Fidélité Vs Réalité

Note : 35

le 28.06.2014 par Bald_Soprano

32 réponses / Dernière par Marshall Ombre le 03.07.2014, 17h40

C'était plus simple du temps de papa & maman. Pour celles et ceux qui veulent échanger autour de la vie de couple et des relations, et des différentes formes que tout ça peut prendre. Polyamour ou monogamie, relations libres, jalousie, engueulades dans la cuisine, routine, infidélité, la totale.
Salut tout le monde,

Sujet déjà traité, mais que j'aimerais creuser un peu plus.

De plus en plus ces temps-ci (peut-être avec l'âge et l'expérience que je prends), je me questionne sur la fidélité. Cela a déjà été discuté sur le forum, et on est tous d'accord pour en conclure que cela soulève beaucoup de questions.

Beaucoup préfèrent sans hésiter les relations exclusives. Pas besoin de faire de grands dessins, on comprend pourquoi. D'autres pensent, et selon moi, à juste titre que se jurer fidélité à vie, c'est ne pas être conforme à la réalité.

Le désir est une chose libre, qui évolue et qui visiblement (y'a qu'à regarder autour de soi) ne peut rester une vie entière tournée vers le même individu.

Personnellement, je le conçois tout à fait. Être avec une femme et lui reconnaître son entière liberté, de flirter, désirer d'autres hommes, me rend encore plus amoureux. Et si j'aspire à une chose dans ma vie, c'est bien d'être en conformité avec la réalité.

Seulement, ce n'est pas si simple. Pour plusieurs raisons.

Déjà parce qu'imaginer ma copine coucher avec un autre homme me chamboule de l'intérieur (c'est MA copine (possessivité)). Et je crois comprendre que c'est pareil pour elle.

Ensuite parce que si j'en discute avec ma copine et qu'on arrive à se mettre d'accord sur une union libre, mes insécurités vont resurgir. Elle est jolie, elle aura aucun soucis à avoir des relations ailleurs. De mon côté, je me débrouille pas trop mal, mais je suis encore loin d'être un grand séducteur. Cela va donc créer un déséquilibre entre elle et moi que j'ai du mal à accepter.

Question donc: comment, pour ceux qui y arrivent, faites vous pour "accepter" ces pensées. Comment parvenez-vous à tolérer qu'un autre homme donne du plaisir à votre copine? (avec toutes les insécurités et pensées jalousifiantes que cela entraîne).

J'ai l'impression que cela demande un travail sur soi colossale.

Parfois, j'aimerais bien laisser tomber la réflexion pour me dire "laisse tomber, c'est une question de choix personnel, si t'arrives pas à imaginer autre chose qu'une relation exclusive, te prends pas la tête".

Est-ce que le facteur temps est important lui aussi?

Je suis avec ma copine actuelle depuis 4 mois seulement, ça me paraît on ne peux plus justifié de repousser les idées de partage.

Faut-il attendre que plusieurs années soient passées, qu'on sente que le désir diminue, et que l'on renégocie un nouveau contrat, avec clause libertinage?

Peut-être qu'à ce moment là, le désir étant moindre, on accepte plus facilement? (à condition que ça soit le cas des deux côtés bien sûr).

Qu'en pensez-vous?

Merci pour vos retours d'expérience, idées, partages…
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 07.07.14, 16h03 par Spring

Que ce soit pour vivre une relation exclusive ou pour tout autre raison, prévois tu de faire ce "travail sur soi"?
Ensuite parce que si j'en discute avec ma copine et qu'on arrive à se mettre d'accord sur une union libre, mes insécurités vont resurgir.
Ce sont peut-être ces insécurités qu'il faudrait résoudre avant toute chose. Une fois ce travail accompli tu auras le style de relations qui te correspond.

Je viens de tomber là-dessus à l'instant: http://www.ozy.com/acumen/is-monogamy-a ... ampaign=pp

Pourquoi dans un premier temps ne pas chercher à rencontrer d'autres gens ensemble ? Je crois que c'est une bonne piste pour commencer. Plutôt que de te morfondre en l'imaginant avec un autre qu'elle pourrait aimer plus que toi, imaginez-vous ensemble, avec d'autres gens, en train de prendre du plaisir.

Blusher a écrit :Que ce soit pour vivre une relation exclusive ou pour tout autre raison, prévois tu de faire ce "travail sur soi"?
J'aimerais bien oui, mais je ne sais pas comment m'y prendre, quels sont les outils (introspection, philosophie, thérapie?). Souvent être conscient d'une chose rationnellement ne permet pas d'avoir la réponse émotionnelle qui va avec.

Raven a écrit :imaginez-vous ensemble, avec d'autres gens, en train de prendre du plaisir.
Pour l'instant, même ça c'est pas envisageable. Que ce soit en sa présence ou non, qu'il y ait une autre femme qui me donne du plaisir en même temps, la voir prendre du plaisir avec un autre homme est impensable.

Après, peut-être qu'il ne faut pas se forcer. Si j'y arrive pas, j'aurais tout simplement plein de copines dans ma vie et la fin de notre relation sera systématiquement scellée par la perte de désir (sauf si y'a d'autre raisons hein).

Pour l'instant, même ça c'est pas envisageable. Que ce soit en sa présence ou non, qu'il y ait une autre femme qui me donne du plaisir en même temps, la voir prendre du plaisir avec un autre homme est impensable.

Après, peut-être qu'il ne faut pas se forcer. Si j'y arrive pas, j'aurais tout simplement plein de copines dans ma vie et la fin de notre relation sera systématiquement scellée par la perte de désir (sauf si y'a d'autre raisons hein).
Il n'y a pas que le sexe qui cimente une relation hein. ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] +1 le 04.07.14, 13h41 par Crunch

Blusher a écrit :Il n'y a pas que le sexe qui cimente une relation hein. ;)
Eheh! :) oui je sais bien. Alors arrêtez moi si je me trompe, mais malgré le lien très fort que l'on peut avoir construit avec tous les ingrédients que cela comporte: empathie, intimité, bon délires etc, est-ce qu'il n'arrive pas un moment où l'on devient trop pote avec sa copine?

C'est à dire que le lien qui nous unit est certes très fort, mais il manque un ingrédient essentiel: le désir sexuel.

C'est pour cela que j'ai résumé à "notre relation sera systématiquement scellée par la perte de désir" (tout en précisant qu'il pouvait y avoir d'autres raisons). Mais cette perte est quasi systématique non?

On peut apporter un peu de piment pour faire durer un peu, mais quand même, les relations qui se terminent par perte de désir, c'est quand même super fréquent non?

Ce qui explique d'ailleurs ma recherche d'alternatives.

J'ai lu récemment que 20% des couples ont une relation sans sexe... Image
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  • [0] OMG le 30.06.14, 15h07 par Raven

Un couple sans sexe ? Quelque m'échappe. Un couple sans sexe, c'est quoi ?

Cela reste un couple, il n'appartient à personne de le juger mais on en entend relativement peu parler malgré la fréquence de ces relations.

Selon la typologie de Sternberg, ce serait de l'amour-compagnon:

Image

Zinid pose une question intéressante en demandant si on peut "devenir trop pote avec sa copine". La fusion, l'amour-compagnon ne sont pas les meilleurs aphrodisiaques. Mais ils permettent la sécurité, la tendresse, le support etc.

Mais pour désirer l'autre il faut de la différence, de la distance dans une certaines mesure. C'est ce qui rend l'équilibre si difficile à tenir su la durée.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Instructif le 02.07.14, 17h30 par Terrigan
  • [+1] Intéressant le 03.07.14, 23h27 par Onmyoji

Dès que j'ai l'opportunité, je pose la question aux gens qui sortent de relation longue et en qui j'ai confiance en la franchise, comment était le sexe sur la fin, la réponse est toujours "nul ou inexistant", c'est déprimant.
Plus déprimant encore, après combien de temps est ce que c'est devenu nul ? Les meilleures réponses sont "un peu plus d'un an". Dans mon expérience c'est encore moins, jamais réellement de vie sexuelle satisfaisante après 6 mois, même si j'ai déjà fait 3 ans et 2 fois 1 an de relation...

C'est vraiment triste, d'autant plus que je ressens de plus en plus le besoin de me poser en relation monogame (questionnement quotidien depuis des semaines maintenant), mais j'ai du mal à ne pas être cynique.

Si bien que les solutions que j'entrevois sont:
Le célibat perpétuel (relations légères en séries ou en paralèlle)
Mais j'ai pas envie, je peux juste reporter de quelques années.
La tromperie occasionelle
Mais je déteste mentir et j'ai envie de croire à une relation ou on partage les choses naturellement, ou on ne locke pas son tel/mail/FB en permanence etc
Assumer que le sexe perdra en qualité
Et se dire que c'est le prix pour avoir autre chose (des enfants, une union solide, un amour vrai...), c'est un peu sinistre quand même.
Jump in et voir plus tard
Peut être que se poser toutes ces questions à l'avance n'est pas la solution, vu que mes vues et mes envies peuvent aussi changer avec le temps. Juste trouver une fille géniale sans red flag, me laisser voguer et aborder les problèmes en temps et en heure, en essayant d'apprendre de mes erreurs, même si je n'ai réussi qu'à moitié les fois précédentes.

Mais quoiqu'il en soit prévenir les dégats en prenant une partenaire jeune et très belle.

J'ai pensé au polyamour/couples libres pendant un temps, mais le libertinage me dégoute (je ne juge pas les autres, mais ça ne me tente vraiment pas) et je n'ai pas envie de trainer en boite ou à draguer dans la rue à 40 ans pendant que ma compagne et mes enfants m'attendent à la maison...

Désolé du manque de bonne humeur du message :), c'est un sujet que j'ai du mal à tourner positivement.

Richard la Ruina aborde le sujet avec beaucoup d'honnêteté et de perspicacité :
http://richardlaruina.com/confessions-o ... -up-artist
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] C'est balot le 30.06.14, 16h07 par Blusher
  • [+1] Yep ! :) le 02.07.14, 22h49 par oivlys

J'ai pensé au polyamour/couples libres pendant un temps, mais le libertinage me dégoute (je ne juge pas les autres, mais ça ne me tente vraiment pas) et je n'ai pas envie de trainer en boite ou à draguer dans la rue à 40 ans pendant que ma compagne et mes enfants m'attendent à la maison...
Il existe d'autres endroits pour faire des rencontres. Quand bien même ce ne serait pas pour rencontrer des femmes, t'interdiras-tu de sortir faire la fête avec des amis parce 1) âgé de 40 ans 2) marié 3) père de famille?

Ouais ouais... la perte de désir dans le couple, ça m'est arrivé fréquemment (et pas que de mon côté).

Mais quand le lien avec notre copine est fort, on a pas forcément envie de le briser. Souvent, l'un des membres du couple préfère mettre fin à la relation parce que même si elle apporte beaucoup sur le plan intimité, humain, affectif... le manque de relation sexuelle mêlé à une obligation d'exclusivité fait qu'on préfère partir (ou tromper sans que ça se sache). C'est la raison pour laquelle je me prépare à l'avenir.

Si je suis heureux avec quelqu'un, avec qui j'ai envie de rester mais qu'il nous manque quelque chose...

Bon là, ça fait quatre mois que je suis avec elle, il y a clairement toujours du désir (heureusement). J'envisage donc ce qui me semblerait une bonne alternative: le partage.

La question est, même après 5, 10, 15 ans, vais-je réussir à l'accepter?

Non, je ne m'interdirai pas ça bien sur, je ne me vois pas avoir une vie tellement différente à vrai dire. Mais les clubs ne m'intéressent pas si ce n'est pour les filles, je n'aime pas danser et la musique me laisse indifférent, donc une fois en couple j'y remettrai rarement les pieds.

Or depuis 10 ans, le nombre de filles célibataires présentées par mon cercle social qui m'ont plu est de... zéro... Littéralement. Avec un peu de ventre, de cheveux blancs, de plus en plus d'amis marriés, et moins de temps (pas célibataire :)), je ne vois pas les choses s'améliorer.

Mais bon c'est vrai que je peux faire mes cours de salsa le jeudi soir et dragouiller là bas...

De plus je suis de nature introvertie, l'expérience m'a donné une aisance et des outils mais si je ne sors pas pendant un certain temps je rouille et deviens mauvais, je mets un peu de temps à me recalibrer, en vie de famille je ne serai jamais au top de mon art, donc avec opportunités restraintes je me retrouverai à galérer pendant que ma femme couche avec son prof de tango.

Tu peux me dire que ce sont des insécurités et tu auras raison, mais prendre en considération sa vulnérabilité aux insécurités à long terme, c'est pas forcément idiot...

Comment est ce que tu vois les choses ? Est ce que tu arriverais à me présenter de nouvelles options ou mes options d'un oeil plus positif ? Comment est ce que tu as géré tes relations longues et que tu envisages de les gérer ? Et combien de temps as tu réussi, en toute honnêteté, à maintenir une vie sexuelle de qualité ?

Or depuis 10 ans, le nombre de filles célibataires présentées par mon cercle social qui m'ont plu est de... zéro... Littéralement. Avec un peu de ventre, de cheveux blancs, de plus en plus d'amis marriés, et moins de temps (pas célibataire :)), je ne vois pas les choses s'améliorer.
Tu pourrais commencer par ça. Un cercle social, ce n'est pas une donnée intangible. Tu peux l'étendre, le modifier, y ajouter des personnes plus jeunes et célibataires, voire des jolies filles.
Mais quoiqu'il en soit prévenir les dégats en prenant une partenaire jeune et très belle.
C'est une illusion à mon sens. Les mécanismes de l'habituation ont été bien étudiés. Le mec qui habite dans un château ne s'en émerveille pas tous les jours.
J'ai pensé au polyamour/couples libres pendant un temps, mais le libertinage me dégoute (je ne juge pas les autres, mais ça ne me tente vraiment pas) et je n'ai pas envie de trainer en boite ou à draguer dans la rue à 40 ans pendant que ma compagne et mes enfants m'attendent à la maison...
Le libertinage et le polyamour sont deux choses différentes. Le mot "dégoût" est fort. Qu'est-ce qui te dégoûte dans le libertinage?

J'ai rarement échangé avec des gens "dégoûtés par le libertinage", qui n'étaient en réalité pas mal à l'aise à l'idée que leur partenaire puisse avoir une totale liberté sexuelle (comprendre : échappant à leur contrôle).

Des couples où la femme n'est pas la propriété sexuelle exclusive du bonhomme, ça met encore beaucoup de gens très mal à l'aise. C'est normal, on est quand même en 1814.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] mdr !! le 01.07.14, 15h55 par John_Rimbault
  • [0] VDM le 02.07.14, 14h20 par Terrigan

FrenchKiss a écrit :J'ai rarement échangé avec des gens "dégoûtés par le libertinage", qui n'étaient en réalité pas mal à l'aise à l'idée que leur partenaire puisse avoir une totale liberté sexuelle (comprendre : échappant à leur contrôle).

Des couples où la femme n'est pas la propriété sexuelle exclusive du bonhomme, ça met encore beaucoup de gens très mal à l'aise. C'est normal, on est quand même en 1814.
Merci FK, c'est encore meilleur quand c'est gratuit.

Mais je n'ai pas à m'excuser de ce que je ressens, et je ne suis pas en train de refuser le droit de vote aux libertins, donc ton attaque sur on ouverture d'esprit est à coté de la plaque.

C'est dommage car j'aimerais aussi connaître ta solution ou tes perspectives du coup, puisque tu as l'air d'avoir choisi cette voie, comment est ce que ça s'est traduit dans tes expériences de couple, comment est ce que tu as vécu, surmonté, éliminé les insécurités de chaque coté ? combien de temps as tu expérimenté cette façon de vivre ta vie de couple et quels enseignements en as tu tiré ? Comment de ton coté tu vois ma façon très fataliste de décrire les choses dans mon post ?

Je comprendrais que toi ou Blusher ne veuillez pas donner de détails personels à vrai dire , puisque vous devez être les deux seuls non-anonymes du forum (Blusher je suppose que tu as pris cette voie aussi, je ne t'ai jamais lu clairement l'énoncer mais j'ai cru le lire entre les lignes dans certains posts), mais je suis sincèrement à la recherche de perspectives, et plus c'est vécu plutôt que théorisé plus ça m'intéresse.
Blusher a écrit :Tu pourrais commencer par ça. Un cercle social, ce n'est pas une donnée intangible. Tu peux l'étendre, le modifier, y ajouter des personnes plus jeunes et célibataires, voire des jolies filles.
C'est vrai, c'est un bon point. Ce serait craignos de le faire seulement pour ramener des partenaires potentielles par contre, mais j'ai remarqué qu'en étant en couple, ayant moins de contacts spontanés avec des femmes différentes, j'appréciais davantage la compagnie des femmes dans mon cercle social, peut être une manière d'équilibrer le besoin d'énergie féminine, donc ce que tu proposes pourrait se faire naturellement.
Mais on réfléchit loin là quand même, car si on récapitule "pour avoir une relation harmonieuse sur le long terme une des solutions serait de rentrer dans une relation libre et de restructurer son cercle social de manière à avoir un flux satisfaisant d'aventures potentielles" :).
Blusher a écrit :
Mais quoiqu'il en soit prévenir les dégats en prenant une partenaire jeune et très belle.
C'est une illusion à mon sens. Les mécanismes de l'habituation ont été bien étudiés. Le mec qui habite dans un château ne s'en émerveille pas tous les jours.
Vrai également, mais d'une part je pense que les femmes et les chateaux font appels à des mécanismes d'appréciation différents en nature :), et de plus certaines personnes apprécient certainement beaucoup leur chateau. Perso j'aime mon quartier et quand je sors ma tête de ma station de métro j'ai souvent une pensée appréciative pour l'atmosphère (et ma LTR avec mon quartier dure depuis plus de 2 ans).

Pour quitter les métaphores, je me souviens qu'alors que j'avais perdu une certaine fougue sexuelle envers mes ex, je les trouvais malgré tout encore très belles et c'était un bon feeling de temps en temps de les regarder et d'avoir ce flash d'appréciation. Ou lors d'occasions spéciales si elle sort le grand jeu et que tu te prends cette claque en te disant "wow, elle cartonne quand même, j'ai de la chance", ça me relançait un peu, sexuellement mais pas seulement. Donc je pense que je ne choisirais, a priori, qu'une fille qui soit capable de me donner ça. Et puis comme dans l'article que j'ai linké, je préfère ne pas croiser trop de filles du même niveau que ma compagne, monogame ou pas.

Je vais répondre plus tard sur le dégout du libertinage, qui est un mot un peu fort effectivement, mais je dois vraiment y aller. Merci pour tes retours intéressants.

Je suis pas libertin, à vrai dire ça ne me tente pas, mais aucun dégout, aucun jugement à ce niveau de ma part. J'aurais même plutôt de l'admiration pour les couples qui parviennent à trouver leur équilibre à travers ce mode de vie - ceux chez qui ça fonctionne vraiment (car ce n'est pas le cas de tous, il semble y avoir beaucoup de couples dysfonctionnels pour qui c'est un cache misère).

Pardon pour le côté mesquin de mon dernier message, mais j'ai toujours du mal quand je vois des gens réagir avec dégoût quant aux choix privés des autres. Et ce que je disais n'était pas faux non plus, ni exagéré : les gens que j'ai pu rencontrer, dégoûtés par le libertinage, ou qui le rejetaient violemment, étaient tous sans exception plutôt ... conservateurs dans leur vision de ce que devrait être la place de la femme dans le couple.

, t'interdiras-tu de sortir faire la fête avec des amis parce 1) âgé de 40 ans 2) marié 3) père de famille?
3) Ca complique sérieusement la donne ; )
Je continue de voir des amis, de sortir, mais à un rythme bien bien inférieur.

Boubou a écrit :
, t'interdiras-tu de sortir faire la fête avec des amis parce 1) âgé de 40 ans 2) marié 3) père de famille?
3) Ca complique sérieusement la donne ; )
Je continue de voir des amis, de sortir, mais à un rythme bien bien inférieur.
C'est clair que ce n'est pas un choix sans conséquences que d'avoir des enfants.

Je crois que j'avais déjà évoqué ce sujet, mais je vais essayer de te répondre en collant au maximum à tes questions:

Déjà, je trouve que si une personne comprend que c'est idiot d'être possessif, mais que ça ne change rien à ses insécurités, on a le droit d'en rire. D'où les sarcasmes de FK, qui n'ont rien de bien méchant au final.

Bon, un peu d'auto-dérision ne fait jamais de mal. Mais à la fin ça ne change rien à la donne:
imaginer ma copine coucher avec un autre homme me chamboule de l'intérieur (c'est MA copine (possessivité)
@Zinid: tu parles de réalité, va jusqu'au bout et accepte que c'est ta réalité.

Tu n'y peux rien, et en même temps ça colle à la majorité des gens, donc il n'y a pas de quoi s'alarmer.
Parfois, j'aimerais bien laisser tomber la réflexion pour me dire "laisse tomber, c'est une question de choix personnel, si t'arrives pas à imaginer autre chose qu'une relation exclusive, te prends pas la tête".
Largement. Et il n'y a pas de honte à ça!

peut-être à la limite tu peux poser une règle de fidélité absolue, et essayer un plan à trois avec ta copine.

Ce serait peut-être bien pour toi d'être présent, d'être dans le process, et d'offrir à ta copine le fantasme de faire l'amour avec son chéri + un autre homme.

Je ne sais pas en fait...

***

De mon côté je n'ai jamais eu de problème à ce que ma copine aille voir ailleurs.
Question donc: comment, pour ceux qui y arrivent, faites vous pour "accepter" ces pensées.
Lesquelles? Que ma copine s'offre un beau gosse de temps en temps par gourmandise, et qu'elle ait l'élégance de ne pas plaquer sur ce moment qui ne concerne qu'elle d'éventuels problèmes entre elle et moi?

La réponse est dans ma question: quand j'aime une femme c'est toujours parce que je vois en elle une certaine noblesse d'esprit, et je lui fais confiance pour ne pas me sortir une tarte à la crème du style "Faut que je t'avoue quelque-chose: je t'ai trompé avec Jean-Jacques, le mec du service comptabilité. Je suis désolée pardonne-moi, mais tu sais bien qu'en ce moment ça ne va pas entre nous, alors j'ai craqué"
Non, vraiment, quand j'aime une femme je la vois comme au-dessus de ce genre de mesquineries (qui me blesserait et me ferait chier, mais d'une force...)

J'ai aussi confiance dans la valeur de ce que je vis avec une fille.
Je sais qu'elle m'a choisi, et que son éventuelle gourmandise ne regarde qu'elle.
D'ailleurs au final cette gourmandise est plutôt rare.
La plupart des filles ont une vie bien remplie entre leur vie de couple et tout le reste, alors si de temps en temps elles s'autorisent une petite fantaisie, c'est plutôt marrant mais pas très important à leurs yeux.

Désolé d'évoquer le sujet qui fâche, mais j'ai aussi confiance en ma valeur en tant qu'amant.
ça n'a rien à voir avec mes performances au lit, c'est plutôt une logique glaciale: je n'ai jamais réussi à mettre en place une vraie relation avec une fille qui ne se sentait pas heureuse au lit avec moi. Et donc si on s'aime, c'est que ça fait des étincelles!

Et donc la relation dans laquelle ma copine m'aurait quitté pour un autre autre homme qui l'aurait séduite et se serait avéré meilleur que moi au lit, cette relation n'existe pas car avant d'en arriver là je me serai crashé en flammes TOUT SEUL :wink:
Bah oui quoi, on n'a pas besoin que Madame s'abandonne dans les bras d'un autre homme pour faire de la merde hein, on y arrive parfaitement tous seuls!

--> Retour à la case gourmandise, donc. Une gourmandise sans grande importance, ni à mes yeux ni aux yeux de ma copine.

Pire que tout: j'ai une vision romantique de l'infidélité de ma copine.
Bon, là ça va loin et ça remonte à la très faible estime de moi-même que j'avais quand j'étais ado / jeune adulte. Je rêvais à une déesse sublime, amante formidable et insatiable, qui tomberait amoureuse de moi mais ne pourrait pas lutter contre sa nature de femme fatale... N'importe-quoi, si vous voulez mon avis...

La réalité de ma vie amoureuse de l'époque m'a montré qu'il y avait tout-de-même du vrai dans ce fantasme, et que mes copines de l'époque, toutes très traditionnalistes sur le sujet, étaient comme par hasard complexées, immatures, et chiantes à mourir... ça s'est passé comme ça et bien entendu j'ai ma part de responsabilité en raison de l'immaturité que je me traînais...

J'en arrive à cette question:
Est-ce que le facteur temps est important lui aussi?
Je vais vriller cette question.

Tu as en tête le facteur temps sur une relation donnée, et je n'ai pas d'avis particulier sur le sujet. Je vais donc m'abstenir.

En revanche, j'ai des choses à dire sur le facteur temps de ta propre vie, ton trajet de vie.

A mon niveau il y a eu divers éléments:

* Le fantasme sus-mentionné

* Des relations chiantes, avec fidélité et sans épanouissement

* Ma propre expérience de l'infidélité, que j'ai vécue comme des corvées dans lesquelles je reproduisais toujours les même schémas sordides et à l'issue desquelles j'étais toujours frustré car je croyais rechercher d'autres filles, alors que je recherchais surtout un autre moi-même.

* En conséquence, une vision libérale et détachée de l'infidélité: j'aime bien l'idée que ma copine m'offre cette liberté, mais quelque-part ça me fait chier plutôt qu'autre-chose d'user de cette liberté

* Une vision paranoïaque des relations de séduction: femmes qui nous crachent à la gueule quand nous sommes célibataires et qui se jettent à nos pieds quand nous sommes en couple (doux Jésus quelle lâcheté, quelle manque d'imagination, quelle bassesse...), queutards superficiels et à moitié débiles qui peuvent toujours coucher avec ma copine si elle est de bonne humeur, je pense que le plus dégradant pour elle sera de supporter leur extraordinaire médiocrité, etc...

ça me fait penser à cette remarque de ta part:
si j'en discute avec ma copine et qu'on arrive à se mettre d'accord sur une union libre, mes insécurités vont resurgir. Elle est jolie, elle aura aucun soucis à avoir des relations ailleurs. De mon côté, je me débrouille pas trop mal, mais je suis encore loin d'être un grand séducteur. Cela va donc créer un déséquilibre entre elle et moi que j'ai du mal à accepter.
Mdr!
ça c'est bien le genre de truc qui me fait rager quand je suis célibataire, mais alors si la drague hors-couple peut être plus confortable pour ma copine que pour moi, franchement ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.

Mais bon t'inquiète pas, quand notre splendide civilisation aura réglé les inégalités hommes-femmes du style salaires, jugements moraux de la liberté sexuelle, représentation au parlement et pourquoi pas les différences de tonus musculaire (à quand des cures de testostérone remboursées par la sécurité sociale???) je suis certain qu'elle ne manquera pas de lisser cette inégalité insupportable. Je verrais bien par exemple des bons CAF pour aller chez des prostituées qui auraient le statut de fonctionnaire...

ça renvoie à l'idée que tu serais comme un galérien à te prendre des râteaux, alors qu'à la base tu t'en fous, tu es en couple! C'est pas un concours! On parle d'un bonus, et si ce bonus est plus facile d'accès pour ta copine, tant mieux pour elle!

Accepte tout-de-même, si tu peux, que ça demeure un jeu un tantinet foireux au cours duquel ta copine aura son lot de mauvaises surprises.

Et ça ne signifie pas qu'elle va en abuser. Je rappelle qu'on parle d'une femme qui, à la base, a une certaine noblesse d'esprit.

Des femmes infidèles avec un côté salopes, j'en ai croisé quelques-unes, et elles passaient plus de temps à jouir de leur perversité d'allumeuse et de leur ego dévorant qu'à s'envoyer en l'air. Des connasses qui essoraient les sites de rencontres comme des robots, des refoulées de la life qui avaient leur pool de petits chiens avec lesquels discuter sur MSN et qui les faisaient ramper sans jamais leur accorder un rendez-vous, mais d'une force... Sans compter les fêtardes dégénérées qui passaient leur vie en boîte pour s'évader de leur couple sordide... Comme c'est épanouissant...

Si vraiment tu sens ta femme partante pour se comporter comme ça, le problème ne vient pas de tes insécurités, le problème c'est que c'est une GROSSE CONNASSE Image

* Pour revenir à mon trajet de vie, je me dois surtout d'évoquer mes sex friends chéries, adorées, vénérées entre toutes choses, qui ont été très peu nombreuses mais très importantes dans ma vie.
Elles ont eu autant d'importance dans ma vie que mes exs. L'absence totale de dynamique de couple n'a pas empêché les sentiments et le respect mutuel. De même, chacun était libre, et ça n'a pas posé de problèmes.

* A propos de mes sex friends, je ne peux que raconter à nouveau l'histoire de cette fille qui était partie en province 10 jours pour faire un reportage photo sur une bonne grosse fête locale, genre féria. La connaissant, je serais vraiment surpris qu'elle n'ait fait que prendre des photos et des bières...
A son retour, elle m'a invité chez elle. Normal.
Quand je suis arrivé elle m'a quasiment violé sur sa porte. La classe.

Alors les insécurités, tu sais...

* Par contre, mon expérience personnelle s'arrête au niveau du couple. Toutes les LTR que j'ai eues ont été placées sous le signe de la fidélité, sous l'impulsion de Madame, et tout le monde a été sage. A la limite j'en conclus une confiance supplémentaire dans le couple heureux, que je considère comme une forteresse qui ne risque pas de tomber sous les assauts érectiles de tel ou tel chevalier errant... Si mes ex ont tenu à l'écart ce genre d'importun, je me dis qu'une autre fois, une autre plus gourmande ouvrira ses portes le temps d'un raid, et que ça n'ébranlera pas plus que ça la forteresse...

***

Si un jour je me mets à nouveau en couple (putain ça fait 5 ans depuis la dernière fois quand-même...) on fera comme Madame le souhaite. Si elle veut la jouer libertaire je la jouerai vieux de la vielle débonnaire, et je croquerai une jolie cocotte de temps en temps, sur une rencontre à la cool, et je me garderai bien de m'interroger sur le volume et la qualité des incartades de Madame. Je me garderai aussi de courir après les minettes. Si c'est pour re-créer artificiellement ma vie de célibataire dans un coin, alors que je n'aurai par ailleurs que très peu de temps pour la superglande en solitaire, je ne vois pas l'intérêt.

"L'infidélité est un passe-temps comme un autre. Personnellement je préfère les mots fléchés."

De son côté, si ma copine a envie de s'envoyer un mec de temps en temps, pourquoi pas, ça la changera de sa séance de zumba et de ses topos de nana entre copines. Elle est grande, elle vit sa vie.

Mais ça n'engage que moi :mrgreen:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] A lire le 02.07.14, 16h44 par Cellar Door
  • [+2] Like ! le 02.07.14, 18h58 par Sathinelilly
  • [+2] Intéressant le 02.07.14, 19h48 par Hydrogene
  • [+1] Intéressant le 03.07.14, 08h57 par Bald_Soprano
  • [+1] A lire le 04.07.14, 14h03 par The_PoP
  • [+2] Très intéressant le 07.07.14, 16h17 par Spring
Pour bien aimer les femmes il faut aimer le monde.
Car les femmes ne sont qu'une infime partie du monde
Nous aussi d'ailleurs...

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