[A] Les trois cerveaux

Note : 130

le 10.05.2008 par okapi

40 réponses / Dernière par Tomby le 13.09.2011, 20h10

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
Je reprends ici une interview d'Henry Plée, un professeur de Karate qu'on ne présente plus, qui expose la théorie des trois cerveaux. Celle-ci me semble de nature à donner des clés sur de nombreux sujets évoqués sur FTS. Les questions et réponses originales sont en italique, mes commentaires en police normale.


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Q : La première question qui me vient à l'esprit est : pourquoi gardez-vous le silence... et pourquoi le rompez-vous parfois.

HP : Tout le monde le sait, au moins intuitivement, le silence est la seule bonne façon de faire les choses qui comptent. On se tait pour bien apprendre, pour bien travailler, et par pudeur. Car progresser et évoluer, c'est en définitive une aventure personnelle dans notre 'jardin secret". Parler à ce stade prouve une immaturité manifeste. Récemment j'ai lu une interview d'un ancien Directeur de la C.I.A. américaine, un administratif, qui disait que tous les "espions" étaient des perturbés mentaux immatures, qui ratent leur vie privée et auraient tout raté s'ils n'avaient pas trouvé cette façon de gagner leur vie. Sans qu'il soit nécessaire de nommer personne, tu as dû remarquer que ceux qui parlent ou écrivent le plus sont relativement médiocres, tant en Art Martial que dans la vie, et toujours dénigrent la compétition ou le combat réel... ou le terrain. Parce qu'ils n'ont jamais remporté le moindre combat dans un "moment de Vérité"... comme dirait "Karaté Kid"


Le silence est la seule voie qui permet d’accéder à nos différents niveaux de conscience. Il faut un certain silence, qui est en réalité une qualité de présence silencieuse, être simplement à l’écoute, pour entendre nos différentes « voix intérieures », et ainsi entrer en contact avec les ressources qu’elle rèvélent.

Henry Plée fustige ceux qui ne font QUE parler ou écrire ; il a lui-même beaucoup parlé et écrit pour enseigner…

D’ailleurs, passer son temps à la fermer ne rime à rien non plus, l’essentiel c’est de rechercher ces « moments de vérité », lorsqu’on est seul et à poil face à soi-même.

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Q : Je vois que nous retrouvons le franc-parler de Maître Plée...

HP : Je sais que beaucoup de pratiquants aiment que l'on dise pour eux des vérités qu'ils n'osent pas exprimer. Ce n'est pas qu'ils n'osent pas, ils ne peuvent pas. Moi, mon grand âge - que je ne ressens pas - mes grades et ma réussite, font que je n'ai à ménager personne et que je peux me permettre d'être honnête. Quand on commence à "avoir évolué", ce qui d'ailleurs peut n'être qu'un sentiment parfaitement subjectif, on est saisi par la difficulté d'en rendre compte, voire l'inutilité de parler de son parcours.


Certaines de ces « voix intérieures » sont socialement réprimées, et les exprimer est condamné. En outre certaines sont impossibles à verbaliser, à mettre en mots… Elles ne peuvent qu’être mises en acte. En ayant appris à les réprimer, nous avons formé notre Surmoi et ainsi notre personnalité, du grec « persona » : le masque que portaient les acteurs de théâtre dans l’antiquité.

Notre personnalité est ce masque que nous avons formé pour jouer notre rôle social. Certains ont un masque de battant, d’autres de nouille, ou de PUA, et d’AFC…

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Q : Oui, ce sera ma seconde question, qu'est-ce qui, dans votre parcours, peut être un enseignement pour les jeunes pratiquants?

HP : Les jeunes seulement ? Ce n'est pas gentil pour les moins jeunes, tu les considères comme des cas sans espoir ? Revenons au parcours. Chacun a ou aura plus ou moins le sien, comme chacun a ou aura plus ou moins son propre style dans l'Art Martial de son choix, puisque s'identifier totalement à un Maître est la preuve d'un manque de créativité. Faire des copies parfaites de la Joconde du Maître Léonard de Vinci n'est pas une preuve de talent, tous les appareils de photo le font, et mieux. Il y a de nombreuses "Histoires de Sagesse", que j'adore, tournant autour de cela. Tu en connais certainement. Leur intérêt, par rapport aux Fables, avec morale finale, est qu'elles sont drôles et touchent en profondeur des domaines autres que celui de l'intellect. Précisément le domaine que cherchent à toucher tous les vrais Arts Martiaux. Et chacun sait que l'intellect, la raison, la machine à penser, est le pire obstacle à l'efficacité, tant en défense qu'en "attaque-légitime-défense". Tous les instructeurs, à tous les niveaux, éprouvent le dilemme de parler "pour partager" leur émerveillement ou de se taire sur leurs découvertes tant qu’elles n'ont pas été maîtrisées. En outre il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas dire pour laisser une chance aux gens de les découvrir tout seul, et ainsi de pouvoir réellement les appliquer.


Le parallèle entre le Maître et le PUA me semble assez parlant…

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Q : Vous pensez que l'on ne peut réellement appliquer une technique que si on l'a redécouverte soi-même ?

HP: Voilà une bonne question. Mais expliquer pourquoi demanderait plusieurs revues. Je vais essayer d'être bref. Cela va paraître scientifique mais il faut y passer. Tout peut changer dans votre compréhension des Arts Martiaux si vous comprenez que l'on n'a pas 'un" cerveau, comme tout le monde le pense, mais trois cerveaux, ou si vous préférez un cerveau "triunique". Ils viennent des aléas de notre parcours évolutif depuis l'apparition de la vie animale en mer puis sur terre, il y a 400 millions d'années.


C’est l’une des métaphores issues de l’évopsy, enfin ici ce serait plutôt de "l’évoneuropsy". Cette métaphore des trois cerveaux s’appuie sur le fait qu’à chaque étape de l’évolution une nouvelle couche cérébrale apparaît, chaque fois plus complexe.

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Q : Quels sont ces trois cerveaux et leur intérêt sur le plan martial?

HP : Le premier apparu et qui existe encore dans notre crâne est le cerveau reptilien, et si tu préfères un nom scientifique : le paleo-cortex. Il a en charge notre survie, ne "parle" pas, et bien que petit il contient les "glandes" les plus vitales : hippocampe, amygdale, septum etc... Lorsque 1’on est attaqué avec menace de mort nous fonctionnons uniquement sur ce cerveau reptilien. Il concerne donc les Arts Martiaux de combat à mort, guerriers, Si je peux me permettre ce plée-onasme. Le second cerveau est le "mammifère", qui est au-dessus et autour du reptilien, scientifiquement c'est le cortex, ou cerveau "emotif" parce que s'y trouvent les émotions, la peur, et les Rituels animaux, qui comprennent les affrontements destinés à sélectionner les meilleurs reproducteurs. Lui aussi est silencieux. Les Arts Martiaux sportifs, conventionnels, en dépendent. Le troisième cerveau, le plus gros mais dont on n'emploie que 5 à 10% est le "cerveau moderne", neo-cortex dit aussi "supérieur" par suite de sa position et de ses possibilités, il parle, il lit, il raisonne, il est conscient et cela fait aussi de lui le roi des conneries, à cause de l'ego. Au point de vue vitesse d'exécution le plus rapide est le reptîlien, le mammifère est trois fois plus lent et le supérieur est dix fois plus lent que le mammifère, c'est à dire trente fois plus lent que le cerveau de survie, le reptilien. Tu comprends mieux, je pense, pourquoi l'enseignement martial de base est "le vide mental" ou le "non mental", ce qui permet au reptilien et éventuellement au mammifère de s'exprimer sans être ralentis par le cerveau "intelligent".


La différence de vitesse de traitement de l’information est due à l’augmentation de la complexité, et donc au nombre de connexions qui fonctionnent comme des nœuds, ralentissant la transmission. De plus chaque niveau charrie davantage de données contradictoires qu’il s’agit de résoudre pour pouvoir prendre une option (choisir, décidér, régler un problème, agir.)

La notion de rituel est importante, elle vient de l'éthologie (littéralement "science du comportement", essentiellement le comportement animal) et toutes les situations que l'on rencontre, de la décision d'opener jusqu'au Fclose peuvent être décrites en terme de rituels.

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Q : Je vois mieux l'intérêt de la connaissance de ces trois cerveaux sur le plan martial, mais si l'on s'arrête à la notion traditionnelle du "vide mental" en combat et de "silence" au Dojo, cela peut suffire.

HP: Tu n'as pas vraiment tort mais en sachant très bien comment ils fonctionnent on peut éviter des erreurs pédagogiques. IJ n'y a pas de professeur à 1 'Ecole ou au Dojo qui ne pense pas enseigner son art avec une pédagogie tout à fait intelligente. L'ennui c'est que c'est rarement le cas et surtout au Dojo. Mais, même avec un enseignement anti-pédagogique sur le plan martial, on peut arriver à se préserver Si l'on sait comment les choses se font dans notre tête.


La question se pose de manière récurrente sur FTS quant à la transmission des qualités d’un PUA. Ce n’est pas parce qu’il fait très correctement ce qu’il fait qu’il est en mesure de le transmettre, en effet. Mais la compréhension du fonctionnement de notre cerveau « trois en un » peut nous permettre de comprendre pourquoi, et plus intéressant encore, de retrouver comment et pourquoi ce que fait un PUA fonctionne.

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Q : C’est-à-dire?

HP : J'ai dit que les cerveaux reptilien et mammifère étaient silencieux et le supérieur parlait, donc raisonnait. En pratique tout "monte" du cerveau reptilien vers le mammifère puis le supérieur, ou du mammifère au supérieur, et jamais, je dis bien jamais, du supérieur vers le mammifère et le reptilien. Par exemple, si on vous insulte, si on vous humilie ou si on vous menace, c'est votre reptilien qui le reçoit comme une agression et sa réaction est toujours de fuir ou de tuer. D'ailleurs on dit 'le vais le tuer ce mec" sans le penser au niveau neocortex supérieur. Du reptilien la réaction monte au mammifère, centre des émotions, et cette pulsion de survie y est amplifiée ou freinée par la peur, la pitié, l'amour etc... La colère émotive augmente le désir de vengeance et de haine. mais s'intègre dans le cadre du Rituel où la loi, pour toutes les espèces, est "tu ne tueras pas un individu de la même espèce". Du reptilien l'influx nerveux est passé au mammifère qui le passe à son tour au neocortex qui va insulter - un rituel de provocation et d'intimidation mélangé - et réfléchir, soit à une stratégie de défense ou d'attaque, soit considérer les conséquences du passage à l'acte. Le comportement final sera le résultat des connexions reptilien-mammifère-supérieur, variable selon les individus.


En résumé :
reptilien = instinctuel,
mammifère = émotionnel,
humain/supérieur = intellectuel.

Chacun a son mode d’expression ! Le cerveau reptilien les forces instinctuelles de vie et de mort (impulsion de tuer ou de se reproduire), le mammifère les 5 émotions de base, et le supérieur utilise le langage. Mais à celui qui sait faire silence (calmer l’agitation des pensées verbales dans son esprit) et ainsi entendre ces « voix intérieures » sera ouvert les voies intérieures de ses ressources plus profondes, permettant de laisser s’exprimer ses énergies bloquées jusque là par la bienséance apprise par notre si supérieur cerveau « bien pensant ».

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Q: C'est ce qui se passe en combat?

HP : Oui. En Championnat on en reste généralement au mammifère pur, avec des montées mammifère-supérieur, mais ceux qui gagnent sont ceux qui se placent plus ou moins au niveau reptilien "tueur". Ce sont les plus agressifs qui gagnent, surtout dans les disciplines dites de "la main", Karaté et similaires, moins dans le Judo et les luttes similaires, comme le Sambo ou la lutte bretonne, car la lutte est le rituel de base de l'animal-homme. Mais en vrai combat de survie tout se passe au niveau du cerveau reptilien, et ce n'est qu'après que le cerveau mammifère reçoit l'influx. Tous ceux qui ont été menacés dans leur vie ont réagis au niveau reptilien, puis lorsque le danger est passé le cerveau mammifère s'est manifesté la sueur est venue, le cœur s'est emballé, et les jambes ont tremblé. Intéressant non ?


Comme l’auront compris les plus futés^^, la sarge est exactement comme un championnat. Celui qui en reste à son cerveau mammifère, en étouffant au lieu de la surfer l’énergie brute du reptilien, a tout de l’AFC, du gentil garçon bien socialisé… La sueur vient, le cœur s’emballe, les jambes tremblent…Le reptilien n’est même pas transgressif, il ignore même la notion de norme sociale ! Apprendre à le laisser s’exprimer sous contrôle du cerveau supérieur est la clé de l’action déterminée et efficace. Au passage, les forces instinctuelles du reptilien prennent la couleur émotionnelle du mammifère. Ainsi on peut combattre sans pitié mais avec compassion ; on peut sarger pour baiser mais avec émotion.

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Q : Oui, mais où est l'intérêt dans l'enseignement?

HP : Je ne voudrais pas trop perturber mais il me semble que ce doit être dit. Aux époques héroïques, en Asie mais aussi en France, lorsque j'étais pionnier, et aux USA où également vers les années 1949 mon ami Trias était pionnier du Karaté, lorsqu'un débutant arrivait au Dojo on lui demandait d'attaquer les Ceintures Noires comme il le voulait, puis ces Ceintures Noire bloquaient, se défendaient, mais sans attaquer. Ce 'baptême" était passionnant, les Ceintures Noires remettaient les pieds au sol et avaient souvent des surprises instructives, les débutants avaient confiance dans le Dojo. A la fin de chaque cours, le "Maître" prenait en ligne, l'un après l'autre, tous les membres du Dojo et les battait ou était parfois battu, mais dans ce cas il conservait son prestige... et l'entraînement suivant le membre qui avait battu le professeur avait intérêt à faire attention. C'était viril. C'était martial. Je doute que certains professeurs le fassent, même après avoir lu ces lignes.


Ne serait-ce pas ce qui manque au sein de la communauté aujourd’hui ? N’y a-t-il pas une sorte de bienséance ? Il y a les puas, les certifiés, les aspirants-players, les nouveaux… et c’est très bien d’ailleurs. Mais les anciens pleurent la spontanéité du début, n’y a-t-il pas un manque d’énergie quelque part ? Les « jeunes » qui vont sarger avec des « anciens » n’ont-ils pas trop de déférence, d’idéalisation… ? On est entre couilles et on y va quoi !

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Q : Je ne vois pas le rapport avec les trois cerveaux...

HP : Tu vois pourquoi il vaut mieux se taire. Il y a trop d'enseignements de base à expliquer, d'erreurs à rectifier, on a l'impression de verser de l'eau dans une cruche trouée. Bon. On continue quand même. Ces baptêmes de débutants et l'affirmation de la supériorité du professeur à la fin de chaque entraînement peut paraître rustique à ceux qui sont incapables de le faire, mais par cette "rusticité" on en restait au niveau du cerveau mammifère, avec parfois du reptilien, jamais au niveau cerveau supérieur. C'était donc du véritable Art Martial. Note qu'en Judo on faisait de même, les anciens du Sommerard en parlaient encore il y a quelques mois dans un repas d'anciens, à la fois bien sympathique et bien pénible. Certains avaient évolué vers le haut, drôles, sereins, de vrais sages, et d'autres avaient évolué vers l'amertume, étaient acerbes, avaient une sorte de mépris pour les jeunes pratiquants, qui n'ont rien d'inférieur aux anciens. Mais passons.


Je n’ai de leçon à donner à personne, je ne me le permettrai pas, mais si ce passage rappelle quelque chose à quelques uns… voyez si ça vous sert.

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Q : Comment devrait-on enseigner, selon vous?

HP: Pas selon moi... le vrai enseignement est connu. Il y a des fois où je me demande s'il n'y a pas mystification dans le sens "Pourquoi faire vite lorsque l'on peut faire lentement". Car en périodes d'enseignements accélérés, comme en temps de guerre, la formation de jeunes samuraï pour aller au champ de bataille par exemple, en un an on faisait progresser l'individu comme on le fait maintenant en cinq ou dix ans.


"Pourquoi faire vite lorsque l'on peut faire lentement" = tous les bons players ici le disent et le redisent, la sarge s’apprend sur le terrain. Aucun mot, aucune phrase, aucune verbalisation ne pourra jamais réveiller le serpent endormi… pardon, je voulais dire « le reptilien refoulé », on ne va pas attaquer tout de suite les images ésotériques ^^

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Q : Pourquoi?

HP : Parce qu'on inverse les choses. Je t'ai parlé des trois cerveaux. Tu as compris que l'action a sa source dans le cerveau reptilien, pour la survie, ou le cerveau mammifère, pour le Rituel, pour aboutir dans le cerveau supérieur, éventuellement car ce n'est pas nécessaire. C'est même plus nuisible qu'utile. Comme les Arts Martiaux de Dojo avec "Do" sont conventionnels et opposent un individu contre un individu, on est donc en Rituel. Dans l'enseignement "traditionnel" en fait faussement traditionnel - on commence par expliquer à notre cerveau "supérieur" ce que le cerveau "mammifère" ou "reptilien" doit faire. On "comprend" mais on ne peut pas "faire" parce que le cerveau "supérieur", intelligent, qui raisonne, ne peut absolument pas donner d'ordres ni d'indications aux cerveaux du dessous qui, eux, "font". Le cerveau supérieur peut, avec de l'entraînement, ne pas tenir compte des messages de peur, d'inquiétude, d'émotion, de recherche de plaisir (des 5 sens + sexe), envoyés par le cerveau mammifère et même par le reptilien, mais il ne peut rien leur "enseigner". Autrement dit, enseigner en expliquant en premier c'est, à coup sûr, ralentir la progression. Après chaque explication, le pratiquant essaie de répéter le mouvement, mais pour l'application il doit sentir et trouver l'opportunité. Autrement dit il doit oublier ce qu'il a appris "intellectuellement". En fait c'est en regardant les plus avancés et en subissant lui même qu'il apprend. Cette dualité retarde les progrès. L'idéal serait de montrer sans expliquer - ça le cerveau mammifère comprend - puis d'exécuter et de faire exécuter tout de suite en assauts, kumités ou randoris. Il y aurait des "fautes" selon le dogme ou le "canon" de la Discipline ou du Style mais il y aurait du vécu, c'est à dire des expériences répétées dans le temps. Et seul le vécu est engrangé dans la mémoire à long terme. Or, on le sait rarement, la mémoire à long terme est située dans le cerveau mammifère. La mémoire à moyen terme est dans le cerveau supérieur (c'est ainsi que l'on retient et oublie un numéro de téléphone). Et la mémoire à très court terme est située dans le cerveau reptilien. Quelques minutes à quelques heures après, ce dernier a tout oublié... comme un crocodile ou une tortue de mer qui fonctionnent avec seulement un cerveau reptilien.


Assauts, kumités, randoris = aborder, opener + socialiser, se bagarrer pour le close ^^

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Q : Donc, lorsque l'on nous enseigne des techniques sophistiquée de "self-défense" contre agression à risque mortel, elle concernent le cerveau supérieur et le cerveau reptilien, pour les explications (souvent oubliées immédiatement ou ne laissant qu'un vague souvenir... inutilisable) et les quelques gestes effectués après ? L'ensemble serait donc oublié quelques heures après ?

HP : Tout à fait. Je vois que tu commence à comprendre. Mais, pendant l'entraînement, le pratiquant a l'impression d'apprendre à survivre. Il ne réalise pas qu'après le cours il ne lui restera rien dans les cerveaux qui devraient avoir appris, tout est dans le cerveau "intelligent", une illusion. En fait, on n'apprend jamais vraiment "grand chose". Du moins pas de la façon dont ont l'imagine. Et ce qu'on apprend en Art Martial ne passe pas du tout par l'entendement et la parole. Pas étonnant qu'en cas d'attaque vraie, un Budoka gradé perde tous ses moyens, comme le premier passant venu. S'il n'a pas été mis KO ou n'a pas été tué, la première réaction "reptilienne" passée, il pourra parfois appliquer ses techniques sophistiquées, mais pas en réaction spontanée. C'est impossible. Elles sont trop élaborées pour les cerveaux primitifs. D'ailleurs si ces derniers étaient malléables à nos utopies ce serait un désastre. Notre bagage génétique, "animal" est inchangé depuis l'aube de l’homme et se transmet de génération en génération.


Bien plus que les techniques apprises, ce serait notre capacité de confrontation qui serait déterminante... Apprendre les techniques ne serait qu'un prétexte pour développer cette capacité de confrontation...

Là encore j'ai déjà entendu dire cela trés souvent par de trés bons players !

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Q : On ne va pas entrer dans la métaphysique biologique

HP: Moi je veux bien arrêter tout de suite, mais ce sont des prises de conscience élémentaires...


Hé oui… Autres prises de consciences élémentaires à partir de cette métaphore :

- Le niveau de testostérone produit compte moins que notre capacité à laisser s’exprimer cette testotérone… Inutile de rajouter du carburant si l’injection est bouchée ^^

- Cette notion des trois cerveaux recoupe très exactement les trois états du moi de l’analyse transactionnelle…

- Le patterning, la PNL, ont pour but d’endormir les réactions de défense du reptilien, court-circuiter les pensées du cerveau supérieur et laisser s’épanouir les émotions sexuées du mammifère.

- La timidité, la règle des trois secondes, les croyances limitantes..

- L'inné et l'acquis, l'instinct et l'émotionnel...


Autant de notions qui trouvent dans cette métaphore des trois cerveaux un support utile et pragmatique. Ce que nous verrons trés bientôt, en attendant je répondrai aux questions. :mrgreen:




Interview publiée dans la Revue Budo International de Novembre 1995.
directeur de la publication : Alfredo Tucci budo@dimasoft.es
Article en ligne : http://daojia.free.fr/philo/cerveau.htm
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Pour être plus concret, j'aimerai vous montrer en quoi cette métaphore des trois cerveaux est un schéma trés simple et pratique. Il peut même être considéré comme simpliste sur un plan scientifique, mais c'est une bonne carte qui s'articule trés bien avec la plupart des concepts exposés sur FTS.

Il faut bien comprendre que nous utilisons en permanence ces trois niveaux psychiques, et que selon celui qui prend le contrôle, nous réagissons fort différemment. Voilà pourquoi un player expérimenté peut se retrouver dans une situation d'AFC, tout comme un débutant de type Bob peut avoir ses éclairs de génie...

Je conseille de relire les deux meilleurs topics de cette section à l'aune de cette théorie, afin que chacun puisse identifier en lui ces trois niveaux de réalité. C'est se donner les moyens d'évoluer : s'observer, se connaître, utiliser ses ressources pour sarger et pour remonter la pente suite à un échec.


- "Souriez !" de Taurus

- "Le réveil du lion" de French Kiss
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"Souriez !" de Taurus

Taurus décrit l'arrivée sur FTS :
- désespoir
- désir de vengeance
- ego blessé.

A ce stade le cerveau reptilien est en sommeil, se contentant d'envoyer des signaux de détresse passifs (mal être général).
Le cerveau mammifère envoie des ressentis négatifs (manque d'amour, de sexe, perte d'énergie etc.)
Le cerveau supérieur, au lieu de mettre en mots ces ressentis, en fait des idées, des croyances ! ("les femmes me rejettent", "je ne pourrai jamais choper une HB" etc.)

Arrivé sur FTS, et découvrant une nouvelle vision des relations hommes/femmes, le désir de vengeance correspond au désir de reprendre le pouvoir (cerveau supérieur : décision à partir de nouvelles informations). Mais la seule énergie disponible est la frustration (cerveau mammifère : affectivité en demande).

Taurus a écrit :Alors il approche avec le désir de les voir réagir positivement. Au départ, son ego blessé par les humiliations et les râteaux se reconstruit en face de toutes ces filles qui le caressent, qui le regardent, qui le flattent qui lui sourient, le câlinent le supplient , le suivent. C’est la seule énergie qui le guide. Il croit être heureux parce qu’il met constamment des femmes sous son emprise. Ce qu’il ne sait pas c’est qu’il ne pourra fonctionner que tant qu’il aura ces réactions positives.
Les premiers progrés sont là ! Une nouvelle énergie nous guide, en effet : celle de la satisfaction de nos besoins affectifs et sociaux. La frustration quitte notre cerveau mammifère, fournissant de nouvelles données au cernveau supérieur - et ainsi de nouvelles croyances - "je suis le roi de la jungle", "je me suis élevé au-dessus des AFC" etc.

Mais il suffit en effet de réactions négatives pour voir s'effondrer le fragile édifice de ces ressentis et croyances construits sur l'autre ! Réaction négative, perte d'emprise = retour de la frustration. Le cerveau mammifère renvoie ses ressentis négatifs au cerveau supérieur, qui remet aussitôt en place ses croyances négatives : "tu vois bien, tu n'es qu'un raté !", voire "à quoi bon ?" etc.

Ces progrés ne sont que le premier pas d'un processus d'évolution. A ce stade nous dépendons totalement des poupounes, plus que jamais en fait. Voilà pourquoi bon nombre d'entre nous alternent entre relations de dépendances, OI, next...

Taurus a écrit :Je commence à peine à sortir d’une crise d’identité. Je suis arrivé ici en fin 2005 avec le but clair de coucher avec des tonnes de filles pour la renommée, et pour le plaisir que j’aurais à les humilier en leur faisant faire des choses sales. J’étais motivé par le ressentiment, alors j’y ai mis toute mon énergie, tout mon temps libre, toute la passion qu’il est possible d’avoir pour quelque chose. Je détestais les femmes, alors je prenais plaisir à les manipuler, à les faire souffrir, à les insulter, à coucher puis jeter. Je prenais plaisir à coucher avec des filles en couple. Bien des fois j’ai même cru être amoureux pour me donner bonne conscience.

Et puis peu à peu, tout s’est écroulé.
Portés par une énergie nouvelle, nous renforçons nos cerveaux mammifères et supérieurs = nous renforçons notre ego, notre image de soi, mais à condition d'en avoir toujours plus, ou d'avoir ce que nous voulons.

L'image de soi et l'identité sont deux choses trés différentes. Elles sont liées mais la première est sensible aux changements relationnels. La seconde est beaucoup plus stable. Une identité faible reste faible, même lorsque l'image de soi est boostée. Une identité forte reste forte, même lorsque l'image de soi est flinguée.

Taurus a écrit :Je croyais être un Dieu de la drague, et une fille que j’aimais bien a préféré sortir avec un pote afc. Je ne comprenais pas, je l’avais fait pleurer, elle m’avait invité au restaurant, et on s’était même embrassés à la sortie, et elle sortait avec LUI ? Je me suis mis à rechercher activement une LTR pour me venger, et mes résultats se sont mis à décroître. Je me trouvais une tonne de raisons au départ : les lyonnaises, ma couleur de peau, mon style de vie, etc.…En l’espace de quelques mois j’ai du éplucher toute la théorie la plus connue existante sur le net. Et un truc m’embêtait : il y avait des mecs gentils en LTR avec des bonnasses, et elles semblaient totalement sous leur emprise.

Je n’avais pas fait la différence entre faire semblant d’être indifférent pour provoquer une réaction, et être réellement indifférent.

Ceux qui arrivent loin dans le game font cette différence subtile, ils arrêtent de haïr les femmes et de rechercher leur admiration, leur respect ou leur validation.
Troisième stade décrit par Taurus : la réalité de ce que l'on vit, de nos expériences, oblige nos trois cerveaux à une cohérence. L'image de soi, alimentée par l'entourage, craque et recraque. La question de l'identité
se pose alors, et ce n'est pas un hasard que cela se fasse à travers une période de crise : c'est le réveil du cerveau reptilien, porteur d'une énergie primaire profonde.

Face au danger ressenti (ici celui de l'effondrement personnel), il mobilise nos ressources profondes. Celles-ci sont puissantes, et permettent un réaménagement beaucoup plus profond et durable de la réorganisation de nos trois cerveaux : ils deviennent cohérents et travaillent bien plus en harmonie ! C'est la congruence.

Taurus a écrit :Ceux qui ont la chance d’avoir beaucoup de succès rapidement arrêtent d’en vouloir aux femmes. Ils peuvent être dégoûtés, mais ils ne haïssent plus, ils deviennent indifférents. (...) Avoir une valeur supérieure, ce n’est pas être arrogant, avoir une valeur supérieure, c’est venir d’une position de complète satisfaction, et apporter la valeur que vous avez déjà aux autres.
Cette "complète satisfaction" provient de cette harmonie de nos trois niveaux psychiques, alimentée par une énergie débloquée, des ressources retrouvées. L'indifférence de Taurus est souvent mal comprise, il s'agit ici de cet état de bien-être solide où vous devenez indifférent aux blessures que les poupounes infligent à votre ego ! Vous ne cherchez plus à "faire", parce que vous vous sentez "être". L'envie remplace la frustration, et vous êtes irrigués par une toute autre énergie. VOUS NE DEPENDEZ PLUS DES FEMMES !

Taurus a écrit :Le game ne règlera pas les problèmes de confiance que vous avez, il les couvrira juste, et tant que les gens réagiront positivement, mais toute votre personnalité et la valeur que vous vous attribuerez dépendra de la vision des autres, quoi de plus effrayant ?
Effrayant en effet Taurus, mais tu le vois parce que tu es passé par cette dépendance, et tu l'as dépassée. Tu en as souffert et cela t'a obligé à puiser toujours plus loin dans tes ressources. Le savoir (intellectuel = cerveau supérieur) ne suffit pas.

Taurus a écrit :Imaginez le trouble de la fille en face d’un homme totalement inébranlable. Elle ne peut pas le mettre en colère, elle ne peut pas toucher son ego, elle se fâche, il garde le sourire, si elle dépasse les bornes, il la remet calmement à sa place, pas pour se venger, mais parce-quil se traite lui-même avec respect et en attend autant des autres. Il n’est pas arrogant, il n’essaie pas de la dominer, c’est elle qui n’arrive pas à prendre le dessus. En face d’un tel homme, elle s’autorisera à ressentir des choses
J'imagine parfaitement Taurus, mais impossible de faker à ce niveau là. Il s'agit d'une résonnance de personne à personne ; il faut avoir fait ce chemin, cette révolution en soi pour en arriver là.

Taurus a écrit :Parce que être positif avec des inconnus montre que les gens ont l’habitude de vous traiter positivement, le tout c’est d’être congruent. Le tout c’est de ne rechercher consciemment ou inconsciemment aucune validation que le fun du processus.
Cela signifie que notre cerveau reptilien ne ressent aucun danger face à une situation inconnue, que notre cerveau mammifère est alimenté en ressentis positifs régulièrement par notre entourage, et que notre cerveau supérieur a été débarassé de croyances négatives limitantes, mais également d'une forme d'agitation mentale qui bloque l'afflux de nos ressources...

Taurus a écrit :Souriez, la vie est belle, il y a tellement de choses à découvrir en si peu de temps. Ouvrez les yeux, appréciez l’instant présent, arrêtez de croire que niquer vous apporte de la valeur, alors que c’est juste un plaisir, comme manger. Soyez curieux du monde qui vous entoure, traitez vos amis et les femmes comme vos petits frères, et gardez en tête que personne d’autre que vous ne sait qui vous êtes. Il n’y a pas de on dit, de critiques, de jugements, il y a juste les autres qui voient que vous doutez sous la pression et qui doutent avec vous. La société en elle-même n’est pas une entité homogène, c’est l’aveugle qui guide l’aveugle.
Quatrième stade : "personne d’autre que vous ne sait qui vous êtes !" Ainsi les jugements de valeur n'ont plus de prise. Votre identité devenue forte, l'image de soi ne fait plus le yo-yo. Vous n'offrez plus de prise aux autres, car les failles de chacun de vos cerveaux ont été lissées, comblées.

Vous n'êtes plus manipulables car vous utilisez les normes sociales, mais sans vous y soumettre par peur :
Taurus a écrit :Vous êtes à l’origine de votre état d’esprit. Vous fixez vos standards, pas par ego, mais pour une certaine qualité de vie. Les autres n’ont pas le pouvoir de vous rendre heureux ou malheureux, arrêtez de le leur donner.

Souriez, maintenant.

A suivre : "Le réveil du lion".
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant par Pace
  • [+3] 100% d'accord par Jackson
  • [+2] Quelle patience ! par Krishna
  • [+3] Post de qualité par Yannou
  • [+3] A lire par marie
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"Le réveil du lion" de French Kiss

L'article de Taurus nous a permis de suivre le processus de fonctionnement de nos trois cerveaux lorsque nous évoluons positivement face aux défis de la séduction.

Pour L'article de French Kiss je reviendrai sur les points clés, je pense que le principe a été déjà bien illustré.

FrenchKiss a écrit :Un homme est le résultat de REVOLUTIONS INTERIEURES successives, qui le changent à jamais sans retour en arrière possible.
Toute évolution significative de l'un de nos trois cerveaux change l'ensemble.

FrenchKiss a écrit :Pendant des années on est une personne, avec son système de valeurs, ses croyances, ses (in)certitudes ... et un jour, on a un déclic, et tout change. Et on est quelqu'un d'autre.
Pas exactement une nouvelle personne, mais une version plus sage ( ou plus folle) et plus forte ( ou plus fragile) de la précédente.
Système de valeurs, croyances, (in)certitudes = cerveau supérieur, siège du langage. On peut en parler indéfiniment. Le fameux "déclic" est plus difficile à mettre en mots, car c'est quelque chose que l'on ressent. Il peut s'agir d'une émotion (cerveau mammifère) - mais nous savons assez bien les nommer - ou bien d'une sensation interne quasiment impossible à expliquer lorsque c'est le cerveau reptilien qui entre en jeu, en activant ou désactivant nos instincts fondamentaux. Ce déclic pourrait être la désactivation d'une peur primaire, par exemple, ce qui libère une certaine énergie qui se propage alors dans les deux autres cerveaux et les réorganise selon un nouveau paradigme : il n'y a plus de danger viscéral.

FrenchKiss a écrit :L'agneau malheureux
J'ai fait toute ma scolarité avec un an d'avance, me retrouvant avec des gens plus agés que moi : l'écart allait de 1 à 4 ans. A cet age-là, c'est énorme. J'ai très logiquement fini par forger la croyance (pas vraiment consciente) que ces gens là étaient plus expérimentés que moi et que leur avis prévalait sur le mien.

Ainsi, jusqu'à ce déclic qui a changé ma vie à jamais, je m'étais toujours défini en fonction de l'image que me renvoyait le regard "des gens".

Je cherchais à me structurer, à adapter ma personnalité, ma façon d'être, de parler, de bouger, de m'habiller en me basant sur ce qu'ils me renvoyaient (ou que je croyais qu'il me renvoyaient).

J'interprétais la moindre remarque comme le signe que quelque chose chez moi était PAS BON, et qu'il fallait que je change ça.
French Kiss décrit ici l'influence majeure du cerveau mammifère sur l'établissement des croyances du cerveau supérieur. Les rituels de reconnaissance "mammifère" deviennent des normes sociales (cerveau supérieur), le moteur en est l'affectivité du mammifère qui a besoin du troupeau pour assurer sa survie. Être rejeté signifie la mort pour notre affectivité de mammifère, ce qui active la peur fondamentale du reptilien.

Nous retrouvons tous ça à un moment ou à un autre quand il s'agit d'aborder une inconnue. Notons au passage comment se construit la croyance "je ne suis pas assez bon pour les autres."

FrenchKiss a écrit :A cette époque, j'étais terriblement malheureux, car totalement persuadé d'être totalement inadapté, à des kilomètres derrière les autres : je n'étais pas comme "tous les autres". Désespérément, j'essayais de suivre le mouvement, d'adopter les codes, les gestes, les attitudes... mais quoique je fasse, je me sentais toujours différent, maladroit, désassorti : j'étais le vilain petit canard, je ne trouvais pas ma place, je ne sentais pas l'harmonie.
L'harmonie, c'est "l'art de mettre ensemble". Une forme de congruence. Les trois cerveaux ne sont pas congruents, pas "assortis" en effet. Porter un masque qui ne nous va pas, et se sentir mal, c'est en fin de compte une chance. Si French Kiss avait réussi son assimilation dans le troupeau, il en serait resté là. Pourquoi aller chercher ailleurs ?

A moins que la volonté d'être soi fut déjà la cause de cette "incapacité" ?

Nos échecs d'aujourd'hui sont nos chances de demain, car ils nous obligent à remonter toujours plus profond dans nos ressources cachées.

FrenchKiss a écrit :Le déclic
Peu à peu, face au malaise que j'éprouvais (mon sentiment d'inadéquation, d'inadaptation, de culpabilité aussi), j'ai commencé à m'isoler, à devenir plus solitaire.
L'un dans l'autre, j'ai ainsi appris à devenir indépendant : avec du recul, ce fut une BONNE chose. En m'isolant des autres, j'ai ainsi appris à me connaître et à faire mes propres choix, en mon âme et conscience ... et ainsi, me forger des valeurs et des croyances qui m'étaient propres, fruit de mes réflexions et observations.
Nous retrouvons le silence qu'évoquait Henry Plée, condition sine qua non pour entrer en soi, à travers nos couches cérébrales. Le cerveau supérieur est lent, avec des connexions innombrables. Les chaînes neuronales s'agitent d'un rien et produisent un bruit neuronal énorme ! Alors les paroles d'autrui, leurs jugements, leurs raisonnements, la force de leur mental supérieur nous mettent dans un état d'agitation proche de l'affolement.

La solitude, le silence, permettent au cerveau mammifère de s'exprimer. Nous pouvons alors ressentir nos émotions réelles, non pas celles qui surgissent en réaction aux autres, et qui constituent notre cuirasse sociale. C'est d'ailleurs ainsi qu'on construit notre masque social, en réagissant à l'agitation ambiante. S'y soustraire, goûter à la simple paix d'être soi, et voilà que nous nous sentons enfin vivre. Notre cerveau mammifère laisse ainsi connaître l'un de ses cinq messages, que nous appelons émotions :

- la peur, qui nous dit quand il faut être prudent ;
- la tristesse, qui nous permet de dire adieu à quelqu'un ou quelque chose, alors que nous n'en avons pas envie ;
- la colère, qui nous donne la force de dire "Non !" ;
- l'envie, qui nous indique ce dont nous avons besoin ;
- la joie, qui nous montre que nous sommes sur le bon chemin.

FrenchKiss a écrit :Je ne me rappelle plus exactement le jour et l'heure de ce déclic, ni ce qui l'a déclenché.
Sans doute est-ce le fruit d'un processus amorcé longtemps avant, le fruit de petites observations, de plus petits déclics, comme un puzzle qui finit par se mettre en place tout seul une fois qu'on a toutes les pièces qui le composent.
French Kiss s'isole et modifie ses croyances à partir de ses expériences. On pourrait imaginer que dans ce silence salvateur il aie observé, en lui et chez les autres, que lorsque le cerveau supérieur grenouille d'idées, pour plaire au groupe, bien souvent il réprime ces 5 émotions. Or,

- la peur trop longtemps réprimée devient de la panique ;
- la tristesse trop longtemps réprimée devient de la dépression ;
- la colère trop longtemps réprimée devient de la rage ;
- l'envie trop longtemps réprimée devient de la frustration ;
- la joie trop longtemps réprimée devient de la jalousie.

FrenchKiss a écrit :Toujours est-il qu'un jour, j'ai eu LA révélation.


Ce jour là, j'ai soudain réalisé l'évidence : tous ces "autres", ces "gens", de l'avis desquels j'étais TOTALEMENT DEPENDANT : ils n'avaient rien de plus que moi. Plus que ça, j'ai réalisé que la plupart d'entre eux avait même plutot moins.

J'ai réalisé que beaucoup étaient des gens sans passions, ternes, paresseux, médiocres, sans étincelle, se pressant devant les fausses idoles (célébrité, paillettes, ...) et tournant le dos aux grandes questions de la vie. Sympathiques et de bonne volonté, certes, mais qui n'atteindraient jamais les sommets - qui n'y pensaient même pas.

Ces gens que je pensais plus savants, plus experts que moi, j'ai réalisé qu'ils étaient juste des gens, avec leurs faiblesses et leurs défauts...

... et que j'étais loin d'être le plus paumé.
Et French Kiss fait tomber les masques. Derrière, il n'y a que des gens comme lui, dans le fond. Il est loin d'être le plus paumé parce que dorénavant il voit l'illusion sociale. Il la voit car il n'en a plus besoin. Il s'est éloigné du troupeau, et il n'est pas mort. Il a reconnu sa différence, c'est à dire sa capacité à survivre, à exister par lui-même, sa capacité à être soi.

Mais il ne s'agit pas de philosophie ou de réflexions intellectuelles. Il s'est juste isolé, il a observé, et il s'est ainsi senti être lui-même. La peur tombe, et avec elle les illusions.

FrenchKiss a écrit :La métamorphose
Dans les quelques mois qui ont suivi, cette nouvelle information a RADICALEMENT changé la façon dont je percevais le monde jusqu'alors : j'avais une nouvelle vision de la façon dont tournait le monde autour de moi. Pour la première fois je VOYAIS et comprenais les lois de la nature.

Mes lectures et les discussions que j'ai eues ont confirmées tout ça : Nietzsche, Houellebecq... l'homme est un mouton, il est absurde, il erre sans but, il survit mais ne vit pas : il avance juste assez pour son confort, puis s'arrête quand il trouve de l'herbe.
Frigo, voiture, canapé, DVD, qui va gagner la Star Ac' cette année ?
Changement radical, nouveau regard sur le monde, en phase avec les lois de la nature... Aucun doute, le cerveau reptilien engourdi a été réveillé ! La peur de mourrir loin du troupeau, cette illusion sociale dans laquelle tant de gens restent pétrifiés, a été dissoute. En même temps que le bruit neuronal de notre mental, de notre intellect.

Ce dernier est un outil, et non une fin en soi. Alors French Kiss lit, mais maintenant son intellect est au service de sa conscience et vient la nourrir au lieu de l'asservir. Révolution radicale, les trois cerveaux sont maintenant alignés et vont dans le même sens : la conscience d'être soi, dans le monde.

FrenchKiss a écrit :J'ai compris que j'avais quelque chose d'essentiel, et que relativement peu de gens ont : un esprit indépendant et déterminé.

J'ai compris que je n'étais pas comme eux. Pas meilleur, mais différent. Et j'ai pu commencer à développer ma propre personnalité sans plus craindre leur regard.
Indépendant = prise de distance avec les normes sociales du cerveau supérieur, et donc avec les jugements de valeur. Voilà pourquoi il ne se voit pas meilleur, car il est détaché du jugement ; et donc il ne juge pas autrui. C'est toute la différence entre l'ego (maque social fort) et la conscience (dissolution des illusions).

Déterminé = capable d'aller chercher ses ressources propres. Serait-ce là la "survival value" ?

FrenchKiss a écrit :Les remarques, les vannes, les tirages de maillot : j'ai compris ce que c'était : de la PEUR.
  • Plus on s'éloigne du troupeau, plus ça inquiète ceux qui y restent. Et ils se mettent à bêler pour vous décourager et vous ramener dans les rangs.
Mais les bêlements des brebis ne me faisaient plus douter : j'avais réalisé que mon caractère n'était pas celui d'un mouton, mais celui d'un lion.
On ne peut pas dire ça plus clairement.

Ce n'est pas un hasard si French Kiss utilise comme métaphore de ce changement le passage de la proie au prédateur. La proie est féminine, elle s'abandonne, elle est dévorée. Le prédateur est masculin, il agit avec détermination, il prend et dévore.

Réveil des instincts bruts reptiliens intégrés dans l'émotionnel du mammifère, lui-même intégré dans la conscience de l'esprit :
FrenchKiss a écrit :Maintenant que j'avais compris que je n'appartenais pas au troupeau, un monde de possibilités s'étendait à mes pieds. Au dehors, étaient d'autres lions, d'autres esprits fiers et libres, indépendants, décidés, éclairés.

J'ai compris que je devais suivre non pas le chemin du troupeau, mais celui que j'avais envie de suivre : les lions ne suivent pas les sentiers tracés, ils vont là où les portent leur instinct de lion.
Limpide...

FrenchKiss a écrit :Lion ... mais pas parfait
Tout lion que je me sens être, je sais aussi que je ne suis pas parfait et accompli pour autant : je suis juste un jeune lion qui n'a pas fini d'apprendre et de progresser.

(...) Alors je ne suis véritablement devenu un Homme que le jour où j'ai VU le troupeau et que j'ai réalisé que je n'en faisais pas partie.

Le chemin ne s'arrête pas là, je continue d'avancer là où me porte mon instinct et où me guide ma sagesse, mes deux crocs les plus tranchants; je n'écoute plus les bêlements.

J'essaie d'être un bon lion.
Réveil qui donne l'impulsion de départ, c'est en effet une sorte d'initiation personnelle dont il s'agit. French Kiss décrit tout cela avec humilité car il est conscient que c'est un début, un départ.

Il ne joue pas le gourou "arrivé", car tout ne fait que commencer. Il y aura d'autres révolutions, d'autres réveils, car maintenant qu'il connaît le chemin, il sait (ou pressent ? peu importe) que dorénavant il peut évoluer consciemment.


En résumé :
FrenchKiss a écrit :Ce qu'il faut en retenir
1. Donnez vous les moyens de sortir du troupeau, et faites-le
2. Ne faites plus attention à ce que pense le troupeau
3. Mais ne choppez pas la grosse tête pour autant : tout ce que vous avez fait est sortir du troupeau et vous libérer de son influence. Il vous reste encore à dompter votre instinct et suivre votre voie.
Selon la théorie des trois cerveaux :

1. Dégagez-vous des jugements sociaux = faites le silence, faites taire le cerveau supérieur et son agitation.
2. Dégagez-vous de la peur d'être seul = laissez le cerveau mammifère vous délivrer le message de vos émotions, n'en ayez pas peur, utilisez leur puissance.
3. Laissez tomber l'ego = soyez créatifs et non réactifs, pour laisser le cerveau reptilien se déployer et vous remplir d'énergie brute.

FrenchKiss a écrit :Ca sert à rien de VOULOIR être le lion si on est PAS le lion.
En revanche, VOULOIR sortir du troupeau est ce qui fait la différence.
Méditez un peu là dessus.
Autrement dit la volonté du cerveau supérieur ne peut faker le sursaut du cerveau reptilien, il est nécessaire de faire le premier pas : le silence. Et ainsi être à l'écoute de soi, du monde.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] CQFD ! par Syphil
  • [+2] Merci ! :) par Artback
  • [+1] Très intéressant le 03.03.12, 01h03 par Tomby
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"Le réveil du lion" est le premier topic où j'ai posté sur FTS. Ce fut le début de beaucoup de réflexions et d'expériences, et aujourd'hui je repars encore, d'une nouvelle manière. Cet article de French Kiss fut pour moi une invitation à un voyage.

Mes articles ici sont longs, je le sais.

Mais ceux de Taurus et de French Kiss le méritaient bien. Ce n'est pas un hasard s'ils ont recueilli vos suffrages, leurs résonances en vous méritent toute votre attention.

Nos deux héros de ce voyage ne se reconnaîtront peut-être pas dans cette lecture ; néanmoins je n'ai pas trouvé de meilleures descriptions pour illustrer cette théorie simple mais aux possibilités si vastes.

J'ai voulu proposer une carte ; il vous reste à explorer le territoire.

Vous avez le fil d'ariane, mais débusquer le minotaure reste votre choix.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Intéressant par JackWelch
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Je reviens sur ce sujet car j'ai lu ceci (ici) :
Ockwick Méthode Gunwitch2 a écrit :Où aller à partir d'ici?

Quels sont les faits? Qu'est-ce qui rend un homme attirant ou repoussant?

Quels niveaux d'attirance existent, et quelles conditions doivent être remplies pour être attirant, et dans quel ordre?

Quels "éléments repoussants" doivent être évités à tout prix?

Je vais énumérer tous ces éléments, premièrement du côté biologique, puis social, puis "conscient".
Il est intéressant de retrouver ici cette notion des trois cerveaux, qui reste bien sûr une métaphore, mais qui représente un schéma fonctionnel. Tout ce que dit Gunwitch à ce sujet est conforme à ce schéma !


Pour rappel :
reptilien = instinctuel = "biologique",
mammifère = émotionnel = "social",
humain/supérieur = intellectuel = "conscient".

Chacun a son mode d’expression ! Le cerveau reptilien les forces instinctuelles de vie et de mort (impulsion de tuer ou de se reproduire), le mammifère les 5 émotions de base, et le supérieur utilise le langage. Mais à celui qui sait faire silence (calmer l’agitation des pensées verbales dans son esprit) et ainsi entendre ces « voix intérieures » sera ouvert les voies intérieures de ses ressources plus profondes, permettant de laisser s’exprimer ses énergies bloquées jusque là par la bienséance apprise par notre si supérieur cerveau «bien pensant».



Il utilise également une autre métaphore, celle du soleil intérieur :
Ockwick Méthode Gunwitch2 a écrit :Le Soleil

Premier item sur le menu, le Soleil. C'est le début d'une métaphore, lisez attentivement et la métaphore aura du sens plus tard.

Votre vie. Comment vivez-vous ? Que faites-vous ? Qui êtes-vous devenus ?


Nous retrouvons ici les questions de French Kiss ; "lion", "soleil" - et bien d'autres images - renvoient à ces notions de force, d'énergie, de lumière.

Les pistes clés qui se dégagent alors pour évoluer sont :
- calmer son esprit,
- dialogue intérieur,
- travail sur les émotions,
- travail sur les croyances.

Je voulais au départ mettre des liens vers les posts qui traitent de tout cela. Mais il y en trop, trop différents, chacun reflétant l'expérience personnelle de leurs auteurs. Comprenez le schéma global, les points clés, et voyez comment ils vous servent. Adaptez-les à votre personnalité, à vos intérêts, à vos conditions de vie. Cherchez et forgez vos propres outils !

Car aprés tout :
Ockwick Méthode Gunwitch2 a écrit :Je voulais aussi vous donner un exemple de l'application de ces principes pour vous aider à développer votre propre méthode à partir de ces faits de base. Une fois là, vous pourrez utiliser l'induction en vous basant sur vos propres succès et râteaux. Seulement à ce point est-ce que la modélisation a du sens, car autrement les interactions entre 2 personnes spécifiques sont si compliquées qu'elles sont impossibles à prédire. Mais avec l'inférence on peut y arriver, à prédire les grandes lignes.

En passant, pour les bornés : je ne prétends pas avoir inventé quoique ce soit de ce que j'ai décrit dans ce guide.

Existe t'il des raccourcis ?

Oui !!

Mon préféré, celui qui m'a fait faire un immense pas en avant : Ayez envie de baiser !
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Lorsqu'en travaillant sur soi on parvient à ressentir briller ce "soleil" et qu'il resplendit enfin en projetant sa lumière et sa chaleur tout autour de soi, les affirmations de Gunwitch se vérifient enfin et de nombreuses femmes sont attirées le plus naturellement du monde. Les planètes tournent autour du soleil...


Cependant la 6ème leçon de Pook révèle que
Pook a écrit :(...)Malgré ça, il échoua misérablement.

Avec celle-ci, il avait essayé les fleurs. Avec celle-là, il avait essayé des petits cadeaux. Avec une autre encore, il avait même tenté des bonbons.
Dans les conversations qu'il échangeait avec elles, il s'accordait avec tout ce qu'elles pouvaient lui dire. En ce qui concerne son emploi du temps, il remettait tout ses rendez-vous, et ce qu'il avait à faire d'important en fonction d'elle et de ses caprices. Chaque femme devenait son soleil, et sa vie entière tournait en orbite autour d'elles.


Chercher ce soleil à l'extérieur de soi (chez une femme) est une impasse, car c'est avouer implicitement qu'il ne brille pas en nous. C'est bien souvent ce qui nous amène sur ce forum.

Dans un second temps, on attire les femmes et beaucoup de choses intéressantes se passent ! Mais la "rechute AFC" et autre One-Itis consistent tout bêtement à voir en elle ce qui brille en nous, projeter sur elle notre soleil, et ainsi le faire passer de l'intérieur à l'extérieur...

C'est lui abandonner notre trésor intérieur. A ce moment-là elle s'en va, tout simplement car nous n'avons plus rien à lui donner. En orbite autour d'elle, nous redevenons une planète parmi d'autres. Notre lampe éteinte, elle part se réchauffer ailleurs.

Il s'agit alors de reprendre l'ascencion depuis l'endroit où nous avons dégringolé, et apprendre à ne plus abandonner ce feu intérieur. Rester le prix, c'est rester le centre. Au centre de soi. C'est la seconde partie du voyage, et c'est là la 6ème leçon de Pook sur les 12...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Tout à fait ! par marie
[img]http://img171.imageshack.us/img171/3984/signatureftstu1.png[/img]
wow je croix voire la lumiere universel,cet article me met carrement sur le cul,on partent de ma propre experience c'est a 80% vrai et encor j'ai pas tous vue,c'est tres revelateur sur notre personnalité et sa t'ouvre de nouvelles portes,de nouveaux horizon
chapo a toi FK et taurus
ps:a lire et relire
Bien plus que les techniques apprises, ce serait notre capacité de confrontation qui serait déterminante... Apprendre les techniques ne serait qu'un prétexte pour développer cette capacité de confrontation...
J'adore cette phrase. Sûrement parce que c'est vers cette confrontation que je me concentre en ce moment....
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] 100% d'accord par marie
Merci pour cette corrélation entre les 3 cerveaux et les leçons de FTS,

on dénote dans ces textes la supériorité de l'EGO dans nos actions quotidiennes, et notre incapcité à laisser place au silence, aussi bien par la parole que pas nos pensées.
quelques pas j'associe la parole/pensées/mental a la manisfestation de l'EGO, cela est très réducteur je l'avoue mais quelque part ce n'est pas totalement faux.
combien de fois notre EGO sous l'émotion nous a poussé à couper la parole pour sortir une débilité qui placé au mauvais moment peut blesser votre interlocuteur. Si nous avions appris a nous taire, ou simplement a laisser nos pensées couler.. nous ne passerions pas pour des "bip" ( auto-censuré)

Pour revenir au sujet, se taire ou bloquer le cerveau supérieur, peut s'avérer utile lors d'une rencontre, combien d'hommes ne savent toujours pas qu'il vaut mieux écouter ce que les femmes ont a dire que de parler de sa passion des motos ou de leur équipe de foot!
Combien de femmes trompent leur mari car elles manques d'attentions et d'écoutes.. Be Aware !


Pour en revenir au texte de Maitre Plée, il explique qu'apprendre des techniques compliqués ou toutes faite s'avèrent pas approprié dans le contexte d'une agression.. et qu'il est plus pratique d'enseigner a la dure, c'est à dire mettre les nouveaux directement en situation contre les ancien, ceci faisant plus appel au cerveau reptilien..
En gros s'entrainer devant son mirroir a répéter des phrases ou des techniques toutes faite nous sera pas très utile sur le field car le cerveau reptilien sera actif a ce moment..
Donc vaut mieux s'entrainer directement sur le field ( go sarger les gars!!) mais attention a ne pas hésiter comme le dit Mystery sinon on passe au cerveau mamifere et donc on se fige!! tout devient logique !! mortel !!

désolé je comprend au fur et a mesure que j'écris et je viens de m'apercevoir que je n'ai que répété ce que tu avais deja dit..
je ne fais pas parti des plus futés T_T
Comme l’auront compris les plus futés^^, la sarge est exactement comme un championnat. Celui qui en reste à son cerveau mammifère, en étouffant au lieu de la surfer l’énergie brute du reptilien, a tout de l’AFC, du gentil garçon bien socialisé… La sueur vient, le cœur s’emballe, les jambes tremblent…Le reptilien n’est même pas transgressif, il ignore même la notion de norme sociale ! Apprendre à le laisser s’exprimer sous contrôle du cerveau supérieur est la clé de l’action déterminée et efficace. Au passage, les forces instinctuelles du reptilien prennent la couleur émotionnelle du mammifère. Ainsi on peut combattre sans pitié mais avec compassion ; on peut sarger pour baiser mais avec émotion.
bon répété 2 fois ça peut etre utile pour ceux qui n'ont pas remarqué! :roll:


pour me faire pardonner voici un petit texte de Mathieu Ricard sur la Nature de l'esprit la où notre cerveau supérieur crée ses pensées égoïc:


Lorsque l'esprit s'examine lui-même, que peut-il apprendre sur sa propre nature ? La première chose qui se remarque, ce sont les courants de pensées qui ne cessent de surgir presque à notre insu. Que nous le voulions ou non, d’innombrables pensées traversent notre esprit, entretenues par nos sensations, nos souvenirs et notre imagination. Mais n'y a-t-il pas aussi une qualité de l'esprit toujours présente, quel que soit le contenu des pensées ? Cette qualité, c'est la conscience première qui sous-tend toute pensée et demeure tandis que, pendant quelques instants, l'esprit reste tranquille, comme immobile, tout en conservant sa faculté de connaître. Cette faculté, cette simple «présence éveillée», on pourrait l'appeler « conscience pure » car elle peut exister en l'absence de constructions mentales.

Continuons à laisser l'esprit s'observer lui-même. Cette « conscience pure », ainsi que les pensées qui surgissent en elle, on en fait indiscutablement l'expérience. Elle existe donc. Mais, hormis cela, que peut-on en dire ? Si l'on examine les pensées, est-il possible de leur attribuer une caractéristique quelconque ? Ont-elles une localisation ? Non. Une couleur ? Une forme ? Non plus. On n'y trouve que celle qualité, «connaître», mais aucune autre caractéristique intrinsèque et réelle. C'est dans ce sens que le bouddhisme dit que l'esprit est « vide d'existence propre ». Cette notion de vacuité des pensées est certes très étrangère à la psychologie occidentale. A quoi sert-elle ? Tout d'abord, lorsqu'une puissante émotion ou pensée surgit, la colère par exemple, que se passe-t-il d'ordinaire ? Nous sommes très facilement submergé par cette pensée qui s'amplifie et se multiplie en de nombreuses autres pensées qui nous perturbent, nous aveuglent et nous incitent à prononcer des paroles et à commettre des actes, parfois violents, qui font souffrir les autres et seront bientôt pour nous une source de regret. Au lieu de laisser se déclencher ce cataclysme, on peut examiner cette pensée de colère pour s'apercevoir que dès le départ ce n'est « que du vent ».
Où suis-je? Quand étais-je? Où serai-je?
Ici et Maintenant.. Le moment présent...
Je pense que tout le monde comprend ce que tu veux dire, même si on peut distinguer le mental de l'ego. Ces deux instances psychiques sont interreliées de manière assez serrées de toutes façons.

J'aime beaucoup le texte que tu cites. Je me rends compte que l'un des effets de la lecture de FTS sur moi, entre autre, est de me permettre de retrouver une énergie de détermination lorsque j'en ai besoin...

Ce topic est assez long et fastidieux à lire, mais je vois qu'il est apprécié. J'ai voulu contribuer à donner quelques outils simples pour tous ceux qui veulent évoluer. Merci à ceux qui le lisent et en font leur profit !

:)
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Je pensais ne plus poster mais une petite entorse s'impose, brève.

Dans l'ensemble ce que dit ce gars est intéressant et fondé. Juste quelques nuances de mon point de vue. La plus importante est liée à son affirmation suivante : "On se tait pour bien apprendre, pour bien travailler, et par pudeur."

Et là, tout dépend de ce qu'on veut apprendre. Il est prouvé que la meilleure manière d'apprendre est d'enseigner. Et enseigner, bien souvent, implique de ne pas se taire justement.
Pour les arts martiaux, par contre, c'est évident : il faut se taire et ressentir les mouvements.

Enfin, le lien entre les "trois cerveaux" me pose problème. Il y a une autre théorie qui confronte plutôt deux cerveaux : le droit et le gauche. Le problème n'est pas là toutefois. Je trouve que les liens qu'il fait sont limités notamment concernant la connexion unidirectionnelle du reptilien vers le supérieur... Et on pourrait, presque, résumer son point de vue à l'inutilité du supérieur.

Les trois semblent utiles alors que ces propos me laissent à penser que le supérieur serait comme une tumeur à abattre !

Ces propos n'en restent pas moins intéressants mais de là à partager son point de vue... pas pour moi !
La vie est un voyage, choisis le tien !
Insader a écrit :tout dépend de ce qu'on veut apprendre. Il est prouvé que la meilleure manière d'apprendre est d'enseigner. Et enseigner, bien souvent, implique de ne pas se taire justement.
Pour les arts martiaux, par contre, c'est évident : il faut se taire et ressentir les mouvements.
Tout à fait d'accord avec toi Insader, cet article traite essentiellement des arts martiaux. Le parallèle me paraît intéressant avec la sarge, dans la mesure où il s'agit d'intégrer des comportements et non des savoirs.

Insader a écrit :Enfin, le lien entre les "trois cerveaux" me pose problème. Il y a une autre théorie qui confronte plutôt deux cerveaux : le droit et le gauche.
Plus que de vraies théories, ce sont plutôt deux métaphores. Aucune n'est plus "vraie" que l'autre, elles décrivent des logiques différentes, sous des angles différents.

Insader a écrit :Le problème n'est pas là toutefois. Je trouve que les liens qu'il fait sont limités notamment concernant la connexion unidirectionnelle du reptilien vers le supérieur... Et on pourrait, presque, résumer son point de vue à l'inutilité du supérieur.
On n'a jamais réussi à "reprogrammer" le cerveau reptilien, ça par contre ça reste juste.

Le cerveau supérieur est loin d'être inutile bien sûr, l'accent est mis ici à l'importance qu'on lui donne sur tout le reste. Henry Plée prône un fonctionnement en harmonie, qui désinhibe la capacité d'action. D'où ton sentiment bien compréhensible, mais ce n'est pas ce qui est dit.

Insader a écrit :Les trois semblent utiles alors que ces propos me laissent à penser que le supérieur serait comme une tumeur à abattre !
Les trois sont utiles, tu as raison. Dans ce qui nous intéresse ici c'est en quoi ne se fier qu'au cerveau supérieur ne permet aucune véritable évolution. La "tumeur à abattre" n'est pas notre cerveau supérieur, mais notre fixation sur lui, et le déni des deux autres.

Insader a écrit :Ces propos n'en restent pas moins intéressants mais de là à partager son point de vue... pas pour moi !
Ton avis illustre un peu ce qu'il décrit en fait. Tu ne te réfères qu'à ton cerveau supérieur, et ce que tu dis est pertinent, donc rien à redire... Mais si tu en restes là tu passes à côté de l'essentiel : laisser tes pulsions profondes et tes émotions venir nourrir ta pensée. C'est le message de cet article, et je pense que tu es d'accord là-dessus. Mais tout cela est dur à décrire par des mots.

Cet article est long, et pas mal "théorique", c'est pourquoi j'ai voulu l'illustrer par les posts de FK et de Taurus qui sont beaucoup plus vivants et beaucoup plus "parlants".

Merci pour ton avis critique Insader, personne n'en avait encore posté. :)
[img]http://img171.imageshack.us/img171/3984/signatureftstu1.png[/img]
Pour ceux qui veulent creuser le sujet de ce topic, j'ai trouvé ce lien intéressant :

http://www.volodalen.com/15psychologie/ ... ogie20.htm


Vous trouverez en outre l'arborescence suivante, où chaque rubrique intègre les précédentes :

o l'être biologique
o l'être social
o l'être réfléchi
o être calme
o l'être spirituel
o l'être sportif



Et le premier qui dit que c'est vachement mieux expliqué sur ce site que dans mon topic, je le lamine ! :mrgreen:
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  • [0] Très intéressant par marie
[img]http://img171.imageshack.us/img171/3984/signatureftstu1.png[/img]
Ca c'est de l'article qui en bouche un coin !

Ce qui est très rafraichissant c'est le côté "La seule chose à apprendre c'est qu'il n'y a rien à apprendre" la vraie difficulté étant d'oublier tout ce que le cerveau supérieur croit savoir, du moins de trouver le bouton Off.
Et comme souvent comme pour toute théorie, notion ou philosophie renfermant en elle une vérité fondamentale ça te donne l'impression de retrouver cette vérité partout autour de toi.

Ca peut expliquer la différence fondamentale entre un mec perçu comme un grand fauve et un nice guy perçu comme un petit caniche, lequel est un prédateur et lequel est une proie ? Les filles auront du mal en réalité à expliquer pourquoi l'un semble plus viril que l'autre, et pour cause, c'est le cerveau reptilien, celui inapte à la parole et dont par conséquent on ne peut verbaliser les impulsions, qui agit de la part du mec viril trouvant un écho chez celui de la fille qui va réagir à ce signal de reproduction, lui donnant l'envie de baiser. D'où aussi le fossé énorme entre ce qu'énoncent les femmes par rapport à ce que pense le cerveau supérieur et ce qui les attirent réellement.
L'afc lui pourrait presque s'appeler l'arc, average refouled chump, tant il est refoulé et frustré, parce que justement il refoule son envie de baiser BESTIALEMENT les femmes, ce n'est pas très poli d'apres le manuel du parfait romantique, mais tout le monde sait que le romantique ne baise pas de toute façon c'est pour ça qu'il écrit des poèmes à la con :mrgreen:


Ca peut aussi expliquer la peur du nice guy d'aborder, d'avancer en terrain "sauvage" pour chasser, il refuse d'être un prédateur et s'enferrera dans des sarges sécurisées où invariablement il finira toujours par devenir la proie, celui qui réagit qui se fait remplir (eurk) par l'autre, et non le prédateur.
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  • [+2] Tout à fait ! par okapi
Il y a deux choses que je ne tolère pas. Les personnes racistes envers les personnes de cultures différentes. Et les Hollandais.
Tout à fait Syphil disais-je, et comme tu le dis très justement
Et comme souvent comme pour toute théorie, notion ou philosophie renfermant en elle une vérité fondamentale ça te donne l'impression de retrouver cette vérité partout autour de toi.
Ceci dit vu tes posts sur les relations toxiques, il est évident que c'est pile le genre de schéma qui te parle en ce moment :)

J'ai posté tout ceci en espérant que cette représentation permette à un maximum de players de devenir réellement des affranchis. Et que le "game" soit joué à fond, et que la vie elle-même redevienne un jeu. Un grand jeu !
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Pour résumer :

S'affranchir de notre environnement social, c'est dissocier son intellect des pressions et croyances sociales. C'est commencer à penser par soi-même et pour soi-même.

On retrouve alors, dans la couche "au-dessous", nos émotions. Les intégrer c'est les accepter, les ressentir, puis poser les enjeux : quelles relations ont été nourrissantes ? Quelles relations ont été toxiques ? Quelles sont les émotions bloquées que je dois libérer ? Quelles sont mes "affaires en cours" encore en suspens ? (autrement dit : ai-je quelque chose d'important à dire à quelqu'un ?)

S'affranchir ainsi de nos émotions bloquées, les EXprimer pour qu'elles cessent de s'IMprimer, nous donne l'accès à la couche en dessous : notre instinct. Il se manifeste par une montée obscure et orageuse qui semble menacer notre petit ego et notre petit monde. Notre Ombre enchaînée va, telle le redoutable Taï Lung de Kung Fu Panda, se libérer et semer un certain effroi. Beaucoup font tout pour ré-enchaîner leur énergie brute, par peur. D'autres lâchent prise et assistent à l'ébranlement, voient les poutres solides de leur psychisme tenir le choc, et les poutres branlantes s'effondrer. La peur s'infiltre comme l'eau, mais celui qui a la force de sa confiance dans le processus va en être un simple spectateur et non s'en rendre victime.

L'illusion sociale se craquèle, et l'on comprend alors pourquoi dans le I-Ching le trigramme "chen", le tonnerre, est appelé "l'éveilleur".

Les structures précaires et limitantes de notre psychisme sont ainsi balayées, notre énergie de vie (appelée "via" en grec, qui donnera le terme "violence" ensuite) va suivre nos structures fortes et expansives et ainsi les vivifier. C'est ainsi que notre énergie instinctuelle remonte à notre conscience.

Elle se colore en passant par le champ émotionnel, et chacune de nos émotions résonne alors de son message propre. Nous ne pouvons plus esquiver dès lors l'envie, la joie, la colère, la tristesse ou la peur. Un partenariat d'authenticité avec nous-mêmes vient d'être signé. Nos relations sont le reflet de notre état interne, la vanité devient une souffrance car nous ne pouvons plus assumer de nous trahir. Nous ne pouvons plus accepter l'humiliation. Nous ne pouvons plus accepter les flatteries qui corrompent la conscience de soi. Les mondanités sont perçues pour ce qu'elles sont : une forme d'agitation mentale et de dissimulation. De l'énergie refoulée et brimée.

Nous ne refoulons ni ne brimons plus la nôtre... Elle remonte dans le champ de l'intellect et vient féconder l'Esprit. Nos rêves sont parfois puissants et limpides malgré leurs formes abstraites, notre intuition se développe et les faits lui donnent raison. Nous savons lorsque notre mental veut nous faire mentir, mais l'Esprit en nous est éveillé et reste le gardien bienveillant. Nous nous surprenons à penser, dire ou faire des choses étranges qui sonnent curieusement juste dans telle ou telle situation. Notre intention se projette de manière directe et claire dans notre réalité.

Nous nous voyons devenir accro à la vérité, à la joie et à l'amour. Car nous voyons que chacun mène à l'autre. Et que cette triade nous mène toujours plus loin dans notre désir d'évoluer, de toujours créer une version plus grandiose et plus magnifique de nous-mêmes. Nous voyons à quel point nous sommes ce que nous faisons aux autres. Et ce que nous partageons avec eux. Nous voyons surtout que la meilleure manière d'obtenir quelque chose est de le donner à un autre. Nous créons VRAIMENT notre réalité !!

Puis tout dans notre réalité semble vouloir nous démontrer le contraire, mais nos énergies instinctuelles, émotionnelles et intellectuelles au service de l'Esprit nous portent jusqu'à bien des réalisations.

La vanité fait son retour : "vois comme tu réussis, quel homme tu es devenu !" Les femmes mouillent à notre passage et se donnent avec facilité. Les portes du business s'ouvrent aussi facilement. L'ego revient en force et tente de rafler le tapis...

Mais notre énergie diminue, notre esprit s'embrouille et nos émotions se taisent à nouveau...

Deviendrions-nous possédés par nos propres créations ?

Celles-ci nous apparaissent ternes, la fête est devenue une routine... Comme Conan qui, libéré de la roue, se retrouve à nouveau enchaîné sur l'arbre mort = symbole de la mort de l'Esprit.

Fin d'un cycle.

Une petite, toute petite voix, qui n'était plus perçue depuis longtemps revient alors nous titiller : "n'as-tu rien oublié en route ?" Alors nous cherchons, cherchons, remuons notre conscience, notre mémoire, nos relations... Puis l'éveilleur apparaît à nouveau sous une forme quelconque (dans le film Conan le Barbare, il s'agit de son compagnon archer car les flèches représentent les messages des dieux dans la mythologie.)

Mais cette fois il ne s'agit plus d'un ébranlement, mais d'un simple réveil. L'Esprit réveille l'esprit endormi, ce qui est toujours symbolisé par une mort et une renaissance (ou résurrection.)

Un nouveau cycle du processus d'ascension commence...

"Lorsque le disciple est prêt, le Maître apparaît."
(dicton Zen)



Note : Conan le Barbare, Kung Fu Panda, comme beaucoup de succès, parcourent les arcanes de notre mythologie universelle. Prêtez attention à ces histoires qui éveillent l'Esprit, l'énergie en nous. Laissez-les agir en vous car ce sont de puissants storytelling :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] A lire par Lenny2stras
  • [0] +1 par F0xtr0t
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:lol: j'ai les larmes aux yeux tellement c'est beau!!!! J'ai l'impression d'être un héros en lisant ça!! N'empeche, au fond, je trouve que c'est une belle aventure humaine un mec qui part de très bas et qui petit à petit retrouve son chemin et parvient finalement à émerger et s'accomplir en dépit de toutes les chaines qu'il a aux pieds...

Tu décris tres bien le processus...

Edit: je relis ton post, en même temps que je lis d'autres sites, et le livre de susan f... "comment se libérer des parents toxiques".

J'ai l'impression que tous se rejoints, que tout ça prend place logiquement dans le puzzle.

Pour aller dans ton sens, nous devons fuire nos compulsions, et obéir à nos pulsions.

Les pulsions sont toujours accompagnée, de nouveauté, de peur, de honte, de transgression, de désordre, de souffrance car elles font remonter blessures anciennes enfouies et les émotions associées refoulées. Elles nous emmènent vers la vie, l'energie, nous réconcilier avec nous-même, nous retrouver, ...

Les compulsions sont l'antagonisme, elles nous emmènents si on les suit vers le conformisme, la répétition, elles sont rassurantes car ce sont des systèmes de protection qui un jour ont eu leur utilité par le passé, elles mettent à l'écart blessures anciennes ainsi que les émotions associées que l'on a refoulé... Elles semblent nous mener à l'équilibre, je dirai plutôt l'immobilisme, la satgnation, l'enfermement dans une prison intérieure, elles nous rassurent car nous éloigent de nos peurs, mais nous entraînent directe vers la mort. En les suivant toujours, nous pourrissons, nous perdons l'energie vitale, le lien profond entre notre conscience et notre moi profond car elles rejettent une partie de nous. à terme, c'est le cul-de-sac et la dépression grave assurée.

Quand on a compris ça, on se dit qu'au fond, on a plus trop le choix, il faut aller vers la lumière. Et le seul chemin pour y aller, c'est suivre ces pulsions, et pour cela, il faudra affronter ses peurs.
Cette théorie est fausse ! Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cerveau_triunique
Le concept du cerveau triunique est contesté par Michel de Pracontal dans son livre L'imposture scientifique en dix leçons. La théorie des trois cerveaux est une métaphore vulgarisée par Arthur Koestler. Le cerveau humain est présenté comme une analogie métaphorique d'un empilement de couches géologiques, de "sédiments" de structures cérébrales abandonnés par l'évolution.

Ce modèle est aujourd’hui unanimement rejeté par la communauté scientifique qui conçoit les aires cérébrales comme des ensembles en interaction où aucune zone ne correspondrait une fonction déterminée, ce qui n'empêche pas la partie paléontologique et évolutive de la théorie d'être exacte.[1
Attention à bien vérifier vos sources (surtout dans le domaine de la PNL), si vous voulez un site sérieux et très ludique sur le cerveaux : http://lecerveau.mcgill.ca/

Kiwi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Boulet le 27.08.11, 09h34 par LittleNeapolis
LeKiwi a écrit :Cette théorie est fausse ! Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cerveau_triunique
Sur la même source que celle que tu donne, je cite :
wikipédia a écrit :Développée par Paul Mac Lean en 1970, cette vision de l'organisation neuroanatomique n'est pas une affirmation scientifique mais un outil théorique.
Hors c'est bien comme cela que c'est utiliser dans cette présentation, comme outil théorique pour nous permettre d'avancer.
Hé!!! Y a plus d'petits enfants sages!!!
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