Savoir ce que l'on veut. VRAIMENT. Comment ?

Note : 18

le 25.07.2017 par Megantic

26 réponses / Dernière par Megantic le 12.09.2017, 19h34

Un forum pour celles et ceux qui s'intéressent au dev perso, à l'équilibre intérieur, à la psychologie. Surmonter ses blocages, ses croyances limitantes, nourrir et développer ses forces, etc.
Blackcat.

Je pense que la pression sociale m'influence et me fait douter de part son omniprésence.

Je pense que j'évolue différement à cause de l'âge. Mon "grand" voyage précédent remonte à trois ans.

Certaines choses ont dû changer depuis, sans que je m'en rende compte (apréhension, approche de la trentaine même si ce n'est qu'un chiffre, etc...) 30 ans m'apparait comme une charnière. Mais c'est une autre histoire...

Mais en lisant ton histoire et ton idée : ne pas être un mouton, ne pas suivre les codes dictés par la société... Est-on vraiment libre ?

Par exemple, quand je voyage, j'évite les lieux supers touristiques, car je vais croiser tous ceux en mode perche à selfie, qui vont poster la photo sur facebook une seconde après l'avoir prise. J'évite de subir le "il faut absoluement aller là". D'ailleurs, souvent on nous survend le lieu.

Au final je choisi ma propre route, mais en partie en conséquence de la route des autres...

Et on peut faire le parallèle avec la vie...
C'est marrant car quand j'entends des amis, proches, connaissances, qui me parlent de voyages, de lassitude du "conformisme" enfants/maisons/routines... j'ai plus la sensation que ce sont eux qui tombent dans le panneau de ce vers quoi la société nous dirige, que l'inverse.

Je trouve aussi ça dommage de réduire cette réflexion au simple plaisir. Réduire sa vie à vouloir ressentir des émotions intenses, quelle vulgarité. Et quand le corps sera plus fragile, qu'adviendra-t-il ?...

Ton but, c'est le bonheur non ? Pourquoi aller chercher une manière absolue de l'atteindre ? Ce serait usant et en plus inutile, comme cela a déjà été dit. La bonne question c'est donc : comment être heureux ? Comment vais-je vivre pour être heureux ? (et pas : pour quoi ?)

Si ces gens se plaisent dans les routines du "modèle imposé" (qu'on impose aussi à toutes forme de vie alors ?), ce n'est pas parce qu'ils possèdent telle ou telle chose conforme à ce que la pression sociale leur aurait dicté, même si ça en fait largement partie. C'est aussi et surtout parce qu'il réalisent ces choses d'une certaine manière, et que cette réalisation comble leurs besoins, souvent celui de sécurité. Et qu'est-ce qu'on a a dire à celui qu'on sent réellement satisfait de son style de vie alors que celui-ci nous semble bien fade ? En revanche, que ces gens vivent et en arrivent à faire les choses de manière quasi uniquement mimétique, c'est une autre histoire. Là tu peux éventuellement juger, et encore... Quand bien même tu sentirais qu'ils se voilent la face sur leur "niveau de bonheur", qu'est-ce que tu aurais encore à dire ? À part si ça te faisait te sentir supérieur, tu la bouclerais, on est d'accord.

Juste un petit truc qui m'a fait tiquer aussi... C'est pas pour généraliser mais quand je lis qu'on peut/doit parfois mettre la notion d'utilité sociale de côté, je trouve cela bien laid. Quelle horreur même ! (J'exagère un chouillat, mais bon, pas besoin de réfléchir bien longtemps pour trouver une solution qui rassemblerait la réalisation personnelle et la notion d'utilité sociale... nous ne sommes pas des parasites, n'est-ce pas ?)

Voyages, drogues, jeux vidéos, jeux d'argent, lectures, sport... tout ça peut vite être utilisé comme une lâche fuite vers le bonheur imaginaire du plaisir instantanée... Ou bien comme différents outils de construction (avec quelques réserves pour certains). Pour trouver le bonheur, il faut subordonner ses projets de vie à la construction de soi, et pas la construction de soi à ses projets de vie. C'est compliqué de ne pas résonner en relations de causes à effets, et pourtant tous tes projets sont en interdépendances entre eux et avec 'tes états internes', il faut donc faire un gros effort... intellectuelsûrement aussi sensoriel, et un minimum spirituel, pour se comprendre et ainsi faire les bons choix de vie. Le plaisir instantanée étant rarement un bon guide pour la route du bonheur...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 30.07.17, 18h51 par Moumane
Apheleia a écrit :C'est marrant car quand j'entends des amis, proches, connaissances, qui me parlent de voyages, de lassitude du "conformisme" enfants/maisons/routines... j'ai plus la sensation que ce sont eux qui tombent dans le panneau de ce vers quoi la société nous dirige, que l'inverse.

J
Voyages, drogues, jeux vidéos, jeux d'argent, lectures, sport... tout ça peut vite être utilisé comme une lâche fuite vers le bonheur imaginaire du plaisir instantanée... Ou bien comme différents outils de construction (avec quelques réserves pour certains).

C'est les "je devrais" "il faut que" qui changent avec le temps. Nombreux sont les gens qui commencent à rejeter le "il faut le pack tunes /belle maison/ belle voiture/ belle femme", et se tournent vers le pack "il faut voyager, développer ses capacités intellectuelles, se cultiver, être sociable et sortir de la norme".
C'est juste une nouvelle norme qui s'impose petit a petit dans certains endroits de l'occident.
Tant qu'il y a des "il faut", tant qu'on estime qu'il y a "quelque chose A faire", et que les autres "doivent" également rentrer dans cette nouvelle norme, on continue de s'éloigner de la vérité.
Les jugements moraux éloignent de ce qui est vrai, ici et maintenant.

Se libérer de ces jugements permet de rester dans l'instant présent puisqu'on est plus tourné vers le passé "j'aurais du", ni vers le futur "je dois tout faire pour que ça ce passe ainsi".

Rester dans le présent et être dans le plaisir à court terme n'on rien a voir. Ceux qui tentent de s'échapper dans le plaisir instantané sont justement en train de fuir l'instant présent.


Je rebondis sur ton message Apheleia car j'aime différencier les moyens d'expression verbale et corporelle (chant, musique, danse, arts manuels, sport,écriture,théatre...) des moyens d'évasion (drogue, jeux d'argent, jeux videos (,lecture)).

Les seconds plongent le mental dans un autre monde.

Les premiers aident l'esprit à rester ici et maintenant grâce à l'expression. Pas toujours cependant.
Mais tout ceux qui se sont investi dans une activité d'expression suffisamment longtemps et avec passion connaissent cet état; lorsque nos intentions et nos actions sont confondues, la concentration est au maximum, tout notre corps bouge librement, sans que notre mental lui ait donné d'instruction, l'expression est totalement libre.
Ceci EST l'instant présent.

Bien des techniques de méditation permettent d'atteindre le même état.
C'est cependant dommage de se contenter d'atteindre cet état uniquement dans ces moments là. Ces outils (méditation, sport, arts...) donnent le déclic qui permet d'étendre cet état à la vie de tout les jours.
Cela demande travail, concentration et patience, mais le jeu en vaut la chandelle.

De mon point de vue personnel, cet état dans lequel on va vers ce qu'il y a derrière toutes les couches de non-soi (croyances, jugements, attentes...buts) pour se libérer d'elles, cet état où la tête est silencieuse et où tout ce qui compte est ici et maintenant, c'est le bonheur.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 29.07.17, 19h24 par Mr.Smooth
  • [+1] Intéressant le 30.07.17, 18h52 par Moumane
Je rebondis sur ton message Apheleia car j'aime différencier les moyens d'expression verbale et corporelle (chant, musique, danse, arts manuels, sport,écriture,théatre...) des moyens d'évasion (drogue, jeux d'argent, jeux videos (,lecture)).

Les seconds plongent le mental dans un autre monde.
Tu ne peux pas distinguer moyens d'expression et moyens d'évasion par la nature de l'activité. Car c'est la façon de pratiquer l'activité qui en fera un simple moyen de divertissement, plutôt qu'un moyen d'évasion.

Par ailleurs, l'évasion n'est que mentale, et jouer de la musique n'est pas forcément moins évasif que prendre une drogue ou lire. J'ai eu une période où je jouais entre 6h et 12h de musique par jour... (pendant plusieurs mois... ) Puis pareil avec le rubik's cube, puis avec un élevage d'oiseaux (je faisais des calculs génétiques pour obtenir des croisements particuliers)... Pareil avec quelques sports... pareil avec l'alimentation... puis plus tard j'étais complètement obsédé pour monter ma boîte... puis par la lecture... et dans tout ce que j'entreprends en fait.
Bref, n'importe quelle activité peut être un moyen d'expression ET/OU d'évasion. C'est la façon dont tu l'utilises qui déterminera ce qu'elle représente pour toi.
De plus, je connais trop bien la toxicomanie, malheureusement... et je peux t'assurer qu'à part pour la santé, la drogue à le même effet d'évasion que n'importe quelle activité qu'on souhaite pratiquer dans cette optique - c'est juste plus facile avec des psychotropes...
Les premiers aident l'esprit à rester ici et maintenant grâce à l'expression. Pas toujours cependant.
Mais tout ceux qui se sont investi dans une activité d'expression suffisamment longtemps et avec passion connaissent cet état; lorsque nos intentions et nos actions sont confondues, la concentration est au maximum, tout notre corps bouge librement, sans que notre mental lui ait donné d'instruction, l'expression est totalement libre.
Ceci EST l'instant présent.
Non plus... si tu as besoin d'atteindre un état pour te sentir nager dans le bonheur, c'est que ce n'est pas le bonheur... Car si je suis ta logique, si je cesse de pratiquer l'activité (=sortir de l'état que tu décris), je sors donc du bonheur ? Tu confonds bonheur et (pleine) conscience j'ai l'impression.
Bien des techniques de méditation permettent d'atteindre le même état.
Si tu recherches quelque chose avec la méditation c'est que tu ne médites pas, ou en tous cas pas bien. La méditation c'est exactement l'inverse, c'est se détacher de toute attente. Cela met à nouveau en avant qu'une même activité peut être utilisée à des fins différentes, qui dépendent des intentions qu'on met dans la pratique de cette activité.
De mon point de vue personnel, cet état dans lequel on va vers ce qu'il y a derrière toutes les couches de non-soi (croyances, jugements, attentes...buts) pour se libérer d'elles, cet état où la tête est silencieuse et où tout ce qui compte est ici et maintenant, c'est le bonheur.
Donc quand tu reviens à ton état de conscience "de base", tu n'es plus dans le bonheur ?

De mon point de vue ce n'est pas l'état en lui-même qui procure le bonheur, c'est la façon dont on fonctionne dans cet état, qui en s'appliquant sur d'autres pratiques/activités/actions, nous amène à mieux accepter nos émotions. Et il est difficile de ne pas être heureux lorsqu'on accepte ses émotions.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 30.07.17, 18h53 par Moumane
  • [0] ??? le 13.09.17, 15h45 par Mr.Smooth
Je tombe peut être dans le hors-sujet (de mon propre post), mais je suis tombé par hasard sur ces trois articles, et quelques part, ça m'a au moins permis d'éclaircir/ordonner certaines choses. Voici les liens :

https://www.vice.com/fr/article/ppnm3m/ ... ssisme-199
https://www.vice.com/fr/article/zna7v5/ ... laquer-567
https://www.vice.com/fr/article/a3dqk8/ ... e=vicefrfb

Pour ce qui est de mon voyage, j'y ai mit un terme pour le moment.
Sinon, je suis en train de relire Tolle, et "de l'usage du monde est le prochain sur la liste"
Tiens, je suis tombé sur ça (je me suis pas fait mal tqt), si ça peut t'aider encore :
http://upliftconnect.com/ikigai-finding ... for-being/
Merci, c'est intéressant en plus d'être très bien expliqué.

je continue 'expérimenter de toute manière, les choses s' éclaircirons bien d'elles même !
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