Petite causerie autour du sexe

Note : 60

le 28.04.2013 par Spring

48 réponses / Dernière par Spring le 28.05.2013, 17h19

Le forum sexualité de FTS est accessible ici : http://www.frenchtouchseduction.com/forum-sexualite-positive
Avant propos

Intentions

Mon ambition est de créer un post fleuve sur des discussions portant sur la sexualité. J’espère y ajouter régulièrement de courts articles qui correspondrait à des réflexions personnelles sur la question que j’espère être des départs de discussions générales. A priori, rien n’est hors sujet, tant que l’on parle de près ou de loin de sexe. En fait, j’ai hésité à en faire un blog, mais plusieurs raisons me poussent à en faire un fil de discussion sur FTS, notamment et principalement parce qu’après des années du butinage sur le site, j’avais envie de proposer un vrai contenu, léger, discutable et critiquable mais un contenu néanmoins. Je n’ai jamais pris ce qu’il y avait sur le site comme parole d’évangile, mais il m’a néanmoins aidé à évoluer dans ma vision de la séduction. A mon tour, j’ai envie d’apporter une contribution.

D’où je tire le conneries que je vais vous raconter.

Dès mes 6 ans, au moins, je pratique la masturbation et j’étais dès lors envahit de fantasmes sexuels. Depuis, mon intérêt pour la sexualité n’a fait que croître, et a travers des confidences sur l'oreiller et des témoignages récoltés sur Internet, je me suis construit une vision assez large et largement iconoclaste de la sexualité. (Petite anecdote: je sais qu’il de bon ton, ici de dénigrer Doctissimo. Et effectivement , c’est une source de conseil assez médiocre... Par contre, c’est un source de témoignages intimes inestimable! A travers l’anonymat d’internet, les gens peuvent raconter des choses qu’elles articuleraient difficilement devant une personne physique. J’ai pour ma part trouvé des richesse cachés a travers le monceau de message que j’ai pu lire et une plongée dans l’intime comme il en est rare d’en trouver par ailleurs.). Depuis maintenant quelques années, c’est à travers le libertinage que je peux découvrir d’autres sexualités et d’autres visions.

La guerre des sexes n’aura pas lieu : mon placement idéologique.

A priori, mes posts pourront avoir l’air de coup de gueule. Ils ne devraient certainement pas être lu comme une attaque envers un sexe ou l’autre. Dans ma construction mentale, l’essentiel des problèmes de la sexualité sont le produit de la civilisation patriarcale, avec deux points principaux:

1) La répression de la sexualité féminine et la négation (voir le déni) de leur désir.

Nous sortons de plusieurs millénaire de répression sexuelle de la femme. Cette affirmation ne doit évidement pas faire oublier que sa situation a été fluctuante à travers le époques, mais elle permet de rappeler vite fait d’où l’on vient, et quelle comportements plus ou moins fossilisés de cette période sont à l’oeuvre aujourd’hui. (D’autant que le 19ème siècle bourgeois fut un période atroce concernant cet aspect.) Rappelons aussi qu’aujourd’hui la liberté des femmes est une notion encore abstraite dans une portion conséquente de la population mondiale. Tout ça pour dire qu’encore aujourd’hui, le regard sur la sexualité féminine est très différent de celui porté sur celle des hommes. C’est un réalité complètement internalisée par les femmes et qu’elle retransmettent avec un enthousiasme fatiguant: les femmes qui cherchent a s’en extraire devront tout aussi bien se battre contre le regard de hommes machos que contre le jugement un tantinet moutonnier d’une partie conséquente de la gente féminine. C’est aussi un boulet qui va freiner la femme dans la découverte de son désir et de son plaisir, qui va bloquer sa parole et la pousser à s’auto-censurer.

2) L’homme virile et son impossible remise en cause.

La sexualité masculine est autant valorisée que la féminine a été combattue. La sexualité est, chez les hommes, un élément essentiel de leur construction sociale. Les concours de bite, celui qui pisse le plus loin, le récit de de ses conquêtes, la perte de sa virginité, les commentaires grivois sur les demoiselles sont des éléments essentiels de la construction d’un homme et du regard qu’il va hériter de la part des ses congénères. Les performances sexuelles sont ainsi un élément très important dans l’ego d’un homme. Et toute remise en question de ces fameuses performances sont vécues comme un attaque très profonde de sa valeur en temps qu’homme. Une discussion sérieuse autour du sexe peut ainsi devenir une source d’anxiété voire de souffrance.


Nous voici donc avec un couple typique où l’homme n’ose aborder le sujet du sexe par peur des remarques dévirilisantes qu’il pourrait recevoir, et où la femme cache ses fantasmes pour ne pas passer pour une nympho. Tu m’étonnes que les problèmes de discussion dans le couple soient si communs!


Note: Ce que je viens d’écrire est une caricature avec des éléments du réels que j’ai volontairement grossis et simplifiés. Elle n’est ni exhaustive, ni immuable. Mais je vous assure qu’elle reflète des situations bien réelles.


Tout ceci pour dire que je ne suis pas là pour jeter la pierre à l’un des deux sexes mais bien pour dénoncer (dans le confort de mon salon) un système de pensée que je rêve de voir disparaître aux oubliettes. Au moins, c’est dit.


Prochain épisode: l’initiation des femmes ou l’impossible casse-tête.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] La suite, vite ! le 28.04.13, 20h23 par Fonk
  • [+3] Intéressant le 29.04.13, 11h17 par FK
  • [+1] Bonne idée ! le 30.04.13, 13h32 par Lanzana
  • [+1] Intéressant le 30.04.13, 19h20 par Bouba
L’initiation des femmes ou l’impossible casse-tête.

En parcourant un fil de discussion ou des femmes parlent de leur découverte de l’orgasme, une réalité m’a soudainement frappée.

Une femme que je devine libre, autonome, conquérante et franchement avide de sexe expliquait ingénument qu’elle avait découvert l’orgasme vaginale à l’aide d’un homme qui lui a apprit à découvrir son corps. A priori c’est une histoire familière, très familière, voir trop familière. Évidemment, elle ne m’a pas surprise: j’ai été dans certains cas un initiateur qui a apprit à plusieurs femmes à découvrir leurs orgasmes.

L’idée générale est de réussir à créer un climat de décontraction qui permet à la femme d’assumer ses envies et de lâcher complètement prise, insouciante du jugement qu’elle sait bienveillant de son compagnon de lit. Il faut créer une ambiance de détente, encourager chaque évolution positive, se donner du temps, avoir toute la nuit devant soi et savoir qu’il y en aura d’autres pour recommencer et se perfectionner. Ne rien dramatiser, rester cool et zen, ne rien dire de blessant. Et prendre son temps. Beaucoup de temps.

C’est sympa, mais un peu casse-couille quand on le fait avec plusieurs filles à la suite: on s’en prend à rêver de tomber sur une prête à l’emploi... J’avais même fait le voeu, à un moment de ne plus me poser avec les femmes de moins de 25 ans, pour filtrer un peu. Finalement, quand j’ai rencontré ma compagne actuelle, elle avait 24 ans... et tout à apprendre en terme de sensation. Mais son enthousiasme pour le sexe (et mon envie de faire ma vie avec elle , qui n’était d’ailleurs pas étranger à ce dit enthousiasme) m’ont pousser à refaire ce chemin intérieur avec elle.

Mais revenons à mon propos initial.

Aujourd’hui, trop souvent une femme a besoin d’un homme pour découvrir son propre plaisir. Et laissez moi exprimer mon ressenti: “Non mais, c’est quoi ce bordel ?!”

Déjà qu’on est censé être moteur dans l’acte de séduction, mais il nous faudrait en plus être le précepteur es sexualité de ces dames? C’est trop demander qu’elle prennent les choses en main des fois? Surtout pour un truc aussi personnel! Bon, à leur décharge, j'admets qu’elles ne sont ni encouragées dans cette voie ni guidées. L’information est éparse, jamais réellement intelligemment rassemblée, et surtout complètement submergés par des bêtises et des fausses informations constituées d’a priori stupides et sexistes et de conseils répétées en boucles par des ignorants, le tout formant une espèce de sous-culture informelle qui tient lieu d'éducation sexuelle à une portion conséquente de la population.

Mais la situation est encore plus terrible pour les hommes. Non seulement l’accès à une relation sexuelle tient du parcours de combattant pour beaucoup au début de leur vie, mais ils ont aussi la tâche d’apprendre à la personne du sexe opposée comment apprivoiser son propre corps qu’ils doivent donc connaître mieux qu’elle! Et évidemment, les informations pour les aider ne sont pas plus disponibles que pour les femmes (par contre, et c’est un point important, leur ego et leur attachement à leur compagne vont être des moteurs puissant pour chercher à s’améliorer dans ce domaine. Je le sais, je l’ai fait...). Personnellement j’ai eu de la chance de faire les bonnes rencontres qui m’ont aiguillés dans les bonnes direction, mais je sais que ma découverte de la sexualité aurait été très différentes sans celles-ci.


Where do we go, from here?


Après ces observations que pouvons nous proposer?

1) Mesdames, prenez les choses en main. Vous êtes les premières responsables de votre sexualité, et votre plaisir ne fait pas exception à la règle.

2) Messieurs, nous n’en aurons jamais assez fait pour connaître ce monde qu’est la sexualité humaine. Gardons une attitude d’éternels apprentis en ce domaine en apprenant de concert avec nos partenaires

3) Il est plus que temps qu’une information de qualité émerge enfin pour guider les esprits curieux en ce domaine. Ce forum peut en être une partie du support.


A vous!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Intéressant le 29.04.13, 11h17 par FK
  • [+1] Constructif le 29.04.13, 23h41 par Fonk
  • [+1] A lire le 30.04.13, 13h35 par Lanzana
  • [+1] Intéressant le 30.04.13, 18h32 par amelia
  • [+1] A lire le 30.04.13, 19h21 par Bouba
  • [+3] A lire le 21.08.14, 22h58 par wayl
Ton sujet m'a beaucoup interpellé, je ne savais si j'étais vraiment d'accord ou pas.
Et je crois que tu as raison, la plupart des femmes attendent qu'un homme connaisse mieux leur propre corps, leur fasse découvrir l'orgasme. Je pense que c'est en grande partie du au fait que nous sommes dans une importante période de transition dans la liberté sexuelle féminine.

En tant que jeune fille de 18 ans, je vais essayer de donner ma vision des choses, mes doutes, peut-être que ça aidera à comprendre certains aspects. ça risque d'être un peu brouillon, pas très organisé mais tant pis.

Tout d'abord, je place le contexte, parce que je pense que beaucoup de facteurs, sociaux, religieux, familiaux peuvent intervenir dans la construction de notre vécu et de notre vision de la sexualité, avec en prime le décalage entre les deux. Je viens d'un milieu social aisé, bon lycée, bon dossier scolaire, une famille très ouverte où je parle de tout, éducation religieuse catholique plus par tradition familiale que par véritable croyance (en tout cas à l'époque, mes questionnements métaphysiques et religieux ont pris une autre tournure cette année). Je ne me suis jamais trouvée très jolie, complexée (même si objectivement, y a pas de quoi, mais bref). J'attire sans le chercher, plus par le fait que j'ai le contact très facile qu'autre chose je pense. Surtout mon regard sur mon corps a été déformé par de nombreux problèmes de santé qui ont finit par me faire détester ce corps qui me faisait mal, que je ne controlais pas, dans lequel je ne me reconnaissais pas. Le sport m'aide, courir surtout, et le krav maga, qui est devenu une façon de me battre contre moi-même. J'ai touché le fond quand mes problèmes de santé ont commencé à m'empêcher le sport, là c'était de la haine, ni plus ni moins. J'explique tout ça, parce que je pense que l'image que l'on a de notre corps n'est pas constituée uniquement par le reflet du miroir, mais aussi par ce qu'on ressent, sur ce qu'il nous fait vivre, et le lien étroit qu'il existe entre physique et psychisme. Quand j'y réfléchis, j'ai toujours eu un rapport de force avec mon corps, le faire plier sous ma volonté, courir 2h par jour et toujours plus pour sentir la douleur, phénomène lié à mon rapport particulier à la nourriture, lui-même du à des insécurités affectives qui s'effacent de plus en plus. Donc, oui, tout est lié, il y a une rapport de cause à effet réciproque entre les deux. Sans oublier la pression des magazines, des filles très minces (presque anorexiques dans mon milieu), ce qu'on pense être l'idéal masculin. Et ce rapport au corps qui va influencer pour la majeure partie notre sexualité.

D'aussi loin que je me souvienne, le sexe n'a jamais été tabou chez moi, et j'en ai toujours parlé facilement. Et pourtant, je me suis souvent sentie tiraillée. J'en parle facilement avec mes amis, sans pour autant parler de moi, et ça choque, les jeunes de 18 ans que je rencontre n'en parlent pas, ils rigolent quand je commence une discussion là-dessus. Pour être plus précis, ils n'en parlent pas en conversation "mixte" (filles-garçons). J'en parle avec des copines et encore, c'est souvent difficile. Et j'en parle avec des mecs, parce qu'ils savent que je ne suis pas du tout gênée par le sujet. Et là, je suis obligée de constater quelque chose. Pour les filles, je suis délurée, extravertie, allumeuse aussi pour certaines, alors que je ne parle jamais de mes propres expériences. Mais rien que le fait que je puisse aborder le sujet devant des mecs, c'est déjà quelque chose. Pour les mecs, je suis libérée, extravertie, et une majorité croit que j'ai une sexualité complètement dingue, voire une fille facile, alors qu'une fois de plus, je ne parle jamais de moi. Toutes ces personnes ont entre 16 et 20 ans. Et ils sont finalement tous un peu à côté de la plaque me concernant. Je suis curieuse, ok, extravertie, ok, mais je n'ai pas une sexualité de dingue. Non, je suis plutôt du genre à attendre le bon mec, voire d'être amoureuse. Pourtant ce n'est pas l'envie qu'il me manque d'avoir des plans Q, mais c'est encore en contradiction avec ma vision des choses. Je suis restée ancrée dans mon monde des bisounours. Et d'un autre côté, j'ai plein de fantasmes, envie de tester des choses, je pense que le sexe est une composante essentielle du couple. Sauf que pour les gens que je côtoie, ces 2 principes ne sont pas associables. Alors quand je rencontre un mec qui me plait, je suis obligée de me demander quelle vision il va avoir de moi si je parle du fameux sujet. Je ne veux qu'il pense que je suis une sainte, mais je veux qu'il comprenne que c'est quand même quelque chose d'important pour moi, tout le problème est là, comme si une fille, encore aujourd'hui, doit choisir entre la putain et la fille sage et coincée. Et je ne me retrouve dans aucun des deux.

Pour faire le lien avec ton sujet, je pense que ce climat n'encourage pas à la découverte de soi. C'est dans l'idée générale qu'un mec se masturbe, ça ne choque personne. C'est dans le domaine du secret pour les filles. Pourtant, l'accès à l'orgasme, au plaisir, à la découverte du corps, de ses zones érogènes passent par la masturbation. Finalement apprendre à ne pas avoir honte de ça, que ça semble naturel devrait être entrer dans le mœurs, et pourtant on en est loin. La libération sexuelle s'est arrêté en chemin et les clichés ont la vie dure. Les filles sont vues comme de petits être fragiles, qui mangent une pomme et une salade, écoutent de la poésie et ne se touchent pas, attendant sagement le prince charmant qui leur fera découvrir le saint graal du plaisir en leur arrachant de petits gémissements tout mignons et féminins, juste ce qu'il faut dans la délicatesse pour encourager leur partenaire. De l'autre coté, il y a la fille voluptueuse, qui mangent sans problèmes des pates, du chocolat, qui danse le tango et crie de plaisir lors de la jouissance grâce à une sexualité pourquoi pas avec quelques tendances de domination. Je caricature complètement et malgré tout, j'ai la sensation que les hommes de ma génération ont ces deux modèles dans la tête. Et je suis bien embêtée parce que je me retrouve dans les 2 et que la plupart des hommes découvrent qu'on leur a menti, les femmes sont beaucoup plus complexes que cela, comme nous découvrons qu'il n'y pas que des connards et des mecs gentils, d'où création de grosses incompréhensions. Sur le plan sentimentale, sexuel et identitaire, parce qu'il est difficile de comprendre qui l'on est dans tout ça. Faire le tri entre notre identité propre et nos rôles sociaux. Sartre disait "L'enfer, c'est les autres", il n'avait pas tort. Nous sommes tous effrayés par l'image que nous renvoyons, nous correspond-elle? définit-elle ce que nous sommes? Parce que quand on se plie aux règles sociétales ou qu'on se révolte, qu'on le veuille ou non, il y a toujours un message inconscient pour ces autres. Parce que nous sommes des êtres de société et que nous avons besoin des autres. Alors je me sens tiraillée entre deux modèles, celui des magazines où l'on nous dit d'assumer notre sexualité et ce que ça impliquerait comme image. On nous parle de sextoys, et on rêve de cendrillon. Je crois que la réalité est là, on veut jouir et être respectée.

Donc se libérer de cette attente masculine du plaisir serait la découverte du plaisir seule. Et c'est évident que la pression serait surement moindre pour les hommes. Et là encore, contradiction quand tu nous tiens, j'entends beaucoup de mecs dire qu'ils sont perdus dans cette nouvelle société, de l'indépendance féminine. Qu'ils ne trouvent plus leur rôle de mâle, parce que les codes ont été bousculés. Ici, je ne peux répondre et si certains veulent réagir, c'est avec grand plaisir.
Tous ces chamboulements ont changé la donne, et ajouter à cela le fait que les féministes nous ont abandonnées. Oui, le féminisme n'a plus de modèle ou de visage contemporain. Je suis féministe, je suis pour la libération de la femme mais j'ai envie de vomir quand je vois ce qu'est le féminisme en France, une histoire de "mademoiselle", quand les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes pour des postes équivalents, quand le mariage forcé existe, et je passe sur l'état déplorable de la condition féminine dans la plupart du monde. Ce mouvement qui devrait nous guider, nous aider dans ces bouleversements qui ont un impact sur toutes les sphères de nos vies, nous a lâchement abandonné, nous laissant seule à essayer de trouver une solution, parfois idéale pour nous-même, mais bien souvent bancale entre la lecture du Elle, de Cosmo et des grandes féministes historiques. Avec la sensation d'une révolution sexuelle arrêtée en cours de route, qui n'a pas vraiment réussi à se débarrasser des carcans qui nous empêchent de bouger librement.

Voilà pour mon coup de gueule. Mais pour en revenir, pour l'avoir vécu, j'ai eu le malheur de parler justement de masturbation une fois au lycée et bien tout le monde en parlait. Moi je m'en fichais, je n'avais pas avoir honte et on pouvait bien jacasser, ça ne m'atteignait pas. J'ai senti ce malaise et toutes ces filles qui disaient en public "ha non, moi jamais, je sais ce que je dois faire pour faire plaisir à mon copain, c'est l'essentiel", et ça, c'était le discours des plus téméraires qui osaient ouvrir la bouche. Les autres se taisaient. Je n'ai jamais vraiment compris ce qui était gênant. Pour moi, c'était l'une des clés pour accéder ensuite au plaisir à deux, avec mon copain quand je me sentirai assez en confiance.
Mais il faut croire que le plaisir doit avoir quelque chose de honteux pour les filles, élevées dans l'idée que la mesure est la façon correcte et acceptable de vivre. Donc jouis mais pas trop fort. Parce que si tu ne couches pas, tu es mal vu aussi. J'ai lu des témoignages de filles qui à 18 ans s'inquiètent d'être vierges, et c'est la réalité. Parce que s'il est de bon ton de ne pas trop se laisser aller, il est aussi socialement correct d'avoir des rapports pas trop tard. Savoir tout de suite comment faire une fellation, comment donner du plaisir à son copain. Si le porno fait des ravages chez les garçons, leur faisant adopter une image erronée de la sexualité, cette observation est de plus en plus vraie chez les filles.

Souvent dans FTS, je lis "arrêter d'idéaliser les femmes", et c'est un soulagement de lire ça. Nous avons nos défauts, nos doutes et nos contradictions, comme vous.

Au final, au milieu de tout ce chaos, partager entre mon image de fille romantique qui se délecte en lisant Bérénice, élevée à coup de Cendrillon, qui adore les comédies romantiques, et la fille que parle sexe sans complexe, le plus important est d'être en accord avec soi-même, ne pas perdre de vue que le sexe, c'est du partage mais aussi et surtout du respect.

Alors oui, les orgasmes c'est génial, non je n'attends pas un mec pour les découvrir, je suis indépendante, romantique, culcul, combattante, et j'ai envie d'un mec viril, gentil et respectueux, comme beaucoup de filles de ma génération, même si trop peu en parlent. Et au même titre qu'on ne peut pas demander à l'autre de nous aimer quand on ne s'aime pas soi-même, on ne peut pas demander à l'autre de tout nous apprendre. Il faut se prendre en main un minimum et être active dans sa propre sexualité.

Je me suis lachée sur ce post, il y avait beaucoup de choses que j'avais envie de dire depuis un moment, tout ceci n'est que ma vision des choses, j'ai encore beaucoup à apprendre et je suis sure que mon discours évoluera avec le temps, c'est à ça que servent les expériences après tout. Et je tacherai de ne pas oublier de me remettre en question. Désolée Spring, je suis certainement allée trop loin dans le racontage de vie et l'étalage d'opinion :oops: , j'accepte les remontrances.

Amélia

PS: Tant qu'on y est, je tiens à remercier la majorité des forumers de FTS, j'apprécie la qualité de vos posts, la maturité, le respect et la capacité de remise en question dont la plupart font preuves. Au plaisir de vous lire encore longtemps :lol:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Post de qualité le 29.04.13, 21h57 par Brazil
  • [+1] Constructif le 29.04.13, 22h12 par Bumble
  • [+2] Intéressant le 29.04.13, 22h40 par Spring
  • [+1] A lire le 30.04.13, 00h38 par NewStart
  • [+2] Ca va mieux en le disant le 30.04.13, 02h02 par Démosthène
  • [+1] Pertinent le 30.04.13, 17h14 par Kanna
  • [+1] Très intéressant le 30.04.13, 19h19 par Bouba
  • [+1] Intéressant le 02.05.13, 01h26 par michel10
  • [+1] Intéressant le 03.05.13, 14h38 par Prune
  • [+3] Merci ! :) le 21.08.14, 22h57 par wayl
  • [+1] Intéressant le 23.08.14, 01h01 par Pignole
" J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé." M

"-Alors on y va?
-Allons-y "
Beckett"
Merci pour ton post! Personnellement je suis ravi que tu viennes présenter en détail ta vision des choses et ton expérience. Si ce post peut provoquer ce genre de réaction, il aura remplie sa tâche à mes yeux.

Sinon, je te réponds très rapidement (plus demain, je pense):
à mes yeux, tu as une grande maturité pour ton âge. C'est normal que tu te sentes un peu décalé. Ceci dit, le temps joue pour toi: au fur et à mesure, tu vas voir évoluer tes congénères . Il est probable que ta vision sera partagé avec plus de gens à l'avenir :-)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Merci ! :) le 30.04.13, 02h02 par amelia
Sujet intéressant !
Je suis d'accord avec tes observations Amelia.. mais surtout je te souhaite très vite de quitter ce milieu étriqué et superficiel.
Oui il y a beaucoup de préjugés dans la tête des gens, tous ces espèces de codes sociaux liés à la sexualité. Ce qu'on peut dire ou non, ce qu'on peut faire ou non...
Ces gens ont l'impression de vivre une sexualité épanouie, grand bien leur fasse. Et s'ils ne ressentent pas le besoin ou l'envie d'aller plus loin, eh bien qu'ils restent dans leurs conventions.. après tout chacun fait ce qu'il veut de sa sexualité. Je sais bien que c'est plus complexe, qu'il est difficile de revendiquer ou d'assumer son point de vue parmi ce genre de personnes, ou encore de trouver quelqu'un qui ait le même que nous.
Cela dit.. ce n'est pas si omniprésent que cela. Peut-être, comme tu l'as dit, que c'est lié à ton milieu.
Mais qu'importe... après tout, qu'ont-ils besoin de savoir? Qui a besoin de savoir que toi, tu te masturbes? Que tu es curieuse, que tu veux découvrir et encore découvrir? Et, disons-le, jouir?

La sexualité est un choix personnel, qui se vit pour soi et non pour l'autre. C'est un choix que l'on prend seul, et l'on en dessine les courbes par nous-mêmes. C'est nous qui choisissons son orientation. Tu as envie de te faire plaisir ? Fais-le. Tout ce que tu sauras sur toi et ta sexualité seront tes "armes" dans la sexualité à deux. Au lieu d'offrir bêtement un corps "maléable" à ton partenaire (c'est une image bien sûr), tu offres une personnalité. Et ça, ça vaut bien mieux que tout, et c'est certainement pas tes partenaires qui s'en plaindront.
Si les gens de ton âge se contentent de ce qu'ils ont, eh bien cela les regarde. Mais une chose est sûre, il n'y a pas de normes, ni de catégories dans lesquelles on peut être classé. Même si, j'en conviens, le lycée est ce genre de communauté stupide qui ressent le besoin de classer les gens "comme moi"/"pas comme moi". Mais si tu as conscience de tout cela, je ne pense pas que ce soit un problème. Tu trouveras des gens avec qui en parler, crois-moi. Le monde est vaste.

Les premiers orgasmes que j'ai eus, c'était avec moi-même, et heureusement que j'ai été curieuse, parce que si j'avais attendu qu'un homme le fasse, eh bien je pense que je serais toujours en train d'attendre d'en avoir! Un homme expérimenté ça ne veut pas dire grand chose.. il ne saura jamais mieux que toi. Si j'ai des orgasmes avec des hommes aujourd'hui, c'est bien parce que je sais comment m'en procurer et qu'ainsi je peux prendre les choses en main pour orienter sa façon de faire.

Donc un seul conseil : écoute tes envies, découvre-toi et garde-le précieusement comme un secret, c'est une vraie force.
Et pour tes futurs partenaires, ne te tracasse pas trop quant à ce qu'ils vont penser. Tu es toi, ta sexualité fait partie de toi et c'est également une partie de toi que tu offres dans les relations, fais ce que tu as envie de faire et tu verras que si tu prends ton pied, ça vaudra pour ton partenaire. C'est en recherchant le plaisir qu'on l'obtient, pas en attendant les bras ballants.

Voilà qui donne également ma perception des choses sur le sujet de départ.
Aujourd’hui, trop souvent une femme a besoin d’un homme pour découvrir son propre plaisir. Et laissez moi exprimer mon ressenti: “Non mais, c’est quoi ce bordel ?!”
Cette phrase m'a absolument révoltée et choquée! Je ne m'attendais pas du tout à une telle constatation et je trouve cela affreusement triste. Comme le disait Amelia, c'est à déplorer ces femmes qui militent au nom du féminisme pour ceci ou cela et qui se révèlent incapables de s'adonner à ce qui s'avère être leur féminité la plus fondamentale...
Décidément, je ne fais pas partie des femmes de ce monde.
Je savais que je devais être un homme!

:)
I know he plays with me
But when he comes all flirty
I can't help but surrender
And it just feels like forever
Aujourd'hui, je ne suis plus au Lycée, depuis bientôt 1 an maintenant, je suis à la fac et je cotoie des personnes qui viennent de milieux différents et je fais pourtant le même constatation. Médecine, c'est assez particulier, c'est assez hard et là encore le moule est catégorique dans un certains sens. Ce milieu dans lequel j'ai vécu mon lycée, je l'ai combattu au début, et j'ai commencé à l'accepter. Ces personnes sont peut-être prisonnières de leur éducation ou autres, je n'en sais rien, mais elles avaient chacune quelque chose à m'apprendre au final. Même les personnes pas toujours bienveillantes, m'ont permis d'avancer. J'ai appris que combattre tout le monde est fatiguant, il faut s'accommoder des défauts des autres parce qu'eux aussi le font avec nous après tout. J'y ai rencontré des amis géniaux, ma meilleure amie, des copines de boite... Comme tous les milieux, il a ses avantages et inconvénients, en passant l'étape lycée, j'y ai gardé le meilleur, oubliant les passages difficiles pour être sereine et en paix.

être un mec, idée intéressante :p, rien que pour connaitre l'orgasme masculin, apparemment différent du nôtre! Mais je crois qu'eux aussi ont leurs problèmes, et pas des moindres malheureusement. Je crois que pour une fois, la parité est respectée, hommes comme femmes, nous devons faire face à des pressions venant de toutes parts, et bien souvent de nous même.

Et oui la sexualité est quelque chose qu'on offre comme le reste dans un couple, mais il n'empêche que je me demande quel regard l'autre peut poser dessus, parce de par son altérité, expérience, histoire, il aura une image de cela, au même titre que j'ai souvent l'impression d'être en décalage avec le monde, trop romantique ou rêveuse et que je m'inquiète sur la façon dont cette partie de moi va être accueillie. Partie la plus cachée et que je dévoile difficilement parce que je considère cela comme une faille, une faiblesse que je préfère taire, sous peine d'effrayer. Mes doutes et peurs ne concernent pas que la sexualité finalement, mais tout ce que je suis, qui sonne parfois étrangement comme une accumulation de contradictions qui pose régulièrement une brume dans ma tête. Mon ouragan comme je l'appelle. J'ai un petit côté allumé à la Ally Mcbeal en fait, je n'ai plus qu'à chanter du Barry White et c'est bon ahah.

Mais je m'éloigne beaucoup trop du sujet. Dans la continuité de ma réflexion, apprendre à connaitre son désir et son plaisir est une chose capitale, comme je pense qu'il est important de se connaitre un minimum soi-même pour espérer construire une relation saine. Avant d'attendre ton sauveur, sauve toi toi-même, ça évite les relations destructrices, de dépendance affective où on ressort lessivée et plus aucune estime pour soi "il m'a sauvé, il n'est plus là, il ne me pense pas à la hauteur, mais alors qui suis-je? Est-ce que je vaux le coup?". Le sexe est souvent le reflet de ce que nous sommes.
En apprenant nos limites et nos gouts, je pense que nous devenons plus aptes à accueullir l'autre avec ses envies et fantasmes.


Amélia
" J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé." M

"-Alors on y va?
-Allons-y "
Beckett"
Je vais surtout répondre à amélia dans ce post, même si cela risque de rejoindre le sujet initial.
Je suis totalement d'accord avec toi spring, c'est un bon moyen pour discuter, exprimer sa vision etc.

Bon je suis un jeune de 18 ans, avant d'être dans le supérieur, j'étais dans un lycée privée catholique, donc autant vous dires que les mœurs et autre était très présent...
Je rejoindrais donc le point de vue d'amélia, où une fille qui vas parler de sexe assez facilement même sans raconter ses aventures, risque vite d'être "cataloguée" comme une fille facile voir une salope..
Beaucoup de mes copines (amies et girlfriend) quand je commençais à sexualiser la conversation et parler cul librement beaucoup se braquait, quand avec mes girlfriend j'évoquais la masturbation, directement un braquage "ah non je ne suis pas ce genre de filles, je sais ce que je dois faire pour faire plaisir à mon copain" Des réponses de ce genre, alors qu'il n'y a rien de dégradant ou "sale" à ce que une fille se masturbe et découvre ce qui lui fait plaisir... Beaucoup de mecs étant encore vierge au lycée, cela les mettraient en confiance car comme la dit spring, souvent on est jugés sur la taille de notre sexe, nos performances, ce qu'on fait comment on s'y prend, par les filles (je développe cela après)
Je me retrouve dans ce que dit amélia, car on remarque une certaine pression de la part des gens si on est pas comme eux, j'ai toujours été sportif, j'étais l'un des seul à pratiquer du rugby et de la boxe thaï dans un lycée où la majorité connaissait que le ballon rond :lol:
Donc quand arrivait le sport, y'avait un naturiste complètement décomplexer de son corps, qui en jouait énormément. J'étais le mec qu'on cherchait à descendre, car confiant, a l'aise avec son corps j'ai couru à poil devant l'internat des filles pour l'anecdote, j'étais le mec connu parce qu'on m'appelait "mi cuisse" :lol:

Par contre l'idée générale qu'un mec se masturbe, certains n'assument pas même en discutant qu'entre mecs pour eux c'est dégradant de faire ça. Je vois pas ce qu'il y a de dégradant que ça soit pour un mec ou une fille de découvrir son corps et savoir ce qui lui plaît, car on est tous différents..

A cause de cette pression sociale au lycée, souvent les mecs vont catalogués les filles d'étoile de mer, car beaucoup n'osent pas se lâcher comme la dit amélia "jouit mais pas trop fort" :lol:
Par contre les filles n'oublient aucun détail, et une fille aura tendance à parler plus facilement de cul a ses copines ou tout seul avec un mec notamment sur les sujets ce qu'un mec fait, si il fait sa bien, ce qu'elle a fait pour lui faire plaisir.. On en vient vite au rumeur qui touche l'égo d'un mâle..

J'ai trouvé un changement par rapport à cette année où je me suis retrouvé face à des filles qui couchait et parlait de leur sexualité facilement, même sans parler d'eux, mais c'était plus libéré, enfin une ambiance et une mentalité plus mure ce qu'il me fallait, contrairement au lycée où tout le monde est sur la réserve et que cela révèle du secret de polichinelle..
Je ne sais pas si en fait cela provient de la mentalité évoluant chez les filles? :mrgreen:

Je pense aussi que beaucoup n'assument pas ce qu'ils sont, ça me fait penser au film sex list, où la fille dans le film ne veut pas dépasser les 20 mecs, car soit disant qu'un mec bien ne l'accepteras pas car elle aura eu une vie trop déluré, je trouve cela complètement puéril, chacun son livre arbitre, on ne va pas refuser une personne qui nous plaît juste car elle a eu plus de conquêtes que nous.

Enfin voilà je suis ouvert à développer certains points, à m'expliquer sur d'autres etc.

Guillaume

Ps : c'est pas très ordonné et structuré, mais j'ai écris sa avec tout ce qui me passait par la tête :wink:
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  • [+1] Intéressant le 30.04.13, 11h44 par amelia
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"
MaryeL a écrit :
Aujourd’hui, trop souvent une femme a besoin d’un homme pour découvrir son propre plaisir. Et laissez moi exprimer mon ressenti: “Non mais, c’est quoi ce bordel ?!”
Cette phrase m'a absolument révoltée et choquée! Je ne m'attendais pas du tout à une telle constatation et je trouve cela affreusement triste. Comme le disait Amelia, c'est à déplorer ces femmes qui militent au nom du féminisme pour ceci ou cela et qui se révèlent incapables de s'adonner à ce qui s'avère être leur féminité la plus fondamentale...
Décidément, je ne fais pas partie des femmes de ce monde.
Je savais que je devais être un homme!

:)
Je tiens à préciser, que par "plaisir", je parlais plus précisément de l’orgasme vaginale.
Une grosse majorité de filles apprends toute seule à jouer avec leur clitoris. Par contre, très peu explorent leur vagin et essayent de découvrir seuls les sensations associées. C'est dommage, parce qu'elles ont l'air de passer à coté de quelque chose de dément...
Spring, et encore cela dépend des femmes, du milieu de vie qu'on côtoie, car j'en connais qui ne le font même pas eux même avec leur clitoris, elles attendent sagement qu'un homme joue avec :lol:
Alors pour l'orgasme vaginal, ce n'est même pas la peine de leur en parler... Notre point de vue, va quand même jouer suivant notre éducation et la communication vis à vis du sexe qu'on peut avoir avec nos parents, proche etc.
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  • [0] Intéressant le 30.04.13, 15h30 par Spring
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"
Amélia, comme tu l'as bien expliqué, le rapport que chacun a du sexe est lié au contexte familial, social et religieux.

Je suis surpris toutefois des réactions de ton entourage du lycée ou de la fac pour qui les discussions liées sexe reste un tabou.

Ayant quelques années de plus que cette génération, je me faisais une vision beaucoup plus libérée des lycéens et étudiants d'aujourd'hui. Surtout quand on voit que le sexe est partout dans la société d'aujourd'hui.

J'ai l'image des filles beaucoup plus libérées, délurées et assumant plus facilement leur sexualité.
[/quote]
Je tiens à préciser, que par "plaisir", je parlais plus précisément de l’orgasme vaginale.
Une grosse majorité de filles apprends toute seule à jouer avec leur clitoris. Par contre, très peu explorent leur vagin et essayent de découvrir seuls les sensations associées. C'est dommage, parce qu'elles ont l'air de passer à coté de quelque chose de dément...[/quote]

Oui qu'importe! Je parlais de cela également.
Je me caresse le clitoris depuis que j'ai genre 7 ans (même si j'avais aucune conscience de ce que cela représentait), autant dire qu'à 16 ans j'avais un peu fait le tour de la question, mais pour moi le sexe c'était pas ça... Même si c'est très important on est bien d'accord. J'ai été curieuse, moi je voulais savoir ce que ça faisait quand on couchait VRAIMENT avec un homme.
Fin bref, ce que je veux juste dire, c'est que si on est curieux et qu'on recherche le plaisir, on fait tout pour comprendre comment ça marche, et on va se découvrir instinctivement. Je sais pas trop ce que ces femmes qui ne "cherchent pas" attendent de leur partenaire, mais je suppose qu'elles n'ont pas un très bon rapport au plaisir.. j'ai pas le sentiment que c'est ce qu'elles recherchent.
Sérieusement, c'est un mécanisme physique à la base, si on le connaît pas, on peut pas y accéder ni laisser l'autre y accéder.
Se caresser le clitoris, c'est une chose, mais on sait bien qu'il se passe un peu plus que ça quand on a un rapport sexuel donc si on en reste là, pour moi, non, on ne se connaît pas et on ne peut pas espérer que l'autre connaisse mieux que nous.

Je comprends donc ta frustration, même si j'avoue être très étonnée par tous les propos recueillis ici. J'ai toujours eu le sentiment d'être on ne peut plus normale côté sexualité, et pourtant je fais plus au moins partie de la même génération qu'Amelia. J'ai jamais rencontré de gens aussi étriqués, j'avoue aussi que j'ai jamais trop cherché à parler de ces choses avec les gens hormis mes amis proches, et avec eux, aucun problème. Peut-être aussi que c'était plus simple car j'ai presque toujours eu des partenaires plus âgés... Je ne sais pas mais j'avoue être très étonnée, et je trouve vraiment dommage de constater ce décalage entre cette espèce de propagande d'une sexualité toujours plus extrême prônée par notre société et ce qui qu'il se passe réellement..
Je me demande si peut-être, ce n'est pas justement cette tentative trompeuse de faire tomber tous les tabous qui au final, "castre" les gens... La sexualité visuelle est tellement omniprésente que les gens ont l'impression de tout avoir vu et connu et ne font plus les choses par eux-mêmes... Qui sait ?
I know he plays with me
But when he comes all flirty
I can't help but surrender
And it just feels like forever
Intéressant comme sujet. Le concept d'implication de la part de la partenaire, le moule social qui peut se révéler très oppressant, c'est des choses qui me parlent.

C'est assez incroyable comment certains milieux tentent de formater les gens...
Quittes à parfois les mettre dos au mur; ou tu t'intègres ou tu es mis au ban. Pourtant, la sexualité est quelque chose qui devrait se vivre et se construire naturellement. J'avoue qu'il y a des personnes que je connais bien avec qui je n'en parlais simplement pas (parce que je pensais que ça les mettrait mal à l'aise, en rapport avec leur éducation, leur milieu,...). Puis un jour j'ai mis les pieds dans le plat et maintenant on en rit. Et franchement c'est plus comme avant... C'est vachement mieux!

Pour l'implication, il n'y a pas de secret. En fait, c'est un truc tout con, c'est vraiment le conseil de base qui ressort à chaque fois mais qui à mes yeux est le plus important : Soyez à l'écoute et soyez francs (et patients aussi, une nana va pas se transformer en déesse au pieu en 20 minutes parce que vous lui avez demandé si elle préférait la crème chantilly au nutella).
Le sexe est censé être fun avant tout. Les meilleurs moments au lit dont je me rappelle sont bien souvent ceux où la nana m'as surpris en tentant un truc (même si parfois ça flop, parce qu'une chantilly trop sucrée ça colle à mort :roll: ).
Quand on le vit et qu'on sent qu'on est tout les deux dans le moment, c'est quand même plus fun que de faire la planche. Je crois qu'une approche positive et décontractée de la sexualité fais déjà la moitié du boulot.

P.S : Quand au fait de devoir "initier" les filles, c'est vrai que c'est assez troublant, je pense aussi que c'est du à l'évolution des mentalités qui se déroule parfois plus en apparence qu'en profondeur (même si c'est dommage).
- Tu te masturbes?
- T'es fou, je suis pas un mec!
- :shock: :lol:
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  • [+1] Intéressant le 30.04.13, 18h30 par amelia
Je me demande si peut-être, ce n'est pas justement cette tentative trompeuse de faire tomber tous les tabous qui au final, "castre" les gens... La sexualité visuelle est tellement omniprésente que les gens ont l'impression de tout avoir vu et connu et ne font plus les choses par eux-mêmes... Qui sait ?
Je pense plutôt que la sexualité féminine a toujours été opprimée et que la situation s'améliore au fur et à mesure heureusement. La preuve en est que tu n'as pas du tout conscience de ce que vivent beaucoup de femmes encore, tu es l’exemple à suivre.

Je me retrouve dans le camp des filles qui ont attendu sagement pour explorer l'orgasme vaginal. C’est du gros gâchis quand j’y pense mais c’était dû à une construction erronée de ce dont j’étais capable.

(Je vais reprendre un post que j’ai écrit dans le forum filles sur l’orgasme)
Je joue avec mon clitoris depuis mes 10 ans environ, la culpabilité de le faire a diminué lorsque j’ai appris 3 ans après, grâce à un livre sur la sexualité, que ce que je faisais n’était pas mal.
Et malheureusement, quelques années plus tard, à l’époque où ma seule source d’information était la télévision ou la radio, je découvre via des pseudo-spécialistes qu’il y a deux sortes de femmes: les clitoridiennes et les vaginales. Ainsi, étant une adepte du clitoris, je me range dans le camp des clitoriennes, en pensant malheureusement que le plaisir vaginal n’est pas pour moi. Au final, je ne m’étais jamais masturbé en m’introduisant les doigts où que ce soit.

Et il a fallu que je tombe sur mon compagnon pour me lancer dans l’aventure du vaginal. Comme il avait dans son passé pris l’habitude de provoquer des orgasmes vaginaux puissants, il s’est acharné pour que j’y crois et pour me le faire découvrir.
Au début, malgré cela, je ne pouvais pas m’empêcher de voir l’orgasme vaginal comme un mythe (et je suppose que lors des pénétrations, je devais exercer une importante résistance par la pensée). Ensuite, plus je me laissais aller à l’idée, plus je me concentrais sur mon vagin pendant les rapports ou la masturbation et plus je sentais que l’intérieur de mon vagin s’éveillait et que je pouvais avoir un contrôle sur ses muscles.
Et puis, ma vie a changé en août dernier: à 27 ans, j’ai découvert le terrassant orgasme vaginal! Attention, il a quand même fallu pour cela mettre le paquet, avec le duo cannabis et plug anal. Là, je n’ai pas pu y résister... Et j’ai pu enfin penser: “J’EN SUIS CAPABLE!” Un blocage a volé en éclats!

Sinon, pour donner un exemple de ce qu'il est possible de rencontrer, j'aimerai parler de certaines de mes amies dont j’ai été éloigné un temps (qui ont mon âge), avec qui je ne peux pas parler de sexe. En effet, quand j’ai abordé le sujet récemment, elles se sont mis à me répondre en métaphores floues ou grâce à des mots non sexués pour évoquer par exemple les règles ou le fait de coucher avec un mec. Elles ont en fait gardé le langage que l’on utilisait ensemble au lycée toutes timides que nous étions. Cette conversation m’a tellement épuisé que je n’ai pas recommencé.
De plus, par certains de leurs commentaires, j’ai décelé qu’elles peuvent prendre le sexe comme une monnaie d’échange, du style: “si je me force à faire ceci, il sera obligé de faire cela”. Aïe!
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  • [+1] A lire le 06.05.13, 14h16 par Terrigan
@levi le sexe se pratique de plus en plus jeune, je vois des jeunes filles au collège qui on 12-13 ans dire ouvertement "j'ai sucer mon mec " à leur copine, mais quand il s'agit d'en parler pour déconner ou sérieusement sur la masturbation etc là il n'y a plus personne..

En fait pour certains mecs (je parle pas de moi :D ) trouve sa dégradant qu'une fille se masturbe apprenne à se connaître, suivant l'éducation qu'on a eu. Personnellement, c'est peut être mon avis de coquin, mais une fille qui apprend à se découvrir, qui vas dire ce qu'elle aime, comment le faire etc, est beaucoup plus attrayant et enrichissant au point de vue expérience sexuelle qu'une fille qui croit que tout vas tomber du ciel :roll: !!

Concernant l'orgasme vaginal, c'est surtout comme le dit zoé que beaucoup de filles croient que c'est un mythe et ne se laisse pas aller, sa revient à ce que dit amélia "jouit mais pas trop fort" (je vais te copyright cette phrase )
Une fille qui découvrira le sexe, du moins que ça fait peu de temps qu'elle pratique, ne se laisse pas aller, il faut du temps avant de s'accepter et d'être plus coquine..
La surprise et l'excitation des choses nouvelles peut parfois amener à découvrir l'orgasme vaginal et d'autres sources de plaisir..

PS: c'est comme la sodomie qui est très tabou chez les filles..
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"
En effet, on entend parfois des filles très jeunes parler de leurs expériences avec leurs copains, est-ce que c'est bien ou mal? Là (pour une fois), je n'ai pas vraiment d'avis tranché, je pense par contre que ça va avec l'évolution de la société, les images que nous renvoient les médias, c'est peut-être même une façon de se révolter. C'est aussi un âge où on s'apprend femme, on découvre notre féminité, on la surjoue ou on la cache, elle devient un fardeau ou un avantage. On se questionne sur tout ce qu'elle implique, on devient capable de donner la vie, d'éveiller du désir chez les hommes, et ça aussi, il faut apprendre à le canaliser et le gérer. C'est un nouveau "pouvoir" qui s'accompagne souvent d'une période de doutes et de perte d'innocence. Notre sexualité peut même devenir monnaie d'échange. Il y a des filles qui transpirent la féminité et d'autres qui la domptent ou qui l'apprennent. Ce rapport et cette acceptation dirigent nos rapports avec les hommes en partie. Et finalement ce questionnement, on ne l'a pas qu'à 13/14 ans. Je l'ai parfois. Quand on me regarde comme un bout de viande ou que je me fais traiter de salope parce que je refuse de donner mon nom ou numéro. Et là encore ce rapport amour/haine que j'entretiens avec mon corps, parce qu'autant je m'en sers pour séduire, quand je me parfume, quand je mets de la belle lingerie ou un décolleté, ce corps devient un outil, autant il peut devenir encombrant, parce que je sens qu'il peut pousser à l'agression chez certains hommes. Il n'y a qu'à voir le nombre de viols qu'il y a de nos jours.
Ces filles mentent aussi un peu, parce que le sexe, ça impressionne, ça fait "grande" et ça donne une sensation de maturité et de transgression, au même titre que fumer ou boire à outrance, ou les 3 en même temps, le trio gagnant.

Bon alors Guillaume, un petit coquin ahaha?
Ton point de vue est intéressant, il prouve que chez les garçons de notre âge, c'est encore mal vu, peut-être aussi parce que ça doit leur donner la sensation d'être privé d'un privilège qui relève de leur virilité. Ou la peur de ne plus servir à grand chose, ça je ne peux pas dire, je n'ai pas de pénis aux dernières nouvelles :p. Et l'orgasme vaginal oui existe, puisque le vagin est innervé, peu mais quand même, donc d'un point de vue anatomique, il est possible. la catégorisation existe, même ici on nous range dans des cases.
Surtout, il est important de savoir que tout le corps est un terrain de jeu. Par exemple, je pourrais avoir un orgasme rien que si quelqu'un me touche les cheveux, ou un massage des mains, parce que j'ai un truc avec les contacts main à main. On a des zones érogènes diverses et qui nous sont propres, l'intérieur des cuisses, les épaules, le cou, l'arrière du genou, et j'en passe. Je suis aussi terriblement sensible au parfum, un homme qui sent bon m'hypnotise, donc le plaisir finalement n'est pas qu'uniquement sexuel d'un point de vue anatomique. Comme le respect, la confiance sont capitaux. Il y a tellement de façons de faire l'amour, passionné, tendre, bestial, fun, ça peut commencer par des mots, une fraise, du chocolat, une odeur, tout est question de sensibilité. Une épaule découverte, un murmure, un baiser peuvent être bien plus érotique qu'un banal coït. S'écouter finalement.

Et "jouis mais pas trop fort", bon c'est ma phrase, mais je t'autorise officiellement à l'utiliser si tu me cites en tant qu'auteur à chaque fois :p. Et pourtant je la trouve vraie, ce besoin d'être toujours mesurée. Parfois j'ai envie de crier, de dire qu'on a le droit d'être excessif, entier, d'aimer comme jamais, jouir comme personne avant nous.


Amélia
" J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé." M

"-Alors on y va?
-Allons-y "
Beckett"
Chut faut pas le dire c'est un secret :lol:
Ah bon je croyais que tu en avais un car tu raisonnes comme un mec :D

Arrête de réviser pour tes derniers partiels d'anat là, on sent que tu es à fond dedans je taquine
Non plus sérieusement en fait, je pense c'est plutôt une question de s'amuser, et de voir que ce n'est pas dégradant de faire ça.
ce besoin d'être toujours mesurée. Parfois j'ai envie de crier, de dire qu'on a le droit d'être excessif, entier, d'aimer comme jamais, jouir comme personne avant nous.
C'est tellement vrai, on voit plus cela chez les filles plus jeunes, peut être pour ça que je préfère les filles plus vieilles que moi, qui sont plus ouvertes d'esprit et qui se lâche beaucoup plus, je généralise peut être mais sur la plupart c'est vrai, et je sais pas j'ai pas de vagin, mais si on est trop sur la retenue on ne peut pas profiter pleinement et atteindre le 7ème ciel.. Tu as oubliée la voix aussi, une voix sensuelle peut mener un homme au sommet :D
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"
Motus et bouche cousue, c'est promis :lol:
Je raisonne comme un mec? ha celle là, on me l'a jamais faite! Le Krav Maga, ça déforme :p
J'irai peut-être mettre une photo sur le topic des photos des FTS addicts, on verra, histoire de te prouver que je suis une fille :p (ce qui me plait bof, c'est qu'on ne sait pas trop qui passent exactement sur ce topic et autant certains j'ai confiance, ceux qui postent souvent autant les autres, je sais pas :/ )


Ouais, je sais, je suis trop à fond, heureusement que ça se finit bientôt, parce que l'humour P1, ça craint, j'ai un vrai florilège de blagues pas drôles, déjà que d'habitude, ça vole pas haut.
C'est un schtroumpf qui se prend un arbre et qui se fait un bleu :lol: (allez ça va je sors...)


Bien sur que c'est drôle et amusant et pas dégradant, mais bon je crois qu'on est pas encore aussi libres qu'on voudrait bien le faire croire ou le penser. Paroles de mon canard duffy duck vibrant rose :p

Pour se lacher, il faut aussi "la" rencontre. Et la voix, le regard, un éclat de rire, un compliment, une allusion bien placée et pouf, plus d'Amélia :D. C'est la magie d'une rencontre, une alchimie, qui peut commencer par une séduction physique et poursuivre en intellectuelle. Pour moi un orgasme n'est pas que réservé au sexe, j'ai des orgasmes culinaires, littéraires, poétiques, intellectuels, sportifs, musicaux, spirituels, c'est ressentir cette émotion qui transporte, transcende et vous enveloppe, parfois même avec une pointe de souffrance, cet orgasme qui se fait doux et progressif ou brutal et terrassant. Celui qu'on cache et contient pour le garder comme un secret ou celui qu'on crie, presque animal, se rappeler qu'on est vivant.

Finalement, c'est surement lié à mon caractère contradictoire, entier. Je suis un mystère pour moi-même, je ne me comprends pas toujours et mon plaisir, si je sais le provoquer, peut parfois surgir de nulle part. (et un facteur hormonal aussi, à certaines périodes, j'ai des idées pas nettes au moindre truc :roll: ). C'est peut-être en acceptant qu'on ne peut pas toujours le controler, qu'on se sent plus libre, débarrassé de cette pression "mince je n'ai pas d'orgasme..."

Et on ne l'a pas dit, mais l'orgasme n'est pas toujours essentiel dans le rapport sexuel, on peut prendre énormément de plaisir sans pour autant qu'"il" soit là.

Amélia
" J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé." M

"-Alors on y va?
-Allons-y "
Beckett"
Tu as intérêt sinon le petit canard rose vibrant bye bye :fuckyeah:
y'a plus simple pour prouver que tu es une fille :P

La je pense que tu peux sortir et ne plus jamais faire de blague.. Les féministes se croient libre et véhicule cette image de liberté..
Non je ne pense pas que "la" rencontre te lâche plus qu'autre chose, tu es restée au pays des bisounours ? :D

Tu pars très loin amélia :lol: , on arrive à visualiser la scène , par rapport à l'orgasme beaucoup de filles n'acceptent pas de ne pas contrôler, elles ne se laissent pas aller et comme tu dis un orgasme n'est pas nécessaire, certaines se mettent trop la pression pour avoir l'orgasme..
Les orgasmes liés au sport les meilleurs :awesome:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] mdr !! le 30.04.13, 22h10 par amelia
"mieux vaut pas de pipe qu'une pipe faite avec une tronche qui fait croire qu'elle va gerber"
Duffy dit qu'il a peur et demande ce que tu vas lui faire le pauvre :p

"la"rencontre peut être multiple, et prendre le visage de beaucoup d'hommes. Mais en amour, oui je crois à la personne, mais c'est un autre débat et j'assume mon coté bisounours vilain :lol:

Ma vie est faite d'orgasme que veux-tu ahahahah. Un orgasme culinaire est exceptionnel, un fondant au chocolat avec une compotée de fraises, le chaud et le froid qui s'allient, du coulant et du craquant, le sucré et l'acidité avec une pointe d'amertume et de corsé, voire boisée suivant le chocolat utilisé, la fraicheur de la fraise, qui se fait bonbon avec le chocolat qui prend des airs caressants... mmmmh...

Et l'orgasme littéraire quand je lis Bérénice:

Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?

Ses mots doux à l'oreille, qui cachent tant d'injustice, d'amour et de souffrance...

Orgasme sportif, après 2h de footing.

Enfin, on s'éloigne du sujet là mais bon , le plaisir se cache partout!
" J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé." M

"-Alors on y va?
-Allons-y "
Beckett"
amelia a écrit :En effet, on entend parfois des filles très jeunes parler de leurs expériences avec leurs copains, est-ce que c'est bien ou mal? Là (pour une fois), je n'ai pas vraiment d'avis tranché, je pense par contre que ça va avec l'évolution de la société, les images que nous renvoient les médias, c'est peut-être même une façon de se révolter.
Amélia

Pour le coup, j’ai quelques éléments de réponse. Rien d’indépassable ou d’absolue, bien sûr...

Tout d'abord un rappel: Une fiche sur l’évolution de l’âge du premier rapport

http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_popul ... rt_sexuel/

Image

On y voit que l'âge du premier rapport chez les hommes à très peu changé (il a baissé d'un an et demi en 50 ans). L'évolution chez les femmes est nettement plus visible (- 3 ans en 50 ans) mais correspond surtout à une disparition de l'écart qu'il y avait avec les hommes (dans la tendance égalitariste qui est la notre). Donc bon la sexualité vraiment précoce d'a pas l'air d'être un phénomène de masse.

Il y a quelques études qui montrent une corrélation entre l’âge du premier rapport et la qualité des relations sentimentales à l’âge adulte, par exemple celle-ci: http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/ ... ships.html
Il y apparaît que ceux qui ont découvert le sexe plus tôt ont des relations de moins bonne qualité une fois adulte. Évidemment, corrélation n’est pas raison, et il existe de multiples trajectoires individuels. On peut quand même citer trois arguments qui ont du sens, à mes yeux.

1) Le manque de maturité. Un acte sexuel est tout sauf anodin, et un jeune esprit n’est pas forcément très bien équipé pour l’appréhender. Cela peut laisser une vision du sexe un peu boiteuse à l’avenir.

2) Les difficultés matérielles. Personnellement, j’ai du mal à imaginer la découverte de la sexualité à deux lorsque l’on habite chez ses parents. Parce que cela nécessite:
- soit de le faire quand ils ne sont pas là. Ce qui veut dire que c’est leur agenda qui va déterminer la fréquence et la durée des rapports sexuels
- soit de le faire, discrètement à coté d’eux. Ce qui impose un discrétion fort peu émancipatrice sans oublier l’influence castratrice qu’ils peuvent avoir sur les jeunes (et moins jeunes...) esprits.
Dans les deux cas, cela peut provoquer de réflexes de retenues, de précipitation et de discrétion forts peu propices à l’apparition du “lacher-prise”. Personnellement, j’ai aidée à faire découvrir l’orgasme à une fille parce que j’avais... un studio. Et que c’était la première fois qu’elle avait l’intimité nécessaire pour se laisser aller.

3) Une sexualité précoce PEUT être le fruit d’un mal-être plus profond (par exemple causé par des parents toxiques). Dans ce cas, il n’est pas étonnant d’observer des relations foireuses à l’âge adulte.

Personnellement, j’ai eu une relation avec une femme qui avait découvert le sexe à 14 ans (elle avait 23 ans, à l’époque). C’était, et de très loin!, le pire coup au pieu que j’ai connu . Du genre à ne vouloir le faire que dans le noir et pour qui la levrette consistait à un mec immobile et la fille qui fait quelques timides mouvements de va et viens (j’ai pour ma part une vision un peu plus... animé de l’acte). Appliquées à elle, les raisons 1) et 3) semblaient complètement pertinentes.
Ce ne prouve rien, et j’imagine qu’il y a d’innombrables contre-exemple, mais quand même, je reste circonspect sur des rapports trop précoces (pour fixer les idées, disons avant la majorité sexuelle: 15 ans, 3 mois).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Absolument le 02.05.13, 00h12 par amelia
Verrouillé