane's touch: " aussi peu que possible, mais autant que nécessaire"...

==> " SPUDO: la voie du pick up"...

Up the irons!
Pour tout te dire Aristophane, c'est un de mes projets d'écrire un livre sur le sujet. Pour l'instant j'absorbe du contenu et je ne m'estime pas assez mature pour restituer quelque chose qui pourrait me satisfaire.
Je n'ai pas encore assez de recul sur mes apocalypses personnelles pour ne pas les lier de façon indigeste au récit qui court dans ma tête.
3615 ma vie !
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  • [0] Intéressant le 20.09.16, 18h13 par Aristophane
Moi aussi c'est un univers qui minteresse, même je dirais l'anticipation au sens plus large,, je les explore en improvisation theatrale. Toute façon dans monde qui est entrain de changer, ces univers la ont le vent en poupe.
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  • [0] Absolument le 21.09.16, 03h05 par Aristophane
En impro ? Faut que je me renseigne sur le sujet, encore du contenu à absorber !
Ah comment garder son humanité dans un monde où il n'y a pas de lois, ou chaque désaccord peut se régler de façon définitive ? Peut-on redevenir une bête après avoir connu la civilisation ?

Pour ce qui est de l'anticipation :

LA ZONE DU DEHORS, d'Alain Damasio

Un plaidoyer en faveur de la libre pensée et de sa libre application : une course folle qui se moque totalement de la notion de réussite et d'échec, laissant la part belle à déraison profonde et au bonheur d'agir.

Un putain de bouquin.
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  • [0] 100% d'accord le 20.09.16, 19h54 par Finn
  • [0] Intéressant le 21.09.16, 03h05 par Aristophane
Haskeerlos a écrit :En impro ? Faut que je me renseigne sur le sujet, encore du contenu à absorber !
Ah comment garder son humanité dans un monde où il n'y a pas de lois, ou chaque désaccord peut se régler de façon définitive ? Peut-on redevenir une bête après avoir connu la civilisation ?

Pour ce qui est de l'anticipation :

LA ZONE DU DEHORS, d'Alain Damasio

Un plaidoyer en faveur de la libre pensée et de sa libre application : une course folle qui se moque totalement de la notion de réussite et d'échec, laissant la part belle à déraison profonde et au bonheur d'agir.

Un putain de bouquin.
Et après faut enchainer avec la Horde du Contrevent. Épopée moins politique et plus spirituelle, qui s'attaque à l'égo. Et c'est encore mieux écrit.
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  • [0] 100% d'accord le 20.09.16, 20h01 par Haskeerlos
  • [0] +1 le 21.09.16, 03h06 par Aristophane
Finn541 a écrit :
Haskeerlos a écrit :En impro ? Faut que je me renseigne sur le sujet, encore du contenu à absorber !
Ah comment garder son humanité dans un monde où il n'y a pas de lois, ou chaque désaccord peut se régler de façon définitive ? Peut-on redevenir une bête après avoir connu la civilisation ?

Pour ce qui est de l'anticipation :

LA ZONE DU DEHORS, d'Alain Damasio

Un plaidoyer en faveur de la libre pensée et de sa libre application : une course folle qui se moque totalement de la notion de réussite et d'échec, laissant la part belle à déraison profonde et au bonheur d'agir.

Un putain de bouquin.
Et après faut enchainer avec la Horde du Contrevent. Épopée moins politique et plus spirituelle, qui s'attaque à l'égo. Et c'est encore mieux écrit.
et là je vous mets ce truc que perso je trouve génial, Alain Damasio qui parle de son écriture de la Horde, de l'importance de tout donner dans la création de son Oeuvre, sans demi-mesure, pour accomplir sa nécessité d'être; plaqué sur un morceau de Rone (je l'utilisais pour m'auto-transer, pour me mettre dans la zone pendant mes révisions, super efficace)

[youtube][/youtube]
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  • [0] Bien joué le 20.09.16, 20h40 par Finn
  • [0] Yesssss! le 20.09.16, 22h42 par Haskeerlos
@FK

si tu savais a quel point je l'ai poncé ce son ! Il est génial (et je soupçonne ce bon vieux Alain d'être un peu éméché sur certaines phrases).


Sinon, si je devais conseiller un livre, ce serait Gagner la guerre de Jaworski. (que je place au même niveau que la Horde). J'en ai déjà parlé sur un autre topic mais osef.
Jaworski est a la fantasy ce que Damasio est à la SF. Il réinvente la discipline à sa sauce et il nous pond une bombe. Un thriller politique dans une monde imaginaire qui s'apparent à l'Italie entre la fin du moyen âge et la renaissance (à la louche 15e siècle). Raconté du point de vue de la plus attachante des crevures : Benvenuto Gesufal. Un assassin du gouvernement, alcoolique, violent, pervers et ancien légionnaire. Avec une plume de rouleau compresseur.

Comme Damasio il est français et contemporain. Moins engagé mais tout aussi talentueux. Bref, une brute.
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  • [0] Intéressant le 20.09.16, 22h43 par Haskeerlos
  • [0] Intéressant le 21.09.16, 03h08 par Aristophane
  • [0] Like ! le 26.09.16, 02h30 par Nonchalance
Réinventer la fantaisy (de la dark à l'urban), c'est ce que fait Michael Moorcock depuis les années 70.
Ce mec est génial. Outre son cycle du multivers, il faut lire Mother london...
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  • [0] Intéressant le 21.09.16, 03h09 par Aristophane
  • [+1] Merci ! :) le 21.09.16, 09h34 par Finn
  • [0] +1 le 21.09.16, 15h46 par Haskeerlos
Puisque certains d'entre vous sont à parler de Post-apocalyptique, je mets ça là puis j'en parle...

Image

Asimov est probablement mon auteur de SF favoris. Et probablement mon préféré tout simplement parce que son gigantivers Les Robots/Empire/Fondation est ce qui s'est fait de mieux dans le genre à mes yeux.
Silverberg, je ne le connais pas plus que ça, seulement par ces deux ouvrages cosignés avec Asimov. Je suis en train de m'atteler à l'autre "L'enfant du temps", je vous en ferai un petit compte rendu si ça vous intéresse.

Mais revenons à nos moutons post-apo, car Le Retour des Ténèbres est dans cette veine-là.

Dans un monde entourée par une multitude de soleils et qui ne connait jamais la nuit, une attraction fait fureur pour sa dangerosité : celle-ci permet de découvrir ce que sont les ténèbres au risque de rendre fou ceux qui s'y risquent.
Pourtant les prophéties d'une secte religieuse, les prédictions de plusieurs scientifiques ainsi que diverses fouilles s'accordent sur un point : le monde va être plongé dans les ténèbres. Comment s'y préparer quand dans le même temps, les médias et plus particulièrement un journaliste renommé, se montrent plus que sceptique sur cette éventualité?


Vous l'aurez compris, on se trouve dans un monde qui n'est pas la Terre, un monde qui n'a pas les mêmes règles, qui n'a pas les mêmes bases. Mais pourtant ses habitants sont on ne peut plus humains et leurs réactions pourraient être les notre.

Le roman se divise en trois actes : Un acte qui pose les bases, Un acte qui se déroule peu de temps avant "la fin du monde" et un dernier acte qui lui est post-apocalyptique.
On s'y prépare donc longtemps à l'avance, on suppute de ce qui va se passer, on imagine toutes les conséquences.

C'est un bon roman SF, peut être loin en qualité des gros morceaux d'Asimov himself (je ne jette pas la pierre à Silverberg attention, je ne l'ai jamais lu en solo), mais qui a le mérite de traiter la question de l'après à égalité avec la période de l'avant et du juste avant.
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  • [0] Intéressant le 26.09.16, 02h54 par Aristophane
Finn541 a écrit : Jaworski est a la fantasy ce que Damasio est à la SF. Il réinvente la discipline à sa sauce et il nous pond une bombe. Un thriller politique dans une monde imaginaire qui s'apparent à l'Italie entre la fin du moyen âge et la renaissance (à la louche 15e siècle). Raconté du point de vue de la plus attachante des crevures : Benvenuto Gesufal. Un assassin du gouvernement, alcoolique, violent, pervers et ancien légionnaire. Avec une plume de rouleau compresseur.

Comme Damasio il est français et contemporain. Moins engagé mais tout aussi talentueux. Bref, une brute.
J'ai souvent beaucoup de mal avec la fantasy et la science-fiction (je lis principalement des "classiques"), mais j'avoue que j'ai été agréablement surpris par ces deux auteurs; c'est assez rare de voir un style aussi soigné dans ces genres (Jaworski est d'une clarté vraiment surprenante).
J'aime spécialement les "Annales de la compagnie noire" de Glen Cook On y suit le parcours d'une troupe de mercenaires à travers la plume de Toubib, médecin mais surtout annaliste de "la compagnie noire". C'est écrit avec les défauts des annales: l'oeuvre est très majoritairement centrée sur le point de vue de l'annaliste (à quelques rares exceptions) et ce qui y est écrit n'est pas nécessairement un compte rendu objectif de la réalité. C'est en partie ce qui fait la force de cette fabuleuse saga pour moi. L'auteur ne nous mâche pas le travail, il y a des subtilités scénaristiques qu'on doit comprendre par soi-même et un tri à faire sur les informations qu'on nous donne. A cela s'ajoute une histoire particulièrement prenante.
Clairement une des plus grandes oeuvres de dark fantasy pour moi. C'est en 13 tomes, mais le 6ème "la pointe d'argent" est à part, il se passe au même moment que le tome 4 chronologiquement... Si j'avais su que l'auteur l'avait écrit en dernier je l'aurais lu en dernier. Deux tomes supplémentaires sont prévus d'ailleurs !


"Légendes d'Automne" de Jim Harrisson. Trois histoires courtes mais extrêmement denses en un seul bouquin. J'ai aimé la première, mais les deux autres ont été un véritable coup de coeur pour moi. Je pense que la deuxième peut potentiellement séduire la majeure partie de la communauté de FTS. L'histoire développe un personnage très profond du nom de Nordstrom qui pratique le développement personnel sans que l'expression ne soit jamais employée

Je tenais aussi à rajouter "les Annales du disque-monde" de Terry Pratchett. Un maniement exceptionnel de l'absurde qui a grandement contribué à développer mon humour Les bouquins de cet auteur me laissent toujours le sourire aux lèvres, ça rate jamais !
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  • [+1] Post de qualité le 02.10.17, 00h52 par Onmyoji
A peu près tous les livres que vous citez les uns les autres me donnent envie de lire. Je vais sérieusement me pencher sur vos listes. :)

Comme dit plus haut, j'avoue aussi ne pas trop lire de SF, je reste vachement dans les classiques, j'arrive pas à m'en dépêtrer, pourtant j'essaye. Argh.

Il y a un livre qui m'avait diablement surpris "La philosophie dans le boudoir" de Sade. Ma morale à l'épreuve du raisonnement intelligible et franchement réflexif d'un être qu'on dirait sans doute tordu. Dérangeant, répugnant, fascinant. J'aime découvrir les esprits "déviants" de façon générale. C'était le cas aussi en lisant "Crime et châtiment" de Dostoïevski qui m'a littéralement envoûtée. La suprématie, je veux dire.

J'aime les touches de douceur, de poésie, d'humanisme qu'apporte l'écrivain Stefan Zweig dans chacun de ses romans. Quasi toute sa bibliographie est à recommander. Mais je peux vous recommander de commencer par "Vingt quatre heures de la vie d'une femme" pour les plus amoureux d'entre vous, ou bien "Le joueur d'échec" pour les moins sentimentaux, "La confusion des sentiments" pour un entre deux.

Celle de Milan Kundera aussi, le genre d'auteur qui me donne envie de faire l'amour. Son magnifique "L'insoutenable légèreté de l'être" ou "La lenteur".

King parce que c'est clairement un maître de l'écriture à la créativité très prolifique, même si en fait mon livre préféré n'est pas de ceux qu'il fait habituellement "Marche ou crève". Malgré la réputation, je ne le classerai clairement pas dans les auteurs d'horreur.

"Un continent à la dérive" de Russel Banks, le cadeau d'une presque inconnue qui m'avait plu de recevoir.

Les pensées florales de Marguerite Duras, "L'amant", entre autre.

Je ne suis pas portée policier ni thriller, pourtant la plume de Donato Carrisi m'a tenu en haleine, en souffle coupé même, avec "Le chuchoteur".

Dans le genre essai, et pour ceux qui ont un rapport particulier à l'enfance, ou qui souhaiterait simplement comprendre la pédagogie noire, "C'est pour ton bien" d'Alice Miller.

Jostein Gaarder pour ses contes philosophiques et ses ôdes à l'enfance et à l'étonnement. Mon préféré était "Le mystère de la patience" et son Joker.

Si je ne suis pas non plus portée franchement poésie, il faut forcément le citer, j'espère pour votre âme que vous avez lu "Les fleurs du mal" de Baudelaire.

Il faut aussi absolument citer "L’existentialisme est un humanisme" de Sartre pour ceux qui voudrait se jeter dans "L'Être et le Néant".

De "profundis" d'Oscar Wilde est un de ces romans qui m'a été un déchirement comme enivrement, le genre à m'élever l'âme aussi.

J'ai vraiment éclaté de rire avec "Exercices de styles" de Raymond Queneau.

"Les monologues du vagin" d'Eve Ensler parce que j'aime le mien.

Mon enfance déboussolée par "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee.

L'esprit destructeur de Sarah Kane et son "Manque".

Si vous aimez la littérature, les mots, la lecture, vraiment vraiment pour leur substance, "Le plaisir du texte" de Roland Barthes.

Et ne serait-ce que si vous étiez le genre d'enfant à vous poser des questions existentielles sans jamais trouvé de réponse auprès ni des adultes, ni de vos profs, et qu'on ne vous a jamais rien appris de vrai sur la vie et que vous en êtes encore là adulte: "Le livre tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché. Une vraie inspiration.

Il y en a certainement que j'oublie mais c'est ce qui me transporte dans l'instant.
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  • [+2] Like ! le 16.12.17, 15h51 par Onmyoji
  • [+1] Encore! le 17.12.17, 11h43 par Vinsy
"Extases" de JeanLouis Tripp
Dans cette BD, le dessinateur JeanLouis Tripp aborde sa découverte du sexe à l'adolescence et ses premières expériences sexuelles en tant que jeune adulte (et il est du genre trèèès motivé par le sujet). L'approche est très frontale, parfois crue mais pas dépourvue d'humour et de poésie. Plein de sujets sont abordés, ceci dit le fil rouge reste le plaisir d'un point de vue masculin dans toute sa diversité (2 autres tomes sont prévus). L'histoire se passe dans les années 60-70 mais l'auteur a la bonne idée de mettre ses expériences en perspective avec notre époque... Du coup, je pense que pas mal de mecs plus jeunes s'y retrouveront. Ça pourra aussi intéresser les femmes qui se posent des questions sur la façon dont les mecs sont câblés :P
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  • [0] Sympa :) le 20.01.18, 16h46 par Hillel
avez-vous lu de bons bouquins récemment ? Ou à l'inverse, de très mauvais ?
Je n'ai jamais aimé la plume de Despentes, que j'assimile facilement à Lolita Pille. Pourtant j'aime beaucoup son expression en dehors de ce que j'appellerai plutôt des essais littéraires que des œuvres.

On m'a donc vendu vendu et re-vendu Vernon Subutex, je lui ai redonné une chance... mais non impossible, ça passe pas. Je parcourais mécaniquement les pages qui, à mes yeux, était d'un vide littéraire sans nom. Les dialogues n'ont pas plus de substances. En fait, je ne l'ai même pas lu, je l'ai vu. Parfois je sais que certains auteurs ont du mal à enclencher la seconde. Mais j'ai définitivement fermé le bouquin au tiers et demi du livre. Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer son style ou sa profondeur pour savoir ce dont il faut s'imprégner exactement?

Sinon je déclare forfait: Despentes et moi c'pas l'amour fou.

Et en parlant de L'amour fou, je suis en train de lire celui d'André Breton. C'est la deuxième fois que je m'attaque à un auteur surréaliste après avoir été conquise par pur hasard par Paul Eluard, avec Capitale de la douleur. Lire Eluard c'est un risque. De rêver éveillé, suspendue à des lèvres, être envahie par des inspirations et impressions improbables dont je ne me doutais même pas l'existence. Un désengagement total avec le monde extérieur, une déréalisation. Soudainement.

J'ai entendu parler de cet incontournable André Breton, dont j'en dirai bientôt des nouvelles. De quoi m'avoir mis en appétit:
"L'Amour fou est un hymne superbe à l'amour: «La recréation, la recoloration perpétuelle du monde dans un seul être, telles qu'elles s'accomplissent par l'amour, éclairent en avant de mille rayons la marche de la terre. Chaque fois qu'un homme aime, rien ne peut faire qu'il n'engage avec lui la sensibilité de tous les hommes. Pour ne pas démériter d'eux, il se doit de l'engager à fond.» L'ouvrage tient à la fois du récit autobiographique, de la méditation philosophique, de la poésie et du conte magique. La réflexion y côtoie la relation d'anecdotes et le lyrisme; l'analyse et la description du sentiment y voisinent avec le fantasme et l'évocation érotique."
J'aime beaucoup Michel Houellebecq, il est incontournable. Il est clairement au dessus du lot, c'est incroyable !

Mes deux romans préférés sont Plateforme et La possibilité d'une île (rien que le titre est un poème). Extension du domaine de la lutte est bien aussi.

En revanche, La carte et le territoire est pour moi un navet. Son seul roman "politiquement correct", c'est sans doute pour celà qu'il a reçu le Goncourt, alors que son chef-d'oeuvre La possibilité d'une île le méritait largement.

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'en dire plus, tant tout a déjà été écrit sur ce génie. Ce que j'aime beaucoup chez lui, c'est que son style est élégant sans être pompeux. Il n'y a pas de mots en trop, juste ce qu'il faut. Et surtout, surtout, il est sincère, il ne cherche pas à plaire à un cercle de critiques bobos. Il décrit la réalité crue (et c'est pour ça qu'il est détesté par eux, on cherche toujours à tuer le messager). Houellebecq a une démarche quasi-scientifique, d'ailleurs il est ingénieur agronome de formation (il a fait l'INA PG, la plus prestigieuse école d'agonomie, l'équivalent des Mines ou de Centrale dans le domaine). C'est pour cela qu'il maitrise la SF dans Les particules élementaires et La possibilité d'une île.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 20.01.18, 16h39 par Hillel
Sterdex a écrit :Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'en dire plus, tant tout a déjà été écrit sur ce génie. Ce que j'aime beaucoup chez lui, c'est que son style est élégant sans être pompeux. Il n'y a pas de mots en trop, juste ce qu'il faut. Et surtout, surtout, il est sincère, il ne cherche pas à plaire à un cercle de critiques bobos. Il décrit la réalité crue (et c'est pour ça qu'il est détesté par eux, on cherche toujours à tuer le messager). Houellebecq a une démarche quasi-scientifique, d'ailleurs il est ingénieur agronome de formation (il a fait l'INA PG, la plus prestigieuse école d'agonomie, l'équivalent des Mines ou de Centrale dans le domaine). C'est pour cela qu'il maitrise la SF dans Les particules élementaires et La possibilité d'une île.
J'ai pas mal entendu parler de Houllebecq, surtout "La possibilité d'une île". Puis j'ai complètement zapper de le noter dans ma liste d'auteur à découvrir, faute d'intrigue. Les SF ce n'est pas mon truc jusqu'à maintenant, mais je suis toujours ouverte à l'exploration littéraire.

Du coup merci pour la recommandation, t'as su le vendre, cette fois je le note. :idea:
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