Témoignage d’un homme violent avec les femmes

Note : 31

le 29.12.2011 par FK

66 réponses / Dernière par LuxLisbon le 30.01.2012, 20h58

Si vous voulez refaire le monde, c'est ici.
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Pas de politique sur FTS svp, ce n'est pas l'endroit. Pas non plus de sujets religieux ou à forte dimension idéologique / polémique (le féminisme et ses excès, la sexualité des - de 15 ans, le mariage pour tous; ...) et tout autre sujet chaud et glissant dont on sait qu'il attirera les trolls et partira forcément en sucette au bout de 2 pages. => on n'est pas là pour refaire le monde, ni pour s'embrouiller les uns les autres : laissons les saloperies à l'extérieur, et tâchons de préserver le havre de paix et de relative intelligence qu'est FTS. Voir la liste des sujets interdits pour plus d'infos et d'explications sur les raisons de ces interdits.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Post responsable le 30.12.11, 07h17 par Iskandar
  • [+1] Intéressant le 30.12.11, 14h01 par Clement Rocknrolla
  • [+3] A lire le 30.12.11, 14h07 par achribu
  • [+2] ... le 03.01.12, 22h25 par Xan

Je ne vois pas l'intérêt de ce témoignage. Tu peux m'éclairer FK?

Je suis très surpris.

En fait la première phrase me choque: " Machin est un mec normal..."

Non. Sauf à considérer qu'il est normal d'avoir ces pulsions et d'y laisser cours, ce mec n'est pas 'normal' ni représentatif. On est pas normal parce qu'on a 28 ans et qu'on est ingénieur. ce serait un raccourci. Ou alors, il faudrait dire qu'il donne l'apparence de la normalité.
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  • [+3] 100% d'accord le 29.12.11, 18h52 par Tulpa
  • [0] Prends un peu de recul le 30.12.11, 07h18 par Iskandar
  • [0] Prends un peu de recul le 30.12.11, 12h11 par Reborn
Potius deficere quam desperare

Hygiène. Je pense pas que ça fasse de mal de mettre en lumière de telles situations, qui peuvent concerner bcp de monde.

Et au delà du sujet de ce témoignage-là, pas facile c'est clair : apporter du sang neuf / des regards neufs sur plein de pans des relations hommes / femmes, insuffisamment évoqués ou trop dogmatisés ici. Et à travers les témoignages de gens "comme tout le monde", concerner et impliquer + de gens "comme tout le monde".

=> Un point d'entrée comme un autre vers FTS, et sur des sujets tout aussi importants et universels.
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  • [0] Pertinent le 30.12.11, 07h30 par Iskandar

Justement, je viens d'ajouter un edit à mon message.

Le 'comme tout le monde' me semble ne pas convenir dans le cas présent.
Potius deficere quam desperare

Oui tu as raison. J'édite.

Oui c'est aussi comme ça que je vois les choses. La violence conjugale est à vomir, c'est évident; mais se contenter de pointer le mec du doigt (quand c'est lui qui est à l'origine de cette violence), c'est occulter 50% du phénomène.

Pour une fois qu'un témoignage est fait dans ce sens et montre ce côté la des choses, je trouve ça intéressant. En plus, ça permet d'apporter un nouveau "profil" différent sur l'homme violent dans son couple. D'habitude on le présente comme un sadique faisant du mal volontairement pour remettre sa copine/femme a son rang d'être inférieur par rapport a lui (j'ai connu plusieurs cas comme ça).

Bonne initiative
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  • [0] Absolument le 29.12.11, 18h17 par FK
  • [0] 100% d'accord le 30.12.11, 12h12 par Reborn

Accessoirement (et une des raisons pour lesquelles sa proposition de témoignage a attiré mon attention), c'est cette notion de côté sombre, à laquelle je réfléchis depuis un bon bout de temps. pas forcément en lien avec FTS d'ailleurs, mais un sujet qui m'intéresse depuis quelques temps.

C'est interressant effectivement, je suis du même avis que Holden sur les différentes étapes.

Cependant quelque chose ma marquée.
J’ai grandi dans une famille équilibrée, entouré d’amour et qui m’a transmis des valeurs morales fortes.
On peux pas nier que la tournure du témoignage laisse à croire que ça peux nous arriver a n'importe quel moment, et surtout a n'importe qui.

Et personnellement, je pense que les valeurs morales n'ont pas été assez forte pour sa.

Je ressemble assez a Adrien,il parle de tout maîtriser, à tout optimiser, à chasser les inefficiences.

Au collège j'ai du avoir 5 ou 6 heures de colles, et chaque fois pour avoir frapper quelqu'un.
Avec l'âge, j'ai mûris, et la grosse valeur forte que m'a inculqué mon père, c'est bien de se maîtrisé soi même.

Ainsi je pense que non, sa ne peux pas arriver a tout le monde, de la même façon que "Machin est un mec normal...".

Je crois qu'un des pièges serait de croire que ce genre de chose ne peut concerner que des mecs déviants ou mal éduqués à la base. Moi je crois qu'au contraire, ça peut *potentiellement* toucher n'importe qui, indépendamment de l'éducation reçue - juste parce qu'à un moment, indépendamment de ton éducation, de tes valeurs morales, tu te mets à plus fonctionner rond, et que la spirale s'engage.

C'est pas le manque d'éducation, ou l'absence de valeurs morales qui permet à la violence de prendre racine, je pense que c'est bien plus compliqué que ça.
Et que je sache, on trouve autant de violence conjugale (si ce n'est plus) dans les milieux aisés et favorisés. Source : ma mère, entre autres, médiatrice sociale / juridique, et experte en violence conjugale (plus de 1000 dossiers traités : violence homme => femme, violence femme => homme, violence enfants => parents et vice versa, ...).

Par contre, en France, souvent mal vu de donner la parole aux hommes violents, car l'opinion décide qu'ils perdent le droit à la parole, car n'ayant rien à dire, car n'ayant pas d'excuses possibles. C'est aussi pour ça que ce témoignage m'a paru intéressant.

Le mec ne cherche pas à obtenir le pardon, il explique juste son côté des choses, et ça, il me semble que c'est rare (récemment, un mec a sorti un bouquin à ce sujet, dont le titre est d'ailleurs proche d'une expression utilisée dans l'article, "le monstre en moi" je crois). Révélateur.
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  • [+1] 100% d'accord le 30.12.11, 03h27 par YummyMatt
  • [0] 100% d'accord le 30.12.11, 14h42 par achribu

Par contre, en France, souvent mal vu de donner la parole aux hommes violents, car l'opinion décide qu'ils perdent le droit à la parole, car n'ayant rien à dire, car n'ayant pas d'excuses possibles.
Tu présentes les choses de manière intéressante mais il ne faudrait pas tomber dans le relativisme moral non plus.

Aurait-il été choquant par exemple que sa copine porte plainte et qu'il soit jugé pour ses actes?

Je ne le pense pas.
Potius deficere quam desperare

Je crois que ce témoignage m’est salutaire, car je pense être en train de dangereusement glisser vers la pente d’Aurélien… Mettons les choses au clair tout de suite : je n’ai jamais battu personne, et encore moins de petite amie. Le paradoxe veut même que je ne supporte pas de faire preuve de violence envers des personnes plus faibles que moi (je fais des arts martiaux).

Je vais mettre mon témoignage dans ce post, en faisant quelques comparaisons avec la situation d’Adrien.
Blusher a écrit :Je ne vois pas l'intérêt de ce témoignage. Tu peux m'éclairer FK?


J’espère que ton avis à changé depuis…
Non. Sauf à considérer qu'il est normal d'avoir ces pulsions et d'y laisser cours, ce mec n'est pas 'normal' ni représentatif.
Et il n’a jamais prétendu être représentatif du trentenaire moyen. A moins que tu ne connaisses des cas représentatifs de violence conjugale, et qui vont à l’opposé de celui-ci ?

@Frenchkiss: Par contre, c'est vrai que je me demande si le cas d’Aurélien est représentatif des conjoints violents. Je veux dire, je suis surpris par la lucidité dont il fait preuve aujourd’hui, mais également sur celle dont il a fait preuve en demandant à sa copine de partir.
MaryMorgane a écrit :D'habitude on le présente comme un sadique faisant du mal volontairement pour remettre sa copine/femme a son rang d'être inférieur par rapport a lui (j'ai connu plusieurs cas comme ça).
:shock: Je n’avais jamais remarqué, mais maintenant que j’y pense, ce n’est pas un sujet dont j’ai déjà vu des gens discuter.
Blusher a écrit :Tu présentes les choses de manière intéressante mais il ne faudrait pas tomber dans le relativisme moral non plus.

Aurait-il été choquant par exemple que sa copine porte plainte et qu'il soit jugé pour ses actes?

Je ne le pense pas.
Pas faux. Mais le fait que tant de femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint montre que c’est loin d’être une réaction « habituelle » dans ce type de cas. Cependant, ta remarque est pertinente, et j’y reviendrai.

Bon, de plus, je vais me faire l’avocat du Diable, mais si on doit porter un jugement moral, je ferai remarquer que les conjoints battus ont aussi leurs torts. ATTENTION : IL NE S’AGIT ABSOLUMENT PAS DE DIRE QUE SI LES VICTIMES SONT VICTIMES C’EST AUSSI DE LEUR FAUTE. Mais, comme Aurélien témoignait, il a battu la demoiselle à plusieurs reprises, et pourtant, elle est restée. Je ne comprends pas les raisons de ces demoiselles, d’où que je me disais que si @Frenchkiss ajoutait le témoignage d’une femme battue, ça pourrait être sympa.

Sinon, pour en revenir au témoignage…
Frenchkiss a écrit :C'est pas le manque d'éducation, ou l'absence de valeurs morales qui permet à la violence de prendre racine, je pense que c'est bien plus compliqué que ça.

Je pense que ça passe surtout par un problème de gestion de l’échec et de la frustration. Personnellement, je suis plutôt malheureux actuellement (et depuis longtemps maintenant), et je dois faire face à des frustration assez importantes, sur plusieurs plans.

Une réponse très souvent apportée, quand on se retrouve face à la frustration, c’est de prendre sur soi. Vous remarquerez que c’est un aveu d’impuissance, mais bref… Ca doit marcher pour pas mal de monde, c’est peut être l’attitude à prendre dans certains cas, mais ça finit par montrer ses limites. Le problème, c’est que les limites en question sont les bordures qui mènent vers la violence... Plus précisément, si tu te retrouves face à un niveau élevé de frustration, à un moment, tu atteins ta limite. Pas un « craquement », d’un coup. Mais ton « espace de stockage » de frustration est plein, et il faut que ça sorte, d’une manière ou d’une autre. C’est exactement ce que j’ai pu expérimenter, et ce que décrit Aurélien.

Au début, par des moyens socialement acceptés. Par exemple, des cris plus réguliers, des crises de rages, … Ces changements, je ne les manifestais pas devant la personne concernée. Je fulminais de rage, seul chez moi. Ensuite, la situation s’y prêtant, j’ai commencé à parler de mes plus gros points de frustration à mes proches, à la recherche de solutions, et avec une colère dans la voix plus forte que je ne l’aurais voulu… Mais n’ayant obtenu aucune solution, la frustration a perduré. Comme je l’ai dit plus haut, le « prendre sur soi » a commencé à devenir néfaste car, au fond, je n’ai rien fait pour régler mes problèmes. L’autre point que je voulais signaler à ce stade, c’est que j’ai négligé ces changements. Après tout, est-il anormal de s’énerver un peu ? Je suis plus colérique qu’avant ? Oui, mais ma situation est plus difficile qu’avant. La similarité avec Aurélien m’a frappé (il explique que la pression au boulot a augmenté, ce qui l’a « changé »)…

Ensuite, ces moyens ont été dépassés à leur tour, et je suis passé à des moyens un peu moins acceptés. C’est-à-dire que des petites choses où je prenais sur moi, eh bien j’ai arrêté... Par exemple, une fois de temps en temps, un mec ne mets pas son clignotant au rond-point, mais j’anticipe qu’il va tourner à gauche (où je suis, c’est habituel). Eh bien, histoire de lui apprendre, je fais comme si je n’avais pas anticipé… Il y a d’autre exemple. Plus significatif maintenant. J’ai dans mon entourage un gars désagréable dont je ne peux pas me débarrasser (je ne suis pas encore indépendant). Je dois beaucoup prendre sur moi pour le supporter. Eh bien, je fais moins d’efforts. Cela m’a valu (me vaux, en fait…) des problèmes, mais bon, je gère. Vous remarquerez le changement… Là en revanche, j’ai commencé à m’inquiéter, car j’ai constaté que je commençais à ne plus pouvoir supporter la frustration, et ce même dans des cas où il aurait mieux valu… Là encore, j’ai mis ça sur le compte des dégradations récentes de ma situation que je venais de subir. Et puis bon, oui, je suis plus violent qu’avant, mais ce n’est pas si grave… Bon, oui, un ami proche (et face auquel je suis beaucoup plus relâché et naturel qu’avec les autres) m’a bien fait part de sa surprise devant la violence verbale dont je pouvais faire preuve face à une contrariété, mais bon… Enfin, c’est lui qui prend les choses de manière trop cool !

J’ai fini par admettre que j’avais un problème (et que je devrai consulter un psy) avant-hier en fait. Je n’entrerai pas dans les détails, mais je me suis retrouvé dans une situation où une conasse m’a réellement manqué de respect (un observateur extérieur était à peu près du même avis). J’ai alors eu une réelle envie de la frapper. Rien ne s’est passé, ne vous inquiétez pas. J’ai « sublimé » mon envie on va dire. Mais 1-2 heure après les faits, en y repensant à tête reposée, j’ai compris que non, là, j’avais un problème, que plusieurs éléments que je n’ai pas cité ici auraient dus me faire comprendre que je me voilais la face, et que je ferais mieux de réagir avant que ça ne me crée réellement problème…

Dans des circonstance différentes, si j’avais une copine, je me demande si j’en serais venu à la frapper (grand Dieu, j’espère que non !). Mais je voulais faire une remarque en écho à ce que je disais sur la « responsabilité » des victimes. Si les mécanismes qui finissent par amener des conjoints à battre leurs femmes sont les même que ceux que je suis en train de vivre, vous aurez remarquer qu’il y a une gradation. D’abord les mécanismes de décompressions les moins gênants socialement parlant, puis une progression dans la violence et le « coût » social, jusqu’à un point limite qui varie je pense selon les individus. Moi, ça a été quand j’ai « sublimé » mon envie de frapper. Aurélien, en imaginant qu’il lardait sa copine de coups de couteaux… Donc, je me disais que dans un tel cas, les femmes victimes de violence conjugale aideraient les deux partis en prenant la décision de partir, même si c’est difficile. Attention, je ne les accuse pas de leur sort, d’autant plus que je l’ai moi-même expliqué, je ne comprends pas les ressorts qui les incitent à rester, mais en agissant de la sorte, elles enfoncent le gars (mais bon, il n’est pas à plaindre, hein), mais surtout elles s’enfoncent elles, et se préparent à se faire battre encore plus…

Je voulais également revenir sur cette remarque de Blusher :
Tu présentes les choses de manière intéressante mais il ne faudrait pas tomber dans le relativisme moral non plus.

Aurait-il été choquant par exemple que sa copine porte plainte et qu'il soit jugé pour ses actes?

Je ne le pense pas.
Tu as raison, et justement je pense qu’une des parties du mécanisme repose dans une certaine minimisation des faits, par rapports à d’autres personnes ( minimiser ce qu'elles en auraient pensé), mais aussi une minimisation instaurée par la première fois, une habituation. Puisque bon, c’est vrai que le mec frappe sa copine à plusieurs reprises, et ne se dit qu’il devrait peut-être aller chercher de l’aide que lorsqu’il s’imagine la poignarder… Je pense que le même mécanisme doit jouer pour la femme battue.

Sinon, juste quelques petites remarques : je pratique des arts martiaux, mais je ne pense pas que ça aide à contrôler la colère et la violence. Ce serait même plutôt l’inverse. Je demande leur avis aux membres du forum.

Ensuite, je ne pense pas que les valeurs morales aient un quelconque rapport direct dans cette histoire. d'autant plus que c’est justement dans l’irréfléchi que se manifeste la violence, pas quand on juge rationnellement, mais au contraire lorsque l’émotionnel devient tel que les facultés d’analyse et de perception sont au mieux diminuées…
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 30.12.11, 12h14 par Reborn
  • [+1] Constructif le 30.12.11, 13h05 par Blusher
  • [+1] Intéressant le 30.12.11, 17h57 par FK
."Maxime : ne fréquenter personne qui soit impliqué dans cette fumisterie éhontée des races".
Friedrich Wilhelm Nietzsche, 1887

."L'homme raisonnable s'adapte lui-même au monde; l'homme déraisonnable continue à essayer d'adapter le monde à lui-même. Donc, tout progrès dépend de l'homme déraisonnable".
George Bernard Shaw, 1957

."La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas".
Charles Baudelaire, 1862.

FrenchKiss a écrit : Je crois qu'un des pièges serait de croire que ce genre de chose ne peut concerner que des mecs déviants ou mal éduqués à la base. Moi je crois qu'au contraire, ça peut *potentiellement* toucher n'importe qui, indépendamment de l'éducation reçue - juste parce qu'à un moment, indépendamment de ton éducation, de tes valeurs morales, tu te mets à plus fonctionner rond, et que la spirale s'engage.
Je pense pas que ça soit une mauvaise éducation qui est engendré ça.

Dans mon cas personnel, mon éducation me permettras d’évité sa, et je ne me permettrais pas, après 5 ans d’études, avoir trouvé un taf, etc, une violence conjugal me pourrir ma vie.

Apres dans son témoignage, son ex-femme fait des choses vraiment anodines, a mon avis y'as des cas ou sa dégénère des deux coté.

Bon, un intérêt immédiat supplémentaire à cet article, c'est qu'il fait parler, déjà; et sur un sujet trop peu souvent évoqué, donc rien que pour ça, c'était une bonne chose de le publier.

Pour répondre à Blusher, non évidement ce ne serait pas choquant que ses femmes battues portent plainte contre lui, évidemment que non. Le but de l'article n'est pas de minimiser la gravité de la violence conjugale en trouvant des circonstances atténuantes au mec, ou en normalisant ce genre de choses.

J'ai rarement vu des articles ou des prises de parole tentant d'analyser le pourquoi et le comment de la violence conjugale : en général ça s'arrête à "c'est un connard violent épicétou". Ah ouais ok, ça fait vachement avancer le truc.

Là il y a quand même quelques pistes de réflexion, quelques idées intéressantes. Certains lecteurs s'y retrouveront sans doute, hommes ou femmes.

@Banane : "je ne serai jamais violent" etc... => ben mec, t'en sais rien du tout, c'est justement le point de cet article. T'en connais beaucoup des mecs violents qui annonçaient plusieurs années avant "ah, moi je pense que je vais être violent, parce qu'il me manque des valeurs morales ?" ...

Je trouve assez intéressante la réaction du gars qui prend un temps de réflexion pour essayer de comprendre pourquoi et comment il en est arrivé à ce stade de violence. Cette prise de conscience n'est pas à la portée de tous surtout quand on s'aperçoit qu' "ON" est le problème.
Sans minimiser ses actes, je pense qu'il faut de la maturité et du courage pour prévenir ses futures copines.
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  • [0] J'allais le dire le 30.12.11, 13h03 par MaryMorgane
Le voyage est court. Essayons de le faire en première classe.

Philippe Noiret

Fallait faire du droit :mrgreen: .

Très intéressant, merci pour ce témoignage.
Au final, la seule chose que je comprend dans ce post, c'est que ce mec à battu sa femme sans réelle raison. Juste parce qu'elle était chiante et lui fatigué.
Est-ce pour autant une raison à la violence ? Laissez moi en douter. A 28 ans, un ingé brillant peut parfois tomber bien bas.
Malheureusement, je ne vois pas de porte de sortie à ce phénomène. De même qu'il s'est déclaré aussi facilement.
Sale histoire.
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  • [0] C'est pas faux le 30.12.11, 14h01 par Blusher
Troll is my life.

X a écrit : Sinon, juste quelques petites remarques : je pratique des arts martiaux, mais je ne pense pas que ça aide à contrôler la colère et la violence. Ce serait même plutôt l’inverse. Je demande leur avis aux membres du forum.
Je réponds à ta question simplement d'après mon ressenti perso, ayant pratiqué plusieurs arts martiaux, et actuellement le jiu jitsu brésilien, ce ne sont pas tout à fait les arts martiaux qui ont tendance à rendre agressifs.

Il m'arrive d'avoir des excès de colère notamment au volant, ou dans d'autres situations, mais c'est surtout suite à un entrainement relativement poussé vu que je pratique également la musculation, les 2 sports cumulés à raison de 3 à 6 entrainements par semaine. En réalité je soupçonne d'une part plutôt une hausse de la testostérone, pour la simple raison que jamais je n'ai été aussi calme et "posé" que durant mes arrêts totaux d’entrainements comme cela peut m'arriver quelques fois, durant 1 ou 2 mois, ou je ne m'entraine quasi plus pour une raison ou une autre (boulot, soucis passager...). Cependant sur ce premier point, je dis peut-être de la merde, je laisse le soin aux éventuels professionnels de la médecine ou du sport du forum, de me corriger.

D'autre part, la fatigue et le surentrainement, arts martial ou sport tout court sont également des facteurs à prendre en considération, si tu fais du sport d'une manière générale, et ne prends pas le soin de récupérer suffisamment, tu t'exposes effectivement à des sautes d'humeur, voire même hélas dans les cas les plus grave à des excès de violence.

Aujourd'hui étant un peu plus mature qu'auparant, et avec du recul, je me maitrise la plupart du temps, mais quand je suis surmené, en plus de mes séances quasi quotidiennes, je peux péter un cable dans certaines situations. Pour y remédier, je prends 3 jours à une semaine de repos total, sommeil, siestes, et tout rentre dans l'ordre. Essaye de te limiter, ou tout simplement de t'habituer à dormir à des heures raisonnables, minimum 7 h par soir et de temps en temps des siestes, ça devrait t'aider à trouver un équilibre vis à vis de ta pratique.

@FrenchKiss @Holden Caulfield
Tu ne peux pas être aussi absolu. Tu peux pas savoir, tu sais jamais.

"je ne serai jamais violent" etc... => ben mec, t'en sais rien du tout
Je sais que on peux pas être aussi absolu, mais je suis sur ( me connaissant un minimum ) de savoir quand ça va trop loin.

"36 15 my life" :
Etant musulman et pendant mes années lycées, j'ai eu le droit a "Terroriste" et des filles qui venait me voir en disant "L'islam c'est sexiste", hum, on va dire hebdomadairement.
Le fameux "Les Islamiques ont le droit de frapper leur femme."
J'entend encore mon beau-père me sortir :Ici on respect les femmes !
( J'tiens quand même à dire que je suis née en France, je suis français, et j'ai toujours vécu en France )
"36 15 my life" end

Oui je pourrais être violent, envers le mec qui m'as insulté, envers le collègue de travaille qui m'a énerver, envers la la junkie qui s’apprête a poignarder une amie.
Mais pas simplement envers ma femme, ni ma copine.
Sa serais trop facile, sa serait donnée raison à tout le monde. Alors pour moi c'est un peu plus qu'une question binaire.

Ouais je vois ce que tu veux dire. Tu as des garde-fou. Mais je ne crois pas que tous les hommes violents soient conscients de leurs actes au moment où ils les commettent. Il y a des hommes violents froids et conscients, et ceux qui se laissent emporter. Ceux là peuvent être parfaitement rationnels et mesurés avant et après - mais pendant, c'est un tout autre pan de leur personnalité qui s'exprime. Et là, je ne crois pas que les garde-fous les protègent toujours.

En tout cas, je te souhaite évidemment d'avoir raison et de jamais te retrouver à être violent (envers qui que ce soit d'ailleurs) - ni dans la position inverse.

Moi je sais que j'ai une tendance à m'énerver rapidement, en mode escalade, envoyer tout balader et éclats de voix (c'est de famille) - et je me méfie ÉNORMÉMENT de ça chez moi. Mais même si j'en ai conscience, très dur de lutter contre ça, car ça te prend de vitesse à chaque fois. Les nerfs sont plus rapides que la raison, là est le piège.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Absolument le 30.12.11, 19h45 par Banane

Il y a une circonstance favorisante au passage à l'acte et il n'est pas rare que les phénomènes de violence "conjugale" se produisent plus facilement lors de l'alcoolisation, la désinhibition marche aussi dans ce sens là...
Donc, je me disais que dans un tel cas, les femmes victimes de violence conjugale aideraient les deux partis en prenant la décision de partir, même si c’est difficile. Attention, je ne les accuse pas de leur sort, d’autant plus que je l’ai moi-même expliqué, je ne comprends pas les ressorts qui les incitent à rester, mais en agissant de la sorte, elles enfoncent le gars (mais bon, il n’est pas à plaindre, hein), mais surtout elles s’enfoncent elles, et se préparent à se faire battre encore plus…
Pour ce qui est de la motivation pour rester malgré la violence conjugale, c'est ahurissant d'entendre le témoignage de femmes qui préfèrent risquer jusqu'à parfois leur vie pour ne pas avoir à renoncer à leurs meubles... en même temps, quand elles ne possèdent pas grand chose...

Le fait est aussi, que partir, tout laisser à leur compagnon violent, ne pas savoir où se réfugier, ne pas avoir de revenus personnels, et craindre des représailles entre autre, ça freine aussi les vélléïtés de fuite. Il existe des hébergements d'urgence pour ces cas là, encore faut-il que les personnes en aient connaissance et acceptent de s'y rendre.

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