[A] Se relever d'une rupture.

Note : 45

le 24.02.2013 par Katsu

9 réponses / Dernière par amelia le 05.05.2013, 23h33

C'était plus simple du temps de papa & maman. Pour celles et ceux qui veulent échanger autour de la vie de couple et des relations, et des différentes formes que tout ça peut prendre. Polyamour ou monogamie, relations libres, jalousie, engueulades dans la cuisine, routine, infidélité, la totale.
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Se relever d’une rupture.

Vous y voilà. Ce jour est arrivé. Après 6 mois, 1 an, 5 ou plus années de bonheur passées avec elle (ou lui), elle vient de mettre fin à votre relation, à votre tandem indéfectible. Que le parfum de la rupture planait dans l’air depuis quelques temps ou s’impose de façon brutale, un dénominateur commun persiste : vous souffrez. Comme un grand coup en pleine figure, sonné, le confort de votre relation s’évapore sous vos pieds et vous tombez, sombrez, face contre terre. Rien ne sera plus comme avant, et cette pensée – réaliste – vous déprime.

Comment se relever après une rupture ? Retrouver tête sur les épaules, dos droit, et regard vers l’horizon ?

Ce sujet me tient à cœur, car comme vous peut être, il y a quelques mois j’ai subi une épreuve sentimentale très rude et inattendue qui m’a littéralement coupé le souffle (et la faim, l’envie, l’espoir) pendant de longs mois.
Mais aujourd’hui, après un long cheminement, plein d’envie, ma condition est meilleur en tout point qu’avant cette rupture ! Ce qui sous-entend que si la rupture signe la fin d’une (bonne) période de votre vie, elle témoigne également du début d’une nouvelle ère pleine de promesses.

Lors de cette période trouble, j’ai dans un premier temps lu & relu tout ce qui pouvait me sortir de ce trou : expériences similaires, articles, développement personnel, etc. Je vais donc tenter de vous fournir une sorte de synthèse mêlée à mon expérience propre pour vous remettre en selle.
Une approche plus ou moins chronologique sera utilisée.

Vis-à-vis de votre ex : mettez les choses à plat avant de vous éloigner.

Il arrive que certains, après une rupture brutale et sans appelle, s’éloigne immédiatement pour s’éviter des peines supplémentaires.

Mais bien souvent ils seront rattrapés et torturés par les questions logiques qui suivent une rupture : « pourquoi ? ; comment ? ; pour qui ? ; depuis quand ? » entres (nombreuses) autres.

A ces questions, on aura souvent tendance à émettre soi-même de multiples hypothèses alors que l’on manque cruellement d’objectivité et de recul, hypothèse qui pourront conforter de fausses idées allant dans les deux sens , en résumé : « C’est uniquement de sa faute, je n’ai rien à me reprocher ». Ou à l’inverse : « J’ai tout foiré, je suis nul. »

Ayez une, deux, ou trois conversations seul avec votre ex si elle est d’accord, pour essayer de comprendre le cheminement qu’elle a emprunté, à quel moment durant votre relation vos routes se sont divisées, exprimez votre ressentiment, ne refoulez pas votre frustration.

Le but ici n’est pas non plus de lui faire des reproches ou régler ses comptes, ou de paraitre plus qu’être en espérant la récupérer, mais de faire table rase pour ne pas rester dans un flou qui pourrait vous perturber longtemps.

De plus les éléments de réponses apportés par ces conversations pourront vous aiguiller sur les voies à emprunter lors de votre re-developpement personnel si j’ose dire.

A l’inverse, certains tenteront, parfois conforté par l’ex elle-même, de rester « amis » ou « proche » et en demanderont trop, souvent avec l’attention plus ou moins dissimulée de la récupérer.
Ne faites pas ça. Certes, cela dépend des situations, parfois c’est possible de récupérer une ex qui a rompu, mais si elle a rompu il y avait quand même de bonnes raisons, et il serait judicieux de comprendre et corriger les écueils l’ayant poussée à la séparation fatidique.

Si vous n’avez pas l’occasion de lui parler de nouveau, tant pis, ce n’est pas une étape essentielle au rétablissement et heureusement : entendez avec beaucoup de vigilance ce que vous dira votre ex, dont le jugement est lui aussi souvent dénué de tout recul et objectivité.

Si vous voulez vraiment récupérer votre ex : partez pour mieux revenir. (Et vous vous égarerez surement en chemin avec une autre poupoune qui vous conviendra parfaitement alors.)

Les phases du deuil amoureux

Il existe différentes phases successives après une rupture.

FK les a déjà un peu explicité à la in de son article :

http://www.frenchtouchseduction.com/chagrin-amour.html

Vous pouvez les retrouver plus explicitées ici :

http://surmonter-une-separation.com/les ... l-amoureux

Il est intéressant d’avoir conscience de ces phases pour surtout rationaliser et réaliser que c’est un cheminement normal, l’évolution constatée peut aussi vous encourager, et vous aider à situer à peu près « ou vous en êtes ».
C’est évidemment à utiliser avec raison, chaque individu étant différent et il ne s’agit en rien d’un guide. N’allez pas essayer de provoquer de la colère et de la haine envers votre ex alors que vous êtes en plein phase de regret et d’idéalisation. Cela ne mènera bien évidemment à rien. Soyez patient.

Ne refoulez pas.

Extériorisez. Vous êtes en colère, ça vous étouffe ? Frappez, frappez encore et encore ce matelas jusqu’à en être essoufflé et comme rassasié. Vous vous sentirez mieux après, ça vous défoule.
Vous avez ce cri étouffé au fond de votre gorge ? Prenez votre oreiller, enfoncez votre tête dedans et hurlez jusqu’à ce que ça passe.
De préférence ne faites pas ça en public hein, mais vous serez étonné du soulagement que l’on peut tirer de ces petites choses qui peuvent vous libérer l’esprit, vous aider à souffler.

Confiez-vous également, parlez parlez parlez. Parlez-en à vos amis, votre famille. C’est essentiel. Vous serez surement étonné de voir à quel point les gens seront réceptifs et vous ménageront pour vous aider à vous rétablir. Lors de vos confidences, une nouvelle fois privilégiez la franchise : racontez les faits, tentez d’expliquer le pourquoi, mais surtout attardez-vous sur votre ressentiment, vos émotions. Il s’agit une nouvelle fois de ne rien conserver pour soi et d’être le plus transparent possible face à vos très proches. Vous serez débarrassé du « paraitre », vous pourrez être naturel vis-à-vis d’eux ce qui vous permettra de souffler.

Ouvrez un topic, un journal sur FTS ou un carnet perso : tout moyen est bon pour vous libérer l’esprit des pensées qui vous tourmentent et ne cesse de se mouvoir inlassablement dans votre crane.

En résumé, ne subissez pas la frustration, évacuez la. Parlez-en avec vos proches qui ne manqueront pas de vous aider. Et trouvez un moyen de catharsis efficace.

Coupez vraiment les ponts.

Certains gardent contact avec leur ex, ou rechigne à décrocher le cadre suspendu dans un coin de la chambre, garde le petit surnom dans le répertoire, une photo dans le portefeuille…

Je pense que tout ce qui peut vous rappeler votre ex ne peut pas aider à vous en détacher.

Alors, enlevez tout. Rien dans votre espace personnel ne doit vous rappeler à son souvenir. Il ne s’agit pas de bruler vos photos, mais de les ranger au fond de votre armoire pour un moment. Il vous arrivera de tomber dessus peut être un jour en cherchant quelque chose, ça n’a pas d’importance et le but n’est pas de renier avoir eu une relation, mais simplement d’éviter des rappels trop réguliers.

Facebook

Parenthèse spéciale concernant Facebook. Ce que j’ai fait, et qui m’a été très utile, c’est d’avoir complétement bloqué mon ex sur Facebook. Ce n’était pas un choix de rage ou de colère, j’avais eu une longue discussion la veille, lui expliquait calmement que je souhaitais m’éloigner complétement d’elle pour quelques temps, ce qu’elle a parfaitement compris.

Bloquer quelqu’un sur Facebook a d’abord l’effet d’une suppression d’ami, vous ne verrez donc plus ses actualités, etc. Mais également de ne plus faire apparaitre ses commentaires, like, ou même profil lors d’une recherche. La personne bloquée devient invisible pour vous et vis-versa.

Cela m’a permis d’évoluer comme je le souhaitais, de ne pas me restreindre dans mes publications, photos, et a l’inverse de ne pas être motivé par le « il faut que je lui prouve que j’ai une vie sociale active et que je pécho plein de meufs. ».

Concernant les amis communs sur Facebook susceptible de vous rappeler à son souvenir ou de publier des photos d’elle par exemple, j’ai été radicale à ce sujet, je les ai tous supprimé pour ne garder que mes amis très proches. (Ce n’était pas la première fois que je faisais ça, donc de 500amis, il en restait 35.) Ce n’est pas forcément recommandé car ça peut vous isoler socialement, donc préférez plutôt masquer leur publication en vous « désabonnant » à leurs activités dans votre fil d’actualité. A vous de voir.

Amis communs

En quelques années de relations, vous aurez très probablement développé des amitiés communes, voir appartenir au même groupe d’amis. Vous serez donc amener probablement à être invité aux mêmes évènements et donc à vous croiser.
N’essayez pas de faire bonne figure. Evitez ces évènements communs, faites autre chose à la place.
Parlez à vos proches, ils comprendront parfaitement et éviterons de vous inviter tous les deux au même endroit, en vous privilégiant probablement. Le but n’est évidemment pas de faire de la propagande et de les monter contre elle. Avec le temps, vous développerez tous les deux des groupes indépendants l’un de l’autre ce qui offrira plus d’espace et vous évitera de réfléchir tactiquement lors de chacune de vos sorties.

Distinguez l’indifférence de la retenu.

Lorsque je lisais les histoires d’hommes déchus, il arrivait très régulièrement que chacun s’étonne de la froideur, l’indifférence dont pouvait faire preuve leur ex, qui avant d’être une ex, fut surtout une petite copine ! Une fille qui vous a aimé, admiré, chouchouté, pendant des années, et qui, du jour au lendemain, ne vous regarde plus de la même façon, ne répond plus à vos messages, vous évites, parle de vous au passé.

« Mais comment peut-elle être aussi indifférente à ma condition ? N’a-t-elle aucune empathie, n’a-t-elle pas de cœur ? »

C’est quelque chose qui m’a profondément blessé après ma rupture. Nous n’étions pas seulement un couple à mes yeux, c’était aussi ma meilleur amie, ma confidente, ma complice. Et qu’elle puisse se détacher de moi comme si j’étais un vulgaire boulet et ce, - et c’était mon impression – en un claquement de doigt, ça me tuait, littéralement.

Il m’a fallu du temps pour comprendre la distinction essentielle entre retenue et indifférence.

Si elle était impassible, froide, indisponible : c’était de la retenue qui découlait justement de son empathie. Elle avait conscience qu’entretenir l’espoir ne rendrait que la souffrance plus longue à terme. Donc elle s’est plongée dans un mutisme glacial, peut-être un peu maladroit pourrait-on dire, pour me signifier que c’était bien une fin sans appel. (Alors qu’au fond d’elle il y avait bien évidemment un doute, une peine, un flou énorme.)

Prenez du temps pour réfléchir & accepter votre condition.

Voilà une étape que beaucoup brulent à grand tort ! On vous recommandera souvent de sortir, faire la fête, vous « changer les idées » et c’est effectivement essentiel. Mais vous vous devez de prendre du temps, beaucoup de temps parfois, pour comprendre comment vous avez pu perdre celle que vous aimiez. Je suis plutôt empiriste, et en accord avec le principe que « l’on récolte ce que l’on sème ». Si votre histoire a touché à sa fin, vous avez une claire responsabilité la dedans.
Pas une entière responsabilité, il y a des femmes qui supportent le pire et dans votre cas ce n’est surement pas le cas. Et le cas inverse est possible, votre responsabilité est peut être moindre, il s’agit peut-être d’humeur ou d’aléas complétement extérieurs et sur lesquels vous n’avez pas d’influence.

Mais sur la majeure partie des facteurs, nous avons un rôle à jouer.

Alors allongez-vous, repensez à ce qu’elle vous a dit, à l’évolution de son attitude et de la vôtre lors de votre relation. Comment était-elle ces derniers mois ? Et vous ? Et maintenant, d’après ce qu’elle vous a dit et surtout ce qu’elle fait – il ne s’agit pas de l’espionner – que fait-elle ?

Il y a forcément un point qui a péché. Vous ne vous investissiez pas à la hauteur de votre amour ? Pourquoi ? Ce sont des questions extrêmement importantes qui pourront vous aider à évoluer à tous niveaux.
Dans mon cas, ma souffrance était extrême alors que je m’étais plutôt peu investi les deniers mois. Pourquoi ce paradoxe ? J’ai compris que j’avais beau l’aimer de tout mon cœur, j’avais la croyance profonde que je ne la méritais pas, car je n’avais pas confiance en moi ce qui m’avait poussé à la tromper plusieurs fois pour me rassurer. Culpabilité, inhibition, manque de confiance, cercle vicieux.
J’ai donc identifié le problème, il fallait que je travaille la perception que j’avais de moi en premier lieu et mon rapport à la séduction qui était trop poussé à l’extrême et à fins nuisibles. (Je suis remonté jusqu’à l’adolescence pour comprendre.)

Ce schéma ne s’applique probablement pas à vous. Mais tentez de creusez en profondeur pour dénouer les nœuds et peut être découvrir des cicatrices profondes dont vous n’aviez pas conscience, et que cette rupture a révélé au plein jour.

Il ne s’agit en aucun cas de se lamenter des mois et de mois sur votre pauvre condition, l’injustice, la peine, le manque. Cela ne vous aidera en rien. Mais n’ayez pas peur de plonger les mains dans le cambouis sentimental pour vous en défaire, plutôt que de le refouler inlassablement sans comprendre pourquoi il vous hante.

Changez-vous les idées.

Phase essentielle effectivement. Même si vous n’êtes pas vraiment motivé, sortez. Tout est bon : resto, soirées, concerts, cinémas, théâtre, repas de famille. Devenez un Yes Man, dites oui à tout.
A condition que cela ne rentre pas en contradiction avec le point « Coupez les pont ». Parfois, même en société, les tourments seront particulièrement forts, c’est normal. Par exemple il m’a été impossible de me concentrer plus de 20 minutes sur le film au ciné, alors que c’était le dernier James Bond ! Mais ces 20 minutes de concentration sur l’intrigue et l’action, c’était 20 minutes apaisées, ce qui était déjà énorme pendant cette période.
Le sport est très bon aussi : butez-vous au sport, vous dormirez mieux, vous laisserez moins de temps à votre esprit de s’égarer dans des pensées inutiles.

Changez d’environnement aussi. Nouveaux fringues, nouvelle coupe, changer la disposition de sa chambre, la déco. Plein de petites choses qui peuvent vous faire ressentir la sensation de changement positif. Pour ma part, j’ai deux fenêtres dans ma chambre. J’en ouvrais toujours une sur deux, toujours la même, les volets de l'autre restaient clos. Désormais j’ouvre celle qui restait toujours fermée. Tout l’éclairage de ma chambre a changé, la vue également. Et sans que je sois capable de vous expliquer scientifiquement pourquoi, ça me fait vraiment du bien !

Relancez-vous dans tous les domaines : si vous n’êtes pas très enclin aux mondanités dans un premier temps, que socialement vous n’avez pas la pêche, repliez-vous vers des activités solo. Instrument de musique, lecture, culture, expos, musée, sport, travail : devenez meilleur. Vous en tirerez une fierté nouvelle en constatant votre progression. Il y a déjà de quoi vous occuper un bon moment. Et puis il y a une inter-efficacité de tout cela : en faisant des sports, vous serez plus vigoureux et attrayant, en ayant une passion, vous gagnez en profondeur ce qui vous sert socialement.

Marquez un point de nouveau départ.


Ce qui m’a extrêmement motivé, ça a été d’enclaver cette mauvaise période de souffrance, remise en question, dans une période bien définie. De lui attribuer une date, un évenement qui signait la fin nette de cette période, et le début d’une nouvelle qui serait l’ascension.
Pour cela, j’avais complétement délier les méandres de mes tourments et avais préparé dans mon esprit, sur un grand tableau noir en face de moi, les réponses et solutions concrètes à mes problèmes, ainsi que les moyens de les résoudre. (Enoncés entre autre dans le paragraphe précédent). J’avais accepté ma condition, et je restais désormais concentré en regardant bien devant moi (en admettant des moments de « « faiblesses » » tout à fait normal).
Alors quand cette date est arrivée, j’ai effectué de très nombreux changements dans tous les domaines dont je vous ai parlé précédemment. J’ai instauré un nouveau rythme de vie sain, actif, régulier pour sortir de mon état passif & de souffrance. Et je m’y suis tenu, accroché corps & âme.
Ça m’épuisait, mais j’étais épanouie. Et très rapidement cela a commencé à porter ces fruits.

Et les filles dans tout ça ?

Ne vous précipitez pas. Vous n’aurez probablement pas une libido dingue après votre rupture, voir complétement naze : aucune envie. Dans un premier temps, inutile de se forcer, vous avez d’autres priorités détaillés précédemment.
Ensuite, est ce que le « 1 de perdu, 10 de retrouvées » fonctionne ? Ca dépend pour qui. Soyez attentif à vos envies tout simplement. D’ailleurs quitte à savoir, autant essayer, vous êtes célibataire maintenant de toute façon. Donc j’ai essayé. 4, 5 filles rapidement. J’ai réalisé que ça ne m’apportait pas grand-chose, j’en ai conclu que ce n’était pas ce qu’il me fallait. Il me fallait d’abord du temps et laisser l’envie revenir d’elle-même. Puis de la nouveauté, du challenge, de l’attrait.
Dans tous les cas vous avez plutôt intérêt à, après un certain temps raisonnable, essayer même si votre envie n’est pas au top. Vous serez peut être agréablement surpris par le résultat, ou peut-être pas. Dans tous les cas cela fournira une information sur vos besoins. Et puis un jour, les filles qui vous entourent ne vous paraitront plus aussi fades qu’avant, vous ne les comparerez plus à elle, et peut être même que l’une d’entre elle attisera suffisamment votre curiosité pour vous donner envie d’essayer à nouveau l’aventure couple !

Il n’y a pas une volonté exhaustive dans ce topic (n’oubliez pas de vous documenter par ailleurs)mais simplement d’aborder de front et avec franchise une des façons dont on peut surmonter une rupture.

Courage, on finira tous marié à la femme qu’on aime et avec des enfants de toutes façons !

Katsu
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+5] Constructif le 24.02.13, 19h19 par FK
  • [+3] A lire le 24.02.13, 20h44 par Cellar Door
  • [+1] Intéressant le 24.02.13, 21h54 par Bumble
  • [+3] Tout à fait ! le 25.02.13, 11h54 par Raven
  • [+3] le 25.02.13, 12h04 par Loyd
  • [+3] A lire le 25.02.13, 13h33 par Blusher
  • [+3] A lire le 25.02.13, 14h33 par Reborn
  • [+3] +1 le 25.02.13, 15h20 par amelieforyou
  • [+3] Intéressant le 26.02.13, 12h05 par tibdeconne
  • [+2] A lire le 10.03.13, 19h06 par dreamer
  • [+1] Post de qualité le 10.03.13, 21h30 par John_Rimbault
  • [+3] A lire le 12.03.13, 20h57 par Loodyx
  • [+1] A lire le 28.03.13, 09h49 par Nicz
  • [+2] Constructif le 05.05.13, 22h44 par amelia
"On ne récolte que ce que l'on sème."
Carnet : I love you like a love song baby!

En couple.
Concernant les amis communs sur Facebook susceptible de vous rappeler à son souvenir ou de publier des photos d’elle par exemple, j’ai été radicale à ce sujet, je les ai tous supprimé pour ne garder que mes amis très proches. (Ce n’était pas la première fois que je faisais ça, donc de 500amis, il en restait 35.)
Effacer plus de 450 personnes de son FB me paraît effectivement être un suicide social en bonne et due forme. L'approche consistant à créer une liste A avec tes proches et le reste dans une seconde liste me semble plus équilibré. En amont, cela donne aussi à réfléchir à la fusion des vies sociales parfois excessive dans un couple.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Oui le 25.02.13, 13h59 par Katsu
  • [+1] Intéressant le 25.02.13, 14h34 par Reborn
Potius deficere quam desperare
Parmi les amis supprimé à ce moment la, il devait surement il y en avoir une centaine en commun avec mon ex, et le reste, des contacts de vacances ou autres, dont je m'étais éloigné.

La suppression radicale plutôt que le désabonnement a permis deux choses :

- Ça m'a débarrassé de la paranoïa qui gravitait autour des amis de mon ex, qui, dans cette période critique, ne se gênaient pas pour me juger, discuter de mes moindres faits et gestes voir lui rapporter. Cette pression omniprésente entravait ma liberté de mouvement, ce qui dans cette période sensible m'étouffait. Puis maintenir des liens avec eux, alors qu'ils étaient proches, voir plus proches de mon ex que moi, ne m'aidait pas à m'éloigner d'elle socialement.

- Deuxièmement, cela concordait avec l'idée d'enclaver la mauvaise période dans un labs de temps T. Cela permettait de faire table rase, et d'avoir un véritable nouveau départ, ayant confiance en la base de mon cercle social, très solide.

Pour quelqu'un d'un peu isolé, c'est absolument à bannir oui. C'est sur qu'il vaut mieux être sur de soi, les personnes supprimées ayant tendance à le prendre comme un signe de désintérêt et de rejet.

Katsu
"On ne récolte que ce que l'on sème."
Carnet : I love you like a love song baby!

En couple.
Katsu a écrit : J’ai donc identifié le problème, il fallait que je travaille la perception que j’avais de moi en premier lieu et mon rapport à la séduction qui était trop poussé à l’extrême et à fins nuisibles. (Je suis remonté jusqu’à l’adolescence pour comprendre.)
Tu pourrais développer ce point? Concrètement, comment as-tu fait?
"A vaincre sans péril on triomphe sans gloire" Corneille.
tibdeconne a écrit :
Katsu a écrit : J’ai donc identifié le problème, il fallait que je travaille la perception que j’avais de moi en premier lieu et mon rapport à la séduction qui était trop poussé à l’extrême et à fins nuisibles. (Je suis remonté jusqu’à l’adolescence pour comprendre.)
Tu pourrais développer ce point? Concrètement, comment as-tu fait?
Alors sur le fond c'est très personnel et s'appliquerait à peu ici, voir aucun.

Sur la forme, c'est à dire De quelle façon ai-je identifié le problème, voir A Dangerous Method n'a pas été suffisant (en plus ça te donne l'impression d'avoir toutes les névroses possibles).

En faite je suis parti du problème et remonté petit à petit la piste pour identifier la source même du problème dont l'origine était très lointaine! Ça s'approche effectivement un peu d'une auto-psychanalyse. Ça m'a pris beaucoup de temps de distinguer le vrai du faux, ce qui avait eu de véritables conséquences ou pas, et je me suis vraiment plonger dans des méandres étouffants.

Démonstration pratique :

Problème = (ou conséquence) Rupture après 2 ans et demi de relation, malgré un amour réciproque encore fort et une relation d'une rare stabilité.

Pourquoi cette rupture?

XXXXXXX raisons

Pourquoi ces XXXXXXXXX raisons?

Toutes n'avaient pas la même source, mais j'ai cherché le dénominateur commun à la majorité de ces raisons, qui aboutissait à un mauvais comportement de ma part malgré de forts sentiments.

Pourquoi ce mauvais comportement?

Pourquoi ces excès?

Pourquoi ces récidives perpétuelles?

100 questions plus loin : Un évènement au collège, une atmosphère qui m'a plongé dans l'insécurité depuis ce jour.

Maintenant on refait la chaîne à l'envers :

1)Depuis cet évènement, j'étais renfermé, je n'avais pas confiance en moi.
2)J'ai voulu retrouver de la confiance, me prouver que j'étais capable de choses.
3) J'ai commencé à bourré mon ego plus que de raison.
4) Cercle vicieux, j'étais devenu excessif et esclave de l'absence de confiance.
5) Comportement excessif chronique malgré une relation saine et amoureuse.
6) Retenue et culpabilité refoulées, attitude perturbée.
7) Rupture.

Voila ce que ça donne en très résumé.

C'est absolument home-made, et certains se contenteront de constater qu'ils n'ont pas confiance en eux, sans se sentir obligé de remonter à la raison de leur mal-être. Moi j'avais besoin de comprendre pourquoi j'agissais comme ça, s'il s'agissait de ma véritable nature ou non.

Et à partir du moment ou j'ai identifié ça, c'est peut être placebo (donc taisez vous :D )mais ça m'a libéré d'un poids énorme.

Katsu
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 17.03.13, 20h18 par tibdeconne
  • [+1] A lire le 06.05.13, 09h26 par Terrigan
"On ne récolte que ce que l'on sème."
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En couple.
Katsu a écrit :C'est sur qu'il vaut mieux être sur de soi, les personnes supprimées ayant tendance à le prendre comme un signe de désintérêt et de rejet.

Katsu

Mais tu revois ces gens parfois ? Ils réagissent comment ? Et toi, tu en es où vis-à-vis d'eux ?
."Maxime : ne fréquenter personne qui soit impliqué dans cette fumisterie éhontée des races".
Friedrich Wilhelm Nietzsche, 1887

."L'homme raisonnable s'adapte lui-même au monde; l'homme déraisonnable continue à essayer d'adapter le monde à lui-même. Donc, tout progrès dépend de l'homme déraisonnable".
George Bernard Shaw, 1957

."La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas".
Charles Baudelaire, 1862.
@Iskandar

J'ai du en revoir une poignée parmi ceux que j'ai supprimé. Inutile d'y faire allusion, je n'entame pas une conversation en m'excusant à moitié du genre "Ah au faite, j'ai pas fais trop exprès d'un peu te supprimer tu-vois.".

J'ai pris soin lorsque j'ai supprimé d’évidemment conserver les gens que j'apprécie, qui sont en toutes logiques ceux qui m'entoure. Si par excès de zèle, je suis amené à retrouver certains que j'avais supprimé (1%), la plus part n'en parlent pas, n'ont pas remarqué, ou s'en foutent.

S'ils amènent le sujet sur la table, ce qui est déjà arrivé, et que je m'entends effectivement bien avec eux, la suppression résultait probablement plus de l'éloignement que d'autre chose... Alors, inutile d'en faire un tabou, je leur explique simplement : "C'était une mauvaise période, j'ai voulu un peu me retrouver seul, tranquille, du coup j'ai gardé que très peu de monde en contact. Mais maintenant ça va mieux! D'ailleurs je te réajoute, parce que bientôt il y a une soirée à .... etc"

Le percevoir comme un signe de désintérêt/rejet, cela viendrait plutôt des gens que je ne veux effectivement plus voir/fréquenter. Or... Je fais en sorte de ne plus les voir/fréquenter. CQFD

Katsu
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Merci ! :) le 24.03.13, 14h40 par Iskandar
"On ne récolte que ce que l'on sème."
Carnet : I love you like a love song baby!

En couple.
Un point super important que tu soulignes : faire le bilan le plus honnêtement possible, sachant qu'être bourreau à 100% ou victime à 100% n'apporte rien, en plus de n'être forcément pas la réalité. De même l'objectivité à 100% est juste impossible à avoir.
Faire un bilan réaliste est donc franchement difficile. Sur ce point un regard extérieur et sans implication affective aide bien. C'est d'un(e) psychologue dont je parlais.

En ce qui concerne le "se changer les idées" je mettrais 2 types d'activité :
- les activités au coup par coup à effet immédiat : soirée, repas avec des amis, ciné, etc.
- les nouveaux projets qui vont créer un rendez-vous régulier, vont représenter l'acquisition ou le développement d'une compétence nouvelle et qui vont aider à la restauration d'une image positive de soi même pour soi et pour les autres.
Se projeter dans cette activité détourne quasiment autant l'attention que de la pratiquer donc un effet bien plus long.
J'ai 2 exemples personnels à donner.
Le permis moto: j'en rêvais depuis l'âge de 12 ans. J'acquière une nouvelle aptitude plutôt sympa, et qui donne une nouvelle fierté et une meilleure image auprès des autres. Pendant longtemps j'ai feuilleté des magazines en me demandant quelle moto j'allais acheter ce qui m'a permis de penser à autre chose pendant ce temps à des moments où mes amis pouvais être indisponibles ou loin.
Autre exemple : j'ai obtenu mon Brevet A de chute libre. Un saut c'est 50s de chute. J'en ai fais 10 (puis 5 plus tard, je n'étais plus en reconstruction à ce moment). Potentiellement on pourrait penser que c'est juste 10min. de distraction. Mais c'est bien plus que ça.
De grosses sensations, quoi de mieux pour détourner l'attention. Avant de le faire on se projette en se disant qu'on va avoir les boules. Ca on y pense plusieurs semaines avant. Les jours où j'ai sauté j'ai passé la journée focalisé sur mon saut (position, sensation, avion, parachute...)
Une fois que c'est fait on revit régulièrement ces moments si intenses. Là aussi la fierté d'avoir surmonté sa peur. Une image de soi grandi, améliorée pour soi et pour les autres.

Je crois donc que c'est important d'avoir 1 ou 2 activités fil conducteur à ce moment là et pas juste des sorties ponctuelles au gré des suggestions des amis. Les amis on leur bourre bien le crâne pendant cette période faut aussi arriver à fait sans.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] A lire le 05.05.13, 20h41 par Katsu
  • [+2] Constructif le 06.05.13, 10h17 par Mugen_
Super développement Icetree, c'est absolument vrai.

Merci d'ailleurs pour tout les conseils prodigués quand moi même je n'allais pas bien, tu m'avais bien aidé. (Cellar également, entre autres. :) )

Et sinon avec ta nouvelle compagne ça va?

Katsu
"On ne récolte que ce que l'on sème."
Carnet : I love you like a love song baby!

En couple.
Pour apporter des idées, ma pierre à l'édifice!
Je précise que je ne sortais pas d'une rupture à proprement parler, c'est compliqué, bref. Et l'histoire ayant été secrète, je ne pouvais en parler qu'à ma meilleure amie.
La situation étant que je suis en première année de médecine, toute la partie "sortir, se changer les idées" m'était presque impossible à l'époque.

-Effacer tous les textos, BBM, photos, et contacts.

-Nous n'avions pas d'amis en commun, ça a réglé le problème.

-Sport, sport, sport. Courir pour moi, me retrouver face à la mer et respirer. L'immensité m'aidait à relativiser. J'avais l'impression de prendre soin de moi aussi, je libérais tout ce que j'avais et j'entretenais mon corps.

-Je m'offrais des petits plaisirs: Relire mon livre préféré, prendre 10 minutes par jour pour lire mon recueil de poèmes favoris, me faire masser une fois ou 2 en institut, de longs bains avec musique et bougies. Juste me calmer, me sentir en accord avec mon corps.

-Me concentrer sur mon avenir, sur mon projet, me projeter professionnellement. Donc me motiver pour travailler.

-Regarder des films qui me faisaient pleurer. C'est vraiment tout bête, mais j'avais du mal à extérioriser, et je me suis retrouver à pleurer comme si ma vie en dépendait devant des films. Je savais que je ne pleurais pas tant pour le film, mais ça me servait de déclic.

-Un soir, vers minuit, où je broyais du noir, où je me sentais complètement seule, après une crise de larmes incontrolable et de panique, je me suis retrouvée à prier sans m'en rendre compte. ça peut paraitre dingue, mais pour ceux qui connaissent Mange, prie, aime (le film ou livre ou les 2), il m'est arrivé la même chose. J'ai eu une éducation catholique plus par tradition familiale que par véritable foi, et je me suis tournée vers Dieu pour le première fois de ma vie. ça a été une révélation. Pour être totalement honnête, ça a été le premier pas vers la guérison. Cette expérience est vraiment toute personnelle, irrationnelle et je ne l'explique pas.

-Le deuxième pas a été de mettre des mots sur toute cette douleur, sur cette haine que j'avais envers lui et ce qu'il m'avait fait vivre. L'incompréhension. J'ai donc écrit des lettres. La première, j'ai mis 4h pour l'écrire, retraçant tout ce que j'avais traversé à cause de lui, le début merveilleux et le reste nettement plus douloureux. La 2e sonnait comme un appel au secours, une rechute. La 3e était une lettre d'adieu. Je ne les lui ai jamais envoyé et je ne pourrais même pas les relire. Mais je ne saurai définir le soulagement que j'ai ressenti après avoir écrit la 1ere lettre. C'était comme me détacher de cette histoire.

-Et comme Katsu, je me suis remise en question. Parce que si je sais qu'il a une part énorme dans tout ça, je me suis rendue compte que j'avais ma responsabilité dans ce chaos. J'ai compris ce qui m'avait poussée à plonger tête la première dans une histoire déjà au départ impossible, puis pourquoi m'être accrochée alors que je savais que ça finirait forcément mal. J'ai compris que j'avais besoin d'un "sauveur" à l'époque, que je fuyais mon premier véritable amour, et un énorme manque de confiance en moi. Et qu'une fois prise au piège, je n'avais pas été assez forte pour en sortir. Une grosse claque mais qui m'a aidée. Je me sens en paix avec moi-même aujourd'hui, capable de construire des relations plus saines. Je n'attends pas que quelqu'un m'aime, j'ai appris à m'aimer pour commencer et m'accepter. Et j'en ai profité pour mettre certaines peurs au placard. Donc un gros travail qui a souvent été très difficile.

- Enfin, du shopping, et des projets. Ma soirée d'anniversaire cet été, acheter "la" robe pour l’événement, organiser. Et pour le long terme, le régime. Encore un nouveau ahah, essaie de la chrononutrition et approbation. Pas tant pour maigrir que pour me sentir mieux, et ça a marché. ça m'a obligé à avoir une alimentation organisée et donc me changer les idées.

Je pense encore à lui, tous les jours. Mais plus de la même façon. Je ne suis plus en colère, je ne lui en veux plus, je le vois objectivement, alors que je l'idéalisais totalement à l'époque. Je sais que je ne ressentirai plus jamais quelque chose pour lui et c'est une libération. Le pardon, à lui et à moi-même a été l'ultime étape pour tourner la page et avancer. Et plus le temps passe, plus il s'efface. même si je n'oublierai jamais, rien que pour tout ce que ça m'a apporté à la fin. Il y a toujours la lumière au bout du tunnel, faut-il encore se la créer.


Voilà, si ça peut aider certains, c'est une expérience féminine, mais on ne sait jamais.

Merci Katsu pour cet article très enrichissant en tout cas :)

Beaucoup de courage à ceux qui traversent une période difficile,

Amélia
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 06.05.13, 09h29 par Terrigan
" J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé." M

"-Alors on y va?
-Allons-y "
Beckett"
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