La méditation: les bénéfices dans son game et dans sa vie. Retour d expérience

Note : 74

le 22.11.2014 par justdoit

117 réponses / Dernière par Aristophane le 06.10.2016, 18h16

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
Le sujet est intéressant.

Mais si je puis me permettre une remarque, j'ai la sensation que nombre d'intervenants, et certainement par extension nombre de pratiquants en occident, passent à côté de l'enseignement principal de ces pratiques.

En effet, pratiquer la méditation dans le but d'obtenir un résultat, une optimisation personnelle, c'est passer à côté.

Ce serait plutôt l'occasion de s'accorder des moments où l'on existe tout simplement. Il n'y a pas de résultat à obtenir ni d'objectif à atteindre. Il n'y a rien à réussir. Il n'y a ni pensées ni émotions à contrôler ou à "gérer".

C'est difficile pour nous, les occidentaux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Ca va mieux en le disant le 24.09.15, 19h58 par Rickhunter
  • [+1] Oui le 08.10.15, 17h46 par voucny
  • [+1] +1 le 10.10.15, 06h09 par Fugojapon
Tout à fait. Faudrait rebooter le système pour comprendre vraiment ça, et moi le premier.

Après, il est normal que la philosophie de la méditation et même sa façon de la pratiquer se soit modifiée en arrivant en occident.

L'excès serait de tomber dans les gros travers occidentaux de la marchandisation du résultat, culte de la performance, la méditation au service de l'économie (stages de méditation dans les entreprises...).
@-Alex, tu résumes super bien la problématique :
s'accorder des moments où l'on existe tout simplement.
- - -

Il n'y a ni pensées ni émotions à contrôler ou à "gérer".
Certes, mais tellement de choses à piger par soi-même sur l'obsession de contrôler et gérer et sur l'utilité de simplement remarquer et accepter pensées et émotions.

La voie c'est le but, le but c'est la voie.
J'ai pas lu tout le fil mais le post de départ et c'est super intéressant. Je vais m'y mettre dès aujourd'hui et je ferai part de mon expérience. Comme j'ai pas mal de problème avec ma respiration (beaucoup trop rapide), je pense que ça peut être pas mal.
Ouais.

Mais chercher le calme et l'apaisement c'est bien après avoir appris les bases et s'être entrainé. Pour débuter, cherche juste à te concentrer sur ta respiration sans tenter de la contrôler.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Oui le 08.10.15, 17h45 par voucny
Après, tout de même un bénéfice palpable, que je commence à constater de mon côté après un an de pratique à peu près : j'ai des relations beaucoup plus profondes avec les gens. Le regard ne fuit absolument pas dans les discussions, je suis pleinement et entièrement dans la relation.

Et c'est évidemment valable dans les relations amicales comme dans le flirt avec les poupounes. Concernant le flirt, l'enjeu disparait quasiment complètement, chaque seconde étant importante, et fait oublier l'issue.
Je ne pensais pas que le topic était encore actif.
Venusian a écrit :Après, tout de même un bénéfice palpable, que je commence à constater de mon côté après un an de pratique à peu près : j'ai des relations beaucoup plus profondes avec les gens. Le regard ne fuit absolument pas dans les discussions, je suis pleinement et entièrement dans la relation.

Et c'est évidemment valable dans les relations amicales comme dans le flirt avec les poupounes. Concernant le flirt, l'enjeu disparait quasiment complètement, chaque seconde étant importante, et fait oublier l'issue.
C'est intéressant ce que tu dis.
Au jour d'aujourd'hui j'en suis à un an et des poussières, et je vois les choses différemment que lorsque j'ai commencé, et je vais rebondir sur ce que tu dis.

Ça me donne envie de faire mon propre bilan au passage.
>> À ce jour après plus d'un an de pratique

- ayant eu plusieurs jobs différents, habité dans 2 pays différents, ayant été dans beaucoup de situations différentes (coloc etc). Je dois dire que parfois il m'a été très compliqué de m'appliquer à faire mes sessions correctement, j'ai du parfois me résoudre à réduire la durée (j'étais passé à 21 minutes et je suis revenu à 16, passant des fois à des sessions pour le principe, de 5 minutes). Aussi j'ai raté des jours (très rares).
Et j'ai eu une période à laquelle je bossais 70h/semaine et je n'avais pas la force et motivation de faire mes sessions. Du coup durant cette période j'ai bien eu 1 mois complet de séances de très mauvaise qualité, j'ai même tout arrêté pendant 10 jours à la suite.

Tout ça pour dire que, dans mon post initial je disais que la méditation était LA chose que j'allais absolument faire dans la journée quoique qu'il arrive. Et je pense que c'est un bon état d'esprit car c'est le meilleur moyen d'être efficace, être focus et déterminé. Cependant j'ai du réaliser qu'un tel niveau de discipline est compliqué à tenir sur la durée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas s'en vouloir de réduire la dose sur la durée. Mais plutôt faire des périodes "actives avec une discipline à faire ses sessions sans excuses possible et d'autres de maintenance sans ce prendre la tête, en réduisant la durée, quitte à rater un jour ou deux" disons. C'est comme les sportifs de haut niveaux. Ils ne peuvent pas être au top toute l'année, l'enseignement que j'en ai tiré ici est le même.

- sur la période de mauvaise qualité, j'ai remarqué une baisse considérable de mon humeur, contrôle sur moi même (je suis nerveux de base) etc. La principale raison qui m'a démotivé à les faire sérieusement et que je n'ai plus ressenti de véritables progrès au bout d'un moment. Du coup je stagnais et bon voilà, il n'y a rien de motivant à stagner. Cela dit, du fait d'avoir ressenti une vraie baisse générale de mon état, j'ai réalisé que, arrivé à certain "niveau", les bienfaits sont ailleurs. Ce ne sont plus des progrès au fil du temps, mais plus une "force tranquille", c'est plus subtil. Ce qui finalement est différent mais tout aussi bénéfique puisque c'est une part de ma personnalité maintenant. Et sans aucun doutes possible, couper pendant quelques jours est erreur, du coup je me suis repris en main, et instauré ce dont je parlais plus haut, une période de "maintenance minimale". Si je peux je fais mes 16 minutes, si vraiment c'est tendu je fais un minimum syndical de 5 minutes ou je rate un jour au pire du pire.


Et là où je rebondis sur ton post, c'est que ce dont tu décris étant les bénéfices dont tu te rends compte au fil du temps, et bien je les aient ressentis aussi et aujourd'hui je n'y prête même plus attention, ça me semble être banal, comme étant une normalité. Non pas que c'est parfait, mais j'y considére comme étant des points forts de ma personnalité que j'ai acquis et que je continue de développer.
D'ailleurs au sujet du flirt, je suis totalement d'accord avec toi. Je m'en convainc un peu plus tous les jours, car après avoir autant ramé avec les femmes, quand je game maintenant je me sens libéré. Et d'ailleurs je devrais conclure dans quelques jours un long game (question de logistique), et je me sens tranquille, je me sens plus créatif sur ce dont j'ai envie avec elle (sous entendu que dans mon esprit je vais conclure), plutôt que de m'embrouiller le cerveau à réfléchir la façon d'arriver au close. La différence est subtile mais importante, car je n'ai plus cette petite voix dans ma tête à faire des plans, j'agis plus à l'instinct et forcément c'est plus efficace.
Ah mais de mon côté, je fais des sessions effectivement mais je me met pas la pression avec ça. C'est quasi quotidien, mais par contre j'intègre la médiation à ma vie donc il y a toujours le temps de méditer. Et c'est surtout quand j'ai globalisé ma pratique que ma vision du monde a changé (pour éviter de parler de "résultats").

Dès que je peux je fais un retour au présent en me concentrant sur la respiration, quand je sens une émotion un peu désagréable monter, j'arrête toute activité et je me concentre dessus, je l'accueille, etc etc.

La méditation pleine conscience est plus un mode de vie qu'une pratique à réserver à un moment précis de la journée, je pense.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] 100% d'accord le 08.10.15, 20h23 par Rickhunter
  • [0] 100% d'accord le 09.10.15, 18h23 par Axelos
  • [0] Pertinent le 10.10.15, 15h45 par justdoit
Un fork, et une petite mise au point sur ce qu'est la méditation pleine conscience suite à une réponse d'Onmyoji sur un autre topic.
J'ai lu mais j'adhère pas, pour avoir testé.
D'ailleurs tu dis toi même ce truc sur avoir le sourire aux lèvres alors qu'on est déçu ou empli de négatif.
Pour moi les seules personnes qui réagissent comme ça, ce sont les malades mentaux. C'est pas une attaque contre toi, juste une explication de pourquoi je ne recherche pas ce genre d'état. C'est juste trop dissocié pour moi, je dis pas que ça n'a aucun bénéfice mais je préfère ressentir la émotions et les digérer dans leur entier.
Et quand je parle d'artifice, j'emploie le mot dans le sens de "technique/outil pour gérer ses émotions".
Idéalement je ne pense pas qu'on doive gérer nos émotions. Elles sont une part de nous, nos réactions et ressentis sont parce que nous sommes.
Pour le sourire aux lèvres, c'était une caricature. La méditation pleine conscience n'est surtout pas la recherche d'un état, et encore moins une pratique qui se rapproche des "malades mentaux" (au passage, tu es encore une fois dans ta posture de provocateur, et ça oui ça prête à sourire).

Ce n'est absolument pas une technique/outil pour gérer les émotions non plus. Au contraire, la médiation pleine conscience permet d'avoir une conscience accrue des émotions, et permet qu'elles ne prennent pas toute la place.

Effectivement, les émotions sont une part de nous, elles sont là, et la méditation pleine conscience permet justement d'en avoir conscience.
Quand une émotion est là, il s'agit non pas de la refouler (comme une majorité de gens font) mais de l'accepter, l'embrasser pleinement. Lorsque tu as envie de pleurer, par exemple, tu te laisses aller ou tu refoules ?

Je suis comédien, et si la méditation était là pour "gérer" les émotions et s'en dissocier complètement, je ne pratiquerai pas.

Il n'est pas interdit de ne pas adhérer, mais il est important d'éviter de véhiculer des idées totalement fausses et caricaturales sur ce genre de pratique.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Ca va mieux en le disant le 05.04.16, 11h45 par Jalapeno
  • [+1] Absolument le 05.04.16, 13h02 par Rickhunter
Venusian a écrit :
Pour le sourire aux lèvres, c'était une caricature. La méditation pleine conscience n'est surtout pas la recherche d'un état, et encore moins une pratique qui se rapproche des "malades mentaux" (au passage, tu es encore une fois dans ta posture de provocateur, et ça oui ça prête à sourire).

Ce n'est absolument pas une technique/outil pour gérer les émotions non plus. Au contraire, la médiation pleine conscience permet d'avoir une conscience accrue des émotions, et permet qu'elles ne prennent pas toute la place.

Effectivement, les émotions sont une part de nous, elles sont là, et la méditation pleine conscience permet justement d'en avoir conscience.
Quand une émotion est là, il s'agit non pas de la refouler (comme une majorité de gens font) mais de l'accepter, l'embrasser pleinement. Lorsque tu as envie de pleurer, par exemple, tu te laisses aller ou tu refoules ?

Je suis comédien, et si la méditation était là pour "gérer" les émotions et s'en dissocier complètement, je ne pratiquerai pas.

Il n'est pas interdit de ne pas adhérer, mais il est important d'éviter de véhiculer des idées totalement fausses et caricaturales sur ce genre de pratique.
Hey Venusian, tu as l'air de t'y connaitre et j'ai quelques des questions la dessus. C'est du 3615 mylife, mais peut-être commun à ceux qui débutent cette pratique. Ou peut être que je comprends mal ton propos.

Je n'arrive pas à dissocier la nuance entre gérer ses émotions et les embrasser pleinement. Dans le sens, ou j'ai l'impression de faire les deux.

Quand tu parles d'avoir conscience de ses émotions, je comprends. J'y arrive d'ailleurs bien. Exemple : "Tiens la je suis vénère ma race" - "tiens la je suis vexé comme un poux".

Cependant, cela me permets également d'atténuer ces émotions. Et j'ai besoin de les atténuer pour vivre correctement. .

Avant de me mettre à la méditation, j'étais du genre à avoir une boule dans le ventre toute la journée m’empêchant de penser et de bosser (rarement mais ça m'arrivait). C'était presque de la douleur physique. Du genre insupportable (étant gosse, on m'a diagnostiqué de légers TDAH et beaucoup d'angoisse).
Bref, en méditant le matin au réveil, je me suis rendu compte que cela me permettait de réduire la capacité de mon esprit à ruminer et donc, à générer des pensées négatives. Et donc, des sensations négatives.

Je pratique donc également la méditation pour atteindre un état d'esprit plus serein.

Est ce que je fais une erreur de débutant ? Est ce que je refoule du coup ?

Quand le stress et l'angoisse sont à la limite du supportable chez les personnes un peu sensibles et angoissées(genre moi il y a quelques années), est ce bon de se connecter pleinement avec ?

Se connecter pleinement avec = les identifier ?

Se connecter avec un cocktail concentré de colère/haine/peur qui te tord les entrailles quand il survient. Quel est l’intérêt ?

Après avoir méditer, je me sens super bien (serein), donc j'ai tendance à le faire EGALEMENT pour conserver cet état. J'ai raison ?

Dans tout les cas, je vis beaucoup mieux depuis que je pratique car je génère beaucoup moins d'émotions négatives. La question est, est-ce que je pratique dans le mauvais sens ?

J'ai conscience que t'es probablement pas le Dalai Lama, mais je pense que tu peux m'éclairer :)
Je gère ... je gère... Disons que j'ai plus d'une année de pratique et que je me suis intéressé de près à la question.

Sur le paradoxe de la gestion des émotions, en fait quand Onmyoji dit "qu'il ne faut pas les gérer", il parle en fait de les refouler car il l'oppose à l'idée de les ressentir.
Ce que je veux dire, c'est que la méditation de pleine conscience n'est pas une technique pour refouler les émotions.

Plus précisément, il s'agit de ne pas se laisser emporter par les émotions négatives et tout ce qu'elles engendrent, notamment pensées et ruminations (et ne pas rechercher à reproduire les émotions positives à contrario).
Et par conséquent, quand les pensées diminuent, que les ruminations incessantes disparaissent, on est plus apaisé, dans un état de plénitude et bien-être.

Le paradoxe est qu'il ne faut pas rechercher cet état, dans le sens ou si tu le recherches, tes pensées vont se mettre en mode "apaises toi, apaises toi", tu vas essayer de ralentir ta respiration alors qu'il ne s'agit que de l'observer, tu vas détendre ton corps alors qu'il ne s'agit que de prendre conscience de ses tensions. On est plus dans la relaxation dans ce cas-là. C'est aussi quelque chose de bénéfique, mais c'est pas de la pleine conscience.

L'état de bien-être n'est qu'une conséquence, pas un but.

Mais évidemment il y a des bénéfices et ils sont sur du long-terme, et heureusement qu'il y en a sinon pourquoi pratiquer ? Des études récentes montrent qu'ils sont d'ailleurs beaucoup plus importants qu'on pensait, avec notamment une amélioration de la santé et de l'espérance de vie.


Edit :
Se connecter avec un cocktail concentré de colère/haine/peur qui te tord les entrailles quand il survient. Quel est l’intérêt ?
Lorsque tu l'"affronte" dans une séance de méditation, il diminue et ne te réveillera pas en pleine nuit.
Et à force de s'entrainer, tu identifie une colère/frustration de plus en plus vite, et ça permet de ne pas te laisser emporter.
Personne n'osera dire honnêtement qu'il est intéressant de se laisser emporter par des sentiments comme la colère, la jalousie, la frustration.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Merci ! :) le 05.04.16, 18h00 par Finn
  • [+3] Bravo ! le 05.04.16, 18h40 par Rickhunter
Pour en rajouter une couche sur la gestion des émotions : J'ai commencé à méditer parce-que je me galérais avec mes émotions, j'étais dans le déni et le refoulement et la méditation m'a aidé à accepter ce que je ressens. En fait tu vois le truc à l'envers @Onmyoji : Là ou tu vois du déni et du refoulement, j'ai trouvé exactement le contraire...

En fait avant de faire un effort de conscience (c'est rien d'autre la méditation), je pensais être le seul être rationnel au milieu d'une masse de veaux gouvernés par des émotions primaires alors que maintenant que je fais gaffe à la réalité(c'est à ça que ça sert la méditation) je me rends compte que je suis pas si rationnel que ça et que les gens sont pas tant des veaux que ça non-plus.
D'ailleurs tu dis toi même ce truc sur avoir le sourire aux lèvres alors qu'on est déçu ou empli de négatif.
Pour moi les seules personnes qui réagissent comme ça, ce sont les malades mentaux.
C'est marrant car de mon côté j'aurais tendance à penser que les gens qui sont esclaves en permanence de leurs émotions sont des malades mentaux... Aucun de nous deux n'a raison dans l'absolu, on a chacun nos biais de perception...
Bon j'avais une longue réponse mais ça a crashé.
Je ne provoque personne c'est juste mon ressenti.
Et il y a une marge entre ressentir vraiment les émotions sans chercher à la manipuler et en être esclave.
Votre approche:
Je me sens pas bien, pourquoi? Je médite j'observe, "j'embrasse" l'émotion pour l'attenuer et me sentir plus heureux (cf post original avec lequel vous étiez tous plus ou moins d'accord. Qui dit au passage que c'est un outil pour gérer les émotions. J'ai rien inventé, c'est comme ça que la majorité des gens utilise la méditation).

La mienne: je me sens mal, pourquoi? C'est un signal de quoi? J'identifie et je traite la cause et après je me sens mieux puisque plus rien ne me cause de quoi ressentir du négatif.
C'est pas parce que je ressens un truc que ça prend toute la place et si ça prend toute la place c'est qu'il y a un problème réel qui cause cet état. Mais c'est rare parce que c'est une question de volonté.

De toute façon je trouve que l'objectif et le moyen s'accordent mal. Et pour pas se laisser distraire par l'environnement j'ai un truc tout simple qui nécessite pas d'état second. Ça s'appelle la concentration. Ça nécessite juste de l'auto discipline.

Après c'est mon point de vue pour ma logique des choses et ma relation aux émotions.
Ça veut pas dire que vous avez tort ou que vous êtes tarés, pour moi, mais votre procédé me plaît pas. C'est comme si vous aimiez jouer de la main droite et moi de la main gauche. On arrive certainement au même résultat mais ce n'est pas équivalent...
Pour ceux qui veulent se mettre à la méditation ou qui n'en voient pas très bien les bienfaits, il y a un livre accessible et génial qui a déjà été évoqué à maintes reprises sur ce forum :
"Le pouvoir du moment présent" d'Eckhart Tolle, disponible en poche pour quelques euros dans toutes les bonnes librairies.

Edit : je me rends compte qu'il est déjà mentionné sur d'autres pages de ce post, sorry pour le doublon :D
Non mais la méditation pleine conscience c'est pas forcément poru tout le monde hein. Que ça soit Christophe André (psychothérapeute spécialiste de la pratique) ou Mathieu Ricart (moine bouddhiste), tous deux disent bien qu'il y a des personnes avec qui ça prendra jamais. Ce sont généralement des analystes, qui ont un besoin irrémédiable de comprendre.

Par contre, encore une fois je me dois de rectifier un point : il n'y a pas de tentative de pas se laisser distraire par l'environnement avec la médidation, c'est justement exactement tout le contraire.
Et c'est une technique de concentration, dont les points de focalisation peuvent être la respiration, les sons, le corps, les émotions... ou tout en même temps pour les plus entrainés.

Je serais enfin curieux de savoir comment tu traites une émotion type "jalousie", par la cause par exemple.
Avec des scies et des sacs plastiques?

J'ai pas un besoin irrémédiable de tout comprendre mais disons que je n'applique le cours d'action que j'ai décrit que quand effectivement une émotion me prend la tête et les tripes.
Le reste du temps je prends comme ça vient et je sais d'où ça vient aussi.
Et j'ai pas souvent besoin de traiter la cause. Juste de "prendre mon mal en patience" ou de dire "who cares?". Et c'est pas du refoulement. C'est ce que je ressens vraiment. Ou alors de ressentir le truc et de passer à autre chose quand c'est terminé.

(Pour l'environnement c'est rapport au post initial).
Onmyoji a écrit :Votre approche:
Je me sens pas bien, pourquoi? Je médite j'observe, "j'embrasse" l'émotion pour l'attenuer et me sentir plus heureux (cf post original avec lequel vous étiez tous plus ou moins d'accord. Qui dit au passage que c'est un outil pour gérer les émotions. J'ai rien inventé, c'est comme ça que la majorité des gens utilise la méditation).

La mienne: je me sens mal, pourquoi? C'est un signal de quoi? J'identifie et je traite la cause et après je me sens mieux puisque plus rien ne me cause de quoi ressentir du négatif.

(...)

votre procédé me plaît pas. C'est comme si vous aimiez jouer de la main droite et moi de la main gauche. On arrive certainement au même résultat mais ce n'est pas équivalent...

:? Et... pourquoi tu opposes les deux approches ?

C'est pas une histoire de jouer de la main droite ou de la main gauche. "Ton" approche, c'est surtout la manière dont tout adulte est censé gérer ses émotions.
C'est pas parce que je ressens un truc que ça prend toute la place et si ça prend toute la place c'est qu'il y a un problème réel qui cause cet état. Mais c'est rare parce que c'est une question de volonté.

(...)

Le reste du temps je prends comme ça vient et je sais d'où ça vient aussi.
Et j'ai pas souvent besoin de traiter la cause. Juste de "prendre mon mal en patience" ou de dire "who cares?". Et c'est pas du refoulement. C'est ce que je ressens vraiment. Ou alors de ressentir le truc et de passer à autre chose quand c'est terminé.
Alors tu es chanceux.

Ca n'a rien à voir avec la volonté, surtout quand tu sais comment fonctionnent les ruminations et les émotions.
J'oppose pas. Je pointe des différences. Pour moi ce procédé ne convient pas à mon fonctionnement interne et à ma conception de la manière de vivre avec des émotions.
Après je dis pas que ça m'est propre. Et apparemment beaucoup de gens sont pas toujours adultes à ce niveau là alors.

Pour la volonté si il y a beaucoup de ça. J'étais prompts aux ruminations jusqu'au jour où j'ai appris à reconnaître les trucs qui me faisaient vriller et à couper court dans ma tête. Ça prend jamais de l'ampleur. Ça devient pas insidieux parce que je les reconnais avant. Et j'intègre ou gère ce qu'il y a à gérer pour éviter ça.
Bah tu fais de la pleine conscience sans le savoir, alors. Reconnaitre le fonctionnement des pensées, des ruminations, c'est déjà de la pleine conscience :)
J'avais essayé la méditation après avoir lu Tolle (j'ai adoré certains trucs, d'autres pas)
Je n'ai jamais vraiment réussis. Ca me mets mal à l'aise.

Par contre, la méditation c'est pas forcément ne penser à rien comme bien trop le croient, plutôt, il s'agit de laisser aller ses pensées librement, de ne pas essayer de "contrôler". C'est entrer en conscience d'un maximum de mouvements cognitifs au sein de nous. Ce n'est pas forcément du "laisser aller".

Au fur et à mesure de ma vie, je me rends compte que j'ai une capacité d'écoute de moi même, que ce soit cognitif ou émotionnel, très développé; Le problème c'est qu'avant, ça me bloquais car je restait en observation et en attente, ce qui est LE gros défaut des gens qui sont comme ça.
La méditation sert pour certains à se débloquer. Mais il existe des tas d'autres moyens, que je pense en toute honnêteté plus difficile, alors que la méditation c'est à portée de main en quelque sorte.

Moi j'ai fait autrement, mais je pense que c'est à tenter.

Pour ce qui est de l'aspect "plein et détente", je trouve que le sport fait ça très bien aussi. Etre concentré sur sa respiration et l'écoute de son corps et rien que ça, se dépasser (mentalement), résister, y prendre du plaisir, c'est magique aussi.


Je trouve que le livre de Tolle offre un point de départ pour ceux qui s'y intéressent.
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